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France et politique française - Page 4798

  • Les bons conseils du Père Ubu : Vive ta Démocrassie ! (8)

    François, on te rabaisse, si on te croit un président « normal ». En réalité, de par ma chandelle verte, tu es un inventeur. Tu as génialement conçu, tu appliques tout aussi génialement un régime politique d’un type nouveau. Appelons ça, entre nous, la démocrassie. Mais, pour ceux qui ne sont pas nos copains et nos complices, nous garderons le t. Ne désespérons pas les contribuables. Où irions-nous chercher la phynance ?

    La démocrassie, ça rime avec « démocratie », ça maintient la façade de la démocratie, des foultitudes de naïfs prennent ça pour la démocratie, mais ça n’est pas la démocratie. C’est beaucoup plus rigolo. Pour toi et pour moi. Et pour nos potes. C’est tellement une gouvernitude de ton invention que j’appellerai ça ta démocrassie. Rendons à Tyrannichou ce qui est à Tyrannichou, Cornegidouille !

    Ta démocrassie, c’est l’art de réprimer sans que ça se voye. La dictature soft, la tyrannie bon-enfant, l’autoritarisme sympa. Dans l’histoire universelle, aucun despote n’a cumulé comme toi un sourire béat qui désarme tout le monde, un aspect rondouillard qui n’effraie personne, des froncements de sourcils qui ne feraient pas peur au moindre marmot de la maternelle, et des lapsus publics (tiens, pas mal, celui de Tunis !) qui, en te rendant opportunément ridicule, te préservent durablement de paraître odieux.Ajoute à ça que tu es censé être de Gôche, donc un zentil par définition. Alors, tu peux laisser le petit Nicolas croupir dans sa petite cellule ; tu peux employer contre des zozos non-violents des matraqueurs-gazeurs trois fois supérieurs en nombre ; tu peux, dans un autre registre, couler d’un seul coup le navire de la blonde Delphine – bref, tu peux multiplier les vilenies sans avoir l’air d’un vilain. Tu es un autocrate sans la gueule de l’emploi. Une chance inestimable pour toi, Cornephysique !

    Ta démocrassie, c’est une magnifique manière de te payer la tête des petits, des prolos et des pauvres. Officiellement, tu es socialiste. Moi, je sais que tu es sociétaliste. Nuance ! Tu as compris que les ouvriers ne sont plus à la mode. Les masses laborieuses, ç’a eu payé, mais ça paye plus. Les héros du travail, c’est fini. Dans ta démocrassie, il n’y a plus de héros (ils seraient encombrants), et pas beaucoup de travail non plus. Plutôt que de tenir tes promesses à de candides trimardeurs des usines et des chantiers (z’avaient qu’à être banquiers, merdre !), plutôt que de passer tes nuits à chiader des plans contre la désindustrialisation (y a déjà le petit Arnaud qui se monte le bourrichon avec ça : tu pourras le pousser un jour dans la trappe-à-ministres), tu sais qu’il vaut mieux faire plaisir au Père Berge-Hait et à ses copains. Le social est mort, vive le sociétal ! Tant pis pour les prolos, pensons aux zomos (enfin, à ceux qui ont de la phynance, et en abondance, pas vrai ?). En chœur, toi et moi, nous disons merdre au Père Hugo, merdre à Marx, à Jaurès, à toute la pensée socialiste des deux siècles derniers, et merdre à toute l’interminable philanthropie judéo-chrétienne. Sabre à finances, ça fait du bien !

    Ta démocrassie, c’est une sublime politique des pulsions en tout genre. Toi et moi, nous disons merdre à Montesquieu, qui liait la démocratie à la vertu, ce raseur. La vertu est morte, vive le caprice ! Le principe de réalité est ringard, vive le principe de plaisir, bougre de merdre ! Laisse-les jouir sans entraves, tes sujets, et ils sentiront moins d’autres entraves, ils oublieront que les grands médias t’obéissent, ils ne feront plus attention au phoutage de gueule généralisé, ils ne penseront plus que tes anaphores étaient du bidon, ils te rééliront les yeux fermés. Quand des gonzesses écrivent sur des murs de Paris « Ni Dieu ni mec », elles ne savent pas de quel maître (z’ont peut-être oublié le mot) elles se font les esclaves. Quand les mêmes défilent dans les rues en hurlant qu’elles veulent un zizi (si, si, je les ai entendues de mes oneilles), c’est autant d’heures qu’elles ne passent pas à se battre pour leurs salaires. Quand des mouvements d’une Gôche un peu moins décolorée que la tienne manifestent pour le droit à changer de sexe comme de culotte, ils ne peuvent pas gueuler en même temps des slogans pour les retraites, pour la justice sociale ou pour la liberté d’expression.On peut pas tout faire à la fois ni penser à tout. Le plaisir, François, c’est encore plus efficace que la matraque. Tes sujets, tiens-les par le sexe comme d’autres monarques tiennent les leurs par la vodka. Tu as bien commencé. Ton règne pourra durer longtemps, Cornegidouille !

    Le Père Ubu http://www.printempsfrancais.fr

  • Homophobie ? Non, prudence. (archive 2008)

