Le gouvernement a trouvé au moins un expédient pour remédier au déficit de la Sécurité sociale : rogner les allocations familiales.
À l'évidence, le gouvernement socialiste ne trouve d'attraits qu'aux futures unions homosexuelles ; au moment même où il fait voter par sa majorité à l'Assemblée nationale la loi sur le pseudo « mariage » inverti, il envisage en effet de prendre, pour tenter de ralentir le creusement du trou de la Sécurité sociale, des mesures qui frapperont les familles.
Ces mesures consisteraient à fiscaliser les allocations familiales, à les octroyer sous conditions de ressources ou encore à remettre en question le quotient familial. Quelle que soit la manière choisie, les familles sont dans le collimateur de Bercy.
Premières visées : les classes moyennes. En effet, les familles les moins aisées ne seront pas touchées par l'intégration des allocations familiales dans les revenus imposables - puisqu'elles ne paient pas l'impôt sur le revenu (avec cette intégration, certaines familles deviendront cependant imposables). Et la mise sous conditions de ressources ne les concernerait pas davantage.
Cette opération se drape dans les nippes défraîchies de la justice sociale : il n'y aurait pas de raison que les ménages plus riches bénéficient de cette aide. Or c'est là que le bât blesse : les allocations familiales n'ont théoriquement pas de caractère redistributif mais répondent à une autre logique : les familles nombreuses élèvent des enfants qui seront les actifs de demain, feront fonctionner l'économie et - puisque nous sommes dans un régime de retraites par répartition - subviendront par leurs cotisations aux pensions non seulement de leurs parents, mais aussi de ceux qui n'auront pas eu d'enfants. Il en irait d'ailleurs de même dans un système de retraites par capitalisation, puisque ce sont les actifs qui créent la richesse.
À salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit
Or élever des enfants a un coût, par rapport auquel, remarque l'économiste Henri Sterdyniak dans Le Figaro du 21 février, le montant des allocations familiales est « déjà ridicule ». A salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit par rapport au couple qui a peu ou pas d'enfants, alors qu'elle rend service à la société.
On peut objecter à cela que l'on ne fait pas des enfants pour toucher les allocations familiales (ce serait un fort mauvais calcul). Certes, mais si l'on regarde les pays qui n'ont pas de vraie politique familiale, comme l'Italie ou l'Espagne où les familles nombreuses étaient naguère... nombreuses, on s'aperçoit que leur taux de natalité est très inférieur au taux français.
Ne crions pas trop vite cocorico, cependant : l'on souligne peu que le bon taux de natalité français est aussi dû à l'immigration. Logiquement, les allocations familiales devraient favoriser la natalité française... Il est vrai que Mohamed Merah, le tueur djihadiste de Toulouse, était paraît-il un Français comme un autre... Notons toutefois que si les mesures gouvernementales touchent les classes moyennes, ce sont essentiellement des familles françaises « de souche » qui seront frappées.
Le vice de l’État-providence
Le projet de fiscaliser les allocations familiales, ou de les soumettre à conditions de ressources, ou de baisser le quotient familial, présenté à tort comme une « niche fiscale », souligne par ailleurs le vice d'un système dans lequel l’État-Providence - c'est ainsi qu'il se présente - reprend d'une main ce qu'il affecte de donner de l'autre et qu'il a déjà pioché dans la poche des contribuables - à commencer par les familles elles-mêmes, qui paient de la TVA sur les achats réalisés pour leurs enfants, des impôts locaux sur des espaces d'habitation nécessairement plus vastes, etc. L’État-Providence profite ainsi lui-même d'une Providence beaucoup plus généreuse avec lui qu'il ne l'est avec les citoyens : l'administration fiscale.
Politiquement, il est évidemment plus confortable de fiscaliser les allocations que d'en diminuer le montant : la perte est moins immédiatement évaluable, donc moins douloureuse. Quand on tond les moutons, mieux vaut qu'ils ignorent combien de laine on leur prend.
Jean-Pierre Nomen monde&vie 26 février 2013
France et politique française - Page 5000
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Trou de la Sécu : les familles paieront !
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[Vidéo] Charles Aznavour et l’immigration
Des paroles que l’on n’ose plus prononcer dans notre société de dictature politiquement correcte.
Vu sur le blog de l’Action française Provence
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Guillaume de Thieulloy : « La Loi Taubira ? Cette loi absurde ouvre une infinité de fronts »
Guillaume de Thieulloy, le très dynamique directeur des Quatre vérités, a souhaité préparer la suite de la Manifestation du 24 mars, prévue sur les Champs Elysées. Il crée l'antenne française du Comité Famille Mariage, pour continuer le combat pour le respect de la famille.
Monde et Vie : Guillaume de Thieulloy, vous venez de créer le Collectif Famille Mariage (CFM). Vous pensez que la lutte pour la défense du mariage chrétien est aujourd'hui un objectif politique à long terme ?
