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l'information nationaliste - Page 5131

  • Bébés sans bras : vers un scandale national ? – Journal du mercredi 31 octobre 2018

    Santé / Bébés sans bras : vers un scandale national ? 
    Alors que 11 nouveaux cas de bébés sans bras ont été recensés, le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé qu’une enquête avait été ouverte. Tout porte à croire que les causes sont environnementales.

    Economie / Tourisme : la France a toujours la cote
    Malgré un risque terroriste accrue et des politiques de la ville désastreuse, la France demeure la première destination touristique au monde. Des résultats positifs sur lesquels le gouvernement entend s’appuyer pour favoriser une relance sur le marché du travail.

    Europe / Espagne : Un gouvernement jeune et instable

    International / Aéroport d’Istanbul : le rêve de grandeur d’Erdogan
    La Turquie rêve plus grand. Le président de la république Recep Tayyip Erdogan vient d’inaugurer le nouvel aéroport d’Istanbul. Une vitrine pour l’homme fort d’Ankara qui entend asseoir la place de sa nation dans la région et dans le monde.

    Serveur TVL

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  • La Ve république : Soixante ans

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    Analyse. A-t-elle encore gardé son esprit ? Macron veut l’enserrer dans une réforme technocratique. 

    Notre Ve République a soixante ans. Encore cinq ou six petites années et elle dépassera en durée la IIIe République. Soit le prochain quinquennat. Ça passe vite. On sait comment finit la IIIe République et, d’une manière générale, toutes les républiques dans notre pays au cours des deux siècles précédents. Aucune n’a réussi à instituer, malgré sa prétention, un régime stable, ni dans le gouvernement ni dans la représentation ; aucune n’a été capable d’assumer, aux yeux des Français et en faveur de la France dans le monde, une pérennité et un équilibre dont notre nation, plus que tout autre au monde, a un besoin vital et, pour ainsi dire, substantiel, comme ne le montre que trop son histoire.

    Les Français attendent toujours – et le monde avec eux – que la France soit la France : c’est ainsi ! Ce n’est pas pour rien que, quel que soit leur parti pris, les Français ont l’impression funeste qu’à quelques exceptions près, la France n’est pas à la hauteur de l’idée qu’ils s’en font.

    La question des institutions

    Ce qui repose indéfiniment, en raison des circonstances, qu’on le veuille ou non, la question politique qui est au cœur du problème français depuis plus de deux cents ans : la question même des institutions. Car elle n’apparaît jamais bien posée ni, par conséquent, bien résolue : c’est encore ainsi. On fait semblant de croire que les choses vont pouvoir poursuivre leur course comme avant, en s’adaptant aux nouvelles circonstances politiques et en pliant la constitution aux normes d’une prétendue modernité.

    Les brusques et récents départs de ministres – les plus importants : Hulot, Collomb – ont entraîné un remaniement ministériel qui se présente comme une reprise en main. On verra la nouvelle équipe à l’ouvrage. Castaner à l’Intérieur, Riester à la Culture, il paraît que ça change ! Il est plus que probable que tout continuera comme avant, pour la bonne et simple raison que ce sont les institutions qui sont atteintes dans leur fonctionnement. Ce qui aggrave aujourd’hui dans le peuple français le sentiment d’insécurité politique qui domine – et c’est normal – tous les autres sentiments d’insécurité, et Dieu sait qu’ils sont nombreux : insécurité sociale, culturelle, nationale, économique, financière et tout simplement humaine avec l’immigration. Au point qu’il devient naturel de se demander si Macron, en courant derrière sa chimère d’une France autre qu’elle n’est, ne mène pas le pays vers une crise politique majeure.

    Que reste-t-il de la Ve ?

    Le président de la République a donc célébré, ce mois de septembre, comme il se devait, la constitution de la Ve République, alors que par son comportement et ses choix personnels il ne cesse d’en fausser le sens. Pour se justifier, il assure qu’il se pénètre de l’esprit de la Ve République.

    Il a péleriné et s’est recueilli sur les traces de son fondateur, le général de Gaulle, à Colombey-les-deux-Églises ; il a médité au Conseil constitutionnel, haut lieu de la République où est conservée, dans son texte original, dûment scellé du Grand Sceau, la loi constitutive du contrat social qui lie démocratiquement et juridiquement les Français entre eux et qui règle leur vie publique. Cependant, Macron a bien l’intention de la modifier, lui aussi, et profondément, tant il est insatisfait du fonctionnement actuel. Alors ?

    La constitution a déjà été aménagée par de nombreuses révisions, affectant les pouvoirs publics et leur organisation. Il suffit d’examiner les principales de ces révisions pour saisir dans quel sens évolue la Ve République. Elle perd progressivement sa marque originelle qui était fondamentalement, pour le meilleur et pour le pire, un refus du régime des partis et une restauration de l’autorité de l’État sur un cadrage étroit du pouvoir législatif.

    Brièvement et dans l’ordre d’importance. D’abord l’élection du chef de l’État au suffrage universel, ce qui était censé, dans la logique gaullienne, investir le monarque républicain d’une légitimité populaire incontestable, mais ce qui, en revanche, l’établissait comme « le grand gagnant » de « la grande élection », celle qui tranchait le grand « débat » ou le grand « combat » du champ politique. Le chef de l’État devenait le plus habile et le premier des politiciens, obligé d’avoir à son service un parti, si possible majoritaire ou en capacité de le devenir ou de le redevenir, rendant inopérante, sinon douteuse, sa fonction arbitrale, au-dessus des partis.