    Article d'Yves Chiron dans Présent - 20 décembre 2008
    Dès que la France, en septembre dernier, a rendu public son projet de faire voter, par l’Assemblée générale de l’ONU, une déclaration sur les droits des homosexuels, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, Mgr Migliore, a dit son opposition au projet. Il y voit, à juste titre, un moyen de pression politique : si une telle déclaration est votée, « les Etats qui ne reconnaissent pas l’union entre deux personnes de même sexe comme un mariage, seront mis au pilori et feront l’objet de pressions. »
    Comme l’a justement dit Jeanne Smits en publiant le texte du projet français, la « décriminalisation universelle » de l’homosexualité serait une voie ouverte à l’ « imposition universelle » des droits des homosexuels au mariage et à l’adoption (cf. Présent, 13 décembre 2008).
    La France a été, avec les Etats-Unis, pionnière dans cette voie. En 1973, l’American Psychiatric Association a exclu l’homosexualité de la liste des maladies mentales ; l’OMS prendra une position similaire en 1991. Entre temps, la France, aux premiers temps de la présidence Mitterrand, aura œuvré à la normalisation de l’homosexualité par diverses lois et dispositions : le 11 juin 1981, le ministre de l’Intérieur demande aux services de police de « renoncer aux fichages des homosexuels » ; le lendemain, le ministre de la Santé déclare que l’homosexualité ne sera plus considérée comme une psychopathologie. En 1982, est votée une loi qui dépénalise l’homosexualité « entre personnes consentantes à partir de 15 ans ».
    Il n’est pas nécessaire de rappeler les étapes suivantes, notamment la création du PACS et la loi du 30 décembre 2004 qui a institué la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et qui a créé un délit d’homophobie (même si le terme n’est employé tel quel).
    Pris dans son sens littéral, le mot « homophobe » ne veut pas dire grand chose : « la peur du même ». Le néologisme a désigné dès son origine, en 1971, autre chose : l’hostilité à l’égard des homosexuels. Dans ce sens péjoratif, l’homophobie a la même portée que la xénophobie.
    L’Eglise n’est pas homophobe au sens du néologisme, elle n’est pas « hostile » aux hommes et femmes qui ont une tendance homosexuelle. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique demande : « Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. » (CEC, 2358). Mais l’Eglise ne peut être ni « homophile » ni indifférente face aux diverses « orientations sexuelles ».
    L’inclination particulière à l’homosexualité n’est pas « en elle-même un péché », mais elle est « objectivement désordonnée ». Les actes homosexuels sont, en tous les cas, condamnables. Toute la Tradition de l’Eglise – de la Bible aux enseignements du Magistère – le dit. La Congrégation pour la doctrine de la Foi, à deux reprises ces dernières décennies, a rappelé cet enseignement. Le 29 décembre 1975, dans la déclaration Persona humana, « Sur certaines questions d’éthique sexuelle », et le 1er octobre 1986, dans la Lettre pastorale à l’égard des personnes homosexuelles.
    « Selon l’ordre moral objectif, les relations homosexuelles sont des actes dépourvus de leur règle essentielle et indispensable. Elles sont condamnées dans la Sainte Ecriture comme de graves dépravations et présentées même comme la triste conséquence d’un refus de Dieu » (Persona humana, 8). Les actes homosexuels « sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (CEC, 2357).
    Les justes discriminations
    Quand l’Eglise demande d’éviter toute « discrimination injuste » à l’égard des homosexuels, elle ne pose pas un principe absolu de non-discrimination. Elle considère que certaines discriminations sont justes parce que nécessaires et relèvent de la vertu de prudence.
    Le 23 juillet 1986, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dirigée par celui qui allait devenir un jour Benoît XVI, avait rendu publiques des « Observations » sur la non-discrimination des personnes homosexuelles qu’il est utile de relire aujourd’hui.
    L’orientation homosexuelle de certaines personnes, rappelle le document, « fait naître une préoccupation morale particulière ». « Il y a des domaines dans lesquels ce n’est pas une discrimination injuste de tenir compte de l’orientation sexuelle, par exemple dans le placement ou l’adoption d’enfants, dans l’engagement d’instituteurs ou d’entraîneurs sportifs, et le recrutement militaire. »
    L’Eglise ne peut accepter la promotion de l’homosexualité ni non plus sa protection légale. « Il y a un danger qu’une législation qui ferait de l’homosexualité le fondement de droits puisse en réalité encourager une personne ayant une orientation homosexuelle à la déclarer publiquement ou même à chercher un partenaire afin de profiter des dispositifs de la loi. »
    Yves CHIRON http://yveschiron.blogspot.com/

     

