l'information nationaliste - Page 7955
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Quand Staline créa l'impensable l'île aux cannibales documentaire)
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L’Unicef nie l’existence de traces de stérilisants dans les vaccins contre le tétanos
Le "Friday fax" de C-Fam :
"Dans une interview exclusive avec C-Fam, l’UNICEF a nié catégoriquement les allégations des évêques kenyans, selon lesquels des traces de traitement stérilisant auraient été trouvées dans des vaccins contre le tétanos. Le vaccin sponsorisé par l’UNICEF et l’OMS est camoufle un programme de contrôle démographique.
Les agences de l’Onu ont publié cette semaine un communiqué de presse commun, dans lequel ils accusent les évêques kenyans de « désinformation », et d’avoir formulé des accusations « sans preuve ».
Les évêques kenyans font campagne contre un vaccin néonatal contre le tétanos destiné à des femmes en âge de procréer. Il est financé par des agences, qui en ont fait, selon les évêques, un « programme de contrôle démographique camouflé ». Ces derniers appellent les kenyans à n’utiliser que les vaccins contre le tétanos les plus courants.
Selon les évêques, quatre différents laboratoires ont testé le vaccin mis en cause et y ont trouvé l’hormone de la grossesse, la Beta-hCG. Combinée à un vaccin, celle-ci aurait pour effet de produire des anticorps si la femme vaccinée venait à produire cette hormone naturellement en début de grossesse. Le vaccin préviendrait donc l’implantation de l’embryon, pourrait causer des fausses couches, et également des problèmes de stérilité.Les évêques affirment qu’ils se devaient de mettre le public en garde, puisque le gouvernement ne l’avait pas fait.
James Elder, représentant de UNICEF en Afrique, a déclaré au Friday Fax dans une interview exclusive que seules les femmes en âge de procréer avaient été ciblées car le programme protégeant les nouveau-nés et leurs mères vivant dans des régions reculées, où les enfant naissent dans des conditions « non hygiéniques ». La protection des nouveau-nés, a-t-il expliqué, est assurée pendant plusieurs semaines après la naissance.
James Elder explique par ailleurs que le statut juridique du vaccin dans le pays a pour objectif de protéger les nouveau-nés, concernés par la plupart des nouveaux cas de tétanos au Kenya. Il est destiné aux femmes vivant dans des régions rurales, et qui n’ont pas un accès adéquat aux établissements médicaux. Le traitement consiste dans 3 doses de vaccins anti-tétanos, et les protège contre le virus pendant cinq ans. Il a également expliqué que le Kenya recommande la prise de trois doses de vaccin pour les hommes comme pour les femmes, pour assurer une immunité à vie, au lieu de prendre une seule dose valable pour une période de cinq à dix ans.
L’UNICEF et l’OMS ont assuré avoir « pris note » des tests commandés par la Kenya Catholic Doctors Association. Ils suggèrent que ces derniers n’ont pas été accomplis par des laboratoires « appropriés », puisque ces derniers n’ont pas testé le vaccin mais des prélèvements sanguins. Les agences de l’Onu se sont montrées inflexibles sur le fait que la Kenyan National Regulatory Authority avait été mandatée pour étudier la qualité, la sécurité et l’efficacité du vaccin.
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Quand l'extrême gauche redescend dans la rue
Sur le site de "Libération", ce 16 novembre, la description de la manifestation de la veille (1)⇓ commençait par deux paragraphes, dont le décalage laisse perplexe :
Premier paragraphe [en plus gros caractères] :Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans toute la France à l’appel de la gauche de la gauche pour protester contre la politique de Manuel Valls.
C'est, soulignons-le quand même, par pure complaisance que l'on a pris l'habitude et qu'on nous impose presque de parler de "gauche de la gauche". Dans cette nov'langue seuls les libéraux sont ultras, seule la droite est extrême.
Deuxième paragraphe [en plus petits caractères] : "Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris à l’appel du collectif 'Alternative A l’Austérité' (3A)."
Soulignons donc aussi que ledit collectif "3A" organisait le même type de défilé dans quelque 18 villes dont Toulouse, Bordeaux ou Strasbourg.
