France et politique française - Page 5089
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Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 21 janvier 2013
LES TITRESØ L'Islam :des données bien différentes en France et en Russie.Ø Immigration :les rois de France exilés dans leurs tombeaux pendant que Vladimir Poutine protège la Russie.Ø Piraterie en Somalie :Quand la France casque, la Russie cogne.Ø Mali :Hollande ne sait plus ce qu'il a dit, alors sait-il encore ce qu'il fait ?ØThéâtre du Châtelet :rencontre inspirée entre la haute couture française et le ballet classique russe.Ø Syrie :la presse indépendante assassinée, à qui profite le crime ?Ø Épiphanie en terre orthodoxe :entre la pureté et la glace -
L'Université malade de la massification (archive 2009)
La tentative de réforme de l'Université concoctée par Valérie Pécresse provoque une levée de boucliers de la part des universitaires. Au-delà des critiques de surface, la question fondamentale qui se pose à l'Université française est celle de la sélection.
Les universités sont une fois de plus dans la rue. Comme d'habitude ? Pas tout à fait : pour la première fois, en effet, ce sont les enseignants eux-mêmes, et non pas les étudiants, qui sont à l'origine du mouvement. En outre, les syndicats de droite ne sont pas les derniers à manifester leur colère. Des universités qui ne sont traditionnellement pas classées à gauche, comme la très emblématique faculté d'Assas, se mobilisent, de même que les facs d'économie ou de droit, qui ne bougent pourtant pas souvent. Si elles prennent aujourd'hui la tête du mouvement, c'est que les réformes concoctées par Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, et Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, représentent, à plusieurs points de vue, une véritable arnaque.
L'un des reproches essentiels que l'on puisse leur adresser est, une fois de plus, d'écarter toute espèce de sélection. Ce constat concerne, en premier lieu, l'admission des nouveaux bacheliers à l'université : on sait que l'Education nationale s'est assigné la mission de conduire 80 % d'une classe d'âge au bac. Conséquence de l'absence de sélection à l'entrée de l'université : tous les possesseurs d'un baccalauréat, y compris les titulaires d'un bac professionnel ou technique, peuvent s'inscrire en fac dans la matière qui leur plaît. Par ailleurs, lorsqu'elle a présenté la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) , en août 2007, Valérie Pécresse a promis à l'UNEF, syndicat étudiant de gauche, de proscrire la sélection : pour combattre l'échec à l'université (un étudiant sur deux échoue en première année), le ministre a même prévu de mettre en place un plan « réussite » en licence, organisant un suivi individuel des étudiants qui ne parviennent pas à suivre. En somme, on utilise les mêmes cataplasmes pour jambes de bois que dans le secondaire, avec les mêmes résultats : la massification se traduit par une chute de la valeur des diplômes.
La sélection est également bannie du recrutement des futurs professeurs du secondaire, par le biais de la « masterisation » : sous prétexte de revaloriser les carrières, Valérie Pécresse annonce que les futurs profs seront recrutés à bac + 5, par le biais de Masters, et non pas à bac + 3. Le mensonge est flagrant, puisqu'ils sont déjà tenus d'obtenir le Capes (autrement dit la licence plus un an, soit quatre ans au minimum pour les meilleurs élèves, ceux qui parviendront à l'obtenir à la première tentative) ou l'agrégation, concours élitiste qui suppose, pour s'y inscrire, d'avoir décroché une maîtrise (4 ans minimum). Une fois nanti du Capes ou de l'« agrég », l'étudiant suit encore un stage d'un an en lUFM. Si l'on compte bien, ça fait... cinq ans. Le pire est ailleurs : les programmes de l'écrit et de l'oral du nouveau Capes se traduiront par une baisse du niveau du concours. L'épreuve orale, notamment, sera organisée sur la base d'entretiens destinés à vérifier la bonne connaissance que le candidat aura du système éducatif. Il portera sur les valeurs et les exigences du service public (laïcité, égalité des chances, tolérance... ), l'ouverture au monde, les établissements scolaires, les élèves, le tout accommodé à la sauce idéologique. Rien, en revanche, concernant les savoirs qu'il sera appelé à transmettre. Est-ce tout ? Un professeur de langue évoque le manque de « diversité » parmi les lauréats des concours : abaisser le niveau pourrait y remédier...
La recherche française est-elle condamnée ?
