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France et politique française - Page 5056

  • Passé sous silence : des armes démilitarisées au 12ème Cuirassiers

     

    Le « 12ème Cuir » défile pour la Fête de Jeanne d’Arc

    Les armes individuelles ont été temporairement "démilitarisées". Une mesure exceptionnelle et vexatoire.

    C’est le site Marianne qui avait révélé cette affaire le 11 janvier dernier: les militaires du 12ème Régiment de Cuirassiers d’Olivet (Loiret) avaient été désarmés lors de la visite du chef de l’État pour les vœux aux Armées.

    Les percuteurs des Famas, des fusils-mitrailleurs en 7,62, des mitrailleuses en 12,7 et les platines des PA (Pistolets Automatiques) ont été enlevés des armes sur instruction de l’autorité militaire et conservés dans l’armurerie du camp.

    Les soldats du 12ème Régiment de Cuirassiers ont donc rendu les honneurs au chef de l’État avec des armes démilitarisées le temps de la visite, ce qui en dit long sur l’atmosphère de confiance qui règne entre la « grande muette » et le sommet de l’État.

    L’histoire ne dit pas si le planton de garde à l’armurerie était lui armé, au cas où…

    Bref, il paraitrait selon des sources dignes de foi que la pratique est courante depuis 1981, cherchez l’erreur!

    Mais d’autres sources dignes de foi indiquent qu’il s’agirait d’une demande expresse du GSPR (Groupement de Sécurité de la Présidence de la République) qui aurait été relayée par la hiérarchie militaire.

    Dans tous les cas, il s’agit d’une mesure de défiance vis-à-vis de nos soldats, qu’elle soit habituelle ou exceptionnelle rien ne change à l’affaire: Hollande se méfie d’une armée qu’il préfère visiblement voir en ordre de bataille à Bamako plutôt qu’à Orléans…

    Soldats français, assez bons et dignes de confiance pour mourir pour le Mali, mais pas assez pour présenter les armes devant le « Chef des Armées » sans qu’elles soient démilitarisées: quelle honte et quel déshonneur!

    Fixe!

    Lochaberaxe pour Euro-jihad (posté par Ligne de mire) http://www.francepresseinfos.com/

  • Un affaiblissement de plus en plus préoccupant

     

    130122Solennellement les dirigeants de l'Etat ont voulu rendre l'hommage de la nation au lieutenant Damien Boiteux mort le 11 janvier au Mali. Or, au cours de l'émission Mots croisés du 21 janvier Frédéric Pons signalait à ce propos un point malheureusement fort significatif. Le 4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales, dans lequel il servait en tant que pilote, est doté notamment de 14 "Gazelle". Or, selon le spécialiste des questions militaires de "Valeurs actuelles" le blindage actuel de cet excellent appareil le rend vulnérable aux tirs de missiles sol/air dont disposent en général les bandes adverses. Et cette insuffisance d'équipement résulte des coupes budgétaires imposées à l'Armée française. Les moyens matériels de celle-ci reculent régulièrement depuis de nombreuses années.

    On aurait pu imaginer, on aurait légitimement espéré, au moment de l'opération Libye de 2011, qu'un virage salutaire pourrait être enfin pris. Il n'en a rien été. Depuis lors, en effet, deux lois de Finances ont été votées : elles ont poursuivi la tendance dramatiquement descendante des budgets alloués à la défense nationale. Ceux-ci se situent durablement au-dessous de 2 % du produit intérieur considéré habituellement comme le seuil de crédibilité de l'effort de défense.

    Nous dénoncions dans notre petit livre "Pour une libération fiscale" (1)⇓ l'affaiblissement inéluctable des fonctions régaliennes d'un État au périmètre surdimensionné, et ceci en raison même de cette invasion des dépenses et des interventions publiques. Les lois de finances suivantes, votées sous Sarkozy pour 2012, sous Hollande pour 2013, n'ont hélas fait que prolonger cette tendance désastreuse.

    Concrètement la situation de nos forces s'est aggravée alors que leurs missions se sont développées.

    Non seulement l'armée en est réduite à opérer des "arbitrages" entre ses fournisseurs, selon l'urgence estimée de leurs factures, mais ses propres personnels reçoivent leurs soldes de manière irrégulière. Ceci tient, assure-t-on aux erreurs informatiques du logiciel "Louvois" mis en place en 2011. En mars 2012, des épouses de militaires, privées de ressources manifestaient pour protester contre cette situation scandaleuse. Pendant que des soldats français risquent leur vie dans des opérations extérieures, leurs familles sont quasiment abandonnées par l'État. Le 29 octobre 2012 l'actuel ministre socialiste Le Drian en était encore réduit à annoncer au cours d'une conférence de presse qu'il débloquerait 30 millions d’euros pour régler les problèmes de soldes avant Noël.

    À cet égard le lancement, sans doute nécessaire, des opérations militaires françaises en Afrique aura donc servi de double révélateur.

    D'une part, dans un monde confronté à de nouvelles menaces on ne pourra plus longtemps éluder les questions de défense. Ni au niveau national, ni encore moins au niveau européen, on ne saurait considérer comme satisfaisant l'effort militaire de nos sociétés de consommation.

