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France et politique française - Page 5034

  • Les crétins instruits – par NB

    la droite, la gauche, les intellectuels, les enseignants et les médias, ça suffit… ÇA SUFFIT, STOP ! Je ne marche plus, nous ne marchons plus, les nationalistes ne marchent plus.
    Ces crétins instruits qui
    pédalent "comme ces
    petits singes accoutrés de
    jeans et de tutus qui
    répètent ce qu’ils ont appris..."

    -NB-

     Les sales-cons ça existe, les braves-gens ça existe, les gens tarés ça existe, les gens de talent, les gens doués, les gens géniaux et les gens ordinaires ça existe, les inciviques, les égoïstes et les voyous ça existe, les généreux, les grands cœurs et les philanthropes ça existe, les inventifs, les productifs, les entreprenants et les bâtisseurs ça existe, les paresseux, les bons à rien, les destructeurs, les tortionnaires, les mégalomanes, les tueurs, les escrocs, les voleurs et le menteurs ça existe, les grands peuples et les peuples nuls ça existe, les races supérieures et les races inférieures ça existe !

    Contrairement à ce que vous n’avez cessé de dire de redire et de nous faire avaler et ce que vous ne cessez de dire de redire et de faire avaler à nos enfants et nos petits-enfants. On ne vous croit plus messieurs et dames de la droite, de la gauche, des intellectuels, de l’enseignement et des médias. On ne vous croit plus… STOP ! La réalité est là et bien là… on ne veut plus croire que nous ne valons rien et que les gens venus d’ailleurs sont de purs diamants… on ne veut plus !¢
    Nous ne voulons plus être obligés de nous pâmer d’admiration devant le moindre de leurs gestes, de leurs pets ou de leurs rots, ou quand certains, exceptionnellement et à grand peine arrivent à faire les mêmes choses que nous, ou devant leur religion, lamentable et agressive copie de la nôtre 6 siècles après.
    Nous en avons marre, marre de marre et « re-marre », ras-le-bol d’être obligé de faire allégeance à des nains alors que nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants sommes des géants.
    Nous n’avons jamais eu autant d’échec scolaires, autant de délinquance, autant de crimes que depuis que cette nouvelle immigration déferle sur le pays.
    Nous n’avons jamais été autant insultés, autant interdits d’amour-propre, autant bernés, grugés, manipulés, roulés, dupés, trahis, humiliés que depuis que vous avez décidé que les sales-cons n’existaient pas et que l’éducation pouvait tout.
    Mais les sales cons, figurez-vous, ça existe… la preuve vous en faites partie.
    Quant à l’éducation, elle ne peut pas tout… la preuve : le niveau scolaire baisse de plus en plus, la criminalité augmente de plus en plus, le fanatisme religieux, apanage des religions minables, aigries et jalouses est galopant… ET VOUS N’EN TIREZ AUCUNE LEÇON… AUCUNE !
    Franchement messieurs et dames de la droite, de la gauche, des intellectuels, de l’enseignement et des médias… franchement, sincèrement… pensez-vous que tous les français sont comme vous, des idiots-endimanchés, des intelligents-ahuris, des rhéteurs pérorant, bornés, susceptibles, aveugles et sourds qui ne méritent ni leur appartement, ni leur voiture, ni leur iPhone, ni leur télé, ni leur frigidaire ou même ce qu’ils ont dans leur assiette ?… Non ! Il y a encore des gens sensés, des gens très bien dans notre beau pays, et beaucoup plus que vous ne l’imaginez. Il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui aiment ce pays, qui aiment les leurs et qui sont prêts à tout pour les aider et les sauver.
    Tremblez, tremblez messieurs et mesdames les crétins-instruits !
    Tremblez car une majorité de français a le bon-sens chevillé au corps et ils ne boivent plus le poison que vous avez bu et que vous leur servez. On les appelle les NATIONALISTES.
    Tremblez, tremblez donc et profitez-en tant il est encore temps… pédalez, pédalez encore comme ces petits singes accoutrés de jeans et de tutus qui répètent ce qu’ils ont appris et qui font un dernier tour de piste sur leur petit vélo avant de disparaître définitivement dans les coulisses.
    La seule différence entre vous et eux c’est que personne ne vous applaudira quand vous disparaîtrez !