Reste la question des enseignants-chercheurs, qui amène à en poser une autre : la recherche française est-elle condamnée à brève échéance ? Les universitaires doivent accomplir trois types de tâches : l'enseignement, la recherche et des travaux administratifs qui leur prennent de plus en plus de temps, notamment du fait de la massification de l'université. Cette inflation des tâches administratives réduit d'autant le temps consacré à la recherche. Concernant l'évaluation des enseignants-chercheurs, qui aura lieu tous les quatre ans, les universitaires redoutent de ne plus être évalués par leurs pairs, comme c'était le cas lorsque la responsabilité en revenait au Conseil national des universités (CNU), dont l'avis désormais ne sera plus que consultatif, la décision finale revenant au conseil d'administration de l'Université elle-même, qui pourrait statuer en fonction de critères matériels - autrement dit, des moyens dont elles disposent.
Jean-Pierre Nomen monde & vie. 21 février 2009. -
La France peut-elle, à elle seule, tenir le « Sahélistan » ?
Analyse de Bernard Lugan (20 janvier 2013)
Ce n’est pas le seul Mali qui doit être sécurisé, mais tout le Sahel, ce rift racial s’étendant sur dix pays et sur lequel ont été plaqués des Etats associant artificiellement des Nord « blancs » et des Sud noirs.

L’Europe feint de ne pas voir ce qui s’y passe cependant que les Etats-Unis observent la situation de loin. Le 18 janvier Léon Panetta secrétaire américain à la Défense a ainsi déclaré que « les opérations de sécurité au Mali incombent aux puissances régionales ». Quant à l’ « aide » à l’armée française, parlons-en, puisque Washington va en effet louer à la France ces avions gros porteurs qui lui font régulièrement défaut. Léon Panetta a bien pris soin de préciser, au cas où il n’aurait pas été compris, que le « gouvernement français remboursera aux Etats-Unis les frais entraînés par ce soutien aérien ». François Hollande doit se dire qu’il est réconfortant de pouvoir compter sur de « solides » alliés…
Quant aux pays africains, pourtant les premiers concernés, ils ne se bousculent pas. De plus, les contingents que certains finiront tout de même par envoyer et qui seront équipés par la France, ont une valeur militaire « inégale ».
Dans ces conditions, et comme la France ne peut, à elle seule, s’engager dans une opération de « pacification » du sahélistan, que convient-il donc de faire et surtout, de ne pas faire ?
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Le socialisme contre la gauche
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Une guerre chasse l'autre – par Alain Potrat
Notre nouveau président, tout comme son prédécesseur s'avère donc être lui aussi un va-t’en guerre, signe que la plus haute fonction au sommet de l'état donne le vertige, gonfle le cerveau et transforme nos énarques de salon en preux chevaliers, en croisés belliqueux désireux de montrer au reste du monde de quel bois la France se chauffe dès lors que l'on touche aux droits de l'homme, surtout lorsqu'ils ne sont pas Français.Après le Kosovo, l'Afghanistan, c'est donc le Mali qui va devenir le nouveau théâtre d'opérations pour notre armée, un nouveau bourbier dans lequel nous allons nous enliser, puisque dans son discours de déclaration de guerre, François Hollande a indiqué que la France serait présente dans ce pays aussi longtemps que nécessaire, ce qui, compte tenu de la nature du conflit, signifie que nous serons sur place pour une durée indéterminée, mais très certainement longue, pour ne pas dire « ad vitam aeternam ».Il avait pourtant semblé convenu que si intervention militaire il devait y avoir, celle-ci serait menée et orchestrée par une armée composée uniquement de soldats de pays Africains, sous l'égide de l'ONU, afin que cette présence militaire ne soit pas considérée comme une ingérence occidentale, une forme de colonisation et par voie de conséquence, une repentance et une auto-flagellation à venir.François Hollande comme Nicolas Sarkozy aura donc décidé d'entraîner notre pays dans cette nouvelle aventure guerrière, en faisant cavalier seul et contre toute concertation avec les partenaires Européens curieusement non concernés par cette intervention, mais avec cependant la bénédiction et la complicité de l'UMP, JF.Copé et F.Fillon, les duettistes de l'opposition timorée s'étant associés à cette initiative aussi hasardeuse que critiquable, croyant sans doute naïvement que la seule annonce de notre déploiement de force suffise à mettre en déroute l'armée de rebelles islamistes, les mêmes qui il y a quelques semaines encore, soutenus et encouragés par notre ex-président et une grande majorité de la classe politique, écumaient la Libye en semant la terreur avec les armes généreusement offertes par la France pour renverser le Colonel et qui vont donc servir à présent à tuer nos ressortissants.Sans doute que François Hollande qui ne rate pas une occasion de nous dire qu'il doit gouverner avec le fardeau qu'est « l'héritage » de son prédécesseur, doit avoir également hérité de l'ineffable BHL, notre Rambo de boudoir avec son treillis