Guillaume de Thieulloy : Même si la plupart des acteurs du CFM sont chrétiens, nous ne défendons pas le mariage chrétien comme tel. Nous défendons le mariage monogame entre un homme et une femme. C'est à la fois très proche et très différent. Très proche, puisque le mariage chrétien, sacramentel, est le modèle, l'achèvement, du mariage naturel. Très différent, puisque notre défense du mariage naturel dépasse très largement le cadre confessionnel. Nous travaillons ainsi avec des juifs ou des musulmans, également opposés à la dénaturation du mariage. Ceci précisé, oui, je crois que la défense du mariage est un objectif de long terme. Bien sûr, notre combat contre la loi Taubira a quelque chose d'immédiat. Mais si, comme le dit madame Taubira elle-même, il s'agit d'un « changement de civilisation », cela signifie que le combat durera des années. En tout cas, je conteste formellement que l'éventuelle promulgation de la loi Taubira signe l'arrêt des hostilités. Au contraire, cette loi absurde va ouvrir une infinité de fronts différents (qu'il s'agisse de conventions internationales sur les droits des enfants que nous avons signées et que nous allons allègrement violer, de liberté religieuse en danger, ou encore de parents privés de leurs droits de voir leurs enfants...) Le CFM s'organise pour pouvoir porterie fer sur tous ces fronts politiques, juridiques, médiatiques et faire en sorte que la pression politique sur cette loi Taubira ne retombe jamais.
Jusqu'au retrait pur et simple du texte. Nous ne voulons surtout pas revivre l'expérience de 1984 où nous avons gagné dans la rue et perdu quelques mois plus tard faute d'organisation politique, ou l'expérience du PACS où tous les parlementaires de droite parlaient de défaire la loi et ont opportunément "oublié" leurs déclarations lorsqu'ils sont revenus aux affaires.
M&V: Quels moyens comptez-vous mettre en œuvre ? Avec qui partez-vous en campagne ?
G de T : Nous disposons d'un avantage considérable sur nos prédécesseurs. Nous avons enfin des contacts et des soutiens internationaux. Le combat pour la famille est un combat mondial (même s'il prend des formes différentes dans tous les pays). Nos adversaires l'ont bien compris. Il était temps que nous nous y mettions également. En l'occurrence, le CFM est la branche française d'une organisation internationale qui se bat pour défendre le mariage entre un homme et une femme et le droit des enfants à avoir un père et une mère. Nous bénéficions en particulier de l'expérience politique d'Américains qui connaissent bien ce combat - et qui ont notamment gagné en Californie.
Mais nous partons en campagne avec des personnes et des organisations différentes selon les sujets. Nous ne nous battrons pas avec les mêmes personnes pour contester les adoptions frauduleuses et discriminatoires pour les enfants, pour défendre la liberté religieuse mise à mal par la loi Taubira ou pour travailler à l'échelon européen. L'un des buts du CFM est précisément de constituer des coalitions à géométrie variable, avec une seule logique : tous ceux qui sont d'accord avec nous sur une question sont les bienvenus pour travailler sur cette question, sans exclusive liée à leur choix partisan ou à leur appartenance confessionnelle...
M&V: Ne risquez-vous pas de démobiliser ceux qui croient à l'impact de la manifestation du 24 mars prochain sur les Champs Elysées en proposant des modes d'action différents ?
Au contraire, nous appelons de toutes nos forces à la mobilisation du 24 mars. Avec un mot d'ordre simple et politiquement efficace : retrait du projet Taubira. Le CFM appelle à cette manifestation, même si son action commencera réellement après le 24 mars, précisément pour éviter que le 24 mars soit un coup d'épée dans l'eau.
M&V: Dans Nouvelles de France, vous nous refaites le coup du général en disant qu'on n'a pas perdu la guerre quand on a perdu une bataille. Mais une fois que la loi sur le mariage homosexuel est passé, y a-t-il moyen de revenir dessus ? Existe-t-il des exemples de retour en arrière du Législateur ?G de T : Je maintiens qu'aucune loi n'est irréversible. D'ailleurs, si le législateur voulait que la loi Taubira le soit, il devrait au minimum en faire une loi constitutionnelle. Ce qu'il ne fait pas (il n'y arriverait d'ailleurs pas !). L'action politique consiste précisément à changer les lois et à les améliorer en vue du bien commun. Si la loi passe, nous mettrons tout en œuvre pour que son retrait figure dans le programme d'un grand nombre de candidats aux présidentielles de 2017 et, sans vouloir déflorer notre agenda politique, je peux vous dire déjà que nous avons en préparation un certain nombre d'actions politiques qui vont faire un peu de bruit dans le Landerneau et qui devraient empêcher que l'on enterre ce dossier.
Propos recueillis par Alain Hasso monde & vie 26 février 2013 -
Quand France 2 fait la promotion des Femen : communiqué de Civitas
« Le PDG de France Télévision aux petits soins avec les FEMEN antichrétiennes
Alors que France 2 se prépare à diffuser ce mardi soir un film documentaire « militant » en faveur du mouvement FEMEN connu pour sa haine antichrétienne et ses actions violentes, voici une photo significative : Rémy Pflimlin, PDG de France Télévision, prenant la pose avec Caroline Fourest, « essayiste lesbienne », ainsi qu’avec la meneuse de cette milice cathophobe.
