France et politique française - Page 4996
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Il persiste et signe – par Alain de Charente
Lors de sa prestation en forme d'oral de rattrapage au vu de son bilan pour le moins calamiteux et sanctionné par une cote de popularité en chute libre, François Hollande a cherché à rassurer le Peuple en tentant de lui expliquer que le soleil se lèvera un peu plus tard que prévu car il n'est pas président depuis dix ans, mais seulement depuis dix mois...Il aura consacré beaucoup de son temps de parole aux questions économiques et européennes, ce qui n'est pas aberrant dans la mesure où la situation est particulièrement critique mais, interrogé sur les sujets de société et notamment celui de la loi dite du « mariage pour tous », il a préféré éluder rapidement la question en tentant de nous faire croire que cette loi n'aurait strictement aucun impact sur le devenir de la conception de la famille, la PMA n'étant pas inscrite dans le texte et laissée à l'appréciation d'un comité d'éthique, et la GPA ne devant pas voir le jour, du moins sous son quinquennat et quand à l'adoption par des couples de même sexe… silence radio...Cette fin de non-recevoir en forme de dédain confirme que le chef de l'État reste obstinément sourd à la colère du Peuple et que la phénoménale participation citoyenne à la manifestation Parisienne du 24 mars est pour lui insignifiante et ne représente rien, ce qui non seulement est un déni caractérisé de démocratie, une injure faite au Peuple, mais aussi une colossale erreur stratégique politique, car si cette manifestation populaire a mobilisé toute cette foule venue massivement de tous les horizons (géographique, politique, spirituel....) elle ne représente en fait que la partie émergée de l'iceberg et qu'en conséquence, si le chiffre annoncé de 1.400.000 par les organisateurs et même porté à 1.800.000 par une source « bien informée » doit être retenu, cela sous-entend qu'au niveau national celui-ci doit être multiplié à minima par 10 si l'on veut rester dans la métaphore et les proportions des glaçons arctiques...Beaucoup de personnes ont pu se déplacer sur Paris depuis les provinces les plus reculées comme en attestaient les pancartes brandies, mais d'autres, plus nombreux encore n'auront pu faire le voyage pour différents motifs (financier, contraintes familiales, indisponibilité physique, absence du territoire, au travail le dimanche.....) et donc si l'ensemble des citoyens hostiles à cette loi hystérique, dangereuse, idéologique, inutile et non prioritaire avaient convergé vers les Champs-Élysées dimanche dernier, nul doute que Paris aurait été le théâtre d'un déferlement humain tsunamique qu'il aurait été impossible de canaliser et encore moins de maîtriser...Le président « normal » préfère donc ignorer ce troisième coup de semonce pourtant particulièrement audible qui vient de lui être adressé et il vient de prendre un risque énorme car devant le succès grandissant de ce mouvement de contestation, il n'y a aucune raison pour les organisateurs de ne pas enfoncer le clou et surfer sur cette incontestable victoire, même si l'annonce du retrait de cette loi ou l'annonce d'un référendum étaient les objectifs de cette manifestation et que ce souhait n'a pas été exaucé lors de la prestation télévisée...Il faut donc s'attendre à une nouvelle action qui devant l'absence de compréhension du pouvoir visiblement autiste risque d'être nettement moins bon enfant et pourrait prendre une tournure beaucoup plus agressive, plus musclée, ce qui pourrait nous entraîner dans un processus d'escalade, les violences policières en marge de la journée du 24 contre des citoyens pacifiques ayant été perçues à juste titre comme une atteinte à une liberté fondamentale, celle d'exprimer son avis et de contester une décision estimée dangereuse...Rien n'interdit de penser que cette journée du 24 mars de l'an 2013 ne devienne une référence historique et ne figure prochainement dans les manuels scolaires d'Histoire à la rubrique « les Révolutions Françaises, de 1789 jusqu’à nos jours».......La fronde s'installe, la colère enfle, tous les ingrédients sont là pour aboutir à une iurrection sans doute nécessaire puisque l'option « zen » et diplomatique ne donne aucun résultat satisfaisant et que le mépris l'emporte sur la raison... -
L'homme nouveau est un être atomisé
La société contemporaine veut accoucher d'un « Homme nouveau », standardisé et déraciné.
L'un des points commun aux différents totalitarismes du XXe siècle, que l'on retrouve aussi bien dans la société communiste que dans la barbarie nazie, est de vouloir construire un homme nouveau, de parvenir à un changement radical de l'humanité classique telle que nous la connaissons depuis l'Antiquité. Cet homme nouveau est un être profondément déraciné, comme l'on bien perçu les philosophes Simone Weil (auteur de L'enracinement) et Gustave Thibon, pour qui « seules les fleurs artificielles n'ont pas de racines ».