haute couture, ses rangers en croco et son armure de chevalier blanc, recruté comme conseillé spécial pour ses qualités incontestables dans les questions d'ingérence suicidaire, et qui aura su habilement convaincre le président de la nécessité d'intervenir au Mali en proie au chaos et à la menace djihadiste, celle que nous combattons d'une main qui se voudrait de fer mais que nous caressons de l'autre, celle de velours.Si la réelle motivation du président Français est la lutte contre l'intégrisme islamiste, alors comment se fait-il que nos troupes ne soient pas déployées sur le territoire national qui dénombre plus de 2000 mosquées qui sont autant de casernes, d'arsenaux, de camps d'entrainement à la lutte armée, chaque musulman qui s'y engouffre étant susceptible de devenir un combattant en puissance, donc une menace pour notre intégrité sur notre sol.À moins bien sûr que la raison officielle ne soit toute autre et motivée par la seule volonté de faire diversion sur les difficultés à assumer son rôle de président hors de portée en dehors des discours électoraux, et contrer une baisse de popularité de son action et de celle de son gouvernement après six mois de gestion du pouvoir, une guerre menée contre le terrorisme étant sans doute, surtout avec l'aide des médias dociles et complices, considérée comme un acte fort, digne d'un stratège éclairé, volontariste, courageux et donc gage de reprise de confiance par le peuple envers son commandant en chef.En tout cas, François Hollande doit avoir quelques problèmes de surdité sélective, car si il a entendu parfaitement l'appel à l'aide du président Malien pour l'aider à contrer et repousser la menace islamiste, il reste par contre particulièrement sourd aux mêmes appels venant de ses concitoyens qui subissent la même menace dans l'hexagone, mais dont les cris se perdent dans le désert et ne reçoivent pas d'écho favorable. C'est sans doute une question de « priorité » qui explique cette discrimination auditive... D'où la question que l'on peut se poser : notre président est-il vraiment l'homme de la situation.... !!Contact E-Mail : alain.potrat@gmail.com -
Succès du Colloque du Cercle de Flore : ingérence et politique étrangère
Si le temps avait été plus clément, certainement aurions-nous dû refuser du monde ! La péniche du Blues Café, samedi après-midi, avait en effet fait le plein de monde. Il est vrai que le thème était à la fois important et tombait en pleine actualité, au lendemain du début de l’intervention française au Mali et que, d’autre part, les invités étaient prestigieux.

Une assistance nombreuse et attentive
De gauche à droite : Siwar Al-Assad, Elie Hatem, SAR Sixte-Henri de Bourbon-Parme et Philippe de Saint-Robert
Elie Hatem, avocat à la cour, enseignant à la faculté libre de droit, d’économie de Paris, membre du comité directeur de l’Action française a su avec son brio habituel, camper la situation internationale actuelle et les orientations de notre politique étrangère,...
... avant de laisser la parole à SAR le prince Sixte Henri de Bourbon-Parme, qui a rappelé les conditions géopolitiques et historiques d’une politique étrangère indépendante, et dénoncé les dérives de la politique actuelle.
Siwar Al-Assad, écrivain (il a publié A Cœur perdu en 2012) et cousin germain du Président Bachar Al Assad, témoignage vivant de l’amitié franco-syrienne, est venu nous dire à la fois son amour pour la France et la langue française, dans laquelle il écrit, et sa confiance dans une solution syro-syrienne à la guerre civile actuelle qui est alimentée de l’étranger.
Philippe de Saint Robert, écrivain, acteur des relations internationales, ancien Commissaire Général à la langue française, a su rappeler les errements de la politique extérieure française depuis de trop nombreuses années
Michèle Guillaume-Hofnung, professeur à l’Université de Paris XI, médiatrice, est venue nous présenter la médiation, qui n’est ni l’arbitrage ni la conciliation, mais la recherche du dialogue en amont afin de désamorcer les conflits ou sa reprise, en aval, afin de reconstruire les liens qui ont été déchirés.
Le général Jacques Berger a tenu à préciser les notions d’ingérence et d’intervention avec une grande précision juridique tout en déplorant le chaos mondial.
Olivier Perceval, Secrétaire Général de l’Action française, rappelant la démarche bainvillienne de l’Action française, a précisé les conditions d’une politique étrangère cohérente et ferme : indépendance de l’Etat vis-à-vis de tous les groupes de pression et affirmation de sa souveraineté vis-à-vis de l’extérieur. Encore faut-il un pouvoir qui ne soit dépendant ni de l’élection ni de l’étranger... Ce que n’est pas la République.M. Jean-Charles Marchiani, ancien préfet, nous a fait l’amitié de sa venue.
M. Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’ONU, M. Gérard de Villiers, écrivain et journaliste et Mme Anne –Marie Lizin, présidente d’honneur du Sénat de Belgique et vice- présidente de l’Assemblée plénière de l’OSCE, bloqués par la neige, nous ont envoyé des messages d’amitié pour dire leur regret de ne pouvoir être parmi nous.
