France et politique française - Page 4998
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Loi sur l’école – Information à la population .
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Un jour noir pour la gauche de la gauche
Ce 5 mars 2013 aura décidément représenté un jour assez sombre pour la gauche la plus intelligente du monde. À Paris, il faisait un temps magnifique. Pour les hommes épris de liberté, et même pour les trotskistes, on aurait pu fêter le 60e anniversaire de la mort de Staline. (1)⇓ Ne parlons même pas du record historique de la bourse de New York, effaçant les pertes liées à la crise des obligations pourries et à la faillite de Lehman Brothers de 2008.
En fin de soirée on apprenait la disparition d’Ugo Chavez. Voilà qui a tout gâché. La réaction de Mme Christiane Taubira en témoigne. Gardienne de l'État de droit au royaume de François Hollande, elle s'est crue obligée de proclamer : "Amitié et respect au peuple du Venezuela qui dit son cœur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions." (2)⇓
Dans la journée, un autre deuil, sans trop de gravité pour le gouvernement : l'échec de la mobilisation de la CGT et de ses comparses contre l'accord du 11 janvier sur la réforme du marché du travail.
On le sait la différence entre le sigle CGT et le cancer général du travail vient seulement de ce que le cancer évolue, et pas la CGT.
Il a fallu attendre en effet une heure de défilé au journaliste du Monde pour qu'il note, à 15 h 27, le "premier slogan anti exécutif" : "Hollande si tu continues, la classe ouvrière te bottera les fesses". (3)⇓ Pas bien méchant. On continue de ménager ce pouvoir d'une main, en le harcelant de l'autre. Prudemment le frère Mailly déclare attendre l'avis du conseil d'État. Or, le gouvernement ne l'a pas encore publié. D'ailleurs le secrétaire confédéral de Force ouvrière, tout en défilant et en posant pour la photo aux côtés du dirigeant cégétiste ne demande pas formellement le retrait du texte : "On verra demain le texte qui sera présenté en conseil des ministres" déclare-t-il.
On ne peut que hausser les épaules quand on entend que FO et la CGT revendiquent 200 000 manifestants. On doit d'ailleurs considérer, de toute manière, ce chiffre inflaté lui-même comme dérisoire si on le rapporte aux 174 défilés organisés par les quatre centrales syndicales sur toute la France.
À 16 heures, le dernier manifestant avait quitté la place du Châtelet.
L'UNEF, la FSU et Sud clôturaient le cortège.
C'est la CGT de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris qui est là en nombre et qui crie pratiquement le plus fort.
Mais ni les étudiants de l'UNEF, ni les enseignants de la FSU, ni les postiers ou les cheminots de SUD, ni les hospitaliers de la CGT ne sont concernés par l'accord du 11 janvier.
Globalement, les manifestants CGT apparaissaient certes, et de très loin, plus nombreux que ceux de Force Ouvrière.
Cependant la présence de FO, Mailly bras dessus bras dessous avec le camarade Thibault, sert d'alibi.
L'appareil cégétiste et les communistes, doivent être considérés comme les véritables instigateurs du rassemblement : à 13 h 44, sur le pont au Change, les deux camarades Bernard Thibault et Pierre Laurent flanqués de leurs gardes du corps échangeaient les dernières consignes. Le parti, abrité cette fois derrière le front de gauche, s'était déjà retrouvé le 27 février devant le Sénat quelques jours auparavant. "300 partisans" (4)⇓. avaient pu faire pression sur la Haute Assemblée : 174 sénateurs contre 172 avaient ainsi voté l'amnistie légale des casseurs activistes de gauche.
FO, rappelons-le, regroupe traditionnellement plutôt des fonctionnaires. Et quand la CGT parvient à mettre en avant des manifestants issus des salariés du privé, il s'agit surtout de délégués syndicaux.
Autre détail étonnant : tous les médiats évoquent les "quelques députés" socialistes qui soutenaient la manif ou qui s'apprêteraient à votre contre le texte. Or, cette fraction semble minuscule. On ne cite jamais que 2 ou 3 noms. Toujours les mêmes.
Ne crions cependant pas victoire trop vite ni trop fort. Certes, les damnés de la Terre ne se dressaient pas debout : la démobilisation de tout ce beau monde en ce premier beau jour, tient peut-être aussi… aux vacances de neige. On le murmurait dans le cortège.
En regardant défiler les photos, on ne sait d'ailleurs plus très bien si on a affaire à des intermittents de la mobilisation ou à des permanents du spectacle.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
- Le même jour, 5 mars 1953, mourait Serge Prokofiev.⇑
- cf. son gazoullis sur Twitter⇑
- cf. l'envoyé du Monde⇑
- Ce chiffre fort généreux était donné par Le Monde en ligne le 27 février à 21 h 27⇑
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Quelle Reconquista ?
Le problème de l’immigration n’a pas encore été abordé, qu’un certain nombre d’obstacles méthodologiques et psychologiques se dressent devant la quête d’un résultat que l’on voudrait sensée. Car ici, il s’agit d’hommes, de groupes humains, de gens qui espèrent et souffrent, aiment ou haïssent, parfois mentent et se mentent. Il est aussi question de l’histoire du monde occidental depuis une cinquantaine d’années, peut-être depuis deux mille ans, de sa déconstruction, et d’un destin qui suscite panique et angoisse.
Mon analyse va porter sur plusieurs points que je pense cruciaux, sans qu’elle ambitionne de se présenter comme la vérité. Mon espoir est de contribuer à ouvrir les esprits à un certain nombre d’hypothèses, à définir des paradigmes plus pertinents, me semble-t-il, que ceux qui sont imposés dans le champ politique actuel. Il faut prendre cette démonstration comme un questionnement susceptible d’être invalidé, amélioré, ou accepté comme tel. A proprement parler, ce que je soumets à la sagacité de mes lecteurs n’est pas une démonstration, qui exigerait des amplifications trop importantes, mais des thèses, ou plutôt des problématiques, des pistes, comme l’on aime à dire maintenant.
Malaise
Même si la réflexion nécessite du sang froid, il n’est pas absurde de partir, pour la déployer, du sentiment. C’est l’erreur des Lumières, que de croire que la Raison ne soit qu’un instrument, quand cette idéologie rationaliste n’a fait qu’étoffer abstraitement la haine très concrète qu’elle éprouvait pour l’Ancien Monde.
Jetant ainsi parfois quelques coups d’œil sur certains sites internet, comme Fdesouche ou Riposte laïque, pour ne parler que des plus populaires, mû parfois, probablement, par un désir louche de me plonger dans une matière fienteuse, j’ai fait comme un praticien qui ausculte. Là, c’est la fièvre. Même, une carabinée. De quoi est-il question ? D’abord, le succès, paraît-il, de ces blogues, a sans doute une valeur politique et sociale. Il est évident que beaucoup s’y reconnaissent, et singulièrement des jeunes. Sans peut-être atteindre l’ampleur du mouvement antiracisme des années quatre-vingt – quatre-vingt-dix, les thèses présentées ont conquis un public assez conséquent pour peser sur la vie politique, et même, apparemment, pour lui donner de plus en plus le la, comme le fait le pamphlet de Laurent Obertone, La France Orange mécanique, en ce moment, comme avait commencé à le faire Le Camp des saints, de Raspail, dans le sien.
