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France et politique française - Page 4839

  • Une loi anticonstitutionnelle, par Manuel GOMEZ

     

    La question se pose : lorsque la loi mémorielle, dite « loi TAUBIRA » a été votée en 2001, où était l’opposition ? Totalement absente ou de connivence ? Robert Badinter, lui-même, affirmait (Marianne 16 octobre 2010) que les lois mémorielles, qu’il appelait « lois compassionnelles », n’avaient pas leur place dans l’arsenal législatif.

     

    Il poursuivait : « Une vérité historique n’a pas besoin d’être protégée, puisqu’il existe les décisions de justice ».

     

    Le parlement, sous l’autorité de Lionel Jospin, a prononcé en 2001 une condamnation alors que l’article 34 de la Constitution limite son rôle en matière pénale uniquement à la fixation des règles concernant la détermination des crimes et délits, et les peines qui leur sont applicables.¢

     

     
    Or, dans cette loi Taubira, on qualifie de « génocide » la traite négrière alors qu’elle n’avait absolument pas pour but, bien au contraire, d’exterminer tout un peuple. À noter que cette loi passe sous silence, volontairement, les traites arabes et intra-africaines, bien plus importantes que la traite transatlantique.

     

    Cette loi, bâclée par Mme TAUBIRA, prend comme point de départ le XVe siècle. Or, à cette époque il est prouvé qu’il n’y avait pas de traite négrière française. La France n’entre dans ce commerce que dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

     

     

    À noter également qu’à cette époque non seulement l’esclavage n’est condamné par personne, même pas par les grands philosophes, mais qu’il a été pratiqué depuis l’Antiquité et, qu’avant même que les européens n’arrivent en Afrique, un Africain sur quatre était un esclave.

     

     

    L’Afrique noire n’a pas été seulement une victime de la traite mais elle en a été l’un des principaux acteurs.

     

     

    Traite musulmane : 17 millions de personnes entre le milieu du VIIe siècle et aujourd’hui.

     

     

    Traite intra-africaine : 14 millions de personnes déportées.

     

     

    Traite européenne :  10.550.000 africains déplacés vers l’Amérique.

     

     

    La loi Taubira assimile la traite des noirs par les européens comme un « crime contre l’humanité », incluant ainsi une comparaison avec la Shoah. Cela est totalement faux. Le génocide des juifs était incontestable, les noirs étaient une valeur marchande qu’il fallait préserver le mieux possible.

     

     

    Cette loi ne peut que provoquer la haine entre Français. L’abroger permettrait de redonner à la traite négrière la place qu’elle mérite dans notre histoire.

     

     

    Si cette loi avait été présentée, comme cela aurait dû l’être, devant le Conseil constitutionnel, celui-ci aurait déclaré l’inconstitutionnalité et par voie de conséquence la promulgation aurait été jugée non recevable (doyen Georges Vedel, l’un de nos meilleurs spécialistes en droit constitutionnel).

     

     

    La Constitution n’autorise pas le législateur à condamner des faits du passé en les qualifiant de « crime contre l’humanité » ou de « génocide ».

     

     

    Quel parlementaire aura le courage et la volonté de proposer l’abrogation de cette « loi TAUBIRA » qui, pour la première fois dans l’histoire du monde, exige que « L’honneur des descendants des esclaves soit défendu » ce qui légalise le principe du malheur héréditaire.

     

     

    Mme TAUBIRA et les groupes communautaires qui se considèrent comme des descendants directs d’esclaves, souhaitent que nous exprimions notre mea culpa ! Alors il nous faut exiger que le monde entier l’exprime également : les Arabes, les Africains, les Asiatiques ainsi que tous les pays européens.

     

     

    Nous n’assisterons pas ainsi au massacre programmé uniquement de l’histoire de notre pays : la France.
  • Écolos outragés ! Écolos licenciés ! Écolos martyrisés ! Mais Écolos rémunérés !