Annoncée par "L'Humanité" du 14 novembre, la cible commune était définie, en théorie "contre le budget d’austérité inefficace".
Soulignons donc enfin que ces gens appellent, sans rire, "politique d'austérité" un budget qui prévoit, pour 2015, une hausse de la dépense publique de 0,8 %, avec 0,1 % une inflation de et une croissance globale de 0,3 %.
Les programmateurs de cette agitation tiennent en fait le plus grand compte des calendriers parlementaires, car se propose de les influencer et de les intimider.
Le 18 novembre l'ordre du jour de l’Assemblée nationale prévoit en effet les "explications de vote et vote par scrutin public sur le projet de loi de finances. Selon la bonne vieille méthode coco on avait ajouté un autre sujet de mécontentement : la "répression accrue des mouvements sociaux, écologiques et citoyens, suite à la mort de Rémi Fraisse."
D'autre part, le 4 décembre,les élections syndicales de la fonction publique revêtiront une grande importance pour la CGT.
En fait on se trouvait donc en présence d'une mobilisation destinée à assurer le relais entre ce scrutin et les mobilisations anti-austérité du 16 octobre, déjà pas très réussies.
Dans la capitale, le défilé partait de la Place Denfert-Rochereau et il se déplaçait jusqu'à l’Assemblée nationale. Il aurait réuni entre 7 500, évaluation de la Préfecture de police, et 30 000 personnes, à en croire les enthousiastes. Au total, certains vont jusqu'à prétendre que, dans tout le pays, "100 000 personnes" seraient descendues dans la rue. Cette petite évaluation bidonnée vient du "parti de gauche". Pas sûr que le nombre, plus modeste, de 20 000 ait été effectivement atteint.
Les basses eaux, en quelque sorte.
Pourquoi les manifestations prévues dans un nombre de villes inférieur de régions n'ont-elles reçu que cet écho extrêmement limité en ce 15 novembre ?
D'Avignon à Quimper en effet elles prétendaient faire reculer le gouvernement Valls, et en dénoncer la volonté réformiste. Or, en recherchant les informations dans les pages locales des journaux régionaux, en général moins menteuses que les moyens de désinformations "nationaux", on découvre que la majorité d'entre eux n'ont publié aucune recension des rassemblements pourtant prévus.
Les abonnés du "Dauphiné libéré" par exemple pouvaient, seuls, accéder au détail d'un décompte selon lequel 500 personnes (?) se seraient déplacées dans le chef-lieu du Vaucluse, haut lieu de l'intermittence et de l'assistanat.
Les lecteurs du "Télégramme de Brest" ont pu voir les photos d'un regroupement assez pathétique comptabilisé à hauteur 150 personnes, d'après le rédacteur. Mais sur la photo on les imagine 50, pas beaucoup pour le chef-lieu du Finistère.
À Nice, pas une ligne dans "Nice-Matin" beaucoup plus attentif au déplacement du maire Estrosi à Saint-Pétersbourg.
À Strasbourg les "Dernières Nouvelles d'Alsace" font plutôt écho à la protestation de la région contre une réforme absurde qui projette de l'agglomérer à la Champagne et à la Lorraine, et aux quelques élus qui défendent le droit au bilinguisme franco-allemand.
À Lille, on n'entend parler ni des manifestants de la fameuse "gauche de la gauche" ni des frondeurs que Martine Aubry cherche à ranger derrière son fanion. À peine avait-on noté le 14 novembre : "Lille : une vingtaine d’InterLuttants brave la pluie pour défendre les droits des chômeurs. Ils sont actuellement une petite vingtaine à manifester dans les rues du centre-ville de Lille. Un petit groupe d’InterLuttants brave la pluie, à vélo ou à pied, pour la Journée d’action européenne des droits des chômeurs." Autrement dit, s'agissant de "couvrir" une manifestation de gauche la Voix du nord ne méprise pas l'infiniment petit.
Or l'Humanité du 14 novembre annonçait pour le lendemain que "les forces anti-austérité ont rendez-vous dans la rue". La rhétorique du PCF, force centrale de ces mobilisations consiste à soutenir que "dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme."
