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PAS l'Info : Les infos que l'on vous cache ! Saison 4 Émission N°19 (02/02/14) (VIDEO)
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No comment : L'EiiL
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L’avancée de Daesh freinée à Aïn al-Arab, les Kurdes reprennent l’initiative
Les combattants kurdes semblent avoir repris l’initiative dans la localité kurde de Aïn al-Arab, (Kobané), au nord de la Syrie.
Selon le site libanais al-Hadath News, citant une source kurde, les combattants des Unités de protection des Kurdes (YPG) sont parvenus ces dernières heures à freiner l’avancée de la milice takfiriste de l’Etat Islamique (EI-Daesh), et l’ont obligée à se retirer des certains quartiers et villages qu’elle avait conquis. Alors qu’elle avait occupé près de la moitié de la ville, elle ne dispose plus que de son tiers, assurent des témoins oculaires sur place pour le journal électronique arabophone ar-Ray al-Yaoum.
Certaines sources ont assuré ce soir que Daesh a évacué la ville, et il ne reste plus que quelques-uns de ses hommes seulement.
Il est question qu’ils se seraient retirés vers les collines de Aïn Arab et la montagne Machta-Nour où de violents combats avaient eu lieu la veille. Ils auraient été contraints de quitter le centre culturel et la rue 48 et ont aussi été aussi amenés à s’éloigner du bâtiment de la radio de 7 km.
Les Kurdes sont aussi parvenus à sécuriser le village de la ferme Amudu , à 5 km à l’ouest de Kobané.
Dans la journée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait rendu compte d’une résistance farouche des kurdes et d’une intensification des frappes -100 raids depuis fin septembre- et qui sont parvenues à freiner l'avancée des jihadistes.
Les avions de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont lancé 11 raids contre l’EI, dont six à Kani Arabane, un quartier de l'est, après avoir visé le QG kurde contrôlé par l'EI dans le nord.
"Il y a une coordination entre forces Kurdes et Américains, les Kurdes leur donnent la localisation exacte des combats", rapporte l’OSDH.
Au moment où l'EI a lancé des attaques dans l'est et près du centre de Kobané tandis que les YPG ont mené des assauts dans le sud-ouest, a précisé l'ONG.
Tuerie contre Daesh
Non loin de Aïn al-Arab, dans la province ouest d’une autre ville kurde située à la frontière avec la Turquie, Ras al-Aïn, Daesh semble aussi avoir subi un revers important.
Elle a perdu des dizaines de ses hommes en tués, et prisonniers dans les assauts lancés contre ses positions depuis quatre jours par les miliciens de l’YPG.
Dans le gouvernorat de Raqqa, sous le contrôle de Daesh, ce dernier a décrété la mobilisation générale et mis en place plusieurs barrages pour inspecter les passants. Selon al-Hadath News, des informations sont parvenus à la milice takfiriste mettant en garde contre des tentatives de liquidation planifiés contre ses responsables.
Les avions de Daesh
Dans la province est d’Alep, trois avions militaires ont été vus en train de survoler à basse altitude l’aéroport al-Jarrah occupé par Daesh.
Selon des sources fiables, citées par l’OSDH, ces avions sont pilotés par des aviateurs Daesh, qui auraient été entrainés par des aviateurs irakiens.
Lors de la prise de l’aéroport al-Tabaqa à Raqqa, l’EI s’était emparé de certains avions de combats en panne.
Nouvelle exécution
Dans la localité d’al-Bab, occupée par Daesh, ce dernier a exécuté et crucifié un jeune adolescent de 17 ans après l’avoir accusé de prendre en photos ses sièges pour le compte de la Turquie. Selon le site Alep-News, Abdallah al-Bouchi (17 ans) effectuait cette mission en échange de 500 livres turques.
L'armée sécurise Morek
Dans le gouvernorat de Hama, l’armée syrienne est finalement parvenue à contrôler totalement la ville de Morek, qui se trouve au nord de la ville de Hama, de l’aveu des milices et de l’OSDH.
