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France et politique française - Page 4837

  • La France se tiers-mondise

    L’ex responsable  de SOS Racisme et désormais ancienne ministre Delphine Batho expliquait hier que le gouvernement Ayrault est totalement inféodé au monde de la finance. Le même jour,  Jean-François Copé réagissait au rejet par le Conseil constitutionnel du compte de campagne de Nicolas Sarkozy, entraînant une ardoise de 10 millions d’euros pour l’UMP. En réalité un incident de parcours bénin  ou presque au regard du pactole engrangé chaque année et de la fortune immobilière de ce parti.  Son  patron contesté  a aussitôt commis une vidéo sur son site internet. Il y appelle les Français, même ceux qui ne partagent pas les idées de sa formation,  à  mettre la main à la poche dans le cadre d’une grande souscription nationale. Il s’agit dit-il de ne pas laisser le champ libre au PS et  de faire barrage au FN, qualifié ici par lui de  « parti extrémiste. »

     Tout cela bien sûr  au nom de la démocratie et du pluralisme, sur lesquels l’Etat-major  l’UMP s’assoit régulièrement quand il est en situation  de le faire pour  museler l’opposition nationale.

     Nos compatriotes s’étonneront aussi  peut être  que les Fillon, Copé, NKM et consorts maintiennent leur confiance républicaine  et l’étiquette de leur parti au « sénateur milliardaire », directeur du Figaro   et ex maire omnipotent  de Corbeil-Essonnes, Serge Dassault.

     Le jour même de la levée de l’immunité de Marine Le Pen au parlement  européen, le bureau du Sénat rejetait le 3 juillet la demande de levée de celle de Serge Dassault …qui du haut de son carnet d’adresses et sa  très grande fortune  se fera certainement  un devoir de participer au renflouage de l’UMP (?).

     Cette demande de levée de l’immunité formulée à son encontre  indiquait Le Monde, « devait permettre l’audition de M. Dassault sous le régime de la garde à vue, dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’assassinat dans le fief de l’ancien maire de Corbeil-Essonnes. »

    Deux procédures parallèles sont actuellement  menées par les parquets de Paris et d’Evry  « dans un contexte de manipulation électorale et de corruption à Corbeil-Essonnes. Une ville dirigée par M. Dassault de 1995 à 2009. »

    « A Evry, une instruction est menée sur deux tentatives d’homicides perpétrées à Corbeil début 2013 contre deux hommes, Rachid T. et Fatha O.. Le premier avait expliqué au Parisien que la tentative de meurtre était liée au système clientéliste existant dans la commune. A Paris, une information judiciaire a été ouverte en mars pour corruption, abus de biens sociaux, blanchiment et achat de votes présumé pour les élections municipales de 2008 à 2010. »

    Certes, les médias ont semblé plus ému par les propos de Jean-Marie Le Pen qui était à Nice  hier pour  présenter  la candidature de la vice-présidente du Front National, Marie-Christine Arnautu, aux municipales de 2014.

    « Je vais vous faire un pronostic a notamment déclaré le président d’honneur du FN: vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons… odorante. (…) Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg!», a-t-il prédit.

    «Je vous annonce que dans le courant de l’année 2014, il viendra à Nice 50 000 Roms au moins puisqu’à partir du 1er janvier, les 12 millions de Roms qui sont situés en Roumanie, en Bulgarie et en Hongrie auront la possibilité de s’établir dans tous les pays d’Europe», a-t-il poursuivi, estimant que la politique gouvernementale vis-à-vis de cette minorité avait «un effet de recrutement fantastique».

     Il faudra bien  que les gaulois fassent de la place et payent pour les accueillir constate Bruno Gollnisch, alors que le quotidien  L’Union l’ardennais le  29 juin  citait déjà le cas de ses  douze  jeunes français du Foyer jeunes travailleurs (FJT) de Clacy-et-ThierretLaon dans l’Aisne)  qui ont été sommés de faire leur carton  pour permettre à ce  foyer d’héberger la trentaine de demandeurs d’asile qui vont débarquer le 1er août.

    Si chaque société possède toujours un seuil incompressible de marginaux  vivant en dehors des règles communes,  nul n’ignore pourtant le nombre sans cesse croissant de Français précarisés basculant dans la misère, et dits Sans domicile fixe.

    selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 2 juillet,  environ 141 500 personnes, dont 30 000 enfants, étaient sans domicile début 2012 en France, soit une progression de près de 50% depuis 2001!

     Sur les 81 000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, 53% étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38% en 2001. Ce chiffre est en augmentation nous explique-t-on en raison de la hausse du nombre des demandeurs d’asile sans places en Cada.

