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l'information nationaliste - Page 4591

  • Géopôles – Moyen-Orient : risque de guerre imminent

    Les tensions dans le Golfe persique ont atteint en ce mois de septembre un niveau très élevé pouvant provoquer une guerre générale et une crise pétrolière, et par conséquent économique, mondiale.

    Depuis l’élection de Donald Trump et le changement de cap de la politique américaine vis-à-vis de l’Iran, les accrochages et incidents en tout genre n’ont cessé dans la région. Etouffée économiquement par un embargo très dur, l’Iran tente depuis un an de gesticuler par des représailles contre les intérêts occidentaux dans la région : mines contre des pétroliers, arrestations de ressortissants européens, détournement de navires britanniques… Au début du mois de septembre, ce sont des champs pétroliers et des raffineries d’Arabie saoudite, principale alliée des Etats-Unis dans la région, qui ont été attaqués par des drones et des missiles. Environs 50% des ressources pétrolières de la monarchie saoudienne sont anéanties, tout accuse l’Iran de cette attaque, les menaces de représailles n’ont pas tardé, l’envolée du prix du pétrole non plus.

    Allons-nous vers une nouvelle guerre dans la région, sommes-nous à la veille d’un nouveau choc pétrolier ? ou la montée en puissance de ce conflit débouchera-t-elle paradoxalement sur une négociation et une solution pacifique ?

    Richard Haddad reçoit Houchang Nahavandi, ancien ministre de la monarchie iranienne, ancien Recteur de l’Université de Téhéran, Lauréat de l’Académie Française et ancien professeur des universités de Paris, pour nous éclairer sur les dessous de cette crise, les rapports de force et la tactique des uns et des autres.

    https://www.tvlibertes.com/geopoles-moyen-orient-risque-de-guerre-imminent

     

  • L'affaire Harpon : de plus en plus inquiétant... Les informations de ses clés USB ont-elles été transmises aux terroristes ?

    Une découverte inquiétante : selon Le Parisien et Franceinfo, des clés USB ont été retrouvées au domicile de Mickaël Harpon.

    Elles contenaient des vidéos de propagande de Daech mais aussi - et surtout - des coordonnées et données personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues travaillant à la préfecture de police. 

    Question : Harpon a-t-il "envoyé" ces dossiers, et à qui ?

    "Rétrospectivement, ça fait tout de même froid dans le dos, témoigne l’un des anciens collègues de Harpon auprès du Parisien. On savait qu’il disposait de l’un des plus hauts niveaux d’habilitation de la préfecture. Ça veut dire qu’il était en capacité de savoir tout ou presque des agents qu’il côtoyait au quotidien" : seulement des agents ?

    En somme, sans tomber dans le catastrophisme ni chercher à créer un climat anxiogène, on ne peut que redouter que le terrorisme soit au courant de plein de choses. Car, là et pour l'instant, on nous parle de "données personnelles" de policiers, ce qui est déjà gravissime : mais va-t-on apprendre demain que d'autres clés on été retrouvées qui contiennent des renseignements "confidentiels défense" sur la lutte anti-terroriste (lieux, installations, personnels, méthodes...)...

    Et Castaner qui continue à plastronner...

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/08/l-affaire-harpon-de-plus-en-plus-inquietant-les-terroristes-6181310.html

  • DANS "PRÉSENT" D'AUJOURD'HUI : UN GRAND ENTRETIEN AVEC ROLAND HÉLIE AU SUJET DU RENDEZ-VOUS BLEU BLANC ROUGE DE SYNTHÈSE NATIONALE DES 12 ET 13 OCTOBRE

    3827888103.jpgRoland Hélie, directeur de Synthèse nationale, présente le rendez-vous Bleu Blanc Rouge (13e Journées nationalistes et identitaires) des 12 et 13 octobre prochains à Rungis (propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

    Entretien publié dans les colonnes du quotidien Présent.

    Samedi 12 et dimanche 13 octobre prochains, votre revue Synthèse nationale organise à Rungis ses 13e Journées annuelles. Comment cela va-t-il se passer ?

    Pour la 13e année consécutive, Synthèse nationale organise ses journées nationalistes et identitaires. Mais cette année, il y a du nouveau. Tout d’abord, vu le succès grandissant des précédentes éditions, nous avons décidé de les tenir sur deux jours, le samedi et le dimanche. De plus, en accord avec le président Jean-Marie Le Pen, détenteur du titre et qui sera d’ailleurs présent dimanche 13 octobre, nous les avons intitulées « Le grand rendez-vous Bleu Blanc Rouge », ce qui, n’en doutons pas, évoquera bien des souvenirs aux patriotes et donnera un nouvel élan à ce rassemblement annuel des Français attachés à la défense de la France française et de la civilisation européenne…

    Dans le contexte actuel, il y a beaucoup à faire, ne croyez-vous pas, pour maintenir face au mondialisme triomphant, la volonté nationale et européenne ?

    Tout d’abord, il convient de bien faire la part des choses. Si la « mondialisation », à l’heure des voyages et transports rapides et de l’internet, est un fait, le « mondialisme » destructeur des nations et des identités, lui, est un dogme. Et c’est ce type de dogme que nous combattons.