Mais ces porte-parole autoproclamés du peuple, n'ont enregistré, depuis la victoire socialiste de mai 2012, que des défaites électorales. La liste impressionnante des organisations participant à leur manœuvre ne se retrouve pas dans le nombre réel des manifestants. Enfermés dans leur négation, ou leur simple ignorance des réalités économiques ces gens n'ont d'ailleurs voté Hollande qu'au second tour.
Leur grand argument actuel consiste à dire qu'ils n'ont "pas voté Hollande pour ça". S'ils étaient dotés d'un minimum de bon sens, ils auraient dû réfléchir à leurs propres arguments et suivre le conseil de Molière dans Les Femmes savantes : "Si n'être point cocu vous semble un si grand bien/ Ne vous point marier en est le vrai moyen."
JG Malliarakis
Apostilles
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Wahhabite connection : comment l’Arabie saoudite a déstabilisé le monde en exportant son islam radical depuis 40 ans. (2/2)
Propos de David Rigoulet-Roze, enseignant et chercheur, consultant en relations internationales, spécialisé sur la région du Moyen-Orient (*), recueillis par Atlantico.
Cette étude, en deux parties, nous a été communiquée par un contributeur régulier et fidèle lecteur que nous remercions.
♦ Rôle de l’Arabie Saoudite dans la diffusion de l’islamisme salafiste et évolution de sa relation avec les Etats-Unis.
L’Arabie saoudite a beau être l’allié traditionnel des puissances occidentales au Moyen-Orient, et notamment dans la lutte actuelle contre l’Etat islamique, le royaume est le principal soutien des mouvements fondamentalistes qui s’étendent dans le monde entier
David Rigoulet-Roze (suite) :
C’est ce qui aurait poussé Riyad à passer un deal avec Oussama Ben Laden, à la faveur d’une rencontre organisée en 1991 entre le chef d’Al-Qaïda et le prince Turki Al-Fayçal[17] lorsque ce dernier était encore l’omnipotent chef du GID (services secrets saoudiens) : en contrepartie d’une somme de quelque 200 millions de dollars destinée à financer le djihad, il aurait été demandé et obtenu de Ben Laden, alors autorisé à quitter l’Arabie saoudite, de ne pas importer ce même djihad au sein du royaume saoudien, laissant en revanche une entière liberté d’action au fils prodigue pour aller semer la tempête aux quatre coins du monde[18]. Ce deal a toujours fait l’objet des plus vifs démentis de la part du principal intéressé saoudien mais il poursuit encore la réputation sulfureuse du Prince Turki al-Fayçal. Si pacte il y eut il devint bel et bien caduque avec la vague d’attentats des années 2003-2004 imputés à Al-Qaïda.
La menace sur le royaume n’a pas disparu depuis et elle connaît un regain de vigueur inédit avec l’apparition de l’« Etat islamique » officiellement établi le 29 juin 2014[19], lequel a largement pris le relais d’une Al-Qaïda pour partie supplantée par sa redoutable concurrente djihadiste. On retrouve la même schizophrénie que précédemment si l’on considère que, dans un premier temps, l’EILL (« Etat islamique en Irak et au Levant ») devenu depuis l’« Etat islamique », a probablement bénéficié d’une certaine complaisance de la part des pétro-monarchies en général, voire de l’Arabie saoudite en particulier via la politique planifiée par le prince Bandar devenu chef d’Al Mukhabarat Al A’amah ou General Intelligence Directorate (GID) selon l’acronyme anglo-saxon, c’est-à-dire les services de renseignements du royaume, le 19 juillet 2012 jusqu’à son retrait sur décision royale le 15 avril 2014. L’EIIL, en effet, représentait un potentiel de déstabilisation avéré contre le régime alaouite – une secte dérivée du chiisme – du président Bachar al-Assad en Syrie et du gouvernement chiite pro-iranien de l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki en Irak. C’est certainement ce qui fait que cette organisation djihado-terroriste ait pu faire l’objet de financements de la part de certains « généreux donateurs privés » du Golfe ainsi que l’on qualifie souvent les initiateurs de ces fonds, afin éviter d’avoir à mettre éventuellement en cause les Etats en tant que tels. Mais cette indulgence coupable risque d’avoir un prix, car aujourd’hui l’« Etat islamique » est devenu une sorte de créature de Frankenstein qui proclame ouvertement son ambition d’expansion territoriale sur une large échelle du Proche et du Moyen-Orient arabo-musulman et de renverser les régimes stigmatisés comme « corrompus » de ces pétro-monarchies. La pression se fait d’ores et déjà sentir sur les frontières régionales. La menace n’épargne plus le royaume d’Arabie saoudite, pourtant siège des « deux lieux saints » que sont La Mecque et Médine, puisque l’« Etat islamique » par la voix d’un responsable de l’organisation, un certain Abou Tourab Al Mugaddasi, est allé rien moins que jusqu’à prôner la destruction de la Kaaba (« la Pierre noire »)[20] de la Mecque et de « tuer ceux qui adorent la pierre ». Et ce au motif que la vénération de cette « Pierre noire » qui faisait l’objet d’un culte pré-islamique renverrait au péché du Shirk (« associationnisme »), c’est-à-dire à une séquelle du polythéisme : « Si Allah le veut, nous allons tuer ceux qui adorent des pierres à la Mecque et détruire la Kaaba. Les gens vont à la Mecque pour toucher les pierres, pas pour Allah »[21].