La même furie antichrétienne disposait d’une carte de presse pour mener son action à Milan contre Silvio Berlusconi.
Ne laissons pas faire ! Nous avons jusque ce mardi soir pour mettre France Télévision sous pression et réclamer la déprogrammation de cette émission de propagande en faveur des FEMEN !
CIVITAS appelle les chrétiens à se faire respecter et à exiger immédiatement auprès de la Direction de France 2 la déprogrammation de ce film banalisant la haine antichrétienne.
Par téléphone, par mail, par fax, organisons le siège de France 2 ! (avec politesse mais fermeté)
Pour envoyer un courrier électronique : http://www.francetelevisions.fr/contact/ecrire.php#
Pour téléphoner : 01.56.22.60.00 »
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Le « revote »
En France nous vivons sous un régime de démocratie représentative. Que nous y soyons favorables ou non, ne change rien à la façon dont sont votées les lois. Les députés sont élus sous des étiquettes et des programmes. Ils se doivent donc d’être plus ou moins fidèles aux idées qu’ils prétendent incarner.
Les élections législatives ayant lieu tous les cinq ans dans la dynamique des présidentielles, on peut considérer qu’il y a une légitimité dans le choix de ces députés du moins pour cette durée. Et cette légitimité entoure leur vote lors des propositions de loi. Si on accepte donc le principe de démocratie et de vote, on devrait considérer comme une aberration celui de faire revoter les députés ou le peuple quand ceux-ci ont émis un vote défavorable au projet qui leur est présenté. Car cela signifierait que le parlement ne sert plus à rien puisque tant qu’il refuse de dire oui, il doit revoter jusqu’à ce qu’il cesse de dire non. On le devine aisément, avec cette méthode, tous les textes seront adoptés au final, puisque l’on ne revote que quand on a voté non, jamais quand on a voté oui. Si on accepte donc ce principe que le fait de revoter est un crime contre la démocratie, doivent donc être perçus comme illégitimes les textes ayant été avalisés de cette façon : la loi sur la décentralisation de 1982, le Pacs, la loi Hadopi (rejetée déjà une première fois sous un autre nom quand les députés avaient osé amender la loi de Donnedieu de Vabres en proposant la licence globale), la loi permettant le travail le dimanche ainsi que le traité de Lisbonne. A l’échelle européenne, n’oublions pas aussi que le traité de Maastricht a été rejeté par le peuple danois, ceux de Nice et de Lisbonne par le peuple irlandais. En bonne logique européiste, ces peuples ont été sommés de revoter. Pour une autre raison, on peut considérer qu’un texte important lorsqu’il ne figure pas au programme du candidat, n’a pas de légitimité pour être adopté : ainsi Giscard n’ayant jamais évoqué l’avortement lors de la campagne de 1974, il n’avait pas à en permettre l’adoption la même année. On le voit sans ces changements présentés abusivement comme des progrès, nous vivrions dans un pays radicalement différent. Or ces changements étaient illégitimes. Et comme par hasard, ils étaient moralement douteux. On peut même penser que c’est pour cela qu’ils avaient été rejetés.
Cadichon http://www.actionfrancaise.net
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National ou «apatride»? Honnête ou corrompu ? Le grand clivage
Comme à l’UMP, on entend souvent au sein de l’écurie PS et de ce gouvernement les discours les plus contradictoires, conséquence directe de la volonté démagogique de ratisser large en tentant de plaire à tous les secteurs de l’opinion. Dimanche matin, invité du « Grand Rendez-vous » Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a fustigé une Banque centrale européenne « remarquablement inactive », qui « ne s’occupe pas de la croissance, ne s’occupe pas des chômeurs, ne s’occupe de la population européenne.» « Si on veut de la croissance, il faut faire baisser l’euro », « pour donner de l’oxygène aux économies européennes ». « C’est le rôle des responsables politiques de l’Eurogroupe, c’est le rôle de Mario. Draghi, (président de la BCE, NDLR) », a-t-il insisté.
Invité quelques heures plus tard du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, ne s’est pas contenté d’annoncer que les nouvelles hausses d’impôts seraient repoussées après les élections de 2014. Il a pris l’exact contre-pied d’Arnaud Montebourg en faisant l’éloge de Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs. « (Le) rôle (de M. Draghi), c’est de veiller à la stabilité des prix, à la lutte contre l’inflation, c’est aussi de veiller à la pérennité et à l’intégrité de la zone euro. Il l’a fait remarquablement ». « La Banque centrale européenne a joué dans la sortie de la crise de la zone euro (sic) un rôle positif » a-t-il ajouté. Une sortie de crise qu’il ne suffit pas d’annoncer et de marteler pour qu’elle devienne réalité…
Si M. Moscovici a également profité de ce passage médiatique pour mettre en garde contre le danger populiste et le refus de l’euromondialisme, le palmarès ifop « des femmes politiques » publié par Le Journal du dimanche indique en tout cas clairement l’attachement des Français au modèle national. Les sondés étaient invités à choisir les personnalités féminines qui selon eux doivent jouer « un rôle plus important à l’avenir dans la vie politique française ».