    Il se trouve que nous sommes français et européens et que nous entendons le rester. Je dis cela sans aucun mépris pour quiconque, mais je pense que notre pays ne doit pas disparaître dans le magma nationicide et ethnocide que veulent nous imposer les promoteurs du monde globalisé dans lequel seuls les profits et la finance seraient les gagnants. Cela aux dépens des peuples qui en paieront très cher les conséquences bien sûr…

    Comment cela se caractérise-t-il ?

    Par le formatage systématique, à l’école comme dans les médias, des cerveaux. Par le grand brassage des populations avec toutes les conséquences néfastes que l’on observe de plus en plus. Par la destruction volontaire des repères, familiaux, sociétaux, historiques, géographiques… En fait, les mondialistes n’ont qu’une ambition, celle de réduire les humains à l’état de consommateurs dociles et bien gavés juste bons à enrichir les multinationales apatrides…

    Que proposez-vous face à cela ?

    Pour nous, il ne peut pas y avoir d’avenir radieux pour notre peuple sans une rupture totale avec le dogme mondialiste. Il faut que la France et l’Europe retrouvent leur liberté et leur identité. Seule une mobilisation unitaire des forces nationales et nationalistes pourra mettre à bas les prétentions de la classe politico-affairiste. Notre devoir à tous est de redonner par tous les moyens à nos compatriotes une conscience nationale et identitaire. C’est dans cet esprit que, depuis la création de la revue Synthèse nationale, en 2016, nous nous battons.

    Revenons au « Rendez-vous Bleu Blanc Rouge » des 12 et 13 octobre…

    Nous essayons de faire en sorte que toute la famille nationale, tout du moins ses composantes qui le veulent bien, se retrouve afin de montrer que, pour nous, les mots « nations » et « civilisations » ont encore un sens. Nous ne demandons pas aux gens de forcément s’unir, nous leur proposons simplement de travailler pour la même cause. Chacun a ses particularités, mais tous ont un dénominateur commun (le plus petit peut-être, mais pas le moindre à nos yeux), celui de l’amour de la France et de l’Europe. Voilà pourquoi, durant ses deux jours, une trentaine d’intervenants, aux sensibilités différentes et parfois même opposées, se succéderont lors des forums ou du meeting final.

    Notre but est de prouver, grâce à ces journées, que le courant national non renié, au sens large du terme, a plus que jamais toute sa place dans le paysage politique et culturel français…

    Dernièrement s’est déroulée à Paris une « convention de la droite » qui a beaucoup fait parler d’elle. N’est-ce pas une sorte de concurrence pour vous ?

    Absolument pas. Il faut que cent fleurs s’épanouissent. Cette convention, comme toutes les initiatives similaires, montre que le curseur se déplace de plus en plus vers « la droite » (employons ce terme pour faire simple) et je m’en réjouis. Nous n’avons pas la prétention d’agir seuls. Si d’autres nous emboitent le pas, c’est tant mieux… Nous, c’est-à-dire l’ensemble des mouvements et associations présents à nos journées, nous sommes le pôle précurseur.

    La situation se détériore de jour en jour. Nous n’avons plus le temps ni les moyens de nous offrir le luxe d’entretenir des querelles stériles. Il est regrettable que certains ne l’aient pas compris et continuent à lancer des anathèmes stériles internes à notre famille de pensée. Bientôt, il sera trop tard si rien n’est fait… C’est aussi pour instaurer un nouvel état d’esprit que nous agissons… Mais, je le rappelle, Synthèse nationale n’est ni un parti ni un mouvement. C’est simplement une revue qui propose… Après, les organisations compétentes disposent.

    Concrètement, comment cela se déroulera-t-il ?

    Ouverture des portes samedi 12 octobre à partir de 14h00. Plus de 70 stands politiques, associatifs, culturels et mêmes commerciaux seront là pour vous accueillir. Trois forums dans l’après-midi : un sur la liberté d’expression animé par Hugues Bouchu, délégué francilien des Amis de SN, avec des victimes récentes de la répression d’État comme Yvan Benedetti, Jérôme Bourbon (Rivarol), Daniel Conversano, Caroline-Christa Bernard, les responsables du Bastion social dissout en mai dernier… Un deuxième sur l’Europe, animé par Gabriele Adinolfi de l’institut Polaris avec l’écrivain Thomas Ferrier et des amis venus de Grèce, d’Italie, d’Espagne, de Belgique et d’ailleurs… Un troisième sur la culture autour de Philippe Randa (EuroLibertés et collaborateur de Présent) avec Anne Brassié, Thierry Bouclier, Pierre Gillieth (Réfléchir et Agir)… De nombreuses autres personnalités participeront à ces forums.

    Le samedi soir, à partir de 19h30, se déroulera un grand banquet patriotique et festif (concert de Dr Merlin et des Feux follets, groupe de folk traditionnel européen, auquel nous vous invitons à participer nombreux (30 euros par personne).

