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l'information nationaliste - Page 5948

  • Dans MINUTE de cette semaine : un grand entretien avec Alban d'Arguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat

    3380252444.jpgAuteur du récent Eoliennes, un scandale d’Etat (éd. Synthèse), Alban d’Arguin est vent debout contre la prolifération des éoliennes sur tout le territoire français. C’est, pour lui, une impérieuse nécessité de stopper ces implantations, qui nuisent gravement à la santé publique et procèdent, de plus, d’un système contraire aux intérêts économiques de la France.

    « Minute » : Vous parlez de « scandale d’Etat », qui devrait valoir aux ministres responsables de l’implantation d’éoliennes d’être traduits devant la Cour de justice de la République. Vous n’exagérez pas un peu ?

    Alban d’Arguin : Absolument pas. Et plutôt que d’un scandale d’Etat, j’aurais dû dire trois scandales d’Etat. Parce qu’en fait, outre le scandale principal, celui qui attente à la santé publique, il y en a deux autres, un économique et un énergétique. Mais je maintiens que le premier scandale devrait entraîner les ministres décisionnaires devant la Cour de justice.

    Mais pourquoi ?

    Parce que depuis la réforme constitutionnelle de 2005, avec l’intégration de la Charte de l’environnement dans le bloc de constitutionnalité, le principe de précaution (article 5 de cette charte) s’impose à tous. Au nom de celui-ci, on peut protéger les Français contre les risques, même « incertains en l’état des connaissances scientifiques », découlant de décisions publiques. Or avec les éoliennes, ce n’est pas le cas. J’en ap­pelle d’ailleurs aux plus éminents des constitutionnalistes pour voir comment pourrait s’engager une procédure.

    Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, la France est le seul pays – du moins parmi les grands pays – où le périmètre de sauvegarde entre les éoliennes et les habitations n’est que de 500 mètres. Or c’est non seulement dommageable pour la population concernée mais contraire à une préconisation parfaitement claire de l’Académie de médecine. Dans celle-ci, qui date de 2006 – juste après donc que le principe de précaution ait été doté d’une valeur constitutionnelle –, elle réclame que, pour des raisons de santé publique, nulle éolienne ne soit construite à moins de 1 500 mètres de toute habitation.

    Cette distance de 1,5 kilomètre est d’ailleurs la norme partout ailleurs ! En Allemagne, le périmètre défini par l’Etat fédéral est de 1 500 mètres et plusieurs länder réfléchissent d’ailleurs à la façon dont ils pourraient encore l’augmenter. En Espagne, pareil. En Italie, il ne peut être érigé d’éolienne à moins de 2 000 mètres d’une habitation. Le Royaume-Uni a opté pour 1 800 mètres environ et, dans certains comtés, la distance minimale a été portée à 2 200 voi­re 2 400 mètres ! Quant aux Etats-Unis, c’est 1 500 mètres au minimum mais ce­la peut aller jusqu’à 3 000 mètres selon les Etats !

    Pourquoi la France ne s’est-elle pas alignée sur des normes ?

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  • Université du Centre Charlier : Révolutions et subversions du 18ème siècle à nos jours

    6a00d83451619c69e201bb09ac5a5a970d-250wi.pngProgramme des journées (susceptible de modifications)

    Mercredi 2 août :

    • 14 h à 17 h : accueil des participants.
    • 17 h – 19 h : Mot d’accueil – Commentaires d’actualité par Bernard Antony.
    • Questions réponses avec l’équipe de la réplique.
    • 19 h 15 : Apéritif
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Jeudi 3 août :

