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France et politique française - Page 5056

  • Une leçon (japonaise) de « dignité et de courage »

    Dans quel pays vit-on ? Contributeur net au budget européen,  la France donne  plus de milliards qu’elle n’en récupère de Bruxelles  Pour autant, « nos » médias entonnent sur tous les modes ces dernières semaines, avec le relais des principaux organismes caritatifs qui appuient ce discours, que la France ne sera pas en mesure de venir en aide à ses « pauvres ». Pourquoi ? Et bien parce que les parlementaires européens s’apprêteraient  (en avril)  a voter une réduction très conséquente du Programme d’aide européen aux plus démunis (PEAD). De 3,5 milliards d’euros, pour la période 2007-2013, le programme passerait à 2,5 milliards d’euros, jusqu’à 2020. Or, les associations demandaient une enveloppe de 4, 5 milliards d’euros pour faire face à l’afflux d’une nouvelle pauvreté dans leurs locaux…

    Oui, vous avez bien  lu, les plus fragilisés par la crise qui demandent une aide au Secours populaire, aux Restos du cœur, à la Croix rouge, familles françaises  mais aussi, en grand nombre, familles immigrées de fraîche date, seraient soumises elles aussi au bon vouloir de nos partenaires européens.  Dans notre Etat en faillite dans tous les domaines, la France n’a décidément plus la main  sur rien…

    Alors que ce chômeur qui s’est immolé devant le Pôle emploi  à Nantes  est le symbole de la révolte du désespoir, les mensonges de ce gouvernement qui pratique la méthode Coué ramèneront-ils la confiance, sans laquelle il n’y a pas de reprise économique possible?

    La réalité, c’est que  la plus grande probabilité est que nous connaissions deux trimestres successifs de croissance négative, ce qui est la définition même  de la récession.

    La réalité ce sont les 1.818 milliards de dettes accumulées  par les gouvernements  de droite et  de gauche depuis quarante ans. La France paie l’équivalent du budget de l’Education nationale (premier budget de l‘Etat)  en intérêts pour les  rembourser. Chaque seconde les intérêts de la dette publique de la France coûte 2490 €, soit plus de 43 milliards payés chaque année,  soit une dette de  26 000 euros par Français…

    La réalité  c’est une croissance en berne, et selon toute vraisemblance, très loin de l’optimisme vain de Bercy,  elle sera cette année plus proche de 0,1% que de 0,8%. Et sans croissance, pas de recettes, alors que  l’Unedic prévoit dans le même temps une hausse de 8,3% des indemnisations chômage en 2013 sous l’effet de la hausse du nombre  des demandeurs d’emploi.

    Voilà le résultat de la politique de ceux qui avancent que le FN n’est pas un mouvement politique « en capacité » de diriger une France qu’ils ont eux conduit dans le précipice !

    Dans ce contexte  de crise qui frappe particulièrement  la zone euro  mais épargne, faut-il le rappeler,  une très large partie du monde, Bruno Gollnisch membre de la Délégation  pour les relations avec le Japon  au sein du Parlement européen,  est actuellement en voyage d’étude dans ce pays.

    Seul Français membre de plein  droit de ladite délégation, il a  assisté cette semaine à la « 34ème Conférence interparlementaire  UE-Japon ». 36 parlementaires japonais, de toutes tendances politiques,  ont donc travaillé, échangé et débattu  avec leurs 14 homologues européens.

     Bruno a gardé une  très forte impression de sa rencontre avec Monsieur Shunichi Suzuki, vice-ministre des Affaires étrangères. Mais il a été aussi frappé, une nouvelle fois, par les qualités intrinsèques du   peuple japonais qui sait toujours faire  face à l’adversité  avec une grande force d’âme.

    Bruno Gollnisch nous a confiés que sa visite cette semaine  de la centrale nucléaire de Fukushima, accidentée par le terrible tsunami que l’on sait il y a deux ans,  a été un moment « chargé d’émotion ».

     «Tout comme la visite du village de pêcheurs d’Onagawa, commune qui fut particulièrement  ravagée par le raz-de-marée, qui déplora 827 morts et dont les habitations furent détruites à plus de 70%. C’est impressionnant et très émouvant. Depuis bientôt deux ans, une dizaine de pelleteuses trient en permanence  les débris. Ils reconstruisent la ville sur les hauteurs… »

    « Nous avons étés reçus à la mairie. Et j’ai été saisi, certainement comme mes collègues européens , par le courage et la dignité extraordinaire de ces gens. » Courage,  dignité, capacité de réaction… autant de qualités dont le peuple français a souvent su faire preuve tout au long de son histoire…avant qu’il ne confie au parti de  l’étranger les rênes de son destin…puisse-t-il se réveiller !