Selon cette dernière, l’unité de Hassan al-Nimr a pris le contrôle de la brigade des chars qui se trouve dans cette localité, suite à de violents combats. Elle avance en direction des fiefs des milices, dont la branche d’Al-Qaïda, le front al-Nosra, et d’autres brigades islamistes. Les combats se concentrent actuellement au sud et à l’est, où des renforts ont été dépêchés par les forces régulières.
source : Al manar
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C’est officiel! La Russie interdit complètement les OGM
Le Premier ministre Dmitri Medvedev a récemment annoncé que la Russie n’allait plus importer des produits contenant des OGM, affirmant que la nation a suffisamment d’espace et de ressources suffisantes pour produire de la nourriture biologique.
« Si les Américains aiment manger des produits contenant des OGM, qu’ils en mangent. Nous n’avons pas besoin de le faire; nous avons assez d’espace et la possibilité de produire des aliments biologiques » – Medvedev
La Russie envisage de rejoindre la longue liste (et sans cesse croissante) des pays anti-OGM. Il le fait après qu’un groupe de scientifiques russes a exhorté le gouvernement à envisager au moins un moratoire de 10 ans sur les OGM et d’étudier de manière approfondie leur influence sur la santé humaine.
“Il est nécessaire d’interdire les OGM, d’imposer un moratoire pendant 10 ans. Alors que les OGM seront interdits, nous pouvons planifier des expériences, des essais ou peut-être même de nouvelles méthodes de recherche qui pourraient être développées. Il a été prouvé que non seulement en Russie, mais aussi dans de nombreux autres pays dans le monde, les OGM sont dangereux. Les méthodes d’obtention des OGM ne sont pas parfaites, donc, à ce stade, tous les OGM sont dangereux. La Consommation et l’utilisation des OGM obtenus d’une telle manière peut conduire à des tumeurs, des cancers et à l’obésité chez les animaux. Les Bio-technologies devraient certainement être développées, mais les OGM devraient être arrêtés. Nous devrions cesser de les propager » – Irina Ermakova, vice-président de l’Association nationale pour la sécurité de la Russie génétique
Un certain nombre de scientifiques du monde entier ont clairement souligné les dangers potentiels associés à la consommation d’OGM. J’ai récemment publié un article intitulé “10 études scientifiques démontrant que les OGM peuvent être nocifs pour la santé humaine”, vous pouvez le lire en entier ici. Ce ne sont que quelques-unes des études choisies parmis des centaines qui sont maintenant disponibles dans le domaine public, il semble qu’elles continuent de faire surface année après année.
Que la Russie, un pays si grand et si développé, interdise complètement les OGM, est un grand pas en avant dans la création d’une plus grande sensibilisation en ce qui concerne les OGM. Demandez-vous, pourquoi tant de pays interdisent les OGM et les pesticides ? C’est parce que les preuves soulignent le fait qu’ils ne sont pas sûrs, qu’ils sont jeunes, et que nous n’en savons pas assez sur eux pour en consommer en toute sécurité. Ils ne sont tout simplement pas nécessaires, alors pourquoi en produire ?
Au cours des dernières années, la sensibilisation sur les OGM a grimpé en flèche. L’activisme a joué un rôle important dans l’éveil d’une grande partie de la population sur Terre en ce qui concerne les OGM. Les gens commencent à poser des questions et obtenir des réponses. Ce faisant, nous en venons tous à la même conclusion que la Russie.
En Février, la Douma d’État a présenté un projet de loi interdisant la culture de produits alimentaires OGM. Le président Poutine a ordonné que les citoyens russes soit protégés des OGM. Le Comité de l’agriculture a appuyé la recommandation d’interdiction par le parlement russe, et la résolution est entrée pleinement en vigueur en Juillet 2014.
C’est juste pour montrer ce que nous pouvons faire lorsque nous nous réunissons et exigeons le changement et partageons l’information à l’échelle mondiale. Le changement se produit, et nous nous éveillons à de nouveaux concepts de notre réalité tous les jours. Les OGM ne sont que le début, il faut se débarrasser de beaucoup de choses sur notre planète qui ne sont pas en résonance avec nous et qui sont de toute évidence inutiles. Nous commençons tous à voir à travers les fausses justifications en faveur de la nécessité des OGM, nous ne sommes plus si facilement convaincus, nous ne croyons plus tout ce que nous entendons et tout ce qui nous est présenté avec. Continuons !
http://www.oragesdacier.info/2014/10/cest-officiel-la-russie-interdit.html
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Vladimir Poutine en Serbie
Au grand dam du camp atlantiste, le Kremlin multiplie avec succès les contre-mesures afin de minimiser le choc des sanctions décrétées par les États-Unis et l’Union européenne.

