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France et politique française - Page 5033

  • Apprentissage : le patronat breton recrute à la Réunion malgré le chômage en Bretagne

    BREST (NOVOpress Breizh) – L’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) de Bretagne, le Centre de formation des apprentis de l’industrie de Bretagne, le Medef Réunion et le Comité National d’Accueil et d’actions pour les Réunionnais en Mobilité (CNARM) viennent de signer un accord afin d’offrir à des jeunes Réunionnais des contrats d’apprentissage en Bretagne.

     

    Dans le cadre de la campagne « apprentissage 2012 », la Chambre de métiers et de l’artisanat des Côtes d’Armor a ainsi déjà recruté dix jeunes chômeurs réunionnais pour préparer leur examen de cuisinier, de charcutier –traiteur ou encore de crêpier.

    De nombreux autres Réunionnais devraient arriver en Bretagne pour occuper des places en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, dans les secteurs les plus divers de l’industrie comme l’usinage, la mécanique, l’électricité, la maintenance, la productique, la fonderie, la chaudronnerie, le soudage, la forge ou l’électronique.

    Selon les chiffres publiés en décembre dernier, sur un an la progression du nombre de chômeurs de catégorie A aura été plus forte dans la région administrative Bretagne (+13,8%), qu’en France métropolitaine (+10,8%). Au total, entre novembre 2011 et novembre 2012, ce sont 16.410 personnes de plus qui ont dû prendre le chemin des agences de Pôle emploi dans ces quatre départements. Si l’on prend en compte les trois catégories de demandeurs d’emploi – sans emploi ou avec une activité réduite – on arrive, pour les cinq départements bretons, au chiffre record de 310.647 inscrits.

    « Avec le CNARM, l’emploi n’a plus de frontières », affirme le Comité National d’Accueil et d’actions pour les Réunionnais en Mobilité. Avec l’aide active d’un certain patronat breton, ce slogan est en passe de devenir une réalité.

    http://fr.novopress.info

  • Terrorisme : la poudre et l'allumette

    Archives de L'Express - Jacques Derogy - publié le 11/05/1982
    1982. L'Express consacrait un article à la résurgence de groupes comme Action directe, avec l'aide d'un historien, Xavier Raufer, auteur d'un livre où il donnait de nouvelles perspectives sur le terrorisme.
    Le 27 mai, au début de l'après-midi, une voiture roule à très (trop ?) vive allure sur l'autoroute A1 en direction de Paris. Près de la sortie de Compiègne (Oise), son conducteur en perd le contrôle ; embardée, tête-à-queue, tonneaux, le véhicule termine sa course folle contre le bas-côté droit. A bord de l'épave, une passagère grièvement blessée, Nathalie Ménigon, 25 ans.
    Pour la police, elle n'est pas une inconnue. Pasionaria du groupe Action directe, elle a participé, au côté son compagnon Jean-Marc Rouillan, à diverses opérations de ce réseau terroriste dont il est le leader. Libérée le 17 septembre 1981 pour raison médicale, elle est venue occuper un immeuble du quartier de la Goutte-d'Or (Paris XVIIe), "squattérisé" au profit d'immigrés turcs.
    Au moment de son accident, elle revenait de Belgique avec un stock de 15000 affichettes appelant à une "manifestation armée" contre la venue du président américain Ronald Reagan au Sommet de Versailles, une silhouette en tenue de combat brandissant un pistolet-mitrailleur. L'appel est signé Action directe. Il dit: "Le terroriste Reagan, voyageur de l'impérialisme U.S., ennemi des peuples, doit être accueilli par la haine, devant des poings levés et des armes chargées."
    Détail important: ce texte est rédigé en français, en turc et en arabe, tout comme le tract de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (Farl) diffusé, le 7 avril dernier, par des militants d'A.d., tract qui revendiquait l'assassinat quatre jours plus tôt du diplomate israélien Yaakov Barsimantov.
    La résurgence d'un tel groupe risque de démentir l'analyse rassurante des autorités françaises. A la recrudescence du terrorisme international, contre lequel il tient de véritables conseils de guerre depuis le sanglant attentat de la rue Marbeuf, le pouvoir socialiste oppose souvent la baisse des violences politiques d'origine intérieure, une baisse de 40 %.
    Distinguo simpliste aux yeux d'un observateur professionnel comme Xavier Raufer. Cet historien de 36 ans, qui a longtemps animé l'étude des mouvements révolutionnaires à l'Institut d'histoire sociale, publie cette semaine le fruit de ses travaux : Terrorisme : maintenant la France ? (Editions Garnier). Au moment même où se tiennent à l'Institut de criminologie de Paris les Journées d'étude sur le terrorisme.
    Raufer se méfie du terme trop générique de terrorisme, qui masque la hiérarchie réelle des périls guettant notre société. Ainsi la diminution des attentats à l'explosif depuis le 10 mai 1981 n'est-elle due qu'à la trêve corse, alors que l'actualité montre une tendance à la radicalisation de l'extrême gauche, bien plus dangereuse sur le plan national.
    A l'escalade de la violence banalisée (on est passé en vingt ans du cocktail Molotov au lance-roquettes) s'ajoute une dimension internationaliste: "la recherche d'une classe ouvrière de substitution". D'où interactions entre terrorisme importé et terrorisme indigène, des attentats d'origine étrangère provoquant, par contagion, l'émergence de structures de guérilla urbaine sous couvert de lutte anti-impérialiste.
    "Voilà le péril majeur, nous dit Raufer. D'un côté, des viviers de jeunes ballottés entre le chômage et les emplois précaires, dépourvus de toute perspective, se constituent à la périphérie des grandes villes : c'est le tonneau de poudre. Et, de l'autre, la boîte d'allumettes : ces groupuscules - heureusement fort réduits, et jusqu'ici efficacement marqués par la police - qui se veulent des partis communistes combattants, en lutte armée contre leur propre Etat."
    Paradoxe souligné par Raufer : c'est en France qu'a été théorisé le recours aux armes en démocratie, alors que notre pays s'est trouvé épargné plus longtemps que nos voisins. En 1963, l'ex-avocat du F.l.n. algérien Jacques Vergés est le premier à formuler la doctrine du "pouvoir au bout du fusil", qui sera intellectualisée par le philosophe Louis Althusser et popularisée par les groupes "maos" avec la caution de Jean-Paul Sartre, légitimant la violence au service des "bonnes causes".
    Ces groupes se tiennent à l'écart du "happening" de Mai 1968 pour fonder, sur ses décombres, la Gauche prolétarienne (G.p.), puis constituer son bras armé, la Nouvelle Résistance, premier embryon d'un parti communiste combattant. A son apogée, en 1970- 1971, l'ex-G.p. passe très près de la lutte armée : rapts du député gaulliste Michel de Grailly et d'un cadre de Renault, etc.
    Mais, au dernier moment, un sursaut moral retient les "maos" de basculer de l'action symbolique à la violence meurtrière. Refusant de "se substituer aux masses", ils vont se disperser dans des militantismes sectoriels: dans l'écologie, le féminisme, l'antipsychiatrie, la défense des prisonniers et des droits de l'homme, la fondation du quotidien Libération, etc.
    Pourquoi cette autodissolution? D'abord, leurs guides intellectuels ont, après la phase initiale de fascination, joué un rôle salutaire de garde-fou. Ensuite, la dénonciation des « méthodes fascistes » de l'O.a.s. était encore présente dans tous les esprits. Enfin, deux faits ont contribué à bloquer l'engrenage terroriste: une rencontre avec Andréas Baader, qui apparut aux responsables "maos" français comme un dangereux psychopathe ; et le massacre des athlètes israéliens aux Jeux de Munich, en septembre 1972.
    Mais, au moment précis où les "maos" français renoncent à suivre les modèles italien et allemand, des rescapés de réseaux antifranquistes catalans créent dans le midi de la France des Groupes d'action révolutionnaire internationalistes (Gari), qui, de février à juillet 1974, vont perpétrer une dizaine d'attentats, de rapts et surtout de hold-up. Avec une telle maladresse que la police rafle la dizaine d'activistes - dont J.-M. Rouillan déjà - qui forment l'équipe dirigeante.
    Une troisième tentative n'aura guère plus de longévité: celle des Noyaux armés pour l'autonomie populaire (Napap), fondés, en 1977, par les laissés-pour-compte de l'ex-G.p. surnommés les "veuves maos". En neuf mois, une douzaine d'arrestations met fin à une série d'actions non sanglantes commencée pourtant par un meurtre : celui d'un vigile de Renault, Jean-Antoine Tramoni, lui-même meurtrier du militant "mao" Pierre Ovemey.
    Deux ans plus tard, les rescapés des Gari et des Napap, forts de l'expérience de la clandestinité, fusionnent dans Action directe. Les "branquignols" font place à du professionnel, les intellectuels de l'ex-G.p. à des militants au profil plus fruste, mais aussi plus proche de celui des brigadistes italiens et des desesperados allemands.
    De 1979 à 1981, Action directe ne revendique pas moins de vingt attentats immobiliers et financiers : la revendication devient plus importante que l'acte lui-même, encore que le butin des différents hold-up dépasse les 100 millions. La logistique se développe : pas moins de quarante planques d'armes et de faux papiers, de caches pour fugitifs dans la seule région parisienne. Les connexions internationales aussi.
    Pratiquement démantelés en 1980, les groupes d'Action directe se sont reconstitués depuis l'automne de 1981 en véritables noyaux armés branchés sur les filières terroristes de Beyrouth. Ils transforment les "squatts" en une sorte de "piste Hô-Chi-Minh", à mi-chemin entre délinquance et politique.
    Plus d'encadrement intellectuel, de garde-fou, plus d'issues non plus, de solutions de repli dans une société dont les capacités d'intégration se sont affaiblies. Mais un isolement croissant, avec, à terme, une menace complémentaire : celle de voir la décomposition d'une structure de ce type fournir, cette fois, des mercenaires aux groupes internationaux, style Carlos, pour lesquels la France a cessé d'être un sanctuaire. Menace qui n'a rien de fatal : il est encore temps, selon Xavier Raufer, d'enrayer la formation d'un parti communiste combattant.