Il y a manifestement quelque chose de pourri dans le royaume de France, et la gangrène a gagné en surface et en profondeur. Ma première impression visuelle, et un parcours assez expéditif des interventions, abondantes, pléthoriques (il y a foule !) qui saturent ces sites techniquement très bien construits, c’est que l’on a affaire à une rhétorique et une esthétique qui rappellent l’entre-deux guerres. Je suis bien gêné de tirer cette conclusion, car je suis le premier à me rire des poncifs qui visent à invoquer les-années-sombres-de-notre-histoire. Les caricatures, souvent méprisantes, la malhonnêteté qui suinte de présentations simplistes de l’islam et des immigrés, la pesante concaténation de faits divers atroces, avec une insistance morbide sur le sang et le sexe, la nutrition, le ventre, le faciès, les citations, les articles reproduits sélectivement, les gros titres connotés, tout cela pue la basse propagande, la manipulation idéologique, et n’a son répondant, son double, que dans le traitement médiatique asséné aux adversaires déclarés de l’empire atlantiste, comme l’Iran, la Syrie, le Venezuela, etc. L’effet est sans doute plus accentué, du fait de la spécialisation de ces sites, et de leur horizon d’attente, leur objectif n’étant finalement ni d’informer (car ils rapporteraient des documents contraires à ceux qui peuplent leurs pages, et présenteraient des analyses antithétiques), ni même de faire réellement comprendre le monde dans lequel l’on vit. Il se peut bien que les thèses soutenues soient inverses de celles qui, mensongères, embrument le cerveau des Français depuis des lustres, mais le contraire d’un mensonge n’est pas forcément une vérité.
Ces sites s’adressent à des convaincus, à ceux qui veulent être confortés dans un certain nombre d’émotions dont on leur a dit qu’elles étaient mauvaises, et qui, soudain, parce qu’elles sont illustrées (au sens du XVIe siècle, c’est-à-dire explicitées et défendues), semblent autorisées. Il n’est pas inutile non plus de souligner que les sujets, s’ils concernent obsessionnellement dans leur majorité l’islam et l’ « invasion » migratoire, abordent également une actualité plus large, sur laquelle le positionnement est clairement de « droite », c’est-à-dire anti-fiscaliste, anti-syndicaliste, anti-grève, anti-Etat providence, anti-assistanat, anti-délinquant, anti-chienlit, anti-laxisme, anti-immoralisme, anticommuniste, anti-anticolonialiste, etc. La réactivité à l’état pur, mais aussi une position néoconservatrice.
Occident ressuscité
D’où parles-tu ?
C’était la question imparable que l’on posait à l’adversaire idéologique, dans les années déconstructivistes, quand le sens et la nature d’un discours n’avaient guère d’importance, puisque, finalement, tout se valait, et que tout propos entrait dans le champ d’un rapport de forces. Aussi excessive soit-elle, cette sommation possède une certaine légitimité. Non seulement parce que tout langage dit plus qu’il ne présente, mais parce qu’il formalise des intérêts, même cachés, et des identités, même ignorées. De fait, il n’existe pas de communication neutre.
Pour ma part, je parle en tant qu’Européen, en bon Européen, comme disait Nietzsche. Aussi essayé-je de débusquer tout ce qui nuit au projet tellurique auquel j’adhère, d’un Empire enraciné dans une Terre axée sur un principe métaphysique, les racines du peuple accrochant le ciel et y puisant la substance qui nous fait vivre. Je traque donc la médiocrité, le mensonge (ou l’erreur), la paresse et la trahison. Je loue donc la grandeur, la vérité (ou la sagesse), le courage et la loyauté. Ceux qui s’attachent hystériquement à la dénonciation de populations particulières pour les vouer aux gémonies, en bloc, sont des êtres bas, dans la mesure-même où ils sont mus par des affects dégradants, comme la haine, le mépris, la bêtise méprisante, la peur ou l’ignorance. Ceux qui manient le mensonge induisent autrui en erreur.
La multiplication des instruments de communication, des médias, l’éclatement des idéologies globalisantes, unifiantes (les « théories » de Douguine, comme le communisme et le fascisme), la perte du sens politique, de la conception fondée de l’Etat, l’atomisation des consciences, ont donné lieu à une société de miroirs déformants qui se répondent les uns les autres, où toute perception se noie dans une vision giratoire accélérée, vertigineuse, ou un défilé féerique d’images, de fantasmes, de lubies, de slogans, où il est pratiquement impossible, à moins d’être pourvu d’un esprit anachorétique solide, de prendre quelque recul, de s’abstraire pour avoir simplement le temps de réfléchir, de peser. Ce que l’on appelle la « postmodernité » joue de ce fluxe, de cette liquéfaction des idées et des faits. Plus rien de stable, et de préhensible ne subsiste dans ce fleuve sensoriel, qui est le règne de la doxa, dirait Platon, de l’opinion, du mensonge, du non-être.
Cette dilution de l’attention, de la concentration, de la distinction, si elle est voulue, est aussi le terreau sur lequel prospère le vide. La politique est devenue impossible car elle n’est plus qu’une série arborescente de coups, d’effets, de réactions. Ce phénomène favorise le conformisme, la culture de masse, l’adhésion aux pensées dominantes, comme l’illustre la domination du sondage. Il est évident que tout bon politique va formater ses interventions, son langage, son apparence sur ces données sociétales sur lesquelles il évolue pour pianoter sa partition. Les convictions, à ce titre, ne correspondent plus à rien, et la volonté n’est plus que l’accompagnatrice du fait. L’économisme est le destin de l’Occident.
C’est pourquoi il est indispensable de replacer tous les discours d’apparence idéologique qui courent sur les ondes et ne visent, bien souvent, qu’à susciter des réactions immédiates, comme on appuie sur une rêne pour dévier la course du cheval, pour peu que le terrain s’y prête. Les signes lexicaux, langagiers, rhétoriques de « droite » et d’ « extrême droite » qu’envoient des sites comme Fdesouche ou Riposte laïque ne sont pas à interpréter comme on aurait pu le faire il y a cinquante ans, où la société présentait encore une alternative visible, même si, finalement, a posteriori, on est en droit de relativiser la dichotomie entre l’Est socialiste et l’Ouest libéral (les deux relevant du productivisme progressiste de la modernité). Autrement dit, jargon droitier et jargon gaucher (culte de la « diversité », réformes « sociétales », « évolution libertaire des mœurs » etc.) sont comme deux frères siamois, aux deux corps distincts, mais à la tête unique. La preuve par le fait est que les « conservateurs » appliquent ou prônent les mêmes réformes de mœurs que la « gauche », et que cette dernière conduit une politique sociale et économique que ne désavouerait pas la « droite ».
Le lieu d’où parlent ces voix dominantes peut être appelé l’Amérique, notamment dans la perspective du Traité de libre-échange transatlantique, mais il est préférable de le nommer Occident, en tant que processus dégénératif de la civilisation. Il faut alors bien comprendre que sous cet angle, toute proposition en vaut une autre, que nous sommes dans un maelström indifférencié de positions idéologiques qui n’ont aucune espèce de valeur et de poids dans la marche, ou la course vers le néant ultime dans lequel devrait un jour verser le système destructeur actuel. Toute réactivité, aussi puissante soit-elle, parce qu’elle est réactivité, contribue au maintien de l’aliénation générale. Il faut donc, pour commencer à être libre, rompre radicalement avec le jeu pipé de conflits artificiellement générés.
