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l'information nationaliste - Page 4556

  • Mantes-la-Jolie : un guet-apens avec plus de 100 individus, des blessés et… « aucune interpellation » ?

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    Je n’ai aucune compétence judiciaire ou policière. Simple citoyen, je vois défiler, depuis des années, au sujet des violences qui embrasent régulièrement le pays, toujours les mêmes séries de faits, avec exactement les mêmes éléments de langage – et de réalité – dans la presse. Ainsi, pour les féminicides, le conjoint ou l’ex était déjà violent, souvent connu de la police et de la Justice, mais celle-ci n’a pas réussi à le mettre hors d’état d’assassiner sa femme. Pour les attentats, les terroristes radicalisés étaient aussi connus, parfois signalés, parfois fichés S, mais là encore, la Justice n’a pas su, ou voulu, éviter le passage à l’acte meurtrier. Et puis, pour les pièges tendus par des « jeunes » de banlieue aux pompiers et aux policiers, on a, aussi, toujours le même scénario : la voiture qui brûle comme appât, le coup de fil, les pompiers escortés et le guet-apens. À Mantes-la-Jolie, c’est encore ce qui s’est produit, jeudi soir.

    Certes, on retrouve toujours les condamnations des ministres, dont l’un, Laurent Nuñez a reconnu que c’était une « attaque extrêmement violente ». Certes, la Justice a ouvert une enquête pour « violences avec guet-apens, arme et en réunion », « participation à un groupement formé en vue de la commission de violences » et « outrages » sur personne dépositaire de l’autorité publique.

    Mais on retrouve aussi, dans le compte rendu de ce « fait divers » par 20 Minutes, la phrase fatidique : « Aucun individu n’a été interpellé. »

    Et le simple citoyen de s’interroger. Pourquoi ? La nuit était trop noire ? Les individus cagoulés ? Et ceux qui sont allés directement aux urgences après leur petite attaque ? Ou bien fallait-il laisser retomber la tension ? Permettre à ces jeunes de retrouver leurs esprits après leur coup de feu ? Par crainte d’un embrasement ? Parce que la Justice avance à son rythme ? Parce que la police, déjà contrainte de battre en retraite, n’aurait pas les moyens de ? Il faudra, un jour, nous le dire. Sinon, le simple citoyen se fera son idée. Mais toutes ces raisons cumulées n’ont rien de rassurant. Surtout quand on sait comment la Justice et la police, par exemple lors de manifestations de gilets jaunes, ont procédé à des interpellations « préventives » en mobilisant des moyens exceptionnels, on s’interroge.

    Et le simple citoyen pourrait se dire, un jour : si la police ne peut pas, alors… Alors qui ? L’armée ? Mais peut-être que les chefs de la police, et les hommes au-dessus d’eux, ceux pour qui ces choses qui se déroulent dans l’espace public sont un petit peu l’affaire quand même, s’interrogent aussi : alors qui ? Alors quand ?

    Frédéric Sirgant

    https://www.bvoltaire.fr/mantes-la-jolie-un-guet-apens-avec-plus-de-100-individus-des-blesses-et-aucune-interpellation/

  • Philippe Pascot sur le référendum ADP: «Tout est fait pour qu’on n’en parle pas»

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    896.000 soutiens au référendum contre la privatisation d’ADP, ont été enregistrés mercredi 23 octobre par le Conseil constitutionnel. Sputnik a interrogé Philippe Pascot, figure des Gilets jaunes et l’un des plus fervents partisans de cette consultation.

    La mobilisation avait débuté sur les chapeaux de roue le jeudi 13 juin. 125.000 soutiens avaient signé dès le premier jour la consultation par Internet en faveur de la tenue d d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP).

    Ceux-ci déchantent quelques mois plus tard. Car ce 23 octobre, le Conseil constitutionnel annonçait avoir enregistré 896.000 signataires, soit moins de 20% des suffrages requis le 12 mars 2020, c’est-à-dire 4.717.396 noms. Des chiffres globalement corroborés par les compteurs indépendants comme celui de CheckNews ou du site de l’adrip.

    De nombreux partisans du référendum se sont plaints de l’opacité et du manque d’information qui entourent cette consultation. Philippe Pascot, auteur de Mensonges d’État (éd. Max Milo) et Gilet jaune régulier, en fait partie et ne mâche pas ses mots envers le gouvernement. Il a répondu à nos questions.

    Sputnik France: Comment expliquer la maigre mobilisation en faveur du référendum sur la privatisation d’ADP?

    Philippe Pascot: «D’abord, ce n’est pas un maigre résultat. Partout dans le monde, aucun RIP, aucun RIC ne demande plus de 900.000 signatures. Déjà de dépasser le million de signatures, comme on va les dépasser, c’est déjà une victoire. Comme il n’y a aucune transparence sur la façon dont Internet gère les signatures, on s’est aperçu, preuves à l’appui, que des gens qui s’inscrivaient disparaissaient soudainement des chiffres. Aujourd’hui, on ne peut plus faire confiance au Conseil constitutionnel. Quand on voit les décisions qu’il a prises, on se pose vraiment des questions sur son indépendance. Je pèse mes mots sur l’indépendance du Conseil constitutionnel, qui, quelque part, de plus en plus, est à la botte du pouvoir.»

    Sputnik France: Appelez-vous le gouvernement à réduire le chiffre requis de 4,7 millions de signatures?

    Philippe Pascot: «Oui, j’appelle à une modification de ce chiffre et à prouver à ces gens-là que ce sont des menteurs en continuant massivement à signer pour ADP. Même si on sait de toute manière que c’est un leurre, si on atteignait quatre millions de signatures, ces gens-là ne respecteraient pas le vote populaire. Depuis quelque temps, ils ne respectent rien de ce que demande le peuple.»