    Le quinquennat ne fit qu’accentuer le caractère électoral et politicien de la désignation de l’homme du destin français qui ne pouvait plus être que l’homme-clef d’un appareil partisan. Emmanuel Macron qui s’est fait fort de dépasser le clivage gauche-droite, est et sera de plus en plus contraint, lui aussi et quoi qu’il en ait, par la mécanique institutionnelle, de se couler dans le moule d’un chef de parti, ce qu’il fait en ce moment même avec son remaniement ministériel et dans la préparation des prochaines échéances électorales, au risque d’y perdre son apparente originalité.

    Acté par Jacques Chirac, à l’encontre, d’ailleurs, de son sentiment intime, le quinquennat a, de plus et gravement, retiré à la charge du premier et souverain magistrat l’attribut primordial de la représentation durable de l’État, celui d’une sorte de permanence politique qui dominait les aléas de l’histoire et de la vie politicienne. Le septennat s’inscrivait, en effet, dans une conception régalienne, autrement dit royale, du pouvoir suprême, telle que les constituants monarchistes de la IIIe République l’avaient voulue, dans l’attente du Roi qui devait venir et qu’on attend toujours, mystérieusement, sans jamais le dire et même en le niant, encore et encore, se contentant d’hommes dits providentiels, de substituts de rois, en quelque sorte de faux rois.

    Des contradictions mortelles

    Ce court exposé ne saurait s’attarder sur des réformettes secondaires qui étaient imaginées pour donner satisfaction à la personne du chef de l’État et renforçaient, plus ou moins faussement, le caractère américain qu’on prétendait infliger à nos institutions : un président coiffant une alternance !

    L’autre grande affaire constitutionnelle concerne les statuts des collectivités territoriales, tels qu’ils ressortent après les différentes phases des lois de décentralisation où Defferre et Raffarin ont originairement accroché leur nom. Notre République est dite maintenant constitutionnellement « décentralisée », alors même qu’elle conserve ses caractères antérieurs et constituants de République une, indivisible, laïque et sociale, principes consubstantiels, inaltérables et inamissibles, métaphysiques en quelque sorte ! Et nous voilà depuis lors dans des paquets de contradictions majeures qui ne peuvent qu’empirer jusqu’à l’explosion probable.

    Une véritable décentralisation supposerait, d’un côté, un État fort et indépendant, de l’autre, une représentation des intérêts réels qui auraient la liberté de s’exprimer. La France est loin du compte ! Les intérêts locaux sont de plus en plus bafoués et donc les libertés sont de plus en plus mal représentées, comme s’en plaignent justement les autorités représentatives elles-mêmes des régions, des départements, des mairies, singulièrement au cours de ces dernières années et de ces derniers mois. Mais à qui la faute ? La représentation est captée – et les Français le savent – par un régime des partis dont la France crève littéralement, et d’autant plus que ce régime est lui-même en train de crever dans l’esprit et le cœur des Français !

    Alors, Macron prétend porter l’estocade en réduisant encore la représentation, en la ramenant, pour ainsi dire, à une sorte de service de la société civile, en l’émiettant, en recentralisant par ailleurs et en réorganisant sur de grands ensembles, métropoles en particulier, tous les services, en unifiant et en uniformisant et puis en façonnant la loi, comme le législateur lui-même, à la manière des règlements de société sortis d’ordinateurs performants.

    Dans son esprit, c’est ça le progrès et il se définit évidemment comme « progressiste », face à tous les « nationalismes » du monde, face surtout à cette nation française qu’il qualifie de gauloise, et qui demande à vivre selon ses libertés, donc réfractaire à son projet !

    Le prince Jean de France, duc de Vendôme, dans un communiqué, a fait savoir son attachement au caractère monarchique de la constitution de la Ve République qui, épanoui comme il conviendrait, jusqu’à son véritable terme, serait la meilleure garantie des libertés françaises. À quand la vraie réforme ?   

    Hilaire de Crémiers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/10/29/la-ve-republique-soixante-ans-6101045.html

  • Élections européennes : la croisade de Macron contre les populistes est mal partie

    1059220-french-president-emmanuel-macron-delivers-a-speech-to-set-out-plans-for-reforming-the-european-union-845x475.jpg

    On comprend que le Président, sur les conseils de madame Macron paraît-il, ait décidé d’anticiper le Conseil des ministres ce mardi pour prendre trois jours de repos avant son marathon mémoriel de novembre. En effet, son activisme anti-populiste qui l’a amené à s’en prendre, dans une capitale européenne, aux dirigeants polonais et hongrois a été mal perçu en France aussi bien que dans les pays visés. C’était déplacé, caricatural et peut-être même contre-productif. C’est pourtant l’unique levier que le président de la République et son gouvernement semblent vouloir actionner pour ces élections européennes de mai 2019. Et alors que la campagne est encore loin de nous, ils y sont déjà entrés tête baissée, sentant sans doute que les choses n’étaient pas gagnées et qu’il allait falloir travailler l’électeur au corps.