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 9 h : Aspects majeurs de la révolution russe – la trinité bolchevique du mal : Lénine-Trotsky-Staline. Révolution antirusse, révolution antichrétienne Par Monica Papazzu, publiciste roumaine, théologienne orthodoxe
    • 10 h : L’idéologie du « contrat social » de Jean-Jacques Rousseau, fondement des totalitarismes modernes Par Pierre Henri
    • 11 h 30 : messe (toutes les messes sont célébrées dans la forme extraordinaire du rite romain).
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 18 h : Justice et subversion par l’idéologie anti-raciste par Jérôme Triomphe
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Vendredi 4 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 9 h : L’islam et le communisme : analogies et différences. Par Yves Daoudal
    • 10 h : Le Kominterm et la guerre d’Espagne Par Yann Baly
    • 11 h 30 : messe  
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 18 h : Justice et subversion par l’idéologie anti-raciste (suite) par Jérôme Triomphe
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Samedi 5 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner. 
    • 9 h : Conquête culturelle et conquête politique : l’apport de Gramsci est-il une surévaluation d’intello-bolchevique ? La révolution morale et sociétale contemporaine Par Jeanne Smits, journaliste, vice-présidente de l’AGRIF
    • 10 h : « Le phénomène socialiste » au long de l’histoire selon le livre d’Igor Chafarevitch Par Cécile Montmirail 
    • 11 h 30 : messe  
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 18 h : Les sociétés de pensée et la Révolution française. L’œuvre d’Augustin Cochin et des penseurs contre-révolutionnaires Par Guillaume de Thieulloy
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Dimanche 6 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 11 h : Grand-messe célébrée par l’abbé Gouyaud à l’église Saint François de Paule 104 cours Lafayette à Toulon. (Missionnaires de la Miséricorde divine, abbé Loiseau). Chorale du centre Charlier. 
    • 13 h : déjeuner
    • 15 h – 18 h : sortie au Mont Faron – plage – etc…
    • 18 h : La nuit du 4-Août, masque du totalitarisme jacobin Par Michel Léon
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Lundi 7 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 10 h : Messe célébrée par Monseigneur Rey
    • 11 h : conférence de Monseigneur Rey 
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 18 h : table ronde : « droite de conviction »
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Mardi 8 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 9 h : Le grand affrontement :
      • d’un côté, les idéologies de l’émancipation et du déracinement de Rousseau  « déconstructeurs » contemporains
      • de l’autre, la valeur de l’enracinement selon Simone Weil, Gustave Thibon, les Charlier Par Marc Froidefont, professeur agrégé de philosophie
    • 10 h : Les idées et la praxis de la subversion marxiste dans l’Église catholique. La « théologie de la libération » Par l’abbé Christian Gouyaud, théologien et écrivain 
    • 11 h 30 : messe  
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 18 h : Révolution et contre-révolution en Amérique Centrale et Latine Par Thibaut de La Tocnaye
    • 19 h 30 : Dîner.
    • 21 h : Veillée  et prière du soir.

    Mercredi 9 août

    • 7 h 30 à 8 h 30 : petit déjeuner.
    • 9 h : La subversion : caractéristiques générales et techniques particulières. Les travaux de Roger Mucchielli - les nouvelles formes au XXIème siècle Par Didier Rochard
    • 10 h : Les phénomènes de collaboration et soumission aux totalitarismes dans l’Église et la société de 1920 à nos jours. ParBernard Antony
    • 11 h 30 : messe  
    • 12 h 30 : déjeuner
    • 14 h : Mot de départ

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La Bastille par Jean-Christian Petitfils

    On ne présente plus Jean-Christian Petitfils. Il est l’auteur de nombreux ouvrages couronnés de succès, dont de nombreuses biographies (1) qui nous permettent de mieux connaître et comprendre notre histoire.

    Dans le présent livre, sous titré Mystères et secrets d’une prison d’Etat, il nous présente une Bastille bien éloignée des clichés propagés par le système éducatif républicain. La force de ce nouvel opus repose sur deux éléments. Comme à son habitude, l’auteur a fouillé et décrypté les archives. De plus, son ouvrage n’est pas qu’historique au sens académique du terme. Il se lit également comme un véritable roman d’aventures. En effet, les embastillés se livrèrent à des activités tellement diverses et variées que nous avons peine à y croire. Au sein de la vieille forteresse royale, il y eut des rebellions, des expériences alchimiques autorisées par le gouvernement, des évasions ratées ou réussies, la naissance d’un enfant, l’écriture de grands livres (2) et bien évidemment des histoires d’amour. Bien qu’elles ne représentent que 10% des prisonniers tout au long de l’histoire de la Bastille, les femmes enfermées ne se privaient pas de coquetterie et de galanteries, au point de faire tourner la tête de leurs gardiens et confrères prisonniers. A ce sujet, les murs les plus épais n’empêchèrent point l’amour courtois, mais il est vrai que nous étions dans une autre époque…