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Proposition de loi pour supprimer le CESE

    Les députés UMP Marc Le Fur et Franck Gilard souhaitent déposer une proposition de loi constitutionnelle « visant à supprimer le Conseil économique, social et environnemental ». Ils expliquent :

    « le CESE n’a été saisi par le gouvernement qu’à deux reprises en 2009 et pour les années 2010, 2011 et 2012 aucun chiffre n’est disponible dans les documents budgétaires au titre des indicateurs de performance ».

    Cela permettrait déconomiser 40 millions d’euros par an.

     Le Salon Beige

  • Jacques Bompard dénonce la partialité du CESE

    “Alors que plus de 700.000 Français ont demandé la saisine du Conseil économique, social et environnemental, celui-ci a jugé que leur pétition était irrecevable. On apprend aujourd’hui, que discrètement, le 18 février dernier, la troisième assemblée de France avait sollicité l’avis / les ordres du gouvernement sur la recevabilité de cette pétition, au mépris le plus total du principe fondamental de séparation des pouvoirs. Par ailleurs, la saisine du Conseil par voie de pétition doit remplir quatre conditions formelles. Ces quatre conditions étant en l’espèce remplies, le Conseil n’avait pas le pouvoir de refuser d’examiner au fond cette pétition dont il a été légalement saisi. Un des membres du CESE, Jean-François Bernardin, a d’ailleurs démissionné pour protester contre cette décision qu’il perçoit comme «une insulte contre les 700.000 pétitionnaires».

    Ce refus du CESE est donc non seulement un déni de démocratie mais également un acte anticonstitutionnel. Il confirme, par ailleurs, l’inutilité de cet organe coûteux et non démocratique, qui est aujourd’hui définitivement discrédité. En ces temps d’économies budgétaires, le gouvernement devrait tirer les conséquences de l’inutilité de cette assemblée couteuse et non démocratique et la supprimer purement et simplement.

    Face à ce blocage institutionnel, Jacques Bompard est convaincu que le seul moyen pour les Français de faire entendre leur voix est de descendre massivement dans la rue. Il sera donc présent à Paris à la manifestation du 24 mars prochain, accompagné de nombreux élus et habitants du Vaucluse et appelle tous les Français à s’y rendre en nombre pour défendre la démocratie et la famille, fondement de notre société.”

    source: Le Salon Beige

    http://fr.altermedia.info

  • Le mensonge du « gros » au peuple : 30 ans après, rien n’a changé

    Le président Hollande

    2012, victoire épineuse du socialisme mitterrandien au souvenir de ses 110 commandements. 75% et l’attaque des riches, une loi sur la spéculation financière en défiance du CAC 40, réforme bancaire, nouveau traité franco-allemand, euro-obligations, parité sociale : un discours de mots radicalement cinglant sur la politique européenne, pour finir à la laisse budgétaire de l’alliance anglo- allemande tel un hommage àla bataille de Camerone et l’armée mexicaine.

    Outre le vote anti-Sarkozy, les 51,8 % sont tombés dans la fantasmatique d’un dogme avec comme ogre une finance qu’il fallait tuer, un Bourget aux couleurs PCF au rythme d’incantation à la Waldeck Rochet. « Mon ennemi c’est le monde de la finance ! » L’appel du « petit » contre les « gros », le candidat normal contre le président des riches et se retrouver à la City pour suivre les pas de Tony Blair ! On a vu mieux en régulateur des marchés.

    2013, entre interventionnisme de la puissance publique, 150 000 emplois d’avenir, 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, l’encadrement des loyers, retour sur les allégements de l’impôt sur la fortune, la mythologie de gauche est confrontée à la réalité pragmatique d’un monde en vitesse accélérée. Mais comme un renvoi aux sources du premier sacre on achète l’approbation des fonctionnaires via une prime de quelques centaines d’euros avec ce fameux secteur tertiaire largement acquis à la cause de Mitterrand en 1981 et ses 62 % de votant au second tour. Cher prix de la transmission d’un patrimoine en dispersion. Plutôt cohérent si on se réfère à la volonté d’alourdissement de la fiscalité sur les successions.

