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France et politique française - Page 5054

  • P. Ploncard d'Assac Entretien sur l'actualité n°3 (avec Florian Rouanet)

    http://ploncard-dassac.over-blog.fr/

  • La démocratie impopulaire

    Alors que s'est ouvert à l'Assemblée nationale le débat sur le mariage homo, s'il fallait une preuve supplémentaire de la décomposition des idées soixante-huitardes au fur et à mesure que les anciens combattants de ce mai, ce joli mois de mai d'imposture, s'enfoncent irrémédiablement dans la sénescence, le besoin d'autorité du peuple français, tous âges et toutes classes confondues, révélé par un sondage récent, la fournirait (1). Pensez-donc ! 87 % des Français considèrent que le pays a besoin d'un vrai chef pour remettre de l'ordre et 86 % que, d'une manière générale, l'autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd'hui... Dur à avaler pour ceux qui braillaient dans leur jeunesse : « Il est interdit d'interdire ! »
    D'autant que ce même sondage confirme la lucidité des Français : pour 82 % d'entre eux, « les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels », 62 % les jugeant même « corrompus » ; 58 % estiment que les journalistes font mal leur travail et 72 % qu'ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français ; 70 % déclarent qu'il y a « trop d'étrangers en France » et 62 % qu'on « ne se sent plus chez soi comme avant ».
    On comprend que José Bové, d'Europe Écologie-Les Verts, prenne peur : « C'est très grave : cela me donne le sentiment que les gens ne croient plus dans la démocratie. C'est une vision de la politique complètement régressive. (2) ».
    Merci à notre soixante-huitard attardé de confirmer que démocratie et autorité sont bien antinomiques ! La vraie autorité, celle qui s'exprime à travers un chef - chef de famille, chef d'entreprise, chef d'atelier ou chef d'État, qu'importe ? Chacun est chef dans son ordre et tous les ordres, dans leur inégalité même, sont respectables car tous concourent au bien commun - la vraie autorité est bien antinomique d'une idéologie qui, en donnant une souveraineté illusoire au "peuple", arrache au pays réel la maîtrise de son destin dans les affaires qu'il a la compétence de gérer, pour le livrer pieds et poings liés à une caste de politiciens qui prétend le représenter pour mieux l'asservir, laissant parallèlement le pays s'enfoncer dans un désordre établi, dont les plus fragiles sont les premiers à souffrir. Délinquance, déferlante migratoire, communautarisme, chômage, disparition des frontières, mariage gay et homoparentalité, c'est à toutes les structures de la société, à tous les repères que ce désordre établi s'attaque, avec pour seul objectif de laisser un pays réel déboussolé, livré à un matérialisme asservissant et égocentrique, à une atomisation négatrice des solidarités via une sacralisation illusoire de l'autonomie individuelle, à un constructivisme autodestructeur et déshumanisant, à un consumérisme niveleur et déresponsabilisant. Il est interdit d'interdire... pour mieux empêcher le pays réel de résister - car ce sont les mêmes imposteurs qui dénoncent désormais la libération de la parole !
    Eh bien oui, la parole se libère ! Elle ne fait même que commencer à se libérer ! Les Français la reprennent après avoir subi, plus de quarante années durant, la chape de plomb d'un ordre moral d'autant plus totalitaire qu'il était inversé. Ce million de citoyens descendus dans la rue, le 13 janvier, cette mobilisation qui ne décroche pas, ceux encore plus nombreux qui, n'en doutons pas, défileront le 24 mars prochain, sont bien l'expression d'un instinct de survie que les sondages, qui évoquent une « droitisation » de la société, alors qu'il s'agit d'un simple retour du bon sens, ne font que confirmer.
    Sursaut incompréhensible du pays réel au moment où vont être adoptés la dénaturation du mariage et de la parenté, bientôt la PMA, la GPA et le droit du beau-parent - en attendant l'euthanasie et la recherche sur l'embryon ? Au contraire ! Quand Berge, sans être aussitôt accusé de dérapage par ses amis du Parti socialiste, compare les opposants au mariage gay à des antisémites, réduit la femme à la fonction de Caddy et fait de l'enfant un objet de consommation, quand des manifestants amis du pouvoir font porter à un enfant de dix ans une pancarte sordide et que cette promotion avérée de la pédophilie n'est pas réprimée ni même dénoncée par les pouvoirs publics, quand ce même Parti socialiste cautionne des dérapages antichrétiens aussi abjects que haineux dans les manifestations qu'il coorganise, quand le discours officiel ignore la révolte du pays réel et laisse une nappe nauséabonde de vulgarité, de suspicion, de mépris, voire d'appels au meurtre (3), proférés par des associations subventionnées et représentées dans les couloirs ministériels, se répandre sur tout un pays avec la complicité active de média publics devenus de simples courroies de transmission des lobbies, alors oui, plus encore que de décomposition, c'est de putréfaction qu'il faut parler. De la putréfaction d'une idéologie qui a conclu un pacte secret avec l'instinct de mort. Car l'héritage de cette génération perdue et de sa progéniture est terrible : hier l'avortement et la libération sexuelle ouvrant sur la plus grave pandémie depuis la peste, aujourd'hui le mariage « pour tous » entraînant, en raison même de sa stérilité constitutive et au nom d'un criminel droit à l'enfant, la filiation-fiction et la marchandisation du corps humain. Et demain, pour couronner le tout, l'euthanasie et la recherche sur l'embryon. Oui, le secret de cette génération perdue, c'est bien son nihilisme, c'est bien l'instinct de mort.
    Après l'avortement, qui visait le fruit, après le Pacs qui visait la structure en créant un ersatz de mariage à la fois pour l'affaiblir et habituer les esprits à d'autres prétendues formes de "couples" et de "familles", c'est désormais à la racine, c'est-à-dire, via le mariage lui-même, à la parenté qu'il convient de s'attaquer pour finir de liquéfier la société.
    Mais, la crise aidant, les Français se sentent légitimement cernés de toutes parts. Chômage, précarité, dette, immigration, disparition des frontières, délinquance, mariage homo et homoparentalité, tout échappe, tout leur échappe, d'où ce besoin de vraie autorité, car l'autorité, avant même de rassurer, est ce qui établit, assure. Chaque jour davantage, les Français comprennent que le pouvoir actuel, aussi servile envers le mondialisme et indifférent à leur sort que le précédent, n'a d'autre finalité que d'achever la décomposition de la société entamée il y a plus de quarante ans. Loin d'être une diversion, c'est le simple développement d'une logique nihiliste. D'où cet instinct de survie du pays réel. D'où cette résistance naissante et cette lucidité croissante sur les maux et leur origine. D'où cette parole qui se libère et se libérera de plus en plus pour exiger le retour du bon sens. D'où cette exigence d'autorité. D'où, enfin, cette contre-révolution spontanée, qui se lève sous nos yeux, comme une espérance, et à laquelle il conviendra, le moment venu, de donner la forme salvatrice de la royauté - car la figure la plus haute et la plus pure de l'autorité, c'est bien celle du roi qui, en mêlant celle du père avec celle du chef, conjugue l'amour avec le commandement : cette figure que veulent précisément détruire, en la brouillant à son origine, les tenants de la dénaturation du mariage et de la parenté.
    François Marcilhac Action Française 2000 février 2013
    1- http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-01-24-france-2013-nouvelles-fractures
    2 - Le Monde du 24 janvier 2013.
    3 - « Un-e hétéro = une balle, une famille = une rafale » : pancarte LBGT lors de la manifestation homosexualiste du 19 novembre 2012.