    Comme chacun sait, la Bastille fut prise le 14 juillet 1789 par les émeutiers. Elle devait avoir une triste réputation à cette époque pour représenter un « symbole de l’absolutisme royal ». Déjà, son aspect massif en imposait aux parisiens. Restif de La Bretonne a écrit : « C’était un épouvantail que cette Bastille redoutée, sur laquelle, en allant chaque soir dans la rue Saint-Antoine, je n’osais lever les yeux » (3). De même, les écrits des philosophes, non dépourvus d’exagération, contribuèrent à sa mauvaise réputation. A ce sujet le chapitre intitulé La Bastille et l’opinion expose comment la propagande et la force du verbe peuvent altérer et transformer la vérité. Voltaire, lors de son deuxième embastillement, écrivit des vers (4) dans lesquels il se plaignait de son fort mauvais traitement, alors qu’il fut bien considéré. Il put même dresser la liste de ses besoins : « Deux livres d’Homère, latin-grec ; deux mouchoirs d’indienne ; un petit bonnet ; deux cravates ; une coiffe de nuit ; une petite bouteille d’essence de geroufle. » L’ironie de l’histoire reste que la Bastille souffrait de la réputation contraire d’être à la fois « La plus douce et la plus dure prison de France ». Comme pour la vie en dehors de la forteresse, tout dépendait du statut social du prisonnier. Certains finissaient par mourir des mauvais traitements, de l’absence d’hygiène et des misérables conditions de vie. D’autres, à l’image du Cardinal de Rohan pouvait se promener librement dans l’enceinte. Il recevait même ses amis et autres affiliés : « Il préférait, quant à lui, recevoir dans son appartement aménagé dans le bâtiment de l’état-major, où rien ne ressemblait à une prison. Les festins qu’il y donnait étaient des plus fins et des plus recherchés. On mettait dix, quinze, vingt couverts, les repas, en robes brodées, gilets de soie, manchettes de dentelles et perruques poudrées, s’achevaient fort tard. » Ces conditions de vie ne se voyaient réserver qu’aux hôtes les plus prestigieux comme écrit plus haut. Certains prisonniers ne disposaient que d’une maigre paillasse pour dormir, et d’autres devaient attendre plusieurs mois avant de recevoir une couverture. Des détenus ne supportant pas leurs détentions refusaient de manger et se laissaient mourir. Pourtant dans la même prison, des reclus de haute naissance préféraient - malgré leur élargissement - rester quelques jours de plus, voire même des mois pour profiter du traitement « royal » qui leur était réservé. Comme quoi, l’histoire n’est jamais simple.

    Concrètement, ce livre commence par un historique de la Bastille en expliquant les raisons de sa création et de son appellation. Nous voyons alors naître ce bâtiment qui deviendra un acteur majeur de l’histoire de la ville de Paris, et bien évidemment de l’histoire de France. Indubitablement ce château aura toujours représenté un intérêt stratégique, durant les guerres de religion, pendant la Fronde et la Révolution. Après ces salutaires rappels historiques, Petitfils aborde par le menu le fonctionnement de cette prison d’Etat. Il évoque également dans les grandes lignes les mécanismes de la justice royale. Puis, il nous livre des faits historiques intéressants qui confirment que la Bastille permet d’en apprendre beaucoup sur notre grande histoire française et sur la Révolution (5). En effet, les grands du royaume rebelles à l’autorité royale connurent l’hospitalité de la Bastille, en même temps que des sujets de la plus basse extraction. Des prisonniers d’Etat, comme les espions ennemis et autres assassins, séjournèrent dans cette prison. Suite à l’Affaire des Poisons qui gâta plusieurs années du règne de Louis XIV, les protagonistes connurent les geôles de la Bastille…  Le Masque de Fer même y mourut. La fausse Marie-Antoinette du bosquet de Vénus, dans l’Affaire dite du Collier de la Reine, enfanta dans cette prison. Autant dire que la haute et sérieuse politique se mêla aux plus vils intrigues dans cette forteresse construite par Charles V en 1370, que les révolutionnaires saccagèrent le 14 juillet de 1789, en prenant le soin, comme la coutume de la tabula rasa l’impose, de détruire et brûler les archives. Quant à nous, nous préférons les lires et les étudier. Ainsi nous recommandons fortement La Bastille qui ravira les passionnés d’histoire…

    F. A. http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/2490-la-bastille-par-jean-christian-petitfils

    (1) Nous citons notamment les ouvrages suivants que nous avons lus et grandement appréciés : Louis XIIILouis XIVLouis XVLouis XVI et Jésus.