    Le dimanche, ouverture à 11h00 avec un forum sur l’avenir de notre nation et de notre civilisation auquel participeront entre autres Jean-François Touzé, Serge Ayoub, Vincent Vauclin (la Dissidence française) et aussi l’économiste Bernard Monot. Après le déjeuner (restauration et bar sur place), le concert très attendu de nos chères Brigandes (14h30) puis, à partir de 16 h, le meeting final avec Pierre Vial (Terre et peuple), Richard Roudier (Ligue du Midi), Pierre Cassen (Riposte laïque), Alain Escada (Civitas), Thomas Joly (Parti de la France), Martin Peltier (journaliste et écrivain), Roger Holeindre sur lequel nous venons d’éditer un livre-entretien, des amis européens, et, comme je vous l’indiquais, Jean-Marie Le Pen qui nous parlera du deuxième tome de ses Mémoires qui vient de paraître. Je conclurai pour ma part ces journées vers 18h00.

    Ajoutez à tout cela de nombreuses animations ludiques et musicales, les dessinateurs Ignace et Pinatel, des auteurs indépendants et non-conformistes… Bref, vous ne regretterez certainement pas d’être venu. Le programme complet est disponible sur notre site cliquez là

    Un nouveau succès pour Synthèse nationale en perspective ?

    Qui y sera verra…

    Rendez-vous Bleu Blanc Rouge, 13e Journées de Synthèse nationale, samedi 12 (à partir de 14 h 00) et dimanche 13 octobre (à partir de 11 h 00), Espace Jean Monnet 43 rue des Solets à Rungis (94), entrée (pour deux jours) : 10,00 euros. Facile d’accès par RER ou par métro et tram. Parking assuré.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/09/dans-present-d-aujourd-hui-un-grand-entretien-avec-roland-he-6181462.html

  • MANIF POUR TOUS LE RETOUR !

    Reportage réalisé par Le Cercle Richelieu sur "Marchons enfants" qui a eu lieu dimanche dernier.

    Le retour de la manif pour tous contre la PMA et la GPA.

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  • Migrants : des maires appellent l’État à prendre ses responsabilités

    08/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
    Treize maires de grandes villes interpellent le gouvernement sur la situation dans les camps de migrants.

    Ils estiment que l’État ne prend pas ses responsabilités, laissant les collectivités seules face à des situations sanitaires alarmantes.

  • Quand la cinquième colonne islamiste est au cœur de l’État, la confiance n’y est plus

    Quelle ironie, au lendemain de la tuerie islamiste, par égorgement rituel, de quatre personnes dans la préfecture de police de Paris. « Soyons attentifs ensemble ! », proclame, depuis des années, le plan national de sécurité intérieure Vigipirate qui compte, depuis 2016, trois niveaux, selon les circonstances : Vigilance ; Sécurité renforcée – risque attentat ; Urgence attentat. C’est le deuxième niveau qui prévaut, officiellement, depuis le 7 mai dernier et jusqu’au 18 octobre prochain (1).

    Combien de fois, depuis 2015, a-t-on proclamé l’état de guerre, décrété l’état d’urgence, discuté d’un possible état de siège ? Que valent ces bavardages politiques et parlementaires quand des lois de renforcement sécuritaire votées en 2017 ne sont toujours pas appliquées faute de décrets d’application ? Non, la France oisive a oublié ce que c’est que de vivre en état de guerre et les Français vivent au quotidien comme si de rien n’était, du moment que leur bien-être individuel et leurs loisirs ne sont pas remis en cause. Pire : une majorité considère, par fatalisme et déni des réalités, sous l’effet de neurasthénie médiatique et de trépanation idéologique, que ça ne va pas si mal et qu’on n’y peut rien. Le réveil est difficile et ça ne fait que commencer !

    Alors que les médias dominants, avec leurs pseudo-analystes triés sur le volet de l’incompétence, racontent n’importe quoi et cherchent désespérément des explications oiseuses qui pourraient servir de circonstances atténuantes aux frustrés radicalisés, l’auteur de ces lignes, ancien officier de renseignement opérationnel des forces spéciales pendant quinze ans, souhaite partager quelques réflexions frappées du réalisme et du bons sens issus de l’expérience de terrain, par indignation très largement partagée par ses pairs, professionnels en activité ou démobilisés des unités spécialisées de renseignement et de sécurité.

    L’expérience de théâtres d’opérations extérieures, hors territoire national, montre comment des pays en guerre ou en crise, dont certains étaient auparavant des havres de paix sociale et de prospérité économique mais qui n’ont pas vu ou voulu voir la réalité, comme la France d’aujourd’hui, peuvent s’effondrer sous l’effet d’ingérences externes (ici, islamistes) relayées par des complices objectifs internes (ici, par naïveté, incompétence, impréparation, négligence, malveillance). Ce que les policiers français reconnaissent aujourd’hui par « on n’était pas préparés à ça ». On peut véritablement parler de « cinquième colonne », de traîtres, conscients ou manipulés, embusqués à l’intérieur du pays, dont les responsables politiques et les ronds-de-cuir n’ont, eux-mêmes, aucune idée. Les faits sont là, et les signaux faibles et forts qui auraient dû permettre d’éviter ce massacre sont connus, même si d’autres attentats sont occasionnellement déjoués sans qu’on le sache grâce au travail discret, courageux et professionnel de la plupart des opérateurs de terrain. Excuse commode mais irrecevable en l’espèce.