  • Moins de chômeurs, c’est possible grâce à l’UMP ?

    PARIS (NOVOpress Breizh) – Miracle, contrairement aux attentes, en décembre 2012, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi n’a progressé que de 300 en catégorie A, alors que la tendance était à + 30.000 par mois depuis un an. « Cette stabilité est appréciable », a commenté Michel Sapin, ministre du Travail. Tout en demeurant prudent : « Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008. » (Le Figaro Economie, 26-27/01/2013).

    Effectivement, le ministre n’a aucune raison d’afficher une quelconque satisfaction. En effet, si on prend en compte les chômeurs en activité réduite (qui travaillent plus ou moins de 78 heures par mois), non seulement le nombre d’inscrits progresse de 10.200 en décembre 2012, mais il frôle désormais les 4,63 millions en France métropolitaine.

    On peut également remarquer que cette stagnation inattendue du nombre de chômeurs de catégorie A s’explique par la très forte hausse des sorties de Pôle emploi en décembre (+24,5%) et des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (+5,9%). La gauche reprend les recettes de la droite…

    Pour l’instant, les deux armes dont le Gouvernement attend beaucoup (emplois d’avenir et contrats de génération) n’ont pas encore eu le temps de produire leurs effets. « Les emplois d’avenir démarrent doucement », titre Le Monde (06/02/2013). En effet, trois mois après le lancement du dispositif, le ministère du Travail et de l’Emploi comptait seulement 4.600 signatures effectives. Les 100.000 contrats prévus – au bénéfice quasi exclusif des « jeunes issus de la diversité » – semblent encore bien loin. Dans ce dossier le Gouvernement ne peut compter sur l’aide de l’opposition. Le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a eu l’occasion d’indiquer la position de ses amis : « C’est une position très large du groupe. La ligne est relativement claire. Nous nous opposerons à ce texte parce que nous sommes dans un système uniquement tourné vers la fonction publique et rien pour le secteur marchand. » (Le Monde, 07/09/2012).

    Mais affirmer que la politique de l’UMP est résolument antisociale serait inexact. En effet le parti de Jean-François Copé participe à sa manière à la création d’emplois ; il fait même beaucoup en la matière. Les chiffres montrent l’importance de l’effort consenti par les frères ennemis Copé-Fillon pour terrasser le chômage. Ainsi, dans les cinq instances censées piloter le parti (vice-présidence, secrétariat général et diverses commissions), 150 postes ont été attribués. A tel point que, si on considère par exemple, le nombre des vice- présidents, l’attelage ressemble fort à une armée mexicaine. Le 15 janvier, huit ont été nommés (Chatel, Wauquiez, Hortefeux, Gaudin, Karoutchi, Longuet, Estrosi, de Raincourt). Mais comme cela ne semblait pas suffire, une seconde promotion est apparue le 3 février : Dati, Kert, Audy, Fournier, Lamour, Falco, Gaymard. Avec en renfort, les vice-présidents nommés au titre des « mouvements » : Peltier (Droite forte), Jean Leonetti (Humanistes), Thierry Mariani (Droite populaire), Patrick Ollier (Gaullistes), Bernard Perrut (Droite sociale). On appelle cela une direction paritaire puisqu’on compte autant de copéistes que de fillonistes (Le Figaro, 05/02/2013). Vingt-cinq présidents, cela a de la gueule !