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Droitisation du peuple ou enfumage ?
Le Monde du 15 janvier titrait sur la défiance des Français envers la politique. S'agirait-il d'une « droitisation » du peuple ?
Des chiffres semblent donner raison à ce diagnostic. Un sondage réalisé par Opinionway du 5 au 20 décembre 2012 révèle une évolution de l’état d’esprit de la population. Il s’agit en effet de la quatrième enquête de ce genre.
Les résultats, pourtant, ne sont pas de ceux qui devraient surprendre un spectateur engagé de l’actualité. Qui pourrait espérer que l’on éprouve un surcroît de confiance dans une classe politique qui, même pour le Béotien le plus obtus, manifestement, se décarcasse pour des intérêts qui sont loin d’être nationaux ou populaires? Le vote en catimini du traité d’équilibre budgétaire européen, avec sa fameuse « règle d’or », l’affaire Florange, le coup de massue mensuel des chiffres du chômage, qui reste à un niveau élevé, les perspectives sombres de l’économie, les prestations médiocres des responsables politiques, à droite comme un gauche, tout semble démontrer par la pratique que le pays est mal gouverné et que l’on est embarqué dans quelque mauvaise galère. On sera même surpris que la « méfiance » ne soit que de 31% (27% en 2009), et la « morosité » seulement de 31% (26% en 2009).
Doit-on y percevoir un choix politique ? Dans un ordre voisin, l’abstention importante constatée lors des élections législatives ou des européennes suffit-elle à déterminer, dans le pays, un mouvement qui constituerait un danger pour le régime ?
Ne pas participer n’est pas s’opposer. La désaffection pour la chose publique présente plusieurs causes, conjoncturelles et plus profondes. La crise économique et sociétale actuelle en est une, mais aussi le repli vers la sphère privée, constatée dans les sociétés libérales prospères, et la désaffection civique, le sentiment d'indifférence généralisée, que remplacent les stratégies égoïstes ou narcissiques propres à la logique consumériste ou professionnelle. Cette tendance est perceptible par exemple dans le fait que 61 % des gens considèrent qu'ils ont le contrôle de leur propre vie (+ 3 points en trois ans), et qu’ils continuent à faire confiance à leurs proches. Le sentiment d’impuissance pour ce qui dépasse ce cadre intime prévaut quand non seulement l’on n’a plus de repères, que l’abandon des « grands récits » idéologiques, le discrédit jeté sur les programmes, quels qu’ils soient, la perte de mémoire historique ont vidé le politique de toute substance, mais quand on n’éprouve plus aucune volonté, l’action se révélant vaine face au mur de surdité érigé par « ceux d’en haut ». Le déni de démocratie manifesté par le rejet du référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen, s’il n’est pas la raison suffisante du mépris pour la classe politique, l’a sans doute encouragé. 54% des sondés, en effet, pensent que la démocratie fonctionne mal.
Aussi tout se conjugue-t-il pour donner l’impression qu’une caste auto-reconduite, parfois héréditaire, hautaine, évoluant dans le monde doré des palais et des tours, s’adonne à des affaires qui ne concernent plus le peuple ni la nation. 83 % des Français estiment que les responsables politiques ne se préoccupent pas d'eux, et 85 % que leurs dirigeants ne tiennent pas compte de leur avis.
Dans le même temps, la perception que l’on a des décisions politique est brouillée par les effets d’annonce à répétition, dans une cataracte bruyante de coups spectaculaires, de messages de proximité, de mises en scènes, de mots calibrés et connotés, comme si l’on voulait apprivoiser une bête un peu stupide.
La colère rentrée, sournoise, le ressentiment, la mauvaise humeur, le désespoir même, aboutissent-ils à une expression politique claire et qui se sait ? C’est ce que suggérerait le terme « droitisation ».
Avant de s’interroger sur ce prétendu phénomène, il faut bien avouer que les apparences sont en sa faveur. L'exemple, emblématique, s’il en est, de la peine de mort est tout à fait significatif : entre décembre 2009 et octobre 2011, la part de Français qui se disaient favorables à son rétablissement était passée de 32 % à 35 %, et au cours de la seule année écoulée, elle a évolué de 35 % à 45 %. Même constat pour l’immigration : fin 2009, 49 % des électeurs pensaient qu'il y avait trop d'immigrés en France : ils sont 65 % aujourd'hui. L’ « intolérance » que les partisans de la « diversité » considèrent comme l’expression la plus marquante de la « bête immonde » du fascisme progresse apparemment. Le pourcentage de ceux qui acceptent une religion différente est passé de 73% à 68%. Quant au droit qu’auraient les couples homosexuels à se marier, il a chuté de 58% à 52%.