    D’abord par des « consultations citoyennes » voulues par Emmanuel Macron et organisées dans toute l’Europe pour répandre le catéchisme de l’Europe comme ils l’aiment. Cette précampagne s’est achevée ce week-end. Le bilan est un flop. Nathalie Loiseau, Ministre chargée des Affaires européennes, dans un entretien au Parisien, le reconnaissait en regrettant que les Français ne se soient pas « assez appropriés la campagne en ligne ». Hier, pour le discours de clôture, elle tentait quand même de justifier son activisme :

    « Sans vous, les 1.076 consultations citoyennes sur l’Europe n’auraient pas pu avoir lieu. Plus de 70.000 de nos concitoyens ont pu faire part de leurs propositions, de leurs craintes, de leurs espoirs pour l’Europe. »

    Sur Twitter, on ne s’est pas privé d’ironiser sur ces avis donnés par 0,1 % des citoyens et sur la préférence de l’Union européenne pour ces consultations entre happy few au détriment de la parole du peuple, comme lors du référendum de 2005. Pour information sur ces consultations, il y en a même eu dans des endroits assez inattendus, comme l’a confié, émerveillée, le ministre Loiseau : « Il y a eu des consultations dans des endroits où l’on ne parle pas spontanément de l’Europe, par exemple à la prison des Baumettes. » Décidément, la voix des détenus est une priorité dans ce gouvernement… Il paraît que ces montagnes de contributions seront soigneusement épluchées et analysées pour être restituées aux chefs d’État et de gouvernement européens. Quand on sait la capacité du pouvoir à s’asseoir sur ce genre de consultation (voir les débats sur la bio-éthique), on peut toujours rêver à une heureuse surprise ! Bien sûr, la précampagne de Mme Loiseau, derrière ses airs de « démocratie participative », a montré du doigt les mauvais élèves de la classe, MM. Orbán et Salvini, accusés de ne pas participer à cette propagande.

    Ensuite, lundi, on a appris aussi que le gouvernement français avait mis en ligne un clip pour inciter les citoyens à voter en mai prochain. La vidéo est actuellement en réparation car elle était « truffée d’erreurs », selon Le Point. Si même eux ne maîtrisent plus le fonctionnement de leur jouet, ils ont peu de chances de nous le faire aimer… Et puis, bien sûr, elle était placée sous le patronage de la phrase mantra du Président Macron dans son discours de la Sorbonne sur le « rétrécissement » populiste et faisait une place, même pas de façon subliminale, aux deux mauvais élèves. Plus orienté, on ne fait pas.

    Alors, un petit scoop sur les discours mémoriels que notre Président pétrit pendant sa mise au vert ? Vous y apprendrez certainement que MM. Salvini et Orbán, en plus d’être « menteurs » et « fous », se préparent à creuser des tranchées en Europe. Mais, finalement, cette campagne a du bon et Emmanuel Macron a raison : Orbán et Salvini constituent d’excellentes raisons de voter pour ces élections européennes.

    http://www.bvoltaire.fr/elections-europeennes-la-croisade-de-macron-contre-les-populistes-est-mal-partie/

  • Élections européennes : la croisade de Macron contre les populistes est mal partie

    1059220-french-president-emmanuel-macron-delivers-a-speech-to-set-out-plans-for-reforming-the-european-union-845x475.jpg

    On comprend que le Président, sur les conseils de madame Macron paraît-il, ait décidé d’anticiper le Conseil des ministres ce mardi pour prendre trois jours de repos avant son marathon mémoriel de novembre. En effet, son activisme anti-populiste qui l’a amené à s’en prendre, dans une capitale européenne, aux dirigeants polonais et hongrois a été mal perçu en France aussi bien que dans les pays visés. C’était déplacé, caricatural et peut-être même contre-productif. C’est pourtant l’unique levier que le président de la République et son gouvernement semblent vouloir actionner pour ces élections européennes de mai 2019. Et alors que la campagne est encore loin de nous, ils y sont déjà entrés tête baissée, sentant sans doute que les choses n’étaient pas gagnées et qu’il allait falloir travailler l’électeur au corps.

    D’abord par des « consultations citoyennes » voulues par Emmanuel Macron et organisées dans toute l’Europe pour répandre le catéchisme de l’Europe comme ils l’aiment. Cette précampagne s’est achevée ce week-end. Le bilan est un flop. Nathalie Loiseau, Ministre chargée des Affaires européennes, dans un entretien au Parisien, le reconnaissait en regrettant que les Français ne se soient pas « assez appropriés la campagne en ligne ». Hier, pour le discours de clôture, elle tentait quand même de justifier son activisme :

    « Sans vous, les 1.076 consultations citoyennes sur l’Europe n’auraient pas pu avoir lieu. Plus de 70.000 de nos concitoyens ont pu faire part de leurs propositions, de leurs craintes, de leurs espoirs pour l’Europe. »

    Sur Twitter, on ne s’est pas privé d’ironiser sur ces avis donnés par 0,1 % des citoyens et sur la préférence de l’Union européenne pour ces consultations entre happy few au détriment de la parole du peuple, comme lors du référendum de 2005. Pour information sur ces consultations, il y en a même eu dans des endroits assez inattendus, comme l’a confié, émerveillée, le ministre Loiseau : « Il y a eu des consultations dans des endroits où l’on ne parle pas spontanément de l’Europe, par exemple à la prison des Baumettes. » Décidément, la voix des détenus est une priorité dans ce gouvernement… Il paraît que ces montagnes de contributions seront soigneusement épluchées et analysées pour être restituées aux chefs d’État et de gouvernement européens. Quand on sait la capacité du pouvoir à s’asseoir sur ce genre de consultation (voir les débats sur la bio-éthique), on peut toujours rêver à une heureuse surprise ! Bien sûr, la précampagne de Mme Loiseau, derrière ses airs de « démocratie participative », a montré du doigt les mauvais élèves de la classe, MM. Orbán et Salvini, accusés de ne pas participer à cette propagande.