    Quand le ministre de l’Intérieur affirme publiquement, au sortir d’une longue séance de débriefing-cadrage interne, que le meurtrier avait toujours eu « un comportement exemplaire » et n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale » (sic), tout en appelant à la prudence des commentaires, on est en droit de se demander, à la lueur de ce qu’on découvre maintenant sans surprise, si c’est par la seule incompétence qu’on lui connaît, par la tentative irresponsable et mensongère de désamorcer des critiques, s’il prend les citoyens français pour des enfants manipulables ou simplement pour des idiots. Saura-t-on jamais la nature et le volume des informations confidentielles que cet agent, retourné au cœur d’un système de renseignement interconnecté, aura eu le temps de transmettre à ses officiers traitants de groupuscules islamistes, en vue d’autres assassinats et actions de déstabilisation du pays ?

    « Le poisson pourrit par la tête », dit l’adage, et le ver est dans le fruit. Alors que le ministre disqualifié Castaner, qu’on a vu récemment vendre l’expertise française en matière de lutte contre le terrorisme à des pays africains, tente pitoyablement de sauver son strapontin en reportant la faute à une négligence, il est urgent d’acter que l’État français n’est plus à même d’assurer la sécurité de ses citoyens. On ne peut plus se permettre de jouer et de laisser le temps à des bobos-Bisounours amateurs d’acquérir les compétences nécessaires à la direction d’un pays en danger. Les urnes devront parler en conséquence dès 2020. En attendant, c’est à chacun de s’organiser en conséquence, sans faire confiance aux discours publics.

    « Aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur qu’il ne se soit préalablement suicidé », disait l’historien René Grousset (2). À méditer.

    (1) Plan Vigipirate
    (2) Le Bilan de l’Histoire

    Jean-Michel Lavoizard

    https://www.bvoltaire.fr/quand-la-cinquieme-colonne-islamiste-est-au-coeur-de-letat-la-confiance-ny-est-plus/

  • HISTOIRE DE FRANCE : ARRÊTONS LES MENSONGES

    Faut-il débaptiser les lycées Colbert ou réhabiliter les « fusillés pour l’exemple » de 14-18 ? Il n’est pas de mois où l’actualité ne ramène une controverse suscitée par la volonté de certains de réécrire l’histoire de France selon leurs critères politiques et idéologiques. Face à la manipulation du passé par le politiquement correct, défendre l’histoire véridique est un impératif vital.

    Par Jean Sévillia

    Que s’est-il passé, et quand ? Tous ceux qui connaissent l’histoire de l’histoire, ce qu’en langage savant on nomme l’historiographie, savent qu’il a toujours existé des courants différents chez les historiens, déterminant des interprétations divergentes du passé, spécialement du passé de la France. Histoire laïque contre histoire chrétienne, histoire républicaine contre histoire royaliste, histoire marxiste contre histoire nationale, ce sont des débats qui agitaient déjà la Sorbonne dans les années 1900. Ou ne l’agitaient pas quand certaines pages noires étaient ignorées de l’université, comme les tragiques guerres de Vendée de 1793-1794, longtemps occultées parce que cette révolte populaire contredit la légende dorée de la Révolution française. Cependant le phénomène s’est amplifié et même durci, au cours des récentes décennies, sous l’influence de plusieurs facteurs.

    En premier lieu, toute une évolution politique et culturelle, observée à gauche comme à droite, a conduit, sous l’effet de la construction européenne comme du mécanisme de la mondialisation, à considérer le cadre national comme obsolète, voire dangereux, et en conséquence à délégitimer l’histoire de France en tant que telle, à caricaturer en « roman national » le récit de la naissance de la France et de sa destinée millénaire, comme si l’existence d’une communauté nationale française relevait de la fiction, d’une opinion subjective.

    Corrélativement, même si la recherche historique a fait progresser les connaissances dans maints domaines, si bien qu’il n’est plus possible, par exemple, d’évoquer les Gaulois comme le faisaient les manuels de la IIIe République, cette dévalorisation du cadre national a modifié la manière de raconter l’histoire, notamment en milieu scolaire, puisque là où l’école d’autrefois parlait patriotisme et assimilation, celle d’aujourd’hui parle multiculturalisme, ouverture, droit à la différence. Contester cette pédagogie manifesterait, accusent d’aucuns, une coupable « passion identitaire » attentatoire au « vivre ensemble ». Parue en janvier de cette année, l’Histoire mondiale de la France, publiée sous la direction de Patrick Boucheron (Seuil), se flatte d’offrir ainsi une histoire « globale » et « connectée », remplie de bonne conscience progressiste, et qui en vient, comme l’a souligné Pierre Nora, au prétexte de rendre compte de la pluralité des racines de la France, à noyer la spécificité française.

    En second lieu, la succession des lois mémorielles, dans les années 1990 et 2000, a engendré non seulement des revendications particulières ou communautaires dans la lecture de l’histoire, mais aussi des réflexes de judiciarisation des différends, au point qu’en 2005, déjà, une pétition d’historiens de toutes tendances avait demandé l’abolition ou la modification de ces lois devenues, dans certaines mains, des armes incontrôlables. L’appel avait été lancé quelque temps après que les pouvoirs publics eurent renoncé à commémorer le deux-centième anniversaire de la bataille d’Austerlitz, par crainte des foudres de ceux qui ne voient dans Napoléon que l’homme qui avait rétabli l’esclavage à la Guadeloupe…

    En troisième lieu, la démultiplication des moyens de communication, dans notre société high tech, offre une immense caisse de résonance à cette manipulation de l’histoire par le politiquement correct. Car ce ne sont plus seulement les revues spécialisées ou la presse grand public, comme avant-hier, ou le cinéma, la radio et la télévision, comme hier, mais Internet et les réseaux sociaux, de Facebook à Tweeter, qui répercutent les débats historiques, pour le meilleur ou pour le pire, jusque sur les petits écrans que les gens lisent au café ou dans le métro. Or quelle est la valeur d’un avis lapidaire en 280 signes sur un sujet qui a demandé une vie de travail à d’authentiques érudits ?