    (2) Sacy, prêtre et théologien de Port Royal, y traduisit son commentaire de l’Ancien Testament. Bassompierre en profita pour y achever Ses Mémoires. L’Abbé Roquette commença un volume de commentaires sur les Psaumes. Sade au cours de son séjour y commit Les Cent vingt journées de Sodome etc.

    (3) Ses Nuits de Paris

    (4) « Me voici donc en ce lieu de détresse, embastillé, logé à l’étroit, ne dormant point, buvant chaud, mangeant froid, trahi de tous, même de ma maîtresse… »

    (5) Les pages consacrées aux émeutes et aux exactions commises au nom de la Liberté montrent et démontrent la folie et la barbarie des révolutionnaires.

  • France-Algérie : la repentance, ça suffit !

    Abdelaziz Bouteflika, en remettant sa tournée sur le comptoir de la repentance, commet une énième double faute.

    L’Algérie et la France, c’est un peu comme les flippers d’antan : Same player shoots again et remettez un franc dans le nourrain !

    Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a plus de parties gratuites et que l’actuel et très diminué président algérien Abdelaziz Bouteflika continue de faire comme au siècle dernier. D’où cette ubuesque sortie voulant qu’on en remette une couche nouvelle sur une possible repentance franco-algérienne, à sens unique, tel qu’il s’entend.

    Allez, les violons, et faites chialer les grandes orgues de la pleurniche. Un ancien d’El Moudjahid, quotidien historique du FLN, nous confie : « Toujours la même rhétorique. Pour masquer leur incompétence, les vieux généraux du FLN en remettent une couche sur ces Français ayant toujours bon dos. La presse française n’en dira pas grand-chose, alors que ses homologues du Maghreb n’en ont globalement rien à foutre ! » Il est un fait que la récente sortie du président en fauteuil roulant est un peu passée sous les écrans radar d’une presse maghrébine ayant sûrement mieux à commenter que de ressasser les mêmes antiennes.

    Après, à quoi bon refaire l’Histoire ? Au-delà des deux rives de notre Mare Nostrum, commune depuis Homère et Ulysse, tout un chacun a été à peu près colonisé par tout le monde. Avec des bonheurs divers, certes. En Algérie, les Français ont laissé assez d’Arabes en vie pour se faire mettre dehors par d’autres nationalistes locaux. Idem en Andalousie, là où les Arabo-Musulmans, huit siècles durant, ont épargné assez d’Espagnols pour laisser la Reconquista se mettre en œuvre. On peut aussi décliner la question façon grecque : après quatre siècles de présence ottomane à Constantinople, que visitent les touristes, si ce n’est le Plaka, dernier quartier turc épargné par la furie nationaliste grecque ?

    Pourtant, de tout cet échange « colonial », parfois un brin rugueux, de belles choses demeurent, que ce soit à Séville ou Cordoue, Alger ou Tunis, Beyrouth ou Athènes. Allez là-bas en dehors des vacances, parlez aux gens, loin du tumulte, asseyez-vous avec les anciens, les vieux, dans ces campagnes où le touriste demeure encore chose inconnue. Oui, parlez avec eux, partagez thé, eau et sel – voire même vin sous la table – pour comprendre que nous participons aussi du même bloc civilisationnel et que l’islam, quoi qu’on puisse en dire, n’est jamais rien d’autre que magnifique hérésie chrétienne.

    D’un point de vue plus politique, Abdelaziz Bouteflika, en remettant sa tournée sur le comptoir de la repentance, commet donc une énième double faute.

    La première consiste à considérer l’occupation française en Algérie comme une sorte de remake de son homologue allemande des années quarante dans la France du siècle dernier ; l’anachronisme historique étant la principale faute des historiens. Le verdict vaut pour ceux qui confondent souvent Reconquista espagnole avec débarquement de Normandie ; à ce propos, prière de relire le très salutaire Historiquement correct de Jean Sévillia.

    La seconde est encore plus grave, sachant qu’elle pousse ses coreligionnaires et compatriotes à sombrer dans la posture victimaire. Nos cousins arabes seraient donc trop nigauds et trop faibles pour avoir eux aussi été colonisateurs ; mais ces bandits ont tout de même réussi à aller jusqu’aux Vosges, avant d’en repartir, rigueurs climatiques aidant, probablement… Colonisés ils furent, colonisateurs ils l’ont également été : ainsi va la marche du monde.