    Toujours soucieux d’œuvrer positivement en faveur de l’emploi, Jean-François Copé s’est transformé en agent recruteur lors d’un déplacement à Agen le 6 février dernier. Il a annoncé sans rire qu’il allait demander aux secrétaires départementaux de son parti de publier des petites annonces dans toutes les villes afin de trouver des candidats pour les élections municipales de mars 2014 (Le Monde, 09/02/2013).

    Qui dit mieux ? Si le P.S. suivait le même chemin, on pourrait diminuer notablement les effectifs de Pôle emploi…

    http://fr.novopress.info

  • Le roi est toujours seul, par le Crieur du Cœur

    Quelle erreur ! Perdre encore son temps à critiquer François Hollande ! Il n’est pas celui qui a, le premier, ouvert les portes du notre pays à une immigration non contrôlée donc dangereuse ; ni ouvert les caisses de l’État  pour des dépenses inutiles  et des cadeaux stupides !!!

    Car le problème, ici et maintenant, c’est l’amas de courtisans, tous prêts à la lâcheté face aux loups en tous genres – y inclus du mauvais genre – face à la folle exigence des «nécessités de la vie» qui les mène à réclamer chaque jour un peu plus d’anarchie, un peu plus de laisser-aller, un peu plus de trahison des structures indispensables à toute société civilisée. En d’autres temps, on aurait appelé cela «la tactique du salami» ; mais aujourd’hui, un tel terme n’est ni kasher ni halal... il est médiatiquement incorrect. Mais qui est vraiment correct, de nos jours ?

    L’ennemi, il est arrivé en colonnes : de la cinquième à bien d’autres, y compris celle des termites gueulards ! Je n’ai pas dit l’adversaire, car ils ont rapidement tombé les masques. Ils sont les ennemis de toute civilisation, car toute civilisation a besoin, pour survivre, d’une solide base de respect, d’ordre, de discipline, et aussi de mérite. Oui, même le socialisme, que je répudie car on l’a vu à l’œuvre et jugé à ses tristes résultats partout où il a sévi, même le socialisme nécessite indubitablement, pour structurer une société et survivre, d’ordre : c’est indiscutable.

    Or, ce qu’ils tentent de promouvoir et d’instaurer, ce n’est ni le socialisme, encore moins la  haïssable utopie communiste : c’est l’anarchie totale, la chienlit comme l’avait déjà démasquée le général De Gaulle ; en fait, et il n’y a pas d’autre mot en bon et vrai français : le bordel universel ; même pas l’homosexualité  généralisée, n’en déplaise, mais une plurisexualité, l’infidélité établie comme base de toute relation : le négativisme envers et contre tout !

    Il y a déjà longtemps que le mal-être, cette maladie psychologique aux graves conséquences, cause fréquente de la ruine des institutions, avait déjà atteint, bien avant l’endémie qui ronge et liquéfie les cerveaux (ou ce qu’il en reste) des artistes qui essaient d’être des humoristes, l’expression (ou la pensée) de celui qui a été considéré comme un grand comique, je crois qu’il se nommait Pierre Dac, qui avait lancé, en guise de slogan naïf sous forme de programme d’action, l’affreux aphorisme suivant : «Pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour» !!! Mais quel cerveau sain, normal, pourrait accepter une telle crétinerie qui, de plus, comporte sa stupide contradiction interne !

    Le seul, le vrai problème de notre époque – oui, ça c’est ici et maintenant !- c’est la dissolution des pensées !!!

    Car le pétrole, il va durer encore des décennies ; l’atome ? Mais ça, ça dure des millénaires ! Mais la liquéfaction des cerveaux, donc des sociétés, a déjà commencé ! Et que sera, que pourra être  un « roi » sans âme et sans amis ? Nicolas, François, seront vite relégués au rang de tristes marionnettes d’un passé déstructuré, haché menu par les crocs insensés de toutes ces fourmis rouges et de tous ces termites multicolores, noyant sous les accents du flot de novlangue vomi par ces zombies sous forme de vœux non pieux mais insensés, débiles et déliquescents !!! Et, pire encore, vous citoyennes et citoyens laxistes ou crédules, en serez réduits – et ce sera peut-être encore pire- à appeler à l’aide les militants des partis organisés et majoritaires mais ignorés jusqu’alors, toutes ces « chemises » roses, rouges, vertes, brunes, noires...

    Car toutes les anarchies sont destructrices, de Toulouse à Tombouctou, et elles se noient toutes, toujours, dans une dictature sanglante ; du Proche-Orient à l’Extrême-Orient, et j’en passe, car je ne puis crier toutes les souffrances de cette planète...

    http://www.francepresseinfos.com

  • Les partisans du vote obligatoire feraient mieux de s’abstenir

    Doit-on casser tous les thermomètres ?

    Et si l’on cassait tous les thermomètres, est-ce que la fièvre disparaîtrait ? C’est à cette question enfantine que fait songer la proposition de loi enregistrée sur le bureau de l’Assemblée nationale le 6 février 2013, « visant à rendre obligatoire l’exercice du droit de vote ».