  • IMMIGRATION ET CONFLIT AU MOYEN ORIENT

    Dans les années 85-86... les juifs de France défendaient les immigrés musulmans en faisant le pari qu'ils se protégeaient eux-mêmes en défendant les immigrés. C'était l'époque de SOS Racisme qui flamboyait avec Harlem Désir et Bernard-Henri Lévy. Actuellement on peut se demander si avec le conflit israëlo-palestinien, la communauté juive se sent protégée par la présence d'une importante communauté musulmane qui ne fait que croître. Les Juifs de France ont aussi joué avec le feu sur l'immigration. On annonce sans cesse des incendies de synagogues dans les banlieues sans que cela ne mette la France entière dans la rue alors qu'avant, il suffisait qu'un skinhead dessine une croix gammée sur une synagogue pour que tous les médias s'emparent de l'affaire, avec manifestations dans les rues, et interventions politiques et syndicales dans les écoles...
    Dans la série chère à Bernard Stasi « l'immigration : une chance pour la France », on s'aperçoit qu'à chaque conflit existant sur la planète cela donne prétexte à toutes sortes de communautés de s'étriper sur la place publique devant des Français ébahis.
    Le conflit israëlo-palestinien est aussi riche en enseignements pour la France. Lorsque 20 % d'une population (pourcentage des Palestiniens en Israël) ne fait pas corps avec le pays dans lequel elle vit cela se retourne toujours contre ce pays. On est hélas en France dans une situation similaire. Les Palestiniens peuvent difficilement se sentir chez eux en Israël dans un pays fait uniquement par des Juifs pour des Juifs. Les Palestiniens de Gaza et de la Cisjordanie ont naturellement été solidaires de leurs frères.
    En France, vue la juxtaposition de communautés différentes, le service militaire n'a plus de sens et on l'a donc supprimé. On ne pouvait pas apprendre pendant le service militaire à tuer et à saboter dans les commandos de l'armée française et instruire ainsi de jeunes islamistes de banlieues. On a donc stoppé le service pour tous, jugé trop dangereux.
    Certains à juste titre ne croient pas à la guerre entre Israël et les Palestiniens car le rapport de forces est trop disproportionné (lance pierres et quelques pétoires contre une armée organisée avec chars et hélicoptères blindés). Pour se battre, il faut être deux partenaires de force comparable ce qui n'est pas le cas. Il faudrait alors qu'un pays arabe puissant accepte d'envoyer ses soldats mourir au service de la Palestine. Le conflit ne pourra donc qu'être un harcèlement perpétuel dans le but de gêner Israël et de faire pression sur ce pays et la communauté internationale. La seule force «guerrière» des Palestiniens est d'être (très) pauvres et de n'avoir donc rien à perdre. Cette situation de guérilla pourrait exister en France dans les banlieues. Au lieu d'attaquer les droites nationales et de voir la main de l'extrême droite partout, ce qui est commode, les dirigeants français feraient mieux de réfléchir et prévoir, plutôt que de nous servir une fois de plus un discours bêlant. Comme si le vocabulaire creux et vide de Chirac « indignation, actes inacceptables, valeurs républicaines... » changeait le cours des événements et avait la moindre prise sur les jeunes Arabes des banlieues.
    La culpabilité vis à vis de la seconde guerre mondiale ne joue absolument pas.
    Le général Sharon a compris que la paix est plus dangereuse pour son pays que la guerre. Car vue l'évolution démographique, un peuple riche et embourgeoisé comme le sont devenus les Israéliens ne peut être qu'appelé à disparaître. Sharon a donc décidé de casser le processus de paix pour de nouveau aguerrir son peuple. La petite promenade sur l'esplanade des mosquées a été bien calculée. La similitude avec la France existe. Dans un contexte où l'on parle sans cesse de construction européenne qui garantit la paix et de prospérité économique, le peuple français engraissé et totalement anesthésié disparaît à petit feu. Depuis cinquante ans la paix sur le sol français a infiniment plus détruit le peuple français et même les peuples européens que n'importe quelle guerre. Selon les démographes, il y a environ six millions de musulmans en France, chiffre qui double tous les vingt ans. Donc au milieu du XXIe siècle, la religion musulmane sera la première religion de France. On ne peut que souligner la lâcheté des dirigeants français qui cachent la vérité aux Français. Le réveil s'il existe sera d'autant plus brutal. Il faut souhaiter que l'homme blanc finisse par se réveiller au bord de la tombe.
    par Patrice GROS-SUAUDEAU  2000

