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France et politique française - Page 4931

  • Valls est-il le nouveau maquereau des Femen ?

     

    On peut se poser la question après la lamentable provocation de ces prostitués, ce dimanche matin à Paris.
    Juste après que le Renouveau français ait terminé son hommage devant la statue de Sainte Jeanne d’Arc et avant que d’autres ne prennent le relais, les quelques « militantes » (en réalité salariées) « féministes » (en réalité capitalistes et libertaires) ont déployé seins nus une banderole du haut de l’hôtel Regina, avec un slogan débile en anglais (!).

    Ce qui est le plus lamentable dans cette affaire, c’est que tout le monde était au courant de ce projet, depuis la veille au soir, mais que la police d’une part n’a pas voulu l’empêcher, et d’autre part a protégé les prostituées des manifestants nationalistes mécontents (matraques et jets de gaz lacrymogène à l’appui), et elles ont ainsi pu rester un bon moment perchées sur leur balcon.

    A quoi joue la police ?!
    La collusion entre elle et ces activistes stipendiées ne fait maintenant aucun doute.
    Seront-elles poursuivies pour les divers délits dont elles se sont rendues coupables ce matin (trouble à l’ordre public, atteinte à la pudeur, etc.) ? Gageons que non.
    Devront-elles rembourser l’intervention des pompiers venus les déloger avec leur échelle ? Gageons que non.

    Le milliardaire mondialiste Soros, soupçonné de financer les Femen, a-t-il le bras assez long pour diriger la préfecture de police ?

    Précisons par ailleurs que la sécurité de l’hôtel Regina s’est aussi opposée aux nationalistes (voulant les livrer à la police) et a protégé les Femen.

    Hotel Regina : 01 42 60 31 10.

    http://www.contre-info.com/

  • Violation des droits de l'homme : la France de François Hollande comparable à la Biélorussie de Loukachenko

    Manif pour tous : le Conseil de l’Europe saisi pour les violences policières

    Une question écrite dénonçant une « répression croissante » a été adressée par un élu italien au Comité des ministres.

    Il est plutôt habitué à dénoncer les violences policières dans les républiques du Caucase… Voilà que le Conseil de l’Europe se penche sur la « répression croissante » contre les opposants au mariage gay en France ! Le Comité des ministres de cet organisme siégeant à Strasbourg vient d’être saisi par l’Italien Luca Volontè, président du groupe PPE à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’une question écrite mettant en cause la gestion, par le gouvernement français, des manifestations contre la loi Taubira.

    « Le mouvement social de défense de la famille qui anime actuellement la France, écrit Luca Volontè, fait l’objet d’une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d’un État membre du Conseil de l’Europe ». « Ainsi, lors de la manifestation du 24 mars 2013, poursuit-il, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées par les forces de l’ordre. Régulièrement, des passants dans la rue sont arrêtés et verbalisés seulement en raison du port d’un vêtement à l’effigie du mouvement. » « Quelles mesures, demande le parlementaire, le comité des ministres entend-il prendre pour engager le gouvernement français à mettre un terme à cette violence ? » Le Comité des ministres, qui regroupe les ambassadeurs des 47 États membres du Conseil de l’Europe et exerce notamment un rôle de surveillance du respect par ces États de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit, devrait répondre avant la fin du mois.

    Le gouvernement français sait maintenant qu’il est observé ( Luca Volontè (PPE) )

    Mais si jamais la réponse n’était « pas satisfaisante », prévient l’Italien, il ne s’en tiendrait pas là. « Les abus de pouvoirs de ces dernières semaines seraient une nouvelle raison d’insister, indique-t-il. Rendez-vous compte qu’une femme handicapée a été battue à Caen par la police ! Ce sont des violations des droits de l’homme comme on en voit en Ukraine ou en Biélorussie ! Si l’on veut être crédible en défendant les droits de l’homme, on ne peut pas accepter que l’un de nos membres ne les respecte pas… »

    Directeur de l’European Center for Law and Justice, une ONG chrétienne accréditée auprès du Parlement européen et des Nations unies, Gregor Puppinck fera lui aussi un suivi. « On envisage, explique-t-il, de soumettre un mémoire en soutien à cette question écrite. » En attendant, Luca Volontè continue d’accumuler « de nombreux témoignages, vidéos et photos », enrichis « malheureusement presque quotidiennement ».

     « Le gouvernement français sait maintenant qu’il est observé et aura à se justifier !, lance-t-il. S’il ose continuer, je rassemblerai facilement de nombreux collègues derrière moi pour déposer, pourquoi pas, une proposition de résolution. »

    Le Figaro  http://www.actionfrancaise.net

  • Paradoxes printaniers par Georges FELTIN-TRACOL

     

    Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs du site,

     

    • Le Cercle Eurasia organise une conférence consacrée à « La voie eurasiste » avec les interventions d’Alexandre Douguine, « L’eurasisme hier et aujourd’hui », et d’Alain de Benoist, « L’eurasisme contre le libéralisme », le samedi 25 mai à partir de 16 h 00, 4, place Saint-Germain, Salle Lumière, 75006 Paris (7 €; 5 € pour les étudiants et les chômeurs).

