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France et politique française - Page 4928

  • Paris, 11 et 12 mai : l'hommage à Jeanne d'Arc, en "deux temps, trois mouvements"...

    Jeanne d'Arc 2013 295.jpgDimanche matin, 12 mai, à 10 heures, Place de l'Opéra, à Paris, le Cortège traditionnel - d'un ordonnancement imposant - s'est mis en route pour aller fleurir la statue de la Place des Pyramides. On était venu d'un peu partout, pour se joindre aux membres du Centre Royaliste d'Action française, de La Restauration nationale et de L'Alliance Royale : on était venu de Picardie, du Dauphiné, du Maine, de l'Anjou, de Provence, d'Aquitaine, de Bourgogne, de Champagne...

    Le trajet a changé, plusieurs fois, depuis 1920, date à laquelle, grâce à la persévérance de l'Action française, la Fête de Jeanne d'Arc fut instituée "Fête nationale", par la loi du 19 juillet 1920.

    Le trajet, mais pas l'esprit, ni la nécessité de cette Fête : car nous sommes bien (et ô combien !) à l'une de ces "heures critiques de notre Histoire", et pourtant nous ne devons malgré tout pas douter de la France, car, "croire en elle et en ses forces de résurrection, c’est déjà se mettre en mesure de la sauver", comme le rappelle notre XXXIVème Grand Texte (écrit par un Président de la République, s'il vous plaît...) : "...Jeanne ne sera jamais trop aimée de la France... c’est à notre pays tout  entier qu’elle appartient. Elle a commencé à délivrer la France de l’invasion, elle l’a soustraite à la suprématie étrangère, elle l’a guidée sur le chemin de l’Honneur et de la Liberté. Par quels moyens ? Par la droiture et la simplicité, par la bravoure et la persévérance, par la conviction que chez nous, rien n’est jamais perdu, pourvu qu’on chasse les mauvais conseils du découragement et du laisser-aller. A toutes les heures critiques de notre Histoire, Jeanne nous fournit le meilleur exemple dont nous puissions nous inspirer. Elle nous enseigne que, douter de la France, c’est risquer de l’assassiner et que, même devant les pires dangers, croire en elle et en ses forces de résurrection, c’est déjà se mettre en mesure de la sauver." 

    Arrivés au pied de la statue, et une fois les gerbes déposées, les participants écoutèrent Bernard Pascaud (1) : "...Nous en sommes à l’heure où ce qui est illégitime est légal, où ce qui est antisocial est à la tête de la société, où les ennemis de l’ordre public commandent à la force publique, où les pervers et les monomanes se dévorent entre eux, et dévorent la France par leurs convulsions...

    ...C’est face à cela qu’il faut faire retentir l’antique protestation de la jeune Antigone. Et comme Antigone, mes chers amis, nous entendons rendre à nos frères morts les devoirs légitimes, ceux qui consistent à assurer l’héritage français, à défendre les principes d’une communauté d’ordre où l’homme a toute sa place, où la loi écrite n’injurie point la loi non écrite, où la rumeur humaine n’injurie point la musique des sphères éternelles, où la famille française réconciliée s’épanouisse sous la garde de la famille-chef.

    C’est à cette tâche de reconstruction qu’il nous faut être actif et inviter tous les Français. Le printemps français auquel rêvent certains sera capétien ou ne sera pas. C’est la leçon de Jeanne. C’est le devoir d’aujourd’hui." 

    Jeanne d'Arc 2013 293.jpg

    Ceux qui ne nous connaissent pas encore, ou viennent de nous découvrir, et ignoreraient le sens, le "pourquoi" de cette Fête, pourront se reporter à notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet, et y consulter les deux photos "10 mai 1920 : Barrès et le Cortège de Jeanne d'Arc" "La Fête de Jeanne d'Arc" : ils auront là une première source d'information...

    Cette année, il avait été prévu que ce Cortège traditionnel serait précédé, la veille, de ce que l'on appelle volontiers, aujourd'hui, deux "temps forts" : d'abord, le samedi 11 mai après-midi, deux tables rondes, réunissant quatre intervenants chacune; puis, en soirée, un banquet amical, dans le quartier du Panthéon, à deux pas de cette croix immense restée en place, qui - l'Histoire a de ces ironies... - surmonte les tombes de Voltaire, Rousseau, Carnot, Gambetta, Jaurès, Zola et tant d'autres, qui, certainement, n'en demandaient pas tant !