  • JACQUES BAINVILLE Un maître de l’Action française

    Au fur et à mesure que sa vie avançait, Jacques Bainville a vu grandir sa notoriété personnelle comme journaliste politique, chroniqueur littéraire et artistique, économiste, et, bien sûr historien. Il ne collaborait pas seulement à L’Action Française, mais aussi au Capital, à la Liberté, et à la Revue Universelle, etc. La précision de son information, la sûreté de son le faisaient apprécier d’un très vaste public bien au delà des disciples de Charles Maurras.
    D’où la tentation de certains de présenter Bainville comme un écrivain indépendant qui se serait forgé lui-même sans se soumettre à une quelconque influence extérieure. Certains admirent volontiers Bainville et goûtent ses écrits mais rejettent Maurras, trop compromettant avec son Action française.
    Pourtant Jacques Bainville est demeuré royaliste toute sa vie durant. Malgré ses nombreuses relations parmi le personnel républicain, il a été jusqu’au bout aussi royaliste que Maurras. Et puis, après son élection à l’Académie française, le 28 mars 1935, il a rendu cet hommage à Maurras : « Hormis le jour, je lui dois à peu près tout ». L’expression est forte ! Il n’est pas permis de séparer Jacques Bainville de l’Action française. Il fut et demeure aujourd’hui l’un de ses maîtres.
    Une illumination
    Comment Jacques Bainville a-t-il rencontré Maurras ? Au printemps 1899, il a vingt ans. Revenant d’Allemagne, il achète à la gare frontière d’Igney-Avricourt, en Lorraine annexée, la Gazette de France. Il y découvre un article de Maurras qu’il lit ardemment. En effet, il vient d’effectuer son second séjour en Allemagne où il a recueilli des informations pour l’ouvrage qu’il prépare sur Louis II de Bavière. Il est attiré par la vie de ce monarque qui a mal supporté la centralisation prussienne qui s’est abattue sur son pays après la proclamation de l’empire allemand en 1871. Le roi s’est réfugié dans la musique en soutenant son ami Richard Wagner qui compose à cette époque ses grands opéras inspirés de la mythologie allemande et il s’est mis à construire des châteaux fantastiques. Inquiet de ses dépenses, le gouvernement bavarois lui retira ses pouvoirs jusqu’à ce qu’il mourût dans des circonstances mystérieuses en 1886. Il n’empêche, les châteaux du roi Louis II font aujourd’hui la fortune touristique de la Bavière !
    Bainville publie son ouvrage sur Louis II de Bavière en 1899. Il s’est plu en Allemagne.
    La vie à Berlin, notamment, lui a paru agréable. Cependant, alors que d’autres jeunes Français se rendent outre-Rhin comme dans la patrie de la philosophie, Jacques Bainville, lui, est frappé par le contraste politique entre l’Allemagne et la France. L'Allemagne monarchique bénéficie d’un régime d’ordre qui contraste avec la République française secouée au même moment par l’Affaire Dreyfus et qui laisse se développer une campagne de dénigrement de l’Armée. Bainville revient donc royaliste en France, alors qu’il a été élevé dans une famille républicaine radicale installée à Vincennes.
    L’Action française vient alors de se fonder autour d’Henri Vaugeois et Charles Maurras. Depuis juillet 1899, elle possède sa revue à laquelle Bainville envoie des chroniques bibliographiques. Il a découvert chez les bouquinistes du théâtre de l’Odéon Trois idées politiques publiées par Maurras en 1898 et sa lecture lui fait l’effet d’une révélation. Il y trouve la condamnation du romantisme politique, de la perversité de Chateaubriand et de Michelet et l’exposé de l’empirisme organisateur, que Maurras a puisé chez Sainte-Beuve et qu’il préconise d’appliquer à l’analyse des faits politiques. C’est une illumination pour Bainville, comme c’en sera une pour beaucoup de jeunes de l’époque. Maurice Pujo a raconté la révolution mentale que provoqua Maurras chez les intellectuels de sa génération. Maurras faisait découvrir le réel à leur esprit embrumé par l’idéalisme allemand et le romantisme. Les fondateurs de l’Action française dépassaient la droite et la gauche par une nouvelle façon de concevoir et de traiter les problèmes politiques.
    Cependant Bainville tardait à rencontrer Maurras. L’occasion s’en présente fin mars 1900
    Naissance d’une amitié
    Lucien Moreau, ami de Maurras, donne une conférence au café « Le Procope » sur l’empirisme organisateur. Maurice Barrès y a invité Jacques Bainville. Après la conférence, Henri Vaugeois entraîne Bainville au Café de Flore où Maurras a ses habitudes et qui a vu la naissance de l’Action française l’année précédente. Maurras est frappé de la jeunesse et en même temps, de la maturité de la nouvelle recrue de l’A.F. Maurras, qui fait le récit de cette rencontre dans son ouvrage Au signe de Flore, ajoute : « C’est par Henri Vaugeois que commencèrent six grands lustres de collaboration incessante et, à travers les biens et les maux de la vie une amitié vive et fidèle entre Bainville et moi. »
    Entre Maurras et Bainville, il n’existe pas pourtant d’affinités naturelles. Maurras est provençal. Il a commencé son engagement politique par la Déclaration des Félibres fédéralistes en 1892. Il est venu à la Monarchie par le souci de retrouver et de défendre les libertés locales et provinciales. Bainville, lui, est un homme du Nord de la France. Ses attaches familiales sont dans le Valois et la Lorraine. Il est avant tout conscient du rôle de l’État dans la formation de la nation française. Il se rallie néanmoins à la formule maurrassienne : « l’Autorité en haut, les libertés en bas ».
    Par ailleurs, Maurras et Bainville sont de tempéraments très différents. Bainville n’est pas un polémiste et ne sera jamais un militant. Il laisse parler les faits lesquels, pour lui, ont une charge de conviction suffisante. Il ne désavouera pas pour autant les actions des Camelots du Roi.
    Tous au service de la France
    En 1900, Jacques Bainvillle vient donc agrandir le cercle des fondateurs de l’Action française. Comme ils sont divers ! Divers par les tempéraments et, aussi par la formation intellectuelle. Charles Maurras, c’est le dialecticien implacable, formé à la philosophie de saint Thomas d’Aquin. Henri Vaugeois, lui, est venu de la philosophie idéaliste allemande qu’il a rejetée en même temps qu’il se déclarait contre le clan dreyfusard. C’est un homme exalté qui a la passion de convaincre ; il a entraîné avec lui Maurice Pujo, de huit ans son cadet, imprégné lui aussi de philosophie allemande et en réaction contre les menées dreyfusardes. Maurice Pujo est de tempérament placide mais obstiné. Il y a aussi Léon de Montesquiou, venu du positivisme, dialecticien rigoureux, Frédéric Amouretti, provençal, historien, confident de Fustel de Coulanges. Amouretti est l’auteur de la meilleure démonstration des bienfaits de la monarchie capétienne : « Citoyens, on vous a raconté que nos rois étaient des monstres. Il y eut parmi eux, il est vrai, des hommes faibles, peu intelligents, plusieurs médiocres, débauchés, et peut-être deux ou trois méchants. Il y en eut peu qui fussent des hommes remarquables. La plupart furent des hommes d’intelligence moyenne et consciencieux. Regardez leur œuvre : c’est la France ». Ce propos sera illustré par l’Histoire de France que Bainville publiera en 1922. Frédéric Amouretti mourut dans la force de l’âge en 1903. Il avait transmis à Bainville le message de Fustel.
    Parmi les fondateurs de l’A.F., il y a encore Lucien Moreau, venu du protestantisme ; c’est-à-dire de l’un des « quatre États confédérés » qui, selon Maurras tenaient la République. Il appartient à la famille qui possède la Librairie Larousse.
    Léon Daudet ne rejoindra l’A.F. qu’en 1905 avec sa forte personnalité, son tempérament chaleureux et truculent, sa verve de polémiste.
    Tous ces jeunes hommes, dans leur diversité, auraient pu former un mélange détonnant et le groupe des fondateurs de l’.A.F. aurait alors éclaté rapidement. Il n’en fut rien. Leur collaboration dura des décennies, et seule la mort y mit fin. La supériorité intellectuelle de Maurras ne suffit pas à expliquer le maintien de leur cohésion. Chacun d’entre eux, quels que fussent ses origines, son tempérament, n’avait qu’une pensée directrice : le service de la France en diffusant la seule doctrine qui pût assurer son avenir. Ils avaient tous un esprit d’abnégation qui les faisait s’effacer devant l’œuvre de salut public qu’était l’Action française.
    Vers le Roi
    À ce moment, les fondateurs de l’Action française n’ont pas encore rallié la Monarchie, même Henri Vaugeois, qui est le directeur de l’A.F. Seul Maurras est royaliste. Il accueille avec enthousiasme Jacques Bainville qui, lui, l’est déjà.
    Bainville répond en août 1900 à L’Enquête sur la Monarchie que Maurras a lancée dans La Gazette de France. Il est d’accord avec Maurras sur le caractère de salut public que représente l’institution d’une monarchie héréditaire, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée. Mais il estime que les Français ne sont plus royalistes et que pour les convertir au royalisme il faut leur montrer comment la Monarchie pourrait leur apporter la réforme judiciaire et décentralisatrice qui leur rendrait leurs libertés confisquées par la République au nom d’une Liberté abstraite.
    Dans son commentaire, Maurras souligne le prix fort attaché à l’adhésion de Bainville au projet monarchique :
    « M. Jacques Bainville personnifie pour moi, écrit-il, l’une des toutes premières fleurs du vaste, lent et profond travail opéré dans la sève philosophique française, depuis la Révolution, contre la Révolution. L’esprit critique, les méthodes pensives de la science, un naturalisme dépouillé de tout dessein antireligieux, en même temps que de tout dessein religieux, voilà les causes essentielles des derniers événements intellectuels. » Et Maurras estime que bientôt la concordance entre « les traditions mystiques » et « la tradition positive » devra se manifester car elle est dans la logique des choses.
    Maurras va confirmer Bainville dans son royalisme. Bainville avouera publiquement trente ans plus tard qu’il était royaliste avant de l’avoir rencontré, « mais sans vous je ne le serais pas resté. À l’âge que j’avais, expliquait-il, on s’emballe facilement. Le tout est de tenir. Maurras m’a maintenu. »
    La communion d’esprit entre Charles Maurras - qui a trente-deux ans - et son cadet - qui en a vingt et un ñ se fonde sur leur commune adhésion à la méthode de l’empirisme organisateur et aux idées positives que Bainville a commencé à découvrir en lisant Trois idées politiques. Ce qui intéresse Bainville, c’est de découvrir les rapports nécessaires qui découlent de la nature des choses. Il s’attachera dans ses articles et ses ouvrages à souligner les relations de causes à conséquences, les enchaînements entre les faits. Cependant, il ne pratique pas un déterminisme sans réserves. Il admet, comme Maurras, que la volonté d’un homme, ou un sursaut national, peuvent empêcher un pays d’être plongé dans le malheur. Ce sera tout l’effort de l’Action française d’entreprendre d’« inverser la mécanique de nos malheurs ». Et, à la fin de son discours de réception à l’Académie française, en novembre 1935, alors qu’il est dans l’antichambre de la mort, Jacques Bainville proclame : « Pour les renaissances il est encore de la foi ».
    Pierre PUJO L’Action Française 2000 du 2 au 15 mars 2006

