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France et politique française - Page 4836

  • Contre le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » – par Gérald Pichon

    PARIS (NOVOpress)  Ayant décidé de « jeter un pavé dans la vitrine du système », Gérald Pichon, l’auteur de « Sale Blanc », s’insurge contre les récupérations politiciennes de la haine anti-blanche, dernier tabou que les médias ne peuvent plus taire. Une levée d’un tabou pourtant utilisée par certains pour continuer à incriminer les nôtres…

     

    Après avoir pendant des années passé sous silence l’existence de la haine anti-blanche, les ligues de vertu anti-racistes, les médias (même TF1 en parle !)  et la classe politique commencent à évoquer ce phénomène de société de manière récurrente. A première vue, en tant qu’auteur d’un livre « Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas » (Editions Idées) dénonçant la duplicité de ce « Système à tuer les peuples » (collusion entre la classe politique et économique) sur le racisme anti-blancs, je devrais être le premier à m’en réjouir, mais ce n’est pas le cas.

    Le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos »
    En effet, je vois poindre au delà de la récupération politique(1) et associative (Pourquoi le racisme anti-blancs est-il désormais au cœur du combat de la Licra ? par Gérald Pichon) un mouvement de fond plus vaste s’inscrivant dans la logique même dans ce je dois nommer dorénavant, après la relecture du philosophe suisse Eric Werner, le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos ».

    Un même constat et des solutions différentes : éviter ou créer la balkanisation de la France
    Désormais, à de rares exceptions près, plus personne n’ose nier l’existence de la haine anti-blanche, la réalité a rattrapé l’opinion. Le constat est donc le même pour tout le monde, ce qu’ils appellent « le racisme anti-blancs » existe. Mais c’est sur les solutions que les choses divergent. Si j’ai écrit mon livre, c’était pour évoquer la balkanisation de l’Europe, en évitant de tomber dans le piège de la guerre raciale des « White » contre « Black  Power » et en proposant des solutions : la réidentarisation des individus (qu’ils soient européens ou non), seul antidote contre le poison de la sous-culture mondialiste, et la remigration dans la dignité des peuples extra-européens (pour vivre leur identité sur leur terre et éviter l’explosion ethnique qui nous guette). Au lieu de cela, que font la classe politique, les médias et les ligues de vertus ? Tout l’inverse, en mettant en place le Grand Remplacement  (entre 8 à 10 millions d’extra-européens présents sur le sol français) en pleine crise économique, en inoculant le poison de la Haine (de la France, et des Français de souche) et celui de Détestation (de soi, de son identité), en diffusant le mensonge du « vivre-ensemble » et en maintenant une chape de plomb sur la haine anti-blanche pendant plus de 30 ans. Le pire aurait pu être évité s’ils l’avaient voulu mais ce n’était pas leur but. Leur but est justement de créer cette situation du pire…

    La mèche du racisme anti-blancs sur la bombe à fragmentation communautaire
    Comme le village d’Astérix, toute la France se communautarise, mais un dernier bastion fait de la résistance, c’est celui justement de la majorité invisible, des Français de souche à qui on a appris à être individualistes, à se culpabiliser en permanence et à faire son mea culpa antiraciste quotidien. La situation a évolué au cours des dernières semaines : le raciste reste l’ennemi intérieur, mais sa couleur de peau n’est plus seulement blanche et l’on voit apparaître des nuances plus sombres. Car le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » est entré dans une nouvelle phase de fragmentation de la France en voulant asseoir un peu plus sa domination dans cette phase de fortes turbulences économiques propices à créer une situation révolutionnaire. Le philosophe Eric Werner a bien analysé cette situation dans son livre « L’avant-Guerre civile » : « un Etat multiculturel balkanisé est beaucoup plus facilement gérable qu’un état culturellement homogène non-balkanisé. Un peuple organiquement Un (ce qu’était autrefois l’Etat-nation) est capable de tenir tête à ses dirigeants, de leur résister et de leur faire front. » Il ne faut pas être naïf car les « dirigeants européens sont naturellement au fait de l’évolution démographique », ils savent que « la population d’origine extra-européenne a toute chance de devenir à relativement brève échéance majoritaire en Europe. » Pour maintenir leur hégémonie, « il leur suffira d’adapter leur stratégie traditionnelle aux nouvelles données de la société “multiculturelle”, en jouant telle ethnie contre telle autre. »

    A mesure que la crise économique avance, le « Système à tuer les peuples et à créer du chaos » garde sous la main l’option d’allumer la mèche du racisme anti-blancs de la bombe à fragmentation communautaire pour garder son pouvoir. Alors méfions-nous des faux-semblants et surtout des faux amis même si leurs discours semblent séducteur au premier abord. Il nous appartient de déjouer ces plans en gardant le cap inflexible de la non-violence, de la dignité et de l’identité.