    Tables rondes et Banquet furent deux moments qui, à n'en pas douter, tinrent leurs promesses.

    On put ainsi entendre, à la Maison des Mines, lors de la première Table ronde - animée par François Marcilhac - Jacques Trémolet de Villers, très profond et en même temps très drôle, et surtout visant très juste, parler du "Printemps français"; Bernard Pascaud (président de La Restauration nationale) parler, lui aussi avec beaucoup de justesse de ce "printemps" et de ce qu'il représente, et peut représenter demain; Olivier Perceval avait au préalable "ouvert" le débat, en resituant les choses dans leur contexte et leur globalité, et Antoine Desonay, responsables des étudiants, clôtura ce premier temps de parole en racontant comment se passaient les manifestations, quel rôle y jouaient les jeunes royalistes, et donnant force détails tirés de cette expérience "sur le terrain"...

    Après une pause, la deuxième Table ronde - toujours animée par François Marcilhac - réunit Christian Franchet d'Espèrey, rédacteur en chef de La Nouvelle Revue Universelle, qui évoqua la grande figure de Jeanne d'Arc, Stéphane Blanchonnet, Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation, défendant "la gauche du travail et la droite des valeurs" : un même combat contre le mondialisme et le libéralisme...

    La banquet, qui devait suivre cet après-midi, était donc prévu rue Montagne Sainte Geneviève, dans les superbes caves voûtées d'un restaurant qui, devant accueillir au départ environ cent dix convives, en reçut finalement près de cent cinquante, malheureusement trop nombreux pour être tous ensemble, et donc répartis dans trois salles : c'est peu de dire que "l'ambiance y était" et que ce fut un bon moment; "la bonne humeur a toujours régné parmi nous", disait Léon Daudet; aux chants des étudiants répondaient ceux des autres salles, et le répertoire traditionnel et joyeux des chants militants fut repris en chœur et de bon cœur par tous ceux qui se retrouvaient, de tous les coins de France, ne s'étant plus vus, parfois, depuis longtemps, mais unis comme toujours, unis comme jamais, heureux de se retrouver ensemble, et d'approfondir encore plus, toujours plus, les liens d'amitié indissoluble qui nous unissent : "eadem velle, eadem nolle, ea est vera amicitia"...

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

    (1) : le texte intégral du discours de Bernard Pascaud sera publié très prochainement sur lafautearousseau, ainsi qu'une vidéo retraçant les principaux moments des interventions du samedi après-midi et du Cortège de dimanche ...

  • Les premières leçons du Printemps français

    RENCONTRE EXCEPTIONNELLE AVEC BÉATRICE BOURGES :beatrice-bourges.jpg

    Les premières leçons du Printemps français

    RENDEZ-VOUS mardi 14 Mai !

    à 20h15 au Centre Saint Paul

    12 rue St Joseph 75002

    Béatrice Bourges apparaît dans les médias comme l’un des porte-parole de ce mouvement spontané que l’on appelle le Printemps français.

    Elle est certainement l’une des mieux habilités aujourd’hui à tirer les leçons de la grande protestation des jeunes Français face au nihilisme politique des socialistes, tout en fournissant des pistes et des repères pour l’avenir.

    Béatrice Bourges signera son livre De la théorie du genre au mariage de même sexe à l’issue de la conférence.

    horaire : 20h15
    prix : 5€ / 2€

    Centre Saint-Paul, 12 rue Saint-Joseph 75002 PARIS

    Métro Sentier (ligne 3), Bonne Nouvelle ou Grands Boulevards (lignes 8 et 9)

    La conférence sera suivie d’un buffet

  • Le grain de sel de Scipion : Touche pas à mon gâteau !

     

    grain de sel 1.jpgJe me suis longtemps demandé ce qui provoquait chez les dirigeants de la droite dite républicaine ce rejet haineux du Front national, que l’on ne constate pas pour autant parmi leurs militants et sympathisants de base.

    Peur du nazisme, du fascisme, du racisme, du retour des heures-sombres-de-notre-histoire, qu’ils disent… Imaginent-ils sincèrement Marine Le Pen ouvrant des chambres à gaz, rétablissant l’esclavage ou allant dessouder tel ou tel dignitaire politique ? Roland Dumas lui-même écrit dans son dernier livre que ni le père ni la fille Le Pen « ne menacent la République » et qu’il entretient avec la seconde des relations normales.