    Pour en revenir à la diatribe d’Abdelaziz Bouteflika, le problème est que personne n’y croit plus. Généraux du FLN ? Tout juste des adjudants-chefs dans l’armée française, avec des femmes qui savaient coudre des galons… Une camarilla de fantoches vieillissants ne parvenant même plus à faire illusion. Et Dieu sait si, pourtant, l’Algérie aurait pu être une sorte de Californie méditerranéenne. Elle avait tout. Agriculture, gaz et hydrocarbures. Mais importe désormais fruits et légumes de ses deux voisins « pauvres », Maroc et Tunisie.

    Jadis, Napoléon III caressait l’ambition de fonder un royaume français d’Orient dont couronne ou turban auraient été confiés à l’émir Abdelkader. Cela ne se fit point. L’Histoire de France est jonchée d’occasions perdues.

    En attendant, les Algériens, peuple fier par excellence, se rêvent en boat-people. Quelle tristesse.

    http://www.bvoltaire.fr/france-algerie-repentance-ca-suffit/

  • 8 millions de victimes : notre devoir de mémoire...

    De Cécile Edel :

    "Ce vendredi 30 juin 2017, Simone Veil est décédée... et depuis, d'innombrables éloges funèbres, unanimement dithyrambiques, voire "panurgiques", ne cessent de déferler sur les côtes médiatiques, politiques et publiques par vagues immenses, débordantes, écrasantes...

    Mme VEIL, véritable icône vénérée par les promoteurs de la culture de mort, érigée au rang des "immortels", semble aujourd'hui canonisée par la République.Une république devenue elle- même religion. Une république qui s'arroge le droit d'édicter de nouveaux principes et de se prosterner devant de nouveaux saints élus par ses soins.La preuve est ainsi faite que, même les hommes qui refusent Dieu, ressentiront finalement toujours cette impérieuse nécessité d'adorer de nouveaux dieux! Et malheur à celui ou celle qui ose mettre, ne serait-ce qu'un bémol, à cette pluie d'éloges adressées à celle qui, d'une part, et on ne lui retirera pas, fit preuve lors de sa déportation à Auschwitz d'un extraordinaire courage et de remarquables qualités qu'il convient de souligner mais, qui, d'autre part, fut également à l'origine de cette loi éponyme, matrice de toutes les dérives et transgressions.

    D'ailleurs, certains n'ont pas hésité à instrumentaliser ce décès pour asseoir encore plus l'idéologie de la culture de mort, dénoncer les défenseurs de la Vie et faire de la propagande pour un acte qui ne saurait honorer celle qui l'a rendu légal. Les plus grandes éloges seront donc au final réservées bien plus à la "sainte IVG" qu'à la personne même de Madame Veil !

    La bienséance aurait voulu qu'on ne réduise pas celle-ci à ses actes et pourtant, force est de constater que Simone Veil est aujourd'hui totalement assimilée à la loi de légalisation de l'avortement.

    Ainsi, nos actes nous engagent et nous ne saurions ne pas en porter l'entière responsabilité ainsi que celle de leurs conséquences.

    La principale conséquence de la loi dite Veil est sans appel : 8 millions d'enfants innocents sacrifiés et autant de femmes, d'hommes, de familles à jamais meurtris. Mme Veil aura reçu tous les honneurs terrestres... Les petites victimes de sa loi, aucun... Ce silence sur ces enfants non nés fut encore plus assourdissant ces jours derniers. Il nous revient ainsi, en tant qu'"amoureux de toute vie humaine et des plus fragiles,"d'évoquer leur mémoire et de les réhabiliter aux yeux de tous ceux qui, par une conscience obscurcie, ont perdu le sens même du mot "Vie."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le nationalisme économique américain à la croisée des chemins

    Nationalisme-économique-Harbulot-249x350.jpgDans un monde occidental qui semblait irrémédiablement voué à la mondialisation totale, l’élection de Donald Trump a été un coup de tonnerre. Au-delà des reproches qui lui ont été faits quant à ses idées et à ses postures sur des sujets distincts de l’économie, force est de constater que Donald Trump a été élu, au moins en partie, sur un projet protectionniste. Christian Harbulot, spécialiste de l’intelligence et de la guerre économique, deux sujets étroitement liés, ne s’y est pas trompé en consacrant son dernier ouvrage au nationalisme économique américain.

