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France et politique française - Page 5053

  • « Ne vous indignez pas, nous l’avons tous cherché »

    « La fin de l’État-providence ne coûtera rien aux Français, elle leur rapportera »

    On ne présente plus à nos lecteurs Max et Pascal Dray. Le premier est PDG d’un groupe français implanté dans de nombreux pays du monde. Auteur d’un ebook gratuit, Ne vous indignez pas, nous l’avons tous cherché (critique et entretien), il souhaite pour l’instant conserver l’anonymat. Le second est chef d’entreprise, docteur en économie et chroniqueur aux Nouvelles de France. Nous les avons réunis pour commenter l’actualité économique et sociale française.

    Adeptes du prêt-à-penser, de l’interventionnisme et de l’étatisme, vous avancez aux risques et au péril… de vos certitudes. Les autres, vous allez vous régaler. Bonne lecture !

    Suite de l’article sur Nouvelles de France

    Max, un entrepreneur, a décidé d’écrire et de partager son « manifeste pour la responsabilité », rédigé autour de 8 principes forts comme « Osons », « Simplifions » ou « Reconnaissons la vraie valeur de la chose publique ». L’auteur ne se fait pas le défenseur de ses pairs ou le héraut d’une doctrine économique. Cet essai est d’autant plus accessible qu’il est gratuitement proposé au téléchargement et à la lecture en ligne.

    En identifiant les anomalies et les contradictions de notre système économique, l’auteur a le mérite de frapper juste, de trancher et de proposer, loin de l’anesthésie ambiante et des postures de rebelles de salon. 

    Lucide sur les questions de génération, le livre reproche à celle de 68 d’avoir dilapidé les efforts d’après-guerre et d’entretenir un conservatisme frileux. Une vision qui l’amène à un constat : le manque d’ambition et de vision à long terme, depuis les années De Gaulle. Un manque qui nuit gravement au moral et au dynamisme économique d’une France qui a toujours peur du moindre risque.

    Symbole de ces inepties auxquelles nous ne faisons plus attention : le chèque-déjeuner et ses confrères chèque cadeau ou chèque-vacances. Ces artifices infantilisent les employés et multiplient les pertes de temps tout en compliquant les processus de règlement. L’auteur s’amuse aussi de la taille de certains comités d’entreprise et dénonce l’hypocrisie sur les rémunérations des stagiaires.

    Cependant, Max n’est pas là pour se complaire dans la critique. Il a choisi de proposer des réponses simples et efficaces aux problèmes d’une France (trop) lourde, qu’il aurait préféré voir guidée par une « éthique positive et réaliste » plutôt que par la « bien-pensance médiatique » actuelle.

    L’auteur, à travers huit principes de base, invite au débat sur l’avenir social et économique français et appelle à simplifier notre système. Sa réflexion est née d’un constat fait sans concession aucune. Sa critique de la société d’assistanat et du principe de précaution appelle à la responsabilisation des citoyens. Pour y arriver, il préconise une revalorisation du travail par le retour à une pensée et une éthique positives et réalistes.

    Pour lui, l’homme a le droit de maîtriser sa vie, de façonner son destin et de faire ses choix. Pour lui, l’indignation, réflexe ô combien à la mode ces derniers mois, ne mène à rien. Pour la France et pour les Français, il est temps de passer à l’action et de faire triompher le bon sens…

    Novo Press

  • Jeunes socialistes : mouchards et fiers de l’être !

    Cela s’appelle « La carte des dérapages ». Un truc lié aux récentes intempéries, recensant les fractures du col du fémur ? Vous n’y êtes pas. C’est une lumineuse idée du Mouvement des Jeunes Socialistes, et ce ne sont pas les mamies qui s’y cassent la gueule mais les hommes politiques.

    Son autre nom pourrait être « jedenoncemonelu.com ». Le principe en deux mots : Les jeunes socialistes sont encouragés à traquer les propos « homophobes » des élus et à les envoyer en ligne grâce à un formulaire « participatif », — et non plus « collaboratif » (sic), comme c’était écrit au départ sur le site… —, afin qu’ils soient publiquement répertoriés sur une carte de France consultable sur le Net par tout un chacun. Votre élu y figurera, dans sa région, sous la forme d’un bonhomme noir dans le genre de ceux que l’on voit sur le bord des nationales pour signaler les morts sur la route. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : tuer politiquement. Une carte du lynchage en somme.

    Mais la sophistication ne s’arrête pas là : Cliquez sur le pictogramme et vous pourrez y voir la fiche complète de l’accusé, assortie de ses insupportables propos. Tenez, au hasard, Jean Perthuis, maire de Valpuiseaux, conseiller général de l’Essonne : « Si on m’y oblige, je rendrai mon tablier. Je n’ai rien contre ces gens-là, ils vivent comme bon leur semble. Mais si aucun adjoint n’accepte de les marier, je démissionnerai. » Ah non, ça c’est trop méchant, c’est très, très laid, c’est affreusement homophobe. La vérité est que le seul fait d’être contre la mariage pour tous fait de vous un mouton noir. Et nos élus ne sont plus que des funambules qui, les fesses serrées, avancent prudemment avec leur tutu et leur ombrelle, conscients que le moindre petit mot de travers les fera sombrer dans le vide. [...]