    Alors quoi ? Certains vous diront que c’est l’aversion des grandes obédiences maçonniques pour les valeurs qu’incarne le FN, patrie, famille, opposition à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage homo, voire quelques références à la religion chrétienne, qui fonde ce rejet. Mais il y a aussi au FN des Frères-la-gratouille, comme les appelait Mitterrand.

    Alors quoi ? Les frères ennemis UMP-UDI ont trouvé une nouvelle réponse : Ce qui nous sépare du FN, c’est son refus de l’Europe, na ! Mais ils ont bien accepté dans leur comité de coordination un Philippe de Villiers qui a exactement la position du FN sur l’Europe !

    Alors quoi ? Eh bien, je pense que c’est tout simplement la peur de devoir partager le gâteau des sièges de parlementaires, ministres, présidents de collectivités territoriales, maires et autres fromages associés. Depuis des décennies, ces bonnes places se répartissent entre deux grands blocs flanqués de leurs petits-satellites auxquels, par bonne conscience démocratique, on concède quelques strapontins. Cela vaut bien un front républicain de temps en temps et quelques grimaces de dégoût télévisé aux journaux de 20 heures, n’est-ce pas ?

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • UMPS: moins de sécurité, plus d’immigration

    Trente blessés, des magasins vandalisés, des voitures incendiées,  du mobilier urbain détruit, des touristes agressés par des racailles du type de celles qui sifflent la Marseillaise, une cérémonie très rapidement écourtée : le rassemblement « festif » pour célébrer la victoire du PSG en coupe de France hier au Trocadéro a vite dégénéré. Le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, a expliqué que des milliers de casseurs étaient présents sur place. Bandes de jeunes qui ont démontré une nouvelle fois  l’amateurisme de Manuel Valls qui, à l’instar d’un Bertrand Delanoë, a été bien incapable d’estimer à sa juste valeur l’ampleur et surtout les dangers d’une telle manifestation. Même la candidate bis des  bobo à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet,  de retour de Londres où elle a été obligée d’écouter son maire Boris Johnson lui expliquer que  l’UE ne renouera pas avec la croissance « tant qu’elle gardera l’euro », y a été de sa critique vaguement  sécuritaire…c’est dire !

     Chacun a pu remarquer que les consignes données aux forces de l’ordre  par l’Etat PS contre les opposants au mariage pour tous  dans les manifestations se traduisent par  une répression souvent très dure et disproportionnée  à leur endroit après la dispersion des cortèges. Or   CRS et policiers  en sous-effectif et sans ordres clairs n’ont procédé  hier aux abords du Trocadéro qu’à  21 interpellations…

     Comme à son  habitude et comme  ses prédécesseurs, M. Valls a promis d’identifier les casseurs, comme il avait promis de surveiller le militant  algérien d’Al-Qaïda  Saïd Arif qui s’est fait la belle en Haute-Loire, comme il avait promis de juguler l’insécurité et l’immigration avec  l’insuccès dramatique que l’on sait.

     En matière de flux migratoires justement,  Manuel Valls multiplie les démonstrations de laxisme derrière les poses de matamore, comme le rappelait Bruno Gollnisch dans un communiqué hier.

     Au nombre des flux officiels composant le torrent migratoire -avec les vrais ou faux étudiants non Européens qui ne rentrent pas chez eux après leurs études, les détenteurs de visas de tourisme qui restent chez eux chez nous et  le rapatriement sur notre sol  des femmes et enfants restés dans le  pays d’origine au nom du regroupement familial-, nous trouvons aussi les demandeurs d’asile.

     Le ministre de l’Intérieur, pour répondre à une promesse électorale du candidat Hollande,  vient ainsi d’annoncer une réforme  pour   « améliorer l’accueil des demandeurs d’asile »,avec notamment la création de 9.000 places d’hébergement.

      Surtout, M. Valls précise  que « toutes les démarches seront simplifiées, de la domiciliation jusqu’à l’accueil en préfecture ».Dans les faits le délai de réponse  de l’administration  au demandeur d’asile  serait  réduit de  seize à neuf mois…ce qui laisse le temps de faire un enfant rendant le demandeur inexpulsable…Sera également mis en place  « une procédure d’appel pour les candidats déboutés. »

     D’ores et déjà la France,  connue pour la qualité de son accueil et la gratuité de  ses prestations sociales et médicales,  a  gagné une place…puisqu’elle est désormais   le deuxième pays européen le plus sollicité par les réfugiés politiques, le plus souvent en  réalité des réfugiés économiques fuyant la misère dans leur pays d’origine.  Depuis 2007 les demandes d’asile politique ont augmenté de 70% dans notre pays!