Notre société contemporaine, mondialisée et atomisée rêve également de bâtir un homme nouveau. Si elle n'est pas à proprement parler encore totalitaire, elle tend à le devenir. Le règne de l'individualisme est également celui de l’homo economicus qui a remplacé le zoon politikon, l'animal politique d'Aristote. En effet, le marché mondial a besoin d'un consommateur standardisé pour maximiser les profits. Ainsi s'explique en partie l'expansion de la langue anglaise comme idiome unique des affaires ou la diffusion massive d'une sous-culture américanisée (films, musique...). Ainsi, à l'aide de cette grille de lecture, s'appréhende mieux le rôle central de la publicité (bien éloignée des « réclames » d'antan) et la tyrannie des marques et des logos : MacDonald, Nike, Apple... Ainsi s'explique parfaitement la mise en avant par les médias et beaucoup d'hommes politiques d'une société mondiale, culturellement métissée et du concept absurde de « citoyen du monde » bien illustré par le slogan d'une célèbre marque de vêtements : « United colors of Benetton ». Comment, pourtant, envisager un citoyen en dehors d'une « Cité », d'un « État », borné et distinct des autres par sa langue, son histoire, ses coutumes, sauf à croire une seconde en la réalisation de paroles de la chanson de John Lennon Imagine ? Nous serions alors dans une société sortie du Politique dont l'existence suppose une pluralité, un pluriversum d'entités (nations, empires...). L'homme moderne tend chaque jour un peu plus à n'être plus qu'un consommateur atomisé aux goûts standardisés. Ce consommateur type combine plusieurs caractéristiques. Le pouvoir d'achat, tout d'abord, par la régulation des naissances (contraception et avortement) et le malthusianisme qui récusent la phrase prononcée par l'économiste français Jean Bodin au XVIe siècle : « Il n'est de richesse que d'homme. » L'autonomie ensuite, source de productivité économique régulée par l'euthanasie des personnes âgées et des handicapés, c'est-à-dire des plus faibles, maquillée en « droit à mourir dans la dignité » : seul le travail rendrait libre... La standardisation des goûts, enfin, voire de la taille et des mensurations, en rêvant d'un consommateur androgyne de produit unisexe, façonné par la théorie du Genre, venue des Amériques, qui envahit désormais notre enseignement public. Ainsi, le mariage homosexuel s'inscrit évidemment dans cette déshumanisation à finalité consumériste.
Déshumaniser
Pour faire passer la pilule auprès des individus, il est nécessaire de déshumaniser l'homme, de rabaisser la gloire de son humanité: la tâche est notamment confiée aux revendications radicales de certains groupuscules, relatives aux droits des animaux : si l'homme est un animal comme les autres, il n'y a plus de raison d'en faire un être sacré aux yeux de Dieu et des autres hommes. Les débats autour de la chasse ou de la tauromachie sont donc loin d'être anodins.
Déshumaniser l'homme, c'est aussi le couper de toute charité envers ses semblables et de tout amour. La vraie solidarité, parce qu'elle échappe largement à la marchandisation, est une cible pour les tenants du nouvel ordre mondial. Au mieux la conçoivent-ils comme un effet pervers du nomadisme dont ils sont les chantres (aide aux immigrés) ou comme une façade du spectacle télévisuel (le concert des Restos du cœur). De même, certains homosexuels revendiquent explicitement le droit au mariage, non pas au nom d'un mimétisme des couples hétérosexuels, mais comme moyen de réduire à néant l'institution mariage, expression sociale de l'amour entre deux personnes de sexe opposé.
Peut-on penser échapper à cette « société spectaculaire intégré » (la formule est de Guy Debord) en se retranchant dans un espace communautaire, une contre-société catholique par exemple, ou en optant pour un « recours aux forêts » individualiste, tel celui prôné en son temps par Ernst Jünger ? Rien n'est moins sûr, car comme disait Georges Orwell en dissertant sur les totalitarismes : « La grande erreur est de croire que l'être humain soit un individu autonome. »
Nous sommes tributaires de la société dans laquelle nous vivons, celle où nous sommes nés. Elle nous influence, modifie nos comportements, souvent malgré nous, quelle que soit la force de nos réticences. On pourrait utilement relire à ce sujet un roman de Pierre Boutang, Le Secret de René Dorlinde, réflexion sur la société communiste, afin de s'interroger pour savoir si l'homme atomisé est encore capable d'écrire de la poésie. La seule réponse humaine possible est une réponse politique, rompant avec l'utopie d'une société monde régulée par les seuls Droits de l'homme et le seul marché. C'est une insurrection politique contre la société contemporaine qui permettra le retour à une commun decency, une décence commune, qu'appelait de ses vœux George Orwell. Ne croyons pas que nous mènerions pour autant un combat dénué de toute aspiration spirituelle. Ne perdons pas en effet de vue que, comme l'écrivait Georges Bernanos en 1946 : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu 'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »
Jacques Cognerais monde & vie 19 mars 2013 -
Olivier Delamarche : « Il faut que le mouton se tienne tranquille »
Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 02 avril 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.