  • Sondage : 68% des Français et 44% de ses électeurs déçus par Hollande

    Plus des deux-tiers des Français (68%) et un peu moins de la moitié (44%) des électeurs ayant voté Hollande au second tour de la présidentielle de 2012 se déclarent déçus par le président de la République, selon un sondage BVA à paraître dimanche dans Le Parisien.

    Par ailleurs, une majorité de Français disent ne pas croire que le chef de l’Etat tiendra ses engagements sur le déficit à 3%, l’inversion de la courbe du chômage et de ne plus augmenter les impôts payés par les catégories populaires et les classes moyennes. Ceci ni en 2013, ni même d’ici la fin de son quinquennat. Même les sympathisants de gauche, qui eux estiment qu’il tiendra ses objectifs, ne pensent pas qu’il y parviendra dès 2013. […]

    Conséquence de ce bilan, moins d’un an après la présidentielle, une majorité de Français (51% contre 45%) pense que Nicolas Sarkozy aurait fait plutôt mieux que François Hollande s’il avait été réélu. Les sympathisants de gauche (89%) et surtout ceux du PS (92%) continuent cependant à le préférer à son prédécesseur tout comme les catégories populaires et les classes moyennes inférieures qui pensent que Nicolas Sarkozy aurait fait encore moins bien que lui.

    Le JDD   http://www.fdesouche.com

  • Vivement un Beppe Grillo français !

    Vive l’Italie ! On se régale de voir la frousse que la percée du clown Grillo est en train de mettre à (presque) tous nos dirigeants européens. C’est comme s’il avait fallu attendre le scrutin de ce week-end pour que nos élites, politiques comme médiatiques, sentent enfin le sol se dérober sous leurs pieds.

    Vous imaginez : plus de la moitié des Italiens ne veulent plus de leur austérité, de leur Europe. Et de leurs privilèges… Vous savez combien gagne un parlementaire italien ? Autour de 15 000 euros par mois ! Les mieux payés de tout le continent !

    Les bourses dévissent, les marchés s’inquiètent ; à Berlin, on fait la gueule. Et alors ? Tant mieux ! Qu’ils comprennent enfin que leur vieux monde, ils sont de plus en plus nombreux à ne plus le vouloir. Ce sera la pagaille ? Comme si ça ne l’était pas déjà ! On va vers l’inconnu ? Avec le présent qu’on connaît, beaucoup sont prêts à prendre le risque. Dites-moi ce qu’ils ont à perdre.

    Et puis, rien qu’à l’idée de se débarrasser de certains, de leur suffisance, de leur arrogance, de leur morgue, c’est comme une bouffée d’oxygène. Allez, disons-le, un peu comme une revanche. Qu’un Nicolas Demorand, patron de la rédaction de Libération, s’étrangle, je dois vous le confesser, me met en joie. Il a quand même parlé, à propos des 25 % et plus d’Italiens qui ont voté pour le Mouvement 5 étoiles, de « la prolifération des populismes bas du front ». Comme s’il s’agissait d’un cancer ! Dont seraient victimes des demeurés, des abrutis. Lui, bien sûr, normalien de son état, est au-dessus de tout ça. Quel mépris !

    Alors Beppe, surtout, ne rentre pas dans leur jeu ! Tiens-toi à distance. N’accepte pas les combinazioni. Laisse-les se démerder. Tu as raison de mettre la droite et la gauche dans le même panier. Ils ne valent pas mieux. Quant à Bruxelles, ils se jouent de nous. Tout à ta victoire, tu n’as pas dû relever la dernière perle de Laszlo Andor, le commissaire européen à l’Emploi et aux Affaires sociales. Figure-toi qu’il a expliqué que la levée de toutes les restrictions à l’entrée des Roumains et des Bulgares dans nos pays est « une grande chance pour l’Europe »… Je te propose d’en parler aux chômeurs italiens. Ici, on va s’en faire l’écho. Les presque deux millions deux cent mille « demandeurs d’emplois » vont apprécier. Allez, Ciao !

