l'information nationaliste - Page 5949
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Marie-Christine ARNAUTU (FN) 07/07 dénonce MACRON, sa soumission et son projet d'immigration massive
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Eudes Baufreton : « La situation est catastrophique et les impôts vont être, une fois de plus, augmentés ! »
Eudes Beaufreton revient sur l’intervention du Premier ministre devant le Parlement, et l’augmentation des impôts qui se profile une fois de plus.
Selon lui, le gouvernement fait face à présent à la réalité, une réalité qu’Emmanuel Macron, en tant qu’ancien ministre de l’Économie, ne pouvait pas ignorer. Au gouvernement, certains semblent prendre conscience de la nécessité de réduire des dépenses, mais sauront-ils mener des réformes structurelles et non homéopathiques ? La France compte, par exemple, 1.600.000 fonctionnaires de plus qu’en Allemagne !
On ne parle depuis deux jours que des annonces d’Édouard Philippe devant le Parlement.
Il a notamment annoncé que la hausse de la CSG se ferait bien.
En revanche, il faudra du temps pour mettre en place la baisse de la taxe d’habitation.
Il annonce également de nouveaux impôts concernant le diesel et les cigarettes.
Que faut-il penser de tout cela ?
Est-ce que c’est une manière pour Emmanuel Macron de reculer par rapport à ce qu’il avait promis pendant sa campagne ?Je crois qu’Emmanuel Macron fait désormais face à la réalité.
On sort des promesses de campagne.
La situation du pays est catastrophique.
Je rappelle quand même qu’Emmanuel Macron était ministre du Budget et conseiller économique de François Hollande. Il ne peut donc pas faire comme s’il découvrait la situation.
La réalité nous montre que la situation est catastrophique, alors qu’on nous expliquait qu’on pourrait faire des réductions en compensant.
Nous avons la réponse.
Les impôts vont une fois de plus être augmentés. Pour la réduction, on verra plus tard.
Dans tous les cas, c’est le sens du discours d’Édouard Philippe lors de son intervention à l’Assemblée nationale.Avec beaucoup de promesses pendant la campagne et finalement une hausse des impôts, nous avons l’impression de revivre 2012.
Quelle pourrait être pour vous, Contribuables associés, la solution pour baisser le déficit et réguler tous ces problèmes de dépenses ?Peu de solutions s’offrent à nous.
Il faut mener des réformes structurelles, tout le monde les connait.
Hier, je participais aux états généraux de la dépense publique organisés par le ministre du Budget, Gérald Darmanin. Le premier Président de la Cour des comptes, Didier Migaud, y participait également. Il dresse un bilan remarquable.
La Cour des comptes fait un travail remarquable, je tiens à le saluer.
C’est le bon sens que l’on partage chez Contribuables associés depuis des années.
Le ministre semble vouloir mener un certain nombre de réformes.
La seule interrogation est de savoir s’il aura la marge de manœuvre suffisante de la part de Matignon et de l’Élysée.
Je l’ai entendu dire des choses positives, notamment sur la réduction des effectifs de la fonction publique.
Nous avons besoin d’une véritable radiothérapie et non pas d’homéopathie.
Supprimer 120.000 postes de fonctionnaires en 5 ans, ce n’est absolument pas à la hauteur des objectifs à atteindre.
Je rappelle que l’une étude menée par Contribuables associés indique que nous avons aujourd’hui en France 1.600.000 fonctionnaires de plus qu’en Allemagne.
Sans tomber dans l’extrême, si on faisait seulement la moitié du chemin, on pourrait économiser 50 milliards d’euros par an.
C’est dire qu’il y a des enjeux qui passent par des réformes et que celle-ci pour le moment me paraît plus être une réforme homéopathique que structurelle.Finalement, de bons élans sont au gouvernement, mais vous craignez encore qu’on continue sur le même chemin ?
Au sein du gouvernement, je ne sais pas.
Pour le moment, je n’ai rencontré que Gérald Darmanin.
J’ai fait des demandes d’audiences auprès d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe.
En tous les cas, la prise de conscience de ce que Contribuables associés dénonce depuis sa création il y a 27 ans va au-delà de la Cour des comptes.
Nous avons enfin l’impression de partager le même constat, ce qui est déjà une étape non négligeable.
Il est certain que Gérald Darmanin, ministre du Budget, souhaite aller dans le sens de la réduction des dépenses.
Il l’a dit à plusieurs reprises hier.
Maintenant, entre le dire et le faire, il y a une marge.