     

    • Le même jour, à Lyon, à 14 h 00, Tomislav Sunic fera une conférence sur « L’occidentalisme contre l’Europe » à l’invitation du G.U.D. – Lyon et d’Europe Identité. P.A.F. : 3 € et pour les informations et l’inscription obligatoire :

     

    CONFERENCE.SUNIC@YAHOO.FR

     

    • Nous vous rappelons la parution aux « Bouquins de Synthèse nationale » du nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, Bardèche et l’Europe. Son combat pour une Europe « nationale, libérée et indépendante », 2013, 18 € + 3 €. À commander au :

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/media/00/02/2350097485.pdf

     

    • Le 10 mai dernier, de 21 h 00 à 23 h 00, Georges Feltin-Tracol était l’invité de M. P.G.L. sur « Méridien Zéro » afin de parler des « Enfants terribles de la Grande Europe : Viktor Orban – Alexandre Loukachenko ». L’émission peut être écoutée à la demande sur le site de M.Z.

     

    Très bonne écoute !

     

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    Quel paradoxe ce printemps 2013 ! De fraîches températures avec parfois encore de la neige fin avril et une pluie abondante. Mais oublions ces mauvaises conditions météorologiques et attachons-nous plutôt à percevoir les incidences politiques de la loi Taubira sur le « mariage » homosexuel. Copieux paradoxes d’ailleurs !

     

    Le premier, lexical, touche au « mariage » homosexuel qui devient selon les méthodes éprouvées de la novlangue un « mariage pour tous ». Grossier mensonge ! En effet, tout le monde souhaite-t-il convoler en justes noces ? Les enquêtes sociologiques démontrent au contraire une proportion croissante de célibataires jamais mariés ou plus ou moins récemment divorcés. L’expression fallacieuse propagée par les médiats signifierait la fin des ultimes discriminations. Or il persiste des ségrégations durables dans le droit hexagonal, ce qui témoigne finalement de la mentalité rétrograde des gouvernants. Voté en avril 2006 (article 144 du Code civil) au nom d’un féminisme exacerbé, l’âge légal du mariage est passé à 18 ans pour les filles au lieu de 15 ans. Et puis, le mariage demeure une dualité, y compris avec des personnes de même sexe. On est déjà en droit d’imaginer dans quelques années la revendication du « mariage avec tous »… Des inégalités indubitables demeurent donc dans la loi avec l’assentiment tacite de Christiane Taubira et de Najat Vallaud-Belkacem.

     

    Conscient de l’existence de ces restrictions, le facétieux député Ligue du Sud du Vaucluse, Jacques Bompard, avait ironiquement déposé quelques amendements provocateurs tendant à prendre en compte toutes les situations conjugales possibles et imaginables. Il les avait retirés avant leur discussion, mais il faut se souvenir que l’un aurait permis le mariage pour et avec les mineurs, qu’un autre, « pour supprimer toute forme de discrimination, […] conviendrait [d’étendre le mariage] à toutes les formes de famille, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de nombre, d’âge ou de lien de parenté » et qu’un troisième légaliserait la polygamie puisqu’il faut « étendre à toutes formes de couples et à toutes formes d’amour la possibilité de contracter mariage (1) ». Sur ce dernier point, la polygamie est loin d’être une incongruité socio-historique, surtout si elle se présente en polygynie (un homme et plusieurs femmes). La question du « mariage » gay secoue aussi les États-Unis. Des groupes inattendus suivent avec un grand intérêt le débat. Entrepreneur dans l’Utah, Joe Darger est un mormon fondamentaliste. À l’encontre du mormonisme officiel qui l’a interdit, il vit avec trois femmes et a eu vingt-cinq enfants. Il approuve qu’Obama soit favorable au « mariage » homosexuel, car s’il est adopté, « alors on pourra se battre encore un peu plus pour rétablir la polygamie. Après tout, ce ne sont que deux modes de vie différents et le gouvernement ne devrait pas nous dicter ce que l’on peut faire dans nos chambres à coucher (2) ».

     

    La polygynie serait un excellent moyen de relancer la démographie autochtone à la condition impérative que seules les familles de racines européennes bénéficient de l’exclusivité des allocations familiales. Bien entendu, socialistes et droitards restent hostiles à cette solution jugée trop « patriarcale ».

     

    Le deuxième paradoxe se rapporte aux nombreuses manifestations. Vivant dans leur bulle ouatée, journalistes et politiciens ont été surpris par l’ampleur gigantesque de l’opposition au « mariage » homo en dépit de leurs vaines tentatives de falsifier la participation. Lancé au départ par une « fille de pub » assez loufoque, plus habituée des boîtes de nuit que des tribunes publiques, le mouvement a été largement soutenu, relayé, financé par des laïcs, des paroisses et des diocèses de l’Église catholique. Le Système a vu surgir sur les boulevards des grandes villes une vague de jeunes gens calmes et déterminés. Les enfants spirituels de Jean-Paul II et de Benoît XVI venaient de se dresser contre un péril majeur d’ordre moral aux répercussions sociologiques profondes. Cette incroyable mobilisation se prolongera-t-elle ? Arrivera-t-elle à mobiliser avec une ardeur identique la révision prochaine des lois bio-éthiques et/ou la légalisation de l’euthanasie (qui sera bientôt considéré par le Régime comme le meilleur moyen de régler les retraites) ? Parviendra-t-elle à contester la réforme inique du quotidien familial et la fin de l’universalité des prestations familiales ? On le souhaite.