    Un terrible indicateur, un parmi d’autres,  des effets des politiques euromondialiste, laxiste et immigrationniste des partis dit de gouvernement, qui tiers-mondisent la France et les Français.

    http://www.gollnisch.com

  • Encore deux ans, monsieur le Président !, par François Reloujac*

    (La suite économique de François Reloujac) 

    Compte tenu de la conjoncture, la Commission européenne a donné deux ans de plus à la France pour revenir au respect des critères de Maastricht. Deux ans pendant lesquels la France ne sombrera pas dans l’austérité mais continuera de suivre une simple politique de rigueur. Mais qu’est-ce que l’austérité ? Qu’est-ce qu’une politique de rigueur ? Dans le langage politique d’aujourd’hui, « austérité » signifie baisse du train de vie de l’état tandis que « rigueur » veut simplement dire baisse du train de vie des citoyens. 

    Les dernières statistiques publiées par Eurostat montrent à quel point cette politique du gouvernement français est peu originale. Si les déficits publics baissent dans pratiquement tous les pays européens, c’est parce que les impôts y augmentent partout plus vite que les dépenses publiques. De 2008 à 2011, les dépenses publiques ont continué à croître de plus de 6 % en moyenne, tandis que les impôts ont grimpé de près de 13 %. Si l’on ajoute à cette observation la constatation que, dans les dépenses publiques, ce sont les dépenses de fonctionnement qui ont augmenté alors que celles d’investissement ont à l’inverse ralenti, on comprend que la crise n’est pas près de finir. Pourtant, François Hollande n’en démord pas : à la fin de l’année la courbe du chômage aura été inversée.

    Donnons acte au Président du fait qu’il n’a pas prophétisé une baisse du nombre de chômeurs, mais simplement que la courbe se serait inversée. Il compte sans doute sur une purge miraculeuse des suppressions d’emplois d’ici à la fin de l’année... Il croit même à la reprise. Les statistiques antérieures montrent qu’un cycle économique ne dure jamais indéfiniment, une dizaine d’années environ, et que celui-ci se renouvelle six mois après avoir atteint son point le plus bas, selon des lois plus ou moins mécaniques. La crise actuelle ayant – officiellement – commencé en 2008, la reprise reviendra au plus tard au bout de cinq ans… en 2013 ! Il n’y a rien d’autre à faire qu’à attendre.

    Ces cycles ont été étudiés dans un contexte très différent de celui d’aujourd’hui. Les mécanismes de relance, qui jouent sur la baisse des taux d’intérêt, ne peuvent plus être efficaces lorsque ceux-ci tournent autour de 0,5 %. Mais le mal le plus important n’est pas celui-là, n’en déplaise aux économistes à la mode. Maurice Allais, voici quelques années, avait corrélé les fluctuations économiques avec ce qu’il avait appelé le « cycle de l’oubli ». La relance dépendait essentiellement de la psychologie des agents économiques qui, ayant oublié les causes de la crise (endettement excessif, taux d’intérêts trop bas, stocks trop importants…), reprenaient confiance. Nous n’en sommes pas là... 

    A quand une politique cohérente ?

    Relancer l’économie passe par la mise en œuvre d’une politique cohérente, approuvée par  tous les agents, d’accord pour s’entraider. Partager la même monnaie implique d’être solidaires en tout, d’avoir les mêmes lois sociales, de respecter les mêmes règles économiques. Toute divergence de politique entre la région la plus riche et la région la plus pauvre d’un marché intégré usant d’une seule et même monnaie conduit inéluctablement à plus ou moins long terme à de très graves difficultés. La région la plus riche ne pouvant alors que continuer à s’enrichir au détriment de la plus pauvre. Il n’est pas plus raisonnable pour le préfet de Corrèze de vouloir imposer à Paris sa politique financière que d’ignorer les spécificités de la Corrèze pour les ministres parisiens. A plus grande échelle, la France et l’Allemagne partagent la même monnaie au sein d’un marché intégré. Il est inutile que l’une jette des anathèmes contre l’autre : elles n’ont d’autre choix que de s’entendre ou de se séparer.

    Dans ce contexte agité, les hommes politiques ont trouvé ces pelés, ces galeux, par qui vient tout le mal : les champions de l’évasion fiscale ! Ceux qui, usant de la libre circulation des capitaux prônée par l’OMC, placent discrètement leurs avoirs dans les pays où les impôts sont les moins élevés. En les désignant à la vindicte populaire, peut-on vraiment détourner l’attention des électeurs des vraies responsabilités ? Par ailleurs, cette lutte contre les fraudeurs ne concerne que les particuliers, non les entreprises multinationales devenues expertes en « optimisation fiscale ». Le dernier sommet européen sur le sujet a été très symptomatique de cette différence de traitement. En outre, comment obliger les états tiers à renoncer aux capitaux qui viennent soutenir l’économie locale en fuyant l’enfer fiscal des pays qui les virent se créer ? Indépendamment du fait que ces capitaux ne seraient pas forcément plus utiles dans les pays développés où ils sont devenus disponibles que dans les pays où ils sont employés. Toute l’attention des hommes politiques devrait vraiment porter sur la localisation de ces capitaux, qu’elle ne soit pas simplement artificielle et qu’elle ne dissimule pas la réalité. Mais pour cela, il faudrait que la comptabilité des multinationales n’obéisse pas à des lois que l’on a voulu complaisantes. N’ont-elles pas été adoptées pour pousser les « champions nationaux » à se faire une place sur les marchés internationaux ?