    Oui, le monde a changé. Oui, notre société a changé. Mais ce n’est pas une raison pour travestir ou réécrire le passé à l’aune des critères politiques, sociaux, psychologiques et mentaux d’aujourd’hui. Que cela plaise ou non, la science historique et ses méthodes de rigueur demeurent irremplaçables. Quant aux historiens qui ne sont pas des idéologues, ils poursuivent leur mission : faire comprendre le passé afin d’expliquer le présent et en tirer quelques lueurs pour l’avenir.

    Les cathares n’étaient pas des saints

    Le dimanche 16 octobre 2016, l’évêque de Pamiers, dans l’Ariège, présidait une « démarche de pardon » dans le village de Montségur où, en 1244, deux cents cathares avaient péri sur le bûcher. En cause, l’intolérance de l’Eglise du Moyen Age qui avait persécuté « des chrétiens pas tout à fait comme les autres » Pas tout à fait comme les autres ? Surprenante litote. Les cathares opposaient dans un dualisme absolu le principe du bien, qui avait enfanté l’esprit, et le principe du mal, qui était à l’origine de la matière. Pour eux, ce n’était pas Dieu qui avait créé l’univers, mais Satan, et Jésus était un ange dont la vie terrestre n’avait été qu’une illusion. L’antinomie avec le christianisme était totale. La religion des cathares, d’autre part, distinguait les croyants, qui conservaient leurs habitudes extérieures, et les parfaits qui vivaient en communauté, observant toutes sortes de rites initiatiques et la plus stricte continence alimentaire et sexuelle.

    Plus qu’une hérésie, le catharisme constituait par conséquent une remise en cause intégrale de la foi chrétienne, de l’Eglise, de la famille, de la propriété et du serment d’homme à homme, fondements de l’organisation féodale. Largement de quoi provoquer la contre-offensive d’une société où l’orthodoxie chrétienne était considérée comme le garant de l’ordre social.

    Pour réduire ce qui s’apparentait à une secte, un vaste effort missionnaire fut mené par saint Bernard de Clairvaux puis par les dominicains, ordre fondé à cette occasion. En 1208, Pierre de Castelnau, chargé par le pape Innocent III de combattre l’hérésie par la prédication, est assassiné, crime dont le comte de Toulouse, qui est favorable aux cathares, est soupçonné d’être le commanditaire. Constatant l’impuissance des méthodes pacifiques, le pape prêche la croisade contre les hérétiques. Puisque le roi Philippe Auguste refuse de mêler la couronne à l’affaire, l’intervention militaire commence en 1209 sous la direction de Simon de Montfort. Contrairement à une idée reçue, l’armée de ce seigneur d’Ile-de-France compte nombre de chevaliers du Languedoc.

    La guerre durera vingt ans, cruelle dans les deux camps : les croisés massacrent les habitants de Béziers en 1209, le comte de Toulouse en fait autant à Pujols en 1213. En 1241, douze ans après la fin de la croisade des Albigeois, conflit politico-religieux qui n’a pas éliminé le catharisme, le nouveau comte de Toulouse, hostile à l’hérésie, met en vain le siège sous Montségur, ultime sanctuaire des cathares. En 1244, c’est l’armée royale qui s’empare des lieux et condamne à mort 225 parfaits (chiffre incertain) qui refusent d’abjurer. Le castrum cathare sera détruit : l’actuel château de Montségur est en réalité une forteresse royale bâtie ultérieurement.

    Michel Roquebert, le grand spécialiste des cathares (1), convient que l’Eglise médiévale n’aurait pu combattre ceux-ci avec d’autres moyens que ceux qu’elle a progressivement mis en œuvre, de la persuasion à l’emploi de la force par le bras séculier.

    1. Michel Roquebert, L’épopée cathare, Tempus, 2007-2008.

    Faut-il brûler Colbert ?

    Au mois de septembre dernier, Louis-Georges Tin, le président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), et le philosophe Louis Sala-Molins publiaient dans Le Monde une tribune dans laquelle, faisant suite au débat lancé aux Etats-Unis par le démontage des statues du général Lee, ils appelaient à débaptiser en France les collèges et lycées portant le nom de Colbert, au motif que le ministre de Louis XIV serait coupable de crime contre l’humanité pour avoir légalisé l’esclavage en édictant le fameux Code noir. En l’espèce, les deux hommes poursuivaient un combat militant qu’ils mènent depuis longtemps.