    La résurgence du nationalisme économique dans le débat politique entre en contradiction avec le discours jusqu’alors dominant sur la mondialisation des échanges », analyse en introduction le directeur de l’Ecole de guerre économique. Et Christian Harbulot de pointer du doigt les succès du dirigisme chinois qui a permis un développement industriel et commercial sans pareil.

    Analysant la volonté de Donald Trump de promouvoir un protectionnisme raisonné mais puissant, il donne crédit au nouveau président des Etats-Unis d’avoir pris conscience « des effets dévastateurs de l’agressivité commerciale d’économies étrangères sur l’emploi aux Etats-Unis ». Et Christian Harbulot ne manque pas de rappeler ce qui semble avoir été oublié par de nombreux observateurs du géant américain : pendant de nombreuses décennies, les Etats-Unis se sont construits grâce au protectionnisme, grâce au nationalisme économique.

    C’est après la Guerre d’indépendance que les Américains ont compris que le territoire sur lequel ils régnaient devait être protégé. Christian Harbulot cite notamment un extrait révélateur d’un discours d’Ulysses Grant faisant l’apologie du protectionnisme en étudiant le cas du développement de l’Angleterre.

    C’est dans un objectif de « rupture des liens de dépendance vitale avec l’Europe » que les Américains du Nord optent pour le nationalisme économique.

    Enfin, tout au long de leur histoire, les Américains ont su faire preuve d’adaptabilité en passant en mode isolationniste quand leur économie le nécessitait (crise de 1929, crise de 1970, etc.).

    Tchatchérisme ou Reaganisme ?

    Les deux exemples les plus récents et emblématiques de nationalisme économique dans l’esprit des Occidentaux sont évidemment les politiques menées par Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

    Dans un chapitre limpide, Christian Harbulot démontre que les différences avec la « Dame de fer » sont nombreuses malgré les points communs existant entre les deux dirigeants politiques. Les efforts de la dirigeante anglaise se sont presque exclusivement portés sur la réforme du système social. Elle n’a pas cherché à « développer une politique d’investissement national à des fins industrielles » mais a plutôt voulu développer l’économie de son pays, au prix même de la perte de fleurons industriels ou technologiques.

    L’héritage reaganien est, lui, parfaitement assumé par Donald Trump. Christian Harbulot rappelle d’ailleurs que tous les candidats républicains s’en sont réclamés lors de la campagne. En France, pareil patronage fait immanquablement penser à celui du général De Gaulle. Adepte de la realpolitik, Reagan était un libéral convaincu mais finalement capable de prendre des mesures pragmatiques de protection de l’économie nationale. Par exemple, il avait pris en 1981 la décision de réduire l’importation de véhicules automobiles japonais pour lutter contre le dumping économique de ce secteur industriel étranger.

    Depuis Reagan, deux concepts ont alimenté la politique économique américaine : pragmatisme et protection des intérêts américains. Christian Harbulot ne peut que constater que Donald Trump, au moins en apparence, est bien l’héritier de Donald Reagan.

    Un ouvrage synthétique qui balaye plusieurs champs d’étude

    Au travers de plusieurs chapitres bien construits et faciles à lire, Le Nationalisme économique américain de Christian Harbulot et ses élèves de l’Ecole de guerre économique met en perspective avec justesse les promesses et les menaces du début de règne de Donald Trump.

    Deux chapitres complémentaires permettent d’appréhender des limites idéologiques avec lesquelles Donald Trump devra composer : d’un côté celles de son électorat pour qui la radicalité de l’Alt-Right peut être un aiguillon à prendre en compte ; de l’autre, l’idéologie cosmopolite véhiculée par les nouveaux maîtres du monde que sont les multinationales de la Silicon Valley.

    Allant plus loin que le continent américain, Christian Harbulot rappelle que le nationalisme économique n’est pas une lubie de Donald Trump mais bien une constante de l’histoire humaine. Balayant rapidement mais efficacement quelques exemples historiques (République de Venise, Compagnie des Indes, etc.) et convoquant Keynes ou Braudel, Harbulot explique que le protectionnisme est au cœur des textes de grands penseurs depuis des générations.