    D'autre part la coopération européenne dans ce dossier demeure complètement embryonnaire. Le dossier malien le montre de manière éclatante.

    Les hasards du calendrier rapprochent cette situation de la petite commémoration franco-allemande purement formelle destinée à marquer le 50e anniversaire du traité de l'Élysée de 1963. Le bilan et l'inventaire de ces années mériteraient cependant un meilleur traitement.

    On aurait aimé que nos médias cessent de répéter les mêmes âneries conformistes, les mêmes clichés, comme si la "réconciliation" des deux pays n'avait pas pris racine dans des orientations gouvernementales largement antérieures, remontant à la déclaration Schuman de 1950, à la signature du traité de Rome en 1957, etc.

    On aurait également apprécié de ne plus entendre parler de l'Europe comme d'une "construction" utopique, mais comme d'une réalité continentale, culturelle, historique, indépendante de ses institutions fondée sur l'affinité de nos peuples.

    On aurait souhaité aussi que l'on prenne en compte, quand on parle de l'Europe, outre celle des deux plus gros États, des 25 autres pays de l'Union européenne.

    Il ne suffit pas de déplorer la baisse l'intensité de la coopération franco-allemande : on ne doit pas occulter l'importance du déséquilibre grandissant entre les deux pays.

    Ne croyons pas que nos partenaires se le dissimulent. Si, aujourd'hui encore les sondages montrent que 40 % des Français considèrent cette entente comme fondamentale et privilégiée, ce pourcentage est désormais tombé à 18 % en Allemagne. Pour nos cousins germains, il existe d'autres voisins, d'autres clients, d'autres interlocuteurs, comme la Pologne, comme la Russie, comme l'Europe centrale, etc. au moins aussi fiables. Dès 1987, avant même l'unification, der Spiegel insistait déjà, et à juste titre, sur l'importance de ses "Weltfirmas" à la conquête des marchés mondiaux et pas seulement du marché intérieur de notre continent.

    Depuis, de l'autre côté du Rhin, et au prix de lourds sacrifices imposés par le gouvernement Schroeder, nos voisins ont su accomplir d'importantes réformes structurelles.

    De ce côté-ci du grand fleuve on n'a pas cessé depuis, de s'enfoncer, au contraire, dans l'illusion d'une économie dirigée, dans l'égalitarisme idéologique, dans un assistanat de plus en plus coûteux : ce n'est pas tant le coût du travail qui pénalise les entreprises françaises ; c'est en fait la surcharge financière imposée à toute la nation par l'entretien du non-travail.

    Toutes ces données simples dénotent l'affaiblissement du pays. La langue de bois de nos politiciens, l'abrutissement de nos médiats et l'aveuglement de nos bureaucraties syndicales, CGT en tête, s'obstinent à nier la situation. Tout cela ne peut que l'aggraver.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. "Pour une Libération fiscale".

  • Un processus fou

     

    Le cinquantième anniversaire du traité d’amitié franco-allemand, la grève des instituteurs parisiens, les élections israéliennes, l’intervention de la France au Mali …autant de sujets qui font les gros titres des médias. Plus en tout cas que la manifestation hier à Bruxelles des buralistes français qui sont en train de mourir sous les coups redoublés du gouvernement et de l’Europe,  ou que la condamnation hier également de « l’humoriste » Mathieu Madénian. Le « comique » a écopé de 1.000 euros d’amende avec sursis pour injure publique envers le Front National. Une peine assortie de 1.000 euros de dommages et intérêts au FN et 1.500 euros pour les frais de justice. Lors d’une émission sur la chaîne Direct 8 -dans l’émission “Morandini!” du 26 septembre 2011-, il avait déclaré que 18% d’intentions de vote pour le Front national signifiait « 18% de fils de pute en France ».

    L’histoire ne dit pas si M. Madénian consulte régulièrement le site de Francetv info dont un article indiquait hier que « L’immigration comorienne pèse sur l’économie de Mayotte » ; un doux euphémisme introduisant la vidéo mise en ligne le 22 janvier évoquant un reportage de France 2 .

     « Un millier de morts ont été recensés en dix ans dans les eaux qui séparent Mayotte des Comores. Femmes et bébés font souvent le voyage dans des embarcations de fortune (…) . Les dispensaires de Mayotte soignent ces clandestins et des milliers de jeunes comoriens de très bas âge déambulent dans des bidonvilles de l’île, les parents étant expulsés vers les Comores (…) une économie en faillite dans ce département au bout du monde. »

    Nous l’évoquions sur ce blog dans un article publié le 6 octobre 2011, C’est à Mamoudzou, capitale de Mayotte, que se trouve la plus grande maternité de France, avec près de 5 000 naissances par an sur les 8 000 dans l’île… «En quelques années, indiquait alors le ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard,le nombre d’enfants scolarisés dès l’âge de 3 ans a été doublé» (75 % des 72 000 enfants scolarisés à l’école primaire à Mayotte sont étrangers, NDLR).

    Sur l’île , les Français, Métros et Mahorais réunis, seraient 130 000,  les immigrés comoriens 50 000, probablement le double selon certaines sources. Les 20 000 comoriens expulsés chaque année reviennent dans la foulée sur ce territoire français. Insécurité,  délinquance violente, racisme anti-français font partie du quotidien.