    Outre ce qu’il y a d’absurde à réduire l’œuvre immense de Jean-Baptiste Colbert à l’ordonnance de mars 1685 « sur les esclaves des îles de l’Amérique », texte que ses services ont préparé mais qui a été mis au point après sa mort, en 1683, par son fils et successeur au secrétariat d’Etat à la Marine, le marquis de Seignelay, considérer le Code noir, expression qui désigne cette ordonnance à partir de la fin du XVIIIe siècle, avec les yeux d’aujourd’hui est un pur anachronisme. Vu en 2017, ce « recueil des règlements rendus concernant le gouvernement, l’administration de la justice, la police, la discipline et le commerce des nègres dans les colonies » est profondément choquant, puisqu’il inscrit l’esclavage dans le droit français. Vu dans son époque, il prend une autre valeur. Le Code noir est conçu alors que l’esclavage est pratiqué outre-mer par toutes les nations maritimes européennes, et au sein même de la société en Afrique et dans le monde arabo-musulman. Dans ce contexte, l’intervention de l’Etat français présente un mérite relatif : des règles sont posées afin d’adoucir le sort des esclaves, esclaves dont la condition servile a précédé le Code noir.

    Jean-François Niort, un universitaire qui enseigne à la Guadeloupe, a publié en 2015, sur cette ordonnance royale, un livre (1) qui lui vaudra d’être accusé de négationnisme parce qu’il contredisait Louis Sala-Molins qui, dans un ouvrage paru il y a trente ans (2), affirmait que le Code noir se fondait sur la négation de l’humanité de l’esclave. Niort montre au contraire que plusieurs prescriptions de ce texte, notamment en matière religieuse, supposaient que le travailleur servile soit considéré comme un homme, et non comme une chose ou un animal (les propriétaires d’esclaves étaient ainsi tenus de les faire baptiser). Jean-François Niort souligne par ailleurs que l’intervention de l’Etat royal, posant des bornes au pouvoir arbitraire des propriétaires, créait les conditions d’une possible évolution de la législation en faveur des esclaves. Il reste que ces derniers étaient apparentés à des biens meubles, un statut indigne que l’évolution des esprits, en Occident, conduira enfin à condamner et à abolir au cours du premier tiers du XIXe siècle. Le Code noir n’avait certes rien d’idyllique, mais encore faut-il le replacer dans son époque.

    1. Jean-François Niort, Le Code noir, Le Cavalier Bleu, 2015
    2. Louis Sala-Molins, Le Code noir ou le calvaire de Canaan, PUF, 1987.

    Marie-Antoinette, reine martyre et star mondiale

    Le 22 novembre dernier, Daniel Picouly, écrivain à succès et animateur de télévision, parlait de ses livres devant un public de lycéens de Nice à qui il expliquait que son roman l’Enfant léopard, prix Renaudot 1999, mettait en scène un garçon de dix ans, son double à l’âge où il était tombé amoureux de… Marie-Antoinette. Peu auparavant, une dépêche informait que la pop star américaine Katy Perry vient de tourner un clip de présentation de son nouveau single, clip dans lequel elle est déguisée en Marie-Antoinette. Une autre dépêche, au même moment, signalait que la pièce The final Hour of Marie-Antoinette’s life (« Marie Antoinette : la dernière heure »), de et avec l’actrice-réalisatrice française Bunny Godillot, fait salle pleine au théâtre The Cockpit à Londres.

    Marie-Antoinette, vedette mondiale : quel retournement du destin pour une femme qui, il y a un peu plus de deux siècles, a été exécutée au milieu des cris de joie de la foule !

    Arrivée en France à quatorze ans et demi afin d’épouser le futur Louis XVI, devenue reine quatre ans plus tard, elle était rapidement devenue impopulaire, pour partie parce que, élevée à la cour de Vienne où le style était beaucoup plus simple et familial, elle avait eu du mal à intégrer les codes de Versailles et s’était laissé emporter par la tentation du luxe et de la frivolité. Accusée d’être dépensière, ce qui était vrai, et de favoriser les intérêts de son Autriche natale, ce à quoi elle ne parvenait pas mais non faute d’avoir essayé, Marie-Antoinette fut détestée à partir de l’Affaire du collier, escroquerie dans laquelle elle n’était pourtant pas coupable.

    Au cours des années précédant la Révolution, ayant compris qu’elle avait nui à la monarchie, elle tenta de s’intéresser à la politique, mais avec maladresse. Conduite de force à Paris avec le roi, en octobre 1789, assignée à résidence, elle correspondit afin de trouver de l’aide, en France ou hors du royaume, échafauda un plan d’évasion avec la complicité du Suédois Fersen à qui la liait une amitié amoureuse, plongea dans le désespoir lors de l’échec de la fuite à Varennes.

    C’est après la prise des Tuileries et l’internement de la famille royale que Marie-Antoinette entama sa mue. Tandis que Louis XVI, lucide sur l’avenir, affichait une sérénité qui était le fruit de son élévation spirituelle, la reine apprit enfin à estimer son mari avec qui elle s’était associée dans l’épreuve, refusant de l’abandonner, fût-ce pour se mettre hors de danger avec ses enfants. Au Temple, la foi chrétienne et la vie de famille étaient dorénavant leur seul recours.