    Sputnik France: Difficile de nier néanmoins que la mobilisation médiatique et populaire n’est pas au rendez-vous?

    Philippe Pascot: «Parce que tout est fait pour qu’on n’en parle pas. Tout est fait pour que les gens n’y aillent pas. Tout est fait, quelque part, pour que la population se détourne de ce problème pour pouvoir dire: “vous voyez, vous vouliez la démocratie, vous ne savez même pas vous en servir”. Le problème, c’est qu’ils ne donnent pas aux gens les moyens de se servir de la démocratie. Donc ils disent “servez-vous de la démocratie”, mais ils font tout pour que les gens ne puissent pas s’en servir. C’est un vrai parcours du combattant de remplir le formulaire ADP.»

    Sputnik France: Les Gilets jaunes ne font plus état de cette mobilisation? Est-ce que vous appelez à une mobilisation sur ce référendum?

    Philippe Pascot: «Ce n’est pas qu’ils n’en parlent plus trop, les Gilets jaunes, c’est qu’on leur a tellement tapé sur la tête, on les a tellement manipulés, on les a tellement montrés comme des terroristes de gauche ou de droite, selon l’humeur gouvernementale, que ces gens-là sont un peu désorientés pour l’instant, mais ne vous inquiétez pas, ça va revenir.

    Des actions, il y en a toutes les semaines, il y a des gens qui, toutes les semaines, descendent dans les marchés pour faire signer les gens. Ils font remplir ça sur papier, parce que sur Internet, c’est un vrai parcours du combattant. Il faut enregistrer les signatures, ils regardent une semaine après si les signatures ont été enregistrées. Et deux semaines après, il y a des signatures qui disparaissent.» 

    Sputnik France: Quel nombre de signatures espérez-vous atteindre avant la mi-mars?

    Philippe Pascot: «On va dépasser le million, quoi qu’ils fassent, malgré le fait qu’ils maquillent les chiffres, nous allons dépasser le million. Rien que le fait de dépasser le million de signatures, c’est une victoire populaire. À mon avis, ils vont annoncer 1,5 million.»

    http://www.citoyens-et-francais.fr/2019/10/philippe-pascot-sur-le-referendum-adp-tout-est-fait-pour-qu-on-n-en-parle-pas.html

  • Les fausses nouvelles contre Donald Trump font pschiiit

    Les fausses nouvelles contre Donald Trump font pschiiit

    9478-20191026.jpgDe Christian Daisug dans Présent :

    Le sensationnel, l’événement, la révélation ne dura que quelques heures : le temps pour les quotidiens de la grosse presse d’étaler sur six colonnes des titres fracassants, le temps pour les chaînes de télévision de remplir leurs journaux du soir en doublant le prix de la minute de publicité. « Trump dans les filets de sa destitution ! » ; « Cette fois, il ne s’en sortira pas ! » ; « Explosif. » ; « Accablant. » ; « Ravageur. » Le plus rageur des tabloïds voulut rester fidèle à sa réputation « coup de poing » en affichant : « Il est cuit. » Adam Schiff, député démocrate, patron du comité des services de renseignement et, à ce titre, maître d’œuvre du processus de destitution contre le président Donald Trump, avait exhibé la veille un témoin qu’il présenta comme définitif. « Il dira tout », souligna-t-il. « Avec lui, Trump n’aura aucune chance de riposter. Il sera confondu par les faits. » On a vu le témoin. On l’a écouté. On a pesé ce qu’il avait dit. Mais rien de spectaculaire ne s’est produit. Le pétard a bien été allumé, mais il était mouillé. Pas de chance. Encore une fake news, une fausse nouvelle – du bluff.

    Le témoin

    Le fameux témoin, c’est Bill Taylor, 50 ans, ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine depuis mai dernier. Les titres des journaux et les flashs des chaînes TV auraient reflété la stricte vérité si Taylor avait confirmé, preuves à l’appui, que Trump menaça le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’annuler une aide militaire de 400 millions de dollars à son pays au cas où des poursuites judiciaires ne seraient pas engagées contre son rival électoral, Joseph Biden ex-vice-président et son fils Hunter, tous deux dangereusement mêlés à une affaire de corruption en Ukraine. C’est le nœud de toute cette affaire. Or, Taylor, n’a rien révélé de substantiel. Il n’a pas sorti l’élément irréfutable capable de dissoudre la défense de Trump et de clouer le bec à ses fidèles. Schiff s’en doutait. Il n’était pas dupe du personnage qu’il jetait en pâture aux médias et à l’opinion. Qu’importe ! Même vide de toute charge explosive, Taylor pouvait lui être utile. La preuve par un stratagème diabolique en trois volets qui fonctionna comme un piège à deux victimes : Taylor lui-même à qui on a fait dire ce qu’il n’avait jamais dit ; les Américains qui ont été – une fois de plus – abreuvés de fausses nouvelles.

    Volet 1 de ce stratagème : dans une salle annexe du Congrès, Schiff réunit à huis clos les membres de son comité et, en son centre, place Taylor qui lit son texte et répond aux questions. Volet 2 : Les propos de Taylor sont sortis de leur contexte, tronqués, caviardés et transformés en rafales accusatrices avant de se voir fuiter en direction de CNN, du New York Times, du Washington Post et d’autres organes aux ordres. Volet 3 : le lendemain, les Américains apprennent que les démocrates sont censés avoir marqué un point crucial contre Trump. Ses adversaires exultent ; ses partisans s’attristent. Les deux camps se trouvent grugés par un manipulateur sans scrupule qui s’est donné le temps nécessaire pour désinformer et intoxiquer tout un pays. Le cynique Schiff n’est plus, dans ce domaine, un amateur. Son scénario est même bien rodé. Il a servi à plusieurs reprises dans la mascarade russe. A chaque fois, Schiff a besoin du secret absolu durant quelques heures, une nuit entière de fermentation et surtout de médias indignes car, bien sûr, eux aussi sont dans le coup.

