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France et politique française - Page 5088

  • L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

    BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) - C’est la question qui est posée après l’envoi d’un courrier (ci-dessous) adressé aux 8 500 chefs d’établissement de l’enseignement catholique. Dans celui-ci, son secrétaire général, le bordelais Eric de Labarre (photo), exprime officiellement son « désaccord » avec le projet de loi du gouvernement sur le mariage homosexuel.

    S’il ne quitte pas son habituel ton très feutré, celui dont le fils est prêtre au sein de la Fraternité Saint-Pierre, appelle « chaque école, collège ou lycée » à « prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée ». En clair, mettre le sujet du « mariage » homosexuel sur la table, et expliquer le danger d’une telle réforme.

    Dans un communiqué de presse, l’Enseignement Catholique précise sa position : « Fort de son expérience et de son expertise éducatives, l’Enseignement Catholique partage le point de vue du plus grand nombre des professionnels de l’enfance. Avec eux, il rappelle que, pour la construction de l’identité et de la personnalité de chaque enfant et de chaque jeune, la reconnaissance de la différence sexuelle et le droit d’accéder à ses origines et à sa propre histoire, sont tout à fait essentiels. Négliger les droits de l’enfant pour faire prévaloir un droit à l’enfant constituerait un très grave contresens dont les enfants seraient les premiers à pâtir. C’est pourquoi l’Enseignement Catholique est en désaccord avec une évolution législative ouvrant le mariage et la parentalité aux couples homosexuels ».

    Si il n’y a pas pour l’instant d’appel à joindre la manifestation du 13 janvier à Paris où l’on attend plusieurs centaines de milliers de personnes, les associations de gauche et d’extrême gauche dénoncent ce soir « un appel à défiler à peine déguisé ».

    L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

    http://fr.novopress.info

  • Dehors les indépendants :

     

    La politique actuelle et cela depuis deux cents ans, consiste et Napoléon lui-même le disait du code civil, à détruire tout ce qui de près ou de loin ne dépend pas de l'Etat. Toute la politique étatique est fondée sur la destruction des corps intermédiaires(entre l'Etat et l'individu), ainsi que les métiers pouvant avoir une certaine indépendance.

    L’individu s'est ainsi retrouvé complètement déraciné,"hachélémisé" dans un conformisme puant, dans un mal-vivre où le taux de suicide le plus fort se retrouve dans la jeunesse et certains métiers, en quête d'un absolu inexistant.
    C’est ainsi qu'aucune politique familiale ne sera, à terme, préservée, voire même qu'elle sera livrée par divers moyens à l'anéantissement, par anti-natalisme, pressions fiscales, aides réduites obligeant la mère au travail, logements difficiles créant la promiscuité et la séparation entre les générations. La justice condamnera plus durement une mère de famille n'ayant pas réglé sa redevance de télévision qu'un malfrat quelconque, voire même les responsables assassins du sang contaminé.

    D’autre part, aucun avantage pour l'accession à la propriété permettant aux parents d'assurer l'avenir de leurs enfants, voilà le triste lot d'aujourd’hui. La jeunesse déracinée, vit dans un monde virtuel admirablement orchestré. Du « pain béni » pour le pouvoir désirant l'effacement d'une jeunesse qui, dans d'autres temps, aurait balayé l'univers du tout pourri politique et médiatique. Son conditionnement, par des désirs dirigés et contrôlés médiatiquement, en font des jeunes-vieux dépourvus de toute volonté sombrant dans un monde chimérique de non-existence... Ce monde virtuel et perpétuel de la toile et des jeux vidéos !

    Nous voici donc livrés à la loi de la jungle... Une dure loi que le législateur individualiste des Républiques successives a voulu installer jusque dans la famille en détruisant l'autorité paternelle, en la livrant - à son niveau - aux mêmes divisions, aux mêmes rivalités qui affectent toute notre société... Ainsi comme dans les conflits syndicaux, comme dans les conflits communaux ou régionaux, les conflits familiaux se régleront sous les auspices d'un fonctionnaire, d'un juge...

    Néanmoins, la famille résiste aux ébranlements. Encore faut-il ne pas la dissoudre ; et nous aurions préféré aux déclarations de principe de certains responsables politiques ou religieux une opposition déterminée à l'oeuvre dissolvante des idéologues libéraux (libéraux-libertaires même...), cette oeuvre imperturbablement poursuivie malgré le démenti des faits et le simple bon sens. En Droit voici chacun de nous seul désormais devant un monde hostile où cent obstacles administratifs à notre sens de la famille vont se dresser...