     

    Le paradoxe tient ici à la défense du mariage dit traditionnel qui est, en réalité, une union laïcisée. En septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante n’en fait plus l’un des sept sacrements du catholicisme (et de l’Orthodoxie) mais un « contrat civil ». Ainsi des centaines de milliers de manifestants ont-ils défendu un acquis de la Révolution française… Cela confirme que, loin d’être des réactionnaires acharnés, ce ne sont que des conservateurs. N’en déplaise à certains qui voudraient abroger la loi Taubira, celle-ci demeurera et, dans quelques décennies, les mêmes défendront la « normalité homoconjugale » contre la reconnaissance polyconjugale. En revanche s’imposera une évidente transgression éthique à la législation de la Ripoublique hexagonale pour ceux qui voudraient convoler en ignorant sciemment la loi du 8 avril 1802 qui contraint à se marier civilement avant de passer devant un religieux. L’insoumission débute toujours par de petits détails qui, répétés des milliers de fois, troublent enfin le pseudo-ordre public…

     

    Assisterait-on à une effervescence populaire similaire sur d’autres sujets comme le droit de vote des étrangers ? Probablement pas, car, sur ce thème, l’Église donne des gages au Régime. Dans le diocèse de Lyon du cardinal Barbarin, très en pointe contre la loi Taubira, les Roms sont hébergés dans les locaux de l’évêché et sont aidés par des ecclésiastiques. La Conférence des évêques de France vient de se donner comme nouveau président Georges Pontier, l’archevêque de Marseille, qui n’a jamais caché sa position en faveur de l’immigration, y compris clandestine (3). Pour l’Église conciliaire, l’identité ethnique n’est pas une priorité.

     

    Le troisième paradoxe révèle la naïveté et l’attitude impolitique des responsables de cette lame de fond populaire. Il est symbolique que sa fondatrice se surnomme Frigide Barjot. Pour la circonstance, la folie a laissé la place à la frigidité politique d’une égérie médiagogue (4) qui, au lieu de franchir le Rubicon, a préféré complaire aux médiats dominants et camper sur la berge.

     

    Avec une telle masse et un vibrant désir d’action, des conducteurs avisés de foules auraient pu transformer ce légitime mécontentement en menées déstabilisatrices pour le Pouvoir. Au contraire, la « Déjantée des Bisounours » a exprimé sa complicité objective avec le Système en appelant à la délation, à la dénonciation et même à l’incarcération des manifestants les plus organisés, les plus actifs et les plus déterminés. Virginie Merle (épouse Tellenne) aurait pu être une remarquable pétroleuse anti-gouvernementale. Elle n’est qu’une petite dame patronnesse effrayée par la moindre incorrection à la bien-pensance. Il lui a manqué le sens de l’opportunité historique, la saisie du Kairos. Avec de pareils personnages, la Ripoublique peut dormir tranquille.

     

    La quatrième et dernière invraisemblance porte sur la récupération éhontée de la « Manif pour tous » par la pitoyable U.M.P. Voulant se refaire une unité facile après la pantalonnade de l’élection de son président en novembre 2012, ce parti sécuritaire-mondialiste soutient les manifestants alors que, d’après des sources bien informées, Frigide Barjot aurait voté lors du second tour des deux dernières présidentielles contre Nicolas Sarközy. Bientôt, Jean-François Copé lui offrira une sinécure électorale soit dans un arrondissement parisien ou lyonnais, soit au Parlement européen. La compromission avec l’U.M.P. a provoqué une scission et la constitution du Printemps français animé par Béatrice Bourges. Cette politisation partisane a néanmoins révélé de vives contradictions inhérentes. Maints manifestants dénoncent le « mariage » inverti, l’homoparentalité, la P.M.A. (procréation médicalement assistée) et la G.P.A. (gestation pour autrui). Ils perçoivent dans cette dernière une marchandisation du corps humain. En s’opposant à l’idéologie déclinante de Mai 68, « Veilleurs » et autres protestataires pacifiques récusent le libéralisme sociétal propagé par la société politicienne. Une minorité élargit ce rejet et récuse le libéralisme dans sa version économique. Le Printemps français « est la première insurrection pacifique de la France d’en bas contre la pensée unique d’une oligarchie politique, financière et médiatique. [… Ce mouvement représente] tout ce que le pouvoir actuel, asservi à l’hédonisme ultra-individualiste et à l’idolâtrie des marchés boursiers, ne comprend plus (5) ». Cette affirmation va à l’encontre des incantations du néo-conservateur occidentaliste Ivan Rioufol qui s’enthousiasme un peu vite de la « droitisation de la jeunesse, victime des déconstructeurs “ progressistes ”. […] Les jeunes Européens se disent certes fidèles à la famille, au couple, à la propriété, mais ils soutiennent aussi l’initiative privée, le libre marché, la globalisation. Conservateurs et libéraux, ils sont une aubaine pour la France (6) ». Est-ce certain ? Ce propagandiste sarköziste perd la mémoire, le pauvre !, car l’U.M.P., en la personne de Luc Chatel, ministre de l’Ignorance hexagonale, a introduit dans l’enseignement l’aberrante théorie du genre et qu’en 2007, son champion venu de Neuilly envisageait le « mariage » homosexuel…

     