  • Avec vos impôts, la France finance les lobbies LGBT en Côte d'Ivoire

    Lu ici

    "La Coopération française a octroyé une somme de 30 millions FCFA à une ONG ivoirienne pour la promotion de l’homosexualité. Une importante somme d’argent destinée à encourager les efforts fournis par ce pays dans le cadre de l’intégration des homosexuels dans sa société. Un modèle de référence qui vaut aujourd’hui à la Côte d’Ivoire l’appellation de « terre d’asile des homosexuels »

    30 millions FCFA (45.735 euros), tel est le montant dégagé le 25 juin par la Coopération française pour promouvoir et vulgariser les droits des homosexuels en Côte d’ivoire. Selon La dépêche d’Abidjan, la convention a été signée au siège de l’ONG Alternative Côte d’Ivoire, sis à Cocody-Angré entre cette ONG, présidée par Touré Claver, lui-même homosexuel, et la France.

    Selon le journal, le financement des activités des homosexuels de Côte d’Ivoire n’est pas nouveau. Le programme d’urgence du programme des États-Unis pour la lutte contre le sida (Pepfar) finance déjà les activités des minorités sexuelles".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy : pour l’UMP, est-ce (vraiment) la fin des haricots ?

    Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy : pour l’UMP, est-ce (vraiment) la fin des haricots ?

    PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – En décembre dernier, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait invalidé les comptes de campagne de l’ancien président pour l’élection présidentielle de 2012, estimant qu’il avait dépassé de 2,1 % le plafond autorisé, soit quelque 360.000 €. Saisi le 10 janvier dernier par Nicolas Sarkozy, qui contestait le chiffrage de la Commission, le Conseil constitutionnel, juge suprême de l’élection présidentielle, a confirmé jeudi le rejet des comptes de campagne 2012 de l’ancien président de la République.

    Ce rejet, définitif, prive l’UMP, qui a avancé les fonds, de la subvention de onze millions d’euros de l’Etat au titre du remboursement des frais de campagne de son candidat. En outre, selon le communiqué du Conseil, Nicolas Sarkozy devra à titre personnel restituer l’avance forfaitaire qui lui a été versée, soit 150.000 €. Il devra également verser au Trésor public le montant arrêté à quelque 360.000 € par la Commission, correspondant au dépassement du plafond des dépenses.

    Nicolas Sarkozy annonçait jeudi soir dans un communiqué sa démission immédiate du Conseil constitutionnel « Devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie ». En fait il s’agit d’un”coup” médiatique de N. Sarkozy, il ne peut pas démissionner du Conseil, il en fait partie de droit à vie comme tous les anciens présidents de la république, il peut seulement s’abstenir d’y siéger au coup par coup.

    De son côté, Jean‑François Copé, élu président de l’UMP dans les conditions que l’on sait, s’est exprimé jeudi soir en direct sur les chaînes de télévision.

    C’est la mine sévère et le verbe grave que M. Copé a admis que son parti était « Etranglé financièrement », et qu’il a annoncé le lancement d’une « Grande souscription nationale ». On relèvera un argument pour le moins curieux dans la bouche d’un avocat : un dépassement de 400 000 € n’en est pas vraiment un. C’est vrai, ça, quoi, pour 400 000 euros, de nos jours, t’as p’us rien…

    Mais il faut relativiser les malheurs financiers de l’UMP. La vente de son siège permettrait à l’ex‑parti présidentiel de dégager quelque dix millions d’euros, auxquels s’ajouteraient les vingt millions annuels de subventions publiques. De quoi voir venir… Plus inquiétant pour l’UMP est l’hémorragie sans précédent d’adhérents, déçus par l’absence d’opposition véritable de l’UMP à l’Etat‑PS et écœurés par la pitoyable guerre des chefs de fin 2012 — une guéguerre semble‑t‑il toujours d’actualité avec le départ en quasi‑campagne en France de François Fillon.