    Ensuite, lundi, on a appris aussi que le gouvernement français avait mis en ligne un clip pour inciter les citoyens à voter en mai prochain. La vidéo est actuellement en réparation car elle était « truffée d’erreurs », selon Le Point. Si même eux ne maîtrisent plus le fonctionnement de leur jouet, ils ont peu de chances de nous le faire aimer… Et puis, bien sûr, elle était placée sous le patronage de la phrase mantra du Président Macron dans son discours de la Sorbonne sur le « rétrécissement » populiste et faisait une place, même pas de façon subliminale, aux deux mauvais élèves. Plus orienté, on ne fait pas.

    Alors, un petit scoop sur les discours mémoriels que notre Président pétrit pendant sa mise au vert ? Vous y apprendrez certainement que MM. Salvini et Orbán, en plus d’être « menteurs » et « fous », se préparent à creuser des tranchées en Europe. Mais, finalement, cette campagne a du bon et Emmanuel Macron a raison : Orbán et Salvini constituent d’excellentes raisons de voter pour ces élections européennes.

    http://www.bvoltaire.fr/elections-europeennes-la-croisade-de-macron-contre-les-populistes-est-mal-partie/

  • Le gouvernement veut supprimer une partie de la fonction publique

    Le Premier ministre Édouard Philippe a réuni lundi le 2ème comité interministériel de transformation de l’action publique. A cette occasion, il a défini plusieurs axes pour, entre autres, modifier en profondeur la fonction publique.

    L’objectif semble être de respecter l’engagement du candidat Macron de supprimer 50 000 postes dans la fonction publique d’Etat, sans parler des 70 000 postes à supprimer dans la fonction publique territoriale.

    Pour arriver à des diminutions d’effectifs, les départs d’agents non-remplacés vont nécessairement devoir s’accélérer. Le gouvernement visera prioritairement les missions qu’il n’estimera pas prioritaires. Mais il est resté flou sur les missions qui seront supprimées : on sait par exemple que le fisc refusera les paiements d’impôts en espèces ou encore que la taxe d’habitation sera supprimée, mais cela ne suffira pas à supprimer 50 000 fonctionnaires.

    Les départs de fonctionnaires pourront être consécutifs à des départs en retraite ou – et c’est ce qui est nouveau – découler d’un plan de départ volontaire.

    Des mesures incitatives financières et en termes de formation et de reconversion devraient être mises en place. Les fonctionnaires en question bénéficieront ainsi d’une prime de départ de pas moins de 24 mois de traitement et des allocations chômage. Autrement dit, les meilleurs éléments risquent de partir pour le privé, tandis que les moins bons resteront bien au chaud dans leur administration. Ce sera aussi un moyen de mettre les fonctionnaires âgés en pré-retraite – pratique que les gouvernants ne manquent pourtant jamais de critiquer dans le secteur privé !

    Il y aurait aussi la possibilité étendue de recruter des fonctionnaires hors statut ?

    Oui, le gouvernement veut permettre aux administrations de gérer leurs effectifs avec souplesse en généralisant la possibilité de recruter des contractuels sans passer par le système du concours et donc du statut.

    A cette fin, l’exécutif veut étendre les exceptions autorisant l’emploi de contractuels sur des postes permanents, notamment pour les tâches administratives par exemple.

    La dernière piste serait la rémunération au mérite pour tous avec « indicateurs d’efficacité »

    Mais rien ne démontre que ces mesures permettront de réduire les coûts salariaux de l’Etat ou de gagner en qualité de la main d’œuvre.

    Il est en effet fort à craindre que ces recettes à forte connotation idéologique et libérale n’auront pas d’effet significatif sur la performance de l’action publique. Il risque surtout d’y avoir davantage de clientélisme dans la fonction publique. Quant au service rendu aux usagers, il risque de se dégrader compte tenu des missions supprimées et de la diminution des moyens humains et matériels consacrés à l’action de l’Etat.

    https://www.radiocourtoisie.fr/2018/10/31/bulletin-de-reinformation-du-31-octobre-2018/

  • Convergences et fractures… nous avions vu juste!

    agora.jpgMardi matin, dans son éditorial sur Europe 1, Jean-Michel Apathie affirmait, à la lumière de la poussée populiste, nationaliste qui se manifeste un peu partout dans le monde et qu’atteste encore la situation politique allemande et la victoire au Brésil de Jair Bolsonaro, que l’on avait eu tort d’enterrer trop vite Marine Le Pen. Elle est bien a-t-il dit, la seule opposante sérieuse au macronisme, portée actuellement par le vent de l’Histoire. Quatre jours auparavant dans sa chronique politique sur cette même antenne, toujours, dans le cadre du journal d’information de Nikos Alliagas, M. Apathie s’est livré à un travail de prospective. Il n’a pas évoqué le fantasme qu’il confessait en novembre 2016 lorsqu’il disait son souhait de « (raser) le château de Versailles » s’il était au pouvoir pour que les Français « (n’aillent ) pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France, devenons réalistes ! ». Non, au nom du réalisme (?) M. Apathie a évoqué le spectre en France d’un scénario à l’italienne, l’alliance au pouvoir du RN et de LFI sur le modèle de la coalition entre la Ligue et le M5S chez nos voisins transalpins.