    Ceux qui manifestent dans les rues n’ont pas l’intention de déserter leur pays pour mener une vie de dingue hyper-friqué à l’étranger. Leurs critiques sociétales prendraient une toute autre consistance si elles s’élargissaient à des préoccupations écologiques et socio-économiques et si elles adoptaient une cohérence anti-libérale résolue. Il existe en effet à droite un potentiel anti-libéral latent, y compris parmi les sympathisants de l’U.M.P. Réalisé auprès de 523 d’entre eux entre le 27 septembre et le 1er octobre 2012, un sondage d’Opinion Way met en évidence l’existence de quatre familles de pensée antagonistes au sein de cette formation politique quand sont abordées es problématiques économiques et sociales. À part les « progressistes » (24 %) qui combinent libéralisme économique et libéralisme sociétal (« mariage » contre-nature, dépénalisation des drogues, etc.) et les « libéraux » (21 %) qui restent plutôt conservateurs en matière de mœurs, on recense les gaullistes (31 %) qui défendent l’intervention de l’État en économie, et les « conservateurs antilibéraux » (24 %) qui « nourrissent […] une grande défiance envers le marché (7) ». Plus conscient de cette alliance possible – sous le coup d’événements imprévisibles – entre les gaullistes et les « conservateurs antilibéraux » « dont le profil est plus populaire que les autres composantes de l’électorat U.M.P. Ils sont sur des valeurs sociétales d’ordre, d’autorité et sur des positions sociales assez éloignées du libéralisme (8) », François Darras prévient que « l’opinion se droitise, ou se raidit, sur les questions sociétales – immigration, sécurité, mœurs -, et la gauche en est pour partie responsable. Mais elle se gauchit aussitôt qu’on aborde les problèmes économiques et sociaux. Le rejet de la mondialisation néo-libérale et de la société de marché est au moins aussi massif que le rejet d’un supposé laxisme sociétal (9) ».

     

    Si le Système tient encore debout, faute de réels « factieux », c’est aussi parce que « “ Personne n’arrive à tenir un discours à la fois sur la question sociale et sur la question identitaire ”, explique Guilluy. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dénoncent chacun l’un ou l’autre. Mélenchon s’en prend à l’économie sans frontière, et Le Pen dénonce l’invasion des migrants. Elle tente, aussi, de dénoncer l’ultra-libéralisme, mais elle ne paraît pas crédible sur le terrain économique (10) ».

     

    Le printemps est toujours une période de mûrissement. Force est de constater l’absence tangible de maturation auprès de la population d’une conception globale radicalement identitaire hostile à toutes les formes de libéralisme, idéologie par excellence du Progrès, et à leurs déclinaisons modernes (multiculturalisme, extrême féminisme, ultra-individualisme, productivisme, réductionnisme, « communautarisme » marchand, consumérisme, mondialisme…). Tant qu’il n’y aura pas de convergence entre tous les anti-libéralismes, le Système résistera à leurs assauts éparpillés, solitaires et désordonnés. Le printemps est donc prématuré. Attendons donc la saison salvatrice des orages désirés.

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

     

    Notes

     

    1 : dans Le Monde, 30 janvier 2013.

     

    2 : dans Libération, 13 – 14 octobre 2012.

     

    3 : dans Emmanuel Ratier, Faits et Documents, n° 356, 1er – 15 mai 2013.

     

    4 : Selon l’excellente expression de Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique. Les assassins de l’information, Via Romana, Versailles, 2013.

     

    5 : Béatrice Bourges, « Une révolte d’avant-garde. Insurrection des consciences », dans Le Monde, 19 avril 2013.

     

    6 : dans Le Figaro, 26 avril 2013.

     

    7 : Guillaume Perrault, dans Le Figaro, 4 octobre 2012.

     

    8 : Pascal Perrineau, dans Le Monde, 23 novembre 2012.

     

    9 : dans Marianne, 1er – 7 décembre 2012.

     

    10 : Charles Jaigu, dans Le Figaro, 19 mars 2012.

  • Lille : opération ” Hollande m’a bâillonné “

    Les Enfants des Géants, pour symboliser le mépris d’Hollande pour le peuple français on décidé de bâillonner toutes les statues de leur ville, LILLE, et d’inscrire dessus "Les Lillois bâillonnés", ou "Hollande m’a tué"

    Le Printemps français

  • Pour un rapprochement UMP-FN

    De Christian Vanneste :

    "L’UMP continue à vouloir obtenir les voix du Front national, mais repousse avec horreur tout rapprochement. Ensuite, dans le vide sidéral de cette agence de placement électoral, les calculs personnels font jouer le curseur de la distance.

    [...] La droite continue mécaniquement à attendre de l’échec de la gauche, c’est-à-dire celui du pays, la reconquête des territoires perdus et l’installation de nouvelles baronnies sur les fiefs déchus du PS, sans parler des palais de la République. Une fois encore, on parle de remettre en cause les 35 heures, de rétablir la sécurité, et même de revoir la loi sur le mariage pour n’importe qui. Comme le PACS, sans doute ? Après dix ans de pouvoir, le même discours qu’en 2002 ! Voilà un canard qui cherche sa tête, et elles sont nombreuses à revendiquer cet honneur inutile.

    À gauche, le canard a deux têtes : celle du P comme protectionniste et celle du S comme social-démocrate, celle qui pourfend la finance et taxe à tout va le matin, et celle qui privatise et chouchoute les patrons le soir. Cet animal-là continue à cancaner un discours de plus en plus distant de la réalité, prétendant améliorer une situation qui se dégrade de jour en jour par le respect d’un programme qu’il respecte de moins en moins.

    Reste le vilain petit canard noir que la gauche juge infréquentable, elle qui fréquente les admirateurs de Castro et de Chávez, et que la droite fait semblant d’ignorer alors qu’il l’obsède. Lui persiste à penser qu’il peut gagner tout seul. Où a-t-il donc la tête ? Seul, il fera perdurer la maison familiale. Avec d’autres, il pourrait contribuer au changement radical dont la France a besoin. Les centaines de milliers de manifestants qui ont lancé un grand mouvement de résistance contre la décadence de la civilisation et le déclin du pays ne souhaitent ni que leur élan soit récupéré, ni qu’il se réduise à une revendication mi-chèvre mi-chou. Ils veulent que leur appel au redressement soit entendu. Pour cela, il faut que les politiques retrouvent leur tête et cessent de prendre leurs électeurs et enfants du bon Dieu pour des canards sauvages."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Laïcité et « extrême droite »

     

    Laïcité et « extrême droite »
    L’extrême droite est épatante. Depuis un peu plus de deux siècles, non seulement elle a rompu avec l’ancien ordre des choses qu’elle défendait contre les forces subversives d’une modernité conquérante, mais, ô ironie de l’Histoire, elle s’est muée en championne du monde le plus bourgeois, c’est-à-dire le moins aristocratique qui soit.

