
Il faut s’imaginer la scène : au cœur de la forêt de Compiègne, au milieu de la nuit et sous le toit d’un wagon restaurant, une poignée de plénipotentiaires ont en leurs mains l’avenir du monde. Deux trains ont été acheminés dans le plus grand secret, réunissant une délégation allemande, dirigée par le représentant du gouvernement Matthias Erzberger, et de hauts dignitaires français, au rang desquels le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées. Nous sommes le 11 novembre 1918, il est 5 h 20 du matin, l’armistice vient d’être signée, la Grande Guerre est officiellement terminée.