En revanche, sur le plan économique, les sondés sont plus nombreux à souhaiter plus de « libertés » pour les entreprises (on passe de 41% à 53%, quand ce pourcentage avait baissé de 43% à 41% de 2009 à 2011). L’hypothèse d’une réforme profonde du système capitaliste, logiquement, perd de sa séduction. Seuls 41% des sondés le souhaitent, quand ils étaient 49% en 2011.
Cette « droitisation » ressemble donc furieusement au système de valeurs défendu par ce qu’on nomme le libéralisme sécuritaire, incarné par exemple par les libertariens américains, et en général par l’aile droite du système qui règne actuellement en Occident et dans plusieurs pays qui s’en inspirent.
On remarquera cependant que les questions économiques sont assez générales pour recevoir l’assentiment d’une personne pressée par la propagande libérale omniprésente. Qu’aurait été sa réponse à une question relative aux délocalisations, à la protection de l’économie nationale par des taxes douanières adéquates (à condition qu’on n’emploie pas le terme « protectionnisme », qu’on a réussi à connoter négativement), ou bien à la déréglementation du droit du travail (au sujet de laquelle d’autres sondages montrent que les Français y sont hostiles), à la privatisation des systèmes de santé ou d’aide sociale etc. ?
Il semble que ce sondage très orienté évalue le degré d’endoctrinement des masses, plutôt qu’un raisonnement averti. Il en va ainsi, pour autant, de toute consultation d’une opinion malléable, soumise aux discours médiatisés, et terrorisée par le chantage apocalyptique actuel au sujet d’une crise qui devient un prétexte à des réformes libérales de fond.
Quant aux velléités d’une plus grande autorité dans les domaines sociétés relatifs aux mœurs ou à la sécurité publique, il est normal qu’une plus grande précarité de l’existence et que le laxisme idéologique des équipes au pouvoir renforcent les réflexes fermes.
Toutefois, on notera trois points :
D’abord, l’opinion a pour essence de fluctuer. Ce qu’une situation aiguise, une autre peut l’atténuer. Un engagement politique est différent, par la durée et la profondeur, d’un état d’âme temporaire. La seule conséquence qu’on peut tirer à propos de cette tendance, c’est qu’il donne ses chances au Front national et à la droite de l’UMP. Mais cela ne résoudra pas le problème de fond, qui est la dépolitisation de la société.
Par ailleurs, comme tout bon sondage, qui n’évalue qu’un jugement fondé souvent sur l’affectivité, des préjugés (des « jugements » formatés) ou un manque de rigueur flagrant, celui-là est pétri de contradictions. Non seulement parce qu’on dénie à l’Etat tout droit à s’immiscer dans le domaine économique, dans le même temps où on demande aux politiques d’agir pour le protéger (ce qui suppose des lois, des règlements, des dispositions sans doutes plus adaptées que le laisser faire entrepreneurial), mais la réalité, que les capitalistes, justement, profitent du système libéral pour exporter les entreprises, délocaliser, faire pression sur les salaires et la protection sociale (dénoncés comme coût intolérable du travail), enfin, pour faire tout ce que la logique mondialiste permet pour saper la cohésion nationale, cette réalité est complètement oubliée par les sondés.
Enfin, il est évident que l’étiquette « droite » est à prendre avec des pincettes. On le voit bien, au moment où la « gauche » mène une politique qui la « droite » ne désavouerait pas dans les faits (puisqu'elle l'a promue!).
Sans exposer longuement le sort de ce vocable, qui a subi bien des évolutions depuis la révolution française, on se contentera de rappeler qu’il n’existe plus qu’un parti, les « bleus », c’est-à-dire les libéraux partisans de l’économie de marché et de la mondialisation, et que la frontière qui les sépare n’est qu’un enfumage communicationnel portant sur des questions sociétales, comme le mariage homo, problèmes qui, au-delà d’une gesticulation farcesque, font en fait consensus au sein de l’oligarchie, qui ne semble se scinder que pour donner l’illusion qu’il existe encore une démocratie.Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
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80 à 95% des chambres d’hôtels réquisitionnées pour les SDF sont destinées aux immigrés clandestins
Addendum du 21 janvier :
Le Canard Enchaîné, 17 octobre 2012
Où l’on apprend aussi que la centaine de clandestins qui avaient squatté la basilique Saint-Denis en août dernier ont été relogés (sur décision de Matignon) dans un hôtel 3 étoiles à 150€ la nuit…



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100 000 ou 200 000 étrangers supplémentaires par an ? - J.-P. Gourévitch répond à J.-Y. Le Gallou
L’article de Jean-Yves Le Gallou, Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point, a suscité une réponse de Jean-Paul Gourévitch qui ne partage pas son analyse. Il est naturel que Polémia donne la parole à ce consultant qui a fourni plusieurs travaux de grand intérêt sur l’immigration. Vous trouverez ci-joint son droit de réponse dans le cadre d’une disputatio courtoise mais technique. Les chiffres et les raisonnements ne s’appliquent pas toujours aux mêmes données. Jean-Yves Le Gallou reviendra sur ce sujet en partant d’une approche globale du solde migratoire qui selon lui confirme son estimation initiale. En attendant voici la lettre de Jean-Paul Gourévitch. Polémia.