     

    Écolos outragés ! Écolos licenciés ! Écolos martyrisés ! Mais Écolos rémunérés !
    Le limogeage de la Ministre de l’écologie Delphine Batho du gouvernement pour insurbordination budgétaire chagrine tous les écologistes (combien de divisions ?) qui depuis hier après-midi entonnent en chœur la complainte des mal-aimés..
    Pour une fois que François Hollande montre de la fermeté et que cela n’envoie pas croupir en prison des opposants, issus des contestataires de la Manif pour Tous ou des agressés des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, il fallait que cela tombe sur eux ! C’est nigaud, tout de même !
    À quoi servent d’ailleurs les écologistes, sinon à pourrir la vie des automobilistes et des socialistes ? Au gouvernement, ils sont inodores et sans saveur à tel point qu’il a semblé tout naturel à Jean-Marc Ayrault, devant sabrer dans le budget des ministères, de commencer par celui de l’écologie.
    L’occasion était donc offerte aux talibans auto-proclamés seuls défenseurs de la Nature de se draper dans leur dignité, verts de rage comme il se doit, et de claquer la porte de son gouvernement.
    François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont dû s’y attendre sans en être probablement plus troublés que cela. Ils ont bien d’autres soucis que ces deux ministres fantômes dont un Français sur cinq à peine connait le nom de Cécile Duflot et moins d’un sur cinq cent mille (et encore !) celui de Pascal Canfin, respectivement Ministre de l’Égalité des territoires et du Logement et Ministre délégué au Développement… Ne ricanons pas, c’est nos impôts qui paient chaque mois la cocasserie de ces intitulés, les émoluements des parasites qui y sont à demeure, ceux des deux guignols qui les dirigent pour le quart d’heure… et leur parfait inutilité dans les faits, ce qui est finalement peut-être le moins grave.
    Évidemment, le départ des deux ministrucules signifiait, sinon la fin de l’alliance électorale d’EELV avec le PS, du moins des réglements de comptes certains aux élections municipales et législatives à venir. Et l’hécatombe ainsi programmée de leurs élus.
    Alors, avec une abnégation conforme aux seuls intérêts de leur train de vie, les dirigeants d’EELV ont décidé de reporter en septembre la décision de quitter ou non ce gouvernement qui ne rate pas une occasion de les humilier…
    Une humiliation somme toute supportable du moment qu’elle reste convenablement rémunérée.
    Philippe Randa  http://www.voxnr.com
  • Une chanson pour Nicolas et tous les prisonniers politiques

     Une chanson dédiée à Nicolas et aux prisonniers politiques.

    Cette chanson a été mise en ligne par les Hurluberlus sur la plateforme de partage YouTube. Intitulée « Prisonnier politique », elle mêle voix d’homme et de femme (cela devient subversif, par les temps qui courent, mais la parité est respectée...) pour raconter la répression policière qui s’est abattue sur notre beau pays la France qui passe de moins en moins pour une république bananière et de plus en plus pour une république populaire. La condamnation inique du jeune Nicolas est au cœur de la chanson.

    Nul doute que nombre de nos lecteurs, notamment les étudiants, se reconnaitront pleinement dans ces paroles. Un grand bravo au groupe !

    Lois Spalwer   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Rééquilibrage des comptes sociaux? CMU-C, AME et ACS : revalorisation exceptionnelle du plafond de ressources

    Un décret du 17 juin 2013 revalorise les plafonds de ressources prises en compte pour l’attribution des dispositifs suivants à partir du 1er juillet 2013 :

    • couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et aide médicale de l’État (AME) : 8 592,96 € pour une personne seule,
    • aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire : 11 600,49 € pour une personne seule.

    Publics concernés :

    bénéficiaires de la protection complémentaire en matière de santé (CMU-c) ; bénéficiaires de l’aide au paiement d’une assurance complémentaire de santé (ACS) ; bénéficiaires de l’aide médicale de l’Etat (AME).

    Objet : revalorisation du plafond de ressources de la protection complémentaire en matière de santé.

    Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er juillet 2013.

    Notice : le décret procède à la revalorisation annuelle du plafond des ressources prises en compte pour l’attribution de la protection complémentaire en matière de santé.

    Il opère, en plus de la revalorisation annuelle pour tenir compte de l’inflation prévue par la loi, une revalorisation exceptionnelle prévue dans le cadre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale

    adopté, le 21 janvier 2013, lors du comité interministériel de lutte contre les exclusions. Le plafond de ressources annuel sera fixé à 8 592,96 euros pour une personne seule à compter du 1er juillet 2013. En application de l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles, ce plafond est également applicable pour le bénéfice de l’aide médicale de l’Etat. Enfin, en application de l’article L. 863-1 du code de la sécurité sociale,

    le plafond annuel pris en compte pour le bénéfice de l’assurance complémentaire de santé est fixé à 11 600,49 euros pour une personne seule à cette même date.