    Robert Ménard, le 2 mars 2013

    Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • RIVAROL sur le front judiciaire

      Comme nous vous l’indiquions fin décembre, nous attendons toujours le résultat du pourvoi que nous avons formé contre l’arrêt de la cour d’appel qui, le 16 février 2012, nous avait condamné à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amendes et de dommages et intérêts dans l’affaire de l’interview de Jean- Marie Le Pen sur l’occupation allemande en France. Cette affaire date de près de dix ans désormais et devrait connaître son épilogue dans les semaines qui viennent. Nous ne sommes pas spécialement optimistes d’autant que la Cour de cassation a une nouvelle fois refusé de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que nous avions déposée à propos de la loi Fabius- Rocard-Gayssot.

    TROIS PROCÉDURES INTENTÉES PAR LE FN

    S’agissant des poursuites intentées contre nous par Marine Le Pen et le Front national, nous commençons à voir le fond du tunnel. Trois procès avaient été intentés contre nous : le premier pour avoir dénoncé des irrégularités dans la campagne interne du Front pour la succession de Jean-Marie Le Pen. Lequel demandait 50 000 euros de dommages et intérêts. Il a finalement obtenu un euro symbolique. Il s’agit donc d’une quasi-relaxe. Un article de François-Xavier Rochette daté du 7 janvier 2011 avait également fait l’objet de poursuites. Marine Le Pen demandait 50 000 euros de dommages et intérêts pour injure publique envers particulier car Rochette avait simplement cité entre guillemets un article de VSD qui, faisant le portrait de la future présidente du FN, disait qu’elle « aimait boire, manger et baiser ». Nous avons été relaxés en première instance et à nouveau en appel le 24 janvier dernier, les magistrats ne voyant là aucune injure d’autant plus qu’il s’agissait d’une citation. Mais Marine Le Pen s’acharne : elle s’est pourvue en cassation. De l’art d’encombrer les tribunaux pour des peccadilles !

    Enfin, pour une interview donnée à un site traditionaliste e-deo en octobre 2010, en pleine campagne interne, et où il était question entre autres de l’importance des invertis autour de Marine Le Pen, le directeur de RIVAROL a été condamné à 3 000 euros de dommages et intérêts alors même que les prises de position pour le moins équivoques de la présidente du FN dans l’affaire du mariage gay a montré à quel point ce que nous avions dit était fondé. Les 3 000 euros ont été immédiatement réclamés par Marine Le Pen, son avocat Me Wallerand de Saint- Just menaçant de faire appel aux huissiers si la somme n’était pas immédiatement payée.

    Que l’on traite ainsi un journal qui a soutenu pendant près de quarante ans le Front national en dit long sur la mentalité des nouveaux dirigeants du Front. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à faire l’objet de la vindicte du néo-FN, Marine Le Pen ayant récemment traité notre confrère Minute de “torchon” pour avoir simplement évoqué l’existence d’un lobby gay au FN. Or, même si l’on peut avoir des désaccords, fussent-ils profonds, au sein de ce qu’il est convenu d’appeler la droite nationale, l’on devrait s’interdire de se poursuivre en justice et plus encore de réclamer avec célérité les éventuels dommages et intérêts obtenus. Pour notre part, nous n’avons jamais attaqué quiconque en justice, même lorsque nous avons été traînés dans la boue. Face à ce harcèlement judiciaire, nous savons pouvoir compter sur la fidélité et la générosité des lecteurs.

    LES MÉTHODES MAFIEUSES DU SYNDICAT DU LIVRE

    Ces derniers mois nous avons par ailleurs été victimes des grèves à répétition du syndicat du Livre gênant la distribution en kiosques. Pour éviter d’être les otages des agissements de ce syndicat qui bénéficie de privilèges exorbitants depuis la Libération, nous avions quitté Presstalis (anciennement les NMPP) l’année dernière pour rejoindre les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Las, les gros bras de la CGT qui bénéficient de facto d’une insolente impunité et qui refusent la restructuration de Presstalis s’en prennent également aux dépôts de MLP ce qui a entraîné à plusieurs reprises des retards dans l’acheminement de notre hebdomadaire vers les différents marchands de journaux. D’où un sérieux manque à gagner.

    De plus, un nombre croissant de lecteurs se plaignent de recevoir RIVAROL très en retard. Qu’ils sachent que nous ne sommes pour rien dans ces difficultés. Nous payons un tarif élevé (la mention « presse urgente » figure d’ailleurs en toutes lettres sur l’emballage du journal que reçoivent nos abonnés) pour que RIVAROL soit distribué rapidement mais la Poste fait très mal son travail. Nous avons à plusieurs reprises manifesté notre mécontentement auprès de la direction de La Poste mais pour l’instant les choses ne semblent pas s’être vraiment améliorées. C’est aussi à cela que l’on mesure à quel point notre pays est en pleine décadence !

    Face à ces difficultés conjuguées nous avons proposé d’avancer d’un jour la parution de RIVAROL. Les lecteurs ont été nombreux à nous répondre. Nous réservons la primeur de leurs réponses aux participants au Pot des Amis ce samedi 2 mars à l’Espace Dubail où nous aurons comme chaque année le plaisir de vous retrouver et d’échanger avec vous.

    Cette année, pour faire face aux obstacles que nous rencontrons, nous avons volontairement prolongé les abonnements de Noël jusqu’à Pâques (100 euros annuels au lieu de 114). Exceptionnellement ce tarif ne vaut pas seulement pour les nouveaux abonnés mais aussi pour les abonnés actuels désireux de se réabonner. Que l’on n’hésite pas à profiter largement de cette offre. L’on peut aussi s’abonner par prélèvement automatique (voir ci- dessous) ou choisir l’abonnement numérique annuel à 80 euros. Il est nécessaire évidemment que RIVAROL soit fortement présent en kiosques mais les abonnements nous sont encore plus indispensables car d’eux dépendent directement la survie et la pérennité de la doyenne des publications de l’opposition nationale en France. N’hésitez donc pas à vous abonner et à abonner des amis ou de la famille à une presse indépendante et libre de toute servitude qui, sans immodestie aucune, propose des analyses et des éclairages et offre une liberté de ton que l’on trouve difficilement ailleurs.

    Lʼéquipe de RIVAROL. http://rivarol.over-blog.com/

  • Chômage: là aussi, Hollande ne tiendra pas ses promesses

    François Hollande prépare l'opinion avant de faire marche arrière sur son objectif d'inverser la courbe du chômage en 2013. Il doit effectivement prendre en compte les prévisions de croissance de la Commission européenne de vendredi.