Controverse avec Jean-Yves Le Gallou sur l'augmentation de la proportion de la population immigrée en France
Cher Jean-Yves Le Gallou,
J'ai bien reçu vos courriers et lu votre article dans Polémia. Et je ne partage pas votre analyse comme vous le verrez ci-après.
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Page 19 de la monographie n° 27 de Contribuables Associés (novembre 2012), dans le chapitre sur les immigrés en situation régulière, je précise : Catherine Borrel et Jean-Michel Durr, dans leur collecte de données 2004 (INSEE Première n° 101, janvier 2005) écrivent : « 4,5 millions de personnes immigrées âgées de 18 ans ou plus résident en France métropolitaine, soit 9,6% de l'ensemble de la population du même âge contre 8,9% en 1999. Si l'on s'en tient à cette statistique il paraît clair que la population immigrée a augmenté en pourcentage d'environ 0,15% par an. C'est cette proportion que nous adopterons. »
Il s'agit donc bien ici de la population immigrée au strict sens de l'INSEE (personnes nées à l'étranger de parents eux-mêmes nés à l'étranger et qui veulent s'installer durablement ou définitivement dans le pays d'accueil) et non de la population étrangère car, comme vous le savez, « étranger » s'oppose à « Français » tandis qu' « immigré » s'oppose à « autochtone ». La notion de naturalisation n'a donc pas à être prise en compte ici, pas plus que les descendants d'immigrés nés en France.Votre analyse
Dans votre article, vous contestez mes chiffres et concluez : « Dans un domaine où la pression du politiquement correct est puissante, on ne peut exclure l’hypothèse d’une minoration par précaution. » Vous me connaissez pourtant assez bien pour savoir que je suis hermétique aux pressions d'où qu'elles viennent et que je n'ai comme objectif que de cerner au plus près la vérité de l'information, quelles que soient les attaques dont j'ai été et continue d'être l'objet.
Votre analyse se fonde sur plusieurs paramètres :
- – une contestation des chiffres de l'INSEE dont vous dénoncez les palinodies en matière de solde migratoire (paragraphe 1) ;
- – un amalgame entre le solde migratoire de l'immigration régulière et celui de l'immigration irrégulière (paragraphe 2) ;
- – un amalgame entre les étrangers et les immigrés, qui vous conduit à affirmer que, sur la période 1999-2009, « le nombre des étrangers nouveaux s'élève donc à 216.000 par an, soit 0,325% de la population, plus du double de l'estimation de Jean-Paul Gourévitch » (paragraphe 3), ce que vous confirmez dans le paragraphe 4 en décomposant cette population en 160.000 entrées d'étrangers par an + 56.000 enfants nés de deux parents étrangers ;
- – enfin, dans le cadre du « grand remplacement de population » que vous stigmatisez paragraphe 5, vous montrez à partir des statistiques de naissances de 2011 (824.000 dont 604.000 nés de deux parents nés en France, source INSEE) que pour les 219.000 restants, 87% proviennent d'un parent ou des deux né(s) hors de l'Union européenne.
Ceci vous amène à la conclusion suivante :
« Il y a 66 millions d’habitants (Français d’origine et immigrés). S’il y a 100.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,15% de la population résidant en France. S’il y a 200.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,30% de la population résidant en France. »Je crois avoir ici loyalement résumé votre argumentaire. Je vais maintenant y répondre.
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Admettez d'abord que votre paragraphe sur les naissances en France, quelle que soit sa justification, est hors sujet puisque ces naissances ne rentrent pas dans la catégorie « immigrés » citée plus haut. Toutefois, pour ne pas occulter cet aspect, après avoir traité des immigrés au sens strict du terme, j'élargirai ma réponse aux enfants d'immigrés.