     Dans les faits sur les 62.000 demandes d’asiles annuelles, seulement  environ 10.000 d’entre elles satisfont aux critères légaux. Mais  les déboutés ont droit de résider en France, reçoivent une aide pécuniaire et leurs enfants sont scolarisés.

     Quant aux  52.000 candidats qui dans notre Etat en faillite et ses 8 millions de pauvres,  sont déboutés après de longs mois d’attente constate Bruno Gollnisch,  ils ne sont bien  sûr  jamais expulsés. Ils restent  dans l’attente d’une prochaine régularisation, d’un futur mariage  ou d’une future grossesse qui leur ouvriront tous les droits….

      La démographe spécialiste de l’immigration,  Michèle Tribalat , le rappelait plus largement sur la site Atlantico en avril dernier,  contrairement à  ce qu’affirme un récent rapport du ministère de l’Intérieur,  «il est faux de dire qu’il y a eu une stabilisation de la proportion d’immigrés en France depuis 1975 », «  que la France  n’est plus à proprement parler aujourd’hui un très grand pays d’immigration »..

     « Le Monde avait déjà chanté cette chanson-là dans un article du 4 décembre 2009 dans lequel il annonçait une stabilisation de l’immigration. Il y annonçait que l’évolution de la population immigrée entre 1982 et 2006 reflétait une  stabilisation. C’est évidemment faux. La population immigrée (personnes nées à l’étranger, de nationalité étrangère ou française par acquisition) a augmenté à un rythme voisin de celui de l’ensemble de la population française entre 1975 et 1999. Ce qui revient effectivement à une stabilisation de la proportion d’immigrés sur cette période. Mais la France a, depuis, entamé un nouveau cycle migratoire qui a porté la proportion d’immigrés à son plus haut niveau (8,4 % en 2009). L’accroissement relatif de celle-ci sur la période 1999-2009 est d’intensité voisine à celui connu au cours des Trente Glorieuses »

    Mme Tribalat a bien évidemment raison de le souligner.C’est d’ailleurs de  ce laxisme criminel là dont ne veulent plus non plus les Français qui loin d’être sans cœur, savent aussi qu’ils ne peuvent accueillir toute la misère du monde affirme Bruno Gollnisch .Il faudra bien  un jour que l’UMPS explique franchement aux Français les raisons de la poursuite d’une immigration de peuplement qui ne se justifie en rien.

    http://www.gollnisch.com

  • Mariage pour tous, union civile, mêmes dégâts !

     

    Tribune lue sur Boulevard Voltaire :

     

    Union civile"« L’union civile est la seule manière de gagner. Si vous n’y croyez pas, allez manifester ailleurs ! », clamait, le 5 mai, Frigide Barjot sous les huées de certains manifestants lyonnais du GUD. Alors que les ténors de l’UMP espèrent, en silence, l’essoufflement progressif, puis la fin des manifestations, voilà qu’on nous parle à présent de revenir sur la loi Taubira en 2017, en nous agitant sous le nez un projet d’union civile pour les homosexuels, histoire d’encourager les manifestants à rester chez eux.

     

    Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt : Fillon et Copé, tout comme Hervé Mariton, souhaitent un référendum en vue de remplacer ledit mariage par une union civile, inspirée probablement du projet de loi alternatif « d’alliance civile » de leur camarade Daniel Fasquelle rejeté par le camp socialiste.

     

    Mais qu’est-ce qu’une union civile, sinon un PACS amélioré ? Les députés UMP feraient-ils mine d’ignorer que c’est justement la symbolique du PACS qui a permis quinze ans plus tard le mariage homosexuel ? Pensent-ils vraiment que l’union civile mettra fin au débat alors que leurs adversaires, 2.000 militants LGBT à tout casser, ont pu faire plier une première fois la République (à défaut de faire plier la France) ?

