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l'information nationaliste - Page 4588

  • Jean-Paul Garraud : « Depuis longtemps déjà, on sait qu’il y a des infiltrations de l’islamisme au cœur de l’État ! »

    Jean-Paul Garraud est le magistrat qui porta, en 2015, l’idée d’un parquet antiterroriste après l’attentat du Bataclan. Seule une version tronquée a été mise en place par Emmanuel Macron.

    Aujourd’hui député au Parlement européen (Identité et Démocratie, élu sur la liste du Rassemblement national), il réagit sur la manière dont les autorités en place réagissent à l’attentat de la préfecture de police de Paris.

    Vous êtes eurodéputé RN et magistrat. Vous aviez à l’époque créé le parquet antiterroriste. Craigniez-vous que l’ennemi frappe de l’intérieur comme cela s’est produit lors de l’attentat de la préfecture de police de Paris ?

    C’est à la fois simple et effrayant. Quand on voit la réalité en face, on est accusé par certains d’agiter des peurs. Manifestement, ce qui s’est passé à la préfecture de police de Paris avait été prévu, même si bien sûr, il ne l’avait pas été à cet endroit-là précisément. Ce phénomène était malheureusement très prévisible. Tout le monde sait depuis longtemps qu’il peut y avoir des infiltrations de l’islamisme dans des services au cœur de l’État.
    Cette affaire nous révèle que c’est désormais une réalité. Cela ne concerne pas uniquement la police, mais aussi les forces de l’ordre, les forces de sécurité, les transports publics et bon nombre d’autres secteurs, comme les associations sportives.
    Un simple rapport d’informations rendu par deux députés en juin dernier fait état d’un certain nombre d’éléments qui laissent prévoir des lendemains très difficiles.
    La question est toujours la même : que fait-on ?
    Le président Hollande était le premier à avoir employé le terme de « guerre contre le terrorisme ». Si on fait la guerre, il faut d’abord désigner clairement l’ennemi, le nommer. Le mot “islamiste” n’est employé que depuis peu. Ensuite, il faut se donner les moyens de gagner cette guerre. Ces moyens sont de divers ordres. Le secteur dont je m’occupe le plus sont les moyens légaux. Dans un État démocratique, c’est à la justice d’aller vite et de faire en sorte de prévenir les attentats. D’où mon projet de procureur national antiterroriste.
    Monsieur Macron n’en a mis en place qu’une version tronquée, une version totalement insuffisante. Cette version n’a pas donné la mesure de ce qu’il faudrait faire en la matière.

    On attend une réponse de l’exécutif concernant les questions suivantes : comment prévenir ce type d’attentats ? Où en est-on des radicalisés dans les forces de l’ordre ?
    Selon nos informations, le seul service qui va être auditionné sera la DRPP elle-même, comme si la radicalisation n’existait pas dans les autres services…

    Des responsables dignes de ce nom auraient déjà dû prendre un certain nombre de mesures et devraient tirer immédiatement les conséquences de ce qui s’est passé à la préfecture de police.
    Dans un premier temps, il serait opportun de faire le nécessaire en ce qui concerne les responsables qui ont failli, à commencer par le ministre de l’Intérieur. Monsieur Castaner se cramponne à son poste. Naturellement, le gouvernement ne va pas rentrer dans ce débat-là. Ce serait tout à l’honneur du ministre de l’Intérieur de tirer les conséquences de ce qui s’est passé et de poser sa démission.
    Dans un deuxième temps, il faut en tirer les conséquences dans tous les services de sécurité. Lors de la perquisition réalisée chez cet individu, on a retrouvé des données personnelles de policiers. Et on a tous en tête le drame de Magnanville. Les policiers savent que leur adresse personnelle a peut-être été diffusée à Daesh. C’est d’une gravité totale. Pour autant, on n’en tire comme conséquence qu’une sorte d’enquête interne aux services de police. Cela montre encore une fois qu’on ne prend pas la dimension du problème. Je n’en connais pas la raison. Est-ce de l’incompétence ou autre ? Il est certain qu’il faut faire des enquêtes approfondies dans tous les services de sécurité et il faut se défaire de toutes personnes susceptibles d’être dangereuses pour l’État et pour les autres.

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

  • Foutoir à l'Hôpital

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    Rien ne semble pouvoir enrayer la grogne des urgences : ce sont 40 % des services qui sont en grève, six mois après le début du mouvement. Entre effets d’annonce et mesures comptables, la réponse du gouvernement est cohérente avec le style de Macron : mépris et enfumage.

    1, 83,150, 207 260. ce ne sont pas les numéros du bingo, mais le nombre de services d'urgences qui se sont mis en grève, au fil du temps. Depuis le 18 mars dernier, ce sont donc 40 % des 650 Services d'Accueil et d'Urgence (SAU) qui ont rejoint le mouvement.

    Une mobilisation inédite et silencieuse. Car bien sûr, hormis les banderoles derrières les comptoirs d'accueil et les manifestations, comme celles de la journée nationale de mobilisation du 26 septembre qui a vu des cortèges de blouses blanches un peu partout en France, ces services restent pour la plupart ouverts 24 h/24, 7j/7 et les grévistes soignent les patients. Une mobilisation qui fait tache d'huile, puisque pompiers, médecins hospitaliers et urgentistes rejoignent les infirmiers et aides-soignants.