    Même si dans les rangs de la majorité on assure que François Hollande tiendra ses promesses en 2013, l'inversion de la courbe du chômage est un objectif qui semble s'éloigner. Les chiffres du chômage dévoilés ce mardi devraient être en hausse pour le 21e mois consécutif.
    Dans ses vœux aux Français, François Hollande avait affirmé vouloir parvenir « coûte que coûte » à inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013 laissant les Français sceptiques. Cette promesse aussi est aujourd'hui remise en question, après les prévisions européennes d'une croissance française quasi nulle.
    Le président l'a d’ailleurs reconnu lors de sa visite au Salon de l'agriculture ce week-end : « Avec une croissance faible, l'année 2013 sera marquée par une progression du chômage ».

    Mais certains membres du gouvernement veulent toujours y croire. « 2013 va jusqu'au 31 décembre », indique Jérôme Cahuzac, ministre du Budget. Son collègue Michel Sapin, ministre du Travail et de l'emploi assure que le président François Hollande ne renonce pas à sa promesse. « Même avec une croissance plus faible, les mesures prises par le gouvernement permettront d’y parvenir », affirme le ministre.

    Sauf que du côté des socialistes on parle déjà de 2014. Pour la porte-parole du PS Frédérique Espagnac, il est clair que la promesse présidentielle sera retardée : « Le président de la République a fait cette annonce, il faudrait revoir cette perspective et donc la retarder puisque vraisemblablement on sera plus en 2014 qu’en fin 2013. »
    Et les chiffres du chômage qui vont être publiés ce mardi devraient être en hausse pour le 21e mois consécutif et flirter avec le record de 1997 (3,2 millions de demandeurs d’emploi).
  • Le bon sens loin de chez nous par Jacques GEORGES

     

    On le sait depuis si longtemps qu’on ne le réalise même plus, mais notre époque est une mine pour les dingues. Le loufoque est partout : pour s’en tenir à l’actualité française des derniers jours, le duel Copé – Fillon, le mariage pour tous, le débat sur le genre, ou même la menace de nationalisation de Florange, sans parler des sujets plus graves, la cavalcade tri décennale des dettes, la poursuite joyeuse de l’immigration de masse et de la substitution de population, amènent à se gratter la tête et à se demander : nos dirigeants ont-ils encore un reste de bon sens ? D’ailleurs, le bon sens est-il encore une valeur lisible et reconnue aujourd’hui ?

     

    C’est pour essayer de mettre un peu de clarté sur ce sujet que, fort d’une journée de bulle en perspective, je me suis attablé ce matin face à la baie d’Alger (1) et ai commencé à tapoter mon clavier. Voici le résultat. Je précise que tout ce qui suit est rigoureusement exempt  de toute lecture préalable, réflexion intellectuelle approfondie, ou consultation d’ouvrages universitaires de haute volée, pardon pour le pléonasme. Je connais trop les intellectuels pour m’en inspirer sur tout ce qui compte. Nous allons essayer en toute simplicité et de bonne foi (deux vieux compagnons du bon sens) de définir le bon sens, d’en préciser les frontières, de tirer quelques conclusions, et peut-être de proposer quelques mesures de bon sens pour redonner un peu de tonus à icelui.

     

    Définir le bon sens est a priori fastoche : c’est tout ce qui ne heurte pas le bon sens. Excellente réponse. Faisons quand même un pas de plus : c’est une grille de lecture, un guide pour la réflexion et pour l’action. Mais encore ? C’est une grille de lecture, un guide qui permet de discriminer, de classer, de juger, de se forger une opinion sur une infinité de sujets : actions et attitudes de la sphère privée, programmes et décisions politiques, productions intellectuelles et artistiques par exemple. Le contenu de la grille, sa chimie, ses gênes ? Ça devient un peu compliqué. Osons. Serait de bon sens tout ce qui :

     

    — est perçu comme tel par une large majorité de braves gens;

     

    — déplaît à Saint-Germain-des-Prés;

     

    — séduit les ingénieurs et déplaît aux Sciences Po et autres énarques;

     

    — n’aurait que des avantages et pas d’inconvénients, ou manifestement plus d’avantages que d’inconvénients;

     

    — serait  conforme à la raison;

     

    — traduirait une bonne santé de base;

     

    — privilégierait le long terme, ou ce qui est validé par l’expérience, voire la tradition;

     

    — éviterait ou éloignerait les catastrophes;

     

    — tendrait à perpétuer tout ce qui compte vraiment, je ne sais, l’espèce, la vie, l’amour.

     

    Cette tentative laisse perplexe; tout ceci est fragile et discutable; on sent qu’on peut aller très loin comme ça, noircir des milliers de pages de précisions, de distinguos, de questions qui s’ajoutent aux questions, sans arriver au bout. On peut tourner autour du bon sens, pas le définir. D’où l’intérêt des frontières.

     

    Les frontières de l’empire du bon sens sont perpétuellement menacées et fluctuantes. Cet empire est pépère, conservateur, souvent ennuyeux. Laissé à lui-même, il lasse et donne toutes leurs chances à une nuée d’ennemis hétéroclites, certains de haut vol (religions, idéologies, passions, romantisme, rêves d’intellectuels, égos d’artistes), d’autres de petite vertu (jalousie, envie, ignorance, bovarysme et états d’âme divers, attrait de la nouveauté, légèreté, bêtise individuelle ou de masse, etc.), d’autres encore très méchants (morbidité, nihilisme, attrait du suicide et de la destruction). Son cœur qui a pour capitale « Préservation de l’espèce » a jusqu’à présent résisté à tous les assauts, mais, après consultation de quelques écolos profonds et militaires militants, je me demande pour combien de temps encore. Depuis toujours ses frontières n’ont cessé de bouger et son territoire d’évoluer comme un accordéon. Illustrons ce propos par quelques exemples malheureusement réduits, faute d’espace et de connaissances à la hauteur, à l’espace européen : massacré à la fin de l’Empire romain par une gangrène nihiliste heureusement vite reprise en mains, stabilisé par Charlemagne, prospère sous un Ancien Régime entièrement dévoué à sa cause, malmené un temps par les guerres de religion et la première mondialisation, chahuté par les Philosophes, mis sens dessus dessous par la Révolution, heureux, sûr de lui et dominateur un court instant dans l’Europe de Bismarck et de la « Belle Époque », menacé de sérieuses lézardes dès ladite « Belle Époque », suicidé en 14, ridiculisé sous le règne surréaliste, commettant depuis lors de multiples tentatives de suicide qui l’ont démoralisé et épuisé, jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui, comment se porte le bon sens ? Très mal en Europe, pas fort en Amérique, assez bien ailleurs, bien en Russie et en Chine, malgré menaces et lézardes, comme en Europe du temps de Bismarck. Très bien nulle part, je dois l’avouer.