    Le 22 décembre dernier, même Le Monde tirait la sonnette d’alarme : « Les flux (d’immigrés) en provenance du 139e pays le plus pauvre au monde sur 182 (les Comores, NDLR) ont atteint des proportions telles que si des médecins examinaient Mayotte, ils concluraient sans doute à son état d’épuisement. »

    « La pression est telle que le rapport démographique a atteint des records : 40 % des 212 000 habitants de Mayotte sont désormais d’origine comorienne (+ 25 % depuis 2007). La plupart sont en situation irrégulière. Même l’éducation nationale ne suit plus:25 % à 40 % des élèves sont issus de familles sans papiers. »

    Les gendarmes ne sont pas les seuls à tenter d’écoper la mer avec une petite cuillère: « Leurs bateaux (de surveillance) utilisent plus de 100 litres d’essence par heure. Leurs moteurs à 30 000 euros pièce s’usent les uns après les autres à force de remorquer les kwassas (embarcations, NDLR) interceptés. Pour un résultat de surcroît relativement médiocre : une embarcation sur trois empêchée d’atteindre Mayotte. »

    « Faute de patients solvables est-il encore indiqué, le système de santé est aussi proche de l’effondrement. Les soins sont gratuits pour les plus démunis qui ont une pathologie très grave ou dont le pronostic vital est engagé. Ce qui attire des embarcations entières de Comoriens malades, dont beaucoup de handicapés. Dans le même temps, le suivi des pathologies bénignes est compliqué car l’accès à la Sécurité sociale est conditionné à la régularité du séjour(…)»

    « Si toutes les infrastructures sont en difficulté à Mayotte, cette situation n’est pas qu’un enjeu local. Elle concerne directement Paris (…) la quasi-totalité des jeunes arrivant en métropole après un début de cursus sur l’île – dont des Comoriens devenus français – sont en échec scolaire ou professionnel. »

    Et pour compliquer les choses, « depuis peu, des demandeurs d’asile venus de l’Afrique des Grands Lacs débarquent aussi à Mayotte. Pour se loger, ces Africains s’agglutinent à leur tour avec les Comoriens dans les bidonvilles. Faute de ressources, les femmes – à l’instar des sans-papiers – n’ont d’autre choix que de se prostituer (…). On m’avait dit que c’était la France, résume un jeune Congolais de 18 ans, dépité, alors qu’il venait d’obtenir son statut de réfugié. Il s’appelle Baguma et son seul objectif est de rejoindre au plus vite la France. La vraie . »

    Bruno Gollnisch l’affirme, Ce n’est pas en tiers-mondisant la France que l’on aidera le tiers-monde, charité bien ordonnée commence par soi même. La situation commanderait bien évidement de prôner l’amour du prochain plutôt que du lointain pour éviter le naufrage, de supprimer le droit du sol, les avantages sociaux accordés aux immigrés et de rétablir une stricte préférence nationale.

     Le simple bon sens devrait inviter les plus immigrationnistes à ouvrir les yeux sur la dure réalité. Sans angélisme déplacé. Ainsi il est assez « surprenant » qu’en métropole, les évêques de Nantes, Luçon, Angers, Laval et Le Mans aient appelé « tous les baptisés » à « changer de regard sur les personnes migrantes et réfugiées ».

    « Nous invitons toutes les communautés chrétiennes à réfléchir à leur accueil », ont-ils affirmé,  en rappelant la phrase de Jésus rapportée par l’évangile selon saint Matthieu : « J’étais un étranger et vous m’avez recueilli. ».« Cela, d’autant plus que dans le contexte de crise que nous traversons, nous sommes parfois tentés par la peur et la méfiance à l’égard de l’étranger. »

     La question étant de savoir, mais ses évêques n’y répondent pas, à partir de quel taux de refus sommes-nous infidèles à la parole de Jésus pour accueillir tous les immigrés qui se pressent à nos frontières ?

     Mgr Dognin, de son côté, s’est félicité des « efforts de l’administration » pour l’ « abrogation de la circulaire sur les étudiants étrangers ou encore suppression du délit de solidarité » pour les personnes aidant des clandestins. Plus globalement, au sujet des immigrés, il feint de s’interroger : « Pourquoi leur donner certains droits et pas tous, comme celui de se présenter ou d’élire son député ? ».

     Le 22 décembre dernier, dans une lettre adressée à Christophe Barbier, directeur de l’Express, le professeur Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations, rappelait « les estimations de (son) dernier colloque du 11 février 2012 qui évalue à 73,3 milliards le coût net de l’immigration, défalcation faite d’une valeur ajoutée par les immigrés de 55,9 milliards . »

    Il réfutait l’assertion sur les bienfaits économiques de l’immigration de masse : ,« Faisons venir en France chaque année 200 000 sympathiques Congolais plus 200 000 aimables Maghrébins, qui ne demandent que cela, et voilà la France qui caracole en tête des pays européens. »

    « Cette proposition n’a aucune sens. Car assimiler un immigré venant du Tiers monde à un jeune français, allemand, britannique , formé et qualifié consiste à commettre l’erreur classique de nos  immigrationnistes  de choc. Cette vision quantitativiste est tout simplement une niaiserie, indigne (…) »