    A l’appui de sa démonstration Jean-Michel Apathie a cité la réponse de Jean-Luc Mélenchon, lors d’une récente conférence de presse, à une question sur le bras de fer engagé entre la commission européenne et le gouvernement italien. Certes, le lider maximo de LFI a dit son hostilité à l’extrême droite, à Matteo Salvini-l’ami de Marine Le Pen, mais a-t-il ajouté, ce gouvernement a été élu démocratiquement, aussi, « dans cette affaire les Français ont intérêt à soutenir ceux qui défendent la souveraineté populaire.» Une réflexion choquante pour M. Apathie qui a affirmé que l’ex premier secrétaire du PS (et ex trotskyste comme M. Mélenchon) Jean-Christophe Cambadélis a résumé « le sentiment général » lorsqu’il a déclaré que « c’est la première fois qu’une formation se réclamant peu ou prou de la gauche (sic) , soutient une organisation d’extrême droite.»

    Jean-Michel Apathie s’est employé ensuite un peu à la manière des éléments de langage utilisés par LR, LREM ou le PS, à pointer les analyses convergentes entre le RN et le LFI : « ils préfèrent la souveraineté nationale à la suprananationalité européenne, ils sont hostiles à l’euro, au marché unique, ont une analyse voisine des causes des phénomènes migratoires, une sympathie pour Poutine et une hostilité fondamentale aux Etats-Unis. » Une belle démonstration qui ne pouvait s’achever sans une évocation du complot rouge-brun et son point Godwin final, asséné par M. Alliagas au terme du numéro élaboré entre les deux journalistes. Ce dernier a ainsi clôturé cet épisode avec une kolossale finesse en soulignant qu’ « avant d’être fasciste, Mussolini était communiste » (en fait socialiste) et qu’« Hitler et Staline avaient conclu un pacte » (en 1939)… Sacré Nikos! n’en jetez plus la cour est pleine!

    Certes, ils sont nombreux nombreux désormais à affirmer que M. Mélenchon, s’éloignant du culte de la Déesse Raison dérive vers 

    les ténèbres, le côté obscur de la force. C’est en tout cas ce que rapporte le blogue La Lumière de François Koch, hébergé sur le site de l’Express, spécialisé dans l’actualité maçonnique. Celui-ci écrivait hier que «le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France (GODF), la première obédience maçonnique française, a décidé de demander à la Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJMla suspension temporaire de son frère Jean-Luc Mélenchon ( initié en 1985) en raison de son comportement récent vis-à-vis de magistrats, de policiers et de journalistes(…).Cette décision de l’exécutif du GODF est rarissime. Elle est dû au fait que le leader de la France insoumise est connu de longue date comme franc-maçon et que ses hauts dignitaires redoutent que les mises en cause qui pèsent contre lui rejaillissent sur l’image de toute l’institution (sic) , forte de 53 000 membres (…) Plutôt marquée à gauche (sic), cette obédience est surtout réputée pour son attachement aux valeurs de la République si chères aux magistrats et aux policiers, comme aux militaires.»

    Pour autant, au-delà de son récent coup de gueule contre la justice et la caste journalistique, il n’est pas nécessaire d’être initié pour savoir qu’une large fraction de la la secte du Grand Orient, dont la vertu, y compris républicaine, reste à prouver, n’approuve souvent que très modérément le fait que M. Mélenchon ait siphonné une partie non négligeable des voix de la gauche européiste. Et ce, quand bien même les critiques actuelles de LFI contre l’Europe de Bruxelles différent sensiblement de celles émises de longue date par l’opposition nationale. D’autant que cette aberrante construction européiste-là est toujours appréhendée comme un marche-pied nécessaire pour imposer le triomphe de l’idéologie sansfrontiériste et cosmopolite chère, au moins, à cette branche de la maçonnerie.