    Marine Le Pen a estimé hier que « Si l’UMP meurt demain, ce ne sera pas par manque d’argent, mais par manque d’idées », « Plaie d’argent n’est pas mortelle a‑t‑elle ironisé, en revanche, plaie d’idées l’est ». La présidente du Front national a fait valoir que son parti « Confronté, en 2007, à des difficultés financières bien plus graves que celles de l’UMP au regard de son actif a su rebondir plus haut que jamais parce qu’il a un projet politique solide à proposer aux Français, des idées patriotes que personne d’autre ne défend dans la classe politique française ».

    Commentant la prestation télévisuelle de Jean‑François Copé, Marine Le Pen a fustigé « Un bas exercice de victimisation », poursuivant : « L’UMP doit prouver qu’elle apporte encore quelque chose au débat d’idées pour espérer subsister ; et sur ce point, c’est mission impossible, tant la voix de l’UMP se confond avec celle du Parti socialiste ».

    http://fr.novopress.info/

  • L’hommage d’un Italien à un samouraï d’Occident par Gabriele ADINOLFI

     

    Lorsque Mishima Yukio s’est donné la mort le 25 novembre 1970, nous n’avons pas entendu les mêmes horreurs que ces derniers jours, peut-être parce qu’il n’y avait alors pas d’Internet pour encourager la diarrhée des opinions, ou peut-être, parce que les gens étaient plus instruits.

     

    Habitués aux divers forums de discussion, érigés en juges autoproclamés de tout et de tous, les incontinents du clavier ne manqueront pas une occasion de délirer et de salir des gens qui, pourtant, leur sont mille fois supérieurs.

     

    À cela s’ajoutent les ennemis idéologiques, les détracteurs, les bourgeois bien-pensants, qui cherchent, sciemment cette fois, à priver de crédibilité et de respect quiconque devient une figure exemplaire.

     

    Le hara kiri de Notre Dame

     

    Même dans ce contexte, malgré les tirs croisés des salauds et des imbéciles, l’acte du samouraï stoïque que fut Dominique Venner, n’appelle que le respect, l’admiration et l’étonnement.

     

    Sentiments qui prévalent, à juste titre, sur la mesquinerie humaine et les trivialités du rationalisme.

     

    Il ne sert à rien de comprendre ou d’être d’accord avec le geste, ni d’avoir toujours été d’accord avec Venner, pour en comprendre la portée.

     

    Permettez-moi de préciser que moi-même, je n’ai pas toujours partagé les opinions de cet homme.

     

    Celui-ci pensait que la civilisation européenne n’avait cessé d’être l’objet d’attaques, surtout de l’intérieur, et il a cru qu’il fallait avoir recours aux forces de la Tradition pour lutter contre la subversion. Tradition qui, comme il l’a explicité dans sa dernière lettre, ne doit pas être confondue avec une forme traditionnelle ou religieuse. Je pense que la réponse tient plus du défi de briser des cycles, c’est-à-dire que la lutte contre cette subversion réside plus dans la révolution que dans la conservation. On parle ici d’une différence d’orientation, la sienne plus « junkerienne », la mienne plus nationale-révolutionnaire.

     

    Comme au temps de Dreyfus

     

    Je dis cela afin de clarifier des équivoques, afin de contribuer ainsi à dissiper certains doutes, évoqués ou tacites. La question principale qui pourrait poindre serait de savoir si cela valait vraiment le coup de se tuer pour s’opposer au mariage homosexuel ?

     

    Je pense que nous devons comprendre que ce qui se passe en France, est quelque chose qui n’a rien à voir avec les catégories sexuelles et encore moins avec l’homophobie. De nombreux militants nationalistes français, catholiques comme païens, sont homosexuels, mais s’engagent eux-mêmes contre le « mariage pour tous ». Ils ont probablement compris que, derrière cette loi pour les droits de certaines minorités, se cache en réalité un projet de destruction définitive de la société.

     

    Ils sont peut-être conscients que la sphère privé n’a pas toujours besoin de vitrine. Peut-être se sont-ils habitués depuis des temps immémoriaux à une société qui n’est pas homophobe, ce qui fait qu’ils ne se sentent pas le besoin de se déclarer soudainement homophiles ou homocrates. Le fait est qu’en France, des événements d’une grande portée se sont produits ces derniers mois, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi.

     

    Après des dizaines d’année d’attaque contre la langue, la culture, la démographie, une bonne  moitié des Français s’est dressée contre ce mariage gay avec le sentiment qu’un des dernier ciments de la société, l’institution de la famille, est menacé. Aurait-il fallu réagir plus tôt ou sur d’autres thèmes ?

     

    Laissons là ces questions rhétoriques.

     

    Ce sont d’irrésistibles pulsions psychologiques et mobilisatrices qui déterminent, avec une force irrationnelle, les grands tournants historiques.

     

    Deux France s’affrontent aujourd’hui comme au temps de l’affaire Dreyfus et c’est sur l’autel de cette bataille que Venner a décidé d’accomplir son geste sacrificiel, prenant bien garde aussi de mettre l’accent sur des éléments bien plus larges que ce mariage, parlant de génocide, de mort culturelle, d’abandon métaphysique, de remplacement des populations.

     

    Guerre et guerrier

     

    Je crois qu’il est clair que je ne cache pas mes opinions, que je ne cherche pas à être approuvé par de quelconques intellectuels, ni à être politiquement correct. Si j’étais homophobe, je ne me gênerais pas pour le dire. Si c’était l’homophobie qui faisait bouger la France en ce moment, je ne le cacherais pas. Je me montrerais fidèle au principe fasciste, malheureusement un peu désuet, du « me ne frego ».