     

    Qu’on se le dise : tant que les députés de droite auront à cœur « d’améliorer le statut des couples homosexuels », de le reconnaître légalement, et donc indirectement de le comparer à celui des couples hétérosexuels, alors la logique libérale qui fonctionne par paliers (on voit bien les militants LGBT qui, sitôt la loi votée, ont réclamé de plus belle la PMA) nous condamne d’ici quinze ans à combattre à nouveau ceux qui voudront aller toujours plus loin. En clair, l’union civile aujourd’hui n’empêchera pas le mariage homosexuel demain.

     

    Le seul moyen d’empêcher durablement la résurgence de ce débat serait de fixer une bonne fois pour toutes dans la Constitution les normes de la cellule familiale. Évidemment, une telle initiative irait à l’encontre de la philosophie progressiste qui a largement contaminé la droite libérale, selon laquelle toute évolution des mœurs est bonne à prendre…

     

    Quoi qu’il en soit, il est peu probable que l’UMP revienne en 2017 sur la loi Taubira, pour la simple et bonne raison que, s’il est toujours possible de s’opposer à une loi instaurant de nouvelles libertés individuelles, il est en revanche plus délicat d’un point de vue symbolique de retirer un droit une fois qu’il a été accordé…"

    Philippe Carhon  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'UDI contaminée par les anciens sarkozystes de gauche

    Rien ne va plus entre la base du parti de Jean-Louis Borloo et ses porte-parole médiatiques.
    Avec trente députés et trente sénateurs, l'UDI de Jean-Louis Borloo a réussi à reconstruire un embryon d'UDF, en fédérant les radicaux, les chapelles centristes et le CNIP. Seuls cinq députés et un sénateur de ce nouveau parti lancé à l'automne dernier, ont voté en faveur du mariage homosexuel. Pourtant ses leaders, dont Jean-Louis Borloo lui-même, ont confisqué la parole médiatique sur le sujet, si l'on excepte les engagements très militants de Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly et d'Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, qui ont lutté sans relâche contre le projet et manifesté à de nombreuses reprises au sein de la Manif pour tous.
    En effet, si l'UDI regroupe en province les anciens bataillons de l'UDF, plutôt bourgeois et souvent catholiques, les icônes sarkozystes qui l'ont rejointe sont nettement plus progressistes. Ainsi Yves Jego, député-maire de Monterault-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), est un élu historiquement membre du RPR, puis de l'UMP : il n'a adhéré au Parti radical qu'en 2009 et n'a quitté l'UMP qu'en 2011. Cet ancien secrétaire d'État à l'Outre-Mer, de 2008 à 2009, a voté en faveur du mariage homosexuel.
    Base provinciale contre bobos de Paris
    Ancienne collaboratrice de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno, au gouvernement de 2009 à 2011, a quitté fin 2012 l'UMP pour devenir adhérente directe de l'UDI, dont elle est devenue vice-présidente. Sénatrice de Paris depuis 2011, elle est la seule du groupe UDI-UC a avoir voté en faveur du mariage homosexuel, ce qui lui a valu d'être réveillée au petit matin par des militants du Printemps français.
    Enfin Rama Yade, secrétaire d’État de 2007 à 2010, a ensuite rejoint le Parti radical, dont elle est vice-présidente. Elle n'est plus que conseillère régionale d'Ile-de-France. Musulmane, elle est néanmoins favorable au mariage homosexuel et a participé à la soirée de Pierre Berge le 27 janvier au théâtre du Rond-Point.
    Le constat est clair : les déçus du sarkozysme, pour des questions de carrière et d'ambitions personnelles, ont « gauchise » l'UDI. Ce qui ne manque pas d'irriter la base provinciale du parti, qui râle ouvertement contre les « bobos de Paris ».
    Morale de l'histoire : si Nicolas Sarkozy a permis à Patrick Buisson d'insuffler de saines idées de droite au sein d'une partie de l'UMP, il a aussi créé des créatures politiques gauchisantes qui contaminent aujourd'hui la direction du principal allié politique de cette même UMP.
C'est toute l'ambiguïté du dernier quinquennat qui resurgit dans cette affaire.
    Antoine Ciney monde & vie  30 avril 2013

  • Le mariage anormal

    Dans Liberté politique :

    Contre toute attente, le projet de loi Taubira « ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe » a provoqué une contestation populaire inédite dans l’histoire. D’emblée, cette contestation a été présentée comme l’expression d’une minorité conservatrice résiduelle.