Ainsi Marine Le Pen arrive dans ce classement en seconde position avec 31 % , juste derrière Christine Lagarde (34%), l’ex ministre de l’économie et des finances du gouvernement Fillon, de 2007 à juin 2011, et depuis cette date directrice générale du Fond Monétaire International (FMI).
Marine devancent deux égéries anti frontistes classées « à droite », Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade (27 %. chacune), Martine Aubry et Christiane Taubira, (21 % chacune, à croire pour cette dernière que sa grande croisade en faveur du mariage homo ne séduit pas tant que ça les foules…), Rachida Dati et Ségolène Royal (19 % chacune), Valérie Pécresse (17 %), Najat Vallaud-Belkacem (16 %), Cécile Duflot (12 %), Aurélie Filippetti (11 %), Anne Hidalgo (10 %)…
Marine a pu de nouveau juger de sa popularité et des espoirs suscités par le programme frontiste de défense de notre souveraineté et de notre identité nationales, y compris dans nos assiettes, lors de son passage le 28 février au Salon de l’Agriculture. Elle y a reçu un accueil particulièrement chaleureux… contrairement à ce que pouvait faire croire le titre d’un article du Point consacré à ce déplacement qui contredit d’ailleurs le compte rendu de celui-ci.
Marine a mis en garde à cette occasion contre la réactivation du Grand Marché Transatlantique, un accord de libre-échange, un projet lancé dans les années 1990, auquel le FN s’oppose depuis l’origine, et qui porte en germe, a-t-elle noté, un problème de sécurité alimentaire et de concurrence déloyale aux conséquences terribles pour notre agriculture.
« Il faut lutter a-t-elle ajouté contre les grandes industries agroalimentaires qui, en accord avec la Commission européenne et l’OMC, refusent cet étiquetage. Ils mettent en place une opacité pour que les Français ne sachent pas ce qu’ils mangent. Agriculteurs et éleveurs doivent exiger l’étiquetage de la viande, car les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils mangent.»
Les Français ont aussi le droit plus généralement de ne pas être trompés sur la nature de leurs élites. Interrogée lors de l’émission politique de BFMTV-RMC-Le-Point-BFM Business sur le sondage du JDD que nous évoquions plus haut, la présidente du FN n’a pas mâché ses mots au sujet la directrice du FMI.
Certes, il s’agit d’une « personnalité qui a marqué dans les cinq dernières années» ; mais « Mme Lagarde n’est pas une politique française, c’est une femme politique apatride. Quand on prend la tête de ces grandes institutions internationales, on oublie sa nationalité, on n’y fait plus référence, et surtout on ne doit plus réfléchir en fonction des intérêts de sa nation.»
Bruno Gollnisch le rappelait en effet, Mme Lagarde est incontestablement une femme extrêmement brillante et intelligente. Mais le FMI est le bras armé financier du Nouvel ordre mondial. Celui ou celle qui est à sa tête en épouse forcément l’idéologie planétarienne, laquelle est consubstantielle à cette structure. A cette aune, que le directeur du FMI soit de nationalité française, burkinabé, ou guatémaltèque n’a pas grande importance…
Marine a estimé avec raison que le poste occupé par Mme Lagarde « la disqualifie comme femme politique française ». De plus, « je pense que les Français ne sont pas encore informés des difficultés judiciaires qui sont les siennes: elle est sur le point d’être mise en cause dans l’affaire Tapie »
Le 10 mai 2011, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, avait demandé à la Cour de justice de la République (CJR) d’ouvrir une enquête visant Mme Lagarde pour abus d’autorité dans l’arbitrage favorable à Bernard Tapie. Fin 2007, cette dernière avait ordonné la désignation de trois juges-arbitres pour trancher le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais dans le cadre de la vente d’Adidas.
En juillet 2008, le tribunal arbitral avait condamné le Consortium de réalisation (CDR, gérant le passif de la banque) à verser 240 millions d’euros de réparation à M. Tapie, plus une centaine de millions d’euros d’intérêts et 45 millions d’euros pour préjudice moral!Trois juges d’instruction enquêtent sur cette décision qui a fait bondir les contribuables Français, du moins ceux qui sont au courant.
Argent pris dans la poche des Français qui est aussi au coeur des actuels soucis judiciaires de Sylvie Andrieux, ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), député depuis 1997. Elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel lundi pour détournement de fonds publics, à destination d’associations présumées fictives…pour un total estimé à 740 000 euros.