Que faire des immigrés ?
Un peu de provocation ne fera pas de mal. Plusieurs propositions sont avancées : soit l’assimilation, l’intégration : c’est la position des « républicains » (non à la sauce Riposte laïque), des laïcistes, soit le multiculturalisme, sous deux variantes, la libérale et l’ « eurasiatique » (je reviendrai sur ce terme), soit l’extermination pure et simple, la solution finale, ou sa version soft, l’expulsion de masse de notre territoire.
La dernière proposition, dans ses deux options, présente évidemment des obstacles non négligeables, outre qu’il serait nécessaire, pour l’option hard, de concevoir un appareil exterminateur capable de réduire à néant des millions d’êtres vivants. Inutile de dire que non seulement une guerre mondiale suivrait infailliblement une telle décision, mais qu’il faudrait aussi ériger un Etat totalitaire pour la mener, si l’on ose dire, à bien. Quant à son versant « doux », l’expulsion, il n’est pas sans complications logistiques et matérielles, et déclencherait immanquablement une réaction de la « communauté internationale », qui nous ferait partager le sort de la malheureuse Serbie, si chère à notre cœur.
Evidemment, on peut aussi objecter le coût humain qu’une décision aussi radicale entraînerait, non seulement pour les victimes de tels massacres ou de déportations de masse, mais aussi pour leurs agents. Je sais bien que la situation difficile qui perdure sur certains territoires qu’on ne peut pas dire vraiment français impulse certains réactions vives, et génère racisme, haine, agressivité. Je ne juge personne. L’agressivité, la haine et le racisme se trouvent parfois tout autant parmi ceux qui s’en disent victimes. L’histoire de la paille et de la poutre est éternelle. Mais au fond, cet état lamentable n’est-il pas voulu par ceux qui veulent diviser pour régner ? On connaît ce qu’est la stratégie du chaos : l’oligarchie prend d’abord conscience de la solidité, de la force et de la stabilité de ceux qu’elle veut démolir pour l’exploiter. On crée donc un besoin en semant un trouble dirigé. L’afflux d’allogènes, issus des anciennes colonies, a permis de casser l’homogénéité du peuple français (si tant est qu’elle existait), en tout cas de la classe ouvrière, de porter à la baisse les salaires et les prestations sociales en faillite, de casser la machine éducative pourvoyeuse d’esprit critique et de culture historique, de promouvoir une diversité englobée dans un mondialisme universaliste. C’était aussi une arme de guerre contre le passé et les traditions.
Mais ces traditions étaient mises à mal par la société de consommation, l’américanisation, le culte du progrès, en même temps que les migrants se trouvaient souvent aussi déracinés. Car les racailles et délinquants qui défraient la chronique ne sont pas représentatifs de leur culture d’origine culturelle ou « biologique ». Ils sont plutôt les produits de l’ensauvagement libéral, de sa barbarie, et si les phénomènes de bandes rappellent ce que l’éthologie nous enseigne, c’est que la dislocation de la société, sous le règne de la marchandise, favorise l’animalisation des rapports. Du reste, les blousons noirs des années cinquante, et les mœurs de primates des soixante-huitards, volontiers fascinés par des dominants jouisseurs, étaient les précurseurs des barbares actuels, à un degré moindre de violence cependant. Mais c’est seulement une question de degré, non de nature.
A propos des réactions affectives, les rejets instinctifs des êtres différents par leur comportement, leurs tenues vestimentaires, leur façon de parler etc., il me faut invoquer Stendhal et mon maître, le vénéré Nietzsche, l’être le plus aristocratique qui ait été. Stendhal a relaté, dans ses Mémoires d’un touriste, un périple, avec Maxime du Camp, en Bretagne. Il y a vu les Bretons et les Bretonnes, leurs mœurs, leurs coutumes, entendu leur langue, leurs « superstitions » A le lire, on est saisi par un sentiment d’étrangeté, comme si l’on avait affaire à un peuple distinct du peuple français, avec tous les sentiments qu’une telle approche peut susciter. Je laisse le soin de tirer la conclusion de cette remarque, tout en précisant que je respecte et aime les nationalistes bretons. Quant à Nietzsche, je ne rappellerai point combien il honnissait le chauvinisme teuton, prussien, germanique, qu’il méprisait les antisémites, même si personne n’a eu la dent aussi dure que lui pour analyser les méfaits du judaïsme. Il a loué la civilisation andalouse, et les vertus aristocratiques qui encouragent à favoriser partout, et en tout temps, la différenciation. Le fait d’être « autre », pour lui, enrichit culturellement, humainement, le monde. Non seulement parce qu’une culture différente produit des oeuvres intéressantes, mais aussi parce qu’elle nous force à sortir de nous-mêmes, à réfléchir, à nous affiner, à peser nos savoirs, pour appréhender ce qui est dissemblable. Se trouver face à l’altérité est une éducation sur soi-même gratifiante. J’avoue que je suis surtout indisposé à la vue de certains de mes compatriotes ayant adopté, dans leur apparence, leur mode de parler et d’être, tous les attributs de la sous-civilisation yankee.
Il existe, d’un point de vue aristocratique, des pulsions qui rabaissent, et d’autres qui élèvent. Les fureurs plébéiennes ne sont jamais bonnes conseillères. Certaines choses ne se font pas. Du moins ne sont pas dignes d’un homme. Mon modèle est Ernst Jünger, qui n’était pas un lâche. Montaigne regrettait que les Français, en voyage, se recherchent frénétiquement pour manger des plats français et parler en français. Alexandre ouvrit l’hellénisme à l’influence perse et indienne, les Grecs, d’ailleurs, Platon le premier, avouèrent la dette qu’ils tenaient de la civilisation égyptienne. L’Empire perse groupait des nations disparates. Napoléon se fit, dit-on, mahométan, considérant que l’Islam était une meilleure religion que le christianisme. Frédéric II de Hohenstaufen lia amitié avec l’émir Fakhreddin, etc.
On aura une petite idée, à partir de ces exemples, de ce vers quoi irait ma préférence. Mais dans le camp patriote, si l’on excepte les agités du bocal, s’impose surtout l’idée d’assimilation. On pourrait disserter longtemps sur le concept, pour moi sans fondement, de laïcité. Cette dernière fut une arme antireligieuse, et un mensonge moderniste. Démontrer ces assertions exigerait de plus amples développement, ce que je ne ferai pas. Toutefois, si l’on enjoint une intégration totale (ce qui est ici un pléonasme), il faut définir ce à quoi l’on demande de s’assimiler.
Qu’est-ce que la France ? la civilisation chrétienne ? ses valeurs ? son héritage ? Est-on bien sûr que la France que l’on rêve existe encore ? Nous n’avons pas encore pris la mesure du bouleversement anthropologique que la postmodernité a généré depuis une trentaine d’années. Il ne s’agit pas d’une « substitution de population », ou plutôt d’une substitution d’être au sein-même de la population autochtone. Quoi qu’on puisse dire ou penser, le Français de 2013 n’a strictement rien à voir avec celui de 1960. C’est comme si l’on avait remplacé un pays par un autre. Et il ne s’agit pas seulement de l’apport dérangeant de l’immigration, on l’aura compris.