    Mais l’ampleur de l’opposition, son caractère pacifique, spontané et non-partisan signifie autre chose. Le noyau dur initial de la résistance s’est élargi comme si la redéfinition autoritaire du mariage ouvrait les yeux de l’opinion sur une évolution politique d’une nature inhabituelle.

    Les auteurs du projet de loi eux-mêmes ne s’en sont pas cachés. MmeTaubira a parlé du « mariage pour tous » comme une « réforme de civilisation ». Le président de la République a admis devant les maires de France que l’objection de conscience pouvait se justifier, même s’il s’est rétracté ensuite.

    Car s’en prendre au mariage au nom de la loi en disposant des principes anthropologiques qui structurent la société humaine depuis la nuit des temps, c’est révolutionner la politique elle-même. Il ne s’agit plus seulement de distribuer des droits, au gré de l’évolution des mœurs, ni même de disposer de l’individu comme on l’autorise dans le champ de la bioéthique, il s’agit de disposer de l’homme dans sa dimension sociale. Autrement dit, personne n’est épargné. [...]

    La suite sur Liberté politique

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • “Bousculades”?

     

    Du Printemps français :

     

    "Manuel Valls, qui a le sens de la formule, parle de "bousculades et mouvements de foules" : trente blessés, vitrines saccagées, voitures brulées, car de touristes pillé… Les journalistes traqués par les casseurs (BFM TV), les fourgons de CRS retirés de la manifestation dix minutes avant (BFM TV), les policiers débordés et la Préfecture de police qui prétend ne pas avoir pu prévoir les débordements (réflexion faite, "bousculade" paraît faible), alors que le soir même de la victoire du PSG, les Champs Elysées envahis connaissaient les premiers incidents – et que la Préfecture avait interdit la descente des Champs.

    Les incidents (franchement, "bousculades"…) étaient évidemment prévisibles vu la façon dont chaque match comporte son lot de dégradations et de violence. Il est vrai qu'une cérémonie marchande à grande échelle, à la gloire d'un club de foot, ne doit pas être perturbée par des basses considérations sécuritaires, et que des casseurs avides de viols ne sont pas potentiellement dangereux pour le régime. Pourquoi aurais-je été gâcher la fête, demande désemparé le préfet de police qui n'hésite pas à ordonner aux CRS de frapper des femmes à terre et de gazer des enfants.

    Ce matin, les Français peuvent contempler comment un pouvoir légal et prétendument légitime instrumentalise les forces de l'ordre pour réprimer les opinions, et préfèrent harceler les manifestants non-violents comme les Veilleurs plutôt que de protéger les citoyens. Les dix fourgons de CRS sont partis protéger une bien autrement plus précieux, Manuel Valls, accueillis par les opposants à sa descente de train : il ne risquait rien, mais le préfet, délicat, a préféré ne pas lui infliger la vue désagréable de nos militants.

    Le pouvoir n'a pas peur des casseurs, totalement aliénés, il a peur de ceux qui veulent ne plus se soumettre aux diktats de la bienpensance et qui n'entendent plus subir la violence faite aux esprits. Le pouvoir ment quand il parle des violences en marge des manifestations contre la loi Taubirator : nos bousculades n'ont pas fait un seul blessé chez les policiers, même bêtement violents, pas un scooter n'a été brulé, pas une vitrine brisée.

    Manuel Valls ne démissionnera pas car il sait que tant qu'il exercera une répression injuste contre les vrais opposants au pouvoir le pouvoir le soutiendra. Le préfet de police ne sera pas limogé (sinon pour être remplacé par un autre exécutant des basses œuvres) car il a fidèlement menti sur les chiffres, fidèlement déversé des hordes de CRS inutiles sur les manifestants, fidèlement travaillé à rogner les ailes de la contestation.