    Gérald Pichon http://fr.novopress.info/

    1 – « Désormais, le Système à tuer les peuples ne peut plus maintenir cette chape de plomb sur la haine antiblanche. Cette réalité a malheureusement rattrapé un grand nombre de Français de souche comme le montre un sondage du quotidien Le Monde (pour 57% des personnes interrogées, le racisme antiblancs est un phénomène assez répandu). Et pour éviter que la vérité éclate sur le fait que les Blancs sont les principales victimes de la haine raciale et que les victimes sont considérées comme un mal nécessaire dans la stratégie du Grand Remplacement, il cherche à emmener ce thème sur une voie de garage en tentant de le récupérer, comme le montre le thème du prochain congrès de la Licra, ou en faisant émerger un interlocuteur “antiracistement correct”. Il est quand même incroyable que des personnes comme Tarik Yaldiz (auteur d’un recueil de témoignages sur le racisme antiblancs) ou Jean-François Copé soient les seules personnes interrogées sur ce sujet de société brûlant ! La création d’un SOS Racisme antiblancs n’est pas, à mon avis, prévu. On se dirige plutôt par une tentative de prise en main de la haine antiblanche par le courant néo-conservateur français afin de l’intégrer dans une défense plus globale de l’Occident (Etats-Unis + Israël + Europe) et de ses valeurs (consumméristes, individualistes et anti-identitaires). Soit la prise en main des petits Blancs par ceux-là mêmes qui apprennent aux bandes ethniques à les détester ! » (Entretien avec Gérald Pichon, auteur de “Sale Blanc”)

  • Des magistrats dénoncent l'illégalité de l'arrestation de Nicolas

    Le Figaro relève l'initiative d'une vingtaine de magistrats qui dénoncent la police politique :

     

    "L'étudiant de 23 ans et sympathisant de la Manif pour tous a été condamné à deux mois de prison ferme pour «rebellion» envers les forces de l'ordre. Une vingtaine de magistrats contestent le fondement juridique de son interpellation.

    Alors que le procès en appel du jeune Nicolas Bernard-Buss, membre de la Manif pour tous incarcéré depuis le 19 juin à Fleury-Mérogis, se tient mardi prochain devant la cour d'appel de Paris, un collectif de magistrats s'est constitué pour dire son indignation et contester le fondement juridique de l'interpellation du jeune homme. «Le traitement policier et judiciaire qui a suivi a amorcé un mouvement de fond qui secoue non seulement l'opinion mais également la magistrature elle même», explique Jean-Paul Garraud, magistrat et ancien député UMP. Une vingtaine de magistrats en colère se sont tournés vers l'homme public -secrétaire national de l'UMP à la Justice- pour diffuser leur tribune sous la signature syndicale de la nouvelle Association Professionnelle des Magistrats, présidée par Jean-Paul Garraud. «C'est très intéressant car c'est un mouvement spontané de leur part, et non syndical, commente Jean-Paul Garraud. Je suis leur porte-voix car ils sont tenus à une obligation de réserve».

     

    «Indignés, nous voulons souligner que cette décision (interpellation et condamnation de Nicolas, NDLR) et le contexte dans lequel elle a été rendue soulèvent au moins trois questions essentielles, sur le strict plan juridique d'abord», disent les magistrats dans la tribune. Ils rappellent que le droit de manifester n'est pas soumis en France à un régime d'autorisation préalable, mais seulement de déclaration préalable. La simple participation à une manifestation non déclarée ou interdite n'est pas répréhensible, seul l'organisateur encourt les foudres de la loi dans cette hypothèse (article 431-9 du Code pénal). «À défaut d'identifier l'organisateur d'une manifestation qui lui déplaît», le pouvoir politique a donc, selon eux, cherché à donner une nouvelle qualification juridique au mouvement qui se déroulait. C'est ainsi qu'est sortie la notion «d'attroupement» qui, susceptible de causer un trouble à l'ordre public, constitue une infraction dès lors que la sommation de se disperser reste sans effet». Selon les magistrats, la préfecture de police s'est dispensée de ces sommations, ce qui n'est possible que lorsque les policiers sont attaqués ou menacés, ce qui n'était pas le cas. Aussi, en l'absence d'infraction, l'interpellation de Nicolas Bernard-Buss et de ses amis est irrégulière, selon eux. «Pour reprendre une jurisprudence constante de la Cour de cassation, si l'interpellation est infondée, tous les actes qui suivent (ceux qui n'auraient pas existé sans celle-ci) ne sont pas plus fondés. Ils sont irréguliers. Il n'y alors plus ni rébellion puisque les policiers n'ont pas agi dans un cadre légal, ni refus de prélèvement ADN puisque ce prélèvement ne peut être effectué qu'auprès de suspects interpellés légitimement», rappelle les magistrats du collectif" (suite).

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pierre Mauroy, un des destructeurs de la France