    Fort de ses excellentes relations et contacts, au plus haut niveau,  au sein  du monde politique, économique et culturel  japonais, Bruno Gollnisch prolongera cette visite qui s’achève pour les autres parlementaires européens ce vendredi. Il rencontrera notamment dans les prochains jours de nombreuses figures et personnalités de la mouvance patriotique nippone.

    http://www.gollnisch.com

  • Projet « Parlement & Citoyens » : le PS craint une « OPA de la fachosphère »

    Le FN cannibalise le lancement du projet Parlement & Citoyens

    Une image inédite… et un certain malaise. Marion Maréchal-Le Pen et Louis Aliot (FN) assis côte-à-côte, presque épaule contre épaule, avec le député Bruno Le Maire (UMP) et le sénateur Joël Labbé (EE-LV), dans un salon de réception de l’Assemblée nationale. Tous ces parlementaires étaient présents mercredi soir, avec des représentants de plusieurs think tanks, au lancement du projet web Parlement et Citoyens, un site qui permet aux internautes de participer directement à l’élaboration de propositions de loi soumises par des parlementaires. Une occasion dont le Front national n’a pas manqué de profiter. «Un événement et une victoire pour nous», disait même Louis Aliot, le vice-président du Front national et animateur du think tank Idées Nation, y voyant un symbole de la «légitimisation» du FN au parlement. [...]

    Pour le député Dominique Raimbourg (PS), il s’agit d’une «tentative intéressante d’amener les citoyens à participer à la complexité des choses».

    Quid du risque de voir la «fachosphère», très active sur Internet, faire une OPA sur le projet en «trollant» les débats  ?

    «Individuellement, ils sont probablement plus fort que toutes les autres forces politiques à ce niveau-là, c’est vrai. Mais collectivement, tous les autres partis représentés sont plus forts qu’eux donc il y aura un équilibre. Les échanges seront de toutes façons modérés.» [...]

    Libération

    http://www.fdesouche.com

  • La paille et la poutre des antiracistes

    ✎ Le 12 novembre, devant une trentaine de journalistes triés sur le volet, le CSA a voulu rebondir sur la magnificence obamaniaque en exhortant les responsables des chaînes de télévision française à accroître d'une manière significative le nombre de "noirs" et d' "Arabes" (sic) évoluant dans les diverses émissions qu'ils diffusent. Un discours que l'on pourrait en définitive comparer à celui d'un milliardaire se plaignant en grimaçant de l'augmentation du prix du pain. En effet, selon le professeur Eric Macé à qui l'on doit l'organisation de cette conférence de presse, il n'y aurait que 10 % de noirs et que 3 % d'Arabes dans les programmes. Si ces derniers représentent en effet plus de 3 % de la population "française", la proportion des noirs s'éclatant dans la petite lucarne n'est-elle pas largement respectée (et plus) en fonction de leur poids démographique actuel ? Eh bien non ! Macé considère cette « faible représentation » (sic) comme "intolérable". Et de poursuivre en affirmant très sérieusement que, « en France, il y a une discrimination positive en faveur des hommes blancs ». Si, si, il a osé le bougre !
    ✎ Afin de remédier à cette inique situation, le CSA se propose d'évaluer tous les six mois les efforts accomplis par les media dans leur entreprise de diversification. Ce qui veut dire que les moins enthousiastes risquent dans un avenir proche d'être tout simplement qualifiés de racistes (ou de leucocrates) par cet organisme de contrôle. Une crainte réelle pour tous ces Bo-Bos dégoulinants de bons sentiments à la gomme. Las, ils joueront une nouvelle fois le jeu et, certainement, d'aucuns surenchériront dans l'exposition raciale. Car aucune de ces huiles de la médiocratie n'a rétorqué à Macé que la présence des noirs ou, comme dirait Berlusconi, des "bronzés", était déjà considérable, et même parfois disproportionnée. Pensons au football notamment et aux équipes de Ligue 1 en particulier dont les matchs passent au moins une fois par semaine sur une chaîne de télévision.
    ✎ Le CSA apprécie de visu la race des individus évoluant à la TV - Il faut, dit-il. « plus de personnes vues comme noires. comme arabes et comme asiatiques à la télé ». Nous avons fait de même avec les footeux en observant leur photo que l'on peut trouver par exemple dans le « Guide du football 2008/2009 » d'Alexandre Ruiz. Sur environ 530 joueurs, 267 sont des hommes de couleur ou des Maghrébins (les Brésiliens ne sont pas comptabilisés). Les Blancs sont donc minoritaires. En ouvrant le « Guide du football 2007/2008 », et en pratiquant le même exercice, nous trouvons "seulement" 251 joueurs non leucodermes professionnels évoluant l'année dernière en Ligue 1 - sur un total de 534 footballeurs. Il y a donc eu une réelle progression du quota des noirs au détriment de celui des blancs. Mais, assurément, là aussi, là encore, la "présence" des derniers leucodermes doit apparaître comme un affront fait à la culture obligatoire de la diversité chérie, et chère au CSA et tous ses acolytes ...
    ✍ François-Xavier ROCHETTE. Rivarol du 28 novembre 2008