Le solde migratoire de l'immigration régulière
Sur le solde migratoire, il faut séparer les immigrés en situation régulière et les immigrés en situation irrégulière. Pour les premiers on connaît le nombre des entrées (185.000 en moyenne) mais le système français n'enregistre pas le nombre des sorties sauf pour les reconduites et retours volontaires qui ne concernent que marginalement l'immigration régulière. Il faut donc soustraire du chiffre des entrées ceux qui reviennent chez eux, ceux qui partent pour un autre pays de l'espace Schengen et les immigrés présents sur le territoire qui décèdent.
Il est impossible de se fonder sur les statistiques de l'émigration que j'ai analysées dans la monographie n° 21, à savoir 233.000 départs par an et 168.000 retours, puisque, si on peut identifier largement les pays où ces personnes ont choisi d'aller vivre, on connaît très mal la composition de la population émigrante, même si l'on peut admettre qu'environ 90% du solde migratoire de l'émigration, soit 61.000 personnes, sont vraisemblablement autochtones. En ce qui concerne les décès des seuls « étrangers », vous les avez vous-même chiffrés à une moyenne de 23.600 par an. Pour les sorties, faute de statistiques officielles fiables, ce que nous déplorons vous et moi, nous sommes obligés de procéder par approximation.
Vous contestez le solde migratoire 2011 établi par l'INSEE, soit 77.000 personnes, au motif que l'INSEE a revu à la hausse en 2005 ses estimations en faisant un « ajustement » important qui aurait doublé ce solde. Certes, l'Institut n'enregistre les données que de ceux qui ont voulu ou pu se faire recenser, mais l'hypothèse d'un prochain « ajustement » de l'INSEE ne repose sur aucune donnée scientifique. Pour l'accréditer, vous vous appuyez d'ailleurs sur l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile et de bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat qui relèvent du solde migratoire de l'immigration irrégulière, ce qui est un autre sujet.
Bref, constatant que le solde migratoire affiché par l'INSEE pour 2011 est de 77.000 et que les « oublis » de l'INSEE dans son recensement s'étagent, pour les immigrés en situation régulière, entre 10 et 20%, je dirais volontiers que l'augmentation de la population immigrée en situation régulière est de 77.000 + 11.500 (15% de 77.000) – 23.600 = 64.900 personnes (arrondies à 65.000).
Le solde migratoire de l'immigration irrégulière
Sur ce point, nous ne disposons pas, et pour cause, du nombre d'entrées mais seulement de celui des reconduites volontaires, humanitaires ou forcées (environ 30.000 par an) et du nombre de régularisations (environ 30.000). Il faudrait y ajouter ceux qui reviennent d'eux-mêmes ou partent dans un autre pays de l'espace Schengen. A partir des indicateurs dont nous disposions – nombre de déboutés du droit d'asile, d'interpellations, de placements en rétention, d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et d'obligations de quitter le territoire français non exécutés – nous en avons conclu (p. 22-23 de la monographie) que « le stock de migrants irréguliers continue à augmenter même si c'est à un rythme beaucoup plus faible que celui des années précédentes », cette augmentation étant principalement due à la politique migratoire pratiquée à Mayotte, en Guyane et dans une moindre mesure dans les autres DOM-TOM.
Conclusion sur le solde migratoire
Si l'on considère que cette dernière augmentation est d'environ 15.000 personnes, cela signifie que le nombre total d'immigrés en France augmente chaque année d'environ 80.000 personnes.
Par rapport à une population française que l'INSEE a établie au 1/1/2012 à 65,350 M d'habitants, qui croît chaque année de 350.000 unités, et en retranchant l'émigration autochtone, l'augmentation du pourcentage des immigrés entre le 1/1/2012 et le 1/1/2013 serait sensiblement égale à :
80.000/ (65.350.000 + 350.000 – 61.000 – 80.000), soit :
80.000/ 65.559.000, soit 0,122%.Vous noterez que, même si nous oblitérions les 23.600 décès en nous restreignant au seul solde migratoire, nous aboutirions à une proportion de 103.600 (80.000 + 23.600)/ 65.559, soit 0,158%. Nous sommes très loin du 0,30% par an que vous avez calculé.
L'extension de l'étude aux descendants d'immigrés
Sur ce point nous partageons le même point de vue global. La population d'origine étrangère des moins de 18 ans croît davantage que la moyenne nationale du fait essentiellement du différentiel de fécondité entre immigrés et autochtones. Page 24 de la monographie et après avoir tenu compte des « oublis » de l'INSEE, nous avions dénombré une population d’immigrés et descendants en situation régulière ou non de 9,975 M de personnes sur 66,660 M de résidents sur l'ensemble du territoire français COM compris, soit 15%.