    Le nationalisme économique semble gagner du terrain aux Etats-Unis. En Europe, les peuples semblent peu à peu se tourner vers l’idée de protectionnisme, principalement motivés par la désindustrialisation mais aussi par l’immigration extra-européenne massive.

    Pour juger de la pertinence d’un tel choix, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis durant les années à venir.

    Nicolas Faure

    Ouvrage collectif sous la direction de Christian HarbulotLe Nationalisme économique américain, Collection Guerre de l’information, VA Editions, 2017, 118 pages.

    Texte repris du site de Polémia
    (titre initial : « “Le Nationalisme économique américain“ de Christian Harbulot »)

    https://fr.novopress.info/

  • Maintien ou sortie de l’euro? Avantages et inconvénients.

    Quelles sont les conséquences pour la France d’appartenir à la zone euro ? Dans le débat qui opposait, lors de son introduction, les partisans et les opposants, les premiers avançaient que l’euro apporterait la croissance économique, le recul du chômage. Et de façon plus générale plus de prospérité et en prime un effet protecteur en cas de crise. Avec un recul de 15 ans, force est de constater que rien de tout cela ne s’est révélé juste. Au contraire la zone euro, dans son ensemble, fait moins bien que le reste du monde, on constate une paupérisation de la population, surtout pour la classe moyenne et les perspectives sont sombres, quand elles ne sont pas désespérantes pour les jeunes générations. L’euro n’est pas seul responsable de ce désastre mais il y participe de façon déterminante.

    Le poids des dépenses pour éviter l’effondrement de l’euro

    Dans le débat qui oppose aujourd’hui les partisans du maintien et ceux favorables à la sortie, une donnée est largement oubliée, le coût du maintien. Il est pourtant élevé. En juillet 2014, le FMI[i] a estimé à 1 110 milliards la somme déjà dépensée à fin 2013 pour « sauver » l’euro. Le Président François Hollande avait assuré que la crise de l’euro était réglée. En réalité il n’en est rien. De plus, dans ce coût de 1 100 milliards d’euros, le FMI ne prend pas en compte le coût supporté par la France lors de la réunification de l’Allemagne. Pour la reconstruction de sa partie Est, l’Allemagne a engagé des dépenses massives. La Banque de France, pour préserver les taux de change entre le Franc et le Deutsch Mark, effort nécessaire pour assurer la convergence permettant la mise en place de la monnaie unique, a augmenté ses taux d’intérêts, générant une baisse historique de l’immobilier et un ralentissement marqué de l’activité économique. « La dette publique française a été la variable d’ajustement pour permettre en même temps la reconstruction de l’Europe de l’Est et la convergence vers la monnaie unique. Ce choix, bien connu maintenant et que certains ont qualifié de « débat interdit », a conduit à une dette publique de 60% du PIB, lors du passage à l’euro. »[ii]Alors que la dette publique en 1992 pesait 36% du PIB.[iii]

    Est-ce que notre dette ne nous empêche pas de fait, de sortir de l’euro, notamment parce qu’en cas de dévaluation son poids deviendrait insupportable ?

    Avant d’étudier les deux hypothèses, maintien ou sortie, il faut vérifier, avant toute chose, la faisabilité, au regard du droit international, que la sortie est possible. La quasi-totalité de la dette française a été émise en contrat de droit français. Or, selon un principe de droit international dénommé « Lex Monetae », les dettes émises en contrat de droit national sont relibellées automatiquement en nouvelle monnaie nationale, selon la nouvelle parité fixée[1]En un siècle, 69 unions monétaires se sont dissoutes, pour la plupart avec peu de mouvements économiques et beaucoup d’avantages[iv]. Pour dire cela autrement, « Dans le débat politique, pour contrer les arguments de partisans de la sortie de la zone euro, il est souvent mis en avant le fait que cette sortie, s’accompagnant d’une dévaluation, alourdirait automatiquement notre dette publique restée en euros. Cette menace n’est pas avérée dans la mesure où la monnaie d’émission et de gestion des emprunts publics est la monnaie nationale (c’est ce que prévoit la LOLF). »[v] Donc, un, la sortie est possible, deux, même en cas de dévaluation, ce qui n’est pas du tout inéluctable, cette sortie ne serait pas pénalisante.