     

    Alors, que faire, hic et nunc, c’est-à-dire dans l’Europe de 2012 ? Partons de l’idée que, l’homme étant ce qu’il est, cet empire n’a d’attrait durable, et par conséquent de stabilité et d’avenir que pimenté d’un gros zeste d’irrationnel : recherche du beau, de la grandeur, d’un minimum de justice, etc. Ça, c’est pour le long terme, quand l’Europe aura accouché d’un Louis XIV continental ou d’un nouveau Bismarck. Dans l’immédiat, je ne vais pas devenir grave et tangenter le grotesque en esquissant ici un programme de réhabilitation continentale du bon sens. Regards tournés par exemple vers la Russie de Poutine, ou vers la Chine de Xi Jin- Ping, voici quand même quelques modestes pistes de réflexion :

     

    • Se mettre dans la tête quelques vérités de base oubliées. La première est que la vie est tragique. Ceci comporte de nombreuses et fondamentales conséquences. Tout se paie. Par exemple, la dette accumulée par des décennies de déficit irresponsable. Par exemple encore, l’immigration de masse. Voici un danger de très grande dimension, dont la survenance est certaine, et qui pourtant prospère presque sans réaction. Nous sommes face à un défi historique au bon sens, une pure aberration, une énigme, une maladie mentale. Celle dont on meurt.

     

    • De façon générale, les idéologies mortifères qui cautionnent les politiques suicidaires et masquent leur lâcheté doivent être combattues moins comme des ennemies politiques que comme des maladies mentales épidémiques : une certaine interprétation des « droits-de-l’homme », l’anti-racisme, la théorie du genre, l’individualisme extrême et ses épigones gays et divers, de nombreuses aberrations intellectuelles et artistiques, etc. À défaut de les éradiquer, objectif non réaliste jamais réalisé dans l’histoire, il faut sans cesse les contester, mieux, si possible, les ridiculiser, ce qui en théorie ne devrait pas être impossible en mobilisant les réserves de bon sens disponibles et brimées dont tout peuple vivant dispose.

     

    • La valeur « long terme » doit être privilégiée systématiquement, et quelques hiérarchies doivent être réhabilitées : supériorité du collectif sur l’individuel, du beau sur le moche, du grand sur le médiocre, de la vie sur la mort, du mouvement sur l’immobilisme, de la générosité sur la pingrerie, de l’action sur la branlette intellectuelle, de la famille sur l’individu, de l’effort sur la paresse, de la prise de risque sur la vie tranquille, etc.

     

    • Je verrais bien quelques chamboule-tout de défoulement, limités par prudence à quelques figures du passé : pêle-mêle, puis-je suggérer Déroulède, Clémenceau, Duchamp, Poincaré, André Breton, Blum, Sartre ? je vous mets aussi quelques étrangers ?

     

    Mais je crains que ça ne sonne un peu facho, non ?

     

    Jacques Georges http://www.europemaxima.com/

     

    Note

     

    1 : Consultant international, notre collaborateur a passé un semestre de l’année 2012 à Alger pour des motifs professionnels (N.D.L.R.).

  • FEMEN : révélations scandaleuses sur une organisation sulfureuse

    La journaliste d’une chaîne de télévision ayant infiltré l’organisation féministe ukrainienne a découvert des détails intéressants concernant le fonctionnement de l’organisation. Sa conclusion : les militantes ont pour objectif de se faire de la publicité et sont financées par des représentants des milieux d'affaires européens et américains.

    Pour comprendre le fonctionnement de l’association FEMEN, une jeune journaliste de la télévision ukrainienne a intégré l’organisation et a participé à ses actions « seins nus » en filmant ce qui se produisait avec une caméra cachée. Elle a suivi pendant plusieurs semaines une initiation professionnelle à l’art de la scène et aux relations publiques, apprenant à se comporter agressivement pour attirer l’attention des journalistes et se présenter comme une victime innocente. Le plus important – c’est d'être à l’aise en montrant ses seins au public lors des manifestations.

    Diaporama : Les membres de l’organisation FEMEN sont descendues dans les rues de Paris

    La nouvelle recrue de FEMEN a fait ses débuts lors de l’action à Paris, où l’association a ouvert récemment un bureau. Les filles de FEMEN sont venues à Paris pour manifester devant le Centre culturel islamique de la capitale française. Selon la journaliste, elle ressentait littéralement sur sa peau les regards chargés de colère des gens, dont les sentiments religieux ont été délibérément offensés.

    « L'action se déroule près du Centre culturel islamique et nous sentons que la foule est prête à nous déchirer en morceaux. Seuls les appareils photo de mes confrères nous ont sauvés du lynchage », a-t-elle dit après la manifestation.

    Le voyage à Paris était offert à la journaliste par l’organisation FEMEN. Le billet d'avion, la chambre d'hôtel, les voyages en taxi et la nourriture coûtaient un millier d’euros par jour pour chacune des participantes, sans compter les frais de costumes, les services des maquilleurs et des stylistes.

    La journaliste a également découvert que les activistes de FEMEN sont payées pas moins de 1000 dollars par mois, le triple du salaire moyen en Ukraine. En outre, le loyer que l’association verse pour son bureau de Kiev s’élève à 2500 dollars par mois, alors que le loyer mensuel du bureau parisien se monte à plusieurs milliers d’euros.

    Malheureusement la nouvelle activiste n’a pas pu découvrir qui sponsorise le mouvement, ni découvrir la personne appelle les militantes à mener telle ou telle action de protestation. La journaliste suppose qu’il s’agit certainement de personnes qui apparaissent souvent aux côtés des militantes du mouvement. Il s'agirait notamment du milliardaire allemand Helmut Geier, de la femme d’affaires allemande Beat Schober, et de l’homme d'affaires américain Jed Sunden. Wikipédia soutient également la version selon laquelle ce dernier financerait les actions de FEMEN. T