    Pierre Mauroy (1928-2013) vient de recevoir quelques jours après son décès le vendredi 7 juin un hommage national aux Invalides ce mardi 11 juin, avec un discours de vibrant hommage, souvent à la limite de l'absurde, du président François Hollande. Le défunt n'aurait eu que des qualités, aurait mené une œuvre utile et sans tache en tant que Premier ministre de 1981 à 1984, maire de Lille de 1973 à 2001. Ce n'est bien sûr pas l'opinion de l'extrême-droite, même si elle partagée évidemment par la fausse opposition parlementaire, avec des communiqués émus de l'UDI, et même de l'UMP. Nous nous y attendions quelque peu ; par contre, et que l'on ne nous caricature pas encore en hystériques irrationnels haineux, nous avons encore constaté hélas simplement qu'il y a décidément de gros problèmes idéologiques au néo-FN : nous avons été surpris en particulier du vibrant hommage de Steeve Briois, proche de Marine Le Pen - qui certes plus sobre, se contente personnellement et au nom du mouvement de ses condoléances -, secrétaire général du FN, saluant « l'homme des 39 heures et de la retraite à 60 ans », le « défenseur des travailleurs français » - lourd contresens historique - , saluant son « opiniâtreté et son courage ». Ah bon ? Nous lisons sous la plume de Briois : « Pierre Mauroy n'était pas soumis à l’ultralibéralisme et à la financiarisation à outrance »... Eh bien si, nous le verrons ! Tout ceci est parfaitement lisible sur le site officiel du mouvement, < www frontnational.com >, que l'on ne nous objecte pas la poursuite maniaque de fantaisies personnelles de tel ou tel. Le néo-FN a encore perdu une occasion de se taire !
    Pierre Mauroy se définissait avant tout comme un militant socialiste internationaliste, de 1945 à sa mort, bref par définition un adversaire absolu de l'extrême-droite nationaliste. Il avait occupé de hautes fonctions au sein du mouvement socialiste dès 1950 - secrétaire national des jeunesses socialistes, proche de Guy Mollet -, en France, jusqu'au sommet avec la fonction de Premier Secrétaire du Parti Socialiste de 1988 à 1992, et Président de l'Internationale Socialiste de 1992 à 1999. Il incarnait à la perfection, son physique imposant aidant, l'éléphant du parti socialiste, expert des négociations complexes internes entre courants, avec moult manœuvres plus ou moins avouables.
    Nous proposerons de centrer l'analyse sur la contribution essentielle de Pierre Mauroy à la destruction de la France, son action en tant que Premier ministre de François Mitterrand, de 1981 à 1984. La France était déjà en crise en 1981 : la rigueur de Raymond Barre Premier ministre (1976-1981) du président précédent Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) avait ralenti la croissance en France, sans restreindre pour autant l'inflation, alors de l'ordre de 20 % annuel ; le million de chômeurs paraissait un sommet à la fois insoutenable et provisoire. Le tandem, annoncé à l'automne 1980, Mitterrand-Mauroy incarnait un espoir de changement - le vocabulaire socialiste varie peu -, de relance économique générale, de progrès social, de disparition du chômage, voire pour les plus enthousiastes de nouvel Age d'Or. En 1981, c'était aussi l'ère de la gauche unie, malgré de permanentes tensions internes, avec des ministres communistes au gouvernement, sur un programme commun prônant la socialisation de l'économie en pleine conformité idéologique avec les idéaux moscoutaires ; toute la moitié orientale de l'Europe était alors soumise à des dictatures communistes.
    Parmi les premières mesures de l'expérience socialiste de 1981 figurent le temps de travail hebdomadaire réduit à 39h, la retraite pour tous à 60 ans - au lieu de 65 ans comme auparavant -, la nette augmentation du nombre de fonctionnaires ; il est difficile de ne pas y voir une coûteuse et dangereuse démagogie. N'étaient pas en soi insoutenables la cinquième semaine de congés payés, la politique de relance et de nationalisations économiques, en particulier dans les banques et les grandes entreprises industrielles : toutefois une relance ne peut fonctionner qu'en économie fermée ou semi-fermée, et était à l'évidence incompatible avec l'ouverture des frontières et la construction européenne ; certes la compétitivité avait pu être à peu près maintenue de 1981 à 1983 du fait des dévaluations multiples - chose qui serait bien nécessaire aujourd'hui mais impossible à cause des oukases de la BCE à Francfort -, mais il a résulté de cette politique une augmentation massive des importations, non une hausse de la production nationale. Cette révolution économique échoue ; le chômage passe la barre des 1,5 millions officiels. En 1983, Pierre Mauroy pèse en faveur de la capitulation face au libéralisme économique dominant en Europe, la soumission aux exigences du SME - Système Monétaire Européen, préfiguration de la BCE - ; il eût fallu, comme le soutenait Jean-Pierre Chevènement - nationaliste de gauche, inspirateur reconnu de Florian Philippot penseur du néo-FN -, sortir du SME, éventuellement de la CEE, rétablir les barrières douanières afin de retrouver les équilibres macroéconomiques ; le choix de la capitulation donc a inauguré le retour aux politiques dites de rigueur, bridant la croissance, entretenant le chômage, sans arriver pour autant à l'équilibre des comptes publics, d'autant moins que conscience socialiste obligeant, à défaut de travail pour tous sont déjà accrues les prestations sociales. Pendant ce temps, avec la large tolérance, sinon le franc encouragement des autorités, se développe avec une vigueur encore jamais atteinte l'immigration de peuplement de la France - inaugurée par le tandem Giscard-Chirac -, avec une natalité allochtone qui s'installe, largement financée par les prestations sociales françaises : depuis, il est clair que l'on n'a pas multiplié des foules de travailleurs actifs et méritants, au contraire ; le modèle social français en meurt. Instituée en 1984, la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable crée ainsi un puissant appel d'air en faveur de l'immigration extra-européenne.
    À cette révolution économique manquée, ces francs reniements multiples font qu'il est quand même surprenant d'entendre louer par le FN la constance ou l'opiniâtreté de Pierre Mauroy, alors que c'est tout le contraire. Là où il faut hélas reconnaître détermination et continuité entre tous les gouvernements, c'est l'œuvre de destruction biologique et culturelle de la France : après sa légalisation par Giscard en 1974, l’avortement devient intégralement remboursé en 1982, les média sont libéralisés, ce qui conduit concrètement de manière plus ou moins subtile à la promotion des antivaleurs de mai 1968 : contre la famille stable, pour les fantaisies sexuelles, l'invasion plus ou moins progressive de la pornographie... L'école publique et la culture subventionnée participent, de façon encore discrète sous Pierre Mauroy, mais nettement, de cette œuvre de destruction de la France, à commencer par son intelligence avec les expériences pédagogiques commençant à fabriquer des générations d'analphabètes, la volonté absurde du bac pour tous qui conduit à sa dévaluation, tandis que les "cultures" allochtones ou perverses sont encouragées. Tout ceci par un Pierre Mauroy qui avouait aller régulièrement à la messe, et qui bénéficiera, sans avoir rien renié depuis, de funérailles religieuses. À défaut d'absorber brusquement l'enseignement privé sous contrat, du fait de grandes manifestations d'opposition, le pari avait été fait de l'alignement idéologique à terme, avec hélas un large succès depuis. De même, avec les encouragements des sociologues militants de gauche, un regard sympathisant nouveau est porté pour le délinquant, de préférence allochtone, « victime de la société », qui craindra nettement moins la prison et plus du tout la peine de mort, abolie. En ce contexte, la décentralisation développée à ce moment n'a pu qu'affaiblir encore la Nation.
    Pierre Mauroy a été véritablement l'un des destructeurs de la France, à un poste essentiel à un moment décisif. Que le croyant prie pour le salut d'une âme, soit, mais il n'y a strictement aucun hommage à rendre à un tel ennemi de l'extrême-droite et de la France.
    Nicolas Bertrand Rivarol du 14 juin 2013