    Mais la réalité est tout autre. Depuis l’éclatement du vote populaire, socle du parti socialiste dans les années 80-90, c’est maintenant le système qu’incarnent François Hollande avec toute la classe politique de gauche comme de droite qui est la cible du « petit » peuple.  À voir le profil des nouveaux adhérents au Front National, des encartés syndicalistes en mal de reconnaissance lassés de la paupérisation et la politisation du combat ouvrier, les dés sont relancés. Alors on accepte la stratégie du think-tank Terra Nova de faire du vote musulman un socle électoral pérenne, jusqu’au laxisme par rapport aux drapeaux maghrébins place de la bastille. Communautariste avez-vous dit ?

    Le premier opposant de François Hollande se situe à sa gauche en la personne de Mélenchon. Jamais les grands patrons, ces barons du grand capital, n’ont eu de pouvoir d’ingérence à s’afficher en une des journaux nationaux et voir débarquer dix membres du gouvernement au congrès du MEDEF. François Hollande et ses ouailles se réinventant un destin de Social-démocratie dans les pas de Delors ou Mendès France, avec le réformisme Rocardien masquant l’inévitable : la politique de gauche est antinomique avec le XXIème siècle, il faut recentrer. Le normalien Hollande est devenu la cible « gros » du peuple de gauche.

    À relire Charles Millon dans son ouvrage « Pour redressez la France, l’alternance vérité », constat d’une analyse des atermoiements socialistes de l’époque :
    « Le piège du budget de 1986 : La loi de finances de 1986 votée par les socialistes en décembre 1985 en est l’illustration la plus évidente. Ce budget de 1986 a les apparences d’un budget de rigueur. Hélas il est truffé de chausses trappes : Il repose sur des hypothèses économiques optimistes, il comporte un déficit accru, bien qu’artificiellement réduit, il est marqué par l’électoralisme, il accroît les déficits sociaux. On prévoit un taux de croissance de 2,1% en volume. Ce n’est pas très élevé dans l’absolu, mais cette hypothèse n’est en rien étayée. »C’était en 1986.

    12 février 2013, le pouvoir en place confirme la non-tenue des engagements initiaux des 3% de déficit public avec l’impossibilité d’une croissance à 0,8. Quand l’écran de fumée malien, en guise de guerre du général Sérillon, ne sauve plus les apparences, le bal des cocus est de complaisance avec la langue de bois. François Hollande et sa compagne préfèrent migrer en terre inconnue pour laisser la décadence de notre politique intérieure à la charge de ses « poilus » de première ligne.

    Et à travers le retour du véritable « gros », c’est tout un système d’énarque qui revient au premier plan afin d’en tirer les ficelles du pouvoir dans l’ombre de la frustration. La revanche des défroqués, cette omnipotence du corps intermédiaire au garde à vous. 27 ans après, la Cour des Comptes vient de délivrer son verdict, cruel : la gauche n’a pas évolué depuis trois décennies.

    Julien Martinez http://www.lebreviairedespatriotes.fr

  • françois Hollande: le "géant" qui va dans le mur au ralenti et sans bling-bling

    Billet d’humeur de Michel Geoffroy.

    La presse conventionnelle ne se prive pas de brocarder le président de la République et de s’interroger sur ses réels projets de politique intérieure ou extérieure. Elle constate avec une certaine lassitude, semble-t-il, qu’il a pour préoccupation première des réformes d’ordre social ou sociétal qui peuvent paraître d’une moindre urgence et d’une moindre nécessité, compte tenu de la situation générale du pays.
    Michel Geoffroy, observateur avisé du monde politique et analyste distingué des réactions de ses concitoyens, peint avec humour un portrait caustique de François Hollande.

    Les Français devraient montrer un peu plus de fierté vis-à-vis de leur François national : ne va-t-il pas recevoir bientôt un prix de l’UNESCO pour son action en faveur de la paix au Mali ? Quel homme, ce François !

    D’ailleurs les médias ne le montrent plus que serrant les mâchoires. Normal puisqu’il est devenu un « chef de guerre » au service de la paix. Et la situation au Mali ou au Cameroun le démontre amplement : partout on respecte la voix de la France et les intérêts français. Avec une redingote et un petit chapeau, François ressemblerait  presque à Napoléon.