Si racines il y a, et elles existent, il faut dorénavant en sentir le besoin. Plotin affirmait que c’étaient les dieux qui devaient venir à lui. Perceval ne put se rendre digne du Graal que parce qu’il ne sut poser la question cruciale. A mon sens, nous sommes, malgré les apparences, dans un tournant majeur de l’Histoire, et notre sort est entre nos mains. J’aurai l’occasion de revenir sur cette idée lorsque j’analyserai les textes de Douguine. La recherche d’identité qui doit nous animer, et qui implique que l’on abandonne des paradigmes (la nation, les valeurs « bourgeoises », certains préjugés sur des structures sociales ou mentales etc.) parce qu’ils sont devenus obsolètes ou tout simplement des étiquettes marchandes pour désigner une identité convenue, visible dans le grand marché des produits mondialisés (comme le camembert et le pinard) ne se présente pas comme une errance aléatoire, mais une nécessité, un destin.
L’avenir est aux grands espaces civilisationnels, dans le cadre d’un monde multipolaire. La solution au problème des immigrés, pour peu que la plupart des populations d’origine allogène se considèrent ainsi, ce qui ne va pas de soi, réside dans la construction d’un Etat continental, malheureusement distinct de l’Eurasie russe, doté de notre génie propre. Cet Etat subsumera, dans un processus de subsidiarité, l’ensemble des variétés humaines et culturelles de la vieille Europe occidentale, en reprenant à son compte son patrimoine historique et culturel, spirituel et artistique, mais en le transformant en fonction des requisits de l’heure. Les communautés, quelles qu’elles soient, auront le loisir d’exprimer leur être. L’Etat est le garant de la présence du premier principe transcendant au sein même de la politique. C’est revenir quelque peu à l’Empire romain, mais avec l’apport de deux mille ans d’Histoire, dont le christianisme, et, présentement, l’islam. Avec les assurances qui s’imposent, dont la loyauté et la discipline civique, cet Etat peut garantir à chacun son identité, la coexistence de communautés diverses, qui sont toutes des voies vers la réalisation d’un soi, individuel ou collectif. Mais tous ces groupes humains, qui seront surs d’être reconnus par la communauté impériale incarnée par l’Etat, n’auront pas à se battre pour éviter l’anéantissement, car chacun détiendra sa légitimité propre dans une conception cosmogonique totale.
La Russie ancestrale nous offre un modèle de ce type de société multiculturelle. Cependant, une religion dominante existe à l’Est, et c’est l’Orthodoxie, tandis que l’Europe occidentale a poussé le nihilisme jusqu’à une déchristianisation profonde. D’autre part subsiste le problème d’une langue commune, comme le russe. Les défis ne sont pas légers. Mais à cœur vaillant, rien d’impossible !
Claude Bourrinet http://www.voxnr.comsource
http://la-dissidence.org/2013/03/05/claude-bourrinet-quelle-reconquista/
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Terrorisme intellectuel : La République ne recevra pas la Manif pour tous qu’elle taxe d’homophobe !
Le premier vice-président de la commission des lois du Sénat a donc refusé de recevoir la Manif pour tous. Et les raisons qu’il invoque sont stupéfiantes ! « Vous représentez la pire des homophobies, qui est « Je n’ai rien contre les homosexuels, j’ai plein d’amis homosexuels, mais je refuse l’égalité qui leur est due » « , explique le vice-président de la commission dans sa lettre…
Il manque cependant un maillon dans son argumentation : il postule qu’une « égalité leur est due« . Sans étayer. Ce que cet homme refuse obstinément de comprendre, et c’est là une preuve manifeste de son manque d’ouverture intellectuelle, c’est que ses détracteurs ne partent pourtant pas des mêmes principes que lui, et singulièrement qu’ils n’épousent pas la même vision de l’homme que les socialistes. Car en effet, la personne humaine ne se réduit pas à son orientation sexuelle, donnée subjective : elle se reconnaît cependant comme être sexué, donnée objective. Là où le vice président de la commission des lois du Sénat, en enfermant l’individu dans une catégorie, divise l’humanité en homosexuels et en hétérosexuels, nous observons quant à nous que l’humanité se divise en hommes et en femmes, et même qu’elle n’existe pas en dehors de la masculinité et de la féminité. Partant de cette donnée anthropologique, les homosexuels comme les hétérosexuels ont chacun les mêmes droits : celui de se marier avec une personne de sexe opposé.
Ce monsieur pourrait donc avoir l’honnêteté intellectuelle de discerner dans l’argumentation de ses opposants des principes divergents des siens, et de juger ainsi leurs conclusion à partir de leurs principes, et non des siens. On pourra ensuite discuter les principes. En attendant, cette once d’honnêteté lui aurait interdit d’accuser ses opposants d’homophobes : car l’homophobe est celui qui considère que l’humanité se divise en homos et en hétéros et qui, dans le même temps, refuse à chacun les mêmes droits. Si donc la Manif pour tous avait adopté un tel principe, alors oui, son refus du « mariage » homo aurait pu se fonder sur l’ »homophobie ». Mais tel n’est pas le cas…
En bref, le politiquement correct juge les opinions à l’aune d’une doxa dominante qui ne se discute pas, d’une grille de lecture dont personne ne doit jamais interroger l’assise ni la légitimité. On appelle ça le terrorisme intellectuel.
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C’est l’espoir, et non l’indignation, qui change le monde
Le caractère inoffensif de l’indignation pour le système en place explique le concert de louanges, plus ou moins hypocrites qui a marqué la disparition de Stéphane Hessel.
Qu’on se comprenne bien. Le vieil homme indigné était admirable. Il avait notamment eu le courage de dénoncer certains agissements condamnables d’Israël, ce qui lui avait valu des accusations fort injustes. C’est le mot d’ordre de son intervention dans l’espace public, avec l’incroyable succès de sa brochure Indignez-vous!, qui est ici en cause.
L’indignation, colère sans lendemain
L’indignation, nous rappelle Le Robert, est un «sentiment de colère que soulève une action contre laquelle réagit la conscience morale ou le sentiment de la justice». Sentiments, colère, morale : le registre n’est assurément pas celui de l’action, de la réflexion et de la politique.
Dans son best-seller, Hessel demandait aux générations montantes de repérer les «choses insupportables» qui défigurent le monde actuel : «Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes : cherchez un peu, vous allez trouver.»
Est-ce bien là le problème? Les raisons de s’indigner sont à la fois pléthoriques et transparentes. Creusement des inégalités sociales, menaces et catastrophes écologiques, arrogance et cynisme des élites ou encore dégâts de l’individualisme forcené : point n’est besoin de chercher longtemps des motifs de colère et de révolte.
Le succès du vieil humaniste vient de ce qu’il a réussi à ramasser en un court message des sentiments fort répandus. Mais si chacun s’indigne facilement, l’engagement suppose d’entrevoir une solution aux problèmes posés.
La référence à la Résistance, dont usait fréquemment Hessel, est ici inopérante. Le risque de l’action était alors majeur mais l’objectif très clair : en finir avec l’occupant.
L’affaire est assurément autrement plus complexe dans un univers mondialisé soumis à la loi du capitalisme financier. On aura remarqué, au passage, qu’il ne suffit pas d’éliminer Nicolas Sarkozy pour sauver le pays.