Jusque-là, avec les hommes politiques, on a vu jusqu’où cette marge peut nous amener…http://www.bvoltaire.fr/situation-catastrophique-impots-etre-de-plus-augmentes/
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Hervé de Lépinau (FN) : "La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique"
Hervé de Lépinau vient de publier sa contribution à la refondation du FN sur son compte facebook. Extraits :
"L’onde de choc Macron n’en finit pas de déstabiliser quarante ans de vie politique française : le Parti Socialiste et Les Républicains ne sont plus qu’un vaste champ de ruines. Le Front National donne quant à lui l’illusion d’avoir résisté au séisme : sa présidente a été qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle et l’entrée de huit députés Front ou apparentés à l’Assemblée Nationale se traduit en chiffres par une progression du nombre de parlementaires de 300% ! Mais ces constats spectaculaires ne peuvent contredire le fait que les fondations de l’édifice frontiste sont passablement fissurées. Et en politique comme en sismologie, gare aux répliques !J’en veux pour preuve la déperdition de voix FN entre le 1er tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives, qui atteint au niveau national, près de 60% ! Du jamais vu. Candidat à la succession de Marion Maréchal Le Pen sur la 3ème circonscription
de Vaucluse, j’ai subi ce coup de rabot : 46% des électeurs qui avaient voté Marine au 1er tour se sont abstenus le 11 juin dernier… Et cette circonscription fait partie de celles qui ont le mieux résisté (49,33% au 2nd tour) pour être classée parmi les dix premières. Le constat est implacable : le Front National obtient péniblement six députés et deux apparentés là où ses espérances étaient dix fois supérieures, sans qu’il soit nécessaire d’accabler cette fois le mode de scrutin. Le fameux socle frontiste a perdu plus de la moitié de ses électeurs, c’est un fait (...)
Les instances du parti ont annoncé l’ouverture d’un grand chantier afin de tirer les enseignements de ces scrutins décevants dans le but de réformer le mouvement. La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique. La forme du séminaire est-elle la plus adaptée alors qu’un cadre réglementaire nécessaire à ce devoir d’inventaire existe déjà ? (...)
Quand certains font du chantage à la scission en cas de remise en cause de cette ligne monétariste et économiste dominante dans le programme présidentiel, d’autres pourront rappeler l’importance du combat civilisationnel
et culturel. Quand le discours sur l’immigration est considéré comme anxiogène, il sera rappelé que nos électeurs nous attendaient sur ce sujet, alors que la sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral. Et ce courant, souverainiste attaché au principe de subsidiarité, conservateur et identitaire, entrepreneurial e sur le plan économique, trop longtemps laissé sous le boisseau, trouvera un espace d’expression salutaire pour porter cette contradiction indispensable à tout débat démocratique. Le boulevard électoral était sur notre droite et les coups de volant n’ont eu de cesse de nous conduire vers la gauche pour finir dans une impasse. Le Front National doit-il rester dans le ni droite-ni gauche ou s’assumer comme un parti de droite populaire et attaché à l’esprit d’entreprise ? Ou rejoindre la gauche souverainiste mais intrinsèquement
socialiste ? Autant de questions qui ne peuvent rester plus longtemps sans réponses, au risque de ne plus retrouver ces électeurs qui nous reprochent d’avoir trahi leur confiance. Ce souci de clarification aura aussi le mérite de permettre à chacun de se repositionner sur l’échiquier politique en recalant sa boussole idéologique pour prendre ensuite les décisions qui s’imposent. Nous vivons une crise de civilisation (j’en veux pour preuve l’offensive proPMA-GPA pour les couples homosexuels) et l’abstention massive signifie qu’une majorité de Françaises et de Français ne nous considèrent pas capables de relever ce défi en l’état.
Il est donc urgent de réformer notre pensée pour proposer une ligne politique claire, sans quoi la quête du pouvoir pour le bien commun restera une chimère. Encore faut-il s’en donner les moyens : c’est tout l’enjeu d’une refondation. »
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°479
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ENFIN, IL VIENT DE SORTIR : LE NOUVEAU RECUEIL DE CHANSONS TRÈS ATTENDU DE THIERRY BOUZARD
Les Chansons de notre identité
Un recueil exceptionnel, avec l’histoire de chacune d’entre eux, de 220 chants politiques, militaires, religieux, historiques, scouts, marins, bretons, vendéens, d’ailleurs, modernes et anciens et même à boire… Bref une partie non négligeable de notre patrimoine. Un ouvrage remarquable réalisé par Thierry Bouzard, journaliste et musicologue bien connu des patriotes.