    Mais le respect de "ce qui naturellement est" doit continuer à guider notre attitude, profondément humaniste et politique tout à la fois...

    http://www.actionroyaliste.com

  • Communautarisme contre République : une menace en trois dimensions

    Un spectre hante la République : le communautarisme a fait son apparition comme catégorie répulsive du discours politique et du champ intellectuel depuis le début des années 80. Se réclamer du communautarisme, c’est, pour un politique ou un intellectuel, la certitude d’un isolement rapide (« Qui est communautariste ? »). Le consensus dominant estime le communautarisme en expansion dans la société et prétend construire des digues contre lui, en même temps que les « valeurs républicaines », ringardisées il y a peu encore, reviennent à la mode (« Nous sommes tous des républicains », pourrait-on paraphraser). D’où vient alors le paradoxe selon lequel le communautarisme, prétendument combattu par tous, serait irrésistiblement en ascension ? Pour répondre à cette interrogation, un essai de définition s’impose. Celle que je proposerai s’articulera autour de trois dimensions.
    « Envie du pénal » et « Reductio ad Hitlerum »
    Le communautarisme est d’abord un réflexe idéologique, inséparable de l’extension du politiquement correct dans les pays d’Europe et les Etats-Unis. Certains sujets y sont désormais retranchés des règles du débat public en raison de l’implication de « minorités » plus ou moins bien définies, dont le respect inconditionnel est tenu pour acquis. Citons en vrac : la demande d’accroissement sans limite des droits associés à l’« homoparentalité », la demande de « reconnaissance » et de « dignité » des « descendants » de l’esclavage ou de la décolonisation par le vote de lois spécifiques (dites « lois mémorielles »), la revendication de places réservées dans les domaines les plus prestigieux de la politique, de la communication ou de l’entreprise privée pour les femmes et les minorités ethniques (par des politiques dites de « discrimination positive » ou favorisant la « diversité ») ou encore la demande d’intégration des pratiques culturelles et religieuses dans les cahiers des charges du Service public (quasi-disparition de certains plats dans les cantines scolaires, par exemple).
    On assiste ainsi, dans les vieilles démocraties libérales, à un rétrécissement stupéfiant de la liberté d’expression, pourchassée jusque devant les tribunaux par des associations groupusculaires, parlant le langage de l’humanisme et de la tolérance, mais d’abord mues par le souci de la censure et réclamant peines de prison et interdits professionnels pour les « mal-pensants ». L’« envie du pénal », selon l’expression de Philippe Muray, semble désormais la passion dominante de la nouvelle ploutocratie du monde associatif et militant, intégrée à la société du spectacle dans ce qu’elle a de plus méprisable et médiocre, usant de la « reductio ad hitlerum » comme d’autres, en leur temps, de l’accusation de « fascisme ».
    « Victimes » d'hier, « victimes » d'aujourd'hui
    Dans ce contexte idéologique délétère, on reconnaît bien entendu la vieille fascination de la gauche pour la culture de la marge ou de la minorité (avatar du léninisme ?), réflexe qui n’a fait que s’exacerber avec le mépris grandissant de l’intelligentsia de gauche pour les classes populaires autochtones, désormais assimilées à la « majorité »... dominante. Par un étonnant renversement, la cause du communautarisme remplace ainsi les « victimes » d’antan (les travailleurs, dont les caractéristiques ethniques, religieuses ou sexuelles étaient tenues pour négligeables) par les « victimes » d’aujourd’hui (immigrés, femmes, membres de minorités ethniques, religieuses ou sexuelles), au moment même où le système économique mondial relègue effectivement le monde ouvrier dans les marges (du moins en Europe et aux Etats-Unis), rompant ainsi avec la centralité de la figure ouvrière dans le système capitaliste. Cette inversion s’établit en même temps que la question sociale disparaît des écrans radar au profit de questions sociétales plus ou moins légitimes mais qui, sans conteste, ont pour effet d’éjecter la première nommée de l’agenda politique.
    La carte qui gagne à tous les coups
    Le communautarisme est aussi une stratégie opportuniste, pour le Narcisse en mal de reconnaissance comme pour le filou sans morale. En France, vieille nation politique individualiste, l’apparition d’entrepreneurs communautaires prétendant parler au nom de leur « communauté » d’origine peut s’expliquer aisément. Carte médiatique à coup sûr gagnante (surtout depuis que les entrepreneurs communautaires - tout en réclamant des mesures d’inspiration communautariste - parlent la langue de la République), arme de pression sur des responsables politiques mal conseillés ou simplement couards, le choix d’un positionnement communautaire permet l’acquisition de rentes de situation dans l’appareil médiatique et politique et une exposition sans commune mesure avec l’influence réelle ou la représentativité desdites associations ou des individus. Après tout, Tariq Ramadan, citoyen suisse d’origine égyptienne, n’était-il pas tenu pour un spécialiste des banlieues françaises au seul motif qu’il est musulman ? Jean-Guy Talamoni, l’un des chefs de file du nationalisme