    Indignation

    Mais aussi habile qu’il soit, Schiff n’a pu éviter dans cette affaire quelques adversaires non négligeables : une poignée d’élus républicains et Taylor lui-même. Dans le comité des services de renseignement, les démocrates sont en écrasante majorité puisqu’ils contrôlent la Chambre des représentants, mais les républicains, très minoritaires, y sont tout de même présents. Enfermés comme les autres dans le huis clos, ils furent comme les autres témoins de l’interview de Taylor. Mais à la différence des autres, eux n’ont pas gardé le silence. Ils se sont même indignés à la lecture de la presse du lendemain. « Taylor n’a jamais parlé du troc 400 millions de dollars contre l’inculpation des Biden », a affirmé Lee Zeldin, élu de New York. « Aucune preuve de pression, de chantage ou de marchandage sur l’Ukraine », enchaîne John Ratcliffe, élu du Texas. Quant à Mark Meadows, élu de la Caroline du Nord, il tempête devant de tels procédés en réclamant la publication immédiate et in extenso de ce qui s’est dit à huis clos. Mais de tous, c’est peut-être Taylor lui-même qui est le plus dangereux pour Schiff. Suivons l’ambassadeur dans ses cheminements parallèles. Il est lié à l’Atlantic Council (cellule de réflexion sur la politique étrangère), qui est financée par Burisma (compagnie pétrolière au centre du scandale Biden), qui elle-même côtoie l’US-Ukraine Business Council (organisme dévolu au commerce bilatéral), qui lui-même compte parmi ses conseillers David Kramer, connu pour sa fraternité d’armes avec Taylor et également pour le rôle pivot qu’il joua dans la diffusion de dossiers mensongers contre Trump. Il serait trop long de pister le bonhomme dans ses nauséeuses complicités. Bornons-nous à noter pour terminer ce profil de faux témoin que George Soros, le subversif qui s’est juré de détruire Trump et l’Occident, finance aussi l’Atlantic Council – et donc Taylor. La boucle est bouclée.

    https://www.lesalonbeige.fr/les-fausses-nouvelles-contre-donald-trump-font-pschiiit/

  • Et la démocratie, Monsieur le Président, c’est l’affaire de qui ?

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    La démocratie idéale revient à placer son sort entre les mains d’un pouvoir politique qui vous le rendra au centuple. C’est un pacte social que l’État doit respecter, faute de quoi une société tombe dans un désordre impossible à maîtriser.

    On est loin de cette confiance.

    La multitude des  – pompiers, policiers, magistrats, militantes de la cause des femmes, infirmières, agriculteurs, commerçants et autres – n’est que l’expression d’une France qui, laissée à elle-même, se plaint d’avoir été abandonnée mais semble en avoir pris acte et use de ces révoltes à répétition pour forcer les portes d’un pouvoir impuissant.

    Ces frondes qui reviennent presque quotidiennement battre les rivages de notre République révèlent le désarroi, voire l’indignation de citoyens qui ont perdu foi en la parole de l’État. Et qui en ont assez des antiennes du genre : c’était pire avant, on ne peut pas tout faire, il n’y a plus d’argent, il faut être patient…

    Si ce mouvement n’est pas arrêté par un pouvoir enfin remis face à ses responsabilités, on ira vers un désastre dont le terrorisme sanglant n’aura qu’à recueillir les débris.

    Morosité crépusculaire, pessimisme exagéré ? Je ne crois pas. À voir l’État si inefficace dans l’accomplissement de ses missions essentielles, à la fois sociales et régaliennes, on ne peut qu’éprouver de l’angoisse. Ce sentiment qu’on nous lâche, que nous sommes condamnés à tout faire nous-mêmes, est profondément déprimant. La crise trop longue des gilets jaunes a été la manifestation paroxystique et anticipée de la conscience de ce délaissement.

    Et à côté de cette dérive dont chacun peut constater les effets, il y a une France officielle qui, comme le village Potemkine, fait semblant d’occuper tout le terrain. Malgré sa bonne volonté, au mieux elle colmate les brèches, au pire elle les aggrave.

    Le constat résigné du président de la République – « Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Dans les services publics, à l’école, c’est mon affaire, […], ce qui se passe dans l’espace public, ce n’est pas l’affaire de l’État ou du président de la République » – révèle sans fard que le pouvoir nous charge de l’essentiel puisque lui-même ne s’en estime plus digne. Je ne suis pas persuadé que cette indifférence qui cherche à se faire prendre pour de la sagesse ne soit pas, d’une certaine manière, à relier au scandale du .

    Le terrorisme intellectuel n’est évidemment pas de même intensité que celui, mortifère, de l’islamisme mais il fait couler dans les veines de notre société un poison délétère.

    Le scandale tient, par exemple, à l’impossibilité pour Sylviane Agacinski – remarquable philosophe invitée à l’université de Bordeaux Montaigne – de pouvoir faire sa conférence sur la PMA et la GPA à cause de menaces émanant d’un syndicat d’étudiants et d’associations sur la même ligne. Il aurait été intolérable que cette personnalité, dont la mesure, la finesse et l’intelligence sont éclatantes, vienne traiter de ces thèmes et dialoguer alors qu’elle est « une homophobe notoire » (sic !). Sylviane Agacinski qui offre, dans un univers où la pensée dominante est contraire à la sienne, une bienfaisante dissidence est ainsi empêchée, à cause de la lâcheté aussi des décisionnaires universitaires, de parler librement. Ce sont ces petits maîtres minoritaires qui imposent leur misérable police, leur odieuse dictature.

    Et on cède. Et on lâche !

    Je comprends que cette philosophe soit révulsée par ce « terrorisme intellectuel » que, pour la première fois, elle subit et qui, justement, l’effraie.

