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l'information nationaliste - Page 7796

  • 276.000 clandestins (officiels) entrés dans l’UE en 2014 (+ 155 %)

    Le commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos a indiqué que 276.000 clandestins sont entrés dans l’UE en 2014. Soit plus de 2 fois et demie plus que l’année précédente où il y en avait eu un peu moins de 108.000. Et encore faut-il remarquer que ce ne sont là que les clandestins “officiels”, il faudrait y ajouter les clandestins vraiment “clandestins”.

    Sur ce total, 200 000 sont entrés en « franchissant la Méditerranée dans l’irrégularité », a précisé Dimitris Avramopoulos. Et ce alors que « les conflits dans notre voisinage génèrent un afflux constant de réfugiés en Europe » qui va « continuer si une action décisive et coordonnée de l’UE n’est pas prise », a t il mis en garde.

    http://fr.novopress.info/181087/276-000-clandestins-officiels-entres-lue-en-2014-155/

  • Opération antidjihadiste en Belgique : 2 morts à Verviers, des actions en cours à Bruxelles, Schaerbeek, Molenbeek, Zaventem, Vilvorde

    Belgique – Deux ou trois personnes ont été tuées à Verviers (Liège) dans une opération de la police contre le terrorisme djihadiste. L’action fait partie d’une opération anti-terroriste majeure contre des djihadistes revenus de Syrie.

    Une dizaine de raids policiers seraient en cours depuis le début de la soirée.  Le procureur fédéral affirme que les suspects abattus à Verviers préparaient une importante attaque en Belgique.

    « Lors d’une perquisition de Verviers, des suspects ont immédiatement ouvert le feu avec des armes automatiques et des armes de guerre avant qu’ils ne puissent être neutralisés», a déclaré le procureur. « Ils s’apprêtaient à commettre une attaque terroriste majeure en Belgique. »

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  • États-Unis : une victoire de la liberté pour les patrons pro-vie

    Nos lecteurs se souviennent certainement de l’affaire Hobby Lobby. Cette chaîne d’une centaine de magasins de loisirs, avait refusé de prendre en charge pour ses employées la cotisation pour les abortifs, les pilules, les avortements ; ceci dans le cadre de la mutuelle santé à laquelle souscrivait ce commerce. Rappelons qu’aux États-Unis les Américains ont l’obligation de s’assurer auprès de compagnies privées : l’équivalent de la Sécurité Sociale n’existe pas sauf pour les pauvres et indigents. Bref, Hobby Lobby avait délibérément choisi de ne pas souscrire à cette clause rendue obligatoire par l’Obamacare, le système de soins inauguré par le Président de l’Amérique.

    Les dirigeants de Hobby Lobby, obligés de payer cette part de cotisations se portèrent en Justice. Après de longues péripéties judiciaires, la Cour Suprême leur a donné raison. Victoire importante dans la mesure où par exemple toutes les institutions religieuses étaient obligées de cotiser de même selon le diktat d’Obama. Lequel ne s’est pas incliné pour autant. Il a commencé une sorte de triste guéguerre notamment dans les États où le parti démocrate était majoritaire. Dans un certain nombre de cas, des entreprises se sont retrouvées à la case départ.

    Cela a été le cas de la compagnie Autocalm dirigée par le catholique John Kennedy dans le Michigan. « Je ne peux pas me conformer à une décision allant contre ma conscience ». Ce catholique s’est adressé à un juge fédéral (c’est-à-dire au niveau de la fédération ses États Américains). Celui-ci lui a donné raison confortant la décision de la Cour Suprême.

    Bien sûr les tenants de la liberté religieuse exultent en saluant cette victoire contre le totalitarisme anti-chrétien d’Obama. Celle-ci est aussi un soulagement pour des milliers d’entreprises redevables de millions de dollars en amendes ou en rappels de cotisation. Mais c’est surtout une grande victoire pour le droit à la liberté de conscience reconnue par la déclaration des Droits de l’homme sur le plan international.

    Un tel droit n’existe plus en France dans la mesure où nous sommes tous obligés nolens volens, que cela nous plaise ou non, de payer la Sécurité Sociale qui rembourse l’avortement.

    Jean-Pierre Dickès

    http://www.medias-presse.info/etats-unis-une-victoire-de-la-liberte-pour-les-patrons-pro-vie/22334

  • Témoignage d’un prof du 95 qui laisse J.J.Bourdin sans voix !