    Vladimir Sinelnikov http://www.voxnr.com

  • Obertone, l’agité du box office

    Les damnés des médias sont debout. La vérité est sortie des catacombes et inonde de ses rayons éclatants le peuple martyr. Laurent Obertone a endossé la bure rugueuse du missionnaire, et brandit son petit livre orange, bleu en réalité, comme aurait dit Eluard.
    Bleu, sans le blanc ni le rouge. La couleur du libéralisme triomphant, affirme Michéa. Obertone appartient bien à l’équipe des bleus.
    Un nouveau Céline, clame-t-on. Au moins, un Philippe Muray. Quoi de commun, pourtant ?
    C’est un pamphlétaire.
    Un entrepreneur d’idées ? se serait enquis Louis Ferdinand Destouche…
    Même Pas.
    Comme les anciens Nouveaux Philosophes, les BHL, les Glucksmann, un entrepreneur de portes ouvertes, un agent commercial de truismes, un promoteur de la nouvelle société, libérale. Non certes « ouverte », comme il fut de bon ton de le prôner, mais sécurisée, cadenassée par l’antivirus identitaire, rendue imperméable aux troyens destructeurs. En quoi notre missionnaire est en parfait accord avec nos philosophes préférés des médias à la sauce Finkielkraut.
    En sortant de son trou noir, notre nouveau Savonarole cligne des yeux : le silence va-t-il s'abattre comme un désert sur la parole du prophète ?
    Dans l’édition du 31 janvier dernier de Riposte laïque, ce pot pourri de petites déjections haineuses, c’est bien ce que craignait Eve Sauvagère en piétinant, avec ses bottes de sept lieux communs, la malheureuse Marie Delarue, qui, dans le Boulevard Voltaire du 29 janvier, avait osé prétendre que France Orange mécanique était un « fourre-tout ». Sans prendre garde qu’elle confirme cette sentence en présentant le réquisitoire comme une «  longue – trop longue hélas – énumération de faits divers (qui vont de la simple agression à l’assassinat d’innocents) », elle redoutait plutôt qu’on ait encore « un livre systématiquement boycotté ».
    Re-las ! Non seulement les sites internet en ont rendu compte, se faisant ainsi l’écho de son succès de librairie, comme Atlantico (apparemment son organe de prédilection, sa chapelle, et ce n’est pas un hasard), Causeur, Le Bréviaire des Patriotes, Riposte laïque, etc., mais les louanges se sont déversées dans Minute, Valeurs actuelles, le Figaro Magazine, Radio Courtoisie, la plupart des porte paroles de la galaxie identitaire et néocon, tandis que les médias généralistes comme 20 Minutes, le Point, les Echos le commentaient, sans parler d’Eric Brunet sur RMC, de Robert Ménard ou d’Eric Zemmour sur Paris Première et i-Télé, et last but not least, la consécration !, d'une invitation chez Laurent Ruquier…
    Pour une autocensure, c’est plutôt un tsunami…
    A quoi se réduit ce brûlot qui a tout l’air d’enflammer certains « territoires » de l’imaginaire national ?
    Nous noterons au passage, ce qui n’est sans doute pas anodin, que le livre est préfacé par Xavier Raufer, ancien d’Occident au parcours flamboyant, un habitué de la très libérale émission d’Yves Calvi, C dans l’air, ayant goûté à tous les râteliers, de la Nouvelle droite au Parti Républicain, comparse de Jean-Charles Marchiani, ancien membre du National Strategy de Washington, chargé de cours de criminologie de Georgetown, engagé par le préfet Rémy Pautrat, éminent universitaire etc. Un adoubement de qualité ! Un ticket d’entrée pour une carrière conséquente…
    Xavier Raufer s’est affirmé comme un des experts les plus écoutés sur les problèmes de délinquance, laquelle n’est pas, selon lui, excusable par des causes économiques et sociales. Il a favorisé, depuis une dizaine d’années, la mise en cause de ces fameux « tabous » qui interdisaient, par correction politique, d’appeler un chat un chat (de couleur, en l’occurrence), et qui a contribué à ce que la droite sarkozyste, conduite par l’éminence grise Patrick Buisson, abandonne des « complexes » inoculés par le moralisme de gauche.
    Obertone se réfère aussi au franc-maçon notoire Alain Bauer, qui « répète « ad nauseum » que l’ultraviolence touche de plus en plus d’individus » (Atlantico, 21 février).
    Le reproche avancé par beaucoup, d’un décalage abyssal entre les chiffres avancés par les pouvoirs publics, notamment ceux du Ministère de l’intérieur, et ceux donnés par l’office national d’observation de la délinquance et des réponses pénales » (l’ONDRP), ou tout simplement l’expérience du terrain, les témoignages des victimes ou les recensions de la presse régionale (méthode utilisée par Laurent Obertone), est un procès un peu vain, comme un secret de Polichinelle, en tout cas a depuis belle lurette perdu son caractère sulfureux, subversif, chacun sachant au fond à quoi s’en tenir, même les champions de la ligne édulcorée.
    Le livre d’Obertone pose malgré tout un redoutable problème heuristique. Il serait facile de l’accuser d’adhérer à l’idéologie pérenne de l’extrême droite incarnée jadis par le style de Minute, et actuellement par la rhétorique nauséeuse de Fdesouche, et qui se réduit à une accumulation, une concaténation de faits divers plus ou moins horrifiques et connotés, à une nationalisation du Café du Commerce, dans lequel triomphe la non pensée binaire, dont le fondement est un terrain affectif hyper-éruptif et éructif. C’est là le terreau de la propagande, des enfilades à la chaîne de bonnes grosses atrocités, comme on en a vu l’illustration dans les reportages mainstream sur la Serbie, l’Irak, la Libye, la Syrie… Un pays connu…
    Plus philosophiquement, on se demandera ce qu’est un fait, ce qu’est le « réel ». Problème fondamental, devant lequel pourtant la souffrance des victimes, celle par exemple de cette jeune fille violée dans la rue d’Angers, dont on a enduit le visage d’excréments, ne vaut sans doute par grand-chose, mais qui n’est pas sans quelque importance pour celui qui ambitionne de penser. Car un fait exige d’abord qu’on délimite le champ du corpus, qu’on en identifie les paramètres de validation, qu’on le relativise en l’enchâssant dans une interprétation complexe d’un ensemble qui le subsume et l’explique, bref, un fait ne commence à exister que quand il devient un concept. On peut aligner tous les exemples que l’on veut, à l’infini, l’on n’aura pas pour autant une analyse.
    Toutefois, Laurent Obertone en aurait une. Tout simplement, tout « simplistement », oserait-on dire, il voit dans le déclin de la France, sa perte de compétitivité, la conséquence de l’invasion migratoire. Il explique aussi par cette cause l’ « ensauvagement » de la société, l’émergence d’un nouveau type, brutal, hyper-violent, de criminalité, banalisée et excusée par les théoriciens de la diversité heureuse, cette « chance pour la France ». Et face à ce déni de réalité, cette scandaleuse destruction de la civilisation française arraisonnée par cette nouvelle espèce allogène de barbares, il demande avec insistance des mesures sécuritaires idoines, la perpétuité effective, la peine de mort, des places dans les prisons etc.
    Bref, il serait bon que la France se décidât enfin à devenir ce que sont les USA, où une partie conséquente de la population, notamment noire, est incarcérée, où des condamnés à mort attendent par dizaines qu’on achève leur longe patience, où la perpétuité ne se termine que par une sortie de prison les pieds devant, où la tolérance zéro en matière de délinquance est vraiment appliquée. Sans d’ailleurs que, dans l’ensemble du territoire, elle ne baisse substantiellement, et sans que de nouvelles formes, aberrantes, de tueries et de criminalité n’apparaissent ou ne se développent.
    Il est crétin de remettre en cause les chiffres avancés par Obertone. Seul Médiapart s’y lance, au risque du ridicule. Que la violence de la société actuelle ravage les corps et les consciences, qui le niera, hormis des idéologues désormais dépassés par le virage de la fin des années quatre-vingt dix, qui vit la prise de conscience, de la part de l’intelligentsia de pouvoir, que beurs et blacks pouvaient être aussi, entre une séance de tags et une autre de rap, des antisémites ?…