    Le pouvoir ment et les médias le savent : il n'empêche, le pouvoir et ceux qui le soutiennent n'hésiteront jamais à parler de radicalisation chaque fois que vous aurez le courage de descendre dans la rue, le courage de vous asseoir pacifiquement, le courage de crier votre volonté de ne pas céder."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le plaisir

    Ce mot pour certains est encore difficile à assumer après plus de deux mille ans de judéo-christianisme. Il est encore associé au péché. Des expressions populaires sont mêmes restées : « femme honnête n'a pas de plaisir ».
    En dehors même du plaisir sexuel on éprouve une certaine pudeur a montrer trop de « contentement » en public que ce soit pour un plaisir dégustatif ou autre. La société, l'éducation nous ont appris la retenue. La chanson de Michel Sardou dans les années 70' : « Mourir de plaisir » a choqué une France encore conservatrice sur le plan des mœurs ce qui était le but recherché. L'évolution dans ce domaine a été fulgurante si l'on s'en tient par exemple aux magazines féminins où le droit au plaisir est quasiment devenu un devoir. La pression sociale a changé. Une vie sexuelle « épanouie » est devenue une obligation. Le plaisir ne se limite pas bien sur à celui de la chair. Si l'on en donne une définition générale : le plaisir est une sensation agréable qu'un individu éprouve. On l'associe à son opposé la douleur. Si le désir présuppose la possession de quelque chose (aliment, bien, service, partenaire sexuel...) lorsque la douleur arrive, on cherche à s'en débarrasser (en dehors du cas de masochisme). Le plaisir peut être créé de façon artificielle par l'usage de drogues ou médicaments (morphine...).

    Les Grecs
    L'hédonisme est la philosophie pour laquelle la vie doit être orientée vers tous les plaisirs sans exclusion. Cela peut aller bien sur jusqu'à l'excès. Le plaisir peut être celui d'une conversation, plaisir de la chère ou de la chair, de boire ainsi que le plaisir plus raffiné de goûter des œuvres d'art. L'hédonisme peut donc aller jusqu'à l'enivrement ou l'oubli de soi dans une vie de plaisir. Il consiste aussi à éviter toute douleur physique ou morale, comme ne pas être rabaissé ou humilié, fuir les importuns. La recherche du plaisir s'accompagne donc d'une fuite de la douleur. Cette philosophie imprègne de nombreux Occidentaux actuellement.
    L'épicurisme peut être envisagé comme une sorte d'hédonisme modéré. L'excès de plaisir pouvant être nuisible pour le corps il faut donc éviter une débauche de plaisir. Si une vie de plaisir doit durer il faut donc compter et mesurer ses plaisirs.
    « Nous disons que le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse. Car c'est lui que nous avons reconnu comme le bien premier et connaturel, c'est en lui que nous trouvons le principe de tout choix et de tout refus, et c'est à lui que nous aboutissons en jugeant tout bien d'après l'affection comme critère... » (Epicure).
    « Quand donc nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des plaisirs des gens dissolus et de ceux qui résident dans la jouissance, comme le croient certains qui ignorent la doctrine, ou ne lui donnent pas leur accord ou l'interprètent mal, mais de fait pour le corps, de ne pas souffrir, pour l'âme, de n'être pas troublée ».
    -    Pour les stoïciens le plaisir n'est pas un bien « il y a des plaisirs honteux, et rien de ce qui est honteux n'est un bien ». Le seul bien
est d'avoir une vie morale.

    Schopenhauer- le Bouddhisme
    L'homme évolue entre la souffrance et l'ennui. Le plaisir est négatif car il fait simplement cesser une souffrance, celle liée au désir. Le plaisir libère d'une tension. Il y a chez le philosophe une vision pessimiste de la vie et une influence bouddhique. Dans le bouddhisme ce qui peut paraître agréable à nous peut-être la souffrance d'autrui. Un plaisir peut être lié à l'appauvrissement des autres ; On éprouve aussi l'angoisse de perdre un plaisir ; Les plaisirs sont souvent aussi accompagnés de désagréments. Quant aux plaisirs du corps, pour le bouddhisme ils sont vulgaires et dans l'instant. Cette philosophie-religion prône donc l'ascèse : refus des désirs, pauvreté, célibat, non violence, compassion, pitié... Il y a aussi dans le bouddhisme un mépris du corps et des sens. En plus d'enseigner de n'être rien, le bouddhisme n'enseigne donc pas la joie.