Dans un texte cruel mais non dénué de fondement, l’intellectuel centriste Jean-Louis Bourlanges s’était risqué à démonter la «misère de l’indignation»:
«L’indignation, c’est ce qui reste du rêve quand on a tout oublié, et de la révolution quand on a perdu les soviets, l’Armée rouge et le Parti fer de lance de la classe ouvrière, c’est un extrémisme qui n’a pas les moyens.»
Force est de constater que les mouvements qui s’en sont inspirés ont échoué à changer réellement le cours des choses. En Espagne, les centaines de milliers d’«Indignés» qui se sont mobilisés en 2011 n’ont pas empêché la poursuite des politiques d’austérité, moyennant le retour de la droite au pouvoir.
Discrédit de la réforme et de la révolution
La faiblesse politique du message porté par Hessel l’a logiquement conduit à des prises de positions très fluctuantes. L’ancien résistant fut candidat sur les listes écologistes aux élections régionales de 2010. En décembre de la même année, il vante néanmoins les qualités d’«homme de gauche» de Dominique Strauss-Kahn tout en manifestant sa préférence pour une candidature présidentielle de Martine Aubry. En mai 2011, Hessel assure pourtant Nicolas Hulot qu’il le soutiendra «quoi qu’il arrive maintenant». Et il finira par se prononcer en faveur de François Hollande…
A la surprise de ceux qui projetaient sur lui leurs fantasmes de radicalité, Hessel se définissait lui-même comme un social-démocrate. Il n’avait sans doute pas pris la mesure de l’effondrement de cette référence idéologique. La social-démocratie n’a plus grand sens dans un contexte de mondialisation qui rend obsolètes les compromis sociaux naguère forgés dans un cadre national.
La difficulté à définir la réponse politique qui prolongerait l’indignation tient précisément au discrédit des deux grandes idéologies de gauche, la réforme et la révolution. Cette dernière a été mortellement touchée par le drame du communisme réel. Le schéma d’un changement brutal et violent évoque désormais trop le spectre du totalitarisme.
Mais le réformisme n’est guère en meilleur état. L’impuissance des partis qui s’en réclament est de plus en plus avérée en ces temps de crise. La «réforme» est devenue, pour les peuples, synonyme de nouveaux sacrifices et de reculs sociaux. Loin de porter l’espérance, elle est désormais autant chargée de négativité que la révolution.
Nouvelles révolutions
Or, c’est bien la perspective concrète d’un monde meilleur qui pousse à l’action collective. La chute des dictatures arabes a légitimement pu apparaître comme garante d’un vrai changement, raison pour laquelle l’indignation populaire a débouché, en ces cas, sur une issue révolutionnaire.
Rien de tel dans nos démocraties occidentales mâtinées de ploutocratie. L’absence d’un cadre politique alternatif crédible condamne l’indignation à n’accoucher, au mieux, que de sporadiques révoltes.
Les révolutions, rappelait le journaliste Jean-François Kahn, ne se préparent pas en ce sens qu’elles sont généralement déclenchées involontairement par des provocations de la part des puissants. Dans ces réactions populaires à la goutte d’eau qui fait déborder le vase, l’indignation est un puissant facteur de mise en branle.
Mais les révolutions qui réussissent sont celles qui sont adossées à un projet politique et intellectuel préalablement défini. La prise de la Bastille n’aurait pas accouché de la Révolution française sans les Lumières. La prise du palais d’Hiver n’aurait pas débouché sur la Révolution d’octobre sans le dessein communiste.
En l’absence d’un quelconque cadre théorique, les indignations contemporaines peuvent provoquer bien des soubresauts et révoltes, mais pas de vraies révolutions. Les changements profonds portés par l’espérance d’une vie meilleure se situe aujourd’hui, dans nos sociétés, à un niveau infra-politique.
Animée d’une conscience écologique, aspirant à une meilleure qualité des liens sociaux, une minorité agissante expérimente sans bruit d’autres manières de vivre. Le réseau Colibris des amis du philosophe Pierre Rabhi tente de fédérer ce type d’initiatives en France, mais de très nombreux pays sont concernés par ces «révolutions tranquilles».
Hessel lui-même avait invité ses lecteurs à s’engager dans des actions concrètes qui permettent de passer du stade de l’indignation à celui de la réalisation. Ce message a toutefois eu nettement moins d’écho que son cri de colère.
Reste à savoir si ces expérimentations positives atteindront la masse critique où elles seraient capables d’entraîner un véritable changement politique. Mais ceci est une autre histoire.
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L’habit fait le moine – par NB
Est-il normal, que, parce qu’il se produit de temps en temps, très rarement, exceptionnellement, le contraire de l’évidence, il faille systématiquement nier toute évidence ? Non, bien sûr ! Et pourtant… L’HABIT FAIT LE MOINE.Les banques, leurs valets: les gouvernements, les valets des gouvernements: les médias, les valets des médias: les intellectuels et les valets des intellectuels: les enseignants tentent actuellement par tous les moyens possibles et imaginables de mondialiser la planète, c'est-à-dire de « bouilli-ifier » le genre humain.L’arme suprême pour ce faire est évidemment le « L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine, L’habit ne fait pas le moine » répété des milliers et des milliers de fois et à longueur de journée, de semaines, de mois et d’années. Ce proverbe est comme tous les proverbes : il est très caricatural, outré, à la fois faux et vrai et en l’occurrence plus faux que vrai, car en fait, l’habit fait le moine… et heureusement, mon Dieu heureusement !Cette volonté violente, forcenée de briser, d’effacer tout repaire physique dans le genre humain donne franchement dans la déraison.L'apparence n'est pas trompeuse.Elle peut l'être, mais c’est rare, très rare… mais en général elle ne l’est pas. Il faut s’en méfier bien sûr parce que beaucoup trichent pour masquer ce qu’ils sont véritablement, c'est-à-dire leur véritable apparence.Une apparence « feinte » est quelque chose d’assez exceptionnel. Ce qui veut dire que la tromperie n’est pas la règle et que l’apparence d’une façon générale renseigne à la seconde sur la personne ou l’être que l’on a en face de soi.En fait et pour tous les êtres vivants, ce que l’on voit, on le voit, ce qui est inquiétant est inquiétant, ce qui est rassurant est rassurant, tout simplement, comme dirait monsieur de La Palice et quoi qu’en pensent nos divins PENSEURS.Ils m’irritent quelquefois au plus haut point jusqu’à me mettre en rage, hors de moi.Cette