  • Crise, rigueur, austérité : c’est pas gagné pour Hollande

     La révision des perspectives économiques et budgétaires de la France crée un casse-tête économique et politique pour le gouvernement de François Hollande. Il va lui falloir faire des économies, donner dans la rigueur budgétaire –voire l’austérité- tout en continuant de faire croire au contraire. On est très loin des promesses de campagne et comme le disait Martine Aubry au « Journal Du Dimanche », le 30 avril 2011 : « Arrêtez de dire qu’il travaille. François n’a jamais travaillé. Il ne fout rien. » (voirLe Gaulois)

    Le gouvernement devra non seulement revoir ses prévisions 2013 mais aussi l'ensemble de la trajectoire budgétaire du quinquennat, tout en apportant des preuves de son engagement à mener des réformes structurelles pour redresser les finances publiques et l'économie française malgré l'environnement déprimé. On est très loin des promesses de campagne.
    La satisfaction exprimée par l'aile gauche du Parti socialiste à l'annonce mercredi du renoncement à l'objectif de déficits publics ramenés à 3% du PIB fin 2013 pourrait se changer en colère contre les mesures que la France devra annoncer pour contenter les Européens et les marchés financiers.
    Ces derniers n'ont pas sanctionné la France, dont les taux d'emprunt évoluaient jeudi en strict parallèle avec les taux allemands pour la dette de référence à dix ans, signe que l'abandon de cet objectif, anticipé par les économistes depuis des mois, était devenu un secret de Polichinelle.
    Pour sa part, dans son rapport annuel, la Cour des comptes a estimé qu'il y avait peu de chances de parvenir à 3% de déficit du PIB mais qu'il était possible de tenir les objectifs structurels, qui évacuent l'impact de la conjoncture. À condition de tenir strictement les objectifs de dépenses publiques, ce qui est loin d'être assuré pour l'instant.
    Elle a par ailleurs indiqué que la stabilisation d'une partie des dépenses publiques prévues cette année "n'est pas complètement étayée et rendra nécessaire de nouvelles économies".
    La Cour a spécifiquement mentionné l'assurance maladie et les dépenses d'indemnisation chômage, dont elle trouve les projections trop optimistes au vu de la "forte dégradation" redoutée de l'emploi.
    Francois Hollande risque donc d'être confronté à un fort tangage dans sa majorité, dont une partie juge déjà que son gouvernement fait la part trop belle à une rigueur qui paraîtra douce par rapport à ce qui s'annonce.
    En outre, les collectivités locales, très majoritairement dirigées par des exécutifs socialistes, pourraient se cabrer devant l'effort demandé et certains syndicats, dont la CGT et FO, s'apprêtent à mobiliser contre les projets gouvernementaux.
    Thierry Lepaon, qui succédera en mars au secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, a ainsi accusé François Hollande de "s'inscrire dans la suite" de son prédécesseur UMP Nicolas Sarkozy.