    Le plaisir dans le christianisme
    Le plaisir est péché. Saint Thomas d'Aquin dit explicitement que la sexualité n'est pas péché mais le devient si l'on éprouve du plaisir.
    Cette pensée perdurera longtemps dans les pays christianisés. Nous en supportons quoi qu'on en dise encore le poids.
    Néanmoins on ne trouve ni dans la Bible, ni dans l'Évangile une condamnation du plaisir. Cela vient des pères de l'Église en l'occurrence et tout d'abord Saint Augustin qui avait connu les plaisirs de la chair. Les relations sexuelles doivent exister uniquement dans le but de la procréation. Son inspiration plus que dans la bible et l'Évangile se trouvera chez les Stoïciens « ce qu'on refuse aux joies de la chair est autant de gagné pour les joies de l'esprit ». Chez Saint Augustin les femmes doivent être soumises aux hommes. L'on retrouve la peur et le mépris de la femme source de faute depuis Eve. Ceci a considérablement influencé la morale sexuelle de l'Église catholique devenue aussi la morale « bourgeoise ». On retrouve cette morale puritaine chez les protestants.

    Sade
    Chez le divin marquis, dans la recherche du plaisir il y a absence totale de tabous et de morale. Les limites du désir et du plaisir sont imposées par la société dont fait fi Sade. Dans ses livres, la bienséance, la morale, l'altruisme, et le respect de l'autre sont totalement absents. La philosophie de Sade peut se résumer ainsi : La vertu est triste et sans imagination, le vice est imaginatif et donne des jouissances infinies. Napoléon verra dans le livre « Justine » : « le livre le plus abominable qu'ait engendré l'imagination la plus dépravée ». Sade ira à Charenton chez les fous. Avec Sade, on a appris que le plaisir sexuel n'est pas fait que de bonté. Il y a aussi l'humiliation de l'autre, le sadisme, la destruction, le supplice, parfois même la mort. Eros et Thanatos parfois ne font qu'un.

    Freud - Reich - Marcuse
    Pour la psychanalyse la recherche du plaisir est le but de notre vie. On retrouve l'hédonisme. On a ici le principe de plaisir. Mais ce principe est contrarié par le principe de réalité. De la même façon il y a lutte entre le ça, c'est à dire les pulsions qui recherchent le plaisir à tout prix et le surmoi dans lequel l'homme a intériorisé tous les interdits qu'ils soient moraux ou institutionnels. L'éducation cherche à surmonter le principe de plaisir pour installer le principe de réalité. Ce qui caractérise Freud est la non politisation de son discours sur la sexualité même si fatalement son analyse a des prolongements politiques.
    Reich et Marcuse politiseront la psychanalyse pour fonder ce qu’on a appelé le freudo-marxisme. Reich reliera les interdits de la morale sexuelle à la répression du système économique, capitaliste en particulier. Le patriarcat et la monogamie engendrent la répression sexuelle selon l'auteur. Pour Freud la répression des instincts, donc du plaisir était nécessaire pour aboutir à la civilisation. Marcuse veut sortir de la société répressive. Le principe de réalité ne doit plus étouffer le principe de plaisir. Si Reich analysait la répression, Marcuse veut établir une société non répressive. L'utilisation de la psychanalyse doit être faite dans une finalité libératoire. Cette libération est celle d'un mouvement collectif. Cette pensée se résume par le slogan certes réducteur : « Jouir sans entraves ».

    Nietzsche
    Le philosophe a analysé la jouissance ou le plaisir que procure la souffrance d'autrui. Plus l'homme est d'une extraction sociale basse, plus il jouit à faire souffrir car il s'octroie ainsi le droit des maîtres. La souffrance des autres dans l'Histoire a souvent été organisée comme une fête. L'Empire romain l'a illustrée. On peut penser que c'était la caractéristique de l'humanité d'avant mais pour Nietzsche la cruauté est essentielle à la vie. L'éducation nous a appris à avoir honte de ce sentiment, mais en période de guerre toutes nos soupapes morales peuvent sauter.
    L'analyse du plaisir avec tous ses prolongements n'est pas sans risques. Quand on observe tous nos instincts les plus obscurs (selon la morale) cela peut faire frémir. Si Nietzsche n'a fait que des analyses de philosophe, Sade au cours de sa vie a laissé libre cours à ses pulsions. Le plaisir présenté comme un but à atteindre par un psychanalyste comme Reich ou un philosophe comme Marcuse peut avoir une toute autre signification.
    Doit-il y avoir une norme dans le plaisir ? Notre société permissive accepte de plus en plus les déviances. La morale chrétienne ou la morale kantienne semblent mises à mal. Faire souffrir même avec consentement doit-il être prohibé ? En tous cas la libération totale
de nos pulsions restera un mythe. En temps de paix, le principe de réalité s'impose encore.
    PATRICE GROS-SUAUDEAU