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  • Greta Thunberg, vous connaissez : c’est cette adolescente de 15 ans qui a été reçue par Macron.

    Tout a commencé lorsqu’elle a décidé de ne pas retourner à l’école à cause de l’été caniculaire ayant provoqué des feux de forêt en Suède. 
    Pour cela, chaque vendredi, elle apparaissait devant le Parlement national suédois avec une pancarte : « Grève des écoles pour le climat »
    Depuis, elle a participé à la Conférence mondiale sur le climat de Katowice, en Pologne, et a voyagé à travers le monde, exhortant les politiques à défendre la planète, suivie par une nuée de journalistes et de jeunes ados enamourés.
    Si le politiquement correct se courbe devant la jeune Scandinave, il y a une autre adolescente suédoise, âgée elle aussi de 15 ans, dont les grands médias parlent peu. 
    Izabella Nilsson Jarvandi. 
    Mais qui est cette belle jeune fille aux cheveux noirs et aux yeux foncés dont le père est originaire d’Iran ? 
    Tout aussi déterminée que Greta, on peut la voir en gilet jaune sur YouTube un micro à la main marteler ses convictions à Helsingborg. 
    Ses discours, elle les prononce contre la migration de masse et les politiques familiales actuelles qui, selon ses propos, conduiraient au « génocide du peuple suédois ».
    Elle fustige sans relâche la classe dirigeante progressiste et libérale, luttant contre l’implantation de la pensée dominante. 
    Pour cela, elle s’est solidarisée avec les propos du président Orbán, appelant notamment au renouveau des familles chrétiennes. 
    Elle dénonce aussi la colonisation idéologique de la théorie du genre qui s’infiltre dans toutes les écoles suédoises. 
    Elle a, notamment, condamné ces textes étudiés à l’école décrivant une fille avec un pénis et un garçon avec un vagin. 
    Malgré sa jeunesse, Izabella ferraille non pas contre le désastre écologique mais contre un désastre bien plus grand : le désastre anthropologique et culturel qui menace la Suède.
    « On ne me réduira jamais au silence et je ne pardonnerai jamais aux politiques tout le mal qu’ils ont fait à ma chère Suède […] Je suis convaincue que les dieux veillent et je sais que les traîtres seront un jour jugés sévèrement », fulmine Izabella en prenant la parole dans les rues des cités scandinaves.
    Pour mieux comprendre la colère d’Izabella, il ne faut pas oublier qu’en Suède, les viols et agressions sexuelles ont quadruplé en dix ans. 
    Qu’en 2017, sur les 112 hommes et adolescents jugés coupable de viol en réunion, 82 étaient nés ailleurs que dans le pays et, parmi ceux nés en Suède, seuls 13 avaient deux parents suédois. 
    Dans un rapport de 2018 sur les agressions sexuelles, la police suédoise signalait : « Les suspects d’actes criminels commis par d’importants groupes de délinquants sont, pour la plupart, des individus de nationalité étrangère […] Après la réintroduction de tests pour déterminer l’âge des migrants, 78 % des individus qui y ont été soumis se sont révélés être des adultes. »
    Je terminerai par cet appel de la jeune patriote suédoise adressé aux partisans de Greta Thunberg : « Si vous n’êtes même pas des hommes et des femmes concernés par la défense de votre peuple, alors comment pouvez-vous l’être pour le reste de l’humanité ? » 
    J.-P. Fabre Bernadac

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/greta-thunberg-vous-connaissez-cest.html#more

  • Qui tire les ficelles des gilets jaunes ?

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    Ce papier date d’hier car, aujourd’hui, 1er mai, je n’écrirai pas. J’ai quitté mon « chez-moi » pour éviter les échauffourées qu’on annonce d’ores et déjà sous mes fenêtres. Il paraît que le défilé de la fête du Travail va être chaud et le soleil du Var n’y est pour rien. « Convergences des luttes » et « Faut qu’ça pète » au menu, commerces en berne, rideaux baissés, castagne et pastaga, dansons la carmagnole, les aristos à la lanterne…

    Tant pis si je me répète : je le dis, le redis et le reredis, ras le bol !