    L’exposé des motifs est à lui seul un morceau d’anthologie : les auteurs de la proposition, parmi lesquels figurent les hérauts de la Droite populaire, Thierry Lazaro et Thierry Mariani, commencent par constater « la persistance de l’abstention à chaque scrutin, en dépit de tous les appels civiques qui invitent nos concitoyens à se rendre aux urnes », un phénomène qu’ils jugent « d’autant plus surprenant que les modalités de vote par procuration ont été assouplies ». Puis, après avoir rappelé, sur un ton qui fleure bon l’école primaire IIIe République, « que dans le passé, nombre de nos compatriotes se sont sacrifiés pour que notre démocratie reste française, libre, et que chacun de nos concitoyens puisse continuer à s’exprimer (…) en élisant ses représentants locaux et nationaux », les auteurs de la proposition en concluent que le vote, s’il est un droit, « doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre Patrie ». « Aussi convient-il d’organiser le caractère obligatoire de l’exercice du droit de vote », qu’ils proposent, avec une audace inouïe, d’inscrire dans le code électoral, et d’assortir d’une amende de 15 €, pouvant monter jusqu’à 45€ en cas de récidive dans les cinq ans.

    L’argumentaire avancé laisse un peu rêveur : l’ultime justification d’une démocratie à bout de souffle, la seule raison d’aller voter, serait donc d’honorer la mémoire de ceux qui, jadis, se sont sacrifiés pour faire reconnaître ce droit – et plus généralement, sans que l’on discerne bien la corrélation logique, de « celles et ceux qui ont versé leur sang pour notre patrie » ? Nul doute que Jeanne d’Arc, Bayard et d’Artagnan apprécieront l’hommage. [...]

    Frédéric Rouvillois - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • Enfumage et manipulation sémantiques

     

    On ne disait déjà plus :
     
    - un aveugle mais un mal voyant
    - un sourd mais un malentendant
    - un handicapé mais une personne à mobilité réduite
    - une caissière mais une hôtesse de caisse
    - un balayeur mais un technicien de surface
    Alors maintenant…
    Ne dites plus"clandestin" mais "candidat à l'immigration" (Figaro)
    Ne dites plus"Gitans, rôdeurs" mais "gens du voyage" (Tous les médias)
    Ne dites plus"clandestin, immigré illégal, sans-papiers" mais "privés de papiers" (La Dépêche)
    Ne dites plus"quartier à majorité immigrée" mais "quartier populaire" (Tous les médias)
    Ne dites plus"crimes, agressions, violences" mais "actes de délinquance", "incivilités", "bêtises" (Le Parisien) ou "faux-pas" (France 2) et, plus récemment, "les inconduites" (CNRS)
    Ne dites plus"émeutes" ou "guerre des gangs" mais "incidents" (Tous les médias)
    Ne dites plus"immigration" mais "mobilité européenne" (Frattini, commissaire européen)
    Ne dites plus"bandes" mais "identités de quartier" (LCI)
    Ne dites plus"enfants d'immigrés" mais "enfants issus de familles d'éducations éloignées"
    Ne dites plus"attraper les voleurs" mais "lutter contre les délits d'appropriation" (Midi Libre)
    Ne dites plus"des vauriens font des graffitis" mais des "graffeurs habillent la ville de couleurs"
    Ne dites plus"un voyou notoire" mais "un individu défavorablement connu de la justice"
    Ne dites plus"mosquée" mais "centre culturel et religieux"
    Ne dites plus"fusillade" mais " bagarre par balles" (TF1)
    Ne dites plus"invasion" mais "excès d'immigration" (Claude Guéant, ex ministre de l'intérieur)
    MAIS SURTOUT… Ne dites plus "un Français attaché à son Pays, à sa Culture, à ses Traditions " mais dites "un RACISTE" !...
  • DSK ET LA PAUPERISATION