    Et pendant ce temps, le CSA avertit à tour de bras, semonce les radios et les télés, et on s’inquiète paraît-il de la présence médiatique de l’extrême droite ! C’est grotesque.

    Un danger imaginaire cache un étouffement trop réel. Mais contre celui-ci, non seulement on ne veut rien faire, mais on n’est pas loin de lui octroyer par principe une honorabilité.

    Triste République qui, d’abandons en scandales, perd la tête et nous indigne quand elle ne nous apitoie pas.

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/et-la-democratie-monsieur-le-president-cest-laffaire-de-qui/

  • Un langage prophétique contre le gaspillage : des paroles de 1974 toujours valables - et même plus - aujourd'hui...

    (Vu - et apprécié - sur la page facebook de notre ami Jean-Philipe Chauvin)

    Ecoutez cet entretien prophétique des années 1970 : il est véritablement annonciateur des problèmes que la société de consommation et de croissance crée, entretient et propage !

    "La France devra peu à peu cesser une économie basée sur le gaspillage des matières premières et de l’énergie." : nous sommes en 1974 et Claude Guillemin, géologue et spécialiste de la gestion des ressources, tient un discours anti-gaspillage qui n’a pas pris une ride.

    Il n'est pas encore top tard pour réagir !

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/24/un-langage-prophetique-des-paroles-de-1974-valables-aujourd-6185079.html

  • Recomposition – Le populisme comme nouvelle force politique (2/4) (billet invité)

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    Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne  », suite de la 1ère partie

