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tradition - Page 5

  • La Monarchie de Droit Divin, par P-P Blancher et Frédéric Winkler.

     « Car le Baptême de Clovis en 496 rattache notre histoire à l’univers des grands mythe de l’humanité. »                      

    Paul Barba Négra

    Une question assez récurrente nous est souvent posée lorsque l’on parle de royalisme. Quel type de Monarchie voulons-nous ? Absolue ? De Droit Divin ? Ou constitutionnelle ? Si nous répondons directement « constitutionnelle » alors c’est le soulagement pour l’interlocuteur qui se réfère directement à la Monarchie anglaise ou espagnole. Mais si on répond qu’elle sera par tradition de Droit divin, alors, dans un réflexe totalement pavlovien, les sourcils de notre interlocuteur se froncent et un profond sentiment de rejet instinctif se fait ressentir. L’interlocuteur rétorquera ensuite que la Monarchie de Droit Divin, n’a plus raison d’être, c’est un retour en arrière, personne à ce jour ne voudrait d’une telle Monarchie, c’est obsolète, cela donnerait une mauvaise image, c’est une cérémonie anachronique n’ayant plus sa place au XXIe siècle…etc.

    Il est vrai qu’à l’heure actuelle, dans une France totalement déchristianisée, un tel réflexe peut se comprendre. Sachant d’autant plus que l’anticléricalisme des républiques successives depuis 1792,  y est pour beaucoup dans cette déchristianisation et le rejet du sacré.

    Pourtant, au-delà de l’aspect purement religieux de la cérémonie du Sacre, ainsi que de l’irréligion de la grande majorité des français d’aujourd’hui, le Sacre offre une contrepartie plutôt avantageuse politiquement parlant.

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  • L'héritage des sorcières

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    La sorcière est une figure emblématique de l'imaginaire populaire. On a l'habitude de la relier au Moyen Age, mais elle vient de beaucoup plus loin. C'est donc à une enquête généalogique qu'a voulu procéder Carlo Ginzburg dans son dernier ouvrage, Le Sabbat des sorcières. Ce livre de haute érudition apporte une contribution fondamentale à l'histoire des mentalités et à l'histoire comparée des religions.

    Il se donne en effet pour ambitieux objectif d'identifier une couche profonde, un substrat culturel permettant de comprendre la floraison, à travers un vaste espace géographique et sur la très longue durée, de croyances, de rites, de traditions dont la signification a été occultée par la culture officielle et intellectuelle mise en place, dès le haut Moyen Age, par l'Église, afin de tenter de christianiser des cultures populaires porteuses d'une très longue mémoire.

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  • Nous sommes tous des enfants de Tolkien !

    Nous sommes tous des enfants de Tolkien !.jpegL'immense patrimoine imaginaire de John Ronald Reuel Tolkien n'avait pas encore été totalement exploré. En février a paru l'édition française de The Children of Húrin sous le titre Les Enfants de Húrin. Dû au travail de Christopher Tolkien, le fils de l'auteur, aidé lui-même de son fils Adam Tolkien, cet ultime volume parvient à faire du neuf avec du vieux. Et, surprise, l'opération est parfaitement réussie.

    Le nouveau livre a la particularité d'avoir été reconstitué à partir d'une multitude de textes dont la plus grande partie avait déjà été publiée de manière séparée. On les trouvait aussi bien dans le célèbre Silmarillion que dans Le Livre des Contes perdus, Les Lais du Beleriand ou les Contes et légendes inachevés. Ainsi dispersé et découpé, ce récit n'avait jamais été présenté dans son unité de narration Un manque ? Oui, comme le lecteur, d'abord méfiant, le découvre page après page. Il aura fallu trente ans à Christopher Tolkien pour accomplir cette tâche d'unification après avoir mené les recherches nécessaires dans les papiers de son père.

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  • DUMÉZIL EST-IL UNE SORCIÈRE ?

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    Six ans après la mort de Georges Dumézil, des communistes mal repentis s'obstinent à faire le procès en sorcellerie de celui qui fut le grand spécialiste des études indo-européennes. Alain de Benoist, qui l’a bien connu et qui est l'un de ceux qui ont contribué à le faire connaître au grand public, répond aux questions du Choc.