    Les signes de la paupérisation du peuple français s'accumulent de plus en plus. Les statistiques officielles montrent qu'en 2009 8,2 millions de personnes, soit 13% de la population, vivaient en dessous du seuil de pauvreté. En 2008, c'était moins : 7,84 millions. Un Français sur deux vit avec moins de 1580 € par mois. Certes ces statistiques doivent être lues avec prudence : il est plus évident d'être pauvre à Paris lorsque l'on a peu de revenus qu'en province avec les mêmes revenus, si par ailleurs on dispose d'une maison et d'un jardin.
    Des indices plus sûrs et évidents existent comme la « prospérité » des restos du cœur et celle du secours catholique. Les politiques qui pilonnent l'économie française, soit pour détruire les industries et services, soit pour les chasser ailleurs, ont au moins une production qui marche bien c'est justement celle des restos du cœur.
    Au même moment, DSK fait un retour quasi triomphal à Paris et les médias le montrent avec gourmandise pénétrant dans son magnifique logis de la place des Vosges. Ses innombrables camarades et amis de la fausse droite et de la vraie gauche sont, certes, fort embarrassés par ce retour. La présomption d'innocence existe dans le domaine pénal, ce qui n'empêche pas les rumeurs et les chuchotements.
    UNE INCOMPETENCE MANIFESTE
    Pour sauver l'honneur, les voici chantant ses prétendus talents et sa prétendue compétence. Mais il se trouve que la présomption d'innocence n'existe pas dans le domaine économique.
    Dans les multiples fonctions qu'il a rempli au plus haut niveau en France, il a décidé et orchestré les plus grandes calamités : semaine de 35 heures, retraite à 60 ans, enrichissement fabuleux des politiciens, déluge fiscal, dépenses publiques illimitées, endettement en folie. Le résultat pitoyable est connu : chômage, crise du logement, délocalisations des entreprises, retraites insuffisantes, panne de la croissance et bien d'autres manifestations qui ont conduit précisément à la paupérisation rappelée ci-dessus.
    Certes, pour sa défense, il pourrait dire qu'il n'était pas le seul et que ses amis sont étroitement solidaires de la catastrophe générale. Il ajouterait que la fausse droite, en dehors de quelques aménagements, a poursuivi la course folle et n'a nullement arrêté le double bolide des impôts et de l'endettement.
    S'il avait, au tribunal de l'histoire, un avocat aussi talentueux que celui qui lui a permis d'éviter d'être jugé, il pourrait aussi affirmer qu'il était ignorant du mal qu'il créait par ses actions. Étant donné le degré élevé d'intelligence de ces gens, la présomption d'ignorance n'a aucun sens. Il y a eu agression contre l'économie française et agression volontaire.
    Une autre ligne de défense pourrait être d'évoquer le consentement du peuple français s'exprimant par les votes ; cela voudrait dire qu'il n'y a pas eu de viol, comme cela aurait pu se produire dans la suite 2806 du Sofitel de New-York, si la victime n'était pas consentante.
    L'ORCHESTRE MEDIATIQUE
    Que se passe-t-il dans l'isoloir ? C'est là qu'intervient dans l'analyse un autre facteur, à savoir l'orchestre médiatique. Les médias en France sont à la fois créateurs et complices des calamités publiques ; ils sont étroitement imbriqués avec les politiques et forment avec ces derniers un ensemble cohérent, imposant une censure d'autant plus impitoyable qu'elle est apparemment douce. La situation est donc étrange : il n' y pas eu viol puisque le peuple a voté. Mais le consentement a été obtenu grâce à la complicité de l'orchestre médiatique, lui-même arrosé généreusement par les impôts arrachés aux victimes-contribuables-électeurs.
    La même propagande célèbre le rôle de DSK à la tête du FMI. Les tribulations récentes ont permis d'admirer sur les écrans la magnificence de cette organisation qui, avec ses 14 000 employés, n'est que l'une des multiples et luxueuse succursales du pouvoir totalitaire mondial en voie d'édification rapide.
    Au même moment, nous avons le spectacle de la misère que ce FMI impose cruellement au peuple grec, soi-disant pour le « sauver ». C'est une pratique courante de cette organisation. Là aussi la présomption d'ignorance n'existe pas.
    Comment ce personnage incompétent est-il arrivé à la tête du FMI ? Peu de gens se souviennent que pendant plusieurs mois les affaires étrangères de la France ont été mises au service de sa nomination et, de même, récemment de celle de Madame Christine Lagarde. Dans les affaires étrangères rien n'est gratuit et tout se paye ; personne ne peut connaître les contreparties que la France a du donner pour ces deux nominations correspondant aux caprices et intérêts du pouvoir en place.
    LES IMPOTS FRAPPENT SURTOUT LES PAUVRES
    La paupérisation évidente du peuple français met en évidence un fait que peu admettent, à savoir que les impôts frappent en priorité les pauvres. En effet, ces derniers deviennent pauvres précisément à cause des impôts qui détruisent les créateurs de richesse, ceux qui font tourner la machine.
    Les simples précaires, qui arrivent seulement à vivoter risquent à leur tour de tomber dans la trappe de la pauvreté. A mesure que les gens s'élèvent dans la richesse, l'impôt devient de moins en moins pesant. S'ils accèdent à la grande richesse, l'impôt n'existe plus puisqu'ils peuvent s'évader parfaitement légalement pour échapper à l'enfer fiscal.
    La France en ruine, le désastre du FMI : décidément les camarades ont bien de l'audace à essayer de redonner du lustre à leur encombrant ami. En fait, ce n'est que le reflet de leur propre solidarité à la fois dans l'incompétence et dans ses résultats.
    Michel de Poncins. http://libeco.net/

  • 16/12/12 Tugdual Derville (1) argumente brillamment son opposition au Mariage Pour Tous !

  • Le Pen, la droite nationale et les questions d’Orient (2003)

    Aujourd’hui, il n’y a que les ennemis irréductibles du Front national, et de son président Jean-Marie Le Pen, pour ignorer les positions originales du parti-phare de la droite nationale française, sur les dossiers du Proche et du Moyen-Orient : à savoir une reconnaissance, sans guère de limites, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Retour sur cet aspect négligé, quoi que non négligeable, du vilain petit canard de la vie politique française.

    Il n’est pas vraiment nécessaire d’inonder le lecteur de citations sur les positions frontistes sur la question irakienne, dont le président du Front national fut l’un des plus âpres défenseurs, dès les premières menaces lancées contre ce pays par l’administration Bush Sr. Un soutien qui ne se démentira pas au cours des années, Le Pen étant l’une des rares personnalités politiques européennes (et le seul « présidentiable » français) à faire le trajet Amman-Bagdad (mille cent kilomètres de route), accompagné, à chaque fois, d’une aide humanitaire conséquente.

    Est-il utile ici - autrement que pour l’assurer de notre plus profond respect - de rappeler le travail de Sisyphe accompli par l’association SOS Enfants d’Irak, animée par son épouse Jany Le Pen ?