façon de se poser continuellement en maîtres du savoir-vivre-en-ce-bas-monde comme si nous étions tous très cons, ainsi que leur manie de poser un raisonnement super-hyper-méga-compliqué sur chaque chose et de ne jamais vouloir regarder la réalité en face est absolument insupportable, ainsi que de se poser en divins contradicteurs de Dame Nature qui comme chacun sait ne leur arrive pas à la cheville.Quels CONS !Mais enfin bon Dieu de bon Dieu, si Dame Nature, ou le grand architecte ou le bon Dieu, comme on veut, a doté tous les êtres vivants de cette faculté de préjuger d’un danger ou d’un non-danger ce n’est pas pour rien !Allez leur dire à ces crétins, allez leur dire qu’il suffit de regarder et de voir. Mais ils en sont bien incapables… ils PENSENT !Souriez à un bébé et il va vous sourire, froncez les sourcils et il va pleurer… c’est comme ça, c’est spontané, instinctif, ça ne s’explique pas… c’est un mystère !Pourquoi a-t-on envie de caresser une biche ou de prendre un moineau dans sa main ? Pourquoi ? Mystère !Pourquoi n’a-t-on pas du tout envie de caresser une araignée, un serpent ou un crocodile ? Mystère !Pourquoi un lion ou un aigle nous impressionne fortement alors qu’une hyène ou un vautour ne fait que nous répugner ?Sans même le savoir, à leur seule apparence, on comprend aussitôt que ces derniers sont des charognards.Je me souviens d’un jour, tout enfant, où j’avais accompagné mon grand-père à la pêche au bord de la Garonne. Tout à coup je le vois qui ferre, sort de l’eau une espèce de petite anguille d’une vingtaine de cm et se met à la décrocher en rouspétant du plus fort qu’il pouvait : « Tiens, regarde-moi ça petit, cette saloperie ! »Il la jeta sur le sol. L’anguille se contorsionnait encore passablement et je l’empêchais de rejoindre l’eau du bout de mon bâton. J’étais étonné qu’il ne l’assomme pas. « Non, pas la peine petit, elle va crever toute seule, c’est une lamproie ! »Une lamproie ? C’était la première fois que j’en voyais une. Elle finit par mourir, mais dans son cas je préfère cent fois employer le terme « crever ».Quelle horreur cet animal ! Après l’avoir prise plusieurs fois dans mes mains et l’avoir examinée sous toutes les coutures j’étais révulsé. Sa simple vision me répugnait jusqu’à avoir envie de vomir. Pourtant j’avais l’habitude des anguilles, mais j’avais compris instantanément que cet animal, par sa seule « apparence », avait quelque chose de « monstrueux ». Mon grand-père voyant mon dégoût se saisit de l’animal et me l’expliqua. L’animal, mou comme une chique avait plein de petits trous ronds sur le côté qui étaient ses ouïes. Il avait deux petits yeux globuleux et glauques… mais ce qui était horrible, véritablement très laid c’était sa bouche : une énorme bouche par rapport à sa masse, toute plate, toute ronde, entièrement dirigée vers le bas, entourée d’une énorme lèvre violacée, toujours ouverte, béante, et à l’intérieur une cavité rougeâtre munie d’une multitude de petites dents en cercle.« Tu vois petit » me dit mon grand-père « cette bouche-là c’est une énorme ventouse… avec ça la lamproie se plaque à un poisson qui ne peut plus s’en débarrasser et avec toutes ces petites dents elle lui ronge les écailles et la chair pour lui sucer le sang ».La bestiole était franchement laide, répugnante et j’avais deviné toutes les explications de mon grand-père avant même qu’il n’ouvre la bouche. Cette fausse anguille avait tout l’aspect d’un parasite. Son « apparence » ne m’avait pas trompé.Plus tard, alors que j’avais 17 ou 18 ans, j’avais été très intrigué par une petite guêpe noire qui tournait autour de moi et se posait ici et là de temps à autres. Elle était étonnamment arrogante par rapport à ses congénères jaunes et noires, arrogante et laide, étonnement laide. Quelque chose de franchement antipathique, d'écœurant même se dégageait d'elle… sans doute cet immense appendice aussi long que son corps et qu’elle balançait fièrement au bout de son abdomen. Moche, franchement moche… Je n’avais pourtant rien contre les abeilles et les guêpes…mais celle-là avait une « apparence » tout à fait répugnante.Je filais aussitôt vers l’encyclopédie Littré en 20 volumes de la maison et apprenais ce que j’avais déjà compris : c’était une guêpe parasite, très courante qui pondait le plus naturellement du monde ses œufs à l’intérieur d’autres insectes ou de chenilles vivantes. Ses larves se développent tranquillement dans l’insecte en le dévorant vif petit à petit de l’intérieur. Charmant, non !Comme quoi l’apparence ne trompe pas. Elle nous renseigne instantanément.Je m’en suis encore aperçu récemment ou du moins ces dernières années. Comme je ne suis pas de première jeunesse j’ai bien évidemment vu « partir » beaucoup de monde dans ma famille, dans ma belle-famille et chez mes amis.
Chacun avait son caractère et, en fait, chacun portait sur lui ce qu’il était : jovial, morose, généreux, radin, fourbe, sensible, dur, nerveux, placide, vicieux, fouineur, droit… on lisait sur leur visage à livre ouvert. Quand on est heureux ça se voit, quand on est triste aussi, quand on a envie de pleurer ou de frapper aussi, même quand on a une idée derrière la tête… ÇA SE VOIT !Je les connaissais bien de leur vivant, très bien. Par contre une fois morts, quelques heures après… impossible de les reconnaître. Le caractère profond qui sous-tendait jusque-là les muscles de leur visage n’opérait plus et il n’émanait plus rien d’eux. Ils étaient lisses, inexpressifs… on ne les reconnaissait plus.Mon propre père, ma propre mère, quelques heures après leur mort me paraissaient presque étrangers. Ils n’avaient plus l’ « apparence » de ce qu’ils étaient.Quand on a un doute, bien sûr, il faut se méfier, mais en général, dans l’immense majorité des cas on peut et on DOIT se fier à l’ « apparence ».Elle est faite pour ça. Elle explique tout.Si l'on ne pouvait absolument pas s’y fier la vie serait d’une absurdité totale, pratiquement invivable.On n’éviterait plus les coléreux ou les jaloux et les sadiques en crises, les fous, les fanatiques, les fêlés de la cafetière, ceux qui préparent un mauvais coup, on n’aurait plus envie de protéger les siens, les hommes ne seraient plus attirés par les femmes, les femmes par les hommes, on ne verrait plus arriver les coups d’où qu’ils soient. C’est d’ailleurs un peu ce qu’il se passe aujourd’hui avec cette interdiction imbécile et monstrueuse d’antipathie ou de sympathie appelée très emphatiquement, très hautainement et avec tant de mépris : « délit de sale gueule ».On n’a pas besoin d’être un mirifique, un sublimissime, un divin PENSEUR pour comprendre.