    Gabrielle Cluzel - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Florence Cassez, de retour en France, élargie et innocentée

    Au cours des premiers mois de l’année 2011, l’activité diplomatique de la France, sous la houlette du président Sarkozy et de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’est concentrée sur les relations avec le Mexique qui détenait en prison une ressortissante française arrêtée en décembre 2005 en même temps qu’un terrible gang de kidnappeurs.
    De cette affaire de pur droit commun la France a fait presque un casus belli jusqu’à provoquer l’annulation de l’Année du Mexique en France.
    A l’époque Polémia a publié plusieurs articles concernant cette mauvaise farce. Nous en reproduisons un ci-après et nous invitons nos lecteurs à en relire deux autres dont ils trouveront les références en bas de page.
    Polémia

    Affaire Cassez : halte à la diplomatie émotionnelle !

    Le président de la République et sa ministre des Affaires étrangères ont choisi de sacrifier la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage purement intérieur.

    L’instrumentalisation du sentiment s’est désormais complètement substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Nos gouvernants ne savent plus que larmoyer, devant des micros, tout en s’agrippant aux caméras des familles de victimes.

    Attardons-nous un instant sur le fond de cette lamentable affaire Cassez. En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta Cisneros et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

    Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et bien sûr occulté par la presse française :

    « Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

    Contrairement aux partis dominants qui, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Dreyfus, nous ne voulons pas être définitifs sur cette affaire. La reconstitution spectaculaire devant les caméras de la télévision mexicaine, au lendemain de l’arrestation, en 2005, obéissait sans doute à une volonté de la part du gouvernement mexicain de médiatiser son action de répression de ce qui est un véritable fléau au Mexique : les enlèvements de personnes privées avec demande de rançon et mutilations. N’oublions pas que le président mexicain est confronté à des gangs criminels et des cartels qui, depuis 2006, ont fait plus de 30.000 morts dans ses forces de sécurité. Il s’agit d’une véritable guerre, et c’est la raison pour laquelle le petit caprice émotionnel du Tout-Paris n’impressionne guère les Mexicains. Il n’en demeure pas moins que cette reconstitution a contribué à ternir la procédure judiciaire mexicaine ; mais il faut raison garder : elle ne doit pas en effacer le contenu.

    La vérité, c’est que le Mexique, grand pays membre de l’ALENA, et puissance importante de l’Amérique latine, dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant autant de temps dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! On la sent en tout cas beaucoup moins naïve depuis qu’elle s’occupe de sa défense et que, de derrière les barreaux et depuis son téléphone mobile, elle dicte au président de la France la politique qu’il faut suivre.

    Au moment où la diplomatie française semble définie par la famille Cassez, il convient de remarquer que celle-ci n’a pas toujours dit la vérité. Ainsi, les parents de Florence Cassez ont-ils affirmé à la presse française qu’ils ne connaissaient pas le compagnon de Florence, Israel Vallarta. Manque de chance, la presse mexicaine a publié les photos de Bertrand Cassez, le père, en train de trinquer avec Israel Vallarta dans le ranch Las Chinitas, à 29 km de Mexico !
    Cette affaire me fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Je suis personnellement bien placé pour savoir que dans cette affaire, le même impératif médiatique et émotionnel faisait office de politique et écrasait le fond du dossier. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à la France et à son président. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné !

    Il semble donc que dans notre pays, il y a des théories du complot autorisées et d’autres qui ne le sont pas. Il est par exemple autorisé et même encouragé de penser (reprenez les chroniques de pseudo-experts de la Russie après le récent attentat de l’aéroport de Moscou) que les Russes s’infligent des attentats tout seuls, comme il est manifestement souhaitable de penser qu’une Française puisse être victime d’un gigantesque complot hier dominicain, aujourd’hui mexicain. Décidément, ne sont pas forcément xénophobes ceux que l’on croit. A lire la presse aujourd’hui, l’Amérique latine c’est Tintin chez les Picaros ou l’Oreille cassée, au choix. Ah ces Mexicains, tous des « sergents Garcia » corrompus !

    Je pense aussi à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche, que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays ami. On y a retrouvé les traditionnelles leçons de morale françaises, le mépris pour nos voisins et amis, le déni de justice et de souveraineté d’un partenaire de l’Union européenne.
    Je pense aussi à la gestion de l’affaire Bétancourt (la première, celle d’Ingrid), qui fut lamentable pour nos relations avec la Colombie.

    Nous avons tout faux dans ces affaires ! Non seulement, à chaque fois, il est beaucoup plus probable que nous nous préoccupions de coupables que d’innocents, mais qui plus est, nous affichons devant le monde entier une arrogance sans nom, un mépris pour la justice et la souveraineté de ces pays, comme si d’ailleurs notre justice et notre démocratie étaient exemplaires !

    En définitive, le problème fondamental de notre diplomatie en Amérique latine ne tient-il pas au fait que nos gouvernants n’y aient aucune habitude de vacances ? S’ils avaient des villas en Colombie, ou s’ils se doraient sur les plages du Mexique, plutôt qu’en Tunisie ou en Egypte, peut-être feraient-ils preuve de moins d’arrogance ? Avec beaucoup d’humour, Elisabeth Lévy suggérait que Florence Cassez avait la chance que le Mexique ne s’intéresse pas à l’avion Rafale, sinon elle serait oubliée depuis longtemps, par le pouvoir… et aussi par les médias !