     

  • Tuer les malades « par devoir d’humanité », un nouveau progrès sociétal en perspective…

    L’institution qui fédère et représente les médecins français, le Conseil national de l’Ordre des Médecins, a fait un pas, hier, en faveur de l’euthanasie : il a envisagé pour la première fois l’assistance médicale à mourir. C’est ainsi qu’un collège médical pourrait permettre, en France, une « sédation terminale » pour des patients en fin de vie ayant émis des « requêtes persistantes, lucides et réitérées« . Invoquant « un devoir d’humanité« , l’Ordre juge que cette « assistance à mourir » médicalisée pourrait être une réponse adaptée, dans des cas exceptionnels, à certaines « agonies prolongées » ou à des douleurs « incontrôlables« , auxquelles la loi actuelle ne donne pas de réponse.

    « Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale. »

    Décidément, Hollande a un défaut : il tient ses promesses… en tout cas celles sur lesquelles il a encore un pouvoir. Après le mariage homo, le droit de vote des étrangers, un nouveau sujet mis sur la table : l’euthanasie. Car il ne fait pas de doute qu’elle fera prochainement l’objet d’un projet de loi, le président de la République ayant déjà sollicité un rapport sur la question -le rapport Sicard.

    Les trois sujets de société que nous venons d’évoquer sont en réalité perméables à une idéologie commune : elles font rentrer l’individu, héritier d’un nouveau feu prométhéen, dans un rapport de propriété avec lui-même, avec la famille, avec la nation. Son corps lui appartient en effet -le corps n’est plus ce que je suis mais ce que je possède-, mais les communautés naturelles d’appartenance que sont la famille et la nation, également -implications des théories contractualistes des Lumières-, si bien qu’il peut en modifier à sa guise les lois et les structures. L’homme est devenu, à l’heure de l’émancipation de toutes déterminations naturelles, facteur nécessaire de liberté et de progrès, un apprenti sorcier qui veut détrôner Dieu.

    Notez le cynisme de cette proposition : vendre la mort par devoir d’humanité ! Ah les belles âmes… Quant à nous, nous restons persuader qu’il subsiste une différence fondamentale entre accompagner quelqu’un à la porte et le pousser dans les escaliers…

    http://www.contre-info.com/

  • Le sénat unanime pour restreindre un peu plus la liberté d'expression

    Jeudi 7 février 2013, le Sénat français a adopté une loi socialiste visant à allonger les délais de prescription relatifs aux insultes « sexiste », « handiphobe » et « homophobe

    Alors qu’outre-Manche, la section 5 du Public Order Act (loi sur l’ordre public de 1986) qui réprime les « propos ou comportements insultants » a été abrogée suite à une campagne menée par Roy Atkinson, l’acteur vedette de Mr Bean ou de la série Blackadder, le Sénat français a adopté jeudi, à l’unanimité, une proposition de loi socialiste qui vise à faire passer de trois mois à un an les délais de prescription relatifs aux injures « sexistes », « homophobes » ou « handiphobes ». Comme si une injure envers une femme, une personne « homosexuelle » ou handicapée était plus grave qu’une injure envers un homme, une personne attirée par le sexe opposé ou bien portante ! Comme si d’autres « communautés » n’allaient pas ensuite exiger le même traitement !

    Et si on arrêtait d’aller pleurnicher dans les jupes de l’État nounou (nourricier ?) dès qu’un individu nous injurie ?

    A quand une coalition de personnes de bonne volonté pour demander le rétablissement progressif de la liberté d’expression totale et que cesse cette « industrie de l’indignation » qui rend la société française « extraordinairement autoritaire et contrôlante » (Atkinson, à propos de la société anglaise) ?

    Eric Martin  Nouvelles de France  9/02/2013

    http://www.polemia.com

  • La décroissance - Préalable à toute intervention écologique ?

     Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique, dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre : Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain. Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré. –

    Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction?

    Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

    HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

    AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

    HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?

    AV: Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

    HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?

    AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

    HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.

    AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

    HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?

    C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

    HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction?

    AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.

    Hervé Montbard, Entretiens avec Alban Vétillard – Metamag
    12/02/2013

    Alban Vétillard, Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain, ed. Le Sang de la Terre, collection La pensée écologique, janvier 2013, 226 pages

    Correspondance – Polémia – 14/02/2013

  • Lobby homo : une arnaque pour le contribuable !

    En France, le lobby homosexuel coûte très cher au contribuable. C’est ce que nous révèle en effet Le Cri du Contribuable.