    Un sursis de deux ans

    Quoi qu’il en soit, la France a obtenu deux ans de sursis. Cela permet d’espérer que, malgré tout, le miracle se produira et que l’économie française repartira suffisamment d’ici là pour que, sans rien changer aux habitudes des pouvoirs publics et des administrations, les ratios imposés par le traité de Maastricht se rétablissent d’eux-mêmes. Ce sursis valait bien une petite contrepartie : le démantèlement du marché français de l’électricité. EDF devait déjà mettre à la disposition de ses concurrents, à un prix préférentiel, l’électricité qu’elle produit et que ceux-ci peuvent désormais vendre moins cher aux consommateurs. Ce n’était pas suffisant. Le gouvernement va aussi devoir céder à des sociétés étrangères plusieurs concessions de barrages hydroélectriques construits en France. Quant à la réglementation des prix, elle devra être démantelée. La soumission de ce marché à la concurrence se traduira quasi immédiatement par une augmentation des prix payés par les consommateurs, personnes physiques, et une baisse de ceux supportés par les entreprises multinationales qui délocalisent leurs résultats dans les pays où la fiscalité est la plus avantageuse.

    Gageons que ce ne sont pas ces mesures qui permettront à la France de sortir de la récession actuelle. Encore deux ans, Monsieur le Président, pour présenter un bilan aux censeurs européens qui exigeront le respect de la « règle d’or » que vous avez imposée. Il est temps d’opter pour une politique économique cohérente et à laquelle tout le peuple puisse se rallier. Bientôt il sera trop tard.  

    * Analyse économique parue dans le n° 119 de Politique magazine, Juin 2013.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • LA CHIMERE DE LA PARITE

    Coucou, la revoilà, elle fait partie des chimères que les pouvoirs successifs tant de la fausse droite que de la vraie gauche gardent sur le feu. Plusieurs opportunités la font ressurgir ces jours-ci en pleine lumière.
    Le pouvoir actuel a décidé dans sa non sagesse que les pères devraient prendre aussi souvent le congé parental que les mères. Le tam-tam médiatique accompagnateur et co-détenteur du pouvoir fait chorus. Pour encourager les pères récalcitrants une usine à gaz sera imaginée avec des mécanismes ruinant et les pères et les mères. En fait c'est contraire à l'intérêt direct des enfants. Ceux-ci ont le droit absolu d'être élevés dans leur petite enfance par la tendresse d'une mère. En corrélation, les mères ont le droit et le devoir d'élever leurs nouveaux-nés. Si des pères prétendent ne pas comprendre, c'est tout simplement qu'ils sont victimes parfois à leur insu de l'idéologie ambiante.
    Autre manifestation de la chimère : les municipales de 2 014. à la préparation des quelles chacun s'active. Dans une petite commune de trente mille habitants il faut que chaque liste comporte 52 noms et qu'elle respecte la parité. Ridicule et insupportable. Les partis importants financés par les impôts n'ont pas de problèmes ; les autres perdent un temps considérable et de l'argent : le barrage aux nouveaux est bien organisé. En plus, le socialisme, dont la parité est un fruit, conduit de la sorte à une véritable expropriation du temps privé ce qui est un signe de paupérisation.

    POURQUOI LA CHIMERE ?
    Une chimère naît toujours avec un motif apparent de vérité ; ici, c'est l'égalité hommes-femmes. Une fois lancée et l'orchestre médiatique aidant, elle rencontre d'autres chimères plus ou moins voisines et, bientôt, l'ensemble devient comme du béton, personne ne se souvenant des origines douteuse de l'ensemble. La correction par la violence étatique de toute forme d'inégalité est l'une de ces chimères accompagnatrices. .
    Il est clair que vouloir l'égalité des hommes et des femmes est contraire à la nature des choses. Le livre de la Genèse nous dit que Dieu nous créa homme ou femme chacun avec ses qualités propres. L'une des applications les plus néfastes de la parité est la recherche de l'égalité des salaires, car c'est une atteinte grave à la liberté absolue des salaires que doit connaître l'entreprise. Le fait que le monstrueux code du travail limite fortement cette liberté explique sans l'excuser le dérapage vers la parité. Ce dérapage conduit à des moyennes de moyennes dans des nuages de statistiques avec comparaisons internationales. Chacun y trouve toutes sortes d'interprétations.
    Une autre manifestation se situe au niveau des conseils d'administration. La tendance est si forte que des consultants spécialisés recherchent activement des dames pour les organismes dirigeants. C'est bien plus grave qu'au niveau des salaires car la prospérité d'une entreprise repose beaucoup sur ses choix fondamentaux, leur pertinence et leur continuité ; le sexe des dirigeants ne devrait pas entrer en ligne de compte sauf cas particulier.