    J’entends évidemment le terme « aristocratique » dans son acception littérale, ce qui incarne l’excellence dans l’existence. Valeur éminemment subjective, comme il va de soi, à l’encontre de l’usage comptable et rationaliste de la pensée. La première forme de contestation de l’Ordre bourgeois est l’expression fraîche et joyeuse, sinon furieuse, du for intérieur contre la volonté de le réduire à l’état marchand ou technique.

    Dernièrement, donc, cette "extrême droite" s’est avisée que la « laïcité » était un bon cheval de bataille. Les débats polémiques autour de la question du foulard, du niqab, des prières de rue, des minarets, voire du « pain au chocolat », ont servi de champ de bataille « identitaire », que la « toile » cybernétique a recouvert par le truchement de sites virulents, dont les plus connus sont par exemple fdesouche et Riposte laïque. Ce « combat » est, bien sûr, entrepris pour des raisons stratégiques d’opportunité, parce que cette notion est une arme singulièrement redoutable pour s’attaquer à l’islam, et, partant, à l’immigration (toujours dans l’optique du troupeau et de la « race »), mais aussi en fonction d’un postulat de fond, qui implique, comme principe, que la civilisation occidentale est supérieure aux autres « cultures ».

    Le mot « laïcité » lui-même est piégé, car il fait référence à une donnée idéologique et culturelle, qui a servi de drapeau à la troisième république anticléricale. La similarité lexicale ne doit pas cacher ce que la situation du début du XXe siècle et ce commencement du XXIe ont de différent. La loi de 1905, si elle reléguait la foi religieuse dans la sphère privée, n’interdisait pas l’expression rituelle, cultuelle, sur la voie publique, ni l’ostentation de vêtements ou de signes religieux, pour peu que de telles manifestations ne suscitassent pas de trouble, ni n’attentassent à l’ordre républicain.

    Paradoxalement, en tout cas en France, l’ordre politique contemporain, qui a hérité manifestement, et contrairement à certains de nos voisins européens, de la rage jacobine et illuministe antireligieuse (la religion étant la superstition, l’obscurantisme, et l’Eglise, l’ « infâme »), tolère, et même encourage les exhibitions de « choix » intimes, comme la sexualité, les « différences » de mœurs, de goûts et de couleurs, les « coming out », pour employer un terme anglo-saxon qui lui sied bien, tandis que la croyance religieuse doit être remisée dans l’intimité la plus secrète, tout au fond du foyer, comme l’usage éventuel de la cigarette ou du flacon d’alcool. Cette particularité bien française, militante, est en parfaite contradiction avec la tendance postmoderne, dont l’expression la plus visible est la société américaine, généralement anglo-saxonne, qui ne voit aucun inconvénient à laisser aux choix confessionnels toute visibilité. Du reste, même en Europe, où, parfois, tel en Allemagne, et même en Alsace, les prêtres et pasteurs sont fonctionnarisés, l’idéologie antireligieuse française apparaît comme une anomalie.

    Ce n’est pas qu’il faille vanter la société multiculturelle, à l’américaine, laquelle repose sur une évolution historique différente de la nôtre. L’on sait combien les fondateurs du Nouveau monde, marginalisés en Europe, ont défendu le principe de libre expression confessionnelle (contre l’emprise « diabolique » d’une Eglise universelle et « totalitaire »), et que la société libérale marchande bannit les liens traditionnels et « organiques ». Mais il est évident que l’évolution actuelle du concept de laïcité, tel qu'il est utilisé, risque d’entrer en contradiction avec la tendance lourde du monde contemporain, voué étrangement à déployer toute un éventail de « ressourcements » spirituels les plus disparates.

    Il se peut que cette laïcité, qui se veut un espace de « tolérance », ne soit plus qu’une coquille vide, où justement la tolérance ne serait pas possible parce qu’aucune force contradictoire ne s’y déploierait. La vie sociale, si l’on adopte cette version aseptisée de la neutralité, sera aussi froide et lisse que l’univers artificiel d’un supermarché, où il n’est question de prendre parti pour telle ou telle lessive que pour des raisons utilitaires. A moins que l’on ne soit sensible qu’au slogan qui voudrait que l’une lave plus blanc qu’une autre…

    Dans l’attirail argumentaire des partisans de la « laïcité », pirouette faussement historique qui leur permet de se rattacher à la haute tradition, le christianisme est invoqué comme source de la séparation de Dieu et de César. On part évidemment là d’une citation fort connue de Jésus-Christ, à l’occasion de la remise de taxes. On peut aussi se référer au célèbre essai de Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, qui, reprenant l’analyse de Max Weber sur le destin du christianisme, y a vu la Religion qui ouvre la possibilité d’un monde areligieux, une religion de la sortie de la religion. Outre que, dans la réalité, le christianisme n’a jamais prôné, ni pratiqué, la séparation de la religion et de la politique, hormis, justement, dans des temps tout récents (il n’est qu’à lire attentivement saint Augustin, et même La Cité de Dieu, pour s’en rendre compte), il n’est pas certain que la « sortie de la religion » aboutisse mécaniquement à la « laïcité », qui est une version humaniste (au sens premier : humano-centrée) du champ politique. Car, de tout temps, la politique, qui possédait une autonomie par rapport au sacré, en était cependant redevable. L’extraction du champ religieux débouche plus sûrement sur l’indifférence, et la frilosité devant tout engagement véritable, qu’il soit spirituel ou politique. L’abstention actuelle, l’effondrement des partis et des syndicats, et la mode de la religion à la carte, selon une version individualiste et hédoniste, en tout cas volatile, montrent que cette passivité, ce manque d’implication existentielle, concernent tous les champs de l’existence (sans parler du domaine amoureux…). Un militant politique de 1900 apparaîtrait, à notre époque, comme un moine fanatique !