    Le populisme de gauche : entre le Charybde de la trahison et le Scylla de l’indigénisme :
    Alexandre Devecchio consacre un chapitre au populisme de gauche : si la plupart des populistes sont placés à droite de l’échiquier politique, la thématique d’un retour aux réalités du peuple contre des élites déconnectées et ignorantes, la redécouverte du patriotisme, la protection contre des influences supra-nationales, se retrouvent dans les discours de Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, Jean-Luc Mélenchon en France, ainsi que dans plusieurs pays d’Amérique latine.
    Le responsable du Figaro Vox traite de ce sujet sur le ton de l’humour et de l’ironie, saillies qui se révèlent amplement méritées.
    Le populisme de gauche a pour l’instant toujours échoué, fracassé sur deux écueils opposés, véritables Charybde et Scylla empêchant son émergence.
    Soit il trahit son objectif d’origine, comme le firent Podemos et surtout Syriza, et se rallient dans ce cas au discours mondialiste d’autant plus violemment qu’ils s’y sont opposés, allant jusqu’à l’excès de zèle caractérisé.
    Soit il s’enferre dans une autre impasse, celle du discours indigéniste et communautariste, abusant d’une victimisation de certaines minorités qui dégénère en racisme inversé, tout ce qui est blanc, occidental et traditionnel devenant l’ennemi à abattre. C’est la mésaventure que vit aujourd’hui la France Insoumise, déchirée entre son aile républicaine maintenant minoritaire et des activistes indigénistes qui ont préempté le mouvement.
    Une telle récupération fait des populismes de gauche l’allié des islamistes, tenant un discours plaintif en superficie, menant une stratégie d’infiltration et de noyautage de toutes les institutions républicaines avec une très inquiétante efficacité.
    Alexandre Devecchio est d’autant plus à l’aise pour dénoncer cette supercherie que son précédent livre démonte très bien les mécanismes pervers des institutions censées représenter les musulmans de France, presque toutes récupérées par la mouvance Frériste.
    Ceux qui dénoncent de tels agissements avec le plus de lucidité sont souvent d’ardents républicains issus de l’immigration nord-africaine, ayant vu les dégâts commis par le FIS en Algérie et leur extrême habileté à s’emparer de tous les leviers gouvernementaux. Boulem Sansal ou Fatiha Boudjahlat sont deux personnalités emblématiques de cette réaction républicaine, pointant avec beaucoup de justesse notre naïveté et notre manque de fermeté vis-à-vis d’une évidente stratégie de conquête du pouvoir par les Frères Musulmans en France.
    Faute d’écouter ces alertes, beaucoup de populistes de gauche laissent leur mouvement se faire phagocyter par les indigénistes, mélangeant allégrement les défenses antinomiques de toutes les minorités, par exemple l’activisme féministe et gay avec le communautarisme musulman. Impossible de leur faire remarquer que l’espérance de vie d’une féministe ou d’un homosexuel dans un pays dominé par des indigénistes musulmans serait de quelques jours, la gauche communautariste n’en est pas à une contradiction près.
    Cette double impasse semble d’autant plus étonnante qu’une aile gauche du populisme pourrait très bien se frayer un large espace politique, si elle se montrait intraitable sur la défense des principes républicains. La tentative de Jean-Pierre Chevènement avec le Mouvement des Citoyens ou sa continuation spirituelle par un Arnaud Montebourg indique un chemin beaucoup plus prometteur, souverainiste et républicain, mais demeure curieusement en déshérence.
    Alexandre Devecchio dresse un constat sévère des tentatives de populisme de gauche, volée de bois vert méritée pour ceux qui n’ont rien su produire d’autre qu’un reniement au carré ou une démagogie communautariste faite d’un mélange de lâcheté et de clientélisme.
    De la Tea-Party à l’indépendance Américaine : un pied-de-nez aux mondialistes quant au fer de lance de la société ouverte
    Dans le chapitre suivant, l’anecdote déjà mentionnée concernant Steve Bannon et l’histoire de son père s’inscrit dans un mouvement politique américain de grande ampleur : le phénomène du « Tea Party », avant-garde d’une droite populaire aux Etats-Unis qui préparait l’avènement de Trump.
    Alexandre Devecchio rappelle l’origine historique du mouvement, inscrite dans son nom lui-même. La « Boston Tea Party » était une révolte menée par des négociants en thé Bostoniens en 1773 contre le Parlement Britannique, soit trois ans avant la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.
    La protestation est née des taxations abusives sur le thé décidées par l’Angleterre contre ce qui n’était pour elle qu’un agglomérat de 13 colonies. Tandis que le thé américain était lourdement imposé, celui de la compagnie des Indes ne subissait aucun impôt. Les négociants bostoniens menèrent une révolte consistant à jeter par-dessus bord la cargaison de trois navires anglais de la compagnie des Indes.
    Affirmation d’une indépendance naissante, colère populaire allant jusqu’à l’action musclée, protestation contre un pouvoir lointain et ignorant de leur vie locale, déclenchement par un impôt abusif : la Boston Tea Party a plus d’un point commun avec la révolte des gilets jaunes.
    Certains crurent d’ailleurs que le mouvement français pouvait être le démarrage d’un mouvement à la fois libéral, populiste et conservateur, car provenant d’un abus fiscal évident. Mais nous sommes en France, et les gilets jaunes furent rapidement récupérés par des mouvances très à gauche, réclamant des subventions plus qu’une baisse généralisée des taxes.
    Aux Etats-Unis, cette aile droite du parti Républicain gagna en influence et en résultats électoraux, culminant avec des personnalités telles que Sarah Palin, dont le style simple et gouailleur aurait dû alerter sur la possibilité d’une victoire de Trump quelques années plus tard.
    Si l’actuel président des Etats-Unis n’est pas entièrement l’héritier du Tea Party - ce dernier incluant un fort puritanisme religieux cadrant mal avec les frasques extra-conjugales de Trump - la demande d’un retour aux valeurs profondes de l’Amérique et la proximité avec les classes modestes préfiguraient déjà l’impensable victoire.
    Tous ceux qui veulent prendre la peine de comprendre le mouvement populiste dans tous les points du globe doivent se rappeler que sa matrice historique est la révolte d’hommes réclamant leur indépendance et l’affranchissement d’un pouvoir perçu comme éloigné et arbitraire.
    Il faut se souvenir que ce mouvement est la mèche qui allumera trois ans plus tard la naissance des Etats-Unis d’Amérique, considérés longtemps comme le fer de lance de la société ouverte par les mondialistes : un joli pied-de-nez historique rappelé par Alexandre Devecchio, montrant que la défense des libertés doit se garder de tout manichéisme.
    Populisme 2.0 : comment les modernes se sont retrouvés archaïques
    Le populisme s’appuie également sur la désintermédiation, note Devecchio. Tous ont pu vaincre électoralement en rompant avec les relais politiques traditionnels et avec les corps intermédiaires : syndicats, pouvoirs politiques locaux, media officiels. Ils sont devenus pour cette raison maîtres de la digitalisation, de l’emploi massif des réseaux sociaux et de leur forme de démocratie directe.
    Là encore, l’histoire réelle se venge de ceux qui ont cru forcer sa direction : les outils considérés comme emblématiques de la mondialisation et du progressisme sont devenus le meilleur terrain de ceux qui les contestent. Au point que les réseaux sociaux qui faisaient partie au départ du tableau lénifiant et kitsch de la mondialisation heureuse sont maintenant inclus dans la diabolisation du populisme.
    Les réseaux sociaux ont à ce titre joué le rôle de révélateur des véritables intentions des mondialistes : ces derniers sont visiblement beaucoup plus attachés à établir un monopole absolu de droit à penser et à publier qu’à défendre une véritable pluralité d’opinions.
    La désintermédiation se révèle être une tendance lourde du monde politique futur, que cela nous plaise ou non. Devecchio fait remarquer qu’Emmanuel Macron comme Barack Obama y ont tout autant fait appel que les populistes, captant la popularité d’un affranchissement des circuits politiques officiels. LREM a beaucoup insisté lors de sa campagne sur sa nature « anti-système », revendiquée tout autant que le font les populistes.
    L’émergence des réseaux sociaux dans le débat politique est riche d’enseignement sur la nature du mondialisme. La « modernité » du mondialisme peut être comparée à celle que les hyper-marchés présentaient dans les années 1970 : à cette époque, les immenses surfaces commerciales donnant dans le gigantisme représentaient le parangon de la modernité, les petits commerces étant l’archaïsme voué à disparaître. Les hyper-marchés étaient une sorte de concrétisation du rêve mondialiste : temples du consumérisme, l’on y trouvait de tout, l’accès en était totalement fluide, cumulaient les produits de toutes origines. L’ère de la consommation de masse devait s’imposer invinciblement comme les rêves de Francis Fukuyama.
    Mais rapidement, une demande de commerces de proximité, de relations fondées sur la réputation et la connaissance locale, d’échanges incluant un sentiment d’appartenance, revinrent en force. Aujourd’hui, rien de plus ringard que les hyper-surfaces commerciales. L’ancienne culture des commerces cultivant une forte identité locale redevient la tendance future.
    La mondialisation ressemble aux hyper-marchés de masse : impeccables dans leur principe de fonctionnement, mais froids, indifférenciés, de taille inhumaine : l’hyper-globalisation mène aussi à la standardisation de masse, à un monde où rien de saillant n’émerge. L’émergence des populismes est comparable à la revanche des commerces locaux de forte identité qui relèguent les hyper-marchés dans l’archaïsme.
    La résonnance entre populisme et outils du web s’explique très bien de cette façon. Un contresens fait de l’internet un média de masse, comme le furent la radio, la télé ou les journaux à grands tirages. Or le web est précisément l’inverse d’un média de masse : il est plutôt la réalisation de la culture des fanzines, ces publications locales de la contre-culture des années 1970, qui restaient confidentielles, car de tirage artisanal.
    Réalisant le rêve des fanzines, les moyens modernes permettent à un simple particulier de disposer de moyens éditoriaux et de diffusion aussi puissants que ceux de la grande presse. Les blogueurs d’influence peuvent bénéficier d’une audience comparable voire supérieure à celle des journaux nationaux. Le web propose une information totalement individualisée et personnalisée, à la carte, que chacun se compose, c’est-à-dire l’inverse exact d’une information de masse diffusée similairement à des millions de personnes en même temps.
    Le succès du populisme sur le Web ne réside que marginalement dans les usages pervertis qui en sont faits, mais beaucoup plus dans une affirmation de fierté et d’indépendance permettant la pluralité, a contrario de la standardisation obligatoire de l’information voulue par le mondialisme.
  • L’islam est une idéologie qui repose sur une imposture historique