    UN MINISTERE ?
    Il y eût plusieurs fois dans un passé récent un ministère de la parité. Dans la liste des ministres du gouvernement Ayrault et sauf erreur il n'y en a pas. Toutefois les attributions ridicules de plusieurs d'entre eux montrent que le sujet doit être largement couvert. Cela veut dire cabinets, bureaux, subventions, parlottes, etc. Le tout se développe au niveau régional, départemental et bien au-delà. Les coûts sont considérables. Ajoutés à l'activité de tout ce monde, ils ruinent les hommes et les femmes les empêchant d'atteindre librement leurs objectifs personnels.
    Pour finir, rappelons que la chimère est mondiale. Son réveil occasionnel en France n'a rien d'exceptionnel. Le pouvoir en place sort des urnes et celles-ci ne peuvent que refléter l'idéologie mondialiste. Par relais successifs dont l'Europe, c'est l'Onucratie qui est au centre de toutes les chimères internationales. Nous nous trouvons devant un super Mammouth avec des milliers d'organismes divers.
    Ce sont des faits que les évolutions récentes en France ont permis de mettre en lumière.
    MICHEL de PONCINS http://libeco.net

  • Message des Syriens aux français, aux médias occidentaux et aux hypocrites M. Hollande et M. Fabius

  • 6 juillet : manifestation à vélo à Rennes

    Départ du parcours vélo au Liberté à 10h. Trois points successifs de rassemblement :

    • Place du Bas des Lices à 10h30
    • Place de la République à 11h00
    • Place de la gare à 11h30
    • Fin du parcours vélo à 12h00, au Liberté.

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    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Veilleurs debout !

    Que font les Veilleurs debout ? Certains écrivent comme celui-ci qui nous confie ce texte :

    2vd"Là, droits et imperturbables, immobiles dans la chaleur du jour ou la froideur de la nuit.

    La scène est surréaliste.

    Alignés, comme une armée silencieuse. Jeunes et moins jeunes aux visages d’ange, ils sont animés d’une force intérieure, transcendante, magnifique, que rien ne semble pouvoir ébranler face à la pierre terrifiante d’un monument imposant, d’un ministère, d’un palais de justice. Pierre, symbole d’un pouvoir que rien ni personne, ne semble plus pouvoir arrêter.

    Rien? Si : Les Veilleurs ! Leur silence profond résonne comme un écho sans fin.

    Ne faites pas de bruit, vous serez encore mieux entendus. La puissance de leur attitude et de leur silence est indéfinissable, sûrement portée par quelque chose là-haut….

    Chacun veille à sa manière, gardien des valeurs, pointe de l’épée, phare dans la tempête ! Ils sont d’autant plus beaux qu’ils impressionnent : ils veillent un camarade, tombé dans la nuit froide d’une bataille qui ne fait que commencer.

    Admirés, encouragés, jamais raillés, on les croirait tout droit sortis d’un livre ou d’un tableau de Maitre. Bravant la pluie, le froid, la chaleur, la faim et la fatigue, ils sont là, toujours là, immobiles…

    Elle est ici même, parmi eux, à travers eux, l’âme de la France, de la vraie France; elle ne se révèle que dans les heures les plus sombres, où tout semble perdu.

    Les veilleurs puisent leur force à l’intérieur, des heures durant, debout, fixes; une incroyable cohésion nait. Ils se relaient tous les jours, toutes les nuits. Quand l’un s’en va, un ami sort de l’ombre et prend sa place.

    Les badauds et les touristes les soutiennent, les ouvriers et les cadres se relaient eux aussi pour les faire tenir, les soutenir, leur dire les yeux emplis d’émotion et d’admiration, ô combien ils sont admirables !!

    Les veilleurs gagnent les cœurs et les consciences, insaisissables, intouchables dans leurs esprits.

    Le bouclier du Bien vient remettre à leur place les forces de l’ordre voulant contraindre, saisir, anéantir ce si beau mouvement : brise qui devient mistral et  que l’on ne peut enfermer dans un bocal.

    La police, frappée en son Cœur, ne peux se résoudre à la violence, elle perd. La matraque ne peut lutter contre l’âme et l’esprit, les veilleurs sont vainqueurs !

    Bravo à eux, Pour la France, la Famille, et Nicolas !

    Augustin de Baudreuil 

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  • Il est plus facile d’arrêter les jeunes qui prient que ceux qui sèment la terreur

    De Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

    "Il est plus facile d’arrêter les jeunes qui prient que ceux qui sèment la terreur en banlieue. On ne parle guère des Veilleurs dans la presse. On en parle davantage sur Internet, mais n’étant pas high-tech, j’ignore le fonctionnement de ces trucs modernes.