    Aux débats internes entre fils de la veuve répondent en écho les querelles intestines qui agitent le camp dit antiraciste, à l’occasion de la sortie du livre-enquête dirigé par les deux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Inch Allah, portant sur les avancées de l’islam politique et prosélyte en Seine-Saint-Denis. L’idée de cette enquête leur aurait été soufflée indirectement à la suite d’un propos de François Hollande, consigné dans le livre que tous deux avaient consacré à ce dernier quand il était à l’Elysée, Un président ne devrait pas dire ça. M Hollande leur aurait affirmé qu’ «il y a un problème avec l’islam, » A les lire M. Hollande parlait aussi de « l’accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue » et lâchait ce commentaire: « Comment peut-on éviter la partition? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire: la partition. »

    Cette enquête réalisée par cinq étudiants du Centre de formation des journalistes  (CFJ) de Paris, a été attaquée par toute une fraction du camp  antiraciste, et notamment par le bondyblog, en ce qu’elle ne serait pas  exempte de raccourcis, de caricatures, voire de mensonges. Il n’en reste pas moins constate Bruno Gollnisch, que le grand remplacement ethnique, culturel, religieux est une réalité dans ce département comme dans de nombreux autres pans de notre pays, qu’il ne date pas d’hier et qu’il est parfaitement connu des Français;  à commencer par ceux qui y vivent encore ou qui en ont été chassés par le force des choses. Rappelons au passage que la première campagne menée par le FN pour mettre en garde contre les dangers de l’islamisation date de 1987… là aussi nous avions vu juste!

    Sur atlantico, Guylain Chevrier docteur en histoire, membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration (HCI), fustige les attaques menées contre MM. Davet et Lhomme, notamment de la part d’une officine comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), financée par le trouble milliardaire George Soros

    «Le CCIF relève M. Chevrier, est de tous les combats qui favorisent la pénétration sans limite de la norme religieuse de l’islam dans notre société : revendication du halal à la cantine, des prières dans l’entreprise, du voile à l’école publique, n’est pas choquée par le fait que des musulmans refusent de serrer la main d’une femme, jusqu’à l’interdiction de toute critique de l’islam dénoncée comme une atteinte à la liberté de culte et une discrimination. Cette organisation invite à faire passer la religion avant tout, comme dans un pays musulmans, voire, comme dans une théocratie. Elle considère les musulmans non comme des citoyens mais comme membres d’une communauté religieuse à laquelle ils devraient être assignées et se soumettre (…). Cette organisation se présente comme association antiraciste, mais c’est une imposture, car à ne défendre que l’islam, elle est tout le contraire du combat universaliste de l’antiracisme, porteur d’égalité des droits pour tous. Nous avons plutôt affaire avec le CCIF à un parti religieux qui ne dit pas son nom (…). Le CCIF, qui partage avec les Indigènes de la République ce procès calomnieux et honteux de la France pour racisme d’Etat, fait progresser l’idée selon laquelle la laïcité serait tournée contre les musulmans, pour mieux justifier le rejet de notre République démocratique (…). Il n’est pas étonnant que dans ces conditions environ 30% des musulmans revendiquent en France la charia et considèrent leur religion comme un instrument de révolte contre notre société, tel qu’a pu le rapporter l’avant dernier rapport de l’Institut Montaigne sur le sujet. »

    Le combat entre deux sortes d’antiracistes, les gentils qui défendent un antiracisme universaliste et les méchants qui défendent un 

    antiracisme «communautariste et racialiste» était l’objet d’un article publié par Médiapart  sous la plume de  la militante Elena Mangusta appartenant au camp universaliste. Elle s’appuie sur plusieurs exemples pour dénoncer les menées des antiracistes antiuniversalistes au nombre desquels elle compte Rokhaya Diallo, une association comme Décoloniser les Arts  (DLA) ou encore bien sûr Houria Boutedlja du Parti des Indigènes de la Républiques (PIR).

    Mme Angusta s’indigne « du rôle trouble des médias et de la presse de gauche en particulier», la manière dont « de façon extrêmement perverse les journaux l’Humanité, Libération, Le Monde se font les chantres de ces idéologues et ferment leur colonnes à l’antiracisme universaliste. Celui-ci n’a d’autres choix dès lors pour s’exprimer que de publier dans la presse de droite, ce que bien évidemment le camp du bien  s’empresse de lui reprocher et utilise pour le décrédibiliser.»

    Nous ne voudrions pas faire de peine à la gentille Elena mais ce sont plus globalement tous les propagandistes de l’antiracismefaux nez de l’immigrationnisme obligatoire, ceux qui scandent depuis quarante ans que le déracinement de populations étrangères non européennes pour les faire venir chez nous est une chance pour la France,  qui sont décrédibilisés (pour rester poli) aux yeux de nos compatriotes.

    Ces failles qui se distinguent désormais au sein des structures, des formations antinationales au nom de l‘antiracisme, traversent désormais une large partie de la gauche ou la tentation de courir derrière les communautaristes ne date pas d’hier. Le tout au nom de petits calculs tactiques ou stratégiques, d’un clientélisme de bas étage. Et l’on sait aussi que dans ce domaine certains élus et maires de droite ne se comportent parfois pas mieux que certains maires rouges Reste que pour le coup, humanistes, républicains et autres donneurs de leçons auront du mal dans ce cadre à trouver des analyses convergentes entre le RN et LFI ou les autres partis accueillant ou baissant les bras devant  l’immigration-invasion.

    https://gollnisch.com/2018/10/31/convergences-et-fractures-nous-avions-vu-juste/

  • L’homophobie qui se développe a pour origine principale la montée du fondamentalisme islamiste

    L’homophobie qui se développe a pour origine principale la montée du fondamentalisme islamiste
     
    Marine Le Pen
     
    @MLP_officiel

    "L'homophobie qui se développe dans notre pays a pour origine principale la montée du fondamentalisme islamiste. Vais-je à nouveau être la seule à oser le dire ? Qu'on nous donne le nom des agresseurs !"