    C'est l'hôpital Saint-Antoine, dans l'Est parisien, qui a mis le feu aux poudres cinq agressions entre janvier et mi-mars 2019 ont eu raison de la patience des personnels soignants. « Il est grand temps que l'agressivité et la violence dont nous faisons l'objet soient reconnues », réclame une infirmière. Mais rapidement, les syndicats pointent du doigt le manque de moyens « la politique de fermeture de lits que mène l'AP-HP surcharge les urgences de patients », dénonce une autre. Des heures d'attente pour les patients, des salles de pause transformées en chambres, des brancards dans les couloirs, des personnels débordés et épuisés le quotidien de centaines de services d'urgences en France donne raison aux grévistes.

    Un patient-mystère

    En juillet dernier, le député PCF Alain Bruneel a joué les patients-mystère aux urgences de Douai (Nord). Son récit est édifiant. Quand il arrive à 21 h 30 avec de supposés maux de ventre, « plus de 200 personnes, dont 59 enfants, étaient déjà passées dans la journée ». On le prévient 3h 20 d'attente. Il verra un médecin au bout de 6 heures. 6 heures dans la chaleur, sans manger ni boire, des patients accompagnant des personnes âgées aux toilettes, faute de personnel, ce dernier « toujours en mouvement, qui n’arrête jamais », « à bout de souffle », des brancards « en file indienne devant les trois box » de consultation.

    En août dernier, le collectif des urgentistes annonçait un record de durée « d'hospitalisation brancard » à Saint-Quentin, un patient de 70 ans a passé 6 jours et 12 heures sur un brancard, faute de lit d'hospitalisation.

    Face à cette embolie, les demandes des personnels soignants sont simples plus de lits, plus de personnel (la CGT en réclame 10 000), des hausses de salaires de 300 euros nets. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement a tendu une oreille distraite à ces revendications. Mi-juin, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, annonçait fièrement avoir débloqué 70 millions d'euros. 55 étaient affectés à une prime de 100 euros nets pour les personnels et à une prime de coopération pour ceux qui accepteraient de nouvelles tâches, alors que les urgentistes demandaient à être moins débordés. Les 15 millions restant consacrés au recrutement de CDD pour l'été.

    Des demi-mesures qui ne font même pas une demi-satisfaction. L'exaspération monte. Le mouvement, qui en était alors à une centaine de services en grève, a continué à s'étendre.

    Un plan… sans Urgences

    Il ne s'agissait que d'une première étape, avait pourtant affirmé Agnès Buzyn. Au terme d'une « concertation », le gouvernement allait proposer « des mesures concrètes ». Ce sera le « pacte de refondation des urgences », présenté le 9 septembre, avec à la clef 750 millions d'euros « débloqués » sur quatre ans, « à 80% pour des embauches », claironnait Agnès Buzyn. Précisons que ces crédits ne sont pas débloqués, mais réaffectés. En clair, pas un sou de plus pour la santé en déshabillant Pierre pour habiller Paul, on déplace le problème. Les médecins de ville devront réserver des créneaux sans rendez-vous, en échange de la création de 3 500 postes d'assistants en cabinet. Décidément choyés, les médecins libéraux pourront aussi réaliser des examens simples et automatisés (glycémie…) avec, là encore, des aides au financement du matériel. Le plan financera également cinquante maisons médicales, censées désengorger les urgences elles seront tenues par des libéraux.

    Mais le gros morceau de ce plan - 340 millions - devra financer une plate-forme téléphonique chargée d'orienter les patients vers la meilleure structure, hôpital ou médecine de ville, envoyer au besoin une ambulance, voire prodiguer conseils médicaux ou même télédiagnostics. Si les contours de ce Service d'Accès aux Soins (SAS) sont encore flous, c'est en somme « le SAMU couplé avec Doc-tolib », le célèbre site de réservation de rendez-vous médicaux. De plus, avec le 15 (SAMU), le 18 (pompiers), le 112 (numéro d'urgence européen), il y a pléthore de numéros d'urgence. Seront-ils fusionnés ? Le SAS se rajoutera-t-il à la liste ? Mystère.

    Un lecteur attentif aura constaté que dans cette batterie de mesures, manquent, les urgences ! Il n'y est guère fait mention de création de postes ou de lits, ce qui semblait pourtant le plus, urgent. La ministre a bien promis quelques créations, mais surtout « une meilleure gestion des lits d'aval », c'est-à-dire ceux des services vers lesquels sont dirigés les patients après les urgences. « Les gestionnaires de lits c’est pour les chaînes hôtelières, c'est pas pour l'hôpital », rétorque un urgentiste. Le manque de lit en aval est d'ailleurs dû au développement de l'hospitalisation à la journée, pour réduire les coûts. C'est donc sans grande surprise que le mouvement, qui en était alors à 249 sites en grève, s'est poursuivi et étendu.

    Si mieux gérer les ressources existantes est bien sûr louable, Buzyn passe complètement à côté du problème, qui est pourtant simple la France a perdu 100 000 lits d'hospitalisation en 20 ans et 1 300 médecins généralistes en 10 ans. Les Ephad n’ont pas d'infirmier de nuit. Les urgences compensent en partie tous ces manques elles ont pris en charge 21,4 millions de passages en 2017 soit deux fois plus qu en 1996. Et aux SAU comme dans tout l'hôpital, les soignants dénoncent la lourdeur administrative croissante qui pèse sur leur temps de travail. Une soviétisation de la médecine qui touche d'ailleurs toute la santé. Un seul exemple entre numerus clausus et contraintes à l'installation, la France décourage ses étudiants, et importe massivement des médecins étrangers pour compenser.