    Odon Lafontaine était l’invité de Louis Daufresne, dans l’émission “Le Grand Témoin” sur Radio Notre Dame le 22 octobre. Au-delà de quelques considérations banales sur le voile, l’entretien a permis de revenir sur les origines de l’islam :

    https://www.lesalonbeige.fr/lislam-est-une-ideologie-qui-repose-sur-une-imposture-historique/

  • Recomposition – Le populisme comme nouvelle force politique (1/4) (billet invité)

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    Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne  »

    « Recomposition », le dernier ouvrage d’Alexandre Devecchio publié depuis le 5 Septembre, aborde un sujet constamment scruté et commenté dans les média : l’émergence des populismes dans le monde politique.

    Il peut paraître difficile d’écrire et publier un ouvrage sur ce thème, qui occupe déjà fréquemment les colonnes journalistiques et alimente nombre de politologues, philosophes ou sociologues : l’essentiel n’a-t-il pas déjà été dit ?

    L’originalité – et le grand intérêt de « Recomposition » - est de montrer que non, justement, la plupart des analystes sont passés à côté de l’essentiel.

    Nul sujet n’a été récemment plus analysé que l’émergence des populismes, mais étrangement beaucoup tournent autour plutôt que de le traiter. Nombre d’articles sont des critiques acerbes du populisme, des alertes à la démocratie en péril, des dénonciations d’une loi de la rue menaçant nos institutions, voire d’attaques personnelles sur le style de telle ou telle personnalité. Mais très peu prennent la peine de qualifier au préalable ce qu’est le populisme, ni de tenter de comprendre les raisons de son émergence.

    Comme trop souvent, les media mainstream cèdent à l’émotion avant l’analyse, au jugement de valeur avant la description factuelle, à la posture avant la compréhension des causes et des effets. Une attitude d’autant plus cocasse qu’ils s’intronisent trop souvent comme l’élite de la réflexion, reprochant aux populismes de privilégier l’instinct et le ressentiment.

    Fidèle à la méthode qu’il employait déjà dans « Les nouveaux enfants du siècle », Alexandre Devecchio décrit longuement - en suspendant son jugement - le phénomène populiste avant d’y voir une menace ou un bienfait. S’il livre quelques verdicts à la fin de son livre, cette humilité devant les faits lui permet de délivrer l’un des rares diagnostics nuancés concernant cette nouvelle vague politique. Le populisme requiert de voir au-delà des apparences, de comprendre que derrière des personnalités au comportement et au style controversés, des questions bien plus authentiques sont posées par leurs électeurs.

    De la singularité historique au nouveau courant politique

    Le livre ouvre sur l’émergence des gilets jaunes, afin d’illustrer une première caractéristique du populisme : aucun membre de l’élite globalisée ne l’a vu venir. Le populisme est apparu comme une singularité historique, un point de rebroussement aberrant planté au milieu de la marche de l’histoire, qui devait être nécessairement mondialisée, détachée des nations et de la mémoire des peuples au point de les faire disparaitre.

    Aux états-nations devait se substituer un ordre bâti sur deux piliers : un droit universel prévalant sur les gouvernements nationaux, un consumérisme généralisé qui devait apporter prospérité et entente entre les hommes par l’effet pacificateur du commerce. Dans cette vision, le marché devient la norme se substituant à toute valeur et toute morale : toute philosophie politique ou éthique devient une vieillerie à jeter aux orties, remplacée par les deux idéaux absolus que sont la « Théorie de la Justice » de John Rawls et la main invisible d’Adam Smith.

    Alexandre Devecchio rappelle que cette vision messianique a des pères fondateurs : Francis Fukuyama qui voyait dans les démocraties libérales mondialisées la fin de l’histoire, un horizon indépassable cinquante ans après que Sartre eût dit la même chose du marxisme, et plus antérieurement Emmanuel Kant et son rêve de paix perpétuelle et cosmopolite.

    Aucun des thuriféraires de la mondialisation heureuse ne remarqua une chose, bien avant l’émergence des populismes. Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, l’un des penseurs contemporains considérés comme le continuateur le plus profond du libéralisme politique, Karl Popper, avait forgé un indicateur certain de détection de tout totalitarisme : quiconque s’arroge le sens de l’histoire et a fortiori sa fin, s’engage de façon certaine sur le chemin de la servitude.

    Fukuyama lui-même le reconnaissait, sa vision philosophique s’enracinait dans un déterminisme historique hegelien, tout comme le marxisme. Ce qu’aucun penseur mondialiste n’a aperçu, c’est que leur vision étant totalisante, elle devient de fait totalitaire. Les hérauts des visions grandioses de l’histoire, des lendemains qui chantent et des fins inéluctables sont voués à être tôt ou tard les instruments de l’oppression, quelles que soient les bonnes intentions du paradis qu’ils promettent, celui de la fraternité marxiste comme celui du grand marché globalisé.