  • Appels à manifester le 17 novembre : les Français ne veulent plus être « emmerdés » !

    La mascarade fiscale doit cesser : l’écologie et la justice sociale ne sont que de grossiers prétextes pour s’en prendre à l’épargne collective et à tous ceux qui travaillent et font fonctionner le pays.

    Par Romain Naudin1.

    « Qu’on arrête d’emmerder les Français ! » : le mot de Pompidou est connu et continue de résonner à l’heure où le gouvernement Philippe a encore une fois décidé de s’attaquer au pouvoir d’achat.

    Depuis quelques jours, les appels à manifester le 17 novembre se multiplient sur Internet, annonçant de forts remous politiques et sociaux. L’exaspération populaire est logique, s’expliquant par la hausse, devenue insoutenable, d’une fiscalité désormais perçue comme nuisible et inefficace.

    Lire la suite

  • Pour la Macronie, manifester contre la hausse du carburant, c’est de la petite jacquerie

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    et bien sûr... d'extrême droite !

    Connaissez-vous le compte Twitter « TEAM MACRON », en abrégé TM ? « La #Team Macron soutient l’action d’@EmmanuelMacron pour la réussite de la France. » Passons sur l’emploi de l’anglais : « Team », ça doit faire mieux qu’« Équipe », qui sent le journal lu au coin du zinc, un lendemain de match. Un paradoxe de plus pour ceux qui veulent la réussite de la France…

    Qui est derrière ce compte ? En mars dernier, Libération avait enquêté. C’est un membre de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, Pierre Le Texier, aujourd’hui responsable du « pôle e-influence » du parti présidentiel, qui le créa. Le compte serait aujourd’hui géré par des bénévoles, militants de La République en marche, mais sans qu’il y ait de lien organique entre le parti et le compte. Pratique, en cas de dérapage, comme ce fut le cas avec le hashtag « Balance ton maire ». En somme, des flibustiers de la guerre du Net.

    Si vous ne connaissez pas ce compte Twitter, nous vous invitons à aller le consulter de temps en temps. Vous vous ferez une idée de ce que la propagande a pu faire comme progrès en quelques décennies et, surtout, vous prendrez pleinement conscience de l’état d’esprit qui anime la Macronie et ses satellites – TEAM MACRON en est un. La Macronie n’a pas la vérité, elle est LA vérité – nuance. La moindre déclaration des vedettes gouvernementales est reprise comme un mantra. Les paroles du Président sont d’évangile. Si vous voulez, TEAM MACRON, c’est l’équivalent Twitter de ce que sont les députés de La République en marche à l’Assemblée : on applaudit – et debout, s’il vous plaît – pour la moindre saillie d’une excellence maroquinée.

    Un exemple : Benjamin Griveaux déclare au JDD que Wauquiez, « c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent en diesel. Ça n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons. » Au passage, si on avait encore un doute sur l’arrogance de « ces gens-là », nous sommes définitivement fixés… Wauquiez réagit en dénonçant le « mépris » et le « décalage » du gouvernement. Contre-attaque de Benjamin Griveaux, que TEAM MACRON s’empresse évidemment de reprendre : « Tabac = 73.000 morts. Pollution aux particules fines = 48 000 morts par an. Le vrai mépris, c’est de dire aux Français qu’on continue en fermant les yeux. Un peu de courage @laurentwauquiez ! » Là, on n’est plus dans le registre du mépris mais dans celui de l’hypocrisie la plus totale. Le vrai courage, allons jusqu’au bout, puisque M. Griveaux exhibe, sans complexe, les 73.000 morts du tabac, serait en toute logique d’interdire carrément le tabac. N’oublions pas que le pourcentage des taxes dans le prix du tabac est de 80 %…

    Mais le compte TEAM MACRON peut faire plus que la claque du gouvernement. Ainsi, il vient de prendre pour cible le mouvement du 17 novembre contre la hausse des carburants à travers un visuel : « NON ! Je ne participerai pas au mouvement de blocage du 17 novembre contre la hausse des carburants. » Avec cet argument suprême : « RÉCUPÉRÉ PAR L’EXTRÊME DROITE ». Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan venaient d’apporter leur soutien… Question : et s’ils n’avaient pas apporté leur soutien, on avait bon ?

    Là où toute la quintessence de l’esprit du macronisme se révèle, sans complexe, c’est dans le commentaire qui accompagne ce visuel : « Les petites jacqueries d’extrême droite, c’est NON ! » Les gens qui n’en peuvent plus de payer toujours plus cher pour aller travailler, conduire les enfants à l’école, au foot, chez le médecin, c’est de la petite jacquerie. La petite jacquerie du petit peuple, vous voyez, ma chère… Et pour essayer de les déconsidérer, on les affuble du suffixe supposé infamant. Les petits marquis masqués de la Macronie devraient sortir de leur château délimité par le périphérique de Paris et lire un peu l’Histoire.

    http://www.bvoltaire.fr/pour-la-macronie-manifester-contre-la-hausse-du-carburant-cest-de-la-petite-jacquerie/

  • Mathieu Bock-Côté : « Défense du Brexit »