    Dans l’édito publié le 28 avril sur ce site, Henri Temple s’interrogeait à propos du référendum et posait cette question : « les hautes castes contre le peuple ? » En préambule, il écrivait « Quand l’inculture politique, économique et juridique s’étend, la démocratie régresse et le malheur progresse. » Doux euphémisme… Aimablement, courtoisement, en homme formé aux humanités, il poursuivait : « Quant aux foules désespérées et résolues qui manifestent tous les samedis, si leur juste attente doit nous interpeller toutes affaires cessantes, ce n’est pas pour autant que les formulations de cette attente sont heureuses. »

    Qu’en termes choisis ces choses-là sont dites.

    Je suis plus triviale : ce qui s’étale chaque jour davantage, c’est non seulement l’inculture politique, économique et juridique, mais aussi la bêtise crasse, vindicative et, hélas, de plus en plus haineuse. J’en veux pour preuve cet autocollant placardé partout :

    « Je dis oui au référendum d’initiative citoyenne
    OUI au RIC
    Constituant – Législatif – Abrogatif – Révocatoire
    En toutes matières »

    Vaste programme, et programme criminel !

    Henri Temple se demande : « Qui a conseillé aux gilets jaunes de réclamer un RIC ? » Moi aussi, je me le demande, car pour atteindre ce sommet de dangereuse absurdité, les mots ont été bien choisis et supposent une maîtrise du vocabulaire qu’on ne décèle guère sur les ronds-points.

    Alors oui, qui est assez fou pour faire croire à de braves gens que la Constitution et la loi se tricotent et se détricotent à l’envi et à l’envie ; qu’il suffirait d’un gigantesque micro-trottoir pour décider des orientations de la nation, changer le chef de l’État et les institutions ? En toutes matières ! Et c’est « Jojo le Gilet jaune », comme dit le Président, qui déciderait en matière d’éthique, de budgets de recherche peut-être, de Justice… Lui qui ferait et déferait la réglementation, ferait valser les têtes et araser toutes celles qui s’aviseraient de dépasser un peu. Camps de travail, confessions publiques et rééducation pour les élites. Et que ça saute !

    Ce n’est rien d’autre que le rêve d’un État totalitaire. On a connu cela : révolutions prolétariennes, quand on prétend donner les rênes au « peuple ». Staline, Mao, Pol Pot, Maduro…

    Le peuple en question est la dernière supercherie christique d’une extrême gauche démonétisée, comme l’ont été avant lui « les ouvriers », puis « les immigrés ». Il est le corps souffrant, pur par nature, intelligent par définition. Mais ce que « le peuple » ne sait pas, c’est qu’il est, surtout, le martyr de demain.

    C’est lui, toujours, qu’on envoie au casse-pipe pour l’avènement du Grand Soir qui jamais n’advient parce que ceux qui tirent les ficelles se sont rempli les poches. L’Histoire est un éternel recommencement…

    Marie Delarue

    https://www.bvoltaire.fr/qui-tire-les-ficelles-des-gilets-jaunes/

  • Lors de sa conférence de presse, Macron dévoile son funeste projet pour la France

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    Après Notre-Dame, ce sont bien les illusions de très nombreux Français qui sont parties en fumée en écoutant Macron, ce jeudi soir, lors de son show télévisé. Tout y était. Le décor rénové à 500.000 euros de la salle des fêtes de l’Élysée, un parterre de journalistes en guise de faire-valoir et, surtout, une estrade sur laquelle Jupiter a pu faire rayonner ses talents de saltimbanque. Pour le reste, « circulez, y a rien à voir ».