  • La révolte des flics n’aura pas lieu

    Nous avons déjà abordé le sujet à plusieurs reprises sur CI et cela nous a valu quelques courriels peu courtois. Voici qu’un blog de « catholiques excédés  », la table ronde, sort un article sur un mythe droitard qui a la vie dure, la révolte des policiers.

    « Repassons-nous la bande. Situons arbitrairement (et imparfaitement) le coup d’envoi des violences policières à la date du 24 mars dernier. Depuis lors, ce n’est un secret pour personne, la confrontation politique s’est doublée d’une confrontation ouverte ET larvée entre les manifestants de toutes sortes et les forces de l’ordre.
    Le fait est tellement inhabituel, pour une population majoritairement de droite et traditionnellement respectueuse des agents publics, que les réactions furent pour le moins hétéroclites et partagées. Parmi ces réactions, une constante revient incessamment : « les flics sont secrètement avec nous, en leur for intérieur » « la Police finira par ne plus obéir aux ordres injustes et politiques » voire même « ils se retourneront contre le pouvoir ». Le tout copieusement nourri d’émouvants témoignages d’agents écœurés de leur boulot, confessant le malaise général à leur victime entre deux fouilles au corps.

    Non.
    Non.
    Et re-non.

    PRIMO, parler de « LA » Police est une première erreur, sous ce rapport. Il est impossible de tirer une conclusion générale de quelques témoignages isolés et anonymes. Il se trouve par ailleurs que les états-majors et la hiérarchie des corps policiers (tant la P. nationale que la P. municipale) sont gangrenés par la franc-maçonnerie, et ce depuis de nombreuses années. Mention spéciale à l’immense commissariat de Nice, sans doute un des pires de France à cet égard. Ainsi donc, les policiers éventuellement « avec nous » se situent statistiquement au sein de la valetaille et non pas des décideurs : comme soutien, on a vu mieux.
    D’autre part, il s’agit d’une résurgence d’un vieux mythe qui colle à la droite, selon lequel « l’armée est avec nous, tradi-catho-péchu-honneur et elle remettra de l’ordre quand il le faudra, sabre au clair si nécessaire, comme Napoléon et de Gaulle » (dans notre cas, ce mythe est quelque peu adapté aux forces de l’ordre). Là encore, erreur. Depuis le putsch de 1961, s’il y a bien une constante inaltérable dans les politiques de défense françaises, c’est d’éviter toute velléité de rébellion et d’amenuiser la « menace » de l’armée. Notamment en minimisant l’esprit de corps des régiments, en accélérant le turn-over des officiers, et en professionnalisant au maximum l’armée de métier (c’est bien connu, seules les armées de conscrits se révoltent). Et bien chez les forces de l’ordre, c’est pareil : elles ne constituent pas un allié potentiel pour nous, ni une menace pour le pouvoir.

    SECUNDO, il y a un aspect psychologique fort compréhensible : après quarante ans que les policiers se font cracher dessus par le pouvoir et les médias et qu’ils se prennent des cailloux dans les cités, voilà qu’on les déploie dans les beaux quartiers ! Alors c’est peut-être inutile et fatigant, mais on est toujours mieux là qu’ailleurs. C’est bêtement humain. Quant à ceux qui refoulent leur agressivité depuis quinze ans de service par crainte de la bavure, voilà qu’on les autorise à cogner avec le blanc-seing de sos-racisme ! On a beau avoir une conscience, une fois le premier homophobe passé à tabac… la suite passe tout seul.

    TERTIO, en admettant même qu’une bonne partie des agents de police approuve nos idées (c’est très possible), croyez-vous qu’ils seront suffisamment « avec nous » pour retourner leur veste ? Moi pas. Celui qui les paye, c’est le gouvernement – et c’est ça qui compte, en dernier recours. On ne démissionne pas sur un coup de tête dans un pays où le chômage est aussi dramatique. Et sans aller jusqu’à démissionner, on ne se rebelle pas si aisément contre sa hiérarchie quand on a une femme et quelques gosses à nourrir, et qu’on habite dans un logement social / de fonction qui peut malencontreusement être attribué à quelque demandeur d’asile, ou que la mutation dans le 93 pourrait remplacer inopinément la mutation dans le Gers.
    Et quand bien même un agent de police se retournerait, est-ce que tous ses collègues le suivraient ? Certainement pas. Et sa hiérarchie se ferait un plaisir d’en faire un exemple très dissuasif.

    L’attrapera, l’attrapera pas ?

    Voilà. Qu’il y ait un malaise dans la Police, et des policiers favorables à LMPT à titre individuel, c’est certain. Mais cela n’engage à rien, et il ne faut certainement pas en conclure que « les flics sont avec nous ». Les agents, qui sont de braves gens (je n’en doute pas une seconde) ne sont ni pires ni meilleurs que vous et moi ; c’est bien pour ça qu’ils ne faut pas compter sur leur retournement.