    Pendant le procès de Louis XVI, puis son propre enfermement à la Conciergerie après la décapitation du roi et son procès, la reine, malade et prématurément vieillie, pressentait à son tour qu’elle n’échapperait pas au couperet d’une révolution devenue folle. Repoussant les accusations les plus ignobles (l’inceste avec son fils), condamnée à mort pour ce qu’elle était et non pour ce qu’elle avait fait, cette mère montera à l’échafaud, le 16 octobre 1793, en faisant preuve de la plus admirable dignité. Archiduchesse d’Autriche et reine de France, elle n’avait plus sa place dans un pays livré à la Terreur, et qui faisait la guerre aux rois.

    Deux siècles plus tard, cette sacrifiée est regardée comme innocente par les historiens, et comme une icône par le grand public. Ironie de l’Histoire.

    Ombres et lumières de l’Algérie française

    Même s’il s’est bien gardé de revenir sur le sujet lors de son voyage officiel en tant que Président, à Alger, début décembre, les propos d’Emmanuel Macron, en février 2017, qualifiant la colonisation française en Algérie de « crime contre l’humanité » ont déclenché une vive polémique, à la mesure de l’émotion ressentie par les Français originaires de « là-bas », cette communauté de blessés de l’Histoire. Oublier que le projet colonial a été une idée républicaine et laïque relève d’abord de l’amnésie. Mais dans le cas de l’Algérie, comment dépeindre sous les couleurs du crime contre l’humanité cent trente années d’administration d’un territoire français ?

    L’Algérie française, de 1830 à 1962, ne constitue pas un bloc. Schématiquement, son histoire se résume à trois phases. Première phase, jusqu’en 1847, voire jusqu’à la révolte de la Kabylie en 1871, la conquête. Une opération rude, conduite par des militaires qui avaient gagné leurs galons dans les armées révolutionnaires et napoléoniennes et dont ils appliquaient les méthodes. Cette guerre a fait de 250 000 à 300 000 victimes algériennes. Bugeaud ne faisait certes pas de cadeaux, mais les troupes d’Abd el-Kader ou les Kabyles qui ne faisaient pas de prisonniers menaient une guerre tout aussi féroce. A l’autre bout de la chaîne, la troisième phase, la guerre qui conduira à l’indépendance de l’Algérie, de 1954 à 1962, sera non moins cruelle, se soldant par 15 000 pertes militaires chez les Français et 150 000 du côté du FLN. A l’issue de ce sanglant affrontement, des Français d’Algérie seront victimes d’actes aujourd’hui constitutifs du crime contre l’humanité : environ 15 000 Européens ou musulmans fidèles à la France disparus avant et après le 19 mars 1962, et de 60 000 à 80 000 harkis massacrés.

    Mais entre ces deux phases du début et de la fin, il y a eu un long entre-deux de l’Algérie française. Cinquante ou soixante ans où la relation de domination entre le colonisateur et le colonisé a pu se transformer, se pacifier, jusqu’à engendrer, dans une large partie de la population indigène (mot d’époque), un sentiment d’attraction envers la France.

    L’Algérie française eut ses limites, car elle fut une société à deux vitesses où 900 000 Européens, citadins en majorité, pauvres pour beaucoup, jouissaient de tous les droits de la nationalité et de la citoyenneté, tandis que huit millions de musulmans à la démographie galopante, français depuis Napoléon III mais qui n’avaient obtenu la citoyenneté que par étapes tardives, étaient majoritairement des ruraux qui souffraient du sous-équipement. L’Algérie française, cependant, signifia aussi la création de milliers de routes, de ponts, de barrages et de ports. Ce fut une œuvre sanitaire (132 hôpitaux à la veille de l’indépendance) et une œuvre scolaire qui permettait, en 1960, à 75 % des garçons musulmans et 50 % des filles d’Alger de fréquenter l’école. L’Algérie française, ce fut encore ces gisements de pétrole et de gaz découverts en 1956-1957 et dont vit l’Algérie indépendante. Ce fut aussi une fraternité d’armes franco-musulmane nouée pendant les deux guerres mondiales et pendant la guerre d’Algérie où les supplétifs musulmans de l’armée française représentaient un effectif quatre fois supérieur à celui de l’ALN…

    Une part d’ombre, une part de lumière : rien qui n’autorise les jugements manichéens.

    Le mythe des fusillés pour l’exemple

    Le 11 novembre dernier, à côté des cérémonies à la mémoire des combattants de 1914-1918, se sont déroulées, dans une dizaine de départements, des manifestations d’hommage aux soldats fusillés pendant ce conflit. Depuis qu’en 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, a réclamé, dans un discours prononcé à Craonne, la réintégration « dans notre mémoire nationale des soldats fusillés pour l’exemple », la revendication est récurrente.

    Fusillés pour l’exemple ? La formule entretient la confusion entre deux réalités différentes : d’une part les exécutions qui ont eu lieu sur le front, par décision de justice, pendant toute la durée de la Grande Guerre et d’autre part la répression des mouvements collectifs de désobéissance de 1917.