    Le pire est sans doute la récupération de cette « laïcité » par une certaine extrême droite (à la suite d’une certaine gauche) comme marqueur de la société occidentale, et signe de sa supériorité.

    Bizarrement, plusieurs militants « laïques » se réclament du christianisme (et, de leur point de vue, sans aucun fondement, car les tares qu’ils croient déceler dans le Coran peuvent très bien se retrouver dans l’Ancien et le Nouveau Testament, sinon même dans l’Histoire du peuple hébreu et de l’Eglise militante). De fait, l’offensive contre les postulats supra-humains de l’Islam se révèle comme un rejet de toute vraie religion. Entendons-nous : pour peu que l’on prenne au sérieux tout engagement de cet ordre, il peut paraître normal d’envisager toutes les sphères de la vie humaine, y compris l’engagement politique, comme étant sanctionnées par des principes spirituels. Jusqu’aux Présidents « modernes », tels Giscard et Mitterrand, il paraissait aller de soi que le chef de l’Etat, sans se compromettre outre mesure, pouvait publiquement communier. Cela n’empêchait pas que le politique reprenait ses droits. Qu’il existe des imams dans l’armée, ou dans les prisons, je ne vois pas où est le scandale. Et depuis Antigone, de Sophocle, on sait que la loi éternelle de la Divinité est supérieure à celle des hommes. De fait, ce que l’on reproche aux musulmans, de prendre au sérieux leur foi, c’est justement ce qui était visé, chez les catholiques, par les athées les plus agressifs.

    On laissera de côté les insultes, calomnies, propos diffamatoires et autres propos d’égouts qui sont destinés à rabaisser les musulmans (à l’exception notoire des autres religions). Ce qui, étrangement, suscite quelque interrogation, c’est la réactualisation du préjugé raciste de la République des Jules, au moment de la colonisation. Voilà ce que disait Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à l’Assemblée Nationale :  » Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. [...] »  Comme le faisait remarquer Alexandre Douguine dans son essai  La Quatrième théorie politique, ce « racisme » civilisationnel a été repris par l’Occident, le point déclinant du nihilisme moderne, pour justifier, au nom des « droits de l’homme », l’entreprise de conquête et d’arraisonnement libéral du monde.

    Il est amusant, au demeurant, que l’on invoque les prétendues vertus, individualistes, humanistes, libérales (au sens de la liberté d’expression), égalitaires etc. d’une civilisation qui a livré l’homme à la solitude existentielle au sein des foules, à l’uniformisation marchande, à la destruction de son environnement et de sa vie, à la haine nationaliste, aux camps d’extermination, à la bombe atomique et aux délices de la publicité et de la pornographie.

    Le monde postmoderne présente des enjeux inédits dans l’Histoire, car la déréalisation du monde a rendu l’homme problématique. Il est difficile, sans vouloir mentir aux autres et à soi-même, de formuler des solutions, notamment au sujet de la question de l’immigration et du « choc des civilisations ». La redécouverte de notre identité suppose que nous l’ayons perdue, peut-être irrémédiablement. On ne choisit plus de devenir ce que l’on était jadis sans y penser, de façon « naïve », pour ainsi dire. La clarification de notre être au monde, en tant que peuple et que Nation, demande sans doute tout un jeu de redéfinitions. Mais c’est un vaste programme.

    Toutefois, il est nécessaire, si l’on veut vivre, si l’on veut tenter de vivre, comme disait Paul Valéry, de s’appuyer sur des valeurs sûres, sur un socle de marbre. Et, pour ce qui me concerne, en tant qu’adepte de la Tradition, il me semble que demeurent d’abord l’honneur, puis le sens de la singularité, autrement dit ce qu’Evola nomme la « différenciation ». J’y vois une application des préceptes qui inspiraient ce que l’on appelait, au XVIIe siècle, l’ « honnête homme ». On s'en tiendra à ce principe simple et solide comme le roc.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
  • Ces gouvernements socialistes qui privatisent

    Ces gouvernements socialistes qui privatisent
    Jean-Marc Ayrault a affirmé, dimanche 5 mai au 20 heures de TF1, que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital "d’un certain nombre d’entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l’investissement.

    L’annonce du premier ministre modulée par le ministre

    "Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’État est très important nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le premier ministre. Jean-Marc Ayrault a donné l’exemple des 20 milliards d’euros qui seront nécessaires pour financer l’installation du très haut débit pour Internet sur tout le territoire.

    Pour autant, cette décision du gouvernement français ne marque pas "le retour des privatisations", a indiqué lundi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. "C’est une gestion fine du capital de l’État, en conservant son rôle d’État stratège, a déclaré le ministre sur I-Télé. Ce qui est crucial aujourd’hui, c’est la relance de notre économie, la croissance, la création d’emplois, et pour cela il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits."