    Les mondialistes chutent de fait sur leur point de faiblesse : ils sont représentés par des esprits aussi brillants qu’ils sont superficiels. Leur absence de culture historique et philosophique leur fait ignorer que nombre de penseurs du libéralisme dont ils se réclament auraient fermement condamné leur prétention à la vérité absolue et aux « cercles de la raison ».

    Ce que le livre d’Alexandre Devecchio décrit très bien, est que le populisme est une réaction à cette chappe de plomb et devient de ce fait une manifestation de liberté et d’indépendance. Ceux qui voient dans le populisme une menace pour nos démocraties et s’auto-intronisent hérauts de la liberté n’ont pas conscience de leurs propres violations flagrantes des libertés publiques. Si l’on fait l’effort de regarder au-delà du miroir, les populistes présentés souvent par la presse mainstream comme des dictateurs en puissance sont plutôt la manifestation – certes désordonnée et chaotique – d’une liberté qui ne veut pas passer sous le joug mondialiste.

    Devecchio n’est pas manichéen dans sa défense : il n’ignore rien des dérapages possibles du populisme : légiférer en temps réel par la démocratie directe, instaurer un autoritarisme d’état affaiblissant l’indépendance des pouvoirs, essentialiser des minorités ethniques ou religieuses pour les opprimer sans distinction.

    Mais force est de constater que les leaders populistes ne peuvent être confondus avec les dirigeants des « démocratures » : les premiers ont pu choquer par leur style mais n’ont remis en cause ni l’alternance électorale ni les fondamentaux des libertés civiques et de la liberté de conscience, que les seconds piétinent allègrement. Salvini n’est pas Xi Jinping, Orban n’est pas Erdogan.

    Bien évidemment, les adversaires des populistes entretiennent savamment cette confusion, pratiquant un grossier amalgame qu’ils reprochent si souvent aux discours autres que le leur. Comme le souligne Devecchio, il est extrêmement dangereux de mettre dans le même sac populistes et dictateurs affirmés. En jetant ainsi le bébé avec l’eau du bain, la part de vérité que renferme l’alerte populiste sera forcée au silence, provoquant une contre-réaction beaucoup plus dangereuse et cette fois réellement dictatoriale.

    Par ailleurs, il faut constater que les défenseurs auto-proclamés de la société ouverte n’ont en rien échappé à la tentation autoritaire, ni à la collusion des pouvoirs, ni à la violation flagrante de la démocratie. Dans ce domaine, il est même possible de montrer qu’ils ont fait bien pire que les populistes, particulièrement en France. Ainsi, Alexandre Devecchio rappelle quelques faits : La répression d’une violence sans précédent des gilets jaunes – quoi que l’on pense de la légitimité de ce mouvement - l’incroyable soumission du parquet en matière judiciaire vis-à-vis de l’exécutif, les tentatives grossières et maladroites de contrôle du contenu des réseaux sociaux voire de la liberté de la presse, le non-respect d’un vote démocratique tel que celui de 2005 sur la constitution européenne, ont été commis par des gouvernements se voulant les adversaires des dérives populistes.

    Le populisme : une notion vague à définir pour éviter les contresens

    Alexandre Devecchio propose une définition du populisme : travail difficile car le mouvement prend de multiples formes, mais indispensable si l’on souhaite discerner ce qui est à prendre d’eux et ce qui nécessite des réserves.

    Renouant avec notre héritage civique grec et romain, il rappelle que le peuple peut être considéré comme demos (communauté civique), ethnos (communauté ethnique et culturelle) et plebs, ceux qui par opposition aux patriciens constituent ce que nous appelons de nos jours les classes modestes ou populaires.

    Le populisme en appelle à ces trois dimensions de ce qui constitue un peuple, synthétisant la notion républicaine de citoyen, l’héritage identitaire, nullement réduit à une appartenance ethnique mais désignant la transmission d’une histoire et de valeurs communes auxquelles adhérer, sociale enfin, rappelant que le rôle et la dignité d’un gouvernant est de ne pas sacrifier des pans entiers de la population dont il a la charge.

    Ironiquement, cette interdiction de sacrifier une minorité pour un soi-disant bien commun fait partie de la définition de la civilisation par John Rawls. Les mondialistes ont appliqué de façon plus ou moins consciente une raison d’état, c’est-à-dire l’acte de détruire partiellement ou totalement des innocents au nom d’intérêts jugés supérieurs, afin de préserver un ordre estimé indispensable. Peu importe qu’il ne s’agisse plus avec le mondialisme d’une raison d’état-nation, mais d’instances supra-nationales : la mécanique du sacrifice des innocents au nom d’intérêts supérieurs est identique.

    Alexandre Devecchio montre ainsi comment Steve Bannon, dans une interview très émouvante, a vu son père – de milieu modeste - perdre des économies durement gagnées au long d’une vie de droiture et de respect des règles après la crise de 2008, tandis qu’institutions bancaires et élites mondialisées s’indemnisaient grassement, rayant froidement l’épargne des plus démunis.

    John Rawls souligne que tout appel à une raison d’état fait reculer la civilisation de plusieurs millénaires, la ramenant à l’antique culte de Moloch consistant en des sacrifices d’enfants, avant son interdiction formulée dans le Pentateuque [1].

    Lorsque des populations entières deviennent de simples variables d’ajustement de règles comptables, qui plus est pour réparer des fautes qu’ils n’ont en rien commises mais pour renflouer ceux qui s’en sont rendus coupables, le culte de Moloch renait au sein du monde moderne, irruption de la barbarie la plus brutale au sein de ceux qui prétendent être les gardiens de la civilisation.

    Rawls rejoint ici Popper, qui avait déjà dénoncé les sacrifices humains commis par les soviétiques au nom des intérêts supérieurs du parti. De nos jours, ces intérêts supérieurs sont ceux d’un capitalisme financier qui joue à l’encontre d’une majorité croissante de citoyens de tous pays, également contre l’initiative et la création de richesse des entrepreneurs qu’il est censé financer.