    Ces opérations médiatiques à usage intérieur, qui visent ici, notamment pour la ministre des Affaires étrangères, à se refaire à bon compte une image émotionnelle positive après l’affaire de Tunisie, ne sont pas dignes du gouvernement de la France. Cette politique émotionnelle, « du coup médiatique », qui contamine jusqu’à notre politique étrangère, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du Bien commun.

    Aymeric Chauprade
    Realpolitik
    15 février 2011
    repris par Métapo infos

    Correspondance Polémia - 17/02/2011

    Polémia  25/01/2013

    Voir :

    Affaire Cassez : tension entre Paris et Mexico 
    L’affaire Cassez vue de Mexico

  • Les français jugent qu’il y a trop d’étrangers en France !

    Publié par Le Monde, un sondage réalisé par Ipsos révèle la méfiance croissante des Français à l’égard de la mondialisation, de l’Union Européenne, des médias, de l’islam et de l’immigration. D’après cette étude, 29% seulement jugent que « l’immense majorité des immigrés qui se sont installés en France ces trente dernières années est bien intégrée« , et 70% partagent l’idée qu’ »il y a trop d’étrangers en France« .  57% d’entre eux estiment également que « le racisme anti-blanc est assez répandu en France« .

    Interrogées sur la tolérance des religions en France, 3% des personnes sondées seulement estiment que la religion musulmane est « tout à fait tolérante« . Quand à la compatibilité des religions avec les valeurs de la société française, 89% des personnes interrogées mettent en premier le catholicisme, contre 75 % pour le judaïsme et 26% pour l’islam.

    En bref, les Français ouvrent les yeux sur les dangers que représente l’immigration massive sur l’équilibre de la société française. Son incidence démographique, culturelle, identitaire et sociale sur la stabilité de l’Occident finit, malgré le terrorisme intellectuel exercé par la caste médiatico-politique, par apparaître de manière évidente aux yeux de la population. Le sursaut est encore possible. Le point de non-retour n’est pas encore atteint !

    http://www.contre-info.com/

  • La monnaie et le social Clientélisme

    Commençons par deux petits rappels dans les acquis :
    
Le Social Clientélisme est ce régime politique qui se maintient au pouvoir en achetant les voix des électeurs grâce à des emprunts qui seront remboursés par leurs enfants ou leurs petits- enfants. Il ne s’agit en aucune façon d’un régime démocratique puisque la Démocratie se définit par le vote des impôts et que nos enfants ou petits enfants qui ne sont pas encore nés et ne peuvent donc certainement pas voter sur des prélèvements dont ils ne sauraient être l’objet. (Pour de plus amples explications, voir « l’Etat est mort vive l’état » François Bourin éditeur Nov 2010).
Rip Van Winkle , est cet homme qui partit un beau jour d’été 1810 de chez lui dans l’Etat de New-York, s’endormit à l’ombre d’un arbre et se réveilla… trente ans après pour trouver son épouse décédée, ce qui ne le chagrina guère car elle était fort désagréable, mais ce qui lui permit de finir ses jours tranquillement chez sa fille qui ne crut jamais trop à son histoire….


    Ex1=Imaginons que notre Rip Van Winkle se soit endormi en France en 1789 (et non pas aux USA en 1810) et qu’il se soit réveillé en 1820. Plus rien de ce qui faisait le Royaume de France n’existait, la Révolution Française étant passée par là. Et donc il aurait eu bien du mal à s’adapter

    

Ex2=Imaginons que notre Rip se soit endormi plutôt en 1889, quelque part en Europe. S’il se réveille en 1920, alors là, le monde a vraiment changé. L’Empire Austro Hongrois n’existe plus, la Russie s’est transformée en Union Soviétique, le Japon est la première puissance Asiatique, les USA sont en train de devenir la première puissance industrielle, l’Allemagne en pleine déconfiture est ruinée et est devenue une République, la Pologne est de retour…



    Ex3=Enfin, supposons que notre héros se soit endormi cette fois en 1989.Nous ne sommes pas au bout de son sommeil, mais déjà l’Union Soviétique a disparu, la Chine est devenue capitaliste, l’Allemagne s’est réunifiée, la Tchequo-Slovaquie n’existe plus, la Lituanie est redevenue un pays indépendant avec les autres pays Baltes, le Moyen Orient est en plein bouleversement, les monnaies nationales ont disparu en Europe un peu partout et la moitié de l’Europe, celle du Sud, est en faillite .