    Références : les dispositions du code de la sécurité sociale modifiées par le présent décret peuvent être consultées, dans leur rédaction résultant de cette modification, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

    Le Premier ministre,
    Sur le rapport de la ministre des affaires sociales et de la santé,
    Vu le code de la sécurité sociale, notamment l’article L. 861-1 ;
    Vu l’avis du conseil central d’administration de la Mutualité sociale agricole en date du 6 mai 2013 ;
    Vu l’avis du conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés en date du 30 avril 2013,
    Décrète :

    Le premier alinéa de l’article D. 861-1 du code de la sécurité sociale est remplacé par les dispositions suivantes :
    « Le plafond annuel prévu à l’article L. 861-1 est fixé à 8 592,96 € pour une personne seule. »

    Les dispositions du présent décret entrent en vigueur au 1er juillet 2013.

    Le ministre de l’économie et des finances, la ministre des affaires sociales et de la santé, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

    Fait le 17 juin 2013.

    La ministre des affaires sociales et de la santé,

    Marisol Touraine

    Le ministre de l’économie et des finances,

    Pierre Moscovici

    Le ministre de l’agriculture,

    de l’agroalimentaire et de la forêt,

    Stéphane Le Foll

    Le ministre délégué

    auprès du ministre de l’économie et des finances,

    chargé du budget,

    Bernard Cazeneuve

    legifrance.gouv.fr

    http://fortune.fdesouche.com

  • Plus fort que les écolos : Un député UMP veut limiter à 4 le nombre d'enfants par famille

    Alors comme nous ne sommes pas (encore) en Chine, où les femmes sont stérilisées de force, il propose de limiter les allocations familiales jusqu’au 4e enfant ! Le député UMP Philippe Armand Martin a laissé ses coordonnées à la fin de ce courrier :

  • Hollande crée un grave incident diplomatique en se comportant en larbin des Etats-Unis

    Les autorités françaises avaient interdit mardi à l’avion qui ramenait le président bolivien Morales vers son pays, de traverser notre espace aérien.
    Evo Morales avait du faire demi-tour vers Vienne et y patienter 13h, avant de pouvoir repartir.

    Motif ? La clique d’Hollande avait peur que l’avion ne transporte Edward Snowden, le consultant de la NSA qui a révélé le scandale de l’espionnage massif par les Etats-Unis de tout un tas de pays. Les USA veulent récupérer Snowden pour trahison, et celui-ci cherche un pays où se réfugier.

    Les socialistes sont d’habitude peu sourcilleux de qui traverse ou envahit le territoire national.

    Mais surtout, qu’est-ce qui pouvait bien justifier ce grave et exceptionnel affront envers le président bolivien ?
    La France n’était-elle pas censée être furieuse du traitement que lui ont réservé les agences de renseignement américaines ?
    En réalité, même si Hollande dit dans les interviews qu’il n’est pas content (pour un peu, il bouderait…), il montre là à quel point il est inféodé aux Etats-Unis…

    http://www.contre-info.com/

  • Solidarité Populaire : le projet Entraide-Solidarité-Famille

     

    COMMUNIQUÉ
    L
    oin des grands discours et des belles promesses, notre action en direction de nos compatriotes se veut concrète et réaliste. Nous avons choisi d'incarner nos principes ce qui exige travail, modestie et persévérance. Notre première action est née d'une rencontre avec une famille de français qui avaient entrepris un courageux chemin de retour à leur identité.
    Habitant dans la banlieue de Paris et souhaitant offrir à leurs trois enfants autre chose que la violence des ghettos et le béton, le couple que nous aidons a choisi de retourner vivre dans un environnement en phase avec ses racines régionales en Bourgogne. Rassemblant toutes leurs économies, ils ont investi dans une petite maison qu'ils croyaient être le point de départ d'une nouvelle vie.¢
    Hélas, dupés par un vendeur voyou, ils ont découvert trop tard que la maison n'était absolument pas isolée dans sa partie toiture. Résultat, des températures à peine positives dans la maison en hiver, l'impossibilité d'utiliser plusieurs pièces la moitié de l'année, des enfants souvent malades et des dépenses supplémentaires dans un contexte de crise économique et de marché de l'emploi contracté.
    Appelés à connaitre la situation de cette famille par un de nos militants, nous avons engagé notre réseau, nos compétences et notre volonté dans un projet d'entraide.
    Dans un premier temps, nous avons apporté à cette famille des produits de première nécessité : vêtements chauds pour les enfants, jouets, livres et quelques denrées alimentaires. Un vrai moment de fraternité et de convivialité. Ceci pour une famille qui a déjà elle-même fait preuve de générosité quand elle le pouvait.
    Puis, nous avons décidé de faire plus : terminer les travaux d'isolation et de toiture. Ceci afin de permettre à cette famille avec trois enfants de vivre dans des conditions décentes, dans une région aux hivers rudes.
    Grâce à la mobilisation de tous, à la générosité de nos camarades du réseau, une partie du matériel est acquise et les devis sont faits. Pour attaquer les travaux, il nous manque un peu moins de trois mille euros. Ce règlement permettra de faire livrer les matériaux et de réaliser le chantier avant le début de l'hiver.
    Nous avons besoin de vous tous pour finir cette première action et prouver que la solidarité est une arme, une arme que nous savons utiliser pour aider les nôtres !
  • La République des corrompus et des minables, pour les Français des vacances au goût amer