    Autre réalité incontournable, d’entrée, il faut reconnaître à Jean-Marie Le Pen son antériorité quant à sa défense de l’Irak par rapport à la droite « classique ».

    Ainsi, du temps où le Premier ministre français était un certain Alain Juppé, Le Pen n’avait pas barguigné à voir en lui rien de moins qu’un « criminel contre l’humanité » car « il s’est associé comme complice des Américains et des Anglais, qui affament chaque jour six cent enfants irakiens, sans parler des adultes. En cinq ans, ils ont fait tuer plus d’un million d’enfants et d’adultes à cause de l’embargo ».

    L’Irak donc. Mais pas seulement. Si la position du Front national vis-à-vis du dossier irakien est assez connue, son approche du problème palestinien l’est moins. Etapparaît comme assez hétérodoxe.

    Le Pen ne craignant pas d’affirmer, bien avant l’essor de l’intifada Al-Aqsa et l’arrivée aux affaires du général Ariel Sharon, que « Le peuple palestinien subit un véritable martyre, puisque les droits qui lui ont été reconnus par l’Onu sur sa propre terre ne sont pas respectés. Il s’agit d’un pays et d’un peuple qui vivent dans une misère affreuse. Plus affreuse encore, serais-je tenté de dire, que celle qui accable l’Irak. En Irak, il y a un génocide perpétré et mené par les États-Unis avec la complicité de l’Europe; mais au moins ont-ils conservé un gouvernement, des institutions, une homogénéité nationale. Ils souffrent et meurent, mais chez eux. Alors que l’Onu et les nations qui la composent se sont révélées incapables d’imposer une solution juste dans l’ancienne Palestine. Personnellement, j’ai depuis longtemps reconnu le droit des Israéliens à avoir une patrie, mais ce droit ne peut pas exister s’il n’a pas pour corollaire celui des Palestiniens à avoir une patrie libre et souveraine »(1).

    Idem pour le Liban. Revenant sur le crime de guerre perpétré à Cana par les forces israéliennes contre des civils essentiellement chi’ites, Le Pen assurera que «les tragiques noces de Cana sont de la responsabilité au moins égale des Américains » qui « n'ont jamais été très regardants quand il s'agit de bombarder les populations civiles ou de les affamer comme en Irak » (2).

    À cette aune, le discours sur Le Pen sur l’islamisme peut sembler parfois anodin par rapport aux saillies de groupies de l’Axe atlantique au sein de l’actuelle majorité.

    Ainsi, c’est Jean-Marie Le Pen qui reconnaissait auprès de nos confrères d’Arabies (n°98), qu'« on attise la peur des Français devant ce qu'il est convenu d'appeler « l'islamisme » ou « l'intégrisme islamique ». Ceux qui attisent ou manipulent ces peurs, n'hésitant pas à dénaturer grossièrement le message de l'Islam pour le faire mieux entrer dans leurs schémas, le font dans une optique très précise : celle de l'utopie mondialiste et de l'idéologie des droits de l'Homme qui présupposent la destruction des identités culturelles et le refus de la transcendance. Leur rêve est celui d'un Islam aseptisé et rendu inoffensif, ce qui me paraît une contradiction dans les termes »(3).

    Il convient, par ailleurs, de rappeler que cette opposition au Moloch états-unien, n’est pas univoque. Ce que rappelait Jean-Marie Le Pen lorsqu’il déclarait que « L’hégémonie américaine exprime un déséquilibre des forces mondiales et la disparition, provisoire sans doute, de l’ex-Union soviétique ou plutôt de la force de l’Est européen. Ainsi, tout naturellement, par une espèce de pente mécanique, le pouvoir américain est amené à devenir absolu; donc, de fait, totalitaire. Il n’est donc pas souhaitable de se prêter au développement de cette hégémonie en créant un instrument telle l’Europe fédérale, dont on sait à l1avance qu1elle est quasiment aux ordres des États-Unis »(4).

    Et d’évoquer aussitôt l’alliance nécessaire contre « L’ennemi commun », car « c1est cette hégémonie qui, substantiellement, est hostile à l’idée nationale en général, aux nations en particulier. Ainsi, les nationaux ont-ils entre eux un corpus de valeurs communes aux civilisations, qu’elles soient chrétiennes ou mêmes musulmanes. Ces valeurs vont du patriotisme au respect du passé, de l’attachement à la terre à l’amour de la famille et à toutes les valeurs qui en découlent : la solidarité, la charité, l’honneur, le dévouement, le sacrifice, etc. J’irais même plus loin en disant que cette coalition de nations est parfaitement à même d'aider à rétablir la paix dans le monde » (5).

    Nous sommes probablement là au coeur de ce qui différencie le mouvement lepéniste, des formations à prétentions identitaires. Une vision du monde nationale (mais non ethniste ou raciste) acceptant comme siens tous ceux se reconnaissant dans le modèle national, quels que soient leur couleur de peau ou attaches religieuses.

    Bien sûr, il convient de resituer le discours « pro-arabe » du parti lepéniste dans le contexte politique qui est le sien.

    À commencer par le « vote arabe », qui, à n’en pas douter interpelle le Front national. Au point que Muriel Piat ait écrit à ce sujet, dans les colonnes de la presse frontiste :

    « Mais les populations venues par exemple d’Algérie sont-elles homogènes ?