    Consommateurs de prestations

    Il est néanmoins vrai que les patients sont aussi responsables de la situation ils sont de plus en plus nombreux à venir aux urgences par confort ou pour ne pas avancer les soins, entre autres les immigrés (lire « Invasion migratoire, aux urgences aussi »). Ils utilisent le système de santé « comme ils consomment du Mac Do », dénonce un urgentiste. Buzyn a prévu de rendre le tiers payant systématique pour les médecins de garde et de « responsabiliser » les patients afin qu'ils n'abusent pas du système. Cela - et son hypothétique centre d'appel - suffira-t-il pour baisser de 43 % le nombre de patients se rendant aux urgences, comme elle le souhaite ?

    Rien n est moins sûr. Le plan Buzyn semble surtout vouloir déporter une partie de la charge des urgences et de l'hôpital vers la médecine libérale, dans une logique comptable. Avec près de 30 milliards de dettes et un déficit à 890 millions en 2017 le problème est réel. Mais tandis que Macron déclarait en juin dernier, à Rouen, à une aide-soignante qu’ « il n'y avait pas d'argent, magique » pour l'hôpital, il en a trouvé pour le développement de l'Aide médicale d'État (1 milliard) ou les PME innovantes dans le digital (5 milliards). Les priorités d'un régime se lisent toujours dans son budget et les soignants savent lire.

    Richard Dalleau monde&vie 3 octobre 2019

  • Macron et le fantôme de la fronde

     
    Cent députés de la majorité étaient prêts à publier une tribune contre les propos d'Emmanuel Macron sur l'immigration fin septembre. Ils ont été débranchés.
    Quand les coups de théâtre se tiennent en coulisse, on ne les perçoit pas toujours.
    En cette fin septembre, les proches d'Emmanuel Macron retiennent leur souffle.
    Ils viennent de découvrir que 100 députés de la majorité s'apprêtaient à publier une tribune en réaction  aux propos du président sur l'immigration .
    Cent, c'est le tiers du groupe En marche à l'Assemblée, « cela veut dire qu'on perd notre majorité », glisse un conseiller.
    C'est aussi un acte de rébellion sans précédent, la première fois que des députés ciblent Emmanuel Macron directement, et non plus via Edouard Philippe, l'utile bouc émissaire utilisé jusqu'alors. En cette fin septembre, 100 députés marcheurs sont sur le point de mener une fronde et de renvoyer le président à ses cauchemars Hollandais. Depuis deux ans, le chef de l'Etat était parvenu à faire le contraire de son prédécesseur : sa majorité n'est pas un sujet politique et ne fait jamais la Une des journaux. Des récalcitrants ont eu des humeurs, mais de vraie fronde, il n'y a pas eu. Et si c'était fini ? Pour l'heure, l'opération est « débranchée » et reste en coulisse.
    L'exécutif et la direction du groupe se sont mobilisés pour rassurer les signataires, et leur promettre de travailler les nouvelles mesures immigration avec eux.
    « On a compris que la majorité n'était pas prête. Comme pour le boeuf de Kobe, il faut masser la viande », décrypte un ministre. C'est-à-dire donner des gages et prendre du temps.
    De silencieuse à séditieuse ?
    Ce lundi de  débat immigration à l'Assemblée nationale, Edouard Philippe ne fait pas autre chose. « Nous vous proposons un dialogue, de partager le constat, de construire ensemble la réponse », dit-il.
    L'hémicycle est aux trois-quarts vide.
    La majorité vient de revenir à son état le plus confortable de silencieuse.
    « La manière dont on était entré dans le match pouvait nous foutre en l'air », souffle un responsable de la majorité.
    Tout le monde respire, mais l'épisode a marqué.
    Entre silencieuse et séditieuse, la frontière peut-être fine. Frustrés de ne pas être reconnus, conscients qu'ils ne seront pas réélus, déçus de la politique, en tout cas « intermittents dans leur tête », dixit un conseiller, un tiers des députés ont décroché.
    Ils viennent rarement à l'Assemblée, ils ne tiennent pas de permanence locale, ils attendent que passe le quinquennat, et peuvent le cas échéant se mobiliser contre une action. Frondeurs en puissance, regardés désormais de très près.
    L'immigration a failli les réveiller. Et si l'exécutif a décidé de « masser la viande », le danger reste entier.
    Emmanuel Macron veut bousculer les tabous, suivi par son Premier ministre qui n'hésite pas à employer des mots forts. Il prépare des mesures d'abord réglementaires, pour limiter les passages devant le Parlement.
    Mais cela sera-t-il assez ?
    Ou dit autrement, Emmanuel Macron peut-il politiquement faire sur l'immigration ce qu'il dit qu'il fera ?
    Cécile Cornudet

  • Immigration : le gouvernement devrait se préoccuper de la France plus que du RN

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    Il y a eu des votes sans débat.

    Sur l’immigration, à l’Assemblée nationale, il y a eu un débat sans vote.