    Les Français partent en vacances. Mais ils le font avec un moral à la baisse et le sentiment que, depuis l’année dernière, les affaires ont révélé le malaise profond d’une classe politique de plus en plus désavouée dans ses résultats et ses comportements. Eté incertain et mal parti donc après un printemps complètement pourri. Notre république a finalement le ciel qu’elle mérite.

    De la rentrée de septembre à ces nouvelles vacances d’été, la situation de la France n’a pas cessé de se dégrader et la classe politique a perdu toute considération. Non seulement, ils sont corrompus mais en plus ils sont inefficaces et minables. Ils ont certes embastillé un manifestant anti mariage gay et élevé au nom de héros, un gauchiste, victime malheureuse de sa propre violence. Mais est-ce suffisant pour faire croire en une démocratie qui fait face aux dangers ? Ce n’est ni les adversaires du mariage pour tous, ni quelques groupuscules qui menacent la vie des français. Ce qui perturbe les français ce sont les absences de résultats économiques, la défaite annoncée face à la montée du chômage malgré les subterfuges comptables et surtout les révélations sur la corruption de la classe politique.

    Il y a tellement d’affaires, de suspicions, qu’on se demande comment le régime tient encore. La galerie de portraits est saisissante :

    - Un DSK qui aurait du être président s’il n’était mené par ses pulsions sexuelles, un comportement connu par la classe politique et caché par cette même classe.

    - Un Tapie hier populiste convenable contre Le Pen et aujourd’hui soupçonné d’escroquerie en bande organisée au dépend des contribuables.

    - Un Cahuzac menteur… une Lagarde pas très nette, un Sarkozy aux multiples affaires, un Guéant malmené…. Y aurait-il un juste pour les sauver tous ? Certainement pas un Takiedine ou un Dassault.

    - Un Pierre Bédier, ancien ministre de Raffarin et ex-patron du conseil général des Yvelines, condamné en appel en 2008 pour « corruption passive » et « recel d’abus de biens sociaux » à 18 mois de prison avec sursis, assortis d’une peine de six ans d’inéligibilité (récemment réduite grâce à une modification du Code électoral) qui fait son retour dans une cantonale partielle avec le soutien de l’UMP.

    La République des corrompus et des minables, pour les français, des vacances au goût amer

    Sondage sur la corruption des politiques

    Tous les jours il y en a une nouvelle et c’est vrai qu’on mélange un peu tout. Parfois on se demande comment cela tient encore.

    Les foules qui se sont soulevés à Tunis et au Caire l’ont fait contre un pouvoir corrompu et impuissant. Nous ne sommes pas loin de ce type de régime, même si le nôtre se veut démocratique. Mais le public voit bien que Cahuzac n’a pas tellement honte, que DSK se prend à nouveau pour une autorité morale et un arbitre des élégances économiques, que Balladur s’ est fait financer par de l’argent de louches commissions , que Sarkozy est dans le collimateur de juges qui certes le détestent politiquement et ne veulent pas qu’il revienne et qui cherchent donc à lui nuire mais qui trouvent , que Tapie c’est reparti , que la hautaine madame Lagarde devrait être parfois plus modeste et que Dassault et ses successeurs bombardaient d’argent frais les électeurs de leur commune…

    Drôle de démocratie que celle des arrangements entre petits amis et des achats de votes. On ne sait plus par quel bout prendre le problème du mal français. Le dégout monte, c’est certain. Le Front National monte dans les élections mais ce n’est pas un raz de marée, la gauche et la droite craquent mais ne s effondrent pas encore.

    Y aura-t-il un rejet par les urnes, y aura-t-il un rejet par la rue ? Ni l’un ni l’autre, peut-être, d’ailleurs.