     « L’immigré coûte bien plus qu’il ne rapporte. Car il n’est malheureusement pas formé, ni éduqué ni qualifié . Il faut donc, dès qu’il pose son pied sur le territoire national, le prendre en charge , c’est-à-dire le loger, le soigner, mettre ses enfants à l’école, et lui donner de quoi subsister (l’ATA) . Et lutter contre l’inévitable délinquance. »

    « Mais, en revanche, cela explique en partie l’extraordinaire montée en puissance du budget social de la France qui vient encore tout récemment s’alourdir de 2,5 milliards supplémentaires en faveur des pauvres et des déshérités dont la plupart proviennent de l’immigration, légale ou clandestine. Au surplus, la fameuse CMU de Martine Aubry va bénéficier à 500 000 bénéficiaires supplémentaires . Je vous laisse deviner leur origine. »

    « Tout ceci pour dire qu’il faut être quelque peu demeuré, ou cynique, pour oser prôner la poursuite de l’immigration -250 000 par an dont 200 000 légaux et 50 000 au moins venant de l’immigration clandestine, futurs chômeurs ou assistés sociaux- alors que le taux de chômage va vers 11% de la population active et que le budget social éclate de toutes parts, cependant que le taux de croissance de notre pays stagne autour de 0 %. »

    Un constat de bon sens, que M. Laulan,  les dirigeants du FN partagent avec une majorité de Français. Il est révélateur que dans notre démocratie confisquée, comme l’a souligné Bruno Gollnisch à de nombreuses reprises, nos compatriotes n’aient jamais été consultés sur la nécessité de stopper ce processus fou.

    http://www.gollnisch.com

  • Zemmour : « Montebourg est tout miel avec Renault »

    Chronique d’Eric Zemmour du 18 janvier 2013 : la curieuse mansuétude de Montebourg sur le dossier Renault.


    "La Chronique d'Eric Zemmour" : la curieuse... par rtl-fr

  • « Trop Français pour être logé »

    Affiches de la campagne en faveur des SDF Français de souche, lancée par Génération Solidaire.

  • Notes sur la « Manif pour tous »

     