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    Les appels à un second référendum reviennent à considérer que les Britanniques ne voulaient pas sincèrement quitter l'Europe. Parce que leur choix ne va pas dans le sens du progressisme diversitaire, il ne peut être sérieux et doit donc être effacé des tablettes. Mathieu Bock-Côté fait ici l'analyse inverse et nous n'avons aucun scrupule - au contraire - à la reprendre pour les lecteurs de Lafautearousseau : c'est aussi la nôtre. Mathieu Bock-Côté la mène avec rigueur et avec talent. [Le Figaro, 26.10].  LFAR

    À mesure que mars 2019 s'approche, on comprend qu'une frange importante des élites européennes peine toujours à prendre au sérieux le vote des Britanniques en faveur du Brexit. L'appel récurrent à la tenue d'un nouveau référendum, censé corriger les résultats du premier, témoigne de cet état d'esprit : le 23 juin 2016, les Britanniques n'auraient pas eu toute leur tête. Ils auraient voté sous le coup de la passion en plus d'être manipulés par la propagande du camp eurosceptique, que ses adversaires accusent d'« europhobie ». Le vote en faveur du Leave était accidentel. On en comprend qu'il n'y avait qu'un seul choix possible et rationnel, et que celui-ci consistait à confirmer l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'Union européenne.

    Ce refus d'envisager que les Britanniques aient voté en connaissance de cause est révélateur de la mentalité qui domine les élites mondialisées, décrétant le cadre national désuet et, surtout, dépourvu de légitimité. On l'avait déjà constaté en 2005, après le référendum français sur la Constitution européenne. Plusieurs accusèrent Jacques Chirac d'avoir fait une immense bourde en le tenant, dans la mesure où il reconduirait la légitimité d'un cadre national qu'il faudrait justement dépasser. Le philosophe Jürgen Habermas soutiendra ainsi que le seul référendum légitime serait à l'échelle de l'Union européenne (UE), pour constituer par cet acte fondateur un peuple européen. Le peuple devient ici une pure construction juridique sans épaisseur identitaire.

    La même chose a été reprochée au Brexit. Deux ans après le référendum, on constate à quel point il a révélé la nature ambivalente de la démocratie contemporaine. Quand la volonté populaire s'exprime en faveur du progressisme diversitaire, elle est louée. Mais quand elle embrasse une cause jugée en contradiction avec le « sens de l'histoire », on la désavoue et, surtout, on veut l'étouffer. La souveraineté populaire est vidée de sa substance. Il ne s'agit plus que d'un mécanisme vicié qui consacrerait la tyrannie de la majorité et l'hégémonie politique des catégories sociales retardataires. Elle ne devrait pas permettre les régressions historiques comme le Brexit. Cette interdiction s'applique aussi à toute volonté de renverser les innovations « sociétales » ou de redéfinir les « droits » qui ont été octroyés au fil des ans.

    La dénonciation du Brexit fait ainsi écho à celle des « populisme s», un terme servant essentiellement à pathologiser la souveraineté populaire lorsqu'elle entre en dissidence avec le régime diversitaire. Dès lors que la question du régime resurgit, l'espace démocratique se resserre. Les partis et mouvements qui adhèrent à l'idéologie diversitaire et postnationale sont accueillis favorablement dans la conversation démocratique. Les autres sont assimilés à la lèpre, pour emprunter la formule désormais célèbre d'Emmanuel Macron. Qui entend arrimer la démocratie au cadre national bascule dans le camp de la réaction et sera à bon droit traité comme l'ennemi public, et peut-être même comme ennemi de l'humanité.

    Dans ce contexte, on pouvait s'attendre à ce que les élites britanniques fassent tout pour neutraliser le résultat du Brexit. Et pourtant, Theresa May a décidé de respecter la volonté populaire, en la considérant non pas sur un mode anecdotique mais historique. Si elle peine à conserver l'unité d'un Parti conservateur travaillé par des courants contradictoires sur la question européenne, elle garde le cap. Les modalités de la rupture restent à préciser: on ne détricote pas facilement des accords tissés au fil des décennies. L'UE s'est construite de telle manière que plus on s'y engage et plus il devient difficile de s'en désengager. Sans le moindre doute, le Brexit entraînera quelques turbulences, mais l'histoire s'écrit rarement en ayant pour trame sonore une musique d'ascenseur. La restauration de la souveraineté nationale d'un pays n'est pas une décision administrative ordinaire.

    Qui dit Brexit ne dit pas nécessairement Frexit. La Grande-Bretagne, depuis toujours emportée par le grand large, n'a pas le même rapport avec le continent que la France. Les deux histoires ne sont pas interchangeables. Toutefois, le référendum britannique a confirmé l'importance vitale de la nation, qu'on ne saurait tenir pour une simple construction artificielle facile à démonter, comme veut le croire une certaine sociologie. Les nations sont des réalités historiques aux racines très profondes et qu'on ne saurait déposséder de leur souveraineté sans provoquer chez elles une réaction vitale, surtout quand l'histoire redevient tumultueuse. On ne saurait non plus les humilier sans les pousser à la révolte. Le Brexit, de ce point de vue, peut servir de rappel: ou bien l'Europe sera gaullienne, et saura respecter la diversité des peuples qui la constituent, ou bien elle ne sera pas. Ou alors, elle ne sera plus l'Europe.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/10/28/mathieu-bock-cote-defense-du-brexit-6100723.html