    En fait, il semble bien que la durée de vie de la plupart des institutions humaines depuis l’émergence du capitalisme et de la Révolution Industrielle soit d’environ 70 ans. Au bout de 70 ans, les Institutions deviennent tellement rigides et inflexibles qu’il n’y a pas d’autre solution que leurs disparitions, en général dans des convulsions extraordinaires. Et ici, je vais me livrer à une petite analyse sociologique, tout à fait Marxiste

    

Pour Marx, l’infrastructure économique détermine toujours la superstructure politique. Par la, il veut dire que le mode de production génère à terme une structure politique qui lui est favorable. Notre organisation politique actuelle vient de la Révolution Industrielle qui organisait les activités humaines en immenses rassemblements structurés en forme de « pyramides”. Au sommet « le chef » donnant des « ordres » à sa hiérarchie, laquelle les fait descendre vers le bas et rien ne remonte du bas vers le haut. C’est le mode organisationnel des « Konzerns » ou des puissants Trusts Américains ou Anglais et bien sur des Parti Communiste ou Nazi tant le modèle politique se mit à calquer cette forme d’organisation

    

Le modèle précédent (celui de la fin du XVIII) était fondé sur la possession de la terre par l’aristocratie menant à la domination de cette dernière dans l’appareil politique et il fut bien entendu détruit par la Révolution Industrielle, pour laisser la place au suivant, le modèle hiérarchique. Lorsque le système économique se « paye » un système politique devenu obsolescent, cela s’appelle une Révolution et de nombreuses structures que chacun croyait immortelles ( ie: la Royauté, l’Union Soviétique) disparaissent. Et bien, la même chose est en train de se passer.



    Le capitalisme est en train de changer à toute allure.



    La structure pyramidale d’autrefois, ou la valeur ajoutée était créée par la mise en face de capitaux et de populations immenses est en train d’être remplacée par un système ou la valeur ajoutée est créée par l’invention. L’inventeur remplace le manager, le commando, les lourds escadrons blindés, la Démocratie directe le Parti Unique.



    Les nouvelles structures économiques sont « plates » très flexibles, mobiles géographiquement, et très, très difficiles à taxer, au contraire des grandes structures pyramidales d’autrefois. Et pourtant nous continuons à voir nos systèmes politiques organisés sous forme de pyramides gigantesques qui n’arrivent plus à se financer puisque la matière fiscale s’est organisée pour leur échapper. Il y a donc une contradiction gigantesque entre l’organisation de la Politique et les nouvelles structures économiques et nous allons donc avoir révolution politique sur révolution politique pour que la politique s’adapte à nouveau à l’économie. Et tout cela est déjà fort visible… (Voir Union Soviétique, Chine, et les déboires actuels de nos finances publiques)

    

La grande affaire des années qui viennent sera donc : comment allons nous nous débarrasser de ces dinosaures étatiques alors même qu’une majorité de la population vit à leurs crochets et continuent à voter pour le maintien de ces structures obsolètes puisque ces monstres ne peuvent plus imposer une valeur ajoutée qui est devenue complètement immatérielle et qui leur échappe?

    

Dans ma grande naïveté, il y a deux ou trois ans, quand j’ai écrit « l’Etat est mort, vive l’état, » je pensais que les contraintes liées à l’endettement allaient forcer ces pays à reformer leurs Etats, un peu comme la Suède depuis 1992.

    

Erreur funeste. Les politiques ont tout simplement pris le contrôle des banques centrales et ces banques centrales ont reçu l’ordre de financer les dettes étatiques en achetant directement les obligations émises par les gouvernements. Plus de différence entre les banques centrales et le Trésor Public, telle est la nouvelle donne. Les Etats ont nationalisé la monnaie.

    

Je n’ai aucune idée de ce que cela va nous amener à terme, inflation, déflation, protectionnisme, fin de la globalisation, appauvrissement général, ou que sais je d’autre ? De cela, personne n’a la moindre idée, et je préfère donc rentrer dans cette période en détenant des actifs émis par le futurs vainqueurs c’est à dire des actions des « sociétés de la connaissance » plutôt qu’en détenant des actifs qui n’ont aucune contre valeur dans une amélioration du système productif et donc ne « valent » rien, à terme.

    
Dans la Révolution précédente, il valait mieux être « long » les grands industriels et « short » l’aristocratie terrienne ».Aujourd’hui, à mon humble avis, il vaut mieux être « long » la connaissance et « short » le Social Clientélisme. Ou pour faire simple: Il faut vendre de la monnaie et acheter du capital (productif).
    
C.G. http://libeco.net

  • Honni soit qui Mali y pense !

    Un article de Léon Camus.

    Vendredi 11 janvier la Présidence de la République, sans en avoir informé préalablement le Parlement, prenait la responsabilité d’engager la France — seule — dans une intervention militaire au Mali. Opération aussitôt qualifiée de « guerre contre le terrorisme » par les caisses de résonance médiatiques. Dès les premières heures, les bombardements aériens et les combats terrestres autour de l’agglomération de Konna dans le centre du pays faisaient quelque 148 morts chez les rebelles et parmi les forces gouvernementales maliennes. Du côté des Français, un pilote d’hélicoptère de combat Gazelle, le lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, était mortellement atteint « par un tir d’arme légère », dixit le commandement, lors d’un raid aéroporté contre une colonne de véhicules 4X4… Simultanément dans la nuit du vendredi au samedi, en Somalie cette fois, une unité du service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure tentait de délivrer l’agent français Denis Allex, otage depuis cinq années après sa capture à Mogadiscio en juillet 2009. Opération désastreuse qui se soldera par la perte de deux hommes dont les corps seront abandonnés sur le terrain aux mains des miliciens d’Al-Shabaad. Cinq jours plus tard, alors que le Premier ministre va enfin consentir à se présenter devant l’Assemblée nationale, les islamistes ont déjà repris l’initiative et lancé une contre-offensive sur la localité de Djabli à 400 km au nord ouest de Bamako. Pendant ce temps, le président Hollande ayant pris brutalement conscience de l’isolement militaire et matériel de la France, se rendait le 15 janvier à Abou Dhabi pour y solliciter des aides et des fonds de la part des Émirats arabes unis, cela tandis que le quotidien 20 Minutes s’interrogeait — déjà — le matin suivant, sur la « stratégie que la France devrait adopter pour éviter le bourbier ». 