corse, n’a-t-il pas été « poussé » par le quotidien Le Monde pendant des années avant que les citoyens français de Corse ne mettent un coup d’arrêt, en juillet 2003, à la logique de séparation institutionnelle proposée alors par les autorités de la République ? Le CRAN (« Conseil Représentatif des Associations Noires » de France) ne bénéficie-t-il pas d’une médiatisation sans rapport avec ses maigres effectifs (une centaine de personnes, selon des sources internes) ? Et, suprême injure faite à la philosophie républicaine, la quasi-totalité des membres du gouvernement et de l’opposition ne prend-elle pas soin, tous les ans, de se rendre au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), craignant de subir les foudres de responsables ne faisant pourtant guère dans la nuance dès qu’il s’agit de « repentance » ou de défense des intérêts israéliens ?
    A l'école du CRIF
    Il faut ici se rendre à l’évidence : c’est bien la relation institutionnelle incestueuse entre le CRIF et le monde politique français qui fournit tout à la fois la matrice que les nouvelles organisations communautaires (CRAN, CFCM - Conseil Français du Culte Musulman - oscillant perpétuellement entre son rôle cultuel et une ambition politico-communautaire, etc.) cherchent à imiter et la jurisprudence qui justifie toutes leurs audaces. Constat tragique au pays de Stanislas de Clermont-Tonnerre...
    Ce sens de l’opportunité des entrepreneurs communautaires s’allie parfaitement à la première dimension de la dynamique communautariste et fournit à bon compte des solutions faciles et « médiatisables » à des élus ou responsables politiques éprouvant des difficultés réelles à proposer des politiques publiques qui emporteraient l’adhésion collective, dans une société marquée par l’anomie et l’individualisation.
    Une séparation destructrice
    Le communautarisme est, enfin, une réalité démographique dont il est difficile de mesurer la dangerosité. La séparation de fait des catégories populaires (Français de longue date désormais relégués dans les zones périurbaines et rurales ; immigrés récents vivant dans les banlieues intégrées aux villes-centres) introduit une nouveauté dans la France post-révolutionnaire. Elle porte en effet en germe la destruction de la pratique républicaine à la française, qui réussissait à fusionner un idéal politique élevé (la philosophie républicaine, d’inspiration libérale mais fortement teintée d’égalitarisme ; autrement dit : la tension féconde entre les principes d’inégalité et d’égalité) et une pratique anthropologique culturellement violente mais symétriquement antiraciste : l’assimilation.
    On a longtemps constaté l’indifférence des Français à la race, sur une longue durée - en particulier par l’importance des mariages mixtes exogamiques, qui séparaient radicalement l’univers culturel français de l’univers culturel anglo-saxon ou allemand - mais cette particularité française se déployait à des époques d’immigration plus faible, où l’assimilation allait de soi sur le plan anthropologique (elle n’était alors pas perçue par la société française comme une violence insupportable, ou par les nouveaux venus comme un choix parmi d’autres) et où l’immigration était essentiellement masculine.
    Laïcité molle
    L’immigration familiale, depuis les années 1970-80, a bouleversé cet équilibre en changeant radicalement les conditions de l’immigration, déracinement désormais relatif sur les plans affectif et culturel. De plus, le rétrécissement des distances provoqué par les nouvelles technologies entraîne toute une série de conséquences sur les plans culturel et intime, qui se mesurent par exemple par l’importance des mariages conclus avec des hommes ou des femmes du village d’origine. L’affaissement des normes du pays d’accueil - induit mécaniquement par la concentration des populations immigrées et leur constitution en majorités relatives dans leurs quartiers d’habitation - implique la prise en compte, par un Etat républicain mal préparé, de multiples aménagements à caractère ethnique ou religieux, en contradiction avec le principe de laïcité d’une part, mais aussi avec le réflexe national de mise à l’écart de la religion dès lors qu’il s’agit de la sphère publique (réflexe touchant indistinctement les religions catholique, protestante et juive).
    Une insécurité devenue culturelle
    Cela fournit l’une des dimensions d’une insécurité culturelle ressentie de manière particulièrement violente par les catégories populaires des Français de longue date, dominées sur le plan économique, méprisées par la culture des classes dominantes et, désormais, parfois soumises sur le plan culturel, au sein même des catégories populaires, en voie de communautarisation accélérée. A terme se pose la question de la réalité d’une culture commune, dans un pays où les classes populaires vivent désormais « ensemble mais séparées », selon l’expression lucide de Christophe Guilluy (*).
    Julien Landfried 
secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)
Journal Après-demain n°17 
(« La République en danger », janvier 2011)
    Observatoire du communautarisme
    Julien Landfried est l’auteur de Contre le communautarisme (Editions Armand Colin, 2007)
    (*) Fractures françaises, Christophe Guilluy, Bourin éditeur, 2010
    Correspondance Polémia – 04/02/2011