    Notes sur la « Manif pour tous »
    « La culture de marché est totale. Elle produit ces hommes et ces femmes. Ils sont nécessaires au système qu’ils méprisent. Ils lui procurent énergie et définition. Ils sont motivés par le marché. Ils s’échangent sur les marchés mondiaux. C’est pour ça qu’ils existent, pour vivifier et perpétuer le système. »
    (Don DeLillo, Cosmopolis, 2003)
    Dans son ouvrage La Quatrième théorie politique (Ars Magna, 2012), le théoricien néo-eurasiste russe Alexandre Douguine explique que la Première théorie politique (libéralisme) a vaincu les Deuxième et Troisième théories politiques qui s’opposaient à elle (communisme et fascisme). Parce qu’il considère l’humain comme un être anthropologiquement non social pour qui la quête naturelle de la maximisation de son intérêt contribuerait mécaniquement à la prospérité publique, le libéralisme évacue l’essence du politique au profit de l’économique.
    Le libéralisme, voilà l’ennemi triomphant !
    Conformément à ce qu’exigeait son code génétique, le libéralisme a aujourd’hui poussé ses prérogatives à l’extrême. Désormais vécu sous l’horizon de la fatalité (fin de l’histoire), il constitue la matrice même de la postmodernité. Il n’est plus concentré ni diffus, mais intégré. En d’autres termes, notre ennemi principal est une composante majeure de notre structure mentale de postmoderne : l’homo liberalismus est en nous-même. La condition pour le traquer radicalement partout où il se manifeste est de le traquer préalablement dans les moindres recoins de notre psyché. Et Dieu sait s’il est tenace, le bougre !
    Abordons maintenant la délicate question de la « Manif pour tous ».
    Jean-Claude Michéa s’est évertué à démontrer que libéralisme politico-culturel et libéralisme économique sont indissolublement liés, qu’ils constituent les deux versants d’une même idéologie. Dialectiquement, une critique anticapitaliste cohérente s’appuie donc nécessairement sur un conservatisme critique.
    Ceci explique que les patriotes les plus chétifs aient été choqués d’apprendre, en début d’année, que Florian Philippot, porte-parole du Rassemblement Bleu Marine, ne serait pas présent à la « Manif pour tous » du 13 janvier…
    Nouveau coup dur deux jours plus tard ! Marine Le Pen a rappelé dans un communiqué que, quoiqu’elle soutînt les élus, militants et sympathisants du Front National (FN) qui envisageaient de se joindre à cette grande manifestation, il fallait toutefois être conscient de l’instrumentalisation politique de la question du « mariage pour tous ». Le PS et l’UMP, qui se font des courbettes en matière économique mais n’hésitent pas à se tirer dans les pattes devant les caméras, mènent une vaste opération d’enfumage sociétal visant d’une part à faire oublier leur proximité idéologique, d’autre part à détourner l’attention des Français des questions essentielles.
    La rumeur, propagée par le journal Minute, de l’influence d’un lobby gay au sein du FN, ne sert qu’à jeter le discrédit. On peut bien entendu constater la présence d’homosexuels au sein de ce parti et plus largement au sein de la mouvance nationaliste, quels que soient d’ailleurs les motifs de cette présence. Aucun élément ne permet cependant d’indiquer que ces homosexuels se constituent instinctivement en lobby et font pression sur des décisions politiques qui s’opposent de fait au communautarisme. Renaud Camus et Paul-Marie Coûteaux en sont des exemples frappants. C’est la même absurdité – pointée du doigt par Xavier Bongibault, jeune UMP et président de l’association « Plus gay sans mariage » – qui consiste à penser que les homosexuels, parce qu’ils sont homosexuels, sont nécessairement favorables au mariage gay.
    Si Marine Le Pen et Florian Philippot restent opposés au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels ainsi qu’à la Procréation Médicalement Assistée, ils ont néanmoins décidé de ne pas participer à la mascarade spectaculaire de la fausse contestation. En quoi leur absence à la festive, trop festive « Manif pour tous » signifie-t-elle leur passivité ou leur adhésion face au projet de loi de François Hollande ?
    Consciemment ou non – et sans que cette stratégie intelligente soit pour nous une raison de faire l’économie d’une critique sévère et pertinente envers certains positionnements du FN –, Marine Le Pen et Florian Philippot ont finalement mieux cerné les théories situationnistes que les soi-disant héritiers du situationnisme. Car comme le rappelait Guy Debord, le spectacle édifie son unité sur le déchirement : la division montrée est unitaire tandis que l’union montrée est divisée. C’est exactement le cas de la fameuse « Manif pour tous ».
    Pour commencer, nous ne doutons guère que certaines personnes étaient présentes à la manifestation par conviction authentique, par opposition sincère au projet de loi de François Hollande. Pour ces personnes le mariage est une institution traditionnelle et immuable qui s’appuie prioritairement sur un principe de filiation, et non uniquement sur des critères sentimentaux ou sexuels.
    Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le système marchand se nourrit de tout ce qui assure sa pérennité, y compris du simulacre de contestation engendré contre lui-même et par lui-même.
    C’est qu’en période de répression économique – répression qui justifiera la libéralisation économique –, il faut les apaiser les ardeurs populaires ! Manquerait plus que le bon peuple renoue avec un esprit communard et insurrectionnel… D’où l’intérêt, pour ne pas décevoir les braves libertaires, de jouer la comédie du progressisme sociétal ; et pour ne pas décevoir les braves conservateurs, de proposer un exutoire à leur exaspération.
    La « Manif pour tous » ne résulte pas d’une révolte populaire ou spontanée : elle maintient, par la fausse division, l’unité de la démocratie marchande.
    C’est en ce sens que la division montée est unitaire : libéraux-progressistes et libéraux-conservateurs divergent uniquement sur la manière de gérer le Capital – et encore, le conservatisme des seconds est parfois frivole. C’est en ce sens également que l’union montrée est divisée : en centralisant la question du mariage gay et de l’adoption, le système crée un clivage factice et relègue au second plan les vrais sujets d’opposition.
    Ceux qui s’offusquent que la « Manif pour tous » soit instrumentalisée par l’UMP pour de basses raisons électorales n’ont toujours pas pigé l’illusion de l’alternance gauche/droite. La « Manif pour tous » n’est pas une contestation qu’on cherche à instrumentaliser pour le spectacle, mais bel et bien un instrument au service du spectacle de la fausse contestation !
    En d’autres termes, tant que la lutte contre le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels ne s’inscrira pas dans la lutte globale et radicale contre le libéralisme (l’ennemi principal), ce même libéralisme aura le champ libre pour se reproduire indéfiniment. La promotion, par la gauche mitterrandienne, de SOS Racisme n’était-elle pas avantageuse pour masquer le « tournant de la rigueur » après l’échec et l’abandon du « Programme commun » ? La promotion, par la droite sarkozyste, du débat sur l’identité nationale, n’était-elle pas avantageuse pour masquer la trahison de l’héritage gaulliste ?
    Le 15 janvier, un article du Figaro a révélé le bilan financier de la « Manif pour tous » : entre 650 000 et 700 000 euros. Quatre millions et demi de tracts, quarante-trois camions pour la sonorisation, un podium, trois écrans géants, cinquante mille drapeaux, trente mille ballons, des dizaines de milliers de pancartes et panneaux, quelque deux cents kilos de confettis, sans parler de l’équipement des bénévoles et de la sécurité privée… Même en tenant compte du sacrifice boursier de certains organisateurs et de l’apport en piécettes et billets gris des participants, tout ça pue trop le marketing, tout ça est trop bien encadré pour qu’on puisse sérieusement parler de révolte populaire.
    Qui a financé tous ces équipements ? Qui sont donc les généreux donateurs anonymes ?
    Un article de Métro, également daté du 15 janvier, nous apprend par exemple que l’Alliance Vita a donné un chèque de 5 000 euros. Cette association a été fondée en 1993 par Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-Démocrate, parti associé à l’UMP. L’article de Métro nous apprend également que l’association « Tous pour le mariage », dont les parrains sont principalement membres de l’UMP, a donné 25 000 euros. On ne sort guère du système UMPS…
    D’où l’intérêt de ne jamais perdre du vue l’ennemi principal : le libéralisme, quels que soient ses avatars !
    Concernant Frigide Barjot, tête d’affiche de la manifestation, on ne s’éloigne guère non plus du conservatisme libéral. Encore moins frigide que barjot, elle est l’auteure d’un livre intitulé : Confessions d’une catho branchée. Son époux, Basile de Koch, est l’un des signataires d’un rapport émis par Jean-Yves Le Gallou et Le Club de l’Horloge sur « La Préférence nationale : Réponse à l’immigration ». Or, le Club de l’Horloge, inspiré par Friedrich von Hayek, entend réconcilier libéralisme et nationalisme et prône l’union des droites libérales. Basile de Koch est également chroniqueur au magazine libéral-conservateur Valeurs actuelles. La question de savoir qui sont les manipulateurs et qui sont les manipulés n’entrera pas ici dans nos considérations.
    D’aucuns pourraient nous rétorquer : les divergences idéologies ne justifient absolument pas qu’on renonce à se battre contre le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels ! C’est du sectarisme ! Certes… Et il va de soi que lorsqu’une maison brûle, l’attitude la plus sage n’est pas de demander aux pompiers leur papier d’identité. Mais c’est oublier que certains pompiers sont pyromanes.
    Répétons-le : la priorité est de connaître son ennemi principal, celui qui constitue le centre. A la périphérie se situent ceux qui ont en ennemi commun ce centre. Lutter aux côtés d’alliés ayant des idées divergentes des nôtres n’est pas insurmontable, bien au contraire. On se fiche de savoir d’où l’on vient et d’où l’on parle, quand on lutte ensemble contre l’ennemi commun.
    Dans le cas présent, libertarisme et conservatisme ne s’opposent pas mais se renvoient dos à dos : la neutralité axiologique, propre au libéralisme, les contient tous les deux et, par conséquent, les annule !
    Si l’ennemi principal est le libéralisme, libéraux-conservateurs et libéraux-progressistes sont pareillement nos ennemis. Car les premiers ne s’opposent pas radicalement aux seconds. Avec la « Manif pour tous », les libéraux-conservateurs s’efforcent (ou pour certains : font mine) d’éteindre un feu qu’ils nourrissent par ailleurs en commun avec les libéraux-progressistes. Ils sont tous deux des figurants du spectacle marchand. Certains parmi eux se fichent même comme d’une guigne de la dimension sacrée du mariage.
    La critique se situe donc à deux niveaux : 1) le libéralisme économique s’appuie sur le libéralisme politico-culturel ; 2) le libéralisme économique se maintient en recyclant le conservatisme-libéral.
    Cet article n’a ni pour objectif de proposer une alternative à la « Manif pour tous » ni de justifier le positionnement politique du FN. Modeste, il pointe avant tout du doigt la double perversité du spectacle marchand qui, d’une part, abuse de la bonne foi des opposants sincères au projet de loi de François Hollande ; et d’autre part, met en avant la critique du libéralisme politico-culturel afin de préserver le libéralisme économique.
    Pour être cohérente, la lutte contre le libéralisme doit être globale, ou ne pas être !
    Alexandre Tricasse. http://www.voxnr.com
  • Expulsion de clandestins : l’enfumage du gouvernement !