    Ce n’est pas anodin que cette démarche tronquée. Comme si on voulait éviter que la politique et ses clivages partisans n’apparaissent trop ostensibles. Alors qu’on cherchait à donner l’impression non pas d’un consensus – c’est impossible – mais au moins d’échanges se contentant d’opposer des points de vue contradictoires, tout cela dans une totale urbanité républicaine, chacun jouant son rôle et sa partition.

    Pourtant la politique, avec sa pesanteur et ses impasses, était infiniment présente quand on y songe.

    Parce que dans le livre démocratique, le président de la République a ouvert tardivement la page de l’immigration, il a donné à sa démarche qui aurait pu apparaître lucide un tour ostensiblement tacticien, qui n’a pas été sans incidence sur la manière dont le gouvernement et le groupe parlementaire ont réagi.

    Pour le second, on a constaté que le prétendu dépassement de la gauche et de la droite avait abouti, au sein de LREM, à une tendance de droite mais surtout à une vision de gauche, notamment sur l’immigration, avec une approche déconnectée du réel, enivrée par un humanisme se félicitant d’être progressiste. Je n’aurais jamais cru un tel discours encore possible, comme si les valeurs vivaient en totale autonomie sans avoir la moindre obligation de se colleter à la vérité des faits et de la société.

    Si le Premier ministre a tenté d’appliquer tant bien que mal ce qu’il avait perçu dans les récentes orientations d’Emmanuel Macron, les ministres concernés ont traîné des pieds et de l’esprit pour proposer des pistes nouvelles au sujet de l’immigration, pour mieux la réguler et la contrôler. Ils ont manqué d’enthousiasme, probablement parce qu’ils estiment que, sur ce sujet, ils ne sont pas les plus légitimes et que, surtout, tétanisés par la crainte d’aller sur les chemins du RN, ils préfèrent le surplace.

    Le Premier ministre confronté au même dilemme a usé du débat comme d’un argument suprême, évoqué les quotas, la réforme de l’aide médicale de l’État et, classiquement, promis d’accélérer les expulsions d’étrangers en situation irrégulière. C’est à peu près tout, sauf à considérer que les autres pistes de réflexion, à la fois vagues et à long terme, pouvaient représenter de bonnes réponses aux questions pertinentes que le RN pose depuis longtemps et qui n’avaient que le tort d’émaner de lui.

    L’embarras du pouvoir est perceptible. Il ne peut plus nier l’ampleur d’une immigration si mal maîtrisée que beaucoup qui ne devraient plus demeurer en France y restent. En même temps, il dénonce les solutions radicales du RN mais semble lui donner raison, puisqu’il n’en trouve pas d’autres plausibles et opératoires qui fassent le poids.

    Cette ambiguïté est préjudiciable à ce que l’immigration devrait susciter. Elle laisse croire que seul le RN aurait le droit d’aborder l’immigration alors qu’il s’agit d’une réalité subie par beaucoup, qui touche le cœur de notre « vivre ensemble » et les fondamentaux de notre démocratie. La rigueur des remèdes et la vigueur nécessaire de la politique ne devraient pas être récusées au prétexte que, souhaitables, ils pourraient favoriser le RN. C’est l’inverse qui le sert : ne pas voir le réel sous toutes ses faces, avoir peur de prendre les mesures qui conviennent, se préoccuper plus de l’adversaire que de la France.

    Ce climat se repaissant d’être partisan est d’autant plus exaspérant que je suis persuadé que quelques idées simples seraient approuvées par tous si on voulait bien quitter la passion de la bataille. Le droit d’asile est sacré quand il n’est pas dévoyé. On ne vit pas en France sans titre. On doit être expulsé quand on n’a plus le droit d’y demeurer. En France, on respecte les lois et on ne déroge pas à ses valeurs fondamentales.

    Juste un mot pour terminer sur des crimes et des tragédies qui ont poussé au paroxysme les effets de l’absence de réalisme et de rigueur.

    J’éprouve le plus grand respect pour les quatre victimes de la préfecture de police de Paris et une infinie compassion pour leurs familles. Mais j’en ai plus qu’assez de ces hommages APRÈS, des beaux discours du président de la République, toujours sur le même mode, avec une émotion conviée et toujours fidèle au rendez-vous et des engagements de fermeté renouvelés, mais, partout, de ce défaut d’efficacité, de professionnalisme et de rigueur AVANT.

    L’immigration : il faudrait être pour ! Mais pourquoi ne pas regarder d’abord, vérifier, accueillir ou expulser ?

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/immigration-le-gouvernement-devrait-se-preoccuper-de-la-france-plus-que-du-rn/

  • Une cinquantaine de listes exclusivement musulmanes aux municipales ?

    Une cinquantaine de listes exclusivement musulmanes aux municipales ?

    Cela inquièterait enfin les autorités :

    Et à ce sujet, un phénomène inquiète une partie de la classe politique : que des listes qualifiées de “communautaires” émergent pendant les municipales de mars prochain.

    Le premier à avoir mis le sujet sur la table c’est Gérald Darmanin, au lendemain des européennes. Le ministre s’inquiète des résultats de la liste de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF). Certes, avec 0,13%, le score est microscopique au niveau national, mais il y a eu des pics dans certaines villes : dans un bureau de vote de sa région, à Maubeuge, sur 170 votants, 70 ont voté pour cette liste. Par ailleurs, le parti a obtenu plus de 10% dans 50 bureaux de vote du pays, et plus de 15% dans 20 bureaux.