  • Les tièdes :

    Je reçois un courriel d'une connaissance apparemment très fière et bienheureuse d'avoir participé à une manifestation en faveur de la « famille pour tous » (sic) au sein d'un cortège « sans étiquette confessionnelle ni politique » (re-sic) affirmant le droit fondamental d'avoir un papa et une maman mais « dénonçant aussi vigoureusement l'homophobie » (re-re-sic).
    Il y a, me semble-t-il, dans ces quelques mots, toute la frilosité, toute l'extrême prudence flirtant avec la lâcheté, toute la démagogie infantile qui caractérise les cathos de France et la posture timorée et tremblotante qui les condamnent à l'impuissance et à des actions purement symboliques dénuées de toute influence réelle. Les cathos ont perdu absolument toutes les batailles depuis 40 ans mais continuent à s'en tenir aussi joyeusement que rigoureusement aux même méthodes et aux mêmes mots d'ordre :
    « surtout pas de politique! », « de la nuance et de la mesure! », « pas de radicalité! »!
    A force de ne « pas vouloir être récupérés », ils sont en effet devenus « irrécupérables » pour la politique (c'est à dire l'action sur la vie de la cité) et purement ornementaux. Ainsi, dans vingt ou trente ans, ils pourront encore être 50 000 à manifester « pour la vie » et même 300 000 à défiler... sans jamais rien empêcher, jamais rien obtenir. J'aimerai pouvoir dire cela à ce sympathique catholique « de droite », sans aspérité et plein de bonne conscience et de volontarisme mou, mais tenant à m'épargner une réponse aussi imbécile que prévisible du type « Ha oui, parce que c'est peut-être mieux de péter la gueule à des femmes et de passer pour des fachos? », je préfère me borner à le féliciter pour le courage de son annuel acte de résistance, bien convaincu qu'il ne trouvera pas là la moindre trace d'ironie.

    A moy que chault

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  • Une taxe perdue...

     

    Il y a beaucoup de choses à reprocher à la République et à ses dirigeants, et tout particulièrement l’hypocrisie, qui est sans doute la pire des choses en politique, au même titre que le manque de courage et l’indécision. Ainsi, le rejet par le Conseil constitutionnel de la fameuse taxe à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros : qui peut croire que M. Hollande ne savait pas qu’elle serait annulée par ce Conseil, alors même que son principal conseiller, le secrétaire général de l’Elysée Emmanuel Macron, évoquait cette taxe provisoire comme celle d’un Etat comparable à un « Cuba sans le soleil » ? Qui peut croire qu’un Président de la République est un « amateur » en matière fiscale ou qu’il n’a pas des spécialistes sur la question capables de lui dire que sa proposition serait, au regard du Droit français, invalidée ? En fait, et sans doute dès le début, M. Hollande savait que cette taxe était condamnée, et cela avant même d’arriver au faîte de l’Etat, mais il s’agissait pour lui de mordre sur l’électorat d’une Gauche qui semblait, au printemps 2012, sensible aux sirènes mélenchonistes, et, pour cela, toutes les démagogies étaient autorisées, la fin présidentielle justifiant tous les moyens électoraux puisque la France a le malheur d’être en République… 

    Sinistre farce mais à laquelle, d’ailleurs, peu de gens ont cru : je me souviens d’une conversation entendue dans un café de Saint-Briac en pleine effervescence électorale, conversation durant laquelle une jeune femme visiblement issue des classes aisées et attachée, selon ses termes, à la « mondialisation obligatoire et forcément bénéfique (sic !) », expliquait qu’elle voterait « évidemment » pour François Hollande mais tout en affirmant à son interlocuteur encore hésitant que le candidat socialiste serait, de toute façon, « raisonnable » et que cette taxe, pourtant présentée comme fondamentale dans sa stratégie de candidat (mais qui dit stratégie ne dit pas forcément « mise en pratique »…), ne serait pas vraiment « utile » ni même « souhaitable », et qu’il y renoncerait sans doute après quelques mois et quelques conseils… Cette même jeune femme arguait de la nécessité pour François Hollande de « convaincre le peuple » qui « malheureusement » votait… Je n’invente rien, j’ai bien entendu cela ! 

    Et ce qui devait être, est effectivement ! Cette fameuse taxe symbolique a joué son rôle dans l’élection, même si elle ne devait, disait-on dans les milieux économiques, rapporter que des sommes relativement dérisoires (quoique, au point où en sont les caisses de l’Etat…) : elle est désormais invalidée et disparaît des dispositions du budget 2013 en attendant de disparaître définitivement dans les placards des promesses électorales, comme tant d’autres après chaque élection… Avant cette taxe à 75 %, il y a eu la fameuse « taxe carbone », censurée par ce même Conseil constitutionnel en 2009 et, malgré les promesses du lendemain de la reformater, totalement enterrée ensuite, dans une indifférence générale…