L’Afp rapporte que « la justice soupçonne Sylvie Andrieux d’avoir, en toute connaissance de cause, présenté au vote du conseil régional des dossiers de demandes de subventions d’associations fictives, créées avec l’unique objectif de rétribuer des personnes l’ayant aidée à s’implanter et à se faire élire dans certains quartiers, notamment dans le 14e arrondissement »
Cet argent, qui lui aurait donc permis de s’acheter une clientéle électorale dans les quartiers nord, certains n’hésitant pas à comparer la méthode Andrieux avec celle de la mafia. Bruno Gollnisch le constate, notre ami Stéphane Ravier, candidat du FN aux dernières législatives contre Mme Andrieux dans cette 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, avait frôlé la victoire avec 49% des suffrages…Qu’en aurait il été si la compétition avait été plus loyale ?
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Entre Barrès et Maurras
Dans la continuité de la chronique publiée dans notre précédent numéro, nous revenons sur l'œuvre de Maurice Barrès (1962-1923), et plus particulièrement sur l'influence qu'il exerça sur Charles Maurras.
Bon et mauvais tons
Maurras admirait Barrés, qui le lui rendait bien. Leur amitié fut profonde. Nous en sommes les bénéficiaires. On peut aller jusqu'à dire que nous restons débiteurs de Barrés en ce qu'il contribua à ramener notre principal maître politique des égarements anarchiques de sa prime jeunesse parisienne. On ne parle pas d'idées, mais d'attitude morale : « Je traversais alors, écrit Maurras, une petite crise qu'il est difficile de définir. La délicieuse brousse parisienne, les franchises sans limites de ce vaste désert d'hommes, le contact d'un certain nombre d'étudiants, de jeunes journalistes et de petits rapins, les uns mes compatriotes, les autres, amis de mon frère, avaient fini par me communiquer, pour quelques saisons, d'assez mauvaises habitudes de langage et de tenue, un débraillé de bru-talisme bohème qui permettait de me libérer des anciens plis de l'éducation... Jusqu'où cela est-il allé ? Je ne sais. Or, nous suivions, Barrés et moi, la pente des rues qui conduisent à Notre-Dame de Lorette. Soudain, il fit un mouvement, se redressa, le dos au mur et s'effaçant devant une dame qu'il ne connaissait évidemment pas : ni très jeune, ni très jolie, ni très élégante, une dame pourtant ! Mon compagnon faisait ce qu’on m’avait appris à faire, ce que j’avais toujours fait et que j’étais en train d’oublier.
Ainsi le rappris-je instantanément. La fierté, la délicatesse et le goût que la personne de ce Barrés rayonnait, me ramenait vers le pays natal, et je lui en vouais ma reconnaissance secrète : c'en fut fini du mauvais ton pour lequel je m'étais encanaillé un peu de temps. » En somme, Barrés avait "réenraciné" Maurras... Ce texte en rappelle invinciblement un autre, justement célèbre, du Mont de Saturne (1950), où ce dernier use d'une métaphore que Barrés aurait certainement goûtée tant elle lui est consonante. Après avoir rapporté qu'il se refusa, d'un mouvement comme instinctif, à trahir par coucherie son ami, Denys Talon - c'est-à-dire Maurras - analyse : « Avez-vous vu danser un bouchon sur la vague ? L'affaire découvrait, non sans joyeux étonnement, que je n'étais pas le simple bouchon et valais au moins autant d'être comparé à ces carrés de liège auxquels sont suspendus nos filets de pêcheurs. Eux-aussi dansent sur le flot. Mais sur les hauts et bas de l'onde, d'invisibles petits cylindres de plomb leur sont liés de place en place pour sous-tendre tout le réseau. Où étaient mes lingots de plomb ? Et combien en avais-je ? Je l'ignorais, mais ils étaient bons. » Telles sont les vertus d'un véritable et salutaire "surmoi", caché mais agissant, que Barres et Maurras, avant freud - qui en faisait lui aussi une instance nécessaire - prêtaient à l’hérédité sociale.
On remarquera que toute l'interprétation maurrassienne du "culte du moi" en découle : « Si la doctrine avait consisté à dire : Monsieur, madame, défendez à tout prix n'importe quel moi, elle eût été fausse, et la réponse indiquée eût été trop facile : le Moi de qui ? d'un imbécile, d'un méchant, d'un bas profiteur ? Il ne s'agissait que d'un Moi constitué par la suite historique des générations cultivées ; le Moi d'un Français normal. »
Où la raison ne suffit pas
Ces réflexions témoignent chez Maurras d'une part barrésienne peut-être plus importante qu'on l'imagine, si l'on prête attention au fait que ce Moi hérité et instinctif ne réagit pas en vertu d'un quelconque système d'idées. Or l'on sait que Barrés était aussi doué pour les idées que sceptique quant à leur efficace, tandis que Maurras demeura toujours une sorte de "rationaliste" impénitent. Maurras refusait notamment l'idée que « les chemins de la pensée puissent dépendre de ce qui les fraye », ce qui ne gênait pas Barrés, pourvu que ces derniers fussent bons et et les siens.