    Tout ce que l’on peut avancer en revanche à propos de la barbarie, la décivilisation, de notre monde, n’est pas contenu dans la recension des actes délictueux qu’on placerait dans la rubrique « faits divers ». La brutalité est partout, depuis que les protections traditionnelles du corps social ont volé en éclat, la famille, la religion, le parti, le quartier, le syndicat, le bistrot… L’individuation agressive de la modernité, la transformation de la personne en atome narcissique, dépressif, le règne dissolvant de la marchandise, la perte des repères dans un monde universalisé, la destruction des solidarités, ont porté la brutalité animale jusque dans les foyers, jusque dans les cœurs, les usages. L’abandon de la civilité commence avec l’attention captivée, au détriment des autres, par l’écran du portable. L’autorité, dans tous les domaines, est bafouée au nom de principes démagogiques. L’imaginaire est peuplé de monstres audio-visuels, de cauchemars informatisés, de délires cybernétiques. La muflerie s’installe, avec sa dose de mépris pour tout ce qui n’est pas monnayable. La prostitution devient un secteur usuel, ainsi que la vulgarité, dont on ne perçoit même plus qu’elle est vulgaire, tant culture, raffinement, sensibilité sont devenus choses abolies. Et cela, non seulement dans les quartiers « difficiles », mais partout. Et ajouté à ce naufrage culturel, civilisationnel, un amollissement des courages, une perte abyssale de curiosité, d’intelligence, d’appétence pour ce qui est vraiment nouveau, un lâche soulagement d’être intégré confortablement dans la tiédeur étouffante du troupeau.
    Il n’est pas sûr que la « rébellitude » d’Obertone n’entre pas dans cette logique.
    Car comme il existe des postures indignées à gauche et à l’extrême gauche, qui ne sont que des suppléments d’âme sans conséquence du système, voire pire s’ils s’incarnent dans l’immigrationnisme militant, au nom de l’internationalisme, il y a une extrême droite conventionnelle, qui joue bien son rôle, qu’on voit éclore de-ci, de-là, en Europe, et qui est l’exacte réplique mimétique de l’autre pôle. Elle n’est, somme toute, que l’appât sécuritaire de peuples abandonnés à leur sort.
    Si l’on se réclame du libéralisme, comme le fait un Obertone présenté à Sarkozy par Houellebecq, quand il rejette les idées d’Egalité & Réconciliation, ou de Marine Le Pen, trop « marxiste » à son goût, au discours trop « mélanchonien », il faut expliquer pourquoi le patronat, le MEDEF, par la voix de Laurence Parisot, militent pour davantage d’immigration. Stéphane Guilly avance, par exemple, que le nouvel ordre libéral repose sur une sorte de « deal » entre deux pôles extrêmes de la société, entre les classes moyennes supérieures, intégrées à l’économie mondialisée et résidant dans les centres-villes des métropoles, et un sous prolétariat d’origine immigrée, vivant dans les périphéries de ces grandes cités, se satisfaisant de travaux sous payés et aux conditions drastiques et flexibles, tandis que les classes populaires traditionnelles, évincées, exclues de l’économie réelle, se retrouvent dans les « territoires » qui ne comptent pas. Gentrification et immigration sont devenues les deux mamelles du libéralisme avancé. On a beau jeu alors de prétendre, avec vraisemblance, que le libéralisme ne peut progresser que grâce à ce facteur. Si l’on est logique, et que l’on désire un succès économique de la sorte, et « enrayer le déclin de la France par un surcroît de productivité », il faut donc souhaiter une explosion migratoire !
    Autrement dit, pour parvenir à une critique substantielle de l’immigration, il faudrait passer par le concept de libéralisme mondialisé. Enlevez l'immigration, le fond du problème aura-t-il disparu ?
    Soit dit en passant, et je n’insisterai pas pour le moment sur cette abjection qui consiste à assimiler, par synecdoque propagandiste, l’ensemble des immigrés au rebut des quartiers, à sa pègre, à sa racaille, on ne fera par l’économie d’une remise en cause radicale de l’occidentalisme, de notre civilisation européenne (l’Histoire ayant toujours tendance à donner tort aux vaincus, encore s’agirait-il de savoir pourquoi nous avons été vaincu, et surtout par qui !), c’est-à-dire, in fine, de ce qui semble être la référence ultime d’Obertone, à savoir la France telle qu’il l’entend, blanche, laïque ou chrétienne, respectueuse des civilités etc., en fait une France qui s’est vendue pour un plat de hamburgers.
    La véritable violence faite historiquement à notre peuple, monsieur Obertone, c’est l’américanisation, le culte du fric, l’individualisme libéral, la déterritorialisation marchande, le déracinement illuminé de la modernité, la rationalisation des liens, la technicisation des habitus…
    Notre pamphlétaire, du reste, pour expliquer l’ensauvagement de notre société et la duplicité de nos élites, se réfère à la sociobiologie, ou plus précisément à l’éthologie, à la science du comportement animal, telle que l’a illustrée brillamment un Konrad Lorenz. Il est vrai que nous sommes des animaux, et qu’en nous réside un atavisme comportemental, aisément discernable, au demeurant, pour peu qu’on nomme les choses par leur nom, dans le paysage social, et pas seulement dans les « quartiers difficiles » : il n’est qu’à constater les ravages du droit de cuissage ou de la promotion sur canapé qui sévit dans certains microcosmes. Mais passons sur ce point. Cependant, cette réduction bien contestable à la biologie (« les thèses du biologiste Richard Dawkins selon lesquelles nous serions prisonniers de nos gènes » (Atlantico, 19 janvier)), si elle n’est pas maîtrisée, laisse perplexe quand il s’agit d’en tirer les conséquences (sans compter que cette animalisation de l’humain est flagrante dans le jeu pervers des désirs consuméristes et pornographiques de la société libérale « avancée »). Constatant en effet que « de favoriser les faibles on en vient naturellement à pénaliser les forts » (Atlantico, 20 février), Obertone revendique une sorte de darwinisme social. Or, l’on sait que cet évolutionnisme, se réclamant de la sélection naturelle, est à la base de la volonté de puissance des nations à la fin du XIXe siècle – aberration à l’origine de la grande boucherie de 14-18 (avantage idéologique dans le contexte actuel de la guerre occidentale contre les nations enracinées!)- et du libéralisme économique le plus virulent. Seuls ont droit au soleil les plus forts. Quels sont les critères de leur force ? là est toute la question, et s’ils sont déterminés par la logique libérale, il est inéluctable que l’homme le plus puissant soit finalement le troupeau des derniers hommes. Un Léviathan dilué dans la masse… Aussi bien la notion d’évolution, si elle est déjà complexe dans le monde animal, devient un casse-tête dans l’univers hautement symbolique, culturel, de l’humain. Obertone l’avoue à demi-mot : « Qu’on soit artiste, journaliste, universitaire, souvent magistrat, cette morale [« hors sol »] est quasi-indispensable pour réussir une carrière. » (Le Bréviaire des Patriotes, 13 février). C’est effectivement là le problème. Et il n’est pas non plus impensable que, les masses basculant d’un extrême à l’autre, le conformisme de demain, à la Obertone, ne devienne aussi piètre que celui qui lui sert de cible actuellement.
    De qui Obertone est-il le nom ? demandera-t-on en parodiant Alain Badiou.
    La perspective d’une gigantesque intégration, économique, sociale, politique, de l’Europe occidentale, à la sphère civilisationnelle américaine, à l’empire yankee, a déclenché depuis un ou deux lustres de grandes manœuvres pour s’y préparer. A la « démocratisation » blairienne de la gauche française, incarnée par le groupe de réflexion Terra Nova, et illustrée par les réformes « sociétales » telles que le mariage homo, répond une « droitisation » sans conséquence, mais hautement proclamée, des partisans d’un libéralisme sécuritaire, tel qu’il est appliqué parfois aux USA, notamment dans la revendication nouillorquaise de la tolérance zéro, dans l’adoption du Patriot Act, voire dans la programmation de camps tels que Guantanamo… Pur fantasme : la pure répression, l'augmentation des places de prison, la perpétuité réelle, la peine de mort, l'idéologie de l'enfermement comme solution à la délinquance, favorisent l'ensauvagement de la société. C'est créer un pôle référentiel de la fabrication du sous-homme comme voie vers le salut. C'est trop facile de travailler à humilier, détruire, pour penser valoir quelque chose. Chacun porte son monstre en soi. La société la plus animale, la plus brutale qui soit, la société américaine, applique sans sourciller ces principes rudimentaires dignes du Far West.
    Cette droitisation ne renie pas le libéralisme mondialiste, au contraire, ni ses conséquences, ni même les réformes sociétales qu’il implique au nom d’une liberté tous azimuts. Cependant, le libéralisme étant somme toute une guerre des riches contre les pauvres, il est nécessaire que le système se pourvoie d’un appareil répressif, d’un dispositif idéologique agressif, pour parer à toutes les éventualités insurrectionnelles.
    Il est évident par exemple que l’alliance de toutes les victimes du chaos marchand, ou des religions antimodernistes, serait un cauchemar pour l’oligarchie. L’aile sécuritaire est donc d’une importance sans pareille pour armer les consciences dans ce combat douteux.