    Ainsi apprend-on qu’en 2010, l’État a subventionné Act Up à hauteur de plus de plus de 200000 euros ! Les mêmes qui, en 2005, avaient agressé le recteur de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris,  Monseigneur Patrick Jacquin, et qui, en 2004, avaient, dégradé la façade de Élysée.

    Quant à SOS Homopho­bie, elle a touché 6 100 € de la Ville de Paris dès 2002, puis 10 000 € chaque année à partir de 2006. Il faut rajouter les 2000 € de subventions exceptionnelles votée les 11 et 12 décembre 2012 pour le projet « Interventions dans les établissements parisiens », alors même que SOS Homophobie avait perdu l’agrément du ministère de l’Education nationale, suite à une décision du 23 novembre du tribunal administratif de Paris, saisi par la Confédération nationale des associations familiales catholiques.

    Caroline Fourest, co-fondatrice de Prochoix, « la revue pour le droit de choisir » qui est une publication pro-maria­ge gay, touche 12000 euros d’argent municipal, comme chaque année. Sachant que son journal ne paraît plus depuis avril 2012 et que le blog associé n’a publié que dix billets en un an…

    Le Paris Foot Gay voit quant à lui ses subventions versées par la Ville de Paris passer de 30 000 € à 40000 € en un an.

    La liste n’est pas terminée, mais elle est scandaleuse. Car il est désormais avéré que l’État, dont la vocation est d’assumer ses fonctions régaliennes en vue de garantir le bien commun, confisque ses prérogatives et les détourne de leur fin afin de satisfaire les intérêts catégoriels et exclusivement idéologiques des lobbies ! Sans l’accord des Français, va sans dire… Dans de telles conditions, quelle légitimité l’État peut-il encore avoir à leurs yeux ?

    http://www.contre-info.com/

  • Quand l'horizon s'assombrit

    L'écœurante actualité médiatisée n'intoxique plus que ceux qui en acceptent les faux-semblants. Une trompeuse désinformation présente pour un triomphe de la gauche, donc du progrès le vote de la loi Taubira le 12 février en première lecture çà l'Assemblée nationale. Ce fait acquis sans surprise ni concession rend effectivement plausible l'adoption cette année de la loi décadentielle du prétendu "Mariage pour tous".

    Cela compense-t-il cependant les nuages qui s'amoncellent dans le ciel de la présidence Hollande ?

    La même semaine en effet on aura enregistré les signes d'un dévissage inquiétant de toutes les perspectives du pouvoir, de toutes les autres promesses, de toutes les illusions dont on berce le peuple de gauche.

    La guerre laïque et républicaine entreprise le 11 janvier pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali ne se révèle plus aussi fraîche et aussi joyeuse qu'on nous la présentait encore le 2 février, lors de la simple visite présidentielle à Tombouctou.

    Il convient malheureusement de reconnaître désormais que les choses risquent fort de devenir longues, difficiles. On devra se préparer à un effort de guerre prévisible, et nécessaire, beaucoup plus dur, plus et accepter enfin l'idée de budgets militaires plus conséquents.

    Il faut probablement convenir aussi que ni les héroïques électeurs de Mme Bertinotti, maire du si parisien 4e arrondissement, ni les bobos branchés qui applaudissent à la loi Taubira ne suffiront à chasser du Sahel les salafistes, les terroristes, les preneurs d'otages et les narcotrafiquants que l'on souhaite combattre.

    Nous avons toujours douté de ces printemps arabes que la presse unanime saluait. Il y a deux ans jour pour jour, le 14 février 2011, nous remarquions que "les Tunisiens votent déjà avec leurs pieds" (1)⇓. Aujourd'hui ses bénéficiaires montrent en Égypte comme en Tunisie leurs vrais visages, de plus en plus islamistes, de plus en plus anti-occidentaux, anti-chrétiens et singulièrement anti-français.

    Il ne suffit donc pas de renverser une dictature, même ignoble, pour établir durablement la liberté.

    Avec le recul, l'opération libyenne s'est déroulée en trompe l'œil. Aucun renforcement des moyens militaires de la France et de l'Europe ne l'a suivi : l'erreur passe pour humaine, la persévérance se confirmerait diabolique.

    Pendant ce temps l'opinion hexagonale se mobilise, certes pour un scandale, certes à sa mesure. On en découvre la nature, purement consommatique. Hors de nos assiettes les lasagnes de contrebandes !