    Je faisais escale à Paris et j’avais su qu’une veillée était fomentée après la tombée de la nuit sur la place de la République. M’y voici. Ils sont quelques centaines, assis sagement sur deux terre-pleins de part et d’autre de la statue. Deux groupes, donc, serrés de près par une pléthore sidérante de gendarmes mobiles harnachés comme si planait une grave me nace de subversion, voire de révolution.

    Je retrouve un ami impliqué dans le mouvement et je m’assois à ses côtés. Une sono diffuse une voix qui exhorte à la courtoisie vis-à-vis des policiers, puis lit un texte de Camus, un passage du Mystère de Jeanne d’Arc, de Péguy, une prédication de Martin Luther King relative aux lois respectables parce que justes et à celles qui ne le sont pas.

    La voix s’interrompt, des mains s’agitent en guise d’applaudissements et une mélopée s’élève : l’Espérance, me dit mon ami, un chant scout. La plupart des Veilleurs sont jeunes ; certains brandissent un portrait de Gandhi pour attester de leur pacifisme. Ambiance recueillie, sous l’oeil perplexe des gendarmes habitués sans doute à des manifestants plus vindicatifs. L’un d’entre eux, barré de tricolore et muni d’un porte-voix, annonce une première sommation.

    Impression qu’il improvise un rôle burlesque dans une comédie de Goldoni, car il manque un ennemi plausible dans son jeu de rôle. Les Veilleurs n’abîment rien et ne dérangent personne ; ils écoutent des textes dont les auteurs n’étaient ni des factieux ni des imprécateurs, encore moins des ultras. Péguy, Luther King… Ce qu’ils chantent n’a rien de martial. Soudain, se pointent une bonne vingtaine de cars de police. Les gendarmes serrent les rangs, nous sommes au sens propre sous leurs bottes. Contraste inouï entre cette débauche de moyens policiers et l’absence de la moindre présomption de désordre. Les chants reprennent, on se tient par les coudes, toujours aussi sagement. Seconde sommation.

    De l’autre côté de l’avenue, un homme de cabinet dépêché par le préfet de police est venu parlementer. Des avocats ont rejoint ce groupe et prennent des photos. Du côté où je me trouve, les gendarmes commencent l’embarquement des Veilleurs. Dont mon ami. J’hésite. Je finis par rentrer chez moi avec la mauvaise conscience du déserteur.

    À 9 heures, le lendemain matin, cet ami m’appelle. Le panier à salade l’a largué avec ses frères d’infortune dans un commissariat où les attendait un régiment d’officiers de police judiciaire. Contrôle d’identité, fouille : on les a fait glander jusqu’à 4 heures du matin pour les humilier et les intimider, puis on les a relâchés. Le prétexte de cette flicomanie inepte, c’est l’interdiction d’un attroupement non autorisé. Aussi, devant le Palais de justice ou l’Assemblée nationale, des Veilleurs debout se plantent à 10 mètres les uns des autres, afin d’éviter le motif d’une interpellation. Mais les policiers reçoivent l’ordre de les pousser de sorte qu’ils forment un groupe. Alors on décrète l’attroupement et on embarque. Il y aurait de quoi rigoler si, au même moment, dans telle banlieue, des bandes innombrables de voyous ne semaient impunément la terreur. Ceux-là, les flics, les magistrats et les politiques en ont peur.

    Outre la fébrilité infantile du pouvoir, cette mascarade trahit son arrogance et son mépris. Les Veilleurs sont plutôt croyants, en tout cas en quête de spiritualité ; ça suffit à les expédier dans l’enfer des “réacs”, alors qu’ils ne sont aucunement politisés. En revanche, ils sont déterminés et essaiment dans de nombreuses villes.

    Le pouvoir a tort de miser sur leur lassitude : ce qu’ils ont réveillé dans l’inconscient de notre pays n’est ni médiocre ni anodin et promet de n’être pas éphémère. Si j’étais de la bande à Hollande, j’essaierais au moins de comprendre. C’est peut-être beaucoup leur demander. Pour l’heure, la lutte continue et l’honneur exige qu’on la soutienne, autant que la raison."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Soumis et imprévoyants

    Nous l’avons souvent dit ici,  les Etats-Unis  défendent farouchement  leurs intérêts et on ne saurait le leur reprocher.  Mais ce n’est certainement pas une raison pour que nos gouvernements successifs acceptent sans broncher  que notre pays soit traité comme une République bananière, trahissant ainsi   de nouveau le mandat que leur a confié le peuple souverain. Nouvelle illustration de l’attitude  de dhimmitude qui est celle de la gauche atlantiste devant l’hyperpuissante américaine,  l’ahurissante affaire du refus de la France, comme d’autres pays de l’UE, de survol de l’avion du président bolivien Evo Morales. Au motif que son  appareil était soupçonné d’abriter l’ex agent de la NSA Edward Snowden,  à la recherche d’un asile politique,  celui-ci a été contraint d’atterrir à Vienne (Autriche).