    Bientôt il recevra sûrement le prix Nobel d’économie, n’en doutons pas : ne promet-il pas de réaliser l’impossible ? C’est-à-dire de retrouver la croissance tout en redressant les comptes publics en augmentant les impôts, les cotisations, les tarifs et les taxes, sans réduire les dépenses ? ou, mieux encore, de réindustrialiser la France tout en maintenant les frontières économiques grandes ouvertes et tout en sauvegardant l’euro ?

    François est un géant. Rien qu’à le regarder on s’en doute.

    Rien ne lui résiste : ni les plus mauvais sondages d’opinion de la Ve République, ni les manifestations dans les rues, ni la croissance zéro que la Commission européenne promet à la France. Il va changer en mieux notre quotidien : bientôt le mariage pour les homosexuels, la fin des prisons, l’égalité entre l’homme et la femme et la mort douce pour nos vieux si malades. Sans parler de notre sécurité qui va s’améliorer, comme les policiers le voient tous les jours. Car François a le sens des priorités : il sait faire notre bien malgré nous. Les Français ne le savent pas : ils n’ont pas élu un président mais un géant, un guide et un démiurge.

    D’ailleurs, François parcourt le monde pour apporter sa bonne parole et sa bénédiction, tel un nouveau pape. N’a-t-il pas eu des mots si tendres pour ces pauvres Grecs sacrifiés sur l’autel de l’euro ? ou pour vanter en Inde le caractère accueillant de la France aux investisseurs étrangers ? ou pour rappeler en Algérie les fautes de la colonisation ? Quel homme courageux notre François : il ne mâche pas ses mots, il a le sens du verbe. Et l’on voit que tout le monde l’écoute et le respecte. Comment n’en serions-nous pas fiers ?
    Et puis il sait si bien s’entourer que cela rassure.

    Prenez par exemple son premier ministre : il respire tellement la confiance et la joie de vivre. Rien qu’à le voir, on sent qu’il sait où il va. Et en tant que professeur d’allemand, quand on connaît les performances de l’Education nationale en matière d’enseignement des langues, il parle certainement d’égal à égal avec l’Allemagne. Comme il est fort, Jean-Marc !

    Voyez aussi sa ministre de la justice que nos médias, si objectifs vis-à-vis du pouvoir, présentent comme la révélation du quinquennat. Pensez : elle a fait voter le projet de loi sur le mariage homosexuel par une Assemblée nationale à majorité socialiste : quelle intelligence, quelle habileté ! Et que dire de son ministre du redressement productif, qui sait si bien répondre aux patrons américains, et défendre les syndicats, ce qui améliore tellement l’emploi des Français. Sans parler de Ségolène comme vice-présidente de la Banque publique d’investissement : on sent tout de suite que l’on va bien employer l’argent de nos gros impôts.

    Comment ne pas voir enfin que, comme président, François diffère profondément de Nicolas. Avec lui nous allons dans le même mur, mais cette fois normalement, comme au ralenti et sans trop de bling-bling. C’est tout de même plus agréable !

    Bon je vous quitte : je dois rentrer à l’hôpital psychiatrique pour suivre mon traitement.

    Michel Geoffroy, 23/02/2013

    Correspondance Polémia – 2/03/2013

  • Un million d'emplois détruits en 2012 .

    Parler de l’actualité politicienne en France ? Certes, il le faut. Mais par quelle nouvelle commencer ? Le cumul des mandats peut-être ? Bien que le Conseil d’Etat prône son application pour 2017, Harlem Désir veut accélérer le tempo. Pourtant, selon le Conseil d’Etat, « il serait impossible de mettre en pratique la réforme dès 2014, sous peine de violer les principes juridiques de la non-rétroactivité et de non-remise en cause du mandat acquis ». Le pathos juridique n’a pas toujours une filiation directe avec la langue de Racine ou de Voltaire. Néanmoins cet avis paraît suffisamment clair pour toute personne sachant lire le français.

    Mais foin du Conseil d’Etat ! S’asseyant sur les recommandations de celui-ci, le premier secrétaire du PS plaide pour que le non-cumul des mandats, « engagement pris par les socialistes depuis 2010 » à l’instigation de Martine Aubry, soit concrétisé dans l’urgence, c’est-à-dire avant les élections municipales de mars 2014. Quitte donc à violer, avec l’ensemble des députés socialistes les plus à gauche – une tournante dans les sous-sols de l’Assemblée ? – les « principes juridiques de la non-rétroactivité ».