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GPA, Grossesse pour achat
Sur France inter :
"[C'est] l'histoire d'un petit garçon de 3 ans qui n'est, littéralement, le fils de personne. Une colonne signée Philippe Ridet, le correspondant du Monde en Italie. Tout commence en Lombardie. Un couple hétérosexuel ne peut pas avoir d'enfant mais en veut absolument. Ils n'obtiennent pas l'adoption. Alors ils optent pour la GPA, une mère porteuse. Et ils se rendent pour le faire, en Ukraine, où la gestation pour autrui est autorisée. 30.000 Euros. Ni l'homme ni la femme venus d'Italie ne fournissent de gamètes. Mais elle fait semblant d'être enceinte pour son entourage - un coussin sur le ventre. A la naissance, la mère porteuse refuse de reconnaitre le bébé, un faux certificat de naissance est rédigé.
Mais l'affaire se complique lorsqu'il faut déclarer le bébé (que la presse transalpine a baptisé Tommaso) à l'état civil en Italie. Pourquoi la mère est-elle allée accoucher à Kiev ? Comment a-t-elle pu prendre l'avion enceinte de neuf mois ? Expertise ADN, pot aux roses découvert, procès jusqu'à la cour de cassation. La décision tombe.
Le couple a enfreint la loi italienne qui interdit formellement la GPA quel que soit le pays où elle est pratiquée. Et le dossier s'alourdit d'une fausse déclaration à l'Etat civil.
Alors que devient le petit Tommaso ? La mère biologique n'a pas reconnu l'enfant, le père biologique est inconnu et le coupe de Lombardie est en infraction avec la loi, on ne l’autorise donc pas à adopter Tommaso. Il doit être adopté par une autre famille. En attendant, il n’est aujourd'hui le fils de personne."
Si, il est l'enfant de ses parents biologiques, qui l'ont mis en vente.
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Genre : en route vers la dictature ?
Un énième rapport « relatif à la lutte contre les stéréotypes » a été remis au gouvernement.
S’exprimant au nom du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), ses auteurs promeuvent « la budgétisation sensible à l’égalité femmes-hommes, et en particulier le mécanisme d’"éga-conditionnalité" des financements publics », en vertu duquel ceux-ci seraient subordonnés « au respect de l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les stéréotypes de sexe ».
« Les biens et services publics financés doivent bénéficier de manière égale aux femmes et aux hommes », soutiennent les rapporteurs, qui donnent en exemple la ville de Toulouse, dont la municipalité « s’est donné pour objectif d’opérer un rééquilibrage de l’attribution des subventions en faveur des associations sportives de femmes ». Selon eux, une telle démarche devrait inspirer l’ensemble des politiques publiques. Naturellement, la priorité est donnée à l’École : « à court terme », les collectivités locales finançant l’achat de manuels scolaires devraient veiller à ce que ceux-ci assurent, entre autres, « la valorisation des femmes dans l’histoire des savoirs ». L’enjeu serait « de faire coexister un moyen terme entre le respect du principe constitutionnel de la liberté d’expression [...] et le principe constitutionnel du respect de la dignité de la personne humaine ». Vraisemblablement aux dépens du premier de ces principes. « Hormis le début de caractérisation du sexisme ordinaire en droit du travail », déplorent les rapporteurs, « les propos, "blagues", ou comportements sexistes, ne sont pas visés en tant que tels par le droit ».