    Les témoignages touchant et les confessions larmoyantes, c’est fort beau. Mais enfin, face aux rebelles inexpérimentés que nous sommes, les larmes de crocodiles sont pour certains flics une manière rapide et économe de parvenir à leurs fins tout en se mettant les victimes dans leur poche – situation ô combien confortable ! Il faut redonner à ces belles déclarations leur véritable valeur, c’est-à-dire… aucune ! (particulièrement valable en cas de discours rapporté, et encore plus si c’est lu sur les réseaux sociaux) Si elles sont sincères, elle n’avancent à rien, et si elles ne le sont pas, on avait raison de se méfier. Après tout, ces agents « si nombreux », pourquoi ne se constituent-ils pas en syndicat ? (bon, sauf les gendarmes) Ils savent le faire quand la paye est mauvaise, ça n’est pas plus compliqué quand le boulot est immoral. Posez-leur la question. Je le fais souvent.

    Ami veilleur, camarade manifestant, compagnon interpellé : de grâce, imprime-toi ça dans la tête :

    • Ton avocat est ton seul ami
    • Le policier n’est pas ton ami
    • Le policier n’est toujours pas ton ami
    • Tant que la paye tombera à la fin du mois, le sursaut éthique que tu espères n’aura pas lieu.

    REMARQUE : La Table Ronde vous recommande vivement la lecture du communiqué des Avocats des Veilleurs (disponible ici). Bien qu’un peu long, il est particulièrement édifiant. Les plus pressés liront avec profit la seconde moitié du communiqué : c’est suite à ces témoignages inédits que nous avons décidé d’écrire cet article.
    Ce communiqué vous donne également, à toute fin utile, de nombreuses recommandations à suivre à la lettre en cas de contact avec les forces de l’ordre, à quelque degré de que soit (discussion, contrôle, interpellation, GàV…) »

    http://www.contre-info.com

  • Le choc libérateur du salaire direct

     

    130704L'arrivée de Pierre Gattaz à la présidence du Medef est considérée comme une des rares bonnes nouvelles de cette séquence gouvernementale morose et opaque. On appréciera par exemple son propos : "Je ne veux pas être un observateur passif d’une France qui se casse la figure." (1)⇓

    Bon sang ne saurait mentir pensent tous ceux qui avaient aimé Yvon Gattaz, remarquable défenseur de la libre entreprise et industriel lui-même, face aux lamentables années Mitterrand.

    "Moins d'aides, moins de charges", réclamait alors le porte-parole du patronat français.

    À l'heure présente, deux familles de débats se présentent à notre pays et à ses entreprises. D'un autre côté, l'Europe entière se pose le problème de l'accès des jeunes au marché du travail ; dans chaque pays, affublé de sa propre réglementation sociale souveraine, peut et doit s'interroger sur les causes spécifiques du chômage qu'il enregistre.

    Un de mes correspondants amicaux habituels me pose la question : "De quelle mesure incitative serait accompagné selon vous l'abaissement des charges et des taxes afin que l'employeur embauche plutôt que de garder la différence en ne majorant point les salaires par ailleurs et en ne créant pas de postes ?"

    Ma réponse personnelle se situe en quelque sorte au-delà du propos d'il y a 30 ans : l'accord entre les entreprises et l'État doit se faire sur "Zéro aides zéro charges".

    Certes je ne suis évidemment pas le représentant de Pierre Gattaz. En tant qu'entrepreneur individuel moi-même depuis bientôt 40 ans je n'ai jamais éprouvé le sentiment d'avoir jamais été représenté par les instances "patronales" officielles, encore moins par l'Union patronale artisanale que par le Medef.

    La vraie libération sociale s'appelle le salaire direct. (2)⇓ Le Medef dispose d'une arme extraordinaire et il ne s'en est jamais servi jusqu'ici : les chefs d'entreprises doivent demander la révision des procédures qui les font percepteurs pour le compte des Urssaf. Ce système paternaliste remonte à la charte du Travail de 1941. Il n'a aucune raison de perdurer.

    Le tribut infligé au travail est ainsi occulté. Car toutes les cotisations, aussi bien "patronales" que "salariales" sont prélevées sur le coût économique du travail. Dans les années 1990, le multiplicateur de coût salarial (3)⇓ est passé de 1,53 au 1er janvier 1993, sous le gouvernement Bérégovoy, à 1,57 en février 1996 sous le gouvernement Juppé. Aujourd'hui ce multiplicateur est de l'ordre de 1,8.

    Le jour où les entreprises verseront directement l'intégralité du coût du travail à leurs employés, soit une augmentation de la fiche de paye de 80%, ceux-ci militeront nécessairement pour l'abrogation effective des monopoles sociaux qui nous ruinent tous.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. Les Échos en ligne le 03/07 à 20:58.
    2. d'autres préfèrent l'exppression "salaire complet" : je la trouve moins parlante.
    3. je renvoie ici aux archives des chroniques sociales qui ont donné naissance à l'Insolent, et notamment celles du 28 février 2001 et du 31 janvier 1996.
  • (Clubs et Cercles) Les Maîtres de l'ombre

    Aussi sélects que des clubs de bridge, aussi fermés que des cercles de jeux, il existe en France toute une série de comités, clubs, cercles, fondations ou commissions dont la quantité des effectifs est inversement proportionnelle à l'influence intellectuelle ou économique qu'ils exercent. Les réseaux qu'ils constituent sont ceux du vrai pouvoir.