    Le PS n’en fera rien, bien sûr et Harlem Désir le sait bien. Mais ce discours plaît aux électeurs, dont une grosse majorité est, parfois avec raison d’ailleurs, partisan du non-cumul. Alors « plaidons », la main sur le cœur, pour le non-cumul immédiat tout en sachant qu’il n’aura pas lieu. En quelque sorte un engagement du même tonneau percé que la promesse de François Hollande de réduire la baisse du chômage ? Au bal des faux-culs socialistes Harlem Désir joue en quelque sorte les Valentin le désossé. Avec le président de la République comme chorégraphe et le Premier ministre comme maître de ballet.

    La gauche parle à la gauche

    Dans la rubrique « Du rififi chez les hommes de gauche », il y a bien sûr Jean-Luc Mélenchon, qui menace de « tordre le bras de Hollande » sur la loi d’amnistie syndicale. Il s’agit, pour le judoka du Front de gauche, de défendre, « contre les forces injustes de la loi », des syndicalistes, coupables de violence et de déprédations et condamnés (à diverses amendes) par la justice sous le précédent quinquennat. Mélenchon, avec le sens de la mesure qui le caractérise, dénonce « une répression du mouvement social » et clame : « L’amnistie sociale, nous devons l’arracher, elle ne sera pas concédée. » Et d’avertir les parlementaires de gauche : « Ceux qui ne votent pas la loi ne sont pas de gauche, mais des suppôts du Comité des Forges. » Et des deux cents familles que fustigeait la gauche sous le Front populaire dont Mélenchon semble être, intellectuellement du moins, le contemporain. « Feu sur les ours savants de la social-démocratie », recommandait alors Louis Aragon entre une ode aux yeux d’Elsa et une autre à la gloire du Guépéou. Un mot d’ordre que semble vouloir reprendre (verbalement) le camarade Mélenchon. Et aussi d’ailleurs, mais d’une façon moins tonitruante, le PCF, dont le secrétaire national, Pierre Laurent, répercutait lundi soir le même message revendicatif sur la scène d’un théâtre parisien. Le Grand Guignol révolutionnaire est de retour, mais dans une version de comiques troupiers un peu lourds. 

    L’UMP en ordre de bataille ?

    Question rififi, les balles sifflent également à l’UMP, où certains accusent Jean-François Copé de « parasiter » le meeting de François Fillon. « L’entourage de l’ancien Premier ministre n’en revient pas que leur adversaire ait invité des cadres du parti à participer à une “audio-conférence”, mardi 26 février, au moment même où s’exprimait François Fillon, lors de son grand meeting de rentrée… ». Comme dans Le Grand Métingue du Métropolitain, l’immortelle chanson d’Eoudard Mac Nab, Fillon, qui « voulait mettre sur le tapis » la question de sa candidature à la présidentielle 2017, aurait subi une tentative de sabotage de sa réunion, perpétrée par son adversaire ? « C’est d’une bêtise absolue ! Pourquoi faire ça ? A quoi ça sert ? » se lamente-t-on du côté Fillon. Mais chez Copé, on ricane plutôt, en jugeant « l’énervement » des fillonistes « excessif ».

    Encore un coup de ce genre et le « bastringue » risque de se déclencher de nouveau à l’UMP. « D’un grand de poing, j’y renfonç’ son chapeau »… Et je le lui fais manger ! Comme le lendemain du scrutin interne, du 18 novembre dernier ?

    Cette colère qui monte

    Cette agitation politicienne paraît bien dérisoire, pour ne pas dire indécente, au regard de certains chiffres. Par exemple celui-ci : « En 2012, un million d’emplois détruits en zone euro »… Et l’hécatombe continue. Les experts nous annoncent : « D’une manière générale la situation devrait se dégrader encore cette année. Tandis que la crise des dettes connaît un répit prolongé ce sont les difficultés de l’économie réelle qui plombent le marché du travail européen. » Un taux de chômage qui ne cesse en effet de grimper, atteignant en moyenne « 11 % de la population active des vingt-sept pays de l’Union et 12,2 % de ceux de la zone euro ». Dans ces Olympiades du chômage, la France bat ses propres records. Records qui tombent les uns après les autres. Sans oublier notre médaille d’or de la fiscalité. Chômage, fiscalité… Deux disciplines dans lesquelles la France, avec toutes ces prothèses perfectionnées d’imposition, aligne de véritables Oscar Pistorius ;