C’est ainsi que Vladimir Poutine est en visite en Serbie, à l’occasion du 70e anniversaire de la libération de Belgrade et du 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. Il a déposé une gerbe à la Nécropole russe (monument consacré à la mémoire de l’Armée impériale russe et restauré cet été). Des Belgradois, brandissant des portraits de Vladimir Poutine et de l’empereur russe Nicolas II, se sont rassemblés afin de manifester leur attachement au grand frère russe.
Au cours de sa visite, l’hôte du Kremlin a été décoré de l’Ordre de la République de Serbie du 1er degré par le président serbe, Tomislav Nikolic, qui a dit en russe : « Cher frère Vladimir, le peuple serbe est fier de te remettre l’Ordre de la distinction suprême serbe. » Ce à quoi M. Poutine a répondu : « Je ne pense pas avoir fait quelque chose pour mériter une telle récompense. »
Après s’être entretenu avec le président serbe, le chef de l’État russe a échangé longuement avec le Premier ministre Aleksandar Vucic (photo ci-dessus). La question des relations commerciales (en augmentation de 17 % rien que pour le premier semestre 2014) a été très largement abordée.
L’éventualité d’ouvrir le marché russe aux véhicules fabriqués en Serbie par l’italien Fiat a été évoquée par M. Poutine :
« Nous avons beaucoup de thèmes à évoquer, et je suis ravi [...] de discuter d’une livraison éventuelle à la Russie de véhicules automobiles produits en Serbie en coopération avec Fiat. Compte tenu de nos bonnes relations avec l’Italie et la société Fiat, et de nos relations chaleureuses et étroites d’alliés avec la Serbie, nous pourrions, me semble-t-il, nous entendre sur un certain quota de livraison de ces véhicules sur le marché russe. »
Autre sujet abordé, le triplement des importations de produits agricoles serbes, comme le suggère M. Poutine :
« La Serbie a déjà augmenté ses livraisons de produits agricoles sur le marché russe, qui se chiffrent actuellement entre 130 et 150 millions de dollars. Si nous réalisons les ententes intervenues lors de nos entretiens, ces livraisons peuvent assez vite atteindre 500 millions de dollars. Cela profite beaucoup à l’économie serbe et c’est aussi un facteur positif pour la Russie. »
Le chef de l’État russe a laissé la porte ouverte à un apaisement à ce sujet entre Moscou et Bruxelles :
« Nous n’ignorons pas que les pertes des producteurs agricoles dans les pays européens, qui ont imposé des sanctions à la Russie qui a été contrainte d’y riposter par des restrictions des importations de produits d’agriculture, se chiffrent à des milliards d’euros. Nous ne voudrions pas poursuivre une telle pratique. Néanmoins, telle est la réalité actuelle. »
Très en pointe sur la question énergétique, la Russie, via la société Gazprom Neft (la branche pétrolière du groupe), va investir 1 milliard de dollars supplémentaires dans la société pétrolière serbe NIS, après y avoir déjà injecté 2 milliards. Gazprom Neft possède 56,15 % de NIS, l’État serbe 29,87 % (14 % des recettes fiscales du pays).
Washington et Bruxelles (la Serbie est candidate à l’adhésion à l’Union europénne) regardent avec inquiétude les liens entre Moscou et Belgrade se resserrer, alors que le camp atlantiste pensait en avoir fini avec la présence russe dans les Balkans depuis les guerres des années 90 en ex-Yougoslavie.
source: E&R
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Adieu, Libération !
Ce journal dont le seul nom m’a fait croire que j’étais libre, ouverte au monde et à toutes les idées, tente vainement aujourd’hui de me phagocyter et piétine mes illusions, mes aspirations, toutes mes belles années.
Hier encore, j’avais 20 ans… Et de mes années d’étudiante pleine de rêves, de mélancolie, d’espoir et de doutes, je retiens mon pas décidé sur le chemin de la fac avec U2 dans mon Walkman (devenu ensuite baladeur, iPod, etc.) et le journal Libération sous le bras.
Les années ont passé, certes, mais que reste-t-il de cette jeunesse dépassée ?