La suite sur le Journal d’un eurosceptique désabusé
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Genre-en-route-vers-la-dictature
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Eric Zemmour à l'Action Française
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UMP et mariage : ne soyons pas dupes
Suite au meeting de Sens Commun, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, déclare :
« Les propos tenus cet après-midi lors du meeting du mouvement Sens Commun par Nicolas Sarkozy, favori dans la course à la présidence de l’UMP, montrent la plupart des ténors de l’opposition souhaitent son abrogation : de Jean-Christophe Fromentin à Marine Le Pen, en passant par Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Hervé Mariton ou Nicolas Sarkozy.
Mais ne soyons pas dupes. Il ne s’agit encore que de déclarations d’intention. Il est donc aujourd’hui de notre responsabilité, comme de celle de l’ensemble des citoyens mobilisés pour la famille, le mariage et la filiation Père-Mère-Enfant de poursuivre notre action jusqu’à l’obtention de l’abrogation de la loi Taubira. Nous sommes actifs et vigilants depuis 2 ans. Nous le restons. Encore un peu de patience pour rétablir les droits de l’enfant ! »
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De la Démocratie
La gouvernance de la cité, telle que la Grèce antique nous l’avait enseignée, était fondée sur un idéal, totalement occulté de nos jours. Les élites de l’époque, soucieuses de leurs responsabilités, considéraient que le fondement de la politique est éthique, en tant qu’elle n’est que la réalisation de la responsabilité de tous envers tous. Toute politique digne de ce nom devait donc s’accorder avec les valeurs et les règles éthiques, non pas laïques car ce serait un non sens, mais fondées sur une responsabilité supérieure ancrée dans le spirituel.
La démocratie moderne, fille de la révolte des colons Anglais du continent américain et de notre sanglante révolution, celle des terroristes de 1793, a bien vite confondu démocratie et égalitarisme. Les philosophes de cette déviance nous ont fourni, grâce aux « lumières », une certaine vision du monde bâtie sur un syllogisme érigé en dogme. Leur pensée matérialiste, purement anthropologique, les a poussé à considérer l’intériorité humaine comme un champs à cultiver, dont la société pourra et devra engranger les fruits. Plus question du paramètre âme, cette dimension spirituelle qui dérange, car infinie. Ce terrain, disaient-ils, est passif, irresponsable par nature. Il faudra donc indiquer à l’être humain les comportements nécessaires à son bien être, pour son bonheur, tout en déniant prendre en considération les us et coutumes des uns et des autres. La liberté comme le bonheur ne peuvent ni ne doivent s’acquérir individuellement, car tout deviendrait alors chaotique, à les écouter. Il faut donc imposer au citoyen l’égalité, collectivement, par la force de la loi… comme celle du genre !!! et au besoin par la terreur.
Il convient ainsi de supprimer toute variable source d’imprécision scientifique et d’incertitude dans la construction de cette nouvelle société, proclamée démocratique, de cette humanité nouvelle devenue totalement laïque. Car seule la certitude scientifique et son application technologique fourniront les moyens d’ordonner le chaos dû à une liberté incontrôlée et à une spiritualité incontrôlable, causes de déséquilibres. Tout devra être jugé en fonction de l’efficacité… et seule l’efficacité pourra en juger. Il ne peut donc exister qu’une seule fin, un seul but quantifiable, le bien être pour tous, global, uniformisé, robotisé. Le monde de la politique est complexe et évidement difficile à contrôler. Il va donc devoir disparaître, peu à peu remplacé par l’administration des choses, selon des méthodes éprouvées scientifiquement. C’est ainsi que les technocrates de Bruxelles gouvernent toute l’Europe en accord avec l’administration des choses, vue de Washington et le soutient du capitalisme mondialiste. Le pouvoir « démocratique » dans sa réalité est détenu par les seuls individus qui se disent compétents, économiquement corrects : les technocrates. Quant au profit il devient le suprême et nécessaire bonheur, mais seule une infime caste y aura accès. Ainsi la rapine, le vol, l’abus de biens sociaux et le mensonge sont devenus monnaie courante.