    D’après l’entourage de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, qui confirme une information du quotidien Libération, la France aurait expulsé, en 2012, 36.822 étrangers en situation irrégulière. Un record, selon cette source qui déclare que « 36.822 sans-papiers ont été expulsés en 2012 contre 32.912 en 2011, soit une hausse de 11,9% », avant d’expliquer que les deux premiers mois de l’année « furent sans précédent ».

    S’agit-il d’une manœuvre pour rassurer les français ? Qu’importe d’ailleurs le détail des chiffres, que l’on manipule somme toute sans trop de difficultés en jouant sur différents paramètres. Car l’immigration de masse et de substitution est bien le fait de ces gens là qui nous assurent aujourd’hui lutter contre la clandestinité.

    Comment peuvent-ils prétendre réguler l’immigration, quand les accords de Schengen accordent à tous les étrangers présents sur le sol européen le droit de circuler dans n’importe quel pays de l’Union européenne ? Les socialistes ont-ils oublié qu’ils ont fait voter le dernier traité européen qui affirme la suprématie du droit européen sur le droit national, ôtant à la France la maîtrise de son propre territoire ? Comment seraient-ils crédibles dans leur lutte contre l’immigration clandestine lorsqu’ils ont contribué à l’effacement des frontières, voyant dans l’émancipation à toute sorte d’attache un facteur du Progrès ? Lorsqu’ils promeuvent sous couvert de cette même idéologie le dépassement de toutes les structures d’appartenance et d’enracinement ? Lorsqu’ils chantent sur tous les tons les louanges de la « diversité« , criant que l’immigration est une chance pour la France ?

    Ils peuvent bien tordre les chiffres dans tous les sens qu’ils veulent : leur double discours les discrédite complètement. Le fait est que dans la réalité, le français qui prend le métro ne s’y est pas senti pas davantage chez lui en 2012 qu’en 2011…

    JdR http://www.contre-info.com/

  • [Tribune libre] Retour sur une manifestation – Par Dominique Venner

     

    [Tribune libre] Retour sur une manifestation – Par Dominique Venner

    Je reviens sur l’imposante manifestation du 13 janvier à Paris (photo) contre le « mariage » des homosexuels, sans homophobie (1). Un succès ! Une énorme foule française « de souche » avec ses enfants. Une foule comme l’occasion n’est plus donnée d’en voir.