Il y a quelques jours, Libération, mon journal illustre, jadis symbole de ma liberté, titrait « La France rance de Zemmour », pas moins qu’une première page avec un dessin caricatural du journaliste écrivain digne de la propagande antisémite sous l’Occupation, suivie de 7 pages (7 pages !) entièrement consacrées à démolir un seul homme et ses idées.
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°378
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Migrations : le livre que les nuls de la presse n'ont pas lu
Consultant international sur l'Afrique et les migrations, docteur en sciences de l'information et de la communication, Jean-Paul Gourévitch vient de publier un ouvrage qui a reçu un accueil polémique par la presse. Et pour cause, il vient de signer dans la collection “Pour les nuls”, qui vise le grand public sans rien lâcher sur l’exigence scientifique, une somme sur Les Migrations. Jean-Paul Gourévitch répond à L'Action française 2000 :
"Vous et votre éditeur avez été victimes d’une tentative de déstabilisation. Pourquoi, alors que vous êtes un spécialiste internationalement reconnu de la question ?
Comme il était difficile de s’en prendre à l’ouvrage, on a cherché à diaboliser l’auteur, et ainsi à discréditer à la fois le propos et la collection. Tout est parti d’un seul article très “militant” d’une journaliste de l’AFP, repris in extenso le jour même et le lendemain par cinquante et un journaux parmi les plus célèbres qui n’ont ni consulté l’ouvrage, ni interrogé l’auteur ou l’éditeur. Cela peut laisser rêveur sur la déontologie d’une certaine presse qui, pourtant, ne se fait pas faute de donner des leçons. Quand mon avocat et moi-même avons demandé à l’AFP comment elle comptait réparer le préjudice subi, l’Agence a répondu qu’elle ne voyait pas où se trouvait ce préjudice. Pourtant, dix millions de lecteurs de cette presse ont bien été “informés” qu’il s’agissait d’un ouvrage écrit par un auteur “très à droite” donc suspect. La preuve : ses thèses avaient été citées par le Front national, et des sommités de gauche et d’extrême gauche, les seules interrogées par la journaliste, en contestaient la teneur. Pourtant, aucune n’avait lu l’ouvrage, puisqu’il était sorti le jour même et qu’elles n’avaient pas reçu de service de presse. Bien entendu, on s’attardait sur les événements organisés par la droite ou l’extrême droite au cours desquels l’auteur avait donné des conférences, en oubliant ceux organisés par la gauche ou l’extrême gauche au cours desquels il était également intervenu, voire en niant qu’ils aient existé, alors qu’ils sont parfaitement consultables sur Internet et ont donné lieu à des publications. On en est même venu à contester ma qualité de consultant international sur l’Afrique et les migrations. Pourtant, en vingt-cinq ans de carrière dans ce domaine, j’ai fait plus de trente-cinq missions, dont certaines ont duré des mois, voire des années, notamment en Afrique, pour des organismes aussi divers que l’Unesco, l’Union européenne, Le ministère des Affaires étrangères, la Banque mondiale, des ONG ou des cabinets d’expertise. Et mon rapport sur les migrations subsahariennes a été voté par le Conseil de l’Europe à l’unanimité (moins deux abstentions), ce qui n’est quand même pas courant. On ne peut résister seul à cette lapidation organisée. J’ai obtenu des droits de réponse de la part de trois journaux qui en avaient rajouté jusqu’à la diffamation. Mais je constate avec amertume que, dans un pays profondément divisé où l’opinion publique n’est plus en phase avec ses représentants, il est difficile, sur un sujet sensible et qui pourtant concerne son présent et son avenir, de porter une parole documentée, indépendante, aussi impartiale que possible, qui donne les sources de ses données et explicite sa démarche."
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Au coeur du libéralisme destructeur
Le cardinal Billot dénonce la dissolution des liens du mariage, fondement premier de la famille.