    Comme il fallait s’y attendre, le président de la République est resté sur ses positions. Il continue d’assurer, en cela, la poursuite d’une feuille de route déterminée depuis son élection en mai 2017 et de rassurer, ainsi, ceux qui l’ont placé au pouvoir. Les tenants de la haute finance internationale et l’élite mondialiste qui gouvernent le monde peuvent donc continuer de dormir sur leurs deux oreilles, la France rentrera comme prévu dans le rang.

    Pourtant, dans les jours à venir, les médias dans leur immense majorité ne manqueront pas de commenter avec complaisance les propos et les annonces de celui qui voulait changer le monde. Et ils trouveront sans doute quelques arguments pour tenter de faire croire aux Français que la seconde partie du quinquennat qui arrive à grands pas sera celle du renouveau et de l’espoir.

    En vérité, par ses maigres annonces Macron, n’a fait que désigner ses adversaires. Tout d’abord, les gilets jaunes. À celles et ceux qui, dès novembre dernier, manifestaient sur les ronds-points de France pour leur survie, il n’apporte aucune amélioration à leurs conditions de vie. Certes, il annonce moins d’impôts pour les années à venir, oubliant de préciser que ces diminutions seront rapidement rattrapées par l’augmentation inexorable et plus rapide que jamais du coût de la vie. Quant à leurs grandes revendications (Retour de l’ISF, RIC, prise en compte du vote blanc, 80 km/h…), elles sont balayées d’un revers de main par celui qui n’a jamais eu la moindre intention de céder quoi que ce soit.

    Aux retraités, sur qui il compte pour aller voter le 26 mai, tout en misant sur leur frilosité politique, il octroie un abandon de la hausse de la CSG pour quelques-uns et une réindexation progressive des retraites sur l’inflation. Mais tout cela sous condition de mise à l’épreuve. Votez bien et je vous rendrai ce que je vous ai pris. Enfin, pour ce qui est des classes moyennes, celles qui font vivre le pays depuis des décennies, c’est bien leur disparition à court terme qui est confirmée. Ainsi, pour ces ménages qui sont riches dès lors qu’ils gagnent 2.000 euros par mois, il faut qu’ils se préparent à assumer les conséquences d’une politique dont le seul objectif est de les faire disparaître. Trop coûteuse pour celui qui a décidé d’inféoder les Français à une Union européenne des nantis et des puissants, et dont le nivellement se fera par le bas, elle rejoindra plus vite qu’elle ne le pense les « sans-dents » et « ceux qui ne sont rien ».

    À mots non dissimulés, Macron a ainsi fixé les objectifs des prochaines élections européennes. Plus que jamais, elles seront dirigées contre les peuples et pour une élite qui ne recule devant aucun moyen ni aucun subterfuge pour parvenir à ses fins et prendre le contrôle d’un continent qui se déculture à grands pas et dont les peuples ne seront bientôt plus que les esclaves d’une caste dirigeante planétaire.

    Le 26 mai prochain est sans doute la dernière occasion de s’opposer à ce funeste destin. Après, il sera trop tard. Il faut, maintenant, espérer que les électeurs qui ont souvent péché par leur naïveté ne tomberont pas, une fois encore, dans le piège grossier qui leur est tendu. Malheureusement, rien n’est moins sûr.

    Olivier Damien

    https://www.bvoltaire.fr/lors-de-sa-conference-de-presse-macron-devoile-son-funeste-projet-pour-la-france/

  • Un 1er mai en forme de chaos ? – Journal du mardi 30 avril 2019

     

    Un 1er mai en forme de chaos ?

    Alors que la France connaît des manifestations chaque samedi depuis 25 semaines, le 1er mai millésime 2019 pourrait s’avérer extrêmement violent notamment à Paris où les Black blocs prévoient de mettre le feu !

    État islamique : Al Baghdadi refait surface

    pour la première fois depuis 5 ans, le chef du groupe État islamique, Abou Bakr al Baghdadi, est apparu dans une vidéo de propagande. Un coup de communication alors que l’organisation terroriste a perdu son territoire.