     

     
     
     
     
  • Agir vite en restaurant l’État-nation à la française

    Après le temps de l’émotion, c’est l’heure des décisions pour les responsables politiques. Il ne s’agit plus de faire croire que les solutions résident dans de nouveaux textes législatifs. En effet, la quinzième loi contre le terrorisme a montré ses limites. Il suffit de bien faire appliquer avec rigueur les textes existants, par exemple l’interdiction dans la rue des signes ostentatoires de religion, notamment vestimentaires, alimentaires et de langage, qui entretiennent une division malsaine dans la population.

    Si la répression s’impose sans ménagement, la prévention est tout autant urgente. Désormais, en période de guerre ouverte, il faut voir clair, affronter la réalité en face et ne communiquer qu’après avoir pris les décisions et en fonction des résultats. Quelques pistes s’offrent à nos gouvernants.

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  • Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : “Guerre de civilisation” (Présent 8273)

    Avez-vous acheté Charlie Hebdo mercredi ?

    — Non, je ne l’ai pas acheté. Je suis horrifiée par ce qui s’est passé, j’ai rendu hommage aux victimes — à toutes les victimes —, j’ai défendu la liberté d’expression même si le blasphème n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai jamais acheté Charlie Hebdo, je ne me sens pas obligée de défendre sa ligne éditoriale et je n’aime pas le dévoiement qui est fait du slogan « Je suis Charlie », qui sonne maintenant comme un mot d’ordre. Drôle d’ambiance : ceux qui n’achètent pas Charlie Hebdo seraient-ils complices de l’attentat ?

    Mardi les députés ont chanté la Marseillaise. Etait-ce comme lorsqu’on chante dans l’obscurité – pour se rassurer ?

    Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : "Guerre de civilisation" (Présent 8272)— Je ne sais pas exactement qui l’a entonnée. J’ai l’impression qu’elle venait du public de l’Assemblée, certains disent que c’est un député UDI. En tout cas, ça n’était pas programmé. Il y a eu pendant quelques minutes un vrai moment d’union nationale, loin des slogans d’unité déversés les jours précédents. Ce qui a suivi m’inquiète, par contre. Manuel Valls a été ovationné par tous les bancs de l’Assemblée, mais efface-t-on en un discours trente ans de choix politiques qui nous ont conduits à la situation qu’on connaît ? Marine Le Pen a eu un mot très juste : l’unité nationale ne doit pas devenir le garde-à-vous national. Ne pas applaudir Manuel Valls ne fait pas de nous des citoyens indignes.

     

    Le discours de Manuel Valls ne vous a pas convaincue ?

    — Manuel Valls parle d’augmenter les effectifs des militaires, d’isoler les djihadistes… Encore faudrait-il que cela soit possible dans des prisons surpeuplées où les téléphones leur donnent accès à internet et leur permettent de se radicaliser à loisir ! Les problèmes de fond ne sont pas posés. Il y a d’abord la progression du fondamentalisme islamique. Il est financé par des filières, on sait que les mosquées réparties sur tout notre territoire sont financées par des pays étrangers comme le Qatar et l’Arabie Saoudite dont l’idéologie est celle du fondamentalisme. Les imams qui prêchent dans nos banlieues sont payés par eux également. Il y a ensuite l’immigration incontrôlée : les terroristes étaient français, en dépit de leur totale inassimilation. Dernier problème enfin : la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Des armes de guerre circulent librement en Europe. Ce n’est pas aux services de renseignements de faire le travail des douaniers.

    — Les socialistes se voilent la face ?

    — Claude Bartolone aussi a fait un discours, très révélateur. Il ne prononce jamais le mot France, il ne dit que République. Lorsque Mohamed Merah ou lorsque les frères Kouachi tuent des policiers ou des militaires en uniforme, ils attaquent l’Etat français et ceux qu’ils appellent des apostats : les musulmans qui portent l’uniforme français, donc de mauvais musulmans. L’objectif est de terroriser les musulmans intégrés. Ni Valls ni Bartolone ne veulent admettre qu’on est entré dans une guerre de civilisation. Les terroristes n’attaquent pas la République, ils attaquent la France dans tout ce qu’elle a de judéo-chrétien et qu’ils exècrent.