    Un pouvoir social-démocrate.

    Le cercle d'influence ne doit pas être confondu avec le club politique. Certes, quelques-uns de ces derniers comme le club Vauban de Simone et Antoine Veil - du nom du domicile parisien du couple, place Vauban - réunissent de manière informelle des personnalités du monde politique en dehors des clivages traditionnels. Le discours pro-cohabitationniste que tenait Simone Veil dès 1985, et qu'elle reprend aujourd'hui, est étoffé par les contacts permanents qu'elle entretient, en son salon, avec les figures politiques du centrisme de Jacques Barrot à Lionel Stoleru, d'Olivier Stirn à Didier Bariani. « Travailler ensemble », envisager de possibles « coalitions » transcourants - la coalition conçue comme l'institutionnalisation de la cohabitation -, autant de thèmes récurrents issus de discussions en petits comités qui ne doivent rien à l'expression de la volonté populaire.


    ✑ Le pouvoir des medias


    La Fondation Saint-Simon est au contraire l'exemple type de ces sociétés de pensée efficaces et discrètes - seules de (rares) indiscrétions permettent de prendre connaissance des participants. Alain Minc est l'un d'eux. Il brasse les chiffres et les mots. Il dirige d'importantes sociétés, et écrit des livres. Il manage, et il pense. Roi de l'OPA, il conceptualise à tour de bras la nécessaire social-démocratisation du capitalisme. Minc est ce qu'on appelle un auteur à succès, surtout télévisé. Ses livres, La Machine égalitaire, L'Avenir en face, La Vengeance des nations, sont autant de titres dont tout le monde a entendu parler et que quelques-uns ont feuilletés ; rares sont ceux qui en ont pris réellement connaissance. Peu importe : sa médiatisation à outrance suffit à faire passer ses idées. Une médiatisation qui doit plus à ses réseaux qu'à l'originalité de son propos.

    Dans sa copieuse notice du Who's Who, Minc ne mentionne pas son appartenance à la Fondation Saint-Simon. L'homme d'extrême centre y joue pourtant un rôle prépondérant.

    Qui y rencontre-t-il ? Roger Fauroux, le p.d.g. de Saint-Gobain, Georges Kiejman, le ministre ami de Mitterrand, Serge July, le directeur de Libération, ou encore Jean-Claude Casanova, conseiller de Raymond Barre. Ensemble, il refont le monde. Comme tout un chacun dans les conversations de bistrot ? Pas exactement.

    Quand, en 1984, la France « découvre la crise », télévision et journaux s'emparent du thème pour le retourner : cela donne Vive la Crise, un supplément de Libération et une émission de grande écoute avec Yves Montand destinés à expliquer aux Français que la crise que connaît le pays peut être tout à fait profitable en ce sens qu'elle est l'occasion d'une remise en question du système, et qu'avec de la volonté et de la solidarité, chacun en sortira plus fort et meilleur. Ce nouveau concept qui appelle à une sorte de rédemption et va relancer la machine capitaliste pour son plus grand profit est issu des

    réflexions saint-simoniennes, ainsi que du Siècle, club concurrent mais aux idées proches. Deux espèces de franc-maçonnerie sans rite initiatique, mais où les conditions d'admission sont liées au statut social (élevé : financiers, directeurs de journaux, sociologues) et au pouvoir médiatique dont ils bénéficient, ainsi qu'à de « fermes » convictions social-démocrates et malthusiennes.


    ✑ Les maîtres du monde


    Ces cercles cependant, par leur action uniquement hexagonale, ne peuvent prétendre à contrôler l'ensemble de la planète. Cette ambition démente et est celle de la commission Trilatérale, fondée en 1973 par David Rockfeller.

    « Une organisation de la sagesse au niveau international », dira Raymond Barre, membre dès sa création de cette organisation regroupant environ trois cents personnes : banquiers, hommes d'affaires, universitaires ou politiques d'Europe, des États-Unis et du Japon définis comme « les trois régions (sic) à économie de marché » qui ont pour projet commun... de devenir maîtres du monde. L'expression est-elle exagérée, pour une organisation qui prétend vouloir « harmoniser les relations politiques, économiques, sociales et culturelles entre [ces] trois régions » ? Et les exemples abondent de réussites fulgurantes et surprenantes.

    Le cas de Raymond Barre est le plus étonnant. En 1973, il adhère à la Commission. L'année suivante, il est l'une des cinq personnes qui, au niveau international, organisent le premier sommet des pays industrialisés, qui va devenir le fameux G7 grand ordonnateur de l'économie mondiale. Et en 1976, il est nommé à la stupéfaction générale Premier ministre de la France, tandis que Jimmy Carter, lui aussi « trilatéraliste », accède à la présidence des États-Unis. Comme le dit Barre lui-même : « Tous ses membres [de la Trilatérale] ont eu des responsabilités avant, pendant ou après leur participation. Ils en ont tous tiré un grand profit. »

    On pourrait encore citer le Bilderberg Group, organisation jumelle de la Trilatérale - Barre, Rocard, Stoleru, Attali ou Rothschild s'y côtoient -, ou le séminaire annuel de Davos, qui ont également pour fonction de réunir le top niveau de la politique et de la finance internationale, par-delà des frontières que la mondialisation de l'économie aurait rendues obsolètes, et loin du regard des peuples auxquels il n'est décidément pas possible de laisser le pouvoir de trancher des problèmes aussi complexes.