    Et l’UDMF ne compte pas s’arrêter là. Pour les municipales, la toute jeune formation politique est en train de monter des listes dans une cinquantaine de villes : Paris, Marseille, Nice, quelques villes du nord, comme Maubeuge, ou encore en Touraine, à Joué-Lès-Tours. Ses dirigeants essayent aussi de s’organiser dans des villes de région parisienne – telles Gennevilliers, Mantes-la-Jolie, Les Mureaux – ou en banlieue lyonnaise, à Vénissieux et à Vaulx-en-Velin, où sera officiellement lancée la campagne de l’UDMF le 2 novembre.

    https://www.lesalonbeige.fr/une-cinquantaines-de-listes-exclusivement-musulmanes-aux-municipales/

  • Débat sur l'immigration.

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    L'avis de Jean-François Touzé
    Hémicycle aux trois quarts vide, annonces de circonstance, échanges stériles, discours fossilisés... Le débat sur l'immigration — sans vote, bien sûr, mais y en aurait il eu un que cela n'aurait évidemment rien changé — qui s'est tenu lundi soir à l'Assemblée nationale n'était que le reflet des effets de tribunes de Macron sur le sujet: vide de tout sens.
    Champion de la triangulation, le Président de cette République de tous les mensonges, de toutes les supercheries et de toutes les manipulations, tente, en s'emparant du thème de l'immigration, de séduire une partie de la droite à quelques mois des Municipales et d'apparaitre aux yeux des Français comme le chef modéré mais réaliste et libéré des tabous de la pensée unique de ce parti de l'ordre juste, républicain et démocrate qu'il veut incarner. Posture qui, face aux critiques venues de sa gauche à l'intérieur même de son camp, lui a valu le soutien appuyé d'un autre imposteur chronique — Jean-Pierre Chevènement (" nous ne devons pas être dans le déni"), dont on chercherait vainement la trace du commencement d'un début de volonté de mener une lutte déterminée contre la déferlante migratoire, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
    Au bal des faux culs, ils sont toujours, il est vrai, plusieurs à se bousculer pour ouvrir la danse.
    Macron, lui, joue ainsi les Janus biface, tentant de dissimuler l'immigrationnisme absolu qui transpire par tous les pores de sa peau, et affirme son credo de chauve-souris politicienne: "Je suis oiseau, voyez mes ailes protectrices, je suis souris, vive les rats de l'ouverture planétariste".
    Et pendant ce temps, par la mer, par les chemins de terre et par les airs... ILS ARRIVENT !
  • L’ÉPOPÉE DES CROISADES

    Naguère célébrées comme un grand moment de l’histoire de France, aujourd’hui dénigrées au nom du multiculturalisme, les croisades ne sont plus au goût du jour. Refusant la légende dorée comme la légende noire, les historiens nous aident à comprendre cette grande aventure collective.

    « Le bilan des croisades est mince », affirme, dans un article critique, un récent Dictionnaire de l’histoire de France (Larousse, 2006). A l’inverse, l’Histoire de France publiée avant 1914 sous la direction d’Ernest Lavisse consacrait vingt-cinq pages aux croisades. En dépit de ses réserves sur l’action du pape et des seigneurs, « l’instituteur national » de la IIIe République, selon l’expression de Pierre Nora, ne craignait pas d’intégrer cet épisode aux gloires nationales : « La première croisade, c’est la France en marche ; il faut la suivre jusqu’en Orient ».

    Quel contraste avec aujourd’hui ! Sur fond de multiculturalisme et de mauvaise conscience européenne, les croisades sont souvent dépeintes comme une agression perpétrée par des Occidentaux violents et cupides à l’encontre d’un islam tolérant et raffiné… La vision d’autrefois, simplificatrice à l’excès, entretenait un mythe qui ne rendait pas compte de la réalité. Mais la repentance actuelle, érigée en système, ne constitue pas un meilleur guide historique. Les croisades forment un mouvement qui s’est étalé sur plusieurs siècles et qui a recouvert des épisodes contradictoires. Pour être comprises dans toute leur complexité, elles doivent par conséquent être abordées sans idées préconçues.

    Le 27 novembre 1095, au concile de Clermont, le pape Urbain II lance un appel à la chrétienté. En Terre sainte, explique-t-il, de nombreux chrétiens « ont été réduits en esclavage », tandis que les Turcs détruisent leurs églises. Evêques et abbés réunis autour du souverain pontife doivent alors exhorter « chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, à se rendre au secours des chrétiens et à repousser ce peuple néfaste [les Turcs]. » A Limoges, Angers, Tours, Poitiers, Saintes, Bordeaux, Toulouse et Carcassonne, Urbain II, qui est issu de la noblesse champenoise, renouvelle son appel à l’intention des « Francs », leur promettant, en récompense de leur engagement, « la rémission de leurs péchés ». Que s’était-il passé ?