    Ce gouvernement est d’une hypocrisie totale quand il essaye de faire croire qu’il va chercher à relancer cette taxe en la formulant différemment ou en l’amendant « légèrement (sic !) » ! Les beaux discours de M. Hollande lorsqu’il était candidat sont, les uns après les autres, défaits par les réalités ou, bien plutôt, par cette sorte de fatalisme qui aujourd’hui gangrène le monde politique et le persuade qu’il ne peut, en définitive, rien faire si ce n’est suivre le cours de la mondialisation économique : cette morale impolitique de « la feuille morte au fil de l’eau » m’agace au plus haut point, et je refuse cette désertion de l’Etat face aux difficultés, cette propension à rendre les armes avant même d’avoir combattu, que cela soit à Florange face au prédateur Mittal ou à Bruxelles face à la chancelière allemande !

    Après tout, cette affaire de taxe refusée n’est pas la plus grave, même si elle est hautement révélatrice (et que cette taxe, personnellement, ne me choquait pas outre mesure, bien au contraire, comme je l’ai déjà écrit ici) : ce qui est inquiétant, c’est cette impression donnée par la République et son gouvernement actuel, certes forcément « provisoire », que l’Etat a renoncé à réfléchir et à agir, à décider et à s’imposer ! A contrario, donc, voici encore quelques raisons supplémentaires d’être royaliste !

    http://jpchauvin.typepad.fr/

  • L'offensive américaine sur les banlieues françaises (Partie 1)

    On le sait depuis plusieurs années, les Américains sont clairement engagés dans une stratégie d’influence de vaste ampleur vis-à-vis des minorités en France. Pour les lecteurs de Polémia, « il ne s’agit pas là d’une découverte mais d’une confirmation : oui, il y a une claire et nette entreprise de manipulation des minorités en France par les Américains. Les opérations mises en œuvre sont scrupuleusement planifiées, suivies et évaluées ». Aujourd’hui, c’est le Qatar, gonflé de ses dollars et de ses euros qui lance une nouvelle offensive vers nos banlieues. Nous conseillons vivement le lecteur à se rendre aux adresses indiquées en fin d’article.
    Polémia  

    « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique (...) sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. ». Ces mots surprenants sont ceux du défunt président français François Mitterrand.

    Ils pourraient prêter à sourire plus qu’à les prendre au sérieux, sauf pour ceux qui s’inquiètent de l’offensive du Qatar, qui vient de promettre au gouvernement français de s’occuper des quartiers défavorisés, en échange du rachat d’un peu de dette française. Pourtant les banlieues françaises ne sont pas seulement visées par le Qatar mais également par de nombreux stratèges du département d’état américain, qui ont développé une stratégie à long terme basée sur la démographie des jeunes français issus de l’immigration africaine qui implique, à terme, une prise progressive de pouvoir et d’influence en France pour ces minorités.

    C’est un câble datant du 25 janvier 2007 publié par Wikileaks qui révèle cette étonnante affaire. L’ambassade américaine y affirme clairement développer une politique active de soutien et de développement envers les communautés afro-arabes de France, en visant clairement les jeunes musulmans français. Les premiers éléments de cette politique furent fixés en 2001, juste après le 11 septembre, alors qu’il semblait vital au département d'état de tenter d'améliorer l'image de l’Amérique aux yeux des musulmans d'Europe.

    Mais c’est suite aux émeutes françaises de 2005, que le président Obama nomme en 2009 Charles Rivkin comme nouvel ambassadeur des États-Unis en France. Celui-ci va alors par le biais de l’ambassade développer une intense campagne de lobbying auprès de jeunes français issus de l’immigration. Cette campagne prendra différentes formes : l’organisation de voyages sponsorisés aux Etats-Unis dans le cadre de programmes politiques, des déplacements de l’ambassadeur dans des zones sensibles à forte concentration de population d’origine immigrée, l’organisation de visites de stars américaines issues de la diversité dans ces quartiers, ou encore l’organisation d’événements (politiques ou artistiques) avec des jeunes français issus de la diversité. L’ambassadeur est principalement assisté dans ses activités de lobbying en direction de ces minorités par Mark Taplin, un diplomate de carrière, spécialiste des méthodes d’influence et du soft-power. Ancien attaché de presse adjoint en 1994 à l’ambassade américaine à Moscou il a ensuite travaillé en Ukraine, Moldavie et Biélorussie de 1999 à 2004, année de la révolution de couleur en Ukraine.