    UNE GUERRE LOW COST A LA HAUTEUR DES GLOIRES PRESIDENTIELLES

    Certes le Commandement des Opérations Spéciales basé à Ouagadougou, au Burkina Faso, avait anticipé cette nouvelle « guerre asymétrique » en prépositionnant des forces spéciales au Mali. Combien au départ ? 200 ou 300 biffins du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine et du 13e Régiment de dragons parachutistes ? Avec pour logistique aérienne les hélicoptères du COS (Gazelle, Cougar, Puma, Tigre), trois Mirage 2000D sur les six du dispositif Épervier basé à N’Djamena et en sus, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall !? Outre le recours à un drone Harfang stationné au Niger à Niamey, des missions sont aussi apparemment effectuées à partir de la France par des Rafale ! [meretmarine.com]. En réserve le 2e Régiment étranger parachutistes — 1 200 hommes — basé à Calvi, mais que l’on annonce devoir sauter de façon imminente sur Tombouctou ! De maigres forces qui donnent la dimension d’une opération fabriquée à la petite semaine, et à la mesure d’une France en pleine déconfiture morale, financière et politique… Utile au demeurant à la cuisine sondagière d’une présidence en mal de notoriété : un sondage Harris Interactive ne vient-il pas d’établir qu’une majorité de Français — 63 % — seraient favorables à l’intervention de l’armée au nord du Mali. Des Hexagonaux à la vue courte, ou magistralement désinformés… Les deux mon capitaine !

    À titre de comparaison, Sarkozy qui n’avait pas atteint aussi rapidement l’enfer du désaveu collectif que Hollande — c’est-à-dire en six mois — n’est cependant jamais parvenu à redresser la barre des sondages en revêtant les habits de chef de guerre, encore moins à remonter dans l’estime de ses concitoyens en dépit d’une naissance particulièrement opportune et de sa « sale guerre » libyenne, laquelle, il est vrai, aura été en effet assez sordide pour avoir entre autres péniblement traîné en longueur.  

    Au demeurant l’opération malienne, mal conçue, mal calculée devait en principe et au départ relever de la « guerre éclair ». Or il est maintenant évident, en dépit des communiqués triomphalistes du ministère de la Défense, qu’un vent de panique commence à se propager dans les états majors politiques — notons l’unanimité de la classe politique, Marine Le Pen incluse, pour emboîter le pas à la présidence sur des chemins aussi tortueux qu’hasardeux —lesquels se préparent psychologiquement à un engagement de longue durée.  

    À ce titre, les effectifs français viennent d’être portés à 800 hommes et Paris bat vainement le rappel de ses alliés européens, ceux-ci ne se bousculant pas pour apporter leur contribution à l’aventure. En fait ce sont maintenant environ 1 700 personnels qui participent à l’opération, étiage qui devrait atteindre rapidement le chiffre de 2 500… comme vient de l’annoncer sans ambages Hollande ce mardi 15 janvier. Des blindés d’ailleurs sont d’ailleurs arrivés en renfort de Côte d’Ivoire dans la nuit de lundi à mardi. Une situation par conséquent très loin d’être aussi limpide — et le chemin aussi dégagé — qu’il ne semblait de prime abord. Parce que la contre-offensive islamiste sur Djabali montre que, faute d’avoir subi des pertes sévères, les ennemis désignés de l’État français se sont simplement dispersés. De mauvaises langues vont jusqu’à dire que les pertes hexagonales seraient en fait largement minorées et que ce ne serait pas un hélicoptère mais deux qui auraient été abattus dès le premier jour, non par des armes légères, mais grâce à des missiles portables provenant des arsenaux de feu Kadhafi. Ce qui change la donne et n’avait apparemment pas du tout été prévu. 

    LIBYE-MALI, LE RETOUR DE BATON

    Parce qu’enfin quelle chanson nous chante-t-on ? Les armes aux mains des islamistes maliens ne sont pas tombées du ciel : si Paris n’avait pas, à l’instigation pressante de l’agitateur BH Lévy, livré contre la Jamahiriya libyenne une guerre du fort au faible en compagnie de ses acolytes euratlantistes, les armes aujourd’hui utilisées contre nos troupes seraient sagement restées enfermées dans leurs bunkers. […]

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  • L’Affaire Cahuzac : Gauche mondialisée versus socialisme enraciné

     

    « Je suis désolé, il y a un système affairiste au sein du parti socialiste qui n’a rien à voir avec le socialisme » (Arnaud Montebourg, L’Echo républicain, 7 juillet 2011).