    Au VIIe siècle, les cavaliers musulmans s’emparent de Jérusalem et de territoires qui étaient le berceau du christianisme. Au gré des circonstances et des souverains en place, les chrétiens de la région, réduits au statut de dhimmis, voient leur condition évoluer dans un sens tantôt défavorable, tantôt favorable. Au IXe siècle, les califes abbassides, plutôt tolérants, concèdent à Charlemagne la tutelle morale sur les Lieux saints. Le pèlerinage en Terre sainte, pratique prisée des chrétiens d’Europe, en est facilité. En 1078, cependant, les Turcs seldjoukides, récemment convertis à l’islam et vainqueurs des armées byzantines à Manzikert (1071), chassent de Jérusalem les Fatimides qui s’y étaient installés un siècle plus tôt. Devenus dangereux, les pèlerinages à Jérusalem s’interrompent. En 1073, l’avancée des Turcs jusqu’au Bosphore avait déjà incité l’empereur byzantin Michel VII à appeler au secours le pape Grégoire VII. En 1095, par Alexis Ier Comnène renouvelle cette demande auprès d’Urbain II.

    C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter l’appel lancé à Clermont par le pape. Ce dernier espère une réconciliation avec l’Eglise d’Orient, en rupture avec Rome depuis l’excommunication du patriarche de Constantinople en 1054.

    Le terme de croisade que nous employons pour désigner l’épopée qui va suivre est anachronique : le mot apparait épisodiquement vers 1700 et s’imposera dans les manuels scolaires des dernières années du XIXe siècle. Ceux que nous appelons les croisés qualifient en réalité leur expédition de pèlerinage, de passage, de voyage outre-mer. L’historien Jacques Heers montre en outre que le pèlerinage n’est pas « guerre sainte » prêchée à toute la chrétienté, car la papauté est alors une puissance incertaine, en conflit avec l’empereur d’Occident et le roi de France.

    Le pape a fixé le départ au 15 août 1096. Avant cette date, des bandes partent du nord de la France et de l’Allemagne en suivant des prédicateurs improvisés tel Pierre l’Ermite. Le 1er août 1096, ils sont à Constantinople. Maintenue hors la ville, la colonne franchit le Bosphore. Dès le 10 août, cette troupe mal armée se fait massacrer par les Turcs. Les survivants ne reprendront leur marche qu’à la suite de la croisade des barons.

    En Europe, quatre armées se sont formées. Flamands, Lorrains et Allemands ont suivi Godefroy de Bouillon. Les Provençaux, terme qualifiant les seigneurs de tous les pays d’oc, sont entraînés par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse. Normands et seigneurs du nord de la Loire sont regroupés derrière Robert Courteheuse, duc de Normandie, et son beau-frère, Etienne de Blois. Quant aux Normands de Sicile, ils sont guidés par Bohémond de Tarente et son neveu Tancrède. En tout 30 000 hommes, réunis à Constantinople en mai 1097. Ils ne parlent pas la même langue mais, les Francs étant nombreux parmi eux, les croisés seront désignés ainsi. Après avoir pris Nicée et Antioche, ils progressent lentement en raison de la résistance de leurs adversaires et des rivalités entre les chefs. En juin 1099, le siège est mis devant Jérusalem, que les Egyptiens ont arraché aux Turcs l’année précédente. Le 15 juillet, la cité tombe aux mains des chrétiens.

    En entrant dans la ville, les barons chrétiens pillent et tuent. La légende noire des croisades y voit la preuve de leur injustifiable violence. C’est oublier que les croisés se sont conduits comme tous les guerriers d’alors : les Turcs, le 10 août 1096, ont massacré 12 000 pèlerins de la croisade populaire, tout comme les Egyptiens, le 26 août 1098, ont anéanti les défenseurs de Jérusalem.

    S’agit-il d’un conflit entre chrétiens et musulmans ? Cela peut être interprété ainsi a posteriori, mais dans les textes de l’époque, les mots « musulman », « islam » ou « Mahomet » n’apparaissent nulle part. Les croisés ne savent rien de la religion de leurs adversaires qu’ils qualifient de « païens », d’« infidèles » ou de « mécréants ». « L’idée de l’islam, c’est-à-dire d’un ensemble à la fois politique et religieux, observe Jean Richard, grand spécialiste des croisades, était étrangère à la pensée occidentale d’alors ».

    Après la prise de Jérusalem, un royaume latin est institué. Godefroy de Bouillon en prend la tête avec le titre d’« avoué du Saint-Sépulcre » ; quand il meurt, quelques mois plus tard, son frère Baudouin le remplace. D’autres Etats chrétiens sont créés : la principauté d’Antioche, le comté d’Edesse, le comté de Tripoli. Or leur fondation ne figurait pas dans les plans primitifs du pape. Dès la prise de Jérusalem, les croisés sont retournés massivement en Europe. Ceux qui sont restés sont isolés, car jamais les établissements francs ne seront des colonies de peuplement. Aussi le but de toutes les croisades postérieures à celle de 1096 – on en distingue traditionnellement sept autres, de 1147 à 1270, mais ce n’est qu’un classement rétrospectif et incomplet – ne sera-t-il jamais que de secourir les Etats latins implantés en Orient. Dorénavant, des enjeux temporels sont en cause. Après l’élan mystique, une autre logique s’enclenche : elle est politique, elle est militaire.