    Toutes les informations disponibles nous ont appris que l’épiscopat français avait été en partie à l’origine de ce mouvement de protestation. Depuis longtemps, pour reprendre pied dans une société qui lui devenait toujours plus indifférente, l’Église a fait de la famille et du mariage le thème majeur de ses efforts. Elle est ainsi en accord avec sa constante morale individuelle.

     

    Faisant du mariage un sacrement, elle a toujours condamné le divorce, même quand celui-ci est préférable à l’enfer des haines au sein des couples désunis, dont les enfants sont les premières victimes. De cette opposition au divorce elle a même fait jadis un instrument politique pour affirmer son pouvoir sur les empereurs, rois et princes du temps passé, mariés le plus souvent pour des raisons sans rapport avec l’amour mutuel. Il lui est d’ailleurs arrivé de payer le prix de cette politique. On songe bien entendu au schisme anglican provoqué en 1533 par la condamnation du divorce du roi d’Angleterre Henri VIII (2).

    Plus que la lignée qui a toujours suscité sa méfiance dans la mesure où la chaine des générations échappe à son intervention, le mariage et, par amplification, la famille « nucléaire » (le couple et ses enfants) ont toujours fait l’objet de l’attention de l’Église. C’est en effet dans le mariage (et uniquement dans celui-ci) qu’elle tolère l’amour sensuel entre un homme et une femme, sinon condamné. Religion de l’individu et non de la communauté, le christianisme était dans sa logique en se focalisant sur le mariage.

    Le projet de « mariage pour tous » a permis à l’Église de reprendre pied dans le débat public alors qu’un certain nombre d’affaires d’homosexualité et de pédophilie avaient éclaboussé une institution imposant le célibat des prêtres et des religieux.

    Sur cette opposition du « mariage pour tous », l’Église s’est trouvée en accord avec les deux autres grandes religions monothéistes issues de la tradition biblique, le judaïsme et l’islam (lequel favorise la polygamie). On a donc vu les représentants de ces trois religions exprimer ensemble au président Hollande leur opposition commune au projet de loi socialiste. Et lors de la manifestation du 13 janvier, quelques banderoles en langue arabe rappelaient l’opposition des « musulmans de France » au mariage homosexuel.

    Tout cela est fort bien, mais on se demande pourquoi l’Église n’a jamais engagé son influence toujours grande dans le rejet de l’immigration de peuplement extra-européenne, enjeu pour l’avenir autrement plus grave et lourd de conséquences que les lubies et revendications de la petite minorité homosexuelle ?

    On connaît la réponse. Sur la question de l’immigration, contrairement à celle du mariage, l’Église n’a rien à objecter. Bien au contraire, elle prêche le devoir d’accueil de l’Autre. Un « Autre », fut-il musulman, qui présente l’avantage de se référer à l’interprétation biblique de la transcendance (l’au-delà) face à l’immanence implicite d’une société européenne largement déchristianisée. Ce que soulignait encore récemment l’estimable pape Benoît XVI dans sa célébration du cinquantième anniversaire du concile Vatican II : « Nous apparaissons fatigués, faibles dans notre conviction de la Vérité qui sauve… (3) »

    Je suppose que pour Marine Le Pen, qui a fait du refus de l’immigration une priorité, cette réalité a pesé dans sa décision de s’abstenir de participer personnellement à la manifestions du 13 janvier. On ne peut oublier que la présidente du FN a choisi de s’adresser à tous les Français « de souche », quelles que soient leurs convictions religieuses. Sa décision lui évitait de se prêter à une opération médiatique qui pouvait l’éloigner de son électorat laïque.

    Dominique Venner

    Notes

    1. Le 6 novembre 2012, sous le titre « Le mariage et les enfants, des biens de consommation ? » j’ai exprimé mes raisons de m’opposer au « mariage pour tous ».
    2. Sur l’origine et les conséquences du schisme anglican, La Nouvelle Revue d’Histoire vient de publier un article d’Emma Demeester dans son n° 64 (janvier-février 2013), page 17.
    3. Le Monde, 13 octobre 2012, p. 4.

    Source : le site internet de Dominique Venner.

    Crédit photo : DR.http://fr.novopress.info/

  • En France, nous assistons à une contre-colonisation !

    Selon les derniers chiffres de l’INSEE, en Seine-Saint-Denis (93), un enfant (de moins d’un an) sur deux est né d’une mère immigrée. L’écrivain Renaud Camus dénonce une substitution de civilisation nauséabonde.

    En Seine-Saint-Denis, un enfant sur deux nait d’une mère immigré. Quel enseignement peut-on en tirer ?

    Ces chiffres ne sont pas surprenants et constituent l’essence même de mon propos depuis plusieurs années. Nous avons récemment appris que les Anglais de souche n’étaient plus majoritaires à Londres, phénomène qui devrait s’étendre à tout le pays d’ici quelque temps. Notre société assiste au « grand remplacement » d’une culture par une autre. Il est nécessaire que nous refusions cette substitution de civilisation.