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Dernier Bistro Libertés avec Slobodan Despot: PMA - L'opposition à Macron
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Migrants : l’impuissance de l’Union européenne, par Guy Rouvrais

Dimanche dernier, trois ministres de l’Intérieur de l’Union européenne les plus concernés par le flot migratoire (Italie, France Allemagne) se sont réunis à Paris pour préparer des mesures d’urgence face au déferlement des « migrants ». Il s’agissait de préparer le sommet de leurs collègues, ce jeudi, afin de concocter un plan d’action.Le flux des illégaux ne cesse de croître et d’embellir, il y a quelque ironie à en découvrir aujourd’hui « l’urgence » et songer à un « plan d’action », confessant ainsi qu’il n’y en avait pas ou, plutôt, qu’il en existe mais inefficace pour enrayer le phénomène. L’urgence, en réalité, pour les ministres, c’est la nécessité d’éviter que l’Italie ne ferme ses ports, comme elle menace de le faire, interdisant ainsi aux « migrants » d’y débarquer. Les bateaux seraient alors dirigés vers… la France et l’Espagne. Il est vrai que notre sœur latine paie un lourd tribut au laxisme européen.
En 48 heures la semaine dernière, elle a vu déferler sur ses côtes 12 000 individus et près de 90 000 en une seule année, 500 000 en trois ans. Nos voisins n’en peuvent plus, les moyens manquent, les services sociaux sont débordés. Ce ne sont pas des réfugiés politiques qui viennent, même Macron le reconnaît : « 80 % sont des migrants économiques ».
Selon l’agence européenne Frontex, 93 % de ceux qui débarquent en Italie viennent d’Afrique. Et il n’y a aucune raison que cela s’arrête.
Le « plan d’action » que, dans l’urgence, les ministres de l’Intérieur européens ont esquissé reprend les vieilles recettes qui ont été impuissantes jusqu’ici à enrayer ce déferlement : octroi de crédits à l’Italie, envoi de garde-côtes supplémentaires et tentative de mater les récalcitrants de l’Europe de l’est afin qu’ils acceptent des « relocalisations » de « migrants ». Or, évidemment, ce ne sont pas des solutions mais des attitudes qui, au contraire, nourrissent le problème.
Si les Africains savent que l’on est prêt, non pas à les expulser, mais à les relocaliser, ça ne peut que les encourager à venir !
N’étant pas des réfugiés politiques, ils n’ont pas vocation à être accueillis en Italie, ni ailleurs en Europe. Un nombre dérisoire est reconduit dans le pays d’origine.
Le ministre de l’Intérieur autrichien demande, en vain, qu’ils ne soient pas débarqués mais aussitôt renvoyés chez eux, sans pénétrer sur le territoire de l’Union. A défaut de la fermeture hermétique et effective des frontières, il faut surtout que toute incitation à venir dans l’Union européenne disparaisse et signifier aux candidats à l’exil que violer ses frontières, bafouer notre droit, n’ouvre aucun droit, ne procure aucune aide financière et pas davantage la perspective d’une régularisation. L’Union européenne doit cesser d’être un Eldorado pour que nul ne risque sa vie en voulant la rejoindre. Or, pour être politiquement correct, l’Union européenne, refusant des mesures intransigeantes et dures pour tarir la source de cette immigration illégale, ne peut envisager que des initiatives qui sont cautères sur une jambe de bois. Le plan d’action masque bien mal son inaction et son impuissance.
Guy Rouvrais
Article publié par Présent daté du 8 juillet 2017
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La conversion des Vikings - Documentaire français 2017 HD
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« Cette France de gauche qui vote FN » de Pascal Perrineau
Le politologue Pascal Perrineau a publié début juin un livre intitulé Cette France de gauche qui vote FN : une suite actualisée à la théorie du gaucho-lepénisme défendue depuis 1995 par le professeur à Sciences Po.
Le professeur Perrineau revient, avec force chiffres, sur ce phénomène incontestable : des électeurs de gauche, qui se revendiquent parfois expressément comme de gauche, votent FN.
En termes de flux, P. Perrineau estime qu’un tiers du surcroît d’électeurs de Marine Le Pen entre 2012 et 2017 (soit un peu plus de 400.000 électeurs) viendrait de la gauche. La porosité des électorats de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon n’est d’ailleurs pas nulle : d’après la dernière enquête du Cevipof avant le 1er tour (16-17 avril), 28% des électeurs de Marine Le Pen susceptibles de changer d’avis (soit 4,5% de ses électeurs au total) donnaient Jean-Luc Mélenchon en second choix, tandis que symétriquement 11% des électeurs de ce dernier susceptibles de changer d’avis (soit 7,7% de ses électeurs) donnaient Marine Le Pen en second choix.