    Pour un total de 8 millions de Français mobilisés de 1914 à 1918, 2400 condamnations à mort ont été prononcées, dont 600 exécutées – chiffre à rapporter aux 1,4 million de tués au combat. Les motifs étaient divers : abandons de poste en présence de l’ennemi, mutilations volontaires, désertions, refus d’obéissance, outrages et voies de faits sur un supérieur, mais aussi crimes de droit commun (assassinats, viols). Selon André Bach (1), les deux tiers des condamnés ont été fusillés en 1914 et en 1915. Au cours des premiers mois de la guerre, des mesures sévères ont été prises afin d’enrayer les mouvements de panique dans la troupe, quelques exécutions sommaires ayant même eu lieu. A partir de 1915, la stabilisation du front et l’expérience acquise par les soldats conduisent à supprimer les cours martiales instituées en 1914, à faire bénéficier les inculpés, dans les accusations les plus graves, d’avocats civils, et à leur offrir des garanties : recours en révision, droit de grâce du président de la République.

    Les condamnés dont le recours en grâce a été rejeté n’ont donc pas été arbitrairement « fusillés pour l’exemple » : au regard du code de justice militaire, ils étaient coupables. Cela n’empêche pas, bien sûr, que des erreurs ont été commises. Les injustices flagrantes, une cinquantaine de cas, ont donné lieu, après-guerre, à des réhabilitations officielles, comme pour les sept fantassins du 298e RI exécutés pour abandon de poste, à Vingré, en 1914, alors qu’ils avaient battu en retraite en obéissant à un ordre. Ils seront réhabilités par la Cour de Cassation en 1921. Si cruels soient-ils, ces cas ne peuvent être isolés de leur contexte, celui d’un univers de boue et de sang où chaque jour des milliers d’hommes mouraient ou étaient atrocement blessés.

    Les refus d’obéissance de 1917 constituent un autre sujet. Improprement désignés comme des mutineries, ils résultaient d’une lassitude des combattants alors que la guerre durait depuis trois ans, sans résultat décisif, et de l’échec de l’offensive Nivelle (140 000 hommes tués, disparus, blessés ou prisonniers, entre le 16 et le 19 avril 1917, pour un gain de terrain nul). Selon Denis Rolland, 78 divisions ont été concernées par 161 mouvements de désobéissance de plus ou moins grande amplitude, qui ont touché entre 59 000 et 88 000 participants (2). Sur ces dizaines de milliers d’hommes, 629 ont été condamnés à mort entre juin et décembre 1917, mais seulement 49 des peines capitales ont été exécutées (à quoi s’ajoutent 2873 peines de prison).

    Sur un plan judiciaire, rouvrir ces dossiers alors que les témoins et souvent les pièces ont disparu n’aurait aucun sens. A quoi rime alors cet antimilitarisme rétrospectif ?

    1. Général André Bach, Fusillés pour l’exemple, 1914-1915, Tallandier, 2003.
    2. Denis Rolland, La Grève des tranchées. Les mutineries de 1917, Imago, 2005.

    Jean Sévillia

    Sources :  (Edition du  vendredi 29 décembre 2017)

    https://www.jeansevillia.com/2018/01/02/histoire-de-france-arretons-mensonges/

  • Nouvelle baisse de l’impôt sur le revenu en 2021: c'est non pour Edouard Philippe

    edouard philippe.JPGÉdouard Philippe a écarté dimanche 6 octobre une nouvelle baisse importante de l’impôt sur le revenu en 2021, dans un entretien au Journal du Dimanche

    Édouard Philippe s’est montré catégorique. Il n'y aura pas de nouvelle baisse importante des impôts en 2021, après celle de 5 milliards accordée en 2020.

    "Si vous me demandez si l'on baissera à nouveau l'impôt sur le revenu de 10 ou même de 5  milliards d'euros en 2021, je ne le crois pas !", a déclaré le Premier ministre dans un entretien au Journal du Dimanche.
    Pour le chef du gouvernement, la priorité demeure "la revalorisation du travail". "Nous voulons que le travail paie davantage", a-t-il expliqué. "Ceux qui travaillent doivent avoir un avantage réel sur les autres. Le pouvoir d'achat, il vient d’abord du salaire !", a ajouté Édouard Philippe.

    En avril dernier, à l’issue du Grand Débat, Emmanuel Macron avait annoncé, lors d'une conférence de presse à l’Elysée, une baisse de 5 milliards de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes applicable dés le 1er janvier 2020. Cette baisse concernera 15 millions de Français.
  • Christophe Castaner à l’heure des explications – journal du mardi 8 octobre 2019

    1) Christophe Castaner à l’heure des explications

    Christophe Castaner plus que jamais sous pression. Cinq jours après l’attaque terroriste à la préfecture de police de Paris, le ministre de l’Intérieur a été auditionné ce mardi pour s’expliquer sur les nombreux dysfonctionnements ayant permis le passage à l’acte de Mickaël Harpon. Une goutte de plus dans le vase de la place Beauvau déjà prêt à déborder.

    2) Les agriculteurs contre le CETA et le Mercosur

    A l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, une mobilisation s’organisait ce mardi pour alerter sur la crise du secteur et les dangers que représentent les accords commerciaux du CETA et du Mercosur.

    3) Syrie : Ankara aux portes du Kurdistan syrien

    Les Etats-Unis ont quitté le nord de la Syrie et laissent, dans une certaine mesure, le champ libre à la Turquie… les Kurdes, eux, apparaissent lésés… le tout sur fonds de crise chez le voisin irakien…

    4) L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/christophe-castaner-a-lheure-des-explications-journal-du-mardi-8-octobre-2019