    En 1996, l’Américain Samuel Huntington évoquait justement ce choc des civilisations et ses dangers (The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order). Ses détracteurs lui reprochaient d’omettre le possible métissage des cultures. Peut-on s’enrichir du multiculturalisme actuel ? [...]

    Renaud Camus - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Lettre ouverte à Mohamed Moussaoui – par Michel Delenclos

    «Salamalikoum» (Bonjour)
    Le 12 janvier 2012, l'hôte de l'Élysée annonçait: «La France, à la demande du président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations unies, s'est engagée pour appuyer l'armée malienne face à l'agression terroriste qui menace toute l'Afrique de l'Ouest.».
    Cela dit, vous vous êtes réjoui de cette déclaration car, selon vous, le chef de l'État évite : « à juste titre...de qualifier d'islamistes les éléments terroristes visés par l'intervention… Le CFCM salue cette précaution utile et nécessaire du président de la République dans le choix des mots, écartant ainsi tout amalgame et toute confusion entre islam et terrorisme...». 
    Désolé, mais pour ce qui me concerne, le suffixe «isme» est pertinent et il me parle: islamisme, mouvement politico-religieux qui préconise l'islamisation radicale, l'application des lois islamiques aux institutions, au droit, etc. Ce terme est d'autant plus pertinent que ces «terroristes» se revendiquent, eux-mêmes, comme tels: Front islamique du salut «FIS», Groupe islamique armé «GIA», Al Qaïda au Maghreb islamique «AQMI».
    «Terroristes ou terrorisme», de par le monde et en tout temps, toute forme de terrorisme s'est exprimée pour le malheur d'innocents, de femmes et d'enfants devenus des objets. Dénoncer le terrorisme islamique c'est l'identifier, l'isoler et l'incriminer comme tel. Alors, je vous propose, Monsieur Moussaoui, lors d'un prêche ou publiquement, de faire cette fois-ci le choix des acteurs (et non pas des mots), des responsables incontestables et, de sommer ces terroristes de ne plus se revendiquer de l'islamisme «écartant ainsi tout amalgame et toute confusion entre l'islam et terrorisme», selon vos propres termes. Adressez-vous à ces «saints» pour leur rappeler que Allah est amour, tolérance et paix. Comme président du Conseil français du culte musulman «CFCM» et comme membre de la Commission nationale consultative des Droits de l'homme «CNCDH» qui, en son sein rappelle les principes élémentaires de la civilisation, je veux croire que vous serez entendu. Et puis, toute ambiguïté disparaîtra, votre posture s'affermira et vous serez mieux compris de tous, davantage écouté.
    J'étais enseignant en Algérie et j'ai aimé les enfants qui m'étaient confiés, tous les enfants qui me le rendaient bien, tout comme leurs parents qui me disaient: «Ah Kouhia, tu es bon comme la mie de pain.». Alors, lorsque je vois cette photo de classe, prise récemment en Algérie, je suis révulsé. Pas de religion dans l'enseignement scolaire. En dehors. Dehors.
    Photo publié sur le site «Soleil d'Algérie»
    Accompagnant cette photo (ci-contre), voici ce que l'éditorialiste algérien, Benchenouf Djamaledine, exprimait: «On est foutus les gars!».
    Bientôt, ils vont les prendre au berceau. Certains, en regardant cette scène, vous diront «ma cha allah! (comme Allah veut, traduction de l'auteur). Ils oublient juste, qu'à cet âge-là, l'esprit de l'enfant est une page blanche, où on peut inscrire ce qu'on veut, n'importe quelle religion, et n'importe quoi. 
    C'est juste prendre possession d'une innocence, et la formater de la même manière que nous avons nous même été cintrés au même âge et, ainsi de suite jusqu'à ce que mort de la conscience vive s'ensuive. Cela s'appelle du conditionnement. De l'endoctrinement. Et, le pire, est que ce qu'on fourgue à ces gosses, c'est juste de faire comme les aînés, d'adopter leurs mêmes attitudes, faussement dévotes, pour tromper l'ennemi, pour tromper Dieu lui-même. Parce que, dans ces attitudes hypocrites, il y a tout ce qu'on veut, sauf de la foi.»
    Nier le terrorisme islamique, c'est nier et renier ces enfants déjà sacrifiés. Et cela, c'est du terrorisme.
    Non, je ne peux comprendre que vous vous félicitiez qu'un président, qui s'est dit «normal»*, lequel en adoptant votre rhétorique, nie l'Histoire, nie les réalités et abandonne ces enfants condamnés dès le berceau. Séparez le bon grain de l'ivraie.
    «Assalami aalaykum» M. Mohamed  Moussaoui. (la paix soit avec vous, traduction de l'auteur)

    (*) Si, en 2004, pour «Paris-Match», V. Trierweiller avait établi un portrait de «l'homme normal», c'est le récit de Kader Arif qui rapporte que, le 08.12.2010 à Alger, sortant d'une visite de la basilique Notre-Dame-d'Afrique, Hollande a lâché spontanément aux quelques journalistes présents : « Le temps d'un président normal est venu… »

    http://www.francepresseinfos.com/