En termes de stock, ce sont cependant seulement 6% des électeurs de Marine Le Pen en avril dernier (soit environ 460.000 électeurs) qui se disaient « plutôt de gauche » (même enquête du Cevipof des 16-17 avril). Ce qui signifie que ce phénomène du frontisme de gauche est clairement minoritaire – ou tout du moins que les anciens électeurs de gauche ayant rejoint le FN ont coupé les amarres avec leur ancienne famille politique, convertie à la ligne Terra Nova de la gauche mondialiste et libéralo-libertaire.
Si le FN a pour partie remplacé la gauche dans l’électorat populaire, il n’est pas pour autant un parti de gauche
Pascal Perrineau le rappelle explicitement : sa thèse n’est ni que le gaucho-lepénisme est majoritaire au FN ni que ce dernier est devenu un parti de gauche. En revanche, il estime que la dynamique du Front national depuis 2012 est à mettre au crédit d’une inflexion politique plus ouverte à gauche, à savoir la ligne Marine Le Pen/Philippot, qui a permis le ralliement d’électeurs issus de la gauche. A cet égard, le 1er tour des législatives a confirmé que, dans les Hauts de France, le FN a pour partie remplacé le PCF et le PS dans l’électorat populaire.
Perrineau décrit là un phénomène réel de déplacement à gauche du centre de gravité du parti frontiste. Mais son analyse est celle d’un politologue et non d’un stratège politique. D’une part – et il en convient –, ces électeurs de gauche ne sont pas seulement venus au FN pour son discours social mais aussi pour son discours sur l’immigration, la gauche ayant rompu avec le patriotisme. D’autre part, ce que Marine Le Pen a gagné d’un côté – cet électorat issu de la gauche –, elle l’a reperdu de l’autre côté : c’est cet électorat bourgeois ou même de classes moyennes, ou tout simplement âgé, qui se détourne du FN, comme on l’a observé lors de l’élection présidentielle.
Ce positionnement ni droite ni gauche condamne le FN à l’isolement politique et donc à l’éternel échec
Le second tour de la présidentielle l’a montré avec fracas. L’électorat de gauche a très peu voté Marine Le Pen : environ 10% des électeurs de Mélenchon, 2% de ceux de Hamon. L’électorat de centre-droit offrait davantage de réserves de voix. Environ 20% des électeurs de Fillon se sont d’ailleurs in fine reportés sur la candidate « patriote », un tiers de ceux de Dupont-Aignan – bien moins que ce que promettaient les sondages avant la campagne de 2nd tour (environ 30% et 45% respectivement). Mais cet électorat de centre-droit a été dissuadé par le discours gauchisant de Marine Le Pen. Or, sans lui, aucune majorité électorale n’est possible.
Pour expliquer l’échec de Marine Le Pen au 2nd tour, Pascal Perrineau préfère quant à lui pointer son manque de « gouvernementalité », que le débat du 2nd tour a mis en lumière, lui faisant perdre 6 points dans les urnes. Ce reproche est fondé. Mais pour faire preuve de « gouvernementalité », il faut aussi rompre avec le discours de classe hostile aux catégories socioprofessionnelles aisées, qui condamne à l’opposition démagogique. Et pour réussir le 1er et le 2nd tour d’une élection majeure, il faut être crédible auprès de l’électorat actuel et potentiel du FN, en répondant d’abord à ses préoccupations au lieu de répondre à celles d’autres électorats.
Carl Hubert 17/06/2017
Pascal Perrineau, « Cette France de gauche qui vote FN », Le Seuil, 1er juin 2017
(http://www.seuil.com/ouvrage/cette-france-de-gauche-qui-vote-fn-pascal-perrineau/9782021362596)https://www.polemia.com/cette-france-de-gauche-qui-vote-fn-de-pascal-perrineau/
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Le Front national et ses cadres se sont fait avaler par la communication
Dans sa contribution à la refondation du FN, Hervé de Lépinau déclare que "La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique". Un article publié sur Boulevard Voltaire et une interview publiée sur le Figaro illustrent l'erreur qu'est en train de commettre Marine Le Pen en se concentrant sur un changement de nom ou sur des séminaires dont on sait bien qu'ils sont de la poudre aux yeux :
Thomas Valmenier accuse le FN de faire de la communication au lieu de se poser les vraies questions :
"Marine Le Pen déclarait, hier sur France Info, considérer le Front national comme une marque usée. Nous voyons, ici, toute la considération que madame Le Pen a pour notre politique. Rattrapé par l’effet mode, le Front national, et plus précisément ses cadres, s’est fait avaler par la communication. Comme les autres, ce parti a choisi de laisser derrière lui les débats de fond, comme les autres il a fini par considérer qu’il n’était pas si important que ça de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Comme les autres, il a réduit son rôle à proposer un produit au consommateur.