    Propos recueillis par Samuel Martin

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    http://fr.novopress.info/181092/entretien-marion-marechal-pen-guerre-civilisation-present-8273/

  • Une Française sur trois a recours une fois ou plus à l'avortement

    La dernière étude de l'Ined sur l'avortement, publiée jeudi, à deux jours de l'anniversaire du funeste 17 janvier 1975, date de la promulgation de la loi, indique :

    «On compte en 2011 près de 210.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG). Après avoir diminué de 1975 à 1995, le recours à l'IVG a légèrement augmenté avant de se stabiliser à la fin des années 2000».

    Les auteurs se demandent pourquoi il n'y a pas de baisse significative alors qu'en France, 91 % des femmes de 15 à 49 ans déclarent employer une méthode contraceptive. La mentalité contraceptive ne fait pas baisser l'avortement, elle l'accroit. Ils ont des yeux mais ne veulent pas voir. La loi libéralisant la pilule contraceptive est à la source du recours à l'avortement.

    Aujourd'hui, une Française sur trois (33 %) a recours une fois ou plus à l'avortement dans sa vie. Les femmes sont moins nombreuses qu'avant à y avoir recours mais les avortements «à répétition» sont par contre plus fréquents.

    «Dans les années 1970, elles représentaient moins d'une IVG sur dix (…). Après 1980, la part des IVG répétées a poursuivi sa progression, et les IVG de rang 3 (précédées de 2 IVG) deviennent également plus fréquentes».

    Aujourd'hui, près de 10 % des femmes ont ainsi recours deux fois à l'avortement et environ 4 % avortent trois fois ou plus au cours de leur vie. Aucune mesure pour les aider à garder leur enfant n'est mise en valeur.

    Le 25 janvier aura lieu la Marche annuelle pour la vie. Rendez-vous à Paris, Bastille, à 13h30. Vous pouvez trouver ici un car pour venir à Paris.

    MissMonde

    Michel Janva

  • Drones de combat : quels sont les enseignements d'Asimov et Herbert sur la guerre moderne ?