    « Je ne crois pas, expliquait Raymond Barre, que les grandes conférences apportent des solutions aux problèmes économiques de notre monde. A moins qu'elles n'aient été préparées de longue date, et qu'on n'ait déjà pris toutes les décisions. » C'est tellement mieux quand c'est expliqué clairement.

    ✍ Philippe Gurson Le Choc du Mois. Décembre 1992

  • Face au gender

    L'heure est grave, c'est le moment de redoubler de courage et de force : 

     

    "La diffusion de la théorie du genre par les responsables de l'État français doit nous appeler à la gravité, à la lucidité et à l'espérance.

    La situation est grave.

    L'atteinte du Gender est portée aux fondements mêmes de la cité. Elle est tout sauf anodine. Elle touche à ce qui est premier, fondateur, au coeur de l'homme, au plus intime, à ce qui le relie aux autres, à ceux qu'il côtoie, à ceux qui l'ont précédé et à ceux qui vont le suivre.

    Cette théorie remet en cause le premier verset de la Bible.

    Nous sommes au cœur de la civilisation. Il est vrai que le pouvoir politique actuel, qui aime souffler le chaud et froid, lui qui déniait le droit de parler de civilisation comme étant une résurgence d'une époque de barbarie, prétend aujourd'hui nous faire changer de civilisation…

    Le ministre de l'éducation nationale veut arracher nos enfants à tous les déterminismes, pour les rendre libre pour « produire des individus libres ». La déconstruction des stéréotypes du genre est présentée comme un moyen d'émancipation. En synthèse voici le discours qui pourrait être tenu à nos enfants :

    « Tu es né avec la morphologie d'un garçon ou d'une fille mais je vais te donner les moyens de t'affranchir de cette réalité qui te frustre pour que tu choisisses ton sexe social ! »

    Ulysse, Antigone, Jeanne d’Arc et bien d’autres se sont-ils interrogés sur leur sexe social ?

    Voilà « tout simplement » (…) ce dont il est question. Cette prétention est celle d'un totalitarisme déguisé, à visage humain, européen, transnational comme Gregor Puppinck le démontre avec beaucoup de clairvoyance. Il faut le combattre tel qu'il est, en fonction de sa nature.

    L'objectif est de dessiner le nouveau visage de l'humanité. Il s'agit donc d'un projet TOTALITAIRE.

    Or, nous avons trop tendance à relativiser les choses, à les dédramatiser. Ce n'est pas si grave que cela finalement… Tout cela ne concerne qu'une petite minorité.… Non, on va maintenant toucher à nos enfants !!!

    Ce pouvoir a l'ambition et la prétention de les structurer autrement, violant ainsi les prérogatives de leurs parents qui sont considérés comme faisant partie des déterminismes dont il faut les affranchir.

    D'où l'exigence de lucidité.

    Ce totalitarisme procède d'une triple erreur anthropologique, philosophique et spirituelle.

    Une erreur anthropologique tout d'abord.

    Erreur fondamentale ; il s'agit d'une fiction qui veut nier la réalité et essaie de faire croire, de faire admettre que cette réalité serait le fruit de déterminismes divers et variés.

    Il faut en revenir à des notions de base, simples, élémentaires. Ce qui est blanc est blanc. Ce qui est noir et noir. Ce qui est masculin est masculin. Ce qui est féminin est féminin. Un point c'est tout !

    Sylviane Agacinsky a parfaitement expliqué que l'on a créé le concept hétérosexuel de toutes pièces. On a donc provoqué l'opposition dialectique entre hétéro et homo de manière purement artificielle. La sexualité n'est pas l'un ou l'autre. Elle n'est ni l'un ni l'autre : Elle est une et indivisible. Cette théorie procède d'une erreur sur la nature humaine. Et c'est un comble qu'elle soit enseignée dans le cadre des cours sur les sciences et vies de la terre !

    Une erreur philosophique ensuite.

    Les choix philosophiques ne sont pas des options personnelles anodines et sans conséquence ! Ils sont déterminants par rapport au choix de société et aux options politiques. Et nous devons faire très attention car cette erreur est communément partagée par la plus grande majorité d'entre nous.

    C’est la philosophie des modernes qui est en cause à commencer par Descartes ! Le « cogito ergo sum… »…L'erreur de la théorie du genre est à la fois nominaliste et idéaliste, ces courants philosophiques qui ont méprisé la réalité afin de la dominer et de la transformer.

    Pour bien comprendre le contre-sens du genre, je vous propose d'utiliser un vieux concept imaginé par saint Thomas d'Aquin : la distinction entre l'essence première (la naissance) et l'essence seconde (éducation). Nous n'avons pas attendu les théoriciens du Gender pour distinguer ce qui est inhérent à la nature et ce qui résulte de l'éducation ! La seconde transforme, améliore, pervertit, bonifie, dénature la première. Cela est vieux comme le monde. Mais comment nier l'une au préjudice de l'autre ?" (suite).

    Lahire   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • « La répression pour tous ? » de François Billot de Lochner, avec une préface de Ludovine de La Rochère

    « La répression pour tous ? » de François Billot de Lochner, avec une préface de Ludovine de La Rochère

    Sous ce titre, François Billot de Lochner vient de publier, aux éditions  Lethielleux une analyse précise, doublée de nombreux témoignages, de la répression qui s’est abattue sur les adversaires de la loi Taubira, avec son cortège de violences et de gazages, d’arrestations arbitraires, de gardes à vue sans justification et, pour finir, la détention à Fleury-Mérogis d’un simple manifestant de 23 ans, Nicolas, coupable d’avoir refusé une arrestation arbitraire.