    Je ne m’attarderai pas sur l’analyse économique prouvant que l’économie financière fonctionne depuis maintenant deux décennies en circuit totalement fermé, ne remplissant plus son rôle de support d’investissement des entrepreneurs et menaçant l’économie réelle [2].

    Alexandre Devecchio note que les populistes sont quant à eux pragmatiques en matière économique, appliquant tantôt des recettes de tonalité libérale par la réduction des déficits publics, tantôt des mesures protectionnistes ou de relance par de grands programmes publics. Quelle que soit leur doctrine économique, ils ont pour point commun de refuser toute intervention de la Troïka, ce bras armé de la mondialisation composé de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI.

    Force est de constater que tous les pays s’étant pliés aux directives de la Troïka se sont enfermés dans un cercle vicieux d’austérité – récession, tandis que ceux qui sont revenus à un souverainisme économique ont pu retrouver le chemin de la croissance et d’une réduction des déficits évitant de jeter la moitié de sa population dans la précarité.

    [1] Lévitique 20.1 – 20.5

    [2] https://le-troisieme-homme.blogspot.com/2018/01/la-mondialisation-heureuse-contre.html

    https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/recomposition-le-populisme-comme-218362

  • Un progrès sur la question turque

    6a00d8341c715453ef0240a4df3ef6200b-320wi.jpgÀ titre d'information, le lecteur trouvera ci-dessous le texte d'une proposition de résolution n°2356 déposée à l'Assemblée nationale.

    On peut déplorer, certes, que soit écartée de cette démarche, qui se veut unanime, un seul parti, arrivé pourtant en tête du scrutin européen. Sa présidente appartenait jusqu'ici à la commission des Affaires étrangères. Elle vient d'y être remplacée par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, que l'on n'a pas associé non plus à l'initiative. Ce déplaisant sectarisme macronien nous déplaît d'autant plus qu'il ne s'applique ni au stalinien Chassaigne ni à Mélenchon. Je crois pouvoir dire cependant que les exclus n'éprouvent aucune sympathie pour Erdogan...

    N'empêche.

    On doit se féliciter, quand même, de ce relatif progrès, par rapport à la situation de 2009, quand je publiai mon livre sur "La Question turque et l'Europe"[1]où en dehors de deux ou trois parlementaires lucides, la même classe politique et le gouvernement défendaient sans broncher l'idée de l'entrée de ce pays dans l'Union européenne.

    Proposition de résolution portant sur la condamnation de l’offensive militaire turque
 dans le Nord-Est syrien, présentée par Mesdames et Messieurs Gilles Le Gendre, Christian Jacob, Patrick Mignola, Valérie Rabault, Jean-Christophe Lagarde, Philippe Vigier, Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne, députés.

    Exposé des motifs : Les signataires invitent l’Assemblée nationale à solennellement condamner l’offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie et à apporter son indéfectible soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS).

    Le mercredi 9 octobre 2019, la Turquie a lancé une offensive militaire contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), composées de combattants kurdes et de leurs alliés arabes et syriaques. Nous déplorons déjà des centaines de morts, dont de nombreux civils, ainsi que plus de 300 000 déplacés.

    Nous estimons que les hostilités doivent impérativement cesser et les moyens diplomatiques être privilégiés pour permettre une véritable sortie de crise.

    Cette opération, en plus d’entraîner une catastrophe humanitaire majeure, risque de contribuer à une résurgence de Daech dans la région. La Turquie doit immédiatement renoncer à cette offensive qui menace la solidarité internationale et la sécurité collective.

    Nous demandons une action de la France pour soutenir ses amis et alliés kurdes, restaurer la stabilité, et empêcher le chaos sécuritaire dans le Nord-Est syrien.

    Article unique : L’Assemblée nationale, Vu l’article 34-1 de la Constitution, Vu l’article 136 du Règlement,

    Constatant la catastrophe humanitaire en cours dans le Nord-Est syrien ;

    Constatant le rôle essentiel de nos alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la lutte contre Daech ;

    Constatant le risque de déstabilisation majeure au Moyen-Orient que fait actuellement courir l’offensive militaire turque ;

    Constatant le risque de résurgence de Daech ;

    1. Condamne fermement l’offensive militaire turque dans le Nord-Est syrien ;
    2. Demande l’arrêt immédiat des hostilités ;
    3. Affirme son indéfectible soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les kurdes et leurs alliés arabes, qui ont été et demeurent nos alliés dans la lutte contre Daech ;
    4. Invite le Gouvernement français à adopter toutes les mesures à même de soutenir ses amis et alliés kurdes, protéger les populations civiles, restaurer la stabilité, et empêcher le chaos sécuritaire dans le Nord-Est syrien.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1]

    6a00d8341c715453ef0240a4df3ef6200b-320wi.jpgUn livre qui n'a jamais été démenti depuis 10 ans
    Jean-Gilles Malliarakis : "La Question turque et l'Europe".
    Depuis 2014 le parlement d'Ankara a voté la possibilité pour l'armée turque de pénétrer en territoire syrien ou irakien. Alors, l'illusoire alliance entre ce pays et l'occident était à nouveau réaffirmée. Et pourtant les objectifs poursuivis par la Turquie se sont révélés bien différents.
    Or, ce pays reste candidat à l'Union européenne. Et on cherche à rendre ce projet présentable, pour complaire aux sympathisants de l'islamisme. Depuis 20 ans, tous les actes d'Erdogan bouleversent l'illusoire laïcité instituée par Mustafa Kemal..
    ••• Un livre de 190 pages au prix de 20 euros.
    • à commander sur la page catalogue des Éditions du Trident
    • ou par chèque en téléchargeant un bon de commande

    https://www.insolent.fr/