« C’est beaucoup plus facile de tondre quelqu’un qui ne bouge pas, que quelqu’un qui est en pleine panique – Restez tranquilles le temps qu’on aiguise les couteaux et qu’on vous tonde – Suicidons-nous très vite, ça règlera les problèmes. »
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Chaque jour, on attente à nos libertés.
Entretien réalisé par José Meidinger.
Michel Déon a fait découvrir et aimer la Grèce à des générations de philhellènes. Livres à la main, nous avons couru et courons encore ces îles magiques qu’il a arpentées inlassablement avant de se retirer en Irlande, « la Grèce du Nord ».

À 94 ans, le dernier Hussard, compagnon de Nimier, Blondin et Laurent, n’a rien renié de son « histoire d’amour avec la Grèce » Extraits de l’entretien qu’il nous avait accordé pour Bonjour Athènes.
Un jour, Michel Déon, vous avez quitté le soleil de Spetsai pour les brumes de l’Irlande, vous avez déserté, oui déserté , la Grèce…
D’abord, je n’ai pas « déserté » la Grèce, mais après une dizaine d’années sans guère quitter mon île de Spetsai, j’ai dû, pour mon travail et l’éducation de mes enfants, passer un hiver au Portugal, puis des hivers en Irlande.
Le parfum de ces îles, Spetsai, Patmos, Hydra, leur séduction n’opéraient plus, un peu comme une histoire d’amour qui se terminait ? [...]
La suite sur Boulevard Voltaire
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Manif Pour Tous – Pressions policières
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Avoir raison, c’est parfois démoralisant – par Le Crieur du Cœur
Être apparemment prophétique, ce n’est jamais de tout repos. Mais lorsqu’il ne s’agit pas d’un don surnaturel, bien au contraire, de conclusions tirées d’une grande expérience pratique, visuelle assortie du résultat d’analyses exhaustives des situations vécues, il est alors attristant de voir se vérifier le vieil axiome : « Nul n’est prophète en son pays ».Surtout lorsque l’on voit des « leaders » que l’on espérait lucides, négliger allègrement les avis des membres de leur parti, et oublier cette vérité incontestable, qui pourtant rappelle que, toujours, dans tous les cas, en toutes circonstances, « Entre deux maux, il faut choisir le moindre », car sinon c’est effectivement la pire des deux possibilités qui ne tarde pas à s’affirmer.Et ce, surtout en politique, car l’on devrait savoir que les partisans de la pire politique se persuadent qu’ils ont raison, et que par conséquent tous les moyens leur sont justes pour garder le pouvoir qu’ils ont pris ou usurpé à grands élans de promesses fallacieuses.¢Contrairement au proverbe français « Gouverner c’est prévoir », les Anglais, toujours très pragmatiques, disent : « To foresee is to rule », c’est-à-dire : « Prévoir c’est gouverner ». La différence est de taille; elle est même fondamentale, car si certains pensent que l’on peut gouverner et ensuite prévoir, ceux-là vont droit à la catastrophe : il est vrai que pour ces individus qui ne voient la vie qu’en rose, un leitmotiv historique semble leur servir de programme : « Après moi, le déluge !!! ». Au contraire, prévoir avant toute action est le mode le plus sûr de réussir : demandez-le donc à tout bon joueur d’échecs !!! Toutefois, si l’on veut éviter tout déluge, et gouverner pour l’éviter, il est nécessaire de prévoir les conséquences le plus précisément possible les conséquences de tout ce que l’on promet, de ce que l’on fait et qui provoque consciemment ou non, puis vous embringue dans les résultats d’un slogan exagérément gonflé ou tout simplement utopique.Si ; comme je l’ai déjà crié ici même, tout gouvernement « de gauche », se sentant porteur d’une idéologie par principe triomphante et tabulaire (n’oubliez jamais l’idée bien française devenue internationale : « faire table rase ») est prêt par principe à toutes les manœuvres pour se perpétuer : comme l’URSS en 79 ans... la Corée ad aeternam...) En admettant que le socialisme soit une panacée universelle, ce qui reste à démontrer si possible...Il ne m’appartient pas – et je n’en ai nulle envie – de juger ici du bien-fondé de poursuites contre un ancien Président de la République, et pas non plus des délais de ces affaires (Karachi, une vingtaine d’années, non ?), ni de celles qui touchèrent un précédent ancien Président (quoique l’on pourrait s’étonner de la défaillance sécuritaire qui fut le lot d’un autre Président, qui avait nommé ministre des transports (poste qui englobe les transports stratégiques) un homme qui était un espion soviétique !)