    Une bataille judiciaire est désormais engagée grâce notamment au Cercle des avocats contre la répression policière et idéologique (CARP). Les victimes sont soutenues financièrement par l’association Solidarité pour tous :
    http://solidaritepourtous.blogspot.fr/

    L’affaire a pris désormais un tour international avec la saisine du Comité de l’ONU sur les droits de l’homme et la condamnation de la France par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui a jugé l’usage de la force par la police de Manuel Valls excessive. Nos lecteurs trouveront ci-après, en PDF, une étude très précise réalisée par un collectif d’avocats pour le Centre européen pour le droit et la justice.
    Il importe de résister à la dictature politiquement correcte qui se met en place sous un gouvernement de secte.

    François  Billot de Lochner, « La répression pour tous ? », préface de Ludovine de La Rochère, Edition Lethielleux, 18 juin 2013
    Centre européen pour le droit et la justice : Pdf , Témoignages de victimes de répressions policières

    http://www.polemia.com

    Image : Manif Pour Tous: répression policière et acharnement judiciaire …

  • Dérapages à l’Elysée, lettre ouverte de Madeleine

    Extrait :

     

    "[...] Nous restons debout, en silence, mais les policiers commencent à charger. Certains Veilleurs se laissent faire, docilement ; d’autres choisissent de s’asseoir, mais tous se mettent à chanter L’Espérance. Soudain, une jeune fille crie de douleur : un policier la pousse tout en lui pinçant très violemment la colonne vertébrale. Les forces de l’ordre précipitent sur nous les veilleurs qui n’ont pas eu le temps de s’asseoir. Je suis piétinée et me recroqueville en me couvrant tant bien que mal le visage. Je finis par lever la tête et demande avec détresse au premier CRS que j’aperçois de venir me porter secours, car je suis écrasée dans la bousculade : il m’extrait de la cohue, tout en me faisant une clé de bras, alors que je ne demandais qu’à être retirée de cette poussée aveugle. Je comprime ma douleur et subis cette violence gratuite en silence. Seulement, une fois debout, je suis poussée par un autre policier qui m’administre au passage une grande claque dans le dos, me faisant voler sur plus d’un mètre. Un collègue, en l’apercevant, intervient et lui demande alors de se calmer : il faut dire que la vue d’un mastodonte cuirassé en train de frapper une jeune fille d’1m67 pour 48 kilos doit être difficilement supportable.

    Je contemple interdite les scènes semblables qui se multiplient autour de moi : des CRS administrent clés de bras et claques dans le dos, pincent les oreilles de certains, bien que nous n’opposions pas d’autre résistance que de nous tenir les uns aux autres. Certains CRS sont manifestement hors de contrôle. L’un d’eux jette brutalement une mère de famille à terre, au milieu d’autres Veilleurs debout : deux autres CRS l’attrapent alors par son gilet, et le retirent du lieu sans dire un mot. Les personnes encore assises sont traînées sur plusieurs mètres avant d’être lâchés brutalement, à quelques dizaines de centimètres du sol. Un CRS ne relâche l’un de ces jeunes qu’après s’être assuré d’avoir arraché tous les boutons de sa chemise. Un autre jeune, rouge et suffocant, est quant à lui tiré par le cou. Les personnes qui obtempèrent et ne demandent qu’à avancer sont projetées la face la première, qui contre les vitrines, qui contre les voitures. [...]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Delphine Batho accuse le gouvernement d'obéir à «certaines puissances économiques»

    Après son limogeage, Delphine Batho, ex-ministre de l’Écologie, ne s'est pas contentée de justifier sa critique du budget. Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, elle a contre-attaqué et pris pour cible Jean-Marc Ayrault.
    Delphine Batho ne veut pas passer pour une victime mais il y a quand même dans son discours des traces d'amertume. L'amertume d'avoir été sacrifiée par un Premier ministre qu'elle juge soumis aux pressions de certains industriels qui critiquaient son action au ministère de l'Écologie. Elle dénonce ainsi les « forces » liées au gaz de schiste et au nucléaire. D'ailleurs, elle cite nommément Philippe Crouzet, patron de l’entreprise Vallourec par ailleurs époux de la directrice de cabinet de François Hollande, qui l'avait depuis longtemps dans son viseur. Encore une belle collusion « Pouvoir-Fric-Lobby » pour un « président » qui dit ne pas aimer les riches !
    « Est-il normal que le patron de l’entreprise Vallourec, directement intéressé par l’exploitation des gaz de schiste, ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l’avance ? De quelles informations disposait-il ? », s'interroge l'ancienne ministre.
    Delphine Batho lâche ses coups et met aussi en cause le fonctionnement du gouvernement sous la houlette de Jean-Marc Ayrault : « Le Premier ministre, cette année, a décidé de changer de méthodes, en faisant les arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés. Mon éviction est aussi un message à mes ex-collègues pour leur dire que c’est fini, la collégialité au sein du gouvernement. »
    Elle attaque aussi les choix politiques de l'exécutif et affirme : « Ce que je n’accepte pas c’est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l’extrême droite dans notre pays. » Nous y voilà encore : ce n’est donc pas l’intérêt national qui la guide…
    Limogée, Delphine Batho a visiblement décidé d'entrer en résistance. D'ailleurs, elle a lancé un appel au sursaut de la gauche. Dans l’état où se trouve celle-ci, il ne peut en réalité que s’agir de soubresaut, voire de convulsion !
    Les réactions aux propos de la ministre limogée n'ont pas tardé. L'éviction du gouvernement de Delphine Batho est « uniquement liée à ses déclarations sur son budget qu'elle a jugé mauvais», a-t-on affirmé jeudi dans l'entourage du Premier ministre.