Bien au contraire. Sans penser tout devient lumineux, tout s’éclaire.La Hollande est plus « évoluée » que la France. Allez-y et regardez les gens… vous comprendrez aussitôt. Idem pour l’Allemagne, idem pour la Scandinavie qui est plus évoluée que l’Allemagne.Idem pour l’Espagne qui est moins évoluée que la France. Idem pour l’Italie du nord qui est plus évoluée que l’Italie du sud. Idem pour le Maghreb et l’Afrique noire qui n’arrivent pas à décoller du moyen-âge ou de la préhistoire malgré notre aide colossale et permanente… allez-y, allez dans tous ces pays et regardez les gens… vous comprendrez aussitôt.Un aigle a une tête d’aigle parce que c’est un aigle, un européen a une tête d’européen parce que c’est un européen, un vautour a une tête de vautour parce que c’est un vautour, un arabe a une tête d’arabe parce que c’est un arabe, un primate a une tête de primate parce que c’est un primate, un noir a une tête de noir parce que c’est un noir.Je viens juste de me remémorer une émission très docte, à la télé, sur les échecs scolaires, échecs malheureusement pléthoriques chez nous.On y comparait notre système d’enseignement à celui de la Finlande, exemplaire dans ce domaine.Il y avait là tout un aréopage de PENSEURS émérites, qui, chevauchant leurs plus beaux raisonnements, étincelants de formules, jetaient négligemment au passage pour le vil peuple que nous étions des bouquets de joliesses à peine vendangées dans les vignes du vocabulaire.Ils nous expliquaient que… vu les horaires, vu les programmes, vu le système, vu les locaux, vu les rythmes, vu les éducateurs, vu les salaires, vu l’Histoire, vu le climat, vu les politiques, vu les budgets, vu mon oncle, vu que s’il en avait ce serait ma tante, et blablabli, et blablabla… et rien absolument rien sur les enfants, alors que la caméra s’était pourtant longuement promenée, et plusieurs fois sur les visages des petits finlandais, adorables, fins, gentils, éveillés, vifs, intelligents… RIEN ! C’était tabou… les PENSEURS l’interdisaient. Il ne fallait surtout pas parler des enfants.Alors je me suis levé d’un coup et me suis mis à engueuler bruyamment la télé : « Bandes de crétins, de gros cons, d’incapables ! Ça marche en Finlande parce qu’en Finlande il y a des finlandais, un point c’est tout ! Essayez le même truc en France et vous n’arriverez à rien ! »Ça n’a pas fait avancer le smilblick mais bon Dieu de bon Dieu que ça m’a fait du bien !!!Hé oui, c’est tout simple : l’Afrique est l’Afrique parce qu’en Afrique il y a des africains, le Maghreb est le Maghreb parce qu’au Maghreb il y a des maghrébins, l’Europe est l’Europe parce qu’en Europe il y a des européens.Et ce monsieur Hollande qui n’a pas l’air du tout de s’inquiéter de l’avenir du pays. C’est effrayant ! Au fait, avez-vous bien observé notre président? De quoi a-t-il l’air ?... Ah, je ne vous le fais pas dire !… et il n’a pas que l’air, il a aussi la chanson. Comme quoi, encore une fois les apparences ne trompent pas ! -
Le signal des Femen
La lutte contre la christianophobie n'est-elle pas réprimée autrement plus durement que les provocations des Femen ? Le pouvoir n'est pas seulement complaisant à leur égard : la République les utilise à dessein...
Nous nous souvenons encore de la brutalité de la répression policière et de la rigueur des tribunaux quand nos militants avaient protesté pacifiquement devant le théâtre de la Ville contre le spectacle de l'église scatologique proposé par son pape Castelluci. Nous nous souvenons aussi des peines correctionnelles infligées à d'autres manifestants qui avaient envahi la scène pour prier. Sans parler de l'affaire de Poitiers ou un jeune père de famille avait été menacé d'emprisonnement. Dernièrement, des Femen, tous seins dehors, ont envahi la cathédrale Notre-Dame de Paris, créant le scandale et l'indignation. Elles ont été reconduites mollement par la police et relâchées immédiatement sans aucune charge retenue contre elles. Deux poids deux mesures ?
Mauvais mélange
Au-delà du phénomène des Femen, qu'on nous vend comme des call-girls ukrainiennes, mais qui (encore un scandale) du fait d'un étiquetage douteux, ont été subrepticement mélangées à des pétroleuses de l'Hexagone dont l'esthétique laisse à désirer (on nous refait le coup des lasagnes), il nous faut observer, là encore, la disparition programmée des libertés dans ce pays. Les agitatrices ne sont qu'une espèce d'aiguillon chargé par le "système" de susciter d'éventuelles réactions violentes chez l'ennemi désigné-ceux qui composent une France qui n'a pas encore complètement rompu avec son histoire ; cette France détestée par les "bobos" et méprisée par Attali. Ça devient lassant à la longue d'observer l'extension spectaculaire du totalitarisme d'État, relayée par la presse servile et subventionnée qui joue le rôle de police de la pensée subordonnée aux "élites d'indignés à sens unique".
Libertés en recul
Je ne vais pas rappeler la liste des libertés perdues, nous enfermant dans un couloir étroit, se resserrant chaque jour un peu plus, laissant apparaître une société qu'avaient annoncé Orwell et Huxley notamment. Ce qu'il faut voir, c'est que toute cette énergie, législative, judiciaire, policière et journalistique, ne vise qu'à soutenir une idéologie pernicieuse destinée à faire disparaître ce qui reste des valeurs de notre pauvre patrie. Pour établir le gouvernement mondial, il faut des peuples déracinés, annihilés, des zombies programmés par nos écoles, lesquelles sont relayées par les médias.
Si réaction populaire, même massive, il y a (mariage pour tous) nos démocrates auront tôt fait, avec leurs porte-voix, de les stigmatiser en invoquant les heures les plus sombres de notre histoire. Il est difficile d'échapper à ce système, certes incapable de sortir le pays de la crise, mais parfaitement capable, en revanche, de laver les cerveaux à grande échelle. Les Français encore libres doivent comprendre que la République est l'instrument essentiel, l'outil idéal, pour créer cet état de fait.
Cependant, en cherchant à faire disparaître les libertés de la nation et la nation elle-même, la République se fragilise, car c'est sur la nation qu'elle construisit naguère sa légitimité. À l'AF, nous "conspirons à ciel ouvert" comme nous l'enjoignait le Martégal. L'État est omnipotent et, plutôt que de revenir dans l'urgence à ses seuls devoirs régaliens, occupé à son œuvre de destruction, il est de moins en moins capable d'anticipation politique. Le moment approche où, comme disait Trotski, il faudra donner le « coup de poing au paralytique ». La République détruit la France, détruisons la République.
Olivier Perceval L'ACTION FRANÇAISE 2000 Du 21 février au 6 mars 2013 -
Immigration : la comédie du pouvoir continue
C'est reparti. Depuis mardi les députés examinent un nouveau projet de loi, le sixième depuis 2002, sur l'immigration. Rien de bien révolutionnaire ni de très inédit dans ce dispositif qui ne changera rien dans les faits. L'inflation législative depuis huit ans dans les domaines de la gestion des flux migratoires et de la répression de la délinquance et du crime suffit à montrer que les lois ne sont pas appliquées ou que, même quand elles le sont, elles n'apportent aucune amélioration sur le terrain.
Comme toujours, les media et la gauche se focalisent sur une mesure purement symbolique, la déchéance de la nationalité pour les personnes naturalisées depuis moins de dix ans en cas d'assassinat de membres des forces de l'ordre. Mais outre que cette possibilité de déchoir un citoyen récemment naturalisé de sa nationalité existe depuis fort longtemps dans le code pénal, il ne fait aucun doute que cette mesure, si toutefois elle passe le filtre du Conseil constitutionnel, ce qui est très douteux, ce dernier arguant sans doute du viol du principe d'égalité des citoyens devant la loi, ne sera dans les faits quasiment jamais appliquée. Non seulement parce que la condition émise dans le texte est très ,restrictive (on ne voit pas pourquoi la i déchéance de la nationalité ne s'appliquerait pas à tous les crimes, quel que soit le statut de la victime) mais aussi parce que, compte tenu de la mentalité de l'actuelle magistrature, bien peu de juges prendront une telle décision. Tout cela, Sarkozy le sait très bien. Mais l'important pour lui n'est pas là. L'important est de faire semblant, de donner à croire à l'électeur de droite qu'il agit en faveur de sa sécurité, de sa tranquillité, qu'il est un homme de fermeté et de convictions. La politique aujourd'hui est devenue une vaste comédie où il s'agit d'être non pas un bon dirigeant mais un professionnel de la communication, non pas le guide d'un peuple mais l'aigrefin le plus doué, le charlatan le mieux à même de tromper et de séduire.