... Et tout cela, sans peser à l’effet de telles décisions sur la réputation internationale de notre pays...N’oublions pas non plus l’effet que provoque, après les destructions sociétales contre les lois naturelles (mariage artificiel), la suppression des peines minimales aux récidivistes, la fantastique « amnistie préalable » décidée en faveur des grévistes casseurs, le fait d’accorder la même importance à des sujets financiers qu’à des délits graves...Cependant, on peut en être certains sans être pessimistes (du reste, comme me le disait un ami baroudeur qualifié, « seuls les paranos survivent » !!!) : s’attendre à ce que les socialistes renoncent au pouvoir en acceptant comme promis les référendums et leurs résultats (ils en ont déjà refusé un, des plus importants) est, en fait un aveuglement coupable. C’est pour cette raison que, « Moi, leader... » je n’aurais jamais appelé à voter blanc ; car entre Nicolas et François, la différence est de taille : avec plus de 48% des voix, Nicolas s’est retiré ; tandis qu’avec un déclinant 35%, François voulait modifier la Constitution pour pouvoir faire ami-ami avec n’importe quels étrangers et en faire des électeurs contrôlant nos vies...¢Je compléterai ces remarques en citant un extrait d’un livre écrit par un homme qui lui aussi sait parfaitement de quoi il parle ; un écrivain, le Tchèque Milan Kundera, bien placé pour décrire les avatars d’un socialisme dévoyé : « ...La Constitution, il est vrai, garantit la liberté de parole, mais les lois punissent tout ce qui peut être qualifié d’atteinte à la sécurité de l’État. On ne sait jamais quand l’État va se mettre à crier que cette parole-ci ou cette parole-là attente à sa sécurité. » (Le livre du rire et de l’oubli, Milan Kundera, Editions Gallimard, collection Folio) -
Même nos enfants...
L'un des derniers rapports de l'Unicef est consacré à la pauvreté infantile qui va crescendo dans les pays occidentaux. Ce rapport est la conséquence d'une étude particulièrement détaillée concernant 27 pays européens auxquels sont ajoutés 6 pays appartenant, eux aussi, au monde occidental (1).
Afin de définir la notion de pauvreté chez les enfants, quatorze paramètres ont été pris en compte; à titre d'exemple le fait de bénéficier de trois repas par jour (paramètre 1), de recevoir de temps en temps un vêtement neuf (paramètre 11) ou d'avoir un endroit calme avec assez d'espace et de lumière pour faire les devoirs (paramètre 9).
Est considéré comme en situation de pauvreté un enfant qui voit au moins trois de ces paramètres non satisfaits. Les chiffres utilisés dans cette étude sont ceux de l'année 2009. On appelle «enfant» une personne qui a entre 1 et 16 ans.
On appelle taux général de privation le pourcentage d'enfants ne satisfaisant pas au moins 2 des quatorze variables. Sont les plus défavorisés la Roumanie (72,6%), la Bulgarie (56,6%) ainsi que la Hongrie (31,9%). A l'autre extrémité du tableau se situent l'Islande (0,9%), la Suède (1,3%), la Norvège (1,9%), la Finlande (2,5%) ainsi que le Danemark (2,5%). On constate, une fois de plus, la réussite sociale des pays du Nord. La France, quant à elle, se situe à la 18 ème place sur 29 soit à la fin du deuxième tiers.
Bien évidemment, il existe une corrélation entre le revenu des parents et la pauvreté des enfants. C'est ainsi que concernant les enfants âgé de 0 à 17 ans qui sont en situation de pauvreté et dont les parents ont un revenu inférieur à la moyenne, l'Islande est à nouveau la moins concernée (4,7%), suivie de la Finlande (5,3%). Si on prend en compte les 35 pays, sont en queue de peloton à nouveau la Roumanie (25,5%) suivie par les Etats-Unis (23,1%).