    La folie des trottinettes

    Après les autolib et les vélib, les grandes villes de France sont désormais envahies de nouveaux moyens de transports électriques : les trottinettes… D’apparence enfantines, ces engins en libre service ne sont pas sans risque.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/un-1er-mai-en-forme-de-chaos-journal-du-mardi-30-avril-2019

  • Zoom – Romain Guérin : Anne-France, le journal de la France abandonnée !

    Dans ce roman, tout commence de manière macabre quand un pompier découvre dans une soupente misérable le cadavre d’une vieille dame en état de décomposition avancée. Dans la pièce dépouillée se trouvent deux ouvrages et un journal intime. Écrit à l’aide de ses dernières forces, le journal d’Anne-France révèle une femme française, catholique et finalement « très Gilet Jaune » symbole d’une France populaire et déclassée, d’une France qui disparait sous nos pas. Romain Guérin a écrit un très beau livre, évoquant des problématiques lourdes sur lesquelles le romancier porte un regard sombre. Et le corps abandonné sans vie d’Anne-France sonne comme un ultime appel au secours! Un ouvrage poétique à dévorer de toute urgence.

    https://www.tvlibertes.com/zoom-romain-guerin-anne-france

  • Pourquoi la France reste volcanique, par Ivan Rioufol

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    Rien ne sera plus comme avant“, a promis Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. “Je peux mieux faire“, avait dit préalablement le chef de l’Etat, lors de sa conférence de presse de jeudi dernier. En réalité, un homme ne change jamais vraiment. D’ailleurs, en prenant ce jour-là une posture gaullienne – le président assis derrière un bureau, surplombant les journalistes conviés à l’Elysée – Emmanuel Macron s’est donné à voir, à nouveau, en monarque républicain. Or le peuple en colère ne veut plus de cette démocratie confisquée, qui persiste à vouloir écarter une partie des Français de la maîtrise de leur destin. Tout sonne faux quand le chef de l’Etat feint de redécouvrir la nation, les frontières, le besoin d’enracinement, l’art d’être Français.

    Ces thèmes-là ne seront jamais mieux défendus que par les populistes qu’il a désignés comme ses ennemis. Son “patriotisme inclusif” dit son insincérité : l’inclusion est ce nouveau mot du politiquement correct qui permet d’enterrer l’assimilation et l’intégration au profit d’un modèle de société multiculturelle. L’inclusion dissimule une bombe à retardement, en invitant les communautés à se développer sans contraintes ni modèles imposés.

    Il faut avoir le toupet de Macron pour oser affirmer : “Nous sommes en train d’inventer une nouvelle forme de démocratie“, tout en refusant le référendum d’initiative citoyenne, même encadré, et en n’octroyant que 20% de proportionnelle pour de futures élections législatives. En revanche, rien n’est plus démagogique que de proposer de supprimer l’ENA ou d’instituer, dès juin, une assemblée citoyenne sur la transition écologique grâce au tirage au sort de 150 Français. Comme le rappellent ce lundi, dans Le Figaro, des pétitionnaires qui s’alarment sur la précipitation du pouvoir à rebâtir Notre Dame : “L’exécutif ne peut se passer d’écouter les experts“. Ce ne sont pas les élites en elles-mêmes qui posent problème; elles sont nécessaires au bon fonctionnement de la société. Le drame français est dans l’incapacité des puissants à comprendre les plaintes de ceux d’en bas.

    Aujourd’hui, on ne reconnaît plus ce qu’est devenue la France“, s’est désolée Ségolène Royal, ce matin sur RTL. Mais ce sont tous ces dirigeants qui ont mis le pays dans cet état, en refusant d ‘écouter les lanceurs d’alerte. Tant que cette fracture entre les dirigeants et les citoyens ne sera pas résorbée, la France restera volcanique. Macron ne comprend rien à son époque, c’est-à-dire au retour des peuples (1).
    (1) André Bercoff, Le retour des peuples, Hugo-Doc

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 18 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • Manifs du 1er mai : «Les instructions du préfet sont claires, la police ira au contact»

    © Sputnik .