    Le ministre a refusé de dévoiler le nom d’entreprises qui pourraient être concernées, mais a affirmé que l’idée générale pouvait être "de jouer ici où là ; cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques". Il a exclu que les cessions portent sur l’ensemble du capital, l’ensemble des participations de l’État représentant un peu plus de 60 milliards d’euros. « Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’Etat (dans leur capital) est très important, nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget », avait déclaré dimanche le Premier ministre.

    Rappels de définitions

    La privatisation est l’opération consistant à transférer par la vente d’actifs, une activité, un établissement ou une entreprise du secteur public au secteur privé. La privatisation est dite partielle si seulement une partie du capital est vendue. L’opération inverse de la privatisation est la nationalisation.

    Les objectifs, souvent idéologiques, de la privatisation peuvent être multiples :

    - réduire l’interventionnisme de l’État dans l’économie,
    - ouvrir à la concurrence un domaine d’activité jusqu’alors en situation de monopole,
    - donner plus de souplesse aux entreprises (nomination des dirigeants, prises de décision),
    - apporter des recettes supplémentaires à l’Etat (mais ces recettes n’ont lieu qu’une seule fois)

    Les adversaires des privatisation considèrent que certains secteurs d’activité n’ont pas vocation à appartenir au secteur privé, mais doivent rester dans le giron de l’État ou de la collectivité :

    - Les secteurs stratégiques comme l’eau, l’électricité.
    - Les secteurs où les infrastructures représentent un investissement tel que celui-ci ne peut être réalisé que par l’ensemble de la collectivité : réseau ferré, réseau d’accès de télécommunication, autoroute, distribution postale. Les excès du libéralisme en matière de privatisation ont montré leurs limites dans ces domaines : électricité en Californie, réseau ferré en Angleterre.
    - Les secteurs de monopole de fait : aéroports.
    - Les secteurs d’intérêt général.

    A l’inverse, la nationalisation est l’opération de transfert à la collectivité nationale des moyens de production privés : entreprises, terres, etc.

    La nationalisation d’une entreprise consiste pour un État à entrer dans le capital de celle-ci à plus de 50% afin d’en prendre le contrôle direct. Elle peut s’opérer soit par une indemnisation des propriétaires privés (ex : nationalisations du gouvernement Maurois en 1982) soit par une confiscation sans contreparties financières (ex : lors d’une révolution, pendant ou après une guerre, comme dédommagement après un préjudice, etc.).

    Exemples de motivations des nationalisations :

    - accroître le patrimoine et la puissance publics,
    - prendre le contrôle des ressources naturelles et en tirer davantage de bénéfices,
    - réorienter la production et ses moyens dans le cadre d’une planification économique,
    - défendre l’intérêt national et la sécurité des approvisionnements dans un secteur économique considéré comme stratégique,
    - défendre l’intérêt collectif dans un monopole "naturel",
    - donner le contrôle de l’outil de production aux ouvriers.

    La privatisation n’a pas de camp

    A la lecture de ces définitions, il semblerait donc que les privatisations viendraient de gouvernements « capitalistes », et donc « de droite », alors qu’un gouvernement socialiste devrait s’appliquer à nationaliser.

    Certes sous le gouvernement Chirac, TF1, la Société Générale, Matra ou le groupe Suez, sont partis dans le domaine privé ; puis sous le gouvernement Balladur, ce fut le tour de Rhône Poulenc, d’Elf Aquitaine, de l’UAP, la SEITA, et Total.

    Mais paradoxalement, au jeu des privatisations, la droite ne fait pas mieux que la gauche. En effet, c’est le gouvernement de Lionel Jospin qui, pour l’heure, a été le plus prolifique en la matière.

    Entre 1997 et 2002, les socialistes ont cédé pour environ 27 milliards d’euros de participations publiques.

    Un chiffre qui, en cette période de crise et de dette grimpante, a de quoi faire rêver notre gouvernement actuel, et qui ne peut que nous faire deviner les intentions échappées de la bouche de Jean-Marc Ayrault, et vite reformulées par Pierre Moscovici.

    Les socialistes, rois de la privatisation ?

    Déjà avant le gouvernement Jospin, Michel Rocard , en 1990, avait ouvert le capital de Renault (rien que ça !).

    Ensuite, sous le gouvernement de Lionel Jospin, le record historique a été atteint (merci, messieurs les dirigeants actuels, de ne pas essayer de le battre, SVP !) :

    - Air France, 1999, ouverture du capital.
    - Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
    - Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d’euros.
    - Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
    - France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
    - Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
    - Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
    - Eramet, 1999.
    - GAN, 1998.
    - Thomson Multimédia
    - 1998, ouverture du capital.
    - 2000, suite.
    - CIC, 1998.
    - CNP, 1998.
    - Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.

    L’ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans.

    Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui songe à « réduire la participation de l’État dans le capital d’un certain nombre d’entreprises publiques », a tout de même déjà agi en la matière :

    - Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
    - Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
    - Avril 2013 : Arnaud Montebourg se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
    - Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.

    Vu que le processus était déjà engagé avant que notre premier ministre ne l’évoque, les paris sont ouverts : « quelles vont être les prochaines victimes de « réductions de taux de participation » de l’État ?

    Rappels de définitions (bis) et conclusions

    Le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité. Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes, l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers...

    Dans la théorie politique marxiste, le socialisme est la période de transition entre l’abolition du capitalisme et l’avènement du communisme avec la disparition de l’État. Pendant cette période, la "dictature du prolétariat" s’exerce par l’intermédiaire de l’État sur l’ensemble de la société.

    Chez les non marxistes, le socialisme est la dénomination générale des doctrines des partis qui cherchent à rénover l’organisation de la société en vue de la justice sociale et de l’émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.

    Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l’esprit des principes de 1789. L’anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l’individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l’origine des relations sociales, en fut l’un des précurseurs.