D'après un rapport établi par l'institut des études fiscales (IFES) publié en octobre 2011, on obtient les résultats suivants pour les enfants ne satisfaisant pas à au moins six des quatorze paramètres:
Encore une fois la Roumanie (46,8%), la Bulgarie (36,3%) sont les plus mal classées. La France n'est que 19 ème sur 27 obtenant 2,5% à égalité avec … Malte. A nouveau le grand Nord est en situation de succès: Islande (0%) Finlande (0%) Suède (0%) Norvège (0,1%) .
La profondeur des écarts de pauvreté dans 35 pays à savoir la distance entre le revenu médian des ménages situés en dessous du seuil de pauvreté et le seuil lui même s'avère elle aussi intéressante: si la Finlande est la mieux classée (10,9), la France résiste ici bien (15) en se situant à la 7 ème place. Si la Roumanie est à l'avant dernière place (34,7), ce sont les Etats- Unis qui connaissent la situation la plus catastrophique (37,5).
Comme dans bien des études ayant trait à la sociologie des revenus, le rapport de l'Unicef pointe la nécessité de prendre en considération le revenu médian plutôt que le revenu moyen. L'économiste américain, prix Nobel qu'est Joseph Stiglitz partage aussi cet avis, soulignant par exemple que si le revenu moyen aux Etats-Unis a nettement augmenté ces dernières années, le revenu médian est en chute depuis 2000. Rappelons que le revenu médian est le revenu qui partage les individus en deux parties numériquement égales, la moitié de la population étant au dessus de ce revenu et l'autre moitié au dessous. Le revenu moyen, quant à lui, est obtenu en divisant la somme de tous les revenus par le nombre d'individus considérés: il va de soi que pour une société dans laquelle existe de très hauts revenus pour certaines personnes quand bien même très minoritaires, le revenu moyen pourra être assez élevé même si beaucoup de personnes ont un revenu bas.
Toujours dans le même ordre d'idée, il faut se méfier des chiffres annoncés bruts. Si pour certains pays le revenu obtenu par l'intermédiaire du salaire est représentatif, tel n'est pas le cas pour d'autres où il existe une correction financière suite à l'octroi de prestations sociales: c'est ainsi qu'il faudrait évoquer ce que les interprètes nomment le revenu disponible. Afin de me faire comprendre, je prendrai le cas du Rmi-Rsa français dont le montant n'est que de l'ordre de 450 euros par mois. Chiffre particulièrement bas dès lors où on ne prend que lui en considération. Or, à cette prestation générale doit être ajouté l'allocation logement qui bien souvent se situe au delà de 200 euros par mois ou par exemple les bons d'achats gratuitement délivrés permettant d'effectuer des achats dans les supermarchés. Il en est de même pour les colis alimentaires, régulièrement délivrés.
A l'aune de ce qui vient d'être exprimé dans les deux paragraphes précédents, on peut affirmer que les très mauvais résultats obtenus par la Roumanie, les Etats-Unis, le Japon et l'Italie, montrent que le problème ne vient pas du revenu immédiat particulièrement faible mais que les Etats de ces pays n'effectuent pas de correction sociale. A titre d'exemple assez révélateur, les Etats-Unis et le Canada ont tous deux la même pauvreté relative (21,5%) mais au final le taux réel après corrections sociales et prestations est de 13,3% au Canada alors qu'il reste de 23,1% aux Usa: clairement exprimé, le Canada vient au secours de ses pauvre là où aux Etats-Unis, l'Etat reste indifférent. Autre comparaison, la France (19,4%) et l'Espagne (17,1%) ont des taux à l'origine à peu près similaires. Pourtant, après correction, c'est à dire en prenant en considération le revenu réellement disponible la France se situe à 8,8% là où l'Espagne stagne à 17,1%. on peut donc faire ici la même remarque que pour le parallèle entre Canada et Usa: la France vient au secours de ses pauvre là où en Espagne l'Etat reste indifférent. A noter que comme l'Espagne, les gouvernements italiens laissent faire (16,2% , 15,9%).
Autre aspect de la pauvreté infantile, le cas bien spécifique des familles monoparentales, conséquence de la nette augmentation des divorces durant les dernières décennies. Là encore, le grand Nord est en pointe: Norvège (4,1%), Suède (4,3%), Islande (4,4%) et à nouveau une catastrophe pour la Roumanie (95,4) et à un degré moindre la Bulgarie (76%). A noter qu'en France (14 ème place sur 29), le taux de pauvreté des enfants dans le cas bien particulier des familles monoparentales est de 21,5%.