Cette conception de la gestion du monde, planifiée, lisse, globale et souveraine devient une forme de totalitarisme, de dictature européenne et mondiale, une caricature de la Démocratie. Ainsi les syllogismes de la « déesse raison », ceux des philosophes des « lumières » ont poussé notre civilisation, notre société vers l’abîme de l’absurde. L’impératif de « l’efficiency » nord-américaine, du politiquement correct à la française, efface de la mémoire programmée les aspirations de l’être humain, les joies de la famille, les espoirs des communautés comme les réalités d’une nation, d’un pays et finalement de toutes ses composantes. [....]
La suite sur le blog du Comte de Paris
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Jouyet le fusible qui aurait dû sauter
Au moment où ces lignes sont écrites, ce 15 novembre, la république française et son improbable président sont sans doute confrontés à des problèmes plus graves, en apparence, que le compte rendu d'un déjeuner chez Ledoyen. Cette élégante et coûteuse cantine, très commode pour les gens de l'Élysée qui ne doivent marcher, ou emprunter, un scooter que sur 100 mètres aura abrité ce qu'on appelle un dîner de sots. On doit le rappeler aujourd'hui, car une semaine après une tempête dans une coupe de champagne les bulles semblent retombées.
Rappelons, sinon les faits, car tout cela se déroule dans un champ virtuel, du moins les annonces successives.
Le 24 juin 3 convives, MM. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence de la république, François Fillon et Antoine Gosset-Grainville se retrouvent pour déjeuner dans le pavillon du bas des Champs-Élysées. Personne ne sait encore qui a payé l'addition, sans doute plus significative que les propos vraiment tenus. (1)⇓
Le 6 novembre, soit quelque 130 jours plus tard, commencement de cette "affaire". L'hebdomadaire "L'Obs" publie des extraits d'un livre intitulé "Sarko s'est tuer". Écrit par deux journalistes du "Monde", il interprète de façon fort tendancieuse des paroles qui n'ont sans doute jamais été prononcées. Un peu plus tard ils révéleront que leur entretien avec Jouyet avait été enregistré et donc que les propos qui n'ont pas nécessairement été le 24 juin par Fillon l'ont été par son commensal.
Ce volume de 356 pages a dû faire l'objet d'un service de presse aussi massif qu'inutile. Moins de 10 jours après sa publication 47 exemplaires "d'occasion comme neuf" étaient proposés sur le site Price Minister et 54 sur Amazon, à prix bradés, probablement revendus pour la plupart par des journalistes qui ne l'ont même pas ouvert.
Le 7 novembre, l'homme de l’Élysée nie en bloc : pas d'évocation le 24 juin de l’affaire Bygmalion et d'une éventuelle implication de Nicolas Sarkozy, pas de demande à l’exécutif, de la part de l'opposant Fillon, d’intervenir pour faire tomber l’ancien président de la République etc.
Le 8 novembre les deux auteurs du livre, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, cosignent dans "le grand journal du soir", auquel ils collaborent, tout en ayant paraît-il leurs entrées au Château, un article tout à fait péremptoire. Destiné à corriger la fâcheuse impression des atermoiements de Jouyet, il est titré, sur le mode indicatif, : "Fillon asollicité l'Élysée pour accélérer les poursuites judiciaires contre Sarkozy" (2)⇓
Le 9 novembre au contraire de ses déclarations précédentes le même Jouyet affirme sa thèse, allant cette fois dans le sens du livre. Selon nous mensongère et essentiellement diffamatoire (3)⇓ sa version devient : "François Fillon m’a fait part de sa grave préoccupation concernant l’affaire Bygmalion. Il s’en est déclaré profondément choqué (…). Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l’UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy."
Ce même 9 novembre, Bruno Lemaire intervient au "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro." Il rappelle un point essentiel de l'affaire : "Il paraît que Jean-Pierre Jouyet est le meilleur ami de François Hollande : qui se ressemble s’assemble. Ils ont en commun un goût immodéré pour le mensonge." Et, lui-même candidat à la présidence de l’UMP il en tire la première conclusion logique : "Il y a une certitude, c’est que le secrétaire général de l’Élysée a menti aux Français et il n’a pas d’autre choix que de remettre sa démission."