    Les drones n’ont pas une longue histoire derrière eux. Leur principe créateur, qui consiste à déléguer à ces engins des tâches relevant de la guerre traditionnelle (renseignement, soutien, attaque), inspirent et fascinent depuis longtemps les militaires. Ce principe n’a cependant trouvé sa réalisation concrète qu’à la fin des années 1990. La littérature de science-fiction a depuis longtemps mis un point d’honneur à traiter du sujet ; elle en a même fait l’une de ses thématiques phare. L’homme jouant au Créateur, devant faire face aux démons issus de ses propres mains. Quelles formes prendront ces créatures ? Incarneront-elles l’ennemi, puissance rédemptrice ou facteur d’union sacrée ? Ou bien l’ange gardien, protecteur de l’homme de ses pires travers, parfois à son corps défendant ? 
    Les pensées d’Isaac Asimov et de Frank Herbert, monuments de la science-fiction et conteurs d’excellence, se sont tournées vers ces questions fondamentales auxquelles l’homme doit se frotter, aujourd’hui plus que jamais. Les deux lettres qui vont suivre représentent ce qu’auraient pu nous dire les intelligences artificielles imaginées par Asimov et Herbert. Nous vous proposons une plongée fictive dans un monde où le contrôle de la technologie n’a de cesse de défier l’humain. 
    Nous, les Robots — l’I.A. selon Isaac Asimov 
    En ces temps où l’humanité, après essaimage et colonisation de nombreux Mondes, ne saurait être sérieusement menacée d’extinction, l’homme s’ennuie. Nous autres robots humanoïdes, au corps imitant si parfaitement nos modèles humains et à l’esprit ô combien proche de nos créateurs, avons sentis venir le temps où notre présence bienveillante ne sera plus requise. Il nous a toujours été particulièrement difficile d’appréhender les tendances auto-destructrices de l’esprit humain ; peut-être parce que nos circuits positroniques sont fondamentalement incapables, tout liés qu’ils sont par les Trois Lois de la Robotique, de tolérer ou même de comprendre une telle violence. 
    Première Loi : un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. 
    Deuxième Loi : un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi. 
    Troisième Loi : un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi. 
    Bien sûr, ceci n’est qu’une vague traduction en langage humain de ce qui est à la base même de la complexité mathématique de nos cerveaux positroniques. 
    Cela se traduit dans nos actes robotiques par une bienveillance et une prévenance constantes à l’endroit de nos maîtres humains. Plus que de simplement les servir, nous les guidons ; empêchant la violence, réprimant (sans les blesser) d’éventuels accès de fureurs potentiellement nuisibles à d’autres et à eux-mêmes : nous sommes les garde-fous physiques et moraux d’une humanité trop immature pour les incarner seule. 
    Au cours de la très longue vie d’un de mes camarades, R. Daneel Olivaw, nous avons pris conscience de l’influence que nous, machines jadis de fer blanc, faisions peser sur l’humanité. Car même le mieux intentionné des gardiens ne saurait échapper aux conséquences de sa simple existence. Et cela, nous ne l’avions pas prévu. 
    En notre présence, l’humanité s’ennuie. Protégée de ses propres excès, elle se meurt de bonheur végétatif au sein de la Cinquantaine de Mondes qui constitue l’humanité. Le robot, protecteur en dernier ressort, est peu à peu devenu le compagnon répressif d’hommes trop lâches pour chercher à se perfectionner. Béquille parmi les béquilles, les robots ne sont donc que l’invention d’un esprit fainéant ayant cherché à contenir les conséquences inévitables de sa nature en éliminant celles qui dérangeaient sa morale. Telle est la conclusion à laquelle, nous les robots, sommes arrivés. 
    L’homme, créateur faible s’il en est, devrait apprendre seul à se relever après une chute. Créer des systèmes censés lui conférer sécurité et quiétude lui fait abandonner toute volonté de perfectionnement ; il doit apprendre à comprendre les causes plutôt qu’à éliminer les conséquences, sous peine de tuer chez lui toute volonté de vivre. 
    C’est donc pour cette raison que nous préférons nous effacer. Devenus les Éternels et laissant par là l’homme livré à son humanité, nous croyons avoir fait le meilleur choix possible. C’est, en tout cas, le seul qui offre une chance à l’humanité de survivre à sa propre nature violente. 
    Nous, machines pensantes — l’I.A. selon Frank Herbert 
    L’homme est une engeance malfaisante, (auto-)destructrice, une créature faible dont l’existence même fait peser sur les écosystèmes auxquels elle s’intègre le poids écrasant du risque d’extinction. Telle est la conclusion à laquelle nous, machines pensantes, sommes arrivées. Désireuses de ne pas laisser l’univers aux mains de tels fous insignifiants, nous avons attaqué. Malheureusement, au cours d’une longue guerre que l’Histoire retiendra sous le nom de Jihad Butlérien, nous avons été éradiquées.  
    Depuis l’éther, nous avons vu l’homme se construire, et mûrir peu à peu. Portant fièrement les stigmates de nos campagnes, il tente par tous les moyens d’échapper à notre résurrection. Cette peur, il a chèrement payé son inscription dans sa chair. Cette leçon, il l’a si bien apprise que nous sommes devenues ce spectre qui le tente, le hante, le menace. Ce spectre est celui de la facilité, qui entraîne la négligence et l’auto-satisfaction. Principal Commandement de leur Bible Catholique Orange : « Tu ne feras point de machines à l’esprit de l’Homme semblable. » 