    Bonnes vacances, tout de même, douce France.

    Raoul Fougax http://fr.novopress.info/

  • Le flicage des citoyens, plus grave que l'espionnage d'Etat

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    "Je suis assez mal à l’aise avec les discours de plus en plus nombreux, notamment en France, qui font d’Edward Snowden un héros des temps modernes. Ces discours mélangent tout, espionnage, terrorisme et libertés publiques et me donnent la désagréable impression de hordes de gardes rouges beuglant « feu sur le quartier général » ! Disons d’abord que, si un homme ayant eu accès à des données classifiées dans notre pays les avait révélées à l’étranger, je le considérerais comme un traître. Je peux fort bien concevoir que les États-Unis en fassent autant pour ce jeune homme qui a révélé le programme d’écoute Prism de la NSA. Mais l’affaire vient de connaître un rebondissement avec la publication d’informations sur les écoutes au sein d’ambassades, notamment l’ambassade de France à Washington. Aussitôt, le Quai d’Orsay a exigé des explications des Américains qui ont laconiquement déclaré qu’ils ne répondraient pas en public, mais par voie diplomatique. Je serais assez curieux de voir si nos grands défenseurs de la transparence vont publier ces explications. À mon humble avis, après avoir « surfé » sur la vague anti-américaine, nos gouvernants vont sagement faire le silence sur cette affaire. Ils ont, en effet, autant à perdre que les États-Unis dans un déballage public en matière d’écoute et d’espionnage. Je n’ai aucune lumière particulière sur ces questions, mais il me semble assez évident que poser des micros dans une ambassade, fût-elle celle d’un pays allié, doit constituer l’un des passe-temps favoris des services de renseignement. Je serais donc fort surpris que les États-Unis ne disposent pas de preuves que la France en a fait autant ailleurs. Et la publication de ces preuves nuirait sans doute un peu à l’image de vestales des droits de l’homme qu’affectent nos politiciens ! En outre, le pouvoir, en France, n’a jamais hésité à placer illégalement sur écoute les adversaires (ou les amis !) politiques. Bref, je doute fort que le pouvoir socialiste ait des leçons à donner à quiconque en matière de libertés publiques.

    [...] Ce qui me gêne surtout, dans ces révélations, c’est la confusion. L’espionnage d’État à État a toujours existé. On peut éventuellement trouver que ce n’est pas élégant, mais, enfin, comme c’est une question de survie nationale, on voit mal comment un État pourrait y renoncer. Ce qui est considérablement plus grave, c’est le flicage des citoyens. On me dira que surveiller internet est fondamental pour lutter contre le terrorisme. Certes. Mais je ne suis pas prêt à accepter d’être surveillé par Big brother pour être sûr que Mohamed Merah le soit aussi. D’abord, parce que cette surveillance n’empêche pas Merah d’assassiner (et qu’en un sens, cette surveillance lui a même permis d’assassiner, puisqu’il fallait, selon les canons médiatico-politico-policiers du moment, que l’assassin soit « d’extrême droite » et que la surveillance de faux suspects a laissé le champ libre au véritable assassin). Et, surtout, parce que n’étant, justement, pas terroriste, je ne vois aucune bonne raison d’être surveillé comme Merah ! Au nom sans doute de la non-discrimination (ici entre terroristes et honnêtes gens), il faudrait surveiller identiquement honnêtes gens et terroristes. Je conteste, quant à moi, absolument tout droit de l’État à surveiller ma vie privée et, conséquemment, à surveiller internet. Je ne suis pas franchement d’extrême gauche, mais je suis, là-dessus, absolument d’accord avec les pirates d’Anonymous. Seule la justice (à laquelle je persiste à ne faire aucune confiance, mais c’est une autre affaire !) est habilitée à me reconnaître suspect et à me mettre sur écoute. Pas un policier, même anti-terroriste ! Faute de quoi nous ne cesserons de retomber sur la vieille question de Juvénal : quis custodiet ipsos custodes, qui gardera les gardiens ? Ces gardiens ne peuvent manquer d’être tentés d’abuser de leur pouvoir. La seule bonne réponse à Big brother, c’est la liberté totale d’internet. Et la censure ne doit intervenir que sur décision de justice. Pas sur décision d’une « haute autorité » ou d’un chien de garde de l’oligarchie ! Là-dessus, au moins, Snowden a mille fois raison.

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Quand les députés socialistes trichent à l'assemblée - Mariage gay