Le 11 novembre au soir on apprend aussi par un entretien d'Antoine Gosset-Grainville publié par le Figaro daté du lendemain, que l'initiative de cette rencontre et de son hypothétique "négociation" revient à Jouyet.
Le 12 novembre, le chef du gouvernement ne peut pas faire autrement que de monter au créneau pour soutenir Jean-Pierre Jouyet.
À partir de cette date la vraisemblance devient évidence. Le cabinet noir élyséen a monté, de A jusqu'à Z une manœuvre florentine dont Hollande a le secret, c'est même son seul et vrai métier : frapper les deux têtes de la droite qui le dérangent le plus : Sarkozy et Fillon. Le vieux chiraquien Juppé jusqu'ici est ménagé, voire protégé, pour plusieurs raisons.
À noter que, depuis lors, Le Monde en ligne est revenu, en fait, sur ses affirmations péremptoires. Mais, petite carence de la mise en page internet, le site du journal maintient le lien avec son article du 8 novembre : Fillon "a" et non "aurait". Le mal est fait. Ce 15 novembre, alors que l'affaire est passée par la case, toujours accidentée, d'un traitement judiciaire, on nous assure par sondage que "plus de la moitié des Français 56 % considèrent que l'avenir politique de François Fillon est compromis". (4)⇓
Une chose est certaine. Jouyet, ridicule lui-même, ridiculise un peu plus son maître. Ce personnage a été recruté sur une erreur de distribution des rôles. Un insubmersible raille Mélenchon qui voit en lui la face "bourgeoise" du gouvernement actuel. À tant vouloir manipuler encore les diverses tendances de la gauche et du parti socialiste, Hollande est allé chercher un copain de régiment parfaitement inapte à cette fonction
Les jours passent. On se retrouve devant un scandale gelé par une procédure judiciaire. La popularité de Hollande n'augmente certes pas. Et le mécontentement des Français ne recule pas non plus.
Hollande se trompe s'il croit possible de maintenir en place cet homme de l'ombre, manifestement trop vaniteux, qui vient de s'exposer au grand soleil. Si ce fusible ne saute pas, le court circuit menace.
JG Malliarakis
Apostille
- cf. Causeur le 12 novembre.⇑
- cf. Le Monde.fr | 08.11.2014 à 11 h 04 • Mis à jour le 09.11.2014 à 00 h 10Encore en ligne sous ce titre au moment où nous écrivons cette chronique.⇑
- Ayant mentionné un peu plus haut une thèse "diffamatoire", évoquons le concept ou plutôt ce type délit, trop souvent manipulé par les gros moyens de désinformation. Il est visé, dans le droit pénal français par les articles R621-1 à R622-2 du code pénal et par l'article 29 loi du 29 juillet 1881. L'application (loi, réglementation et jurisprudence) s'en révèle, à l'usage, extrêmement complexe. La diffamation n'est pas nécessairement la calomnie ; elle attente à la réputation ("fama" en latin) du diffamé. Mais en gros la question pour le diffamateur consiste à savoir s'il est en droit ou en capacité de "rapporter la preuve", ceci à l'appréciation de ce qu'on appelle la "justice" — c'est-à-dire, le plus souvent, à Paris, des magistrats de la XVIIe chambre correctionnelle. En très gros un homme de droite qui se respecte ne devrait pas plus faire confiance, dans ce genre d'affaires, aux tribunaux de la république qu'à la bonne foi du cabinet noir de l'Élysée. "Selon que vous serez puissant ou misérable" cela peut coûter très cher aux uns et rapporter gros à d'autres, professionnels de la chicane. Le plus lourd pour le condamné pourra résulter des obligations de payer des annonces au tarif de la publicité dans les journaux, voire sur les radios. ⇑
- Soulignons quand même la volatilité de ce genre d'appréciation. Et, d'autre part, si M. Fillon pouvait compter sur les 44 % restants il dépasserait tous ses concurrents…⇑