     

    De fait, c’est à une véritable guerre pour la survie à laquelle on assiste. Cette même guerre que certaines minorités sont prêtes à déclarer aussi en Italie. Dans cette guerre luttait un guerrier, qui avait atteint un âge où l’on peut se donner la mort, au lieu de se laisser aller à la décrépitude physique. Ce guerrier a décidé d’accomplir un acte sacré, un geste violent pour produire un électrochoc.

     

    Nous et les Français

     

    Reparlons de cet homme, un guerrier transalpin pour nous Italiens, de cette France dont parfois nous nous moquons stupidement. Le fascisme, ils l’ont mis en incubation, nous l’avons réalisé. Ils sont restés en marge et nous avons pris le pouvoir et fait une révolution. Nous nous vantons de notre créativité latine et de notre plasticité, mais nous devrions scruter un peu plus en profondeur.

     

    Nous devrions comprendre ce qui, dans la nature, ralentit l’improvisation et freine les bonds en avant. Nous découvririons que ce furent des Français qui ont empêché Staline de prendre Berlin un 1er mai. Nous découvririons que plus de 10 % des Français continuent de voter depuis trente ans pour un parti que le Système a écarté du Parlement, mais qui ne renoncent pas en disant que « cela ne sert à rien ».

     

    Nous pourrions réaliser aussi qu’outre Dominique Venner, d’illustres Français comme Pierre Drieu La Rochelle ou Alain Escoffier ont déjà pratiqué ce suicide rituel.

     

    Nous, Italiens, plus proches de la mamma et du confessionnal, ne nous tuons pas pour donner l’exemple. Nous nous contentons de juger le suicide d’un autre.

     

    Alors que la France s’apprête à mener peut-être la dernière bataille, nous nous faisons démembrer par le haut, sans même nous en rendre compte.

     

    Il y a des moments où il faut avoir recours à l’impétuosité et la légèreté italienne, d’autres qui nécessitent les qualités du caractère gaulois.

     

    Être Europe. C’est ce que demandait Venner !

     

    Gabriele Adinolfi http://www.europemaxima.com/

     

    • Hommage écrit le 23 mai 2013.

     

    N.D.L.R. : Il importe de lire le testament politique de Dominique Venner, Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, Pierre-Guillaume de Roux, 2013, 317 p., 23 €. Europe Maxima y reviendra bientôt.

  • Carton plein pour la Fête de la Ligue du Midi

    C'est près d'une centaine d'adhérents et sympathisants de la Ligue du Midi qui se sont retrouvés dans les Cévennes ce dernier week-end de Juin, dans la convivialité et la bonne humeur, pour clôturer une année politique riche en évènements.
    Venus de tout le sud (Provence, Languedoc, Gascogne, Toulousain...) et de beaucoup plus loin (Bretagne, Italie...) les participants ont pu profiter d'un week-end enchainant les activités: conférences, hommages, débats, activités culturelles, collations enracinées (anchoyade, saucisses de porc, fruits de saison...) et autres festivités.
    Les militants identitaires s'étaient donné rendez-vous dès le samedi soir pour une veillée en hommage à Dominique Venner. Réunis autour du bûcher, plusieurs camarades de combat de Dominique, dont Richard Roudier,  André Troise et Guy Rolland ont pris la parole afin de rappeler à tous, et notamment aux plus jeunes, ce qu'est une vie exemplaire, une vie d'abnégation et de courage jusque dans la mort. Si la disparition de Dominique Venner restera un moment douloureux, elle n'en est pas moins un formidable exemple de volonté et d'espérance.
    La journée de Dimanche, au-delà du caractère festif, fut une véritable journée de travail et de réflexion avec trois conférences entrecoupées de débats sur des sujets très divers. La première de ces allocutions intitulée « L'enracinement, remède au Football Bizness», réalisée par Cyril S. jeune militant identitaire, amena une critique constructive du football moderne français et européen. Ce sport populaire devenu le symbole de la décadence de l'Europe sous les coups du mondialisme, de l'argent et d'un multiculturalisme qui n'est plus si joyeux, peut aussi être source de fierté et d'enracinement comme le montre l'exemple du Club de l'Athletic Bilbao dont la totalité des joueurs est Basque.
    Richard ROUDIER (à gauche) organisateur de la journée
    La deuxième prise de parole de la matinée porta sur le conflit syrien. Réalisée par Antoine Carceller, titulaire d'un master Défense, cette conférence eut pour objectif de démonter la désinformation flagrante d'un système politico-médiatique, de comprendre les tenants et aboutissants de ce conflit et enfin d'analyser les intérêts géopolitiques et géostratégiques des différents acteurs, qu'ils soient locaux, régionaux ou internationaux. Loin de l'image que nous renvoient les médias, ce conflit est devenu aujourd'hui, une véritable guerre par procuration des grandes puissances et le nouveau terrain de jeu des islamistes les plus radicaux.
    Après le repas et un début d'après-midi laissé au farniente, afin que les participants puissent profiter du soleil du Languedoc et du cadre naturel exceptionnel, la journée s'est conclue par l'intervention de Richard Roudier, président de la Ligue du Midi, sur le thème de la régression des libertés publiques aujourd'hui en France. Depuis plus d'un an notre pays connait un diktat socialiste: les libertés et les droits les plus fondamentaux sont sans cesse bafoués, des milliers de personnes ont été interpelées parce qu'elles portaient un sweat-shirt représentant une famille, des manifestations furent interdites, le jeune Nicolas, qui fête ses 22 ans en prison, a été emprisonné pour avoir refusé de donner son identité et Esteban Morillo risque de passer les plus belles années de sa vie en détention préventive parce qu'il a eu le malheur de se défendre alors qu'il était tombé dans un guet-apens. Voilà le visage de ceux qui se prétendent humanistes et défenseurs des droits de l'Homme. 
    Les participants, qui furent nombreux à adhérer à la Ligue, se sont quittés au terme d'une journée riche en enseignements, en se promettant de se retrouver très bientôt sur le terrain afin de faire face aux défis que nous réserve l'avenir. Plus que jamais, nous jurons de ne rien lâcher tant que nous ne serons pas maîtres chez nous !¢
    Ligue du Midi
    Membre du Réseau-identités
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    BP 1-7114
    30912 – Nîmes cedex 2

    Tel: 04 34 40 41 29 / 06 83 25 36 10

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  • De quoi le Front national est-il devenu le nom ?