    Les Etats latins d’outre-mer n’ont pas survécu après 1291, date de la chute aux mains des Egyptiens de Saint-Jean d’Acre, la dernière citadelle chrétienne du Levant. Les croisades ont englouti de nombreuses vies humaines et de grandes richesses. Sauf pour les villes marchandes d’Italie (Venise et Gênes), leur apport économique a été faible. Du point de vue de l’histoire longue, les croisades s’inscrivent dans le prolongement d’un conflit entre l’Europe et l’Asie, conflit apparu entre Grecs et Perses à l’époque de l’hellénisme classique, repris entre l’Empire romain et les Parthes, poursuivi entre Byzance et les musulmans. Si elles ont profondément divisé le monde chrétien après la première croisade et surtout la prise de Constantinople en 1204, elles ont offert à l’Empire romain d’Orient, comme le soulignait le grand historien René Grousset, un répit de trois siècles et demi face à la menace turque, et apporté un certain allègement du péril barbaresque dans la Méditerranée occidentale. Les croisades, quoi qu’on en pense, illustrent le dynamisme européen à l’époque médiévale. Une autre conséquence de leur échec final aura été de reporter vers l’ouest et le sud l’effort des Occidentaux, bloqués au Moyen Orient par la résistance des pays musulmans : la Reconquista espagnole annoncera l’expansion européenne vers l’Amérique, les Indes et même le Japon.

    A côté de ces considérations géopolitiques, il reste l’exigence religieuse des croisades, que Jean Richard définit comme « des entreprises d’une étonnante ampleur, sources de sacrifices, d’épreuves, mais aussi d’un enrichissement spirituel difficilement mesurable, et qui demeurent l’un des épisodes majeurs de l’histoire européenne ». De cette magnifique aventure, en dépit de ses ombres, il n’y a donc pas à rougir.

    Jean Sévillia

    Pour en savoir plus sur les croisades :

    René Grousset, Histoire des croisades, 3 vol. sous coffret, Tempus, 2006 ; et L’épopée des croisades, Tempus, 2002.

    Jacques Heers, La première croisade. Libérer Jérusalem, 1095-1107, Tempus, 2002 ; et Histoire des croisades, Perrin, 2014.

    Xavier Hélary, La dernière croisade, Perrin, 2016.

    Jean Richard, Histoire des croisades, Pluriel, 2010 ; et L’esprit de croisade, Biblis, 2012.

    Sources :  (Edition du  vendredi 12 août 2016)

    https://www.jeansevillia.com/2016/09/05/lepopee-des-croisades/

  • Les Américains en Syrie : partiront ? partiront pas ?... par Antoine de Lacoste

    Rien n’est simple et rien n’est sûr avec Donald Trump.

    Dimanche soir, à la suite d’un entretien téléphonique avec Erdogan, il créait la surprise en annonçant le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie : « Il est temps pour nous de sortir de ces guerres ridicules et sans fin, dont beaucoup sont tribales, et de ramener nos soldats à la maison. »

    Le mot tribal est sans doute inadéquat mais on pouvait espérer qu’au moins, cette fois, l’Amérique mettait un terme à son intervention et à l’occupation, parfaitement illégale, du nord et de l’est de la Syrie.

    D’ailleurs, dès le lundi matin, entre 50 et 100 (le chiffre varie selon les sources) soldats américains, membres des forces spéciales, quittaient Tal Abyad et Ras al-Aïn, deux positions situées le long de la frontière turque.

    Les réactions furent violentes, dans le monde entier certes, mais surtout dans le camp républicain qui considère que l’abandon des kurdes à la vengeance turque est inacceptable. En outre, cela revient à laisser le champ libre à la Russie qui reste, pour la majorité de la classe politique américaine, l’ennemi numéro 1.

    Or, Trump est fragilisé par une offensive sans précédent des démocrates qui rêvent de déclencher la fameuse procédure « d’impeachment ». La raison invoquée est l’existence de pressions supposées de Trump sur son homologue ukrainien pour qu’il enquête sur les activités délictuelles du fils d’un concurrent démocrate ayant des intérêts en Ukraine. Le président américain a, dans ce contexte, bien mal choisi son moment pour cette annonce de retrait qui ne peut que crisper une partie importante de son propre camp.

    Pourtant, en cherchant à se retirer de Syrie pour la seconde fois (une première annonce avait été faite à la fin de l’année dernière), Trump ne fait que tenir une promesse de campagne : fin des aventures extérieures coûteuses et inutiles voire nocives.

    Sous la pression, il a opéré un spectaculaire rétropédalage. Erdogan ayant aussitôt déclaré que la Turquie était prête pour une offensive contre les kurdes dans le nord de la Syrie, Trump, tout en finesse, a tweeté : « Si la Turquie fait quoi que ce soit dont j’estime, dans ma grande et inégalable sagesse, que cela dépasse les bornes, je détruirai et anéantirai complètement l’économie de la Turquie. » L’homme n’est tout de même pas très facile à suivre. Inquiet d’un rapprochement récent de la Russie et de la Turquie, il veut se rapprocher de cette dernière en lui laissant le champ libre en Syrie, puis, dès le lendemain, la menace de destruction économique si elle fait ce qu’elle a toujours dit qu’elle ferait : attaquer les kurdes.

    L’imbroglio est aujourd’hui complet et plus personne ne sait ce qui va se passer. Pour l’instant, les Américains semblent avoir interrompu leur retrait ce qui, par définition, gèle toute intervention turque. Les kurdes sont naturellement furieux de l’attitude américaine et rappelle qu’ils détiennent en Syrie plus de 10 000 combattants de l’Etat islamique, ainsi que leurs familles, à quoi s’ajoutent de nombreuses veuves et orphelins de combattants soit plus de 100 000 personnes. S’ils sont attaqués, le risque est qu’ils ne les surveillent plus.