On ne sera pas surpris non plus que le faible taux d'instruction des parents est corrélé à la pauvreté infantile de leurs enfants. Finlande (2,5%), Islande (3,9%), Norvège (5,9%) constituent réussissent le mieux. La Roumanie (92,4%) ferme la marche, la France étant classée 18 ème sur 29 avec 34%.
Facteur de pauvreté infantile, le chômage parental touche les enfants. Suède (11,9%), France (45,6%, 17 ème sur 24) et Roumanie (95,2%).
On sait, en France comme ailleurs, que les familles dites migrantes (au moins un des deux parents né à l'étranger) connaissent davantage la pauvreté. On ne sera pas surpris de voir en tête la Suède (2,7%) et en queue la Grèce (42,2%). La France (20,5%) se situe encore – c'est souvent le cas – à la fin du second tiers (19 ème sur 34).
Au sujet de la France en particulier, on peut noter que sur 35 pays la France est première en matière de dépense consacrée au familles et aux enfants puisqu'elle y attribue 3,7% de son Pib. A noter que les Usa (1,2%) y consacrent presque quatre fois moins d'argent.
Conclusion
Il est sans doute nécessaire de constater dans un premier temps que la pauvreté des enfants est en hausse dans le monde occidental. Le terme d'occident ne fait d'ailleurs pas sens dans le cadre de ce rapport sachant la grande disparité constatée entre les différents pays étudiés. On ne sera pas surpris de vérifier et de constater la valeur du modèle scandinave contrastant avec celui des pays situés plus au sud. Il faut avoir bien présent à l'esprit que même si tous les pays ont la même structure économique, en
l'occurrence le capitalisme, les résultats obtenus en matière de pauvreté infantile sont totalement différents. C'est l'intervention de l'Etat qui fait la différence...Alain Rebours http://www.voxnr.com
Notes :
(1) Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Chypre, Danemark, États-Unis, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Suisse.
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Pour une défense vraiment nationale
Le quatrième Livre blanc de la défense française (depuis 1972) doit être publié mi-avril. Il dresse le panorama des moyens militaires dont notre nation doit se doter pour faire face aux menaces auxquelles elle est confrontée et assurer normalement la défense de ses intérêts et de ses engagements. Notre outil de défense, avait été très sérieusement abîmé sous les présidences Mitterrand, Chirac, Sarkozy , notre armée étant alors souvent mise au service d’intérêts bien peu nationaux…. En juin 2008 déjà, un collectif baptisé « Surcouf », regroupant sous le sceau de l’anonymat des généraux et des officiers des trois armes, avaient dénoncé les évolutions actées dans le « Livre blanc » du gouvernement Sarkozy. Alors que les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45% en dix ans, la France réduisait encore son effort de défense au plus mauvais moment, notait ce collectif, comme l’illustre la fonte drastique des effectifs de nos armées, le report de la décision sur un second porte-avions…
Une France sarkozyste qui renonçait à jouer son rôle de puissance certes moyenne, mais indépendante et au rayonnement international, même si le courage, le professionnalisme, les hautes vertus de nos soldats engagés notamment au Mali parviennent à cacher la paupérisation dramatique de notre outil militaire… A ce sujet, le quotidien Les Echos notait ainsi comme d’autres ainsi que si « l’opération au Mali est un succès, elle n’en a pas moins mis en évidence certaines lacunes de l’armée française, qui manque en particulier de moyens de ravitaillement en vol et d’avions de surveillance sans pilote (drones). Si les trajectoires budgétaires annoncées sont poursuivies, ces manques seront difficiles à combler ».
Sur France 2, le 28 mars le chef de l’Etat a tenté de balayer les rumeurs alarmantes publiées dans la presse et résumées par Patricia Adam, présidente socialiste de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. Selon Mme Adam, « Le scénario (élaboré par le ministère des Finances) vise à tuer le ministère de la défense, assurait-t-elle. Dès 2015, si on le suit, il ne lui restera que la sécurité nationale (la gendarmerie), les forces spéciales et la dissuasion. Toutes les forces conventionnelles auront disparu. »
M. Hollande s’est voulu rassurant: « il faut maintenir » l’effort de défense,« J’ai pu apprécier la qualité de notre outil », «je sais ce que c’est l’indépendance nationale » a expliqué notre gouverneur de province sous l’égide Bruxelles qui n’a pas voulu sortir la France du commandement intégré de l’Otan comme l’avait voulu Nicolas Sarkozy. Pour asseoir son propos, le président de la République à assurer que « nous dépenserons en 2014 le même montant qu’en 2013 » et que, « après, ce sera la même chose ».