    Certains peuvent et veulent s’assimiler. Notre devoir n’est-il pas de les ramener à nous; de leur expliquer notre intérêt commun ? Jean-Marie Le Pen a donné quelques signes forts de cette stratégie. Il a imposé, sur la liste de Paris aux régionales, Sid Ahmed Yayaoui. Mais il y a aussi, à l’extérieur du Front, des personnalités avec qui l’on peut dialoguer. Farid Smahi, auteur du livre Faut-il brûler les Arabes de France a fait un tabac à Toulon. Il a eu le courage de venir à la Fête du Livre. Pour pouvoir rejeter la masse des inassimilables envahisseurs, il faut le concours de tous les Français - y compris les plus nouveaux, s’ils le sont au fond du cœur » (6).

    Mais, également, dans les prises de positions affichées par les cadres du FN sur les questions proches et moyen-orientales, on retrouve, de manière assez systématique, le fil de la rhétorique anti-système propre à ce parti.

    Ainsi, dans une attaque en règle de la via factis US lancée par la clique Perle, Rumsfeld, Wolfowitz, Kagan and co., - faite par le député européen Bruno Gollnisch, dans l’hémicycle du Parlement européen - les dénonciations de la veulerie eurolandienne occupent une place largement équivalente aux piques strictement anti-américaines.

    Revenant sur un document de synthèse sur la situation en Irak élaboré par le Conseil de l’Europe, lequel regroupe les chefs d’État et de gouvernement des États membres des Quinze, Gollnisch, y verra, d’entrée, un « Document indécent » puisque « l’Europe ne mentionne le mot Irak qu'à partir de la trente et unième des trente-six pages qui composent les conclusions de la présidence ». « La guerre est là, événement considérable, majeur, dont des membres de l'Union, la Grande-Bretagne en tête, sont directement responsables » martèle le délégué général frontiste, énumérant les mensonges dont s’est rendu coupable « l'empire américano-britannique pour justifier sa brutale agression ».

    « Mensonge, quand on a prétendu qu'il s'agissait de permettre à l'ONU de désarmer l'Irak, alors qu'en fait, la guerre était programmée depuis le début».

    « Mensonge, quand vous avez osé dire que le Conseil de sécurité était bloqué, parce qu'il n'avait pas voté de résolution autorisant la guerre. Il n'était pas bloqué : il avait adopté une procédure et une procédure qui fonctionnait».

    « L'Irak affaibli, méthodiquement affamé depuis dix ans, contraint de désarmer contre des promesses de paix, allait s'effondrer dès les premières heures du conflit. Mensonge ! Il résiste, et souvent héroïquement. La population irakienne allait accueillir les troupes de l'Empire comme des libérateurs ? Mensonge ! Elle les accueille comme des occupants. L'Irak disposait, paraît-il, d'armes de destruction massive. Tout a été dit à ce sujet, des bobards les plus sinistres aux plus ridicules, comme ceux de Tony Blair, qui s'est déshonoré, le 5 février, en présentant un rapport justifiant l'agression, dont onze pages sur dix-neuf émanaient d'un mémoire d'étudiant datant d'une dizaine d'années. À ce jour, les seules armes de destruction massives sont les milliers de bombes et de missiles sophistiqués de l'empire anglo-saxon qui écrasent les villes irakiennes».

    « Comme juriste» a poursuivi le délégué général du Front national, « je constate la cynique violation de toutes les règles de droit que les anglo-américains eux-mêmes avaient mises en place pour prévenir les guerres. Comme Européen, je déplore les haines, hélas justifiées, que les bombes de l'empire accumulent contre le monde occidental. Comme chrétien, je suis horrifié qu'une telle guerre, qui ne remplit aucune des conditions de justice, puisse se faire au nom de Dieu. J'appelle un chat un chat et Tony Blair un meurtrier mondain. Quant à George Bush, qu'il cesse d'invoquer Dieu ou seulement pour le prier : que le sang des Irakiens innocents ne retombe pas sur le peuple américain !».

    Évidemment, vu par le seul prisme franco-français, les positions pro-arabes d’un Front national systématiquement tenu à l’écart de la conduite des affaires du pays, en feront sourire plus d’un. Cette position semble exagérée, en effet, il n’est pas exclu que le FN, passé les frontières hexagonales, soit plus écouté qu’on le croit.

    En tout cas, et au-delà des positions adoptées récemment par la diplomatie française, force est de constater que cette France - désormais géopolitiquement plus proche des Non-alignés que du Reich états-unien - est perçue différemment par d’anciens adversaires dans le monde arabo-musulman.

    Rappelons ici les propos, lors d’un discours, étonnamment pro-européens du secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallâh, qui, jaugeant le poids des capitales européenne opposées à la guerre, déclarait qu’ « Il faut réévaluer notre vision de la société européenne, après les manifestations qui ont rassemblé des millions de personnes et qui vont jouer un rôle en influençant la décision d1empêcher la guerre»(7).

    Or, comment ne pas rappeler que lors de son récent périple au Liban, Jean-Marie Le Pen - pesant du coup d’un poids similaire à celui d’un Jacques Chirac, Dominique de Villepin, ou d’un Louis Michel - avait pu rencontrer des élus du Hezbollah et leur faire part des positions de la droite nationale française sur les questions du Proche-Orient.

    Faut-il tant se surprendre d’un intérêt pour les prises de position du FN à l’étranger ?