La Révolution détruit d'abord la famille dans son fondement. Car le fondement de la famille est le mariage et celui-ci est indissoluble grâce à l'obligation qu'il impose jusqu'à la fin indistinctement à l'homme et à la femme. À quel point cette obligation s'oppose à la liberté et à l'émancipation de l'individu, cela saute aux yeux. Cependant, il subsiste dans la mentalité des gens des préjugés enracinés, qui ne permettent pas de procéder sur le champ à la réforme projetée. On commencera donc par réduire le mariage au rang d'un simple contrat civil, sanctionné par l'autorité de la seule loi civile. Ensuite on fera un pas de plus pour passer du mariage civil au divorce légal, et non sans motif, car ce qui est lié par l'autorité de la loi civile peut aussi être dissous et annulé par la loi civile. Pour finir, à partir du divorce civil se préparera peu à peu une descente rapide vers un vague concubinage en quoi doit consister l'application la plus complète des principes et où il ne restera pas plus trace de famille que ce qui existe chez les bêtes. On voit donc comment le libéralisme tend de toute sa force à détruire la famille et son fondement premier.
Cardinal Billot
Tractatus de Ecclesia Christi (traité sur l'Église du Christ), tome II, Université grégorienne, 1910
Un an après la parution de ce livre, le père Billot (1846-1931) fut nommé cardinal par saint Pie X. Il dut déposer la pourpre en 1927 parce qu'il affichait son désaccord avec l'attitude de Pie XI envers l'Action française.
Personne ne prévoyait, au début du XXe siècle, les conséquences du mariage civil et du divorce, mis à part des penseurs comme Paul Bourget – l'auteur d'Un Divorce (1904) ou le père Billot. Charles Maurras, de son côté, avait analysé le bouleversement de la sensibilité qui se trouve, chez Rousseau, à la base de la subversion révolutionnaire. La Révolution ne veut pas connaître les engagements qui dépassent la volonté immédiate des individus : le mariage indissoluble lui paraît aussi odieux que les voeux perpétuels du moine ou de la moniale.
Les braves gens qui croient aux bonnes élections et qui fondent des associations de défense de la famille dans le respect des institutions républicaines ne voient pas, par manque de maturité politique, que leur action est condamnée à l'avance par un système dont la destruction de la famille constitue un but essentiel : Marianne, la marâtre infernale, a ôté aux familles la responsabilité de l'instruction des enfants, puis elle a prétendu les éduquer à la place des parents. L'abaissement du mariage au rang de simple contrat révocable lui a laissé les mains libres dans cette tâche.
Le cardinal Billot avait bien vu que le principe révolutionnaire, qui est asocial, ne s'en tiendrait pas à l'affaiblissement du lien conjugal : « À partir du divorce civil se préparera peu à peu une descente rapide vers un vague concubinage […] où il ne restera pas plus trace de famille que ce qui existe chez les bêtes. » On peut dire que l'éminent théologien avait, non pas prophétisé, mais prévu par déduction le PACS et l'union libre.
Mais il n'avait pu prévoir que le libéralisme abaisserait l'être humain en-dessous de la bête, par l'extinction, non seulement du sens moral et du plus élémentaire bon sens, mais même de l'instinct, et que le législateur républicain envisagerait un jour la possibilité de liens entre personnes du même sexe ! Cette perspective montre bien que « la démocratie c'est la mort ».
Au fond, libéralisme et libertinage appartiennent à la même famille de mots : doctrine qui fait de la liberté le principe fondamental de la pensée et de l'action des hommes, le libéralisme est à la philosophie et à la politique ce que le libertinage est aux moeurs.
Gérard Baudin
L’Action Française 2000 du 18 au 31 décembre 2008
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Le crime, le criminel et l'islamisme
Les travaux de James Quinn Wilson (1931-2012) ont permis aux États-Unis de prendre un virage fondamental dans la répression de la délinquance. De nombreuses cités en ont été durablement sauvées d'une croissance exponentielle de violences urbaines qui menaçaient toutes les mégalopoles, et, au bout du compte, tout le pays. (1)⇓
En effet, de nouvelles politiques de sécurité sont apparues à partir des années 1980. Reposant sur une approche criminologiste solide, elles rompaient de manière radicale avec toutes les idées permissives antérieures. Elles mettaient fin aux rengaines pseudo sociologiques et misérabilistes que l'on connaît encore en France.
On part de ce qu'on appelle l'hypothèse du "carreau cassé" ou de la "vitre brisée". Formulée en 1969 par le psychosociologue américain Philip Zimbardo, elle observe que les infractions considérées comme mineures, le nombre de carreau cassé dans un quartier, annoncent les délits majeurs qui vont rapidement pourrir la vie sociale.