Le scénario retenu est le suivant résume le blog Secret Défense : «en 2014 et 2015, les crédits actuels, soit 31,4 milliards, seront reconduits – c’est le zéro valeur, ce qui signifie qu’ils seront néanmoins rognés par l’inflation. En 2016 et 2017, nous passerons en zéro volume, c’est à dire 31,4 milliards plus l’inflation. Enfin, pour les deux dernières années de la loi de programmation, il y aura une hausse de 1% par an, en plus de l’inflation (…). La défense devient ainsi un ministère prioritaire, dont le budget est de facto sanctuarisé. »
Mais « sanctuariser » notre l’effort de dépense entre 1,5 et 1,6 % du PIB est il suffisant alors même qu’il était encore de 2,5% du PIB en 2002, dans un monde qui de l’aveu même du chef de l’Etat a vu ces dernières années l’émergence de nouvelles menaces ? Cette évolution est-elle légitime au moment ou l’Inde, la Chine, la Russie, les Etats-Unis, les pays arabes ont augmenté considérablement leurs dépenses militaires ?
La France qui a déjà perdu beaucoup de son crédit en ralliant le giron de l’Otan, sera-t-elle encore (un peu) audible sur le plan diplomatique, si elle ne peut s’appuyer sur les instruments de la puissance ?
Le site du magazine Challenges rappelait que « Le contrat opérationnel fixé à l’armée de terre par le Livre blanc de 2008 prévoyait une force projetable (susceptible d’être envoyée à tout moment sur des conflits) de 30 000 hommes pour une durée d’un an, contre 50.000 en 1994. » Or cet « objectif était déjà hors de portée avec les coupes budgétaires récentes et les trous capacitaires. »
«A l’avenir, constate Bruno Gollnisch serons nous encore en capacité de déployer nos forces, en toute autonomie sans avoir recours à quelque pays si nos intérêts stratégiques, économiques, géopolitiques sont en jeu ?
Une France atlantisée qui serai donc soumise encore plus au bon vouloir du grand frère américain pour quémander qui une aide militaire, qui un soutien logistique, en espérant que les intérêts de l’oncle Sam coïncide avec les nôtres, ce qui en Afrique comme ailleurs n’est pas toujours, loin s’en faut, le cas…
Officier supérieur (de réserve) de la Marine nationale, Bruno Gollnisch pointe également les dangers grandissants qui pèsent en matière de liberté des mers, sur le commerce maritime français et européen. Cela nécessite de garder une flotte digne de ce nom, des moyens militaires pour protéger notre espace et nos routes maritimes.
« Car la France note le président de l’AEMN ce sont aussi les ressources d’un territoire qui a ses prolongements dans ce qui nous reste de l’acquis de nos marins, pionniers, découvreurs : les confettis d’un ancien empire répartis encore sur tous les océans : Atlantique, Indien, Pacifique, Mers Australes.
« Le domaine maritime de la France qui, en vertu de la Convention de l’ONU de Montego Bay sur le droit de la mer, évènement majeur mais méconnu, est le troisième du monde. A l’heure où l’avenir de l’humanité se joue davantage dans les mers que dans l’espace, le devoir d’un Etat français digne de ce nom est aussi de ne pas priver les Français de ce formidable atout. »
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La parité ? Oui ! Mais c’est dès le berceau !
PARIS (NOVOpress) – L’égalité homme-femme, à tous les niveaux, est l’un des combats pour lequel Najat Belkacem, ministre des Droits de la femme s’est engagée. Ce combat rejoint celui qu’elle mène en faveur du « genre » : hommes et femmes sont strictement égaux, et choisissent d’une certaine façon leur nature. Cependant, dans la pratique, les poncifs ont la vie dure !
La ministre a d’ailleurs rencontré, le 8 mars dernier, journée de la femme, des mères de famille lui expliquant la difficulté au quotidien de vivre la parité. Pour une femme, cette parité consiste souvent à assumer à la fois leurs fonctions salariales, et leurs devoirs familiaux : car si les femmes sont prêtes à se mettre au travail, pour les hommes c’est un peu plus compliqué d’accepter de faire le ménage, changer les couches des petits, faire les devoirs avec eux, et se mettre à la popotte… Chose d’autant plus difficile depuis qu’une certaine étude a été faite sur les capacités limitées de séduction des mâles s’adonnant régulièrement aux tâches ménagères. Etude d’ailleurs fortement controversée selon la ministre.