    Par Aristide Leucate *

    Avec 7125 voix supplémentaires obtenues au second tour des élections législatives partielles du Lot-et-Garonne, le jeune Etienne Bousquet-Cassagne qui portait les couleurs du Rassemblement bleu marine (RBM) a suscité un immense espoir,...

    ... tant chez les militants du Front national et électeurs de ce parti, que dans l’état-major de Marine Le Pen qui a bien cru voir transformer l’essai de la législative partielle de l’Oise d’avril dernier. Les échéances électorales de 2014 s’annoncent prometteuses. Mais qu’est-ce qui attire tant chez le FN, version bleu Marine ?

    Porosité et désinhibition

    La plupart des observateurs politiques sérieux s’accordent pour constater le commencement d’une réelle adhésion aux « idées » du Front national. Comme le souligne le politologue, Guillaume Bernard, « désormais le vote FN n’est plus ‘‘tabou’’. Il est capable de rassembler des électeurs venant de la droite et de la gauche, y compris ceux qui ne s’étaient pas portés sur lui au premier tour » (Direct matin, 24 juin). A cette enseigne, l’exhortation « démocratique » à « faire barrage » au FN par un « front républicain » UMPS et consorts, a fait long feu. Antoine Vouillazère dans Minute (26 juin) constate que ce dernier « n’opère plus parce que plus personne ne croit à la menace ‘‘fasciste’’ ». Soi-dit en passant, cette « menace » tenait davantage de la fantasmagorie que de la réalité et n’a perduré qu’au prix d’une dénaturation délibérée du syntagme conjuguée à une entreprise de sidération politico-médiatique permanente depuis plus de vingt ans.

    Certes, les murailles entre lesquelles les mentalités ont été idéologiquement confinées, si elles commencent à se fissurer, sont encore loin d’être définitivement ébranlées. La récente affaire Méric a montré que le régime socialiste, s’il gouvernait mal, savait encore se défendre et mobiliser, pro domo, les arsenaux de la désinformation et de la manipulation grossière. Toutefois, il n’en est pas moins vrai et vérifiable que l’on assiste à une désinhibition progressive conduisant une part de moins en moins négligeable de nos compatriotes à rallier le FN, soit dans les urnes, soit en y adhérant directement ou à l’un de ses alliés comme le parti SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés, membre du RBM), fondé et dirigé par Paul-Marie Coûteaux. Les partis de gouvernement sont eux-mêmes touchés par des désertions de transfuges qui osent franchir le rubicond en passant des alliances locales avec le FN (cf. le cas archétypique d’Arnaud Cléré, à Gamaches, dans la Somme, tête de liste exclu de l’UMP pour avoir composé une liste de « patriotes », FN compris). Selon le quotidien, Aujourd’hui en France (21 juin), « tous les partis sont touchés par cette porosité nouvelle. Dans le détail de ces transferts, on compte dix-huit UMP et MoDem, cinq souverainistes du Mouvement pour la France et de Debout la République, ainsi que sept PS, PC et NPA ».

    Ambiguïté

    Une sourde exaspération monte des provinces de France, Paris apparaissant comme le symbole d’une capitale mondialisée pour bobos multiculturalistes et hédonistes, crachant leur mépris condescendant sur ces Français forcément « racistes », « réactionnaires », rétrogrades », bref, des « beaufs » à l’état primaire. L’académicien, Jean-Marie Rouart, note fort justement que « pour de nombreux Français, les dirigeants des partis institutionnels ne sont plus à leur écoute. Déconnectés du pays réel, ils ne font que se livrer à un théâtre parlementaire hors des problèmes concrets, se griser d’une phraséologie redondante, alimentant leur discours tantôt du côté de la froide rhétorique technocratique, tantôt dans les vieilles lunes idéologiques » (Paris-Match, 27 juin). Incontestablement, la ligne de fracture s’est accrue cet hiver avec le soi-disant « mariage pour tous » qui apparut surtout, urbi et orbi, comme la démocratie pour personne. Marine Le Pen, malgré son absence regrettable des rangs des manifestants a, malgré elle, cristallisé les mécontentements et les horripilations d’une large fraction du pays. Le peuple de droite se réveillerait-il enfin ? A moins que ce ne soit le peuple de gauche, cette gauche de la « décence ordinaire », cette gauche des gens de peu qui considèrent encore que la nation reste leur seul bien alors qu’ils perdent, résignés bien que révoltés, tout le reste, jour après jour (cadre de vie, emploi, services publics, santé, patrimoine, etc.) ?

    D’évidence, le FN renoue avec la longue tradition centralisatrice de l’Etat français héritée des Capétiens. De là à faire de Marine Le Pen la continuatrice des 40 rois qui en mille ans firent la France, il y a un pas que nous ne franchiront pas. Toujours est-il que son positionnement tactique du « ni droite, ni gauche » (« de France », rajoute-t-elle) ne contribue pas à la lisibilité, tant de sa stratégie que de sa ligne politique. Oscillant entre une gauche dont elle et ses lieutenants ont manifestement perdu la mémoire et une droite qu’ils ne veulent décidément pas assumer, le FN s’enferme dans une équivoque qui pourrait s’avérer tout à fait contre-productive, à moyen terme. Sauf que l’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, reconnaissait le Cardinal de Retz…

    aleucate@yahoo.fr - L’AF 2866

    * Aristide Leucate est rédacteur à L’AF 2000, spécialiste des questions politiques et de société

    http://www.actionfrancaise.net