    En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles (opposé : totalitarisme).

    En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre. La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.

    Le libéralisme économique s’oppose au contrôle par l’Etat des moyens de production et à l’intervention de celui-ci dans l’économie, si ce n’est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).

    Les variantes du socialisme sont nombreuses. Leur caractéristique commune est moins la remise en cause de la propriété privée que la recherche d’une plus grande justice sociale. Ces mouvements s’opposent sur d’autres sujets fondamentaux comme le rôle de l’État, le parlementarisme, la démocratie directe...

    Historiquement, des formes de "socialisme" sont apparues dans l’Antiquité et au Moyen Age (Anabaptisme), mais c’est au XIXe siècle, en réaction aux conséquences sociales et économiques néfastes de la "révolution industrielle", qu’est né le socialisme moderne :

    - Le socialisme utopique dont le but est de rendre le monde plus heureux (Début du XIXe), avec Fichte, Saint-Simon, Proudhon, Owen...
    - Le socialisme scientifique ou marxisme, théorisé par Karl Marx et Friedrich Engels, qui nécessite la lutte des classes et la suppression du capitalisme.
    - Le communisme russe (ou bolchevisme) développé par Lénine, avec la suppression de la propriété privée.
    - Le socialisme réformiste (par opposition à révolutionnaire) rejetant la violence et s’appuyant sur l’Etat pour réaliser la transformation sociale.
    - Le socialisme autogestionnaire ou libertaire, partisan de la suppression immédiate de l’Etat et qui, au sein de la classe ouvrière, défend l’autogestion et le fédéralisme.
    - Le socialisme démocratique, apparu après la Seconde Guerre mondiale, est issu du socialisme réformiste. Il préconise des réformes sociales pour améliorer la situation des salariés et de ne transférer à la collectivité (nationalisation) que les moyens de production les plus importants. On le retrouve dans les partis "socialistes", "travaillistes", "socio-démocrates" européens.

    Le projet global du libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :

    - libre circulation des capitaux,
    - mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,
    - suppression de services publics,
    - suprématie absolue de l’économie.

    Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.

    Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.

    Alors, socialistes, nos dirigeants ? Laissez-moi rire !
    Chien Guevara http://www.voxnr.com/

  • Le "Gender pour tous" et les droits des parents : Etat des lieux en Europe

    Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l’école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.

    Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l’école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi sur la « refondation de l’école de la République » prévoit, entre autres dispositions, d’introduire un nouvel enseignement obligatoire de morale laïque et d’éducation civique, ainsi que de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre. Dans la presse et à l’Assemblée, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a précisé que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[1]pour « permettre à chaque élève de s’émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »[2]. Dans la même veine, la Ministre de la Justice, Christiane Taubira a également déclaré à l’Assemblée que « dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »[3].

    L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre ; la déconstruction des stéréotypes de genres est conçue comme un moyen d’émancipation des enfants. Le projet de « refondation de l’école de la République » prévoit à présent que « l’éducation à l’égalité de genre » devienne une mission de l’école élémentaire, dès l’âge de 6 ans, « afin de substituer à des catégories comme le sexe (…) le concept de genre qui (…) montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites »[4]. Cette volonté ressort également du récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales[5] qui recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », qu’elle déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme pour « tendre vers une société » égalitaire. A cette fin, ce rapport recommande notamment aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc. Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle. Outre ces aspects relatifs à la théorie du genre, la morale laïque promue par le projet de « refondation de l’école de la République » est aussi source d’inquiétudes. Ce projet de loi vise à refonder la société via l’école ; il est complémentaire du projet Taubira qui « refonde » la famille via le mariage. Comme l’indique M. Peillon, « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [6]. [...]

    Grégor Puppinck - La suite sur Zenit.org

    http://www.actionfrancaise.net

  • On a menti aux Français! Mariage pour tous = réforme pour tous

    Et ce n'est pas la théorie du complot de quelques nervis, c'est un simple article du Figaro intitulé "La transmission du nom de famille modifiée pour tous" qui met cette vérité en lumière : 

    "La loi Taubira modifie les règles d'attribution des noms de famille. Désormais, en cas de désaccord entre les parents, l'enfant portera les noms des deux parents accolés par ordre alphabétique.

    Ce volet de la loi Taubira est passé presque inaperçu. Il va pourtant faire du bruit. La réforme modifie les règles d'attribution des noms de famille pour tous les couples. Actuellement, à la naissance, les parents peuvent choisir quel nom transmettre: celui du père, celui de la mère, ou leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par les parents. En cas de désaccord entre les parents, l'enfant porte le seul nom du père.

    Ces règles ont été instituées par la loi du 4 mars 2002, due à la majorité parlementaire de Lionel Jospin, et qui avait supprimé la transmission automatique et exclusive du nom du père à l'enfant, en vigueur depuis la loi du 6 fructidor An II. La réforme de 2002 avait déjà suscité des polémiques. Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit et auteur du rapport au garde des Sceaux «Réformer le droit de la famille» (1999), avait alors estimé que la loi de 2002 «mettait en cause l'équilibre des liens qui unissent l'enfant à ses deux parents. En cas de divorce, si la garde de l'enfant revient à la mère, l'enfant ne conserve souvent qu'un seul lien avec son père : son nom».

    Or, aujourd'hui, la loi Taubira va plus loin" (suite). 

    Alors, ça ne vaut pas le coup d'insister jusqu'au bout? Jusqu'au Conseil constitutionnel? Jusqu'à la promulgation? Jusqu'au 26 mai? On ne lâche rien !

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/