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

  • Les crétins instruits – par NB

    la droite, la gauche, les intellectuels, les enseignants et les médias, ça suffit… ÇA SUFFIT, STOP ! Je ne marche plus, nous ne marchons plus, les nationalistes ne marchent plus.
    Ces crétins instruits qui
    pédalent "comme ces
    petits singes accoutrés de
    jeans et de tutus qui
    répètent ce qu’ils ont appris..."

    -NB-

     Les sales-cons ça existe, les braves-gens ça existe, les gens tarés ça existe, les gens de talent, les gens doués, les gens géniaux et les gens ordinaires ça existe, les inciviques, les égoïstes et les voyous ça existe, les généreux, les grands cœurs et les philanthropes ça existe, les inventifs, les productifs, les entreprenants et les bâtisseurs ça existe, les paresseux, les bons à rien, les destructeurs, les tortionnaires, les mégalomanes, les tueurs, les escrocs, les voleurs et le menteurs ça existe, les grands peuples et les peuples nuls ça existe, les races supérieures et les races inférieures ça existe !

    Contrairement à ce que vous n’avez cessé de dire de redire et de nous faire avaler et ce que vous ne cessez de dire de redire et de faire avaler à nos enfants et nos petits-enfants. On ne vous croit plus messieurs et dames de la droite, de la gauche, des intellectuels, de l’enseignement et des médias. On ne vous croit plus… STOP ! La réalité est là et bien là… on ne veut plus croire que nous ne valons rien et que les gens venus d’ailleurs sont de purs diamants… on ne veut plus !¢
    Nous ne voulons plus être obligés de nous pâmer d’admiration devant le moindre de leurs gestes, de leurs pets ou de leurs rots, ou quand certains, exceptionnellement et à grand peine arrivent à faire les mêmes choses que nous, ou devant leur religion, lamentable et agressive copie de la nôtre 6 siècles après.
    Nous en avons marre, marre de marre et « re-marre », ras-le-bol d’être obligé de faire allégeance à des nains alors que nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants sommes des géants.
    Nous n’avons jamais eu autant d’échec scolaires, autant de délinquance, autant de crimes que depuis que cette nouvelle immigration déferle sur le pays.
    Nous n’avons jamais été autant insultés, autant interdits d’amour-propre, autant bernés, grugés, manipulés, roulés, dupés, trahis, humiliés que depuis que vous avez décidé que les sales-cons n’existaient pas et que l’éducation pouvait tout.
    Mais les sales cons, figurez-vous, ça existe… la preuve vous en faites partie.
    Quant à l’éducation, elle ne peut pas tout… la preuve : le niveau scolaire baisse de plus en plus, la criminalité augmente de plus en plus, le fanatisme religieux, apanage des religions minables, aigries et jalouses est galopant… ET VOUS N’EN TIREZ AUCUNE LEÇON… AUCUNE !
    Franchement messieurs et dames de la droite, de la gauche, des intellectuels, de l’enseignement et des médias… franchement, sincèrement… pensez-vous que tous les français sont comme vous, des idiots-endimanchés, des intelligents-ahuris, des rhéteurs pérorant, bornés, susceptibles, aveugles et sourds qui ne méritent ni leur appartement, ni leur voiture, ni leur iPhone, ni leur télé, ni leur frigidaire ou même ce qu’ils ont dans leur assiette ?… Non ! Il y a encore des gens sensés, des gens très bien dans notre beau pays, et beaucoup plus que vous ne l’imaginez. Il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui aiment ce pays, qui aiment les leurs et qui sont prêts à tout pour les aider et les sauver.
    Tremblez, tremblez messieurs et mesdames les crétins-instruits !
    Tremblez car une majorité de français a le bon-sens chevillé au corps et ils ne boivent plus le poison que vous avez bu et que vous leur servez. On les appelle les NATIONALISTES.
    Tremblez, tremblez donc et profitez-en tant il est encore temps… pédalez, pédalez encore comme ces petits singes accoutrés de jeans et de tutus qui répètent ce qu’ils ont appris et qui font un dernier tour de piste sur leur petit vélo avant de disparaître définitivement dans les coulisses.
    La seule différence entre vous et eux c’est que personne ne vous applaudira quand vous disparaîtrez !

    http://www.francepresseinfos.com/