    La guerre n’est hélas pas finie en Syrie.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/10/les-americains-en-syrie-partiront-partiront-pas-par-antoine-6181607.html#more

  • La France prisonnière du concept d’islamophobie

    La France prisonnière du concept d’islamophobie

    C’est ce que les meurtres à la Préfecture de police mettent en évidence. Bernard Antony note :

    Qu’une manifestation en hommage à l’assassin de nos quatre policiers ait seulement pu être conçue et annoncée, et fortement relayée dans des réseaux sociaux, montre à quel degré de cynisme conquérant en est arrivé l’islamo-jihâdisme dans notre pays. Et un Tariq Ramadan et un Hadama Traoré s’expriment sans vergogne pour défendre la mémoire du tueur.

    Souvenons-nous :

    Après les grandes exterminations de la Tchéka et des Goulags, les chefs de l’URSS ne pouvaient plus se permettre de trop grosses liquidations des oppositions sans cesse renaissantes. Alors ils mirent les dissidents, qualifiés de soviétophobes, dans des prisons appelées hôpitaux psychiatriques !

    Aujourd’hui, le concept « d’islamophobie » est utilisé de même par la classe politico-médiatique du néo-totalitarisme progressiste et du pseudo-antiracisme. Il est utilisé  pour disqualifier et poursuivre ceux qui osent une réflexion critique sur la réalité de l’islam et sur l’engendrement de l’islamo-jihâdisme dans l’islam. Qui ne voit que l’interdiction totalitaire, sous le prétexte de délit d’islamophobie, de toute réflexion et regard critique sur l’idéologie islamique est objectivement criminelle ? Elle paralyse toute défense sérieuse de notre société face à la subversion islamiste. La responsabilité d’Emmanuel Macron est, sur ce plan, accablante. Jusqu’à quand la terreur intellectuelle sévissant contre ceux que l’on taxe d’islamophobie nourrira-t-elle le terrorisme islamique ?

    De même, le père Michel Viot écrit :

    […] Plus généralement, pourquoi la France ne tire-t-elle pas les conclusions qui s’imposent de l’état de guerre que l’islamisme mène de fait à notre pays, à nos coutumes, à l’héritage de notre histoire, qu’il veut transformer en un pays islamique, en coutumes islamiques, en un avenir islamique ? Là aussi, certains ergoteront, et se perdront en juridismes divers. Toucher à l’islamisme, ce serait attenter à l’islam, au vivre-ensemble, aux libertés individuelles, etc. Mais, alors que le fanatisme prépare les consciences au terrorisme, alors qu’il répand la haine de la France, des Français, des femmes, des mécréants, des Juifs, des ex-musulmans, c’est agir avec responsabilité et souci du Bien Commun que de faire fermer immédiatement toutes les mosquées « radicales », de mettre toutes les autres sous surveillance étroite, de chasser définitivement de notre pays les institutions des Frères Musulmans, des salafistes, des Wahhabites, de réviser fondamentalement notre politique vis-à-vis des puissances qui les soutiennent (Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, etc.), et, plus généralement, d’exiger de tous les pays musulmans une explication approfondie quant à leurs intentions à notre égard.

    Nous sommes d’autant plus furieux de voir nos autorités renoncer à leurs responsabilités, voire se rendre complices de la situation, que nous connaissons bien ce sujet de l’islam, de l’islamisation et des liens pervers que ces phénomènes entretiennent avec certaines puissances et idéologies occidentales. Et que nous tentons d’alerter ces autorités, d’alerter la société civile et de leur faire comprendre ce qui se joue sous nos yeux. Voilà plus de deux ans que nous avons publié le livre La Laïcité mère porteuse de l’Islam ?. D’après les spécialistes il devait être accueilli par un silence de mort ou être attaqué à mort. Nous avons eu droit au silence, à une superbe dérobade, à une ignorance voulue, qui ne sont pas sans rappeler la façon dont ont été traités les signaux avant-coureurs que nous mentionnions au sujet du jihadiste de la Préfecture de Police de Paris. Nous montrons pourtant dans ce livre que l’on pourrait agir réellement contre le terrorisme islamiste et contre l’islamisme. Par exemple avec les mesures politiques de bon sens que nous venons d’évoquer. Et aussi, en particulier, par la critique fondamentale de l’islam, par la mise en lumière de son mensonge historique, de la nature de son projet politico-religieux et de son échec patent depuis deux siècles au moins.

    Mais on se refuse à le faire. On ne veut pas comprendre. Ces études sont censurées de fait en France, de même que sont interdits les réels débats de fond et discussions contradictoires, et toutes les analyses qui ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une Laïcité arrogante et de son mépris du fait religieux. La chappe de plomb idéologique se fait de plus en plus prégnante, tandis que se multiplient les procès en islamophobie et les pressions diverses – chasse aux sorcières, exclusion des média sociaux, censure… C’est aussi ce que nous expliquons dans ce livre. Notre pays est ainsi pris entre les mâchoires de l’islamisme et de la religion du Progrès. Le dramatique attentat de la Préfecture de Police de Paris en est à la fois un symptôme et l’annonce de troubles extrêmement graves. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/la-france-prisonniere-du-concept-dislamophobie/

  • [CMRDS 2019]Conférence de David l'Epée : la gauche (re)deviendrait-elle raciste ?