    Assurément, depuis l’affaire Urba, apparue sous le premier septennat de Mitterrand, un affairisme récurrent caractérise les socialistes et leur conception du pouvoir comme leur rapport à l’argent.

    Trahison du pays réel

    On ne peut que souscrire aux paroles du ministre du Redressement productif, lesquelles ont été subliminalement reprises, en écho, par Jean-Luc Mélenchon, le tonitruant co-président du Parti de gauche qui lança à la face d’un Jérôme Cahuzac (ministre délégué au Budget) peu à l’aise, qu’il représentait « la vieille gauche sociale-libérale ». Sans tomber dans une trop longue exégèse, précisons tout de même que Mélenchon est loin, très loin de pouvoir se réclamer d’une gauche plus authentique que celle de son contradicteur. Si ce dernier semble approuver le ralliement de son parti au libre-échangisme mondialisé, le premier qui prône la régularisation de tous les clandestins et l’assouplissement des conditions d’accès à la nationalité française, se fait également le chantre d’un communisme de marché dans lequel les immigrés tiennent le rang d’armée de réserve du capitalisme, pour paraphraser Marx.

    Et c’est bien là le problème. La gauche radicale ou socialiste contemporaine française n’a plus rien à voir avec le mouvement socialiste ouvrier tel qu’il est né dans la première moitié du XIXe siècle. Dans Le Complexe d’Orphée, Jean-Claude Michéa explique comment le socialisme s’est littéralement et définitivement perdu dans un compromis hasardeux avec la gauche dite républicaine, au moment de l’affaire Dreyfus : « En acceptant ainsi de se mêler, pour la première fois de son existence, à la guerre civile bourgeoise [contre les ‘‘blancs’’ antidreyfusards, NDLR] (…) le mouvement socialiste français venait donc de sceller l’acte de naissance de la gauche moderne. (…) Il ne faudrait alors que quelques décennies à l’historiographie républicaine pour conférer à ce nouveau clivage (‘‘rouges’’ et ‘‘bleus’’ enfin réconciliés sous le drapeau unitaire de la ‘‘gauche’’ contre les ‘‘blancs’’ de la ‘‘droite’’ et de la Réaction) la dignité rétrospective d’une vérité éternelle ». La droite de gouvernement n’est pas en reste dans ce que l’on pourrait appeler l’appropriation privée de la chose publique. Mais lorsque c’est la gauche donneuse de leçons et incarnation autoproclamée du Bien que l’on prend la main dans la confiture, l’affaire prend un tour autrement plus scabreux. La trahison des classes laborieuses est consommée !

    Collusion UMPS [...] http://www.actionfrancaise.net

    L’AF 2855 - Pour lire la suite

    * Aristide Leucate, rédacteur à L’AF 2000, est spécialiste des questions politiques et sociales.

  • Twitter : retour aux z’heures-les-plus-sombres-de notre-histoire…

    imgscan-contrepoints-2224-racisme-anti-blanc.jpgAprès diffusion, en octobre, de tweets jugés antisémites, le réseau social Twitter avait été assigné en référé par l’Union des étudiants juifs de France et plusieurs autres associations. Hé bien, le Tribunal de grande instance de Paris vient d’ordonner hier à Twitter de communiquer les données permettant d’identifier les auteurs de messages racistes ou antisémites !

    En un mot, la justice française incite à la délation, mieux, elle l’ordonne ! Le bien commun est-il en cause ? Non, évidemment. Cette mesure est donc frappée d’un caractère exclusivement idéologique qui la discrédite totalement : la loi est détournée, confisquée à des fins politiques !

    Car tout le monde sait parfaitement que l’accusation de racisme est un élément de langage qui vise aujourd’hui à disqualifier un adversaire politique. Ni plus, ni moins. A telle enseigne que ce mot ne recouvre plus aucune réalité sérieuse, tant il a été galvaudé : sont ainsi racistes, par exemple, ceux qui s’opposent à l’islam et à la structure philosophico-politique qu’il incarne. Sauf que l’islam n’est pas une race, précisément. Ceux qui s’opposent au Christianisme et à son enseignement sont-il également racistes ? Porter un jugement de valeur sur la portée d’une religion, d’une philosophie ou d’une politique sociétale n’a évidemment aucune mesure avec un comportement raciste.

    Disons-le, le racisme est sans doute aujourd’hui, dans le vocabulaire français, le concept le plus confus qui soit : il n’est donc pas étonnant qu’il soit l’instrument de toutes les manipulations intellectuelles et partisanes. Pour noyer son chien, ne faut-il pas d’abord l’accuser de la rage ?

    Car le racisme, s’il doit être défini sérieusement, est une doctrine qui introduit une hiérarchie entre les races : certaines seraient alors – ontologiquement ?- supérieures à d’autres. Position qui n’est tenu par aucun courant de nos jours.

    Nous revoilà donc revenus aux heures les plus sombres des procès staliniens : car c’est seulement à l’aune de la vulgate médiatico-politique que seront déterminés les comportements racistes. Qui donc ne consent pas à épouser les vues dictées par la doxa sera systématiquement soupçonné de dérapage. Odieuse arrogance d’un milieu qui, quoique concentrant tous les pouvoirs, ne représente pourtant guère plus que lui-même !

