La France n'a jamais été aussi proche d'un 3e #confinement. L'impensable se profile pour le monde de la restauration, de la culture. Didier Maïsto journaliste, craint le pire pour ces secteurs et dénonce une déconnection avec l'économie réelle.
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La France n'a jamais été aussi proche d'un 3e #confinement. L'impensable se profile pour le monde de la restauration, de la culture. Didier Maïsto journaliste, craint le pire pour ces secteurs et dénonce une déconnection avec l'économie réelle.
C’était il y a quarante ans : le 17 avril 1975, Phnom Penh, la capitale du Cambodge, tombait aux mains des Khmers rouges. Le 30 avril suivant, Saïgon était conquise par les armées du Vietnam du Nord. Le communisme s’abattait sur des peuples déjà éprouvés par la guerre, annonçant un génocide et d’innombrables drames.
DA NANG (VIETNAM), 30 MARS 1975
La ville portuaire, située dans la pointe septentrionale du Vietnam du Sud, vient de tomber aux mains des communistes. Depuis le retrait des troupes américaines, en 1973, conséquence des accords de paix signés à Paris entre tous les acteurs du drame vietnamien, la guerre, en réalité, n’a pas cessé : le Nord communiste n’a jamais renoncé à annexer la moitié sud d’un pays qui avait été coupé en deux, en 1954, lorsque prit fin l’engagement militaire français en Indochine.

Pieter Kerstens
Un an après le début de l’épidémie de Covid 19, certains pays européens ferment enfin leurs frontières aux voyageurs, afin de limiter la propagation du virus, alors que cette disposition évidente avait été prise dès le début par la plupart des pays asiatiques.
Pour enrayer cette épidémie, l’Asie a retenu les leçons du passé en imposant des mesures de bon sens, tel le port d’un masque, le dépistage des personnes contagieuses, l’isolement des malades en des lieux fermés (lazarets) et l’accueil des cas graves dans des hôpitaux équipés d’appareils respiratoires en nombre suffisant.

Les restaurateurs surpris à ouvrir leur établissement, même pour une seule occasion, pourront voir leur accès au fonds de solidarité « suspendu pendant un mois », et définitivement en cas de récidive, a annoncé ce lundi 1er février le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur RTL.

Le principe de réalité nous oblige à regarder la réalité en face et sans faux-fuyants : la France est, aujourd’hui, une Cocotte-Minute™, chauffée à grand feu, soupape bloquée. Le risque d’explosion est au rouge et imminent. Cette situation explosive est la combinaison de multiples facteurs.
En premier lieu, les incertitudes créées par le Covid-19 provoquent de multiples interrogations ; les Français dépriment, nos jeunes concitoyens prennent conscience que leurs plus belles années risquent d’être perdues, leur avenir professionnel compromis ou totalement incertain.
Mille-feuilles administratif étouffant, normes kafkaïennes, rigueur budgétaire insupportable : les maux de l’hôpital, qui s’étaient paradoxalement atténués au plus fort de l’épidémie de Covid-19, repartent de plus belle. en France, la santé est décidément bien malade.
« En trois jours [après la fin du confinement, ndlr], ce sont à nouveau les administratifs qui ont repris la main ? » « En trois jours, tout est redevenu plus compliqué. » Interrogé fin mai, le professeur Juvin, patron des urgences de l’hôpital Pompidou (Paris), a tout dit. La bureaucratie étouffe l’hôpital. Au plus fort de la pandémie de Covid-19 les gratte-papiers, dépassés par l’ampleur de la crise, avaient laissé - un peu - la bride sur le cou des soignants. Tout est relatif, car en avril dernier le même Philippe Juvin se plaignait du poids de la bureaucratie : « L’empilement des strates administratives, des sous-chefs et des petits chefs, des ordres et des contre-ordres, nuit à la lutte contre le virus. »

Une étude parue le 5 janvier dans « European Journal of Clinical Investigation », une revue scientifique de notoriété moyenne, signée du Pr John Ioannidis, un ponte de l’épidémiologie à Stanford, dont les travaux font autorité (il est même l’un des scientifiques les plus cités au monde), suggère que le confinement et la fermeture des entreprises et commerces n’apportent rien de plus, en termes de baisse du nombre de cas de contaminations, que les simples mesures barrières du type port du masque, lavage des mains et distanciation sociale.
Marc Rousset
Très volatile, avec un indice VIX en hausse de 18 % suite à de puissants mouvements spéculatifs, Wall Street a sombré, vendredi, dans le rouge. Le titre de la chaîne de magasins vidéo GameStop, à l’origine des turbulences, repartait en nette hausse de plus de 70 %, à 335 dollars, après avoir perdu 43 %, la veille. Une armée de 3 millions d’investisseurs amateurs, le sous-groupe « WallStreetBets » du site Reddit, a décidé en effet d’acheter massivement l’action GameStop pour punir les fonds spéculatifs (hedge funds) en les prenant à leur propre piège sur le marché à terme. La Bourse de Paris a clôturé aussi en forte baisse de 2,02 %, sa pire semaine, en trois mois.