    L’Equateur  le Venezuela, l’Argentine, le Chili,  le Brésil ont exprimé  par la voie diplomatique leur mécontentement et leur solidarité avec leur homologue bolivien. L‘Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays), a fait part de sa « solidarité » et de son « indignation » , indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Pérou qui exerce la présidence tournante de l’organisation. Depuis Caracas, l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples, qui compte huit membres autour du Venezuela) a critiqué « une situation grave due à l’impérialisme nord-américain et ses alliés européens ».

    Les partisans du président Evo Morales, nationaliste indigéniste campant sur des positions plutôt altermondialistes, partisan  de la décroissance et lié aux  régimes vénézuélien et cubain par une même opposition aux Etats-Unis,  ont organisé hier  une manifestation devant ambassade de  France à La Paz. Des drapeaux   français ont été brûlés, des pierres ont été jetées sur fond de slogans hostiles  à notre pays.

    Le quotidien Le Monde l’a relevé, « l’autorisation d’accès au territoire national fait partie des droits régaliens des Etats. Mais une interdiction après décollage d’un avion transportant un président et qui a fait approuver son plan de vol au préalable semble sans précédent. »

    Avec une hypocrisie toute socialiste, Laurent Fabius  « a téléphoné à son homologue bolivien pour lui faire part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du président », a indiqué le porte-parole du ministère, Philippe Lalliot.

    Car depuis BerlinFrançois Hollande  a vendu la mèche.  Il a confirmé qu’il était  suspendu au feu vert de Washington interdisant tout départ de Edward Snowden. Il a ainsi  avoué avoir « immédiatement donné l’autorisation de survol de la France à l’avion transportant le président bolivien, Evo Morales », uniquement quand il a appris que ce dernier était à bord de l’appareil sans l’ancien agent américain, car « Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord ».

     Bref,  M. Hollande  joue aussi bien le rôle de féal  de Washington que ne le fit en son temps M. Sarkozy,  accusé en septembre 2006   par un Laurent Fabius alors dans l’opposition d’être « le futur caniche du président des Etats-Unis »…Le changement c’est pas maintenant.

    La dernière réaction un peu digne et virile  face aux activités d’espionnages récurrentes des Américains  à notre endroit fut celle de Charles Pasqua en 1995, alors ministre de l’Intérieur . Considérant que les Etats-Unis avaient eu un «comportement inamical, venant de services alliés», cinq Américains (notamment  quatre diplomates, dont le chef de poste de la CIA à Paris) qui «se livraient à des activités incompatibles avec le statut sous lequel ils résidaient en France» avaient été expulsés. Ils étaient accusés d’espionnage militaro-économique, notamment dans le domaine des télécommunications.

    A contrario,  en mai 2012, quelques jours avant le second tour de l’élection présidentielle, le piratage des réseaux informatique de l’Elysée par les Etats-Unis n’avait entrainé aucune réactions,  alors même que des notes secrètes des plans stratégiques avaient été récupérés sur des disques durs, que  des ordinateurs  de proches conseillers de Nicolas Sarkozy avaient été fouillés rapportait l’Express…

    Sur cette  question   plus générale de l’espionnage électronique dont la France fait l’objet,  il s’agit  de rappeler quelques vérités. Car si l’espionnage  militaro-économique entre « bons alliés » a toujours été de mise,  il existe toute de même des méthodes pour  s’en prémunir, malgré les moyens colossaux dont disposent les services de renseignements américains comparés aux nôtres.

     D’abord cette évidence : Il ne faut pas s’étonner  que les agences yankees   piochent, analysent et fouillent  dans  les données sensibles électroniques   émanant de nos pays…quand elles sont  hébergées  stockées par les grands groupes américains qui sont en position ultra dominante et quasi hégémonique. Elles n’ont qu’à demander pour se  servir.

     Il s’agirait aussi  d’avoir une production de composants logiciels/électroniques franco-françaises… afin de ne pas devoir les acheter à l’étranger ! 

     Autre constat, la  nécessité de la mise sur pied d’un chantier national consistant à  sécuriser  les WAN/MAN Français. Il est impératif  de de dresser une digue  solide capable de résister aux attaques informatiques internationalisées  auxquelles ce livrent régulièrement la Chine, les États-Unis mais aussi d’autres Etats.