    Avantages et inconvénients de l’euro

    La fin des dévaluations monétaires compétitives

    Un avantage de l’euro pour l’économie française résiderait dans la fin des dévaluations compétitives. Cet argument ne tient pas, car elles ont été remplacées par des dévaluations internes compétitives. Qui sont beaucoup plus douloureuses puisqu’elles touchent les coûts sociaux. Les parités monétaires devenant fixes, le facteur travail doit devenir flexible. Or un chef d’entreprise, pour produire, a besoin d’un marché solvable. La paupérisation induite de la population menace l’activité économique. Ce que vit la France.

    La détérioration de la balance commerciale

    L’évolution du solde de la balance commerciale le confirme. Depuis la création de l’euro, la production industrielle de l’Allemagne a augmenté de 30%, celle de la France a baissé de 12% (-20% pour l’Italie et l’Espagne). C’est donc une double peine, ne pouvant pas dévaluer notre monnaie, nous réalisons l’ajustement sur les salaires, sans bénéficier d’une meilleure compétitivité. Ce qui équivaut à faire une saignée sur un malade exsangue.

    Garantir l’accès aux marchés financiers

    Pour payer les intérêts de sa dette, la France doit pouvoir accéder aux marchés financiers dans de bonnes conditions. La protection de l’euro assure cet avantage pour les défenseurs de l’euro. En somme, l’euro, responsable d’une partie significative de la dette, compenserait cet inconvénient en permettant d’emprunter à de meilleures conditions (cela dit, l’Agence France Trésor a emprunté le 1 juin 20171.720 milliards à 5.57%). Oui, si on oublie de compter les 1 100 milliards déjà dépensés pour le maintenir artificiellement à flot à fin 2013. Oui, si on oublie que dans l’hypothèse où la France retrouverait sa souveraineté monétaire, ses banques seraient tout à fait à même de servir la dette dans de bonnes conditions.

    Pour conclure

    Il pourrait rester un argument intéressant pour les entreprises en faveur de l’euro, l’avantage d’avoir une monnaie unique, ce n’est pas une condition indispensable pour les échanges, mais c’est une évidence que ça les simplifie. Mais cet avantage ne justifie pas tous les sacrifices exigés par sa mise en place et son sauvetage et les risques inhérents à son effondrement. D’autant plus que revenir au Franc, en maintenant une monnaie commune, comme cela était le cas de 1999 à 2002 sauvegarderait cet avantage pour les entreprises. Nous devrions d’ailleurs reprendre ce système en l’enrichissant simplement de la possibilité de réviser à intervalles réguliers les parités monétaires nationales.

    On comprend les propos de huit Nobel d’économie[vi], de Allais à Sargent en passant par Stiglitz, très critiques sur l’euro.  Ainsi, pour Krugman : « quelle est la solution ? Dans les années 1930, la condition primordiale pour sortir de la crise a été l’abandon de l’étalon-or. L’équivalent aujourd’hui serait d’abandonner l’euro et de revenir aux monnaies nationales. ». Et, comme il le dit par ailleurs, « le plus vite sera le mieux ».

    On dit que les Français  sont opposés à la sortie de l’euro ? Mais, au pire, les propositions du Front National permettront à la France d’éviter de couler avec les pays restés dans la zone euro. Au mieux, ses propositions de réforme, plus attendues qu’on le croit au niveau européen, permettront de sauver et la zone euro et l’Union européenne.

    Bureau de Bruno Gollnisch – BV – 6 juillet 2017.

    FMI http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/09/20002-20121009ARTFIG00756-le-sauvetage-de-l-euro-a-deja-coute-1100milliards.php

    [1] Revue politique et parlementaire – N° 1082 – Janvier-Mars 2017 page 105

    [1] Ibidem

    [1] Grand dossier : tout ce qu’il faut savoir sur la fin de l’euro. Pages 2 et 3. Ce dossier du Front National, reprend de nombreuses analyses précises et argumentées, de Nobel d’économie, d’économistes, et même de banques. http://www.frontnational.com/pdf/fin-euro.pdf

    [1] Dette publique : la mesurer, la réduire – Fondation pour l’Innovation Politique – avril 2017 page 21. La Fondation pour l’Innovation Politique se définit elle-même comme : « Un think tank libéral, progressiste et européen ».

    https://gollnisch.com/2017/07/07/maintien-sortie-de-leuro-avantages-inconvenients/