    L’année suivante, en 2010, l’ambassade américaine à Paris rédige un câble dans lequel l’ambassadeur Charles Rivkin explique les activités américaines en direction des minorités. Le câble décrit la crise de la représentation nationale en France, la nécessité pour les américains de développer une stratégie pour la France, de s’engager dans un discours positif, de mettre en avant un exemple fort, lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse, l’encouragement des voix modérées, une diffusion des meilleures pratiques, l’approfondissement des compréhensions du problème, et enfin le ciblage des efforts. Le câble a été traduit et il est consultable ici, il est plus qu’explicite et mérite d’être lu. Il y est clairement expliqué que l’opération n’a comme intérêt final que de faire progresser les intérêts américains en France via la prise de pouvoir progressive de jeunes français issus de la diversité. Bien sur de nombreuses associations et fondations américaines opèrent depuis longtemps pour s’assurer du soutien à l’Amérique au sein des élites françaises, que l’on pense à la très célèbre fondation Franco-américaine, au club Jean Moulin (destiné à créer un projet d’opposition au gaullisme) ou encore plus récemment au conseil national pour les visiteurs internationaux. Mais la nouveauté de cette politique de séduction est qu’elle est focalisée sur des communautés ethnico-religieuses en France et notamment sur les jeunes musulmans.

    Cette activité diplomatique vise donc les élites françaises tout comme les sites internet de la communauté immigrée en France. Sont cités notamment comme relais les sites oumma et saphir, qui ont confirmé leurs bonnes relations avec l’ambassade des Etats-Unis en France (voir ici et la). Mais des personnalités publiques et politiques issues de la diversité ont également été visées, comme par exemple Rokhaya Diallo, Reda Didi (ex-responsable du mouvement socialiste écologiste français les Verts qui a notamment publié un ouvrage A nous la France racontant son expérience américaine). Il y a aussi Ali Soumaré (ancien candidat PS aux élections régionales), Almamy Kanouté, (militant associatif et à la tête d'une liste indépendante à Fresnes), Najat Belkacem, ancienne porte-parole de Ségolène Royal, et aujourd’hui membre du gouvernement français, ou encore Said Hammouche, fondateur du cabinet de recrutement Mozaïk RH, qui vise à favoriser la diversité dans les entreprises françaises. Enfin, le rappeur Axiom, qui a lui aussi participé à ce programme et publié un ouvrage intitulé J'ai un rêve, appelant à lancer, en France, une vraie dynamique de lutte des droits civiques, sur le modèle américain. Cette liste n’est pas exhaustive.

    Plus surprenant, ce travail de lobbying des minorités cible particulièrement les musulmans français. L’ambassade américaine a par exemple contribué à lancer une association nommée Confluences, destinée à promouvoir les minorités et particulièrement la minorité musulmane dans la région lyonnaise, tout autant qu’ à lutter contre les discriminations. L’attaché culturel du consulat américain à Lyon siège au conseil d’administration de l’association. Plus récemment, c’est une maison des Etats-Unis qui a été créée, destinée à informer les Lyonnais sur l’Amérique. Notre ambassadeur est aussi fortement intéressé par les « écoles de la seconde chance » destinées à favoriser l’intégration des jeunes défavorisés, souvent issus des agglomérations cosmopolites des grandes villes françaises. Ce travail en faveur des minorités défavorisées est plus limpide lorsque l’on lit le vibrant hommage rendu à l’ancien directeur de Sciences Politiques Richard Descoings, décédé dans des circonstances sordides aux Etats-Unis au début de cette année. On sait le travail énorme fourni par Richard Descoings pour ouvrir Sciences Po à la nouvelle diversité française, et aux minorités des quartiers dits défavorisés.

    Au passage, la presse française, qui a applaudi cette initiative au nom de l’égalitarisme social et républicain a curieusement passé sous silence la gestion financière catastrophique de l’établissement.