     Bref, là encore constate Bruno Gollnisch,  tout est question d’autorité, de souveraineté, de volonté politique ; toutes choses dont sont singulièrement dépourvues les politiciens de l’UMPS. Les enseignements de l’Histoire sont impitoyables : malheur aux peuples dont les  chefs  ont la main molle et qui comptent sur les autres pour assurer la sécurité des nations dont ils ont la charge.

    http://www.gollnisch.com

  • Mensonge et désinformation sont les deux mamelles du Pouvoir

    Plus précisément, désinformation, intoxication, subterfuge, mensonge, tromperie ou machination sont les outils de la ruse, une très vieille histoire. Souvenons-nous du cheval de Troie.
    Plus près de nous, on se rappellera que le 3 avril 1943, à Katyn, les militaires allemands exhument les corps d’officiers polonais exécutés en 1940 par le NKVD sur ordre de Staline et du Politburo du Comité Central du Parti Communiste d’Union Soviétique, daté du 5 mars 1940. Trois commissions d’enquête et un film tourné entre le 10 avril et le 3 juin 1943 attestent de ce crime communiste. La désinformation anglo-américano-franco-soviétique tourne à plein régime et ce crime imprescriptible, selon la convention sur le génocide adopté par l’ONU en 1948, ne sera largement publié et porté à la connaissance du grand public qu’à  la fin des années 90.
    Intox encore, fin mai 1944 : opération FORTITUDE dans le Kent avec faux camions, faux chars, faux canons et des milliers de tentes et de réchauds de cuisine, destinés à tromper les armées allemandes vers un faux débarquement dans le Pas-de-Calais (juste en face).  Bingo, Hitler tombe dans le panneau !
    Désinformation permanente toujours, organisée et mise en œuvre par le Parti Communiste Chinois du 1er Octobre 1949 à aujourd’hui, mais plus particulièrement durant le règne de Mao-Tsé-Toung : « La longue marche » en 1934-35, la campagne des « Cent Fleurs » en 1956, le « Grand Bond en avant » en 1958, la « Révolution Culturelle » en 1966, avec la promotion du petit Livre Rouge, sont autant d’épisodes sanglants, vantés hier à la gloire du « Grand Timonier » avec la complicité des intellectuels collaborateurs-bourgeois de la caste politico-médiatique européenne. Aujourd’hui, les LAOGAIS (1.447 camps dans 33 provinces chinoises) continuent à être utiles au régime pour y parquer les « déviationnistes » et les « brigands ». RIEN n’a changé dans l’Empire du Milieu et à lui tout seul, le P.C.C est coupable de plus de 60 millions de victimes !
    En décembre 1989, après la destitution de Nicolas Ceausescu, le monde entier sanglote en voyant les images du « charnier de Timisoara » et le chiffre de 4.632 victimes est avancé : grossier mensonge ! En vérité, il n’y en a pas une cinquantaine. Plus fort, on nous a montré les images d’un homme et les cadavres d’un nourrisson et d’une femme : l’homme qui pleure sur le corps du bébé, n’est pas son père et l’enfant est décédé de mort subite ; la femme mise en scène n’est pas l’épouse de l’homme, ni la mère du bébé et elle est morte d’une cirrhose du foie ! ! !  MANIPULATION et MYSTIFICATION ! !
    Quelques mois plus tard, l’armée irakienne envahi le Koweït, le 2 août 1990 (territoire libéré en Février 1991). Le 10 octobre, une prétendue Nayirah déclare devant le Congrès américain qu’elle a vu les soldats irakiens entrer dans la maternité, arracher les bébés des couveuses et leur écraser la tête contre les murs… En réalité, le témoin est la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington et RIEN n’est vrai dans tout ce qu’elle raconte pour une campagne de désinformation qui a coûté 10 millions de dollars et destiné à tout mettre en œuvre pour une future intervention militaire américaine.
    Durant la 2ème guerre du Golfe, la tromperie s’est encore surpassée. Le 5 février 2003, le show devant le Conseil de Sécurité de l’ONU est assuré par Colin Powell, secrétaire d’État  américain et ancien chef d’état-major de l’US Army. Tout y passe : les arguments « irréfutables » fondés sur des informations « sûres et fiables » et aussi des renseignements  de « première main ». Et le clou de la représentation est un tube d’anthrax utilisé par les terroristes, brandi par Colin Powell, avant la projection de l’image d’un tube d’aluminium prouvant que les irakiens enrichissent de l’uranium en vue de fabriquer un jour une bombe atomique… Les honorables représentants au Conseil de Sécurité en restent bouche bée. Mais ne croient pas un mot de ce qu’ils viennent d’entendre : l’Amérique n’arrivera jamais à rassembler les 9 voix nécessaires pour une résolution sous chapitre 7 autorisant à utiliser la force.

     Car l’exposé de Colin Powell est un pur montage de bric et de broc. TOUT EST BIDON, les « preuves » en carton-pâte. Les fameux camions labos « bactériologiques » ne sont que des véhicules logistiques de ballons-sondes météos. Les bases « d’armes chimiques » ne sont que des déchetteries. Et le comble est que le fameux rapport « accablant » de 19 pages, distribué aux parlementaires 2 jours auparavant, n’est qu’une thèse de 3ème cycle publiée en 1991 par un irako-américain Ibrahim Al-Marashi, mais présentée comme un rapport britannique « irréfutable ». Le pot aux roses est dévoilé dès le 7 février et Tony Blair a dû  s’en excuser.  Précisons que  Colin Powell avait déjà lu quelques jours avant son intervention devant le Conseil de l’ONU, le rapport rédigé par Lewis Libby, (directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney) et avait conclu : « C’est de la merde » ; c’est pourquoi il a exigé que George Tenet -patron de la CIA- soit à ses côtés, pour ne pas porter seul le chapeau…TOUT EST FAUX ! Car ces va-en-guerre mentent, cyniquement, délibérément ; ils estiment que la fin justifie les moyens. Et après les attentats du 11 septembre 2001, Paul Wolfowitz, numéro 2 du département de la Défense, avait déjà créé une officine chargée de recueillir toutes les dépêches d’agences pour ne retenir et diffuser que celles qui pouvaient amener les naïfs à croire que l’IRAK possédait des armes de destructions massives, malgré les centaines d’inspections de l’ONU qui prouvaient le contraire.