    Mais si les hommes de l'État se proposent de nous garantir désormais contre les étiquettes frelatées, qu'ils commencent donc par les leurs, par leurs promesses non tenues, par leurs dépenses clientélistes intéressées et par leur démagogie sociale à crédit.

    Or il est quelque chose pire que de manger, sans le savoir, de la viande de cheval, c'est de ne pas manger du tout.

    Car on dissimule de plus en plus mal un autre recul, beaucoup plus : celui de la place de plus en plus isolée de la France en Europe. Et l'on pourra cacher de plus en plus mal la ruine lente de son économie dans la compétition internationale, celui du déclin de ses capacités d'investissement.

    Convient-il d'épiloguer comme on le fait sur les difficultés de PSA ? On remarquera dès lors que parmi les entreprises du CAC 40 il s'agit d'une de celles qui cherchaient le plus systématiquement à produire sur le sol de l'Hexagone. Certes les entrepreneurs français peuvent obtenir des résultats : mais ceux-ci se réalisent hors des frontières, affranchis du code du travail de la république jacobine, hors de la juridiction de son enfer fiscal, hors du champ de son dénigrement égalitaire. Les ingénieurs français, les jeunes Français s'exportent : ils cherchent de moins en moins et ne peuvent guère créer leur emploi dans leur pays.

    On fait parfois mine de s'inquiéter la pression qu'on appelle "sociale" et qu'on nous présente pour exercée par "les syndicats". On gagnerait à noter à cet égard qu'à Saint-Denis, du 7 au 10 février, le 36e congrès du parti communiste, a défini une ligne de chantage claire et nette.

    Celle-ci est portée par un secrétaire général élu à l'unanimité : le camarade Laurent qui se veut l'allié indispensable du parti socialiste. Sans lui, le glorieux Hollande n'exercerait ses talents qu'au bénéfice, ou plutôt au détriment, du département de la Corrèze et Mme Twitter ne serait considérée que comme la première dame de Tulle.

    Électoralement, en effet, le PCF semble totalement marginalisé, simple force d'appoint. Il n'agit plus que par bureaucraties syndicales et par monde associatif interposé. Ces structures, toutes subventionnaires, se développent au sein de ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" : c'est ici, le 12 février, une grève organisée par la FSU [communiste] dans l'éducation nationale à propos des rythmes scolaires… ailleurs une violence et escalade de la CGT [communiste] sur les quelques points chauds de notre grande industrie déclinante, à Aulnay, à Amiens-Nord ou à Pétroplus… partout et toujours cela recoupe une offensive politique tendant à bloquer toute évolution vers l'assainissement budgétaire, pour empêcher que l'on applique les engagements pris sur ce terrain aussi bien vis-à-vis des partenaires de la zone euro, que face au corps électoral.

    Ne pas atteindre l'objectif des 3 % en 2013 ne constitue donc aucunement une surprise. La cour des Comptes découvre avec retard que 2 et 2 font quatre : par les temps qui courent cela mérite sans doute des applaudissements. Même le premier ministre en convient officiellement sur les plateaux de télévision le 13 février. Quel homme. Quel germaniste.

    Les hypothèses artificielles de croissance ne permettaient pas d'y parvenir dans le contexte de dépenses budgétaires qu'on se refuse toujours à programmer à la baisse.

    Personne, y compris à droite, ne veut admettre que les charges extrêmement lourdes imposées à notre économie sont devenues insupportables. Or, elles ne diminueront pas, bien au contraire, en étant "transférées", comme le suggèrent encore une certaine bureaucratie patronale et les partisans de la "TVA sociale", ou comme on le pratique depuis le calamiteux plan Juppé de 1995-1996 avec le basculement de la désastreuse CSG.

    Le courage chirurgical qui consiste à diminuer les dépenses publiques manque toujours à une classe politique accrochée, dans son ensemble, à ses prébendes et privilèges.

    C'est de cela qu'il faudra bien sortir en convenant volontiers, aussi, que le gouvernement Ayrault, s'il en représente la caricature, n'en pas plus inventé le système qu'il n'a inventé la poudre.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. L'Insolent du 14 février 2011..
  • Travaux devant l’Assemblée « nationale »

    parlement

     

    Un lecteur nous envoie cette photo.
    L’installation de bittes de béton il n’y a pas longtemps devant l’Assemblée est passée inaperçue.
    Traduit-elle une volonté de défendre cette institution contre d’éventuels assauts ?

    http://www.contre-info.com/