    Le Choc du Mois : Didier Éribon vient de publier, sur le grand spécialiste des études indo-européennes que fut Georges Dumézil, un livre (Faut-il brûler Dumézil ?) qui abonde en révélations sur des aspects peu connus de son existence. On apprend par exemple qu'il fut maurrassien dans les années vingt, mais aussi qu'il adhéra en 1936 à la franc-maçonnerie et fut pour cette raison révoqué par Vichy en 1941, ce qui ne l'empêcha d'ailleurs pas, ayant été réintégré fin 1942, de passer deux ans plus tard devant une commission d'épuration ! Vous avez personnellement connu Dumézil. Que pensez-vous de cet ouvrage ?

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  • Quand le mythe devient fondateur d'une nation

    Quand le mythe devient fondateur d'une nation.jpegSix écrivains irlandais ont entrepris, chacun à sa manière propre, de nous restituer un des plus anciens mythes de leur patrie celtique : la tragique destinée de Deirdre, qui va semer le désordre dans le royaume d'Ulster mais deviendra, au fil des âges, la personnification même d'une nation éternellement rebelle, lancée dans une recherche éperdue d'elle-même, selon le droit imprescriptible des peuples nés pour être libres et fiers.

    Tout livre, comme toute légende, offre plusieurs lectures. En deux volumes, de longueur inégale mais qui totalisent près de six cents pages, les éditions Artus nous incitent à « revisiter » le mythe de Deirdre.

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  • Majestés cantaliennes

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    Distantes, sévères, attendries ou souffrantes, ces dames nous viennent des chapelles et des églises de la Haute-Auvergne, de ce pays volcanique où les monts du Cantal dressent leurs arrondis féminins et formant, depuis la nuit des temps, le sanctuaire d'un monde rude et secret.

    Taillées dans le bois ou dans la pierre, par des mains restées anonymes, elles sont près d'une centaine, réunies au musée du Luxembourg, à l'initiative de l'Association des amis du patrimoine de la Haute-Auvergne, pour une exposition qui ne peut laisser indifférent.

    Malgré l'usure des siècles et leurs formes souvent naïves, elles disent la permanence de la foi d'un peuple. La plus émouvante et la plus insolite : Notre-Dame du Vauclair. L'austère beauté de cette statuette polychrome dégage une force qui tient probablement aux traits plus « primitifs » que ceux de Notre-Dame de Claviers glorifiée par Malraux.

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  • Perles de Culture n°245 : Un conte médiéval européen


    Frédéric Pic et Arthur de Watrigant évoquent les sorties cinéma de la semaine. Anne Brassié reçoit ensuite Rémi Usseil pour son roman graphique : « Le chevalier au cygne » publié chez Adelbart.

    https://www.tvlibertes.com/perles-de-culture-n245-un-conte-medieval-europeen

  • Arthur, Lancelot, Guenièvre et les autres Les enchantements de Bretagne

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    S'il vous arrive encore de vous rêver chevalier, n'avouez pas, mais il y a urgence : un détour par Brocéliande et le Centre de l'imaginaire arthurien s'impose. Visite guidée.

    Anéantie par le feu sur plusieurs hectares au Val-sans-Retour, saignée par de larges chemins qui ne laissent plus place au mystère, parcourue toute l'année de long en large par les fidèles, Brocéliande survit encore, pourtant, de sa « respiration rentrée ». Infime miette de ce qui était autrefois la toison de l’Armorique, elle est depuis des siècles berceau des légendes, géographie des chevaliers de la Table ronde.

    À ses confins du nord-est, près de Concoret, du tombeau de Merlin et de la fontaine de Jouvence, les brumes du lac noient la retraite de la fée Viviane. C'est ici le nombril, l’omphalos, le pouls de la forêt, car une confrérie joyeuse, informelle et tout à fait contemporaine, le Centre de l'imaginaire arthurien qui siège au château de Comper, travaille à y perpétuer la légende.

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  • Les Dieux vivent dans les forêts

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    « Détruire des forêts ne signifie pas seulement réduire en cendres des siècles de croissance naturelle. C'est aussi un fonds de mémoire culturelle qui s'en va. »

    Robert Harrison résume bien, ainsi, l'enjeu plurimillénaire, le choix de civilisations que représente la forêt, avec ses mythes et ses réalités (1). Une forêt omniprésente dans l'imaginaire européen.

    L'inconscient collectif est aujourd'hui frappé par la destruction des forêts, due à l'incendie, aux pluies acides, à une exploitation excessive. Un être normal c'est-à-dire quelqu'un qui n'est pas encore totalement conditionné par la société marchande - ressent quelque part au fond de lui-même, quelle vitale vérité exprime Jean Giono lorsqu'il écrit de l'un de ses personnages : « Il pense : il tue quand il coupe un arbre ! »

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