    JdR http://www.contre-info.com/

  • De la grande vadrouille à la grande débâcle

    Fin 2012, 2 216 Français étaient détenus à l’étranger, selon le Quai d’Orsay, dont les trois quart pour trafic de stupéfiant ou des délits de droit commun. Ils sont un de moins depuis quelques heures avec le retour ultra médiatisé, hier, après tout de même sept ans de prison, de Florence Cassez. Une libération qui a été prononcée officiellement en raison d’un vice de procédure, a précisé la justice mexicaine. Occasion pour les amis de Nicolas Sarkozy et ceux de François Hollande de s’attribuer à tour de rôle, de manière assez puérile et pathétique, les mérites de cet élargissement anticipé. L’affaire Cassez avait été à l’origine de tensions diplomatiques entre Mexico et Paris, entraînant notamment l’annulation en 2011 de « L’année du Mexique » dans notre pays. Le compagnon mexicain de la française, Israël Vallarta, soupçonné d’être à la tête du gang ultra-violent des Zodiacos spécialisé dans le rapt, est toujours en détention dans l’attente de son procès. Nous l’évoquions en avril 2011, cette affaire comporte de nombreuses zones d’ombres, et peut accréditer les doutes sur l’impartialité de la justice mexicaine dans ce dossier. Mais de là à penser que M. Vallarta est innocent des crimes qui lui sont imputés, comme l’a suggéré Florence Cassez hier lors de sa conférence de presse, c’est peut être ( ?) beaucoup s’avancer et la presse mexicaine s’est montrée très sceptique sur cette question, certains doutant encore de l’innocence totale de la jeune française.

     Marine le Pen a parfaitement résumé hier sur Canal + l’opinion de beaucoup de nos compatriotes en notant que sans vouloir « minimiser la joie de Florence Cassez, de sa famille et je peux la comprendre », « la technique consistant, pour des raisons publicitaires de la part du pouvoir, à faire de l’Elysée une espèce de coulisse de TF1, ou Canal + ou BFM, m’apparaît être une mauvaise chose. » « Hier, il y a quelqu’un qui est revenu de manière parfaitement anonyme : le corps de l’otage français tué sur le site gazier algérien. Je pense que le gouvernement aurait peut-être dû recevoir en priorité sa famille ». Un sujet certes moins vendeur pour les « fils de pub » chargés de la communication gouvernementale.

     La présidente du FN a tout aussi justement pointé les leçons de morale, bien hypocrites, de la caste politico-médiatique à l’endroit d’un pouvoir politique mexicain intervenant dans le cours de la justice : « Excusez-moi, ils ne pourraient pas regarder la poutre qu’ils ont dans l’œil, plutôt que la paille dans celui des autres ? », a-t-elle demandé, rappelant que Nicolas Sarkozy est intervenu dans les dossiers Liliane Bettencourt et Bernard Tapie.

     Les policiers de la brigade financière ont d’ailleurs mené hier  deux perquisitions aux domiciles de l’actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard, et de Bernard Tapie, dans le cadre de l’affaire dite Christine Lagarde-Bernard Tapie http://www.gollnisch.com/2011/05/24/de-l%e2%80%99affaire-tapie-au-fmi-christine-lagarde-candidate-par-defaut%e2%80%a6/

     Au même moment, c’est un bon ami de François Hollande et de Laurent Fabius, présent hier à l’aéroport pour accueillir Florence Cassez, qui était entendu par la justice.

     Il s’agit de Dominique Strauss-Kahn bien sûr, qui était invité  à s’expliquer devant les juges instruisant l’affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille. Selon les termes des magistrats instruisant ce dossier, rapportait L’Express en novembre 2011, celui-ci révélait « un scandale inédit en France, à la confluence des réseaux francs-maçons, libertins et politiques » – http://www.gollnisch.com/2011/11/17/affaire-dsk-ps-a-la-confluence-des-reseaux-francs-macons-libertins-et-politiques/

     DSK a été confronté pendant quatre heures à une prostituée qui indique avoir participé à des soirées à Paris, en Belgique et à Washington après avoir été recrutée dans le club de Tournai, contrôlé par Dodo la Saumure, où elle exerçait ses talents. Interrogé par canal +, Dodo a fourni un alibi en béton à « Dominique » : « Je pense qu’avec son travail au FMI, il avait autre chose à faire qu’organiser des partouzes ». Un scénario crédible ? Comme disait le bien regretté et inégalé Louis de Funès, dont on célèbre aujourd’hui le trentième anniversaire de la disparition, « Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie ! »…

     Une grande vadrouille médiatico-affairiste constate Bruno Gollnisch, qui occulte opportunément pour quelques heures la grande débâche économique, avec la publication ce vendredi des chiffres du chômage du mois de décembre. Pour le vingtième mois consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits est en augmentation. Sur les onze premiers mois de 2012, on décompte plus de 270 000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité (catégorie A), 360 000 avec ceux qui ont travaillé à temps réduit (catégories B et C).

     Au total 4,6 millions de personnes étaient inscrits à Pôle emploi fin novembre , dont officiellement 3,13 millions sans aucune activité, un chiffre inégalé depuis 15 ans qui pourrait atteindre dans un trimestre le pic de janvier 1997 (3,2 millions).