Ainsi, malgré les maints efforts des féministes et des engagements du gouvernement pour la parité, il semble que l’humanité ne soit pas encore délivrée de ces rôles attitrés et figés qu’on lui a donnés. Pour libérer l’humanité de ces poncifs, la ministre des Droits de la femme, et avec elle le gouvernement, ont décidé de mettre en place différents moyens.
Tout le monde a notamment entendu parler de cette éventualité de rendre le congé paternité obligatoire lors d’une nouvelle naissance dans la famille, de façon à ce que le père soit autant disponibles pour accueillir le nouveau-né dans le monde. L’on a également entendu parlé du débat récent autour de l’appellation « école maternelle » qui sous-entendrait que s’occuper des jeunes enfants seraient l’attribut exclusif des femmes, ce qui est bien sûr anti-égalitaire. La ministre envisage également d’autres méthodes pédagogiques pour aider les foyers à vivre leur quotidien dans une parité parfaite, et sans aucune distinction entre des rôles prétendus féminins ou masculins. Voici quelques moyens parmi d’autres pour tenter de changer peu à peu les mentalités, encore marquées malgré tout par la société patriarcale :
- Le jour du mariage, en même temps que le livret de famille, le nouveau couple recevrait un petit guide pédagogique pour les aider à organiser le quotidien de leur future famille : par exemple, jour 1 de la semaine, parent 1 s’occupe de conduire et d’aller chercher les enfants à l’école, puis des devoirs, du bain des enfants… bref, tout ce qui touche à l’enfant ; de son côté, parent 2 gère les tâches ménagères et la popotte. Jour 2 de la semaine, on inverse ! Ce livret proposerait plusieurs façon de gérer cette parité : soit on change les rôles un jour sur l’autre, soit une semaine sur l’autre, ou de différentes autres manières. Bien entendu dans ce livret, les mots « père » et « mère » ne seraient jamais employés, car il ne faut pas d’une façon ou d’une autre faire référence au genre puisque quoiqu’il arrive, toutes les tâches sont neutres. A ce sujet, la ministre se plaint d’ailleurs des termes « parent 1 » et « Parent 2 » : car le chiffre 1 arrive avant le chiffre 2 , ce qui sous-entend donc que le parent 1 a plus d’importance que le parent 2, ou du moins plus d’autorité, et cela fait donc référence implicitement au modèle de société patriarcale auquel on cherche à échapper à tout prix. La ministre préconise donc l’emploi de « Parent 1 » et « Parent A » : 1er chiffre, et 1ère lettre de l’alphabet. Ainsi, les deux parents sont à stricte égalité.
- Cependant cette éducation strictement égalitaire doit se faire dès le berceau. En effet, les différences sexuelles sont en réalité culturelles : la femme est plus portée vers l’enfant car on a pris l’habitude dés son enfance de lui offrir des poupées, tandis que le garçon recevait des voiture. L’enfant n’a donc pas le choix : il se conforme à un modèle imposé dés l’enfance. Pour éviter cela, la ministre préconise que pour chaque naissance, les parents de l’enfant reçoive un pack naissance, avec notamment des jouets pour l’enfant : un jouet dit « masculin » et l’autre dit « féminin ». De cette façon, l’enfant aurait toutes les cartes en main pour choisir librement sa nature, ou changer quand il le souhaiterait. De cette façon, si l’Etat montre l’exemple, cela encouragerait également les parents eux-mêmes et l’entourage à considérer l’enfant non pas en fonction de son sexe, mais de façon indifférenciée.
- Ce changement des mentalités se ferait aussi -et surtout- à l’école. Pour éviter encore une fois qu’un enfant soit traité de différentes manières en fonction de son sexe, la ministre préconise de mettre en place un uniforme dés l’école primaire, uniforme identique pour les filles ou les garçons, de telle sorte que les enfants soient tous traités de la même façon. De même pour que dans le quotidien scolaire il n’y ait pas de différence entre les enfants, il faudrait changer l’aménagement des sanitaires : les toilettes seraient les mêmes pour tout le monde, et pas de côté fille et de côté garçon ! De différentes autres façons, la ministre espère véhiculer grâce à l’école cette parité et ce choix du genre, grâce aux activités pédagogiques mises en place par les enseignants. Par exemple, lors de la journée de la femme, chaque enfant pourrait venir habillé en « féminin », et se choisir un prénom féminin.
De la même manière, en ce moment est à l’étude le choix d’un pronom personnel neutre, de façon à désigner les personnes de façon indifférenciée.
Angelina Piscicola http://fr.novopress.info
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