Cette leçon barrésienne, ici épousée par Maurras, doit sans doute être retenue : notre cause a peut-être davantage besoin de personnes saines en profondeur, parce que lestées du « plomb » des bonnes mœurs mystérieusement héritées et de l'or de la tradition catholique civilisatrice que de doctrinaires et de fins dialecticiens. Peut-être s'agit-il moins aujourd'hui d'avoir seulement "raison", ce qui est bien sûr essentiel, que de commencer à éprouver une aversion instinctive pour tout ce qui détruit la société, et d'abord la nôtre, et avilit l'homme, et d'abord notre compatriote.
Francis Venant Action Française 2000 de février-mars 2013
✓ Une erreur de composition s'est glissée dans notre numéro précédent : en page 14, dans l'article « Lire (ou relire) Maurice Barrés » (dont la suite est publiée ci-dessus), les deux derniers paragraphes constituaient une citation ; ces lignes étaient bien de Maurras comme l’auront remarqué nos lecteurs les plus familiers de son oeuvre. -
UN SYSTÈME IDÉAL ? École et conservatismes syndicaux
Faut-il importer un modèle étranger ? Sachons raison garder, cela n’empêche pas de réfléchir à une profonde transformation du système scolaire.
Dans l’édition du 13 septembre du journal Le Parisien, une page est consacrée à l’école idéale en Europe et la question « Par quel dispositif éducatif européen êtes-vous séduit ? » est posée à quelques lecteurs attirés par des exemples étrangers qui ne sont pas vraiment, en leur forme actuelle, transposables dans notre pays.
C’est ce que dit avec beaucoup d’à-propos un autre lecteur, dont je me permets de citer ici les remarques pertinentes : « Évitons d’appliquer les méthodes des autres pays. Chacun sa culture et son histoire. Commençons d’abord par revaloriser le métier d’enseignant, cela me semble primordial. Ce n’est pas un métier comme les autres, c’est une vocation. Il faudrait donner les moyens aux professeurs d’accompagner les élèves d’une façon plus individualisée pour éviter l’échec scolaire. »
Revaloriser le métier
Effectivement, revaloriser le métier d’enseignant, pas forcément en augmentant les salaires (même si cela peut être utile) mais d’abord en redonnant du crédit aux professeurs, à leur rôle dans la société et en les soutenant, concrètement et non par de grands discours pontifiants, dans leur travail quotidien, voilà ce qui est nécessaire. Il s’agit aussi de redonner confiance à des enseignants qui se sentent, aujourd’hui, mal aimés par la population ou, en tout cas, incompris, à tort ou à raison.
Remodelage
En fait, dans le corps enseignant, il y a, comme dans toute profession, des qualités et quelques incompétences qui nuisent à la crédibilité et à la réputation de l’enseignement. Mais il y a aussi des structures qui, dans l’état actuel des choses, ne répondent plus exactement aux nécessités de la société et à ses envies, ce qui peut expliquer des incompréhensions mutuelles entre enseignants et enseignés, entre autres. Faut-il pour autant tout détruire ou céder aux modes de la "facilité" ? Sachons raison garder, cela n’empêche pas de réfléchir à une profonde transformation du système scolaire.
Un véritable remodelage du système éducatif est possible, mais il est de multiples "conservatismes" à surmonter, et ils ne sont pas là où l’on croit : ces dernières années, les principaux syndicats ont eu tendance à dire "non" là où il aurait été possible de dire "oui" et se sont tus quand il aurait fallu s’opposer fermement...
Ainsi, sur le problème des remplacements temporaires des collègues par d’autres professeurs du même établissement, qui est plutôt une bonne mesure à partir du moment où cela repose sur le volontariat enseignant et si cela ne porte que sur des périodes limitées. J’ai fait cette expérience l’an dernier, durant deux mois, avec quatre autres collègues : cela a permis à six classes de collège (soit environ 170 élèves) d’avoir cours d’histoire-géographie alors que, si nous n’avions pas proposé de faire cours en remplacement d’un professeur qui n’aurait pu être remplacé autrement (faute de personnels disponibles, selon le rectorat), ces classes n’auraient pas eu d’enseignement de ces matières d’avril à juin… On imagine ce qu’aurait été, à juste titre, la colère (vaine) des parents d’élèves.
De plus, le fait que des professeurs de lycée enseignaient devant des élèves de collège a été très instructif pour nous et nous a permis de reprendre contact avec d’autres réalités que celles que nous connaissons dans nos classes de lycée, en général de bon niveau. Dernier point, d’ordre matériel : les heures supplémentaires ainsi effectuées nous ont permis de gagner quelques sous supplémentaires, ce qui n’est jamais totalement négligeable...