Le socialiste Manuel Valls, dans un entretien sur le site < lepoint.fr >, reconnaît lui-même que le gouvernement qui a d'ailleurs fortement réduit les effectifs de la police et de la maréchaussée, le nombre de magistrats et retiré moult policiers des zones occupées - a été incapable jusque-là de maîtriser les flux migratoires et qu'il s'agit d'une opération purement politicienne à visée électoraliste : ce projet de loi, dit-il, « est l'aveu de l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration. (...) Il s'agit par ailleurs, en plus, de transposer trais directives européennes dans le droit français. (...) On sait que le taux d'exécution des mesures d'éloignement du territoire, qui est au cœur du discours montrant la détermination du pouvoir, est très faible en raison de l'annulation des procédures par le juge des libertés et de la détention (JLD). (...) Ce texte banalise aussi la privation de liberté, avec le passage de la durée maximale de la rétention administrative de 32 à 45 jours, ce qui ne sert pas à grand-chose puisque la durée moyenne de la rétention est de 10,34 jours. Mais le problème n'est pas tant dans les mesures administratives que dans le discours politique que l'on entend depuis Grenoble. »
En effet, augmenter de quelques jours la rétention administrative ne résoudra rien, n'empêchera rien. En 2003 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac, avait déjà rallongé la durée de rétention de 12 à 32 jours. Cela n'avait en rien augmenté le taux effectif d'éloignement du territoire ni empêché deux ans plus tard les émeutes du Ramadan dont de nombreux acteurs étaient des étrangers ou des jeunes fraîchement naturalisés.
LE texte composé de quatre-vingt-dix articles et amendements qui concernent pour beaucoup d'entre eux la procédure d'expulsion elle-même prévoit également d'expulser plus facilement les ressortissants communautaires, y compris lors des trois mois où ils ont le droit de circuler librement. Mais là encore on voit mal les neuf gnomes de la rue de Montpensier donner leur feu vert à cette disposition contraire au droit européen, droit dont on sait qu'il prime juridiquement sur le droit interne, même constitutionnel. Donc là encore Sarkozy fait semblant. On ne peut à la fois être l'un des principaux initiateurs et propagandistes du traité de Lisbonne qui prévoit le droit de circulation, d'installation et d'établissement des ressortissants des différents Etats membres dans les vingt-sept pays de l'Union européenne et en même temps prétendre lutter, d'ailleurs très faiblement, contre les conséquences de ce que l'on a soi-même vanté et mis en place. Ce n'est ni plus ni moins qu'une filouterie, une imposture, une crapulerie.
D'autant que, ce que se gardent bien de préciser les grands media, le projet de loi ne prévoit pas que des mesures (apparemment) répressives. Il vise aussi et surtout à faciliter « l'immigration qualifiée », la fameuse « immigration choisie » et à accélérer les procédures de naturalisation pour les étrangers présentant « un parcours exceptionnel d'intégration », dans les domaines « civique, scientifique, économique, culturel ou sportif ». Un intitulé suffisamment vague pour permettre de naturaliser à tour de bras une foultitude d'allogènes et ainsi précipiter le criminel processus de substitution de population dans notre pays.
ENFIN le texte prévoit la « signature d'une charte des citoyens lors de l'accès à la nationalité » visant à faire de « l'adhésion aux principes et valeurs essentiels de la République (...) un élément d'appréciation de l'assimilation du postulant à l'acquisition de la nationalité française ». Comme là encore les principes de la République sont aussi vagues qu'abstraits et arbitraires, gageons que la plupart des immigrés n'auront aucun mal à signer un papier qui n'est de toute façon qu'un bout de chiffon et que cela n'affectera en rien leur comportement ni ne policera leurs moeurs. D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui avait proposé, sans doute plus par tactique politicienne que par conviction, d'étendre la déchéance de la nationalité aux naturalisés polygames, a aussitôt été désavoué par le chef de l'Etat. Non, décidément, ce n'est pas sur Sarkozy et ses sbires qu'il faut compter pour sauver du naufrage la maison France !
J B Rivarol du 1 octobre 2010P.S : Le gouvernement a supprimer le si peu qui était demandé aux immigrés, il est encore plus facile d'obtenir la nationalité française et de venir grossir le nombre d'électeur de la gauche !! Pat
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Aides publiques à la presse écrite : 45.000 € par journaliste et par an
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Cinq milliard d’euros, c’est le montant total des soutiens publics à la presse écrite sur trois ans. C’est le chiffre donné par le rapport de la Cour des comptes sur ce sujet. Rapport aux conclusions sans appel.
Ces aides concernent 80.800 salariés, dont un peu moins de la moitié de journalistes. Cela fait 134.000 € par journaliste, soit 45.000 € d’aides par journaliste et par an. Arrive en tête de ces subventions, le journal Le Monde (photo en Une du siège). On rappellera à nos lecteurs que ce sont donc directement leurs impôts qui financent les journalistes de l’anti‑France comme Abel Mestre et Caroline Fourest. Avec ce niveau d’aides, les journalistes des médias de l’oligarchie peuvent se montrer reconnaissants envers leur maître.
Le rapport de la Cour des comptes conclut par : « Une réforme profonde de la politique d’aide à la presse reste plus que jamais une nécessité, compte tenu de son coût et de sa faible efficacité. »
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Mali : grosses opérations de Gendarmerie à Gao
Dans la région de Gao, les armées française et malienne ont multiplié les opérations ces derniers jours. Avec un objectif simple : nettoyer les environs de la ville de Gao des dernières poches de combattants djihadistes. Et du coup, la Gendarmerie de Gao se remplit, se vide, sans compter ceux qu’on pensait y trouver et qu’y n’y sont pas.En effet, une cinquantaine de « présumés » islamistes ont été interpellés sur l’île de Kadji Dar es Salam, la semaine dernière. « Une vingtaine de personnes ont été relâchés », affirme le major El Moctar Iattara, à la gendarmerie de Gao, qui explique que rien n’a été retenu contre eux. En revanche, une dizaine d’hommes feraient l’objet de « sérieuses présomptions », poursuit le major Iattara, sans donner de détails. Leur cas sera présenté à un procureur de la République qui pourrait décider de les inculper. « Et la liste n’est pas close », promet le militaire malien, entre deux interrogatoires.Quatre combattants du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, avaient par ailleurs été faits prisonniers début février près de Ménaka, dont un cadre, Abdulkarim Ag Matafa. Ils auraient déjà été transférés à Bamako, il y a plusieurs jours.
Enfin, depuis 48 heures, la ville de Gao bruisse d’une rumeur : l’arrestation d’Aliou Mahamar, le commissaire islamique de la ville durant l’occupation. Plusieurs personnes affirment même l’avoir vu à bord d’un véhicule militaire. « Cela circule en ville mais c’est faux, dément le major El Moctar Iattara. On le recherche activement, entre Bourem et Bamba, mais nous ne l’avons pas encore arrêté » affirme-t-il.¢Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/