    Alexandre Latsa
    La Voix de la Russie
    3/11/2012, http://www.polemia.com/

  • COMMENT L'OCCIDENT MANIPULE LES CONSCIENCES

    Longtemps on a cru que la désinformation était l'apanage de l'Est et qu'avec la chute de l'Empire soviétique, enfin la vérité serait plus facile à traquer. Faux, bien entendu. Si elle est une invention communiste, la « desinformatiya » sert aujourd'hui plusieurs maîtres et un totalitarisme mou en apparence qui a nom « pensée unique ». Vladimir VoIkoff, qu'on ne peut suspecter de sympathie pour l'URSS, nous livre post-mortem dans son excellente collection sur la désinformation fondée aux éditions du Rocher un opuscule qui paraîtra peut-être incongru aux vétérans de la guerre froide. Il s'agit d'un commentaire d'un ouvrage à ce jour non traduit en français, une analyse critique de la manipulation de la conscience (2000) du politologue marxiste Sergueï Kara-Mourza.
    Né à Moscou en 1939, scientifique de formation, épistémologue ayant consacré sa thèse à L'Histoire et la Méthodologie de la science et de la technologie, celui-ci a été professeur avant de publier des ouvrages consacrés à la politologie. Bien qu'il s'oppose à sa thèse selon laquelle c'est l'URRS qui a créé la désinformation, Volkoff constate qu'il le rejoint sur les conclusions et les méthodes employées, ainsi que sur les moyens d'en libérer les esprits.
    Selon Kara-Mourza, cependant, la désinformation étant « l'adaptation à la politique des techniques publicitaires » la Russie soviétique n'a pu en être la conceptrice mais bien les Etats-Unis. Mieux que « désinformation », ce dernier emploie d'ailleurs plus volontiers l'expression plus forte et significative de « manipulation de la conscience » qui en définit beaucoup mieux l'objectif : « un moyen d'imposer sa volonté en agissant spirituellement sur les gens par la programmation de leur comportement ».
    L'utilisation des sondages, par exemple, dont on n'a pas - et pour cause - vu l'usage en Union soviétique, participe de cette manipulation quoique Kara-Mourza ne le mentionne pas dans son ouvrage. Mais le fait que les programmes politiques et l'exposition d'alternatives soit, remplacé par la concurrence des images des politiciens, images créées  selon les lois du bizness publicitaire » nous rappelle étrangement notre dernière campagne électorale. Et notre analyse marxiste de conclure avec une lucidité qu'on aimerait voir à nos politologues de comptoir : « Dès que la manipulation de la conscience s'est transformée en une technologie de la maîtrise, le concept même de démocratie est devenu purement conventionnel et ne peut plus s'utiliser que comme un cliché idéologique. » Selon lui, ce sont les médias qui sont devenus les meilleurs vecteurs de désinformation, clone de manipulation, que ce soit à leur insu ou non.
    Pour s'en convaincre, il n'est que de poursuivre par la lecture d'un autre ouvrage de la même collection, Désinformation et Services spéciaux, dans lequel Sophie Merveilleux du Vignaux, chercheur spécialiste du renseignement, analyse l'enjeu que constitue le contrôle de l'opinion à travers la maîtrise des média et le rôle joué par les services spéciaux clans ce triangle qu'on osera qualifier d'infernal. Loin de tout le « romantisme » qui accompagne les histoires d'agents secrets, son étude d'un cas d'école, l'affaire du Rainbow Warrior, est à cet égard édifiante. On y découvre toutes les facettes et tous les acteurs de la désinformation à l'œuvre du début à la fin. Très instructif, et pas seulement pour les élèves d'école militaire...
    Michel Arbier le Choc du Mois  Juin 2007 -

    La Désinformation vue de l'Est, par Vladimir Volkoff, éditions du Rocher, 136 pages, 17 euros. Désinformation et Services spéciaux, par Sophie Merveilleux du Vignaux, éditions du Rocher, 240 pages, 18 euros.

  • Crue, gel, assèchement ! Comment l'eurocratie liquide la paysannerie

    L'Europe verte communautaire, lancée par le ministre de l'Agriculture Chirac sous Pompidou, devait être l'âge d'or des paysans de France, d'après la propagande du « plus grand ministre depuis Sully » (la FNSEA en 1973). Le vert espérance s'est mué en vert-de-gris fatal, les paysans sont une espèce en voie de disparition. L'agonie des exploitants aboutit en ce moment à une crise intereuropéenne, la France et l'Allemagne se heurtent. Les agriculteurs, désespérés, ne savent pas comment résister à leur disparition programmée. Comment en est-on arrivé là ?
    Dans une première phase, jusqu'en 1990 environ, la Commission européenne a poussé à la production, sans mesure, d'énormes quantités de produits agro-alimentaires pouvant être écoulées grâce au commerce Est-Ouest, aux rouages mystérieux. La jonglerie des "MCM", les montants compensatoires, permettait de masquer les disparités entre pays européens. Mais le fonctionnement faussé des exploitations, orientées artificiellement vers telle ou telle activité, faisait disparaître au moins 600 000 paysans en quinze ans, rien qu'en France.
    Après la chute du Mur, la Politique agricole commune généralisait le système des aides communautaires et d'Etat. L'agriculture marchait à la subvention à 100%, le résultat fut foudroyant : en cinq années, 1990-1995, il disparut autant de paysans français 600 000 - que de 1975 à 1990. Moins d'un million d'agriculteurs subsistaient sur environ 700 000 exploitations. Plus question de pousser les paysans au productivisme pour tous, maintenant réservé aux plus importants. Le gel des terres est à l'ordre du jour.