On considère ici, et on a expérimenté le fait, que, dès lors qu'une vitre brisée n'est pas réparée, le mal s'étendra probablement à tout le quartier. Ce n'est pas la désagrégation du lien social qui génère les "petites incivilités" d'abord, la délinquance et le crime ensuite. C'est au contraire la petite impunité au quotidien qui entraîne la grande délinquance et démolit de la société.
Reformulée en 1982 cette doctrine aboutira au principe de la "sanction du premier délit" même mineur, elle recevra le nom malencontreux de "tolérance zéro". Elle fut mise en pratique avec succès par Rudolph Giuliani, procureur général associé des États Unis de 1981 à 1983 puis maire de New York de 1994 à 2001.
Or, on peut observer, statistiques à l'appui, qu'en fait, la criminalité ne résulte ni de la pauvreté, ni du chômage, ni de toutes les excuses invoquées par tous les systèmes de défense des délinquants de toute sorte, y compris l'enfance malheureuse, etc.
Le crime s'explique au bout du compte par le criminel lui-même.
Ainsi doit-on accepter d'analyser le terrorisme islamique : il ne peut invoquer aucune autre excuse que celle d'obéir aux "ordres". Et ceux-ci résultent d'une interprétation "salafiste" de la foi coranique.
"Salafiste" : un mot qu'on chercherait vainement dans l'édition 1877 du Littré ni dans l'édition 1964 vol. IX du grand Larousse Encyclopédique. Cependant, il figure dans le Petit Larousse 2009 avec une décourageante double définition. "Salafiste" = relatif au salafisme, qui en est partisan ; "salafisme" = nom sous lequel sont rassemblés les groupes se rattachant à la "Salafiyya". C'est donc à ce dernier terme qu'il faut se reporter. Il figure dans la partie nom propres : "courant réformiste de l'islam qui, au XIXe siècle prônait un retour à la religion pure des anciens" (salafi).
Depuis le XIXe siècle cependant les choses ont évolué. Le mouvement cherche toujours, par définition, le retour aux pratiques des pieux ancêtres, l’imitation de la vie du Prophète, de ses compagnons et des deux générations suivantes, le respect aveugle de la tradition islamique, la lettre du Coran, les recueils de hadiths (2)⇓ et la référence à la Sîra. (3)⇓ Autres points communs forts : refus de l'interprétation par la raison humaine, refus du culte des saints, refus des influences occidentales et notamment de la démocratie. La source de la législation doit se trouver dans la Coran.
Une partie de la mouvance salafiste, au sens du XIXe siècle, est qualifiée de "quiétiste". Elle est considérée comme inoffensive parce qu'elle se contente de prêcher un mode de vie traditionnel. On cite souvent à cet égard l'Arabie saoudite. On s'efforce de convenir que des émirats marqués par le wahhabisme, pays où les femmes n'ont pas le droit de conduire une voiture, où l'on ne doit pas introduire une bible, etc. pourraient ne pas être considérés comme totalitaires. Et restent toutes les autres formes de cet obscurantisme, racine de la violence terroriste.
La vraie question revient donc à se demander, comme pour les "petites" infractions qualifiées "incivilités", où commence l'inacceptable. Il est bien possible qu'il faille envisager sérieusement une politique de sanctions à la première infraction, toute forme d'incitation au djihadisme, d'incitation à la haine contre les "infidèles", toute dérive par rapport à la liberté de croire ou de ne pas croire, toute apologie de l'oppression de la femme, etc. – comme les lois et tribunaux le prévoient déjà et l'appliquent pour d'autres écrits ou propos délictueux.
Il convient donc, pour comprendre vraiment le "salafisme" de connaître un minimum les sources auxquelles il prétend revenir.
JG Malliarakis
Apostilles
- cf. notamment "Thinking about crime". Publié en 1975 ce livre n'a jamais été traduit en français. Ses idées ont été cependant reprises par Xavier Raufer et Alain Bauer dans leur excellent "Que sais-je" "Violences et insécurité urbaines." ⇑
- Ces recueils varient selon les écoles. ⇑
- cette vie de Mahomet est supposée servir de base à l'imitation du "Beau Modèle". Soulignons à et égard que l'interprétation dominante des aspects les plus "spécifiques" de cette biographie, ses mariages par exemple, indique que ceux-ci étaient destinés à prouver la simple humanité du Prophète. ⇑