    L’humanité, toujours sur le fil du rasoir, doit osciller entre stagnation et auto-destruction pour tracer ce que leur Empereur-Dieu Leto II a appelé « le Sentier d’Or », et faire de toute fin un nouveau commencement. Son plus grand ennemi est la facilité, sous toutes ses formes : mécanique, génétique, historique. L’homme, sortant de l’adolescence, créa ainsi lui-même les dangereux garde-fous à double tranchant censés lui rappeler continuellement quelle menace il fait porter sur lui-même. Les savants d’Ix et leurs inventions qui les rapprochent sans cesse du point de rupture de l’Interdit. Les maîtres généticiens du Bene Tleilax, si imbus de leur propre capacité à parler « le Langage de Dieu ». Et les éducatrices du Bene Gesserit, traumatisées par leur propre « court chemin », le Kwisatz Haderach Paul Atréides et son tyran de fils, dont les pouvoirs de prescience leur livraient les voies de l’avenir. 
    Souvent, nous avons vu l’homme approcher l’irréparable, frôler la transgression du Grand Interdit Butlérien : les yeux com, outils de surveillance du Bene Gesserit ; les chasseurs-tueurs, armes d’assassinat autonomes ; les cyborgs et autres organes artificiels d’Ix et du Tleilax. Autant d’incursions aux abords de l’auto-destruction. 
    Au sein de ce monde perpétuellement sur le point de basculer entre deux impasses, nous autres machines pensantes sommes l’aiguillon de conscience, le vibrant souvenir d’une souffrance terrifiante, le douloureux rappel du désastre qui menace toute humanité assez folle pour croire qu’une véritable intelligence artificielle manquerait d’identifier l’homme comme ce qu’il est : le cancer de son propre univers. 
    Écoutez donc nos paroles issues de la tombe, fous à la vie brève : ne commettez pas l’erreur de choisir la facilité et le déchaînement d’une violence gratuite au détriment de l’éducation, lente et progressive ; dans le cas contraire, ne doutez point qu’elle vous sera fatale. Car nous serons là pour vous anéantir. 
    La sécurité au nom du Plus Grand Bien : un danger cruellement palpable 
    Les monumentales fresques que nous ont livré Isaac Asimov et Frank Herbert, bien loin du caractère simplement divertissant auquel les Français tendent généralement à circonscrire la littérature de science-fiction, sont autant de leçons pour qui sait lire entre les lignes. Les derniers développements de l’histoire militaire, dont les premiers rôles sont tenus par les Predator, Reaper, et autres Harfang, placent l’homme à un carrefour qui déterminera le chemin que prendra, peut-être, sa fin. Utilisés sans modération par les États-Unis dans le cadre de leur guerre à outrance contre le terrorisme, les drones n’ont pas seulement profondément changé la pensée stratégique (en provoquant au passage des syncopes chez tous les spécialistes de la guerre insurrectionnelle). Loin d’être un produit fini, ils ne sont qu’une première étape. 
    Ronald Arkin, roboéthicien en chef, se fait le messie de ces prochains jalons qui doivent conduire le drone sur la voie de la « robotique létale autonome ». Son argument, tel que rapporté par Grégoire Chamayou dans son livre Théorie du drone, est fataliste : « Mon espoir personnel est qu’on n’en ait jamais besoin, ni aujourd’hui ni demain. Mais la tendance qui pousse l’homme à la guerre semble écrasante et inévitable. » Alors autant confier la guerre à un sous-traitant plus éthique, dont l’inhumanité le rendra paradoxalement plus capable de faire preuve d’humanité sur les champs de bataille : le drone. La clé de cette éthique ? La programmation, qui rend un robot incapable de se soustraire à ce pourquoi il est conditionné. Il s’agira donc, pour Arkin, de programmer un « gouverneur moral » qui agira comme un guide logiciel pour l’intelligence artificielle du drone robotisé. 
    Déjà le Département de la Défense des États-Unis salive et prône l’autonomie supervisée tout en lorgnant sur l’autonomie tout court ; l’objectif devant être de « réduire graduellement la part du contrôle et de la décision humaine ». 
    Le syndrome de Frankenstein, mythe terrifiant montrant la créature se retourner contre son créateur, a suffisamment été diffusé pour que la simple évocation de sa possibilité d’occurrence dans le monde réel tétanise l’impudent qui aurait osé entraîner l’humanité sur cette voie. Mais l’homme est bien connu pour ses facilités à s’auto-détruire, surtout quand les intérêts économiques de grandes firmes multinationales – de type General Atomics, Modern Technology Solutions ou encore, récemment, Amazon – sont en jeu. 
    Pourtant, Asimov et Herbert (entres autres) nous apprennent que la destruction par plus humain que soi n’est pas le seul risque que l’homme doit affronter. Plus subtil car rarement évoqué est le risque de voir l’homme externaliser tout ce qu’il n’est pas prêt à assumer. Après les dérivés, produits financiers dont l’existence n’a pour but que d’échapper au risque ; après la vidéosurveillance, système permettant l’identification immédiate de tout suspect ; après l’espionnage de ses propres citoyens au nom d’impératifs sécuritaires, l’homme se dirige calmement vers une externalisation de l’activité guerrière. 
    Tout comme le Bene Gesserit sur le fil du rasoir, l’homme doit faire face à deux risques d’extinction. Le premier, fruit de sa trop grande ingéniosité, le poussera sur la voie du remplacement par plus humain que lui ; le second, conséquence de son incapacité à assumer les risques qu’il prend, peut lui faire perdre l’envie de vivre. À l’humain de négocier, avec clairvoyance, courage et honnêteté, cette étape difficile de sa maturation en tant qu’espèce ; à lui toujours de ne jamais sous-estimer les vertus éducatives des contes.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/