    Paysagiste ou machiniste
    Mais cette aberration à tous points de vue ne sert à rien. Une double influence pèse sur Bruxelles. L'Amérique impose sa notion de "prix mondial", et l'Europe de l'Est est censée adhérer à l'Union européenne,dans un avenir proche. Qu'est-ce que le prix mondial ? Il est à la base de la réforme de la PAC, de l'Agenda 2000, et il correspond en fait, pour un produit agricole donné, à son prix de vente aux pays du tiers monde insolvables. Le prix mondial n'est pas établi d'après les coûts de la production. A la lumière d'un tel critère, les subventions à l'agriculture deviennent inconcevables. Quant à l'Europe de l'Est, elle est grosse productrice agricole. Pour Bruxelles, c'est clair, il faut en finir avec la paysannerie. Et vite.
    A Paris, Chirac et Jospin sont d'accord ; seulement, ils souhaitent qu'une mort lente intervienne, afin d'éviter les sursauts d'agonie. A usage interne, tournés vers les condamnés à la disparition, ils se sont partagés les rôles. Chirac prône le tout-export, qui ne nécessite plus que des machinistes salariés sur les zones où la culture sera encore tolérée. Jospin, lui, fait miroiter le poste de paysagiste, chargé de l'entretien des paysages. Les subventions européennes diminueraient lentement jusqu'à extinction totale.
    La Commission européenne est, elle, impatiente. La moitié de son budget est consacrée aux paysans (plus de 40 milliards d'euros). La France représente un obstacle sur la route des précieuses économies à réaliser. Le trio Chirac-Jospin-Glavany (le ministre de l'Agriculture) est sommé de s'activer. D'autant plus que l'Allemagne exige de payer moins pour le budget européen. D'où la campagne alarmiste sur le « conflit France-Allemagne » à propos de la nouvelle PAC, dramatisé à dessein, alors qu'il y a longtemps que Chirac et Jospin ont accepté le point de vue de la République de Berlin. Ils feront semblant de plier sous la contrainte germanique, pour ne pas endosser la responsabilité du nouveau budget de Bruxelles, de plus en plus lourd sur les impôts français.
    Et les paysans, dans tout ça ? Ils ont manifesté à Bruxelles, par dizaines de milliers, toutes nationalités de "l'Euroland" confondues. Seul résultat visible : la coopération policière européenne à leur encontre a été parfaite. Le commissaire eurocratique à l'Agriculture, Franz Fischler, a concocté une petite réglementation supplémentaire à leur égard, la norme écologique, qui permettra, par le coût qu'elle entraîne, de supprimer plus vite de nombreuses exploitations. Les médias se déchaînent entre les "céréaliers" et les "profiteurs paysans" de "l'Europe, ça eut payé", pendant que Glavany agite le budget de "l'agriculture bio" qui n'autorisera qu'une poignée de paysans à subsister quelques années de plus. Il ne reste plus aux agriculteurs qu'à se défendre, dos à leur ferme, contre ceux. qui les tuent à coup de subventions.
    René-Louis DUVAL National Hebdo du 4 au 10 mars 1999

  • Marche forcée vers l’éducation numérique

    Pour l’ancien PDG de Microsoft France Éric Boustouller, l’avenir de l’école se situe dans la numérisation de l’apprentissage [1]. L’idée étant d’avoir les mêmes processus partout dans le monde dans toutes les écoles. Bien entendu, Microsoft réfléchit là-dessus mais seulement de manière philanthropique. Informatique et humanitaire sont pratiquement synonymes, cela va de soi.

    « C’est l’enseignant qui est la star », nous lançait cet honnête homme en 2007. Microsoft sera le facilitateur. La société américaine va en effet faciliter l’ouverture du tiroir-caisse.

    Plus récemment, parallèlement à ces déclarations inquiétantes pour l’avenir de nos enfants, le frère Peillon, ministre de l’Inéducation nationale, vient de proposer son plan pour « faire entrer l’école dans l’ère du numérique » [2].

    Il n’hésite d’ailleurs pas à reprendre la terminologie kantienne d’impératif en y ajoutant l’épithète pédagogique. Comme s’il était indispensable d’apprendre à lire et à compter à l’aide d’un ordinateur. Les vieux réacs que nous sommes ont bien fait l’apprentissage de ces disciplines avec nos gommes et nos stylos.

    Première priorité : l’achat du matériel informatique. Non, non, on vous le dit, Microsoft ne va pas s’enrichir. Ensuite, il faudra former les profs. En dépit de toutes les formations imaginables, on voit mal comment ils pourraient concurrencer les nabots qui sont nés avec un ordinateur dans les mains.

    Tout ce cirque a pour vocation de mieux transmettre le savoir. Encore une fois, en se pliant aux exigences des élèves, faisant par là même le jeu du marché [3], les autorités publiques s’inscrivent dans la continuité de Mai 68, qui a placé au même niveau l’élève et le professeur, supprimant ainsi toute idée d’autorité. L’élève devient alors un consommateur et le professeur un gentil organisateur, censé apporter un aspect ludique aux enseignements.

    Par ailleurs, le numérique risque aussi de permettre à l’État d’exercer un contrôle approfondi sur le contenu des enseignements, laissant alors peu de marge de manœuvre à l’enseignant qui souhaite un peu s’écarter du matraquage idéologique distillé dès le primaire dans les écoles de la République.

    Antoine S.  http://www.egaliteetreconciliation.fr