     Ce gouvernement peut toujours se consoler, en consultant le taux de chômage chez nos voisins espagnols, Espagne qui  a clôturé l’année 2012 sur un catastrophique record historique, avec plus de 26% de la population active sans emploi, un taux qui atteint même le pourcentage effrayant de 55% chez les jeunes, une situation sans espoir d’amélioration en 2013. Ce n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les contribuables français sommés d’être solidaires des pays fragilisés de la zone euro. Après la Grèce, l’Espagne ? Et après l’Espagne, à qui le tour ?

    http://www.gollnisch.com

  • Une avancée du fiscalisme arbitraire en Europe

     

    130124

    On fait grand bruit autour de la subtile proposition de David Cameron développée le 23 janvier. En fin diplomate le premier ministre de Sa Gracieuse Majesté n'a pas manqué d'assortir son propos de conditions suspensives et autres clauses qui rendent totalement hypothétique la sortie négociée du Royaume-Uni hors de l'Union européenne. Personne ne peut ignorer que cette démarche, toute virtuelle, tend à récupérer au profit des conservateurs les voix du parti "Ukip", de Nigel Farage pour les élections de 2015. Ceci n'empêchera pas de constater en 2016 ou 2017 que, décidément la majorité des Anglais et les Écossais préfèrent demeurer dans l'Europe. En attendant, en 2014, les Continentaux, pour éviter le pire, auront bien sûr consenti de nouvelles concessions aux revendications londoniennes. Bien joué David.

    Le coq gaulois a réagi selon son habitude. On lui attribue pour cri national "cocorico" ; en vérité l'animal fait surtout "vroum-vroum", ce que confirment le petit sondage du Figaro et les 367 réactions de lecteurs. Nous le plaçons donc en médaillon de la présente chronique.

    Plutôt que de persister à mesurer, pour la millième fois depuis mille ans, la portée du bras de mer séparant le comté d'Artois du duché de Kent, on gagnerait à observer le contexte, dans lequel se place cette déclaration.

    Les institutions communautaires viennent en effet d'adopter le projet de TTF, taxe sur les transactions financières.

    Cinq pays s'y opposaient, parmi lesquels la Suède et, bien sûr, l'Angleterre. Cependant, ce 22 janvier le conseil des ministres des Finances, dernière instance consultée, a entériné le principe de cette mise en place. À ce projet adhèrent les gouvernements de 11 États-Membres sur 27.

    Les traités européens permettent de telles décisions fractionnelles. Il s'agira cependant de la première des "coopérations renforcées" dans le domaine névralgique de la fiscalité.

    Soulignons d'abord que cet impôt, au départ tout petit, est appelé à grandir selon une règle bien connue. D'origine gauchiste, il était proposé par Paris depuis plusieurs années. Aujourd'hui il est applaudi par 70 associations. Le grand cerveau du parti socialiste Benoît Hamon, ministre de l'Économie solidaire, a le salue pompeusement comme "une taxe qui commence à dessiner ce qu'est le monde post-Lehman Brothers".

    Remarquons à peine que les détails techniques de sa mise en œuvre restent problématiques. Un journal économique parisien habituellement sérieux, indiquait au gré du même petit article consacré à cette nouvelle, à deux endroits différents :
    - "la taxe Tobin rapporterait 20 milliards par an"
    - et plus loin : "la TTF, selon la façon dont elle est définie, pourrait rapporter plus de 10 milliards d'euros".(1)⇓

    Deux appellations, deux chiffrages en un seul texte. Ça promet.

    Faut-il rappeler, une fois encore, que la novlangue fiscaliste envisage toujours ce qu'un impôt "rapporte" au Trésor Public, et non ce qu'il coûte aux contribuables et à l'économie ?

    Au sein des institutions mesurons surtout que la synarchie européenne vient de franchir, assez discrètement, un pas considérable. Elle a obtenu, sur un point de détail, sur un projet soutenu par tous les utopistes de la Planète, sur un dossier encore très vague, une avancée majeure acceptée par les représentants des États.

    On a liquidé sans trop de bruit, en effet, en ce début de semaine le principe d'unanimité en matière fiscale.

    Les commentateurs agréés ne semblent s'intéresser en ce moment qu'aux relations personnelles entre M. Hollande et Mme Merkel. On nous les dit en voie d'amélioration, à en croire "Gala" et "Point de vue images du Monde". Pendant ce temps, comme dans le célèbre "Gilles" de Watteau, le fond de la scène se transforme. Les deux gros États désignés pour les pivots du système continuent leurs ébats d'hippopotames légers pour la joie des spectateurs, tandis que la réalité met en place tranquillement sa grosse machinerie.

    Ainsi l'année 2012 a vu la prise d'une partie du pouvoir par Mario Draghi, forçant les statuts de la Banque centrale européenne.

    L'année 2013 commence avec l'avènement du social démocrate néerlandais Dijsselbloem, peu connu dans son propre pays, à la tête d'une Eurozone en rupture désormais affirmée avec les principes constitutifs de l'Union monétaire.

    Et tout le monde semble applaudir à l'avènement pratique de ces pouvoirs désormais arbitraires, sans que personne ne puisse nous dire où nous mènent tous ces habiles joueurs de flûte.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. Les Échos du 23 janvier.