    Évidemment non. Concernant le reste de la planète, DEUX, critères, foin des anathèmes et des a priori idéologiques - le concept d’«extrême-droite», rappelons-le, strictement occidental, comme bien d’autres d’ailleurs, est parfaitement incompréhensible dans bon nombre de pays - sont à prendre en compte.

    Premièrement, ce que les économistes appellent l’« effet de taille ». En clair, au-delà des chiches invitations dont bénéficient quelques groupuscules (style l’extrême-gauche, hier en Albanie, ou, aujourd’hui à La Havane ou à Kinshasa, pour prendre là des exemples situés en dehors de la droite nationale), en dessous de la barre des 10 %, inutile de se faire la moindre illusion, un parti français n’a que peu de chances d’intéresser la moindre chancellerie.

    L’éclosion du FN au plan international est due tout autant à son programme susceptible de séduire (de Beijing à Téhéran) par son refus de l’hégémonie états-unienne, qu’à sa « taille » proprement dit, faisant de cette formation (comme de n’importe quelle autre) un interlocuteur politique capable de se faire entendre des médias ou encore (plus important d’un point de vue « non-français ») de peser sur des assemblées (régionale, nationales ou européennes).

    Deuxièmement, la personnalité des dirigeants. Elle est ici primordiale. Il suffit pour s’en persuader d’inverser les rôles. Sans sombrer dans l’excès qui, en France, connaît en dehors de quelques personnalités emblématiques, les ténors de la vie politique malaisienne, iranienne ou arménienne ? Pourquoi, grand Dieu, en serait-il autrement pour la classe politique française ?

    On rappellera ici que Le Pen a eu l’intelligence politique de confier les « relations internationales» de sa formation au premier vice-président du FN, Dominique Chaboche. Ceci n’a rien d’anecdotique.

    Pourquoi ? Parce que, statutairement, le premier vice-président est de toujours (il suffit de relire les statuts du parti lepéniste) le deuxième personnage du mouvement. Ce qui, en clair, vu de l’étranger, offre l’avantage de démontrer l’importance accordée aux relations internationales pour une formation politique qui y affecte ostensiblement son numéro deux. Simple question. Combien de partis français (plutôt enclins à «refiler» l’étranger au premier second couteau venu) ont eu l’idée de tenir ce raisonnement ?

    Qui plus est, Chaboche - outre qu’il a la stature et l’âge qui cadrent avec cette fonction, a pris sa fonction très au sérieux - est connu pour être un proche du chef, ce qui ne gâte rien pour tout État ou instance qui serait désireux d’approcher et/ou de faire passer un message à ce parti.

    Quel rôle « international » peut espérer jouer un parti comme le FN ?

    Là, un petit retour en arrière s’impose. À l’été 98, l’un de nos confrères rapportait : « Jean-Marie Le Pen chargé de mission diplomatique ? L’ambassadeur d’Iran (...) pourrait maintenant lui demander de s’entremettre entre son pays et le régime de Saddam Hussein. Lors de son prochain voyage à Bagdad, Le Pen passerait ainsi par Téhéran et non par la Jordanie, ainsi qu’il le fait habituellement » (8).

    Dans un éditorial, j’écrivais, dans la foulée, que « Joint par notre rédaction, le président du Front national, nous a effectivement confirmé sa disposition à mettre sa bonne volonté au service de la paix au Proche et au Moyen-Orient « pour tous les pays de la région qui ne souhaitent pas accepter l’hégémonie mondialiste ». Pour M. Le Pen, comme l’Allemagne et la France après 1945, les pays de la région « l’Iran, l’Irak, mais aussi la Turquie et d’autres ont un intérêt commun à se rapprocher en sachant surmonter le souvenir de guerres communes et douloureuses » (9).

    Et parmi les conclusions que je tirais de cette affaire, je soulignais combien « cette affaire confirme l’importance croissante du Front national et de Jean-Marie Le Pen sur la scène internationale. Que la classe politique française, forte à se gargariser de valeurs toutes théoriques, se regarde, enfin, dans la glace car, soit, elle a été contactée et à opté pour l’alignement le plus veule sur les positions du US Department of State, soit, elle ne l’a pas été et - en clair - n’est pas tenu pour un interlocuteur sérieux et digne de confiance par le 1er producteur de gaz du monde et l’un des premiers producteurs de brut. Quelle leçon ! »(10).

    C’est peu de dire que le nouveau millénaire n’a pas changé grand-chose à cette donne. Si la France a retrouvé récemment un regain de popularité en Orient, suite aux tentatives élyséennes d’imposer un veto à la via factis yankee contre l’Irak, les coulisses de l’UMP (omnipotente dans les assemblées) bruissent déjà des complots qu’y ourdissent les hommes liges de Washington et de Tel-Aviv.

    À terme (à droite en tout cas), le FN pourrait retrouver assez vite son statut privilégié d’interlocuteur des ennemis désignés de l’Amérique...
    Jacques Bordes http://www.voxnr.com
    Notes
    1 - Agir, pour Faire Front.
    2- www.geostrategie.com.
    3- Arabies (n°98).
    4- Agir, pour Faire Front.
    5- Idem.
    6- National Hebdo (28 nov.-4 déc. 96).
    7- L’Orient-Le Jour (17 fév 03).
    8- La Lettre de Magazine Hebdo (10 juillet 1998).
    9- World Report/InterNat (15 juillet 1998).
    10- Idem.