Le Front national, c’était le parti du peuple (...) Jean-Marie Le Pen était un homme issu de la classe populaire. Par l’Indochine et l’Algérie, il a gagné le droit de nommer son parti « Front national ». Plus qu’un nom de parti, c’était un slogan, renvoyant à la terre charnelle et au vocabulaire guerrier. C’était, pour ceux qui le scandaient, la puissance de la tradition, l’attachement à l’identité, la volonté de transmettre un idéal aux générations futures. Un mélange de fierté et de roman national.
Par l’orgueil de son créateur, qui n’a pas su voir que ce qu’il avait créé lui était supérieur, le parti du peuple est devenu le parti Le Pen. Ce n’était plus une certaine idée de la France que les militants essayaient de faire accéder au pouvoir, c’était « la fille de… »Mais voilà, la fille du Menhir n’est pas le menhir, elle n’a ni son enracinement ni sa culture. Ne pouvant compter sur elle-même, elle s’est reposée sur ses conseillers, qu’elle n’a pas su choisir.
Laissant partir en lambeaux le programme fondateur, elle a laissé le parti à la dérive, abandonnant tour à tour ses principaux centres d’intérêt pour se laisser dicter par ses adversaires les sujets de campagne (...) Des sujets primordiaux au cœur de « droite et démocratie économique » (premier programme économique du FN en 1984), abandonnés ! À la place, un imbroglio indéchiffrable, technique, ne s’adressant qu’à une infime partie de la population.
Marine Le Pen reconnaît son échec ainsi que celui de toute la droite pour cette élection imperdable. Mais loin de se remettre en cause, elle attaque le nom de son parti. Soyons sérieux, il est dépassé, le temps où les électeurs du FN étaient des pestiférés obligés de se cacher. Plus que le nom du parti, c’est celui de sa dirigeante qui fait fuir. Elle n’a, hélas, pas su s’élever jusqu’à une stature présidentiable.
Changer le nom du parti, c’est s’obliger à repartir de zéro. Essayer d’implanter un nouveau sigle dans le paysage politique jusqu’à le rendre crédible pour 2022, en sachant pertinemment que les médias se feront un plaisir de cataloguer le nouveau venu à l’extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pieds. Il semble plus rationnel de changer tout simplement de dirigeant pour revenir sur ce qu’est le véritable Front national : un parti pour les Français, au service de la France."
Bruno Bernard, ancien conseiller politique à l'ambassade de Grande-Bretagne, considère quant à lui qu'un changement de nom du FN serait un message mortifère envoyé à ses électeurs :
"(...) Les résultats du Front national sont bons voire excellents. Un observateur extérieur considérerait qu'avec la République En Marche et peut-être la France Insoumise, il est le seul parti, à avoir le vent en poupe et l'avenir devant soi.
Analyser les résultats de 2017 comme autant de défaites cinglantes montre un parti immature et impatient, voulant ignorer que le chemin à suivre est celui d'une progression lente mais constante. En effet les chiffres témoignent que l'élargissement de l'électorat Front national a eu lieu (...)
En abandonnant ce symbole le Front National donnerait l'impression, non pas d'évoluer, mais de se renier sous la pression de résultats électoraux considérés comme mauvais. Ce serait un message mortifère envoyé à ses électeurs. Que le parti recherche une meilleure cohérence idéologique c'est naturel, qu'il abandonne en rase campagne certains de ses marqueurs et il subira le destin des partis qui à force de reniements et de honte de ce qu'ils sont disparaissent sans laisser de trace (...)
Le Front national devrait demander aux Républicains si un changement de nom et de logo suffit pour devenir crédible et remporter des élections. Plus sérieusement il est évident que de simples artifices de communication ne suffiront pas à crédibiliser ce parti surtout après le débat désastreux d'entre deux tours de Marine Le Pen qui était, pour le coup, une véritable opportunité d'être crédible. Si le nom Front National disparaît, le nom Le Pen devra disparaître avec lui car il est le premier des repoussoirs pour les électeurs d'autres partis, notamment à droite(...) Depuis 2002, la droite française de gouvernement a changé de nom deux fois et a perdu deux élections présidentielles en ne cessant de rétrécir sa base électorale. Conclusion si on ne fait que changer que la devanture et rien dans le magasin cela ne sert à rien, on ne change pas les rayures du zèbre (...)"