    La situation est de plus en plus inquiétante. Une mondialisation où, par la faute d’idéologues du mercantilisme libérale, l’Europe fait figure « d’idiot du village planétaire », s’ouvrant sans réticence (et souvent sans réciprocité) aux concurrences les plus déloyales. Et une zone euro « abracadabrantesque » pour reprendre le néologisme que Jacques Chirac avait emprunté à Arthur Rimbaud. En langage plus technocratique, le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires de l’UE, le finlandais Olli Rehn, parle lui « de divergences » entre pays de l’UE, qui « ont atteint une magnitude sans précédent ». Autrement dit proche du séisme. Avec à la clé le carnage accru du monde ouvrier et un nouveau massacre des classes moyennes. Et bien sûr la colère que l’on sent monter autour de nous, comme une eau froide et glaçante…

    En 2008, beaucoup d’économistes nous avaient rappelé le fameux triptyque : une crise financière débouche obligatoirement sur une crise économique, celle-ci pouvant engendrer, comme dans les années trente, une crise politique. Mais, ajoutaient nos augures, nous n’étions plus dans ce schéma-là. Cette crise financière allait fatalement se transformer en crise économique, mais nos institutions démocratiques, et tous les filets de protection mis en place, nous épargneraient la crise politique. Celle-ci était inenvisageable. Nous n’étions plus dans les années trente, cette préhistoire du monde économique.

    Cinq ans plus tard, quelques-uns l’affirment encore. Mais de plus en plus faiblement et d’une voix qui tremble… Les autres, les yeux fixés sur la Grèce et l’Espagne, préfèrent se taire. Et maintenant l’Italie, où le professore Monti, homme lige des eurocrates (10 % des suffrages), se trouve non seulement distancé par le revenant revigoré Silvio Berlusconi (28 %) mais se fait spectaculairement griller par le « Coluche italien », Beppe Grillo (26 %).

    Encore confuse et balbutiante, mais déjà virulente, la colère des peuples trompés est en train de pencher distinctement vers une direction : l’Europe technocratico-libérale et son euro en forme de tunique de Nessus qu’elle nous a mise sur le dos comme un don précieux (elle devait nous apporter la stabilité et la prospérité) et dont nous ressentons de plus en plus douloureusement la brûlure du poison que depuis douze ans elle distille dans nos économies ...

    http://fn56.hautetfort.com/

  • Qui a tué l'Université française ?