Or, cette mesure de remplacement temporaire a été très critiquée, lors de sa mise en place il y a quelques années, par les principaux syndicats enseignants, ce qui apparaît désormais comme une erreur, voire comme une faute car cela semblait montrer un refus d’"en faire plus" et de rendre service (rémunéré) aux élèves…
Le gâchis
C’est ce genre de refus syndical enseignant qui a participé au discrédit du corps professoral dans l’opinion et qui, désormais, fait que plus personne dans la société n’écoute les enseignants ni ne cherche à comprendre leurs raisons, même (et surtout...) quand elles sont justes. Quel gâchis ! C’est d’ailleurs pour cela que la prochaine "journée d’action" des syndicats enseignants tombe à plat dans l’actualité, suscitant des "encore !" agacés parmi les parents d’élèves et les salariés... Il y aura d’autres moments où il sera nécessaire de parler haut et fort et, surtout, de se faire entendre... Mais ce ne sont pas les syndicats qui en donneront le signal.
J.-PH. C. L’Action Française 2000 du 18 septembre au 1 er octobre 2008
* http://jpchauvin.typepad.fr/ -
Les reniements du PC ne m’inspirent que du dégoût…
Le PCF vient d’abandonner son historique marque de fabrique, la faucille et le marteau. Il est vrai, qu’en France, il y a de moins en moins d’ouvriers et de paysans. Nonobstant, que vous inspire ce qu’il faut bien nommer un reniement ?
Ce que devrait inspirer tout reniement : un extraordinaire dégoût. Je n’ignore rien, bien sûr, de toutes les pages noires de l’histoire du Parti communiste français. Celui-ci n’en a pas moins représenté durant des décennies une immense espérance pour des millions de travailleurs. Au fil des années, le PC a progressivement tout largué : la révolution, la grève générale, la dictature du prolétariat. C’est aujourd’hui un parti social-démocrate, qui se soucie plus de « lutter contre l’exclusion » au nom des droits de l’homme (dont Karl Marx avait fait une critique ravageuse) que de défendre le peuple contre l’emprise du Capital. La faucille et le marteau étaient précisément un symbole qui renvoyait au peuple. Je vous signale que celui-ci n’a pas disparu (les ouvriers et les employés constituent toujours la majorité de la population française) et que la guerre de classes bat plus que jamais son plein. Mais regardez les dirigeants actuels du PC : Marie-George Buffet n’évoque pas vraiment Louise Michel ou Rosa Luxemburg. Elle a l’air d’une petite ménagère ménopausée comme les autres. Pierre Laurent ressemble à n’importe quel employé de bureau (c’est d’ailleurs ce qu’il est). La Charte d’Amiens (1906) proposait aux travailleurs de lutter pour la « disparition du salariat et du patronat ». Cet objectif aussi a été abandonné. À quand le remplacement de la faucille et du marteau, outils du prolétariat, par le sex toy et la télécommande ?
Le PC se renie pour être plus « en phase avec son époque », ce qui montre qu’il n’a plus la moindre intention de la changer. Les curés avaient fait de même en abandonnant la soutane. Quant aux homos, je suis surpris que les adversaires du mariage gay ne voient pas à quel point leur désir de passer devant monsieur le maire traduit leur embourgeoisement. Il y avait autrefois une charge subversive dans l’homosexualité, et tous les homos que j’ai connus étaient très fiers de ne pas être « comme les autres ». Aujourd’hui, ils ne rêvent apparemment que de se faire des bisous en public, de pousser des caddies et de changer des couches-culottes. Mon ami Guy Hocquenghem s’en serait étranglé de rage. De quelque côté qu’on se tourne, on normalise ! C’est aussi cela la pensée unique.
Toujours à propos de l’URSS et du PCF, cette phrase vous poursuit depuis longtemps : « Je préfère porter la casquette de l’Armée rouge que manger des hamburgers à Brooklyn… » Pouvez-vous la resituer dans son contexte d’alors et nous dire si vous aviez tort d’avoir eu raison un peu trop tôt, ou s’il s’agissait seulement d’une boutade ?
Elle me poursuit d’autant mieux que je ne l’ai jamais prononcée. Voici le texte exact, vieux de trente ans et fort différent de celui que vous citez : « Certains ne se résignent pas à la pensée d’avoir un jour à porter la casquette de l’Armée rouge. De fait, c’est une perspective affreuse. Nous ne pouvons pas, pour autant, supporter l’idée d’avoir un jour à passer ce qui nous reste à vivre en mangeant des hamburgers du côté de Brooklyn. » (Orientations pour des années décisives, Labyrinthe, Paris 1982, p. 76). C’était évidemment une formule. Je voulais dire par là que je ne me sentais pas plus en phase avec le soviétisme qu’avec l’occidentalisme, qui m’apparaissaient l’un et l’autre comme deux moyens différents d’aliéner les libertés humaines. C’est dire que je n’ai jamais cru à la fable du « monde libre », alibi cache-sexe de l’impérialisme américain. L’effondrement de l’URSS a eu le mérite de faire apparaître cette fable en pleine lumière. Après le totalitarisme hard du Goulag, le totalitarisme mou du politiquement correct et la colonisation des imaginaires symboliques par les seules valeurs marchandes. Je ne suis pas sûr qu’on y ait gagné.