    Paul Wolfowitz a d’ailleurs reconnu, bien plus tard : « Ce thème des armes de destruction massive a été retenu, parce que c’était le seul sur lequel nous pouvions tous tomber d’accord » ! ! !
    Alors, méfiez-vous du poids des mots et du choc des photos ! TOUT se manipule, se travestit et se transforme… selon les intérêts en jeu.
    Avec le « Printemps arabe », la « Révolution de Jasmin », les manifestations  en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Yémen, à Bahreïn, la guerre au Mali, et maintenant la rébellion en Syrie, la « propaganda-staffel » américano-sioniste déverse ses mensonges grâce à la complicité des medias aux ordres.
    En France, au mois de  juin, l’Assemblée Nationale a observé une minute de silence à la mémoire de Clément Méric, « tué par le fââââchisme »… alors même que la réalité des faits oblige aujourd’hui la classe politique, médiatique et culturelle à reconnaître que ce militant gauchiste était l’agresseur et qu’il est mort accidentellement. En état de légitime défense, Estéban, la cible de Méric, croupit injustement dans les geôles de la gueuse. Une fois encore, le Pouvoir a utilisé la désinformation pour tromper le public.
    Comme l’écrivait Paul VALERY : « Le mensonge et la crédulité s’accouplent pour former l’opinion ».
  • Politique politicienne à l'Elysée

    Valeurs Actuelles révèle :

    V"il existe pourtant bien un “cabinet noir” à l’Élysée, chargé de veiller à la mise hors circuit de l’ancien chef de l’État et d’orchestrer le rythme des “affaires” qui ternissent son image. À sa tête : le commandant militaire de l’Élysée, le colonel de gendarmerie Éric Bio-Farina, au profil autrement plus compatible avec la gestion d’un cabinet noir. Au mois d’avril 2013, le colonel Bio-Farina vient trouver le chef du service des transmissions et de l’informatique de l’Élysée, un contractuel en poste depuis le précédent mandat. Il lui demande d’accéder, dans le réseau informatique de la présidence, à l’ensemble des données du quinquennat de Sarkozy afin d’y récupérer des documents “sensibles” — invoquant de potentielles demandes de la justice. Problème : cette requête, en plus d’être gênante, est irrégulière. À la fin de chaque mandat présidentiel, le chef de l’État signe un protocole d’accord avec les Archives nationales pour qu’y soit versé l’ensemble des documents du quinquennat. Ces archives n’appartiennent qu’à ceux qui les ont produites, lesquels en conservent le bénéfice exclusif d’exploitation. Malgré plusieurs scènes de “menaces”, le chef du service informatique refuse de violer le protocole. Il s’arrange même pour que les archives 2007-2012 de la présidence soient mises à l’abri, sous scellés. La sentence tombe immédiatement : l’homme est mis au placard, rétrogradé au rang d’adjoint de son service. Un licenciement de fait. Le colonel Bio-Farina agit-il sur ordre contre Sarkozy ? Fonctionnaire zélé, c’est en tout cas lui qui s’est empressé, quelques semaines plus tôt, de livrer à la justice la liste des personnes venues à l’Élysée entre 2007 et 2012 en passant par la grille d’honneur, dont Bernard Tapie — lequel ne s’en cachait pourtant pas…

    On entend déjà le pouvoir socialiste crier au fantasme — qui peut croire Hollande capable de donner de tels ordres ? —, offrir un sourire de complaisance et invoquer le zèle d’un fonctionnaire. Un détail, néanmoins, attirera l’attention : avant de prendre ses fonctions à l’Élysée, le colonel Bio-Farina dirigeait depuis trois ans le groupement de gendarmerie de Corrèze, basé à Tulle, fief du président… Celui-ci n’est pas pour autant un intime de Hollande, mais il est arrivé à l’Élysée par l’intermédiaire d’Alain Zabulon, préfet de… Corrèze avant de devenir directeur de cabinet adjoint du président. « Bio-Farina est connu pour être un homme de cabinet, il n’agit que sur ordre », nous confie un haut cadre de la gendarmerie. Quant à Zabulon, Hollande vient de lui confier le poste ultra-sensible de coordonnateur national du renseignement : la tour de contrôle du président."

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