    Que reste-t-il de l'université française, quand les meilleurs élèves du secondaire préfèrent aujourd'hui à ses diplômes un bon Brevet de Technicien Supérieur ? Réflexion sur un assassinat et ses mobiles.
    La crise de 2007 au moment de l'adoption de la loi LRU aura eu entre autres choses un mérite : celui de manifester au grand jour le désarroi des chercheurs et des enseignants-chercheurs. C'est peu de dire que nombre d'entre eux éprouvent aujourd'hui un réel malaise par rapport à leur propre métier et aux conditions dans lesquelles on leur demande de l'exercer. Peu de dire aussi que nombre d'entre eux se sentent déconsidérés. Il existe en effet aujourd'hui chez les universitaires en poste un réel sentiment de déclassement.
    Le drame de l'université française aujourd'hui tient à son explosion démographique et à son effondrement qualitatif. Il tient au fait que l'on a voulu multiplier à l'infini une élite qui, par essence, ne peut être qu'extrêmement rare et réduite.
    La massification et la promesse faite à travers cette dernière de permettre à une quantité toujours plus grande d'étudiants d'accéder à des diplômes jusqu'alors réservés à une toute petite élite n'a pas seulement démonétisé la plupart de ces titres universitaires. Elle a surtout contribué à ruiner la qualité même de l'enseignement dispensé.
    Un professeur à qui l'on n'offre l'occasion d'enseigner qu'à la condition expresse de ne jamais sanctionner ses élèves, de ne point pouvoir opérer de tri entre les meilleurs et les moins bons, de ne jamais sélectionner ses étudiants - le mot lui-même étant honni de l'institution - ne peut que se sentir inutile et au fil des années développer une sorte de sentiment d'impuissance que le sentiment de déclassement ne vient que renforcer encore.
    La massification, de ce point de vue, n'a conduit qu'à des catastrophes. Elle a littéralement détruit l'université. Il est vain de prétendre amender le système en y introduisant mesures palliatives et systèmes d'accompagnement - tutorat, heures de soutien, individualisation des parcours. Le vice est au départ. Il réside dans la démocratisation de l'enseignement supérieur elle-même.
    L'idée de démocratisation de l'enseignement supérieur est en effet une contradiction dans les termes. L'enseignement supérieur est élitiste où il n'est pas. Tout simplement parce que l'intelligence est élitiste - la nature l'a voulu ainsi.
    La massification de l'enseignement supérieur a, de ce point de vue, constitué un véritable meurtre : celui d'une institution vieille de près de 800 ans, qui avait traversé sans sourciller les guerres civiles religieuses, les reprises en main par le pouvoir royal, les épisodes révolutionnaires, le contrôle impérial, les basculements successifs de régime du XIXe siècle, la guerre civile de 1870-1871, les deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945.
    Après avoir tué l'Université, on a tué le professorat
    Ce que six siècles de violence n'avaient point réussi à faire, deux décennies de démagogie à outrance l'ont obtenu. L'université française est morte et enterrée. Gauche et droite ont dans ce meurtre une responsabilité partagée. Toutes deux ont en effet communié de concert dans cette haine du savoir, de l'aristocratie universitaire, de l'élitisme fondé sur la connaissance, de la sélection, de la méritocratie, de la justice. Et gauche et droite se sont attachées dans un effort poursuivi sans relâche et avec un zèle obstiné à détruire l'un après l'autre ces piliers qui faisaient l'ossature du temple universitaire.
    Par démagogie, on a fini par étendre le professorat à tous. Par démagogie, on a offert la titulature de chaire universitaire à tous - et surtout à ceux qui relevaient de la bonne obédience maçonnique ou du bon courant politique, à ceux qui avaient au moment opportun su choisir la bonne carte politique, ou à ceux qui avaient fait commerce de leurs charmes auprès du « bon » professeur - c'est-à-dire de celui qui était suffisamment puissant pour pouvoir garantir à celles (ou ceux) qui acceptaient de céder à ses caprices ou à ses propositions graveleuses une place de titulaire à l'université.
    Ainsi, à force de lâchetés, de prévarications, de concussions, on a attribué le titre de professeur titulaire de chaire, avec tout ce qu'il comportait d'aristocratique et de noble, à des individus qui ne méritaient pas même d'avoir le baccalauréat.
    On a fait du titre de professeur d'université une fonction flexible, malléable à l'envi, indéfiniment distribuable. On a distribué à l'envi les prébendes et les privilèges qui se trouvaient statutairement associés à ce titre - et qui étaient jadis réservés à une élite infiniment peu nombreuse - à une infinité d'incapables incompétents.
    Et c'est ainsi qu'après avoir tué l'université, on a tué le professorat
    La question dès lors se trouve posée de savoir s'il est encore possible de rétablir une véritable aristocratie du savoir. La réponse là encore est plus que décevante. A la faveur de l'autonomie des facultés, on pouvait espérer que certaines universités pilotes prendraient quelques longueurs d'avance sur les autres et que cette prééminence leur donnerait ainsi les moyens de créer une véritable élite enseignante.
    Mais cela eût supposé que l'on leur laissât le libre choix des axes de recherche, du contenu des enseignements, de la pédagogie adaptée, de la nature des examens et de la forme du diplôme. Ce ne fut nullement le cas. Et ce ne l'est pas davantage aujourd'hui.
    La raison en est simple : la cause principale de la dégradation de l'université n'a pas été la centralisation mais la massification et corrélativement la suppression de la sélection.
    Il faudrait au contraire que l'institution soit confiée à quelques individus, à quelques maîtres dignes de ce nom qui organiseraient une sélection draconienne à l'entrée, et contribueraient ainsi à rehausser la qualité des maîtres de conférence et des professeurs d'université.
    Daniel Aman monde & vie  27 août 2011