Jadis, les médias dominants nous ont vendu la Guerre froide, bloc contre bloc, et s’acharnent désormais à nous refourguer le même bidule, Occident « chrétien » contre Orient « musulman ». À cette roulette truquée, on a toujours l’impression que le zéro sort à tous les coups…
Le mot « Occident » n’a plus aucun sens aujourd’hui. N’en déplaise aux groupies du « choc des civilisations », l’Occident ne constitue pas plus que l’islam un ensemble unitaire et homogène. Pour croire que l’islam est partout le même, en Arabie saoudite comme en Indonésie par exemple, il faut vraiment n’avoir pas beaucoup voyagé. Pour ma part, je n’ai rien à dire aux islamologues de comptoir qui citent les hadîth comme August Rohling, autre « grand spécialiste », citait le Talmud à l’époque de la Revue internationale de Mgr Jouin. Plus comiques sont ceux qui nous expliquent doctement que musulmans et djihadistes, c’est du pareil au même, à un moment où, partout dans le monde, les premiers sont massacrés et hachés menus par les seconds. Quant à ceux qui veulent interdire le Coran (sic), je leur souhaite bon courage. Je croirai à leur sincérité quand ils réclameront l’interdiction de la Bible (en raison des innombrables appels au meurtre au nom de Dieu qu’elle contient) et des épîtres de saint Paul (qui proclame la « sujétion » des femmes et leur fait obligation d’être voilées, cf. 1 Cor. 11, 5-10). Mettre dans le même sac les problèmes de l’immigration, de l’islam, de l’islamisme et du djihadisme est vraiment la marque de fabrique des esprits paresseux.
Sous l’apparence des choses, il n’y a aujourd’hui que deux fractures fondamentales. Celle qui, dans le monde musulman, oppose les sunnites et les chiites. Et celle qui sépare l’Europe des États-Unis, deux ensembles aux valeurs opposées et aux intérêts divergents, comme l’ont souligné tous les géopoliticiens, de MacKinder à Spykman. Carl Schmitt disait que l’histoire du monde n’est que l’histoire de la lutte entre les puissances de la Terre et les puissances de la Mer. Celle-ci correspond aujourd’hui à l’affrontement potentiel entre la puissance océanique américaine et le grand ensemble continental associant l’Europe et la Russie. On en verra les effets dans les années qui viennent. Pour l’heure, on peut dire que la Paix chaude a remplacé la Guerre froide.
Alain de Benoist, le 3 mars 2013Entretien réalisé par Nicolas Gauthier. http://www.voxnr.com
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Un œil sur le "hollandisme révolutionnaire" 2
« Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans le “hollandisme révolutionnaire”... »
Emmanuel Todd, mars 2012
Retraites : êtes-vous prêts à travailler encore plus longtemps ?
Le député PS des Landes, Henri Emmanuelli, un des représentants de « l’aile gauche » (sic) du PS (via le courant « Un Monde d’avance »), s’est exprimé au micro de France Info sur les pistes à explorer pour combler les déficits : « La biologie fait qu’il faut quand même se poser la question de la durée de cotisation. Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer. » Le député a ensuite ajouté être « pour l’augmentation des cotisations ».
Une position en adéquation avec celle du Medef, qui, via Laurence Parisot, propose « de poser le débat en termes d’âge, en termes de durées de cotisations ».
La solution de l’UMPS à l’abstention : le vote obligatoire !
Le député UMP du Nord Thierry Lazaro a déposé mercredi dernier une proposition de loi, pour l’instauration du droit de vote obligatoire : « Si le vote est un droit, il doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre Patrie. »
Malgré des sommes colossales dépensées en propagande, les « élus » n’arrivent pas à ramener aux urnes, les bataillons d’abstentionnistes. Dépités, ils envisagent donc de frapper d’une amende de 15 euros (45 euros en cas de récidive dans les cinq ans) les « mauvais citoyens » qui n’ont pas ou plus envie de participer à la farce électorale.
Dans sa grande bonté, le législateur propose des dérogations. Ainsi, les électeurs qui apporteraient la « preuve de leur impossibilité par procuration » ou qui devraient faire face à un « cas de force majeure » se verraient exemptés de l’obligation de voter...
Cette proposition, à laquelle s’est avoué favorable Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, est un copier-coller mot pour mot, de celle déposée par... Laurent Fabius en 2011.
La fin du CDI, c’est maintenant !
Patronat et syndicats du secteur intérimaire ont entamé des négociations en vue de créer un CDI « intérimaire ». Ainsi, la rémunération des périodes entre deux contrats sera prise en charge par le Pôle emploi, permettant ainsi aux entreprises du secteur d’échapper à la hausse des cotisations chômage sur les contrats courts, prévue dans l’accord sur l’emploi de janvier dernier.
Ces discussions interviennent alors que les chiffres du marché de l’emploi intérimaire sont très mauvais : 15e mois d’affilée de repli (moins de 500 000 intérimaires aujourd’hui, contre plus de 750 000 avant la crise).
Les « partenaires sociaux », toujours « larrons en foire » dés qu’il s’agit de poursuivre le démantèlement du Code du travail, sous couvert de vouloir mettre en place des outils pour lutter contre la hausse du chômage...