Il est impossible d'affiner une segmentation par âges en raison de la méconnaissance de la pyramide des âges des migrants irréguliers mais, celle-ci représentant, selon nos estimations, moins de 1,05% de la population française et 7,2% de l'ensemble des personnes d'origine étrangère, son impact est mince et le pourcentage des moins de 18 ans très faible. Je me contenterai donc de reprendre vos chiffres extraits des statistiques de l'INSEE : 604.000 naissances autochtones sur 824.000 et 219.000 nés d'un ou deux parents étrangers.
Le principe que nous avons adopté, plus restrictif que le vôtre, est le suivant. Quand les deux parents sont nés à l'étranger, les enfants sont considérés comme étant d'origine étrangère ; quand l'un des deux est né en France, c'est la proportion d'un sur deux qui est retenue. La statistique page 17 de la monographie donne le suivi des naissances en fonction du lieu de naissance des parents. Sur une moyenne de 13 ans, la proportion des enfants de couples autochtones est environ de 75%, celle d'enfants de couples mixtes de 14%, celle d'enfants de couples étrangers de 11%. Bref, la proportion de ceux que nous considérons comme personnes d'origine étrangère s'établit à 11 + 7 (14/2) soit 18%. Ainsi, sur 804.000 naissances, il se situerait à 144.720 (804.000 x 0,18).
Les moins de 18 ans d'origine étrangère représentant 19,4% de la population légale (mais 20% dans la seule métropole), leur poids, même augmenté des irréguliers de moins de 18 ans, reste à la lumière des statistiques de l'INSEE sensiblement constant et le chiffre de 0,15% d'augmentation de la population immigrée par an en est d'autant plus conforté. En revanche, il n'est pas discutable que le rajeunissement constant de la population d'origine étrangère, la multiplication des couples mixtes et l'importance des flux migratoires non contrôlés dans les COM et à Mayotte est de nature à accélérer le métissage de la population française.
Je livre cette démonstration à votre sagacité, souhaite que vous en teniez compte pour rectifier votre analyse et surtout considérer que je ne me détermine pas en fonction d'une conjoncture politique ou d'un principe de précaution mais d'une démarche aussi scientifique que possible dans le flou des statistiques dont nous disposons, afin de permettre à chacun des lecteurs de construire son opinion personnelle en connaissance de cause.
Et je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.
Jean-Paul Gourévitch
13/01/2013Voir : Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point
Correspondance Poémia- 21/01/2013
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Les Jeunes socialistes, nouvelle police de la pensée
À l’aune du débat sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels, le parti socialiste et ses groupes politiques affiliés n’en finissent plus de révéler, en sus des discours les plus obtus, la laideur de leurs méthodes politiques.
En l’occurrence, les Jeunes socialistes ont mis en ligne, sur une page intitulée « Alerte élus homophobes », une surréaliste « carte des dérapages ». Le principe est simple : une carte de France où sont localisés, sous la forme de silhouettes noires portant écharpe tricolore, les propos tenus par des élus et qualifiés d’« homophobes » par la police de la pensée. Sont indiqués sur de petites fiches individuelles : le nom de l’élu, sa photo, la nature de son mandat, son parti, la date de son « dérapage », le lieu, la teneur et la source.
Par exemple, cliquer sur une silhouette proche de la ville de Rennes nous renvoie à la fiche de M. Thierry Benoit, député et Conseiller général d’Ille-et-Vilaine, dont on apprend qu’il a commis un ignoble crime de lèse-progressisme en tenant les propos suivants :
« Qui nous dit que ces pertes de repères n’aboutiront pas, demain, à de la polygamie, par exemple ? »
Dans Ouest-France, le 7 novembre 2012.
Des propos en effet inqualifiables, dénués de tout bon sens, déconnectés de toute réalité. La preuve : « Après le mariage homosexuel, le Brésil officialise son premier “ménage à trois” ».
On remarquera au passage que la France vue par les socialistes risque fort de ressembler, à terme, à une patinoire géante, puisque les « dérapages », déjà nombreux, semblent d’emblée distribués sur l’ensemble du territoire, dessinant une certaine universalité géographique de la glissade qui, bien entendu, s’accroîtra avec le temps sans ébranler une seconde les convictions des « socialistes » quant à la portée réelle de leurs discours et à l’adhésion de la population aux transformations qu’ils font subir à la France.

Complément logique du fichage géolocalisé, ces Jeunes socialistes proposent également aux Français de collaborer à leur régime policier en mettant à leur disposition un formulaire spécialement dédié à la dénonciation des élus ayant ignominieusement contrevenu à la marche du Progrès.
Des « Jeunes socialistes » qui nous rappellent donc encore un peu plus à quel point la lutte politique a déserté, dans la tête de certains, le terrain de la dialectique, du débat, de la démarche de vérité au service de l’intérêt général pour se rapprocher dangereusement de celui de l’organisation policière, communautariste et antinationale.