    Les manifestations du 1er mai sont plus que jamais à risque. Alors que les Gilets jaunes battront le pavé et que les annonces du Président Macron ont déçu, les autorités craignent des violences. Axel Ronde, secrétaire général du syndicat VIGI Île-de-France, s’est confié à Sputnik sur le dispositif du maintien de l’ordre qui sera mis en place.

    «Les manifestations violentes de ces derniers mois nous ont obligés à évoluer. Désormais, nous allons au contact.»

    Grégory Joron, responsable CRS pour le syndicat Unité-SGP-Police, prévient les casseurs. Comme il l’a confié à nos confrères du Parisien, les forces de l’ordre ne pouvaient plus «rester figées et regarder passer les trains». Cette nouvelle doctrine du maintien de l’ordre ira de pair avec des équipages de la brigade anticriminalité (BAC) à moto. Les violences urbaines qui ont émaillé à plusieurs reprises les manifestations des Gilets jaunes ont soulevé de nombreuses critiques, notamment sur le manque de réactivité des forces de l’ordre. Ces scènes de guérilla urbaine qui ont notamment vu l’incendie du Fouquet’s et le saccage de plusieurs commerces ont coûté son poste au désormais ex-préfet de Paris Michel Delpuech.

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  • Olivier Maulin : « J’espère que les élites paieront un jour pour certaines trahisons ! »

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    Les Gilets jaunes, un phénomène « miraculeux » ? Oui, selon le journaliste et romancier Olivier Maulin, qui cible durement les élites aujourd’hui au pouvoir dans un brûlot titré « Le populisme ou la mort ».

    Entretien choc avec le chroniqueur Edouard Chanot.

  • Un 1er mai en forme de chaos ? – Journal du mardi 30 avril 2019

     

    Un 1er mai en forme de chaos ?

    Alors que la France connaît des manifestations chaque samedi depuis 25 semaines, le 1er mai millésime 2019 pourrait s’avérer extrêmement violent notamment à Paris où les Black blocs prévoient de mettre le feu !

    État islamique : Al Baghdadi refait surface

    pour la première fois depuis 5 ans, le chef du groupe État islamique, Abou Bakr al Baghdadi, est apparu dans une vidéo de propagande. Un coup de communication alors que l’organisation terroriste a perdu son territoire.

    La folie des trottinettes

    Après les autolib et les vélib, les grandes villes de France sont désormais envahies de nouveaux moyens de transports électriques : les trottinettes… D’apparence enfantines, ces engins en libre service ne sont pas sans risque.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/un-1er-mai-en-forme-de-chaos-journal-du-mardi-30-avril-2019

  • Des Gilets jaunes blessés créent « les mutilés pour l’exemple »

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    Des manifestants blessés, appartenant pour la plupart aux « Gilets jaunes », s’étaient réunis dimanche 28 avril à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Ils ont décidé de créer le collectif « les mutilés pour l’exemple », en référence directe aux fusillés pour l’exemple.

    Ils réclament la vérité, la justice et l’interdiction des armes dites sublétales. Ils appellent à une grande manifestation nationale à Paris le 26 mai

  • Les migrants, surtout s’ils sont clandestins, peuvent squatter en toute impunité

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    Si vous êtes migrant et que vous occupiez illégalement un appartement, la Justice sera pour vous aux petits soins. Jugez-en plutôt par une décision récente du tribunal d’instance de Rennes.

    Un bailleur social, selon Le Figaro, avait décidé de transformer un immeuble de dix-huit appartements en centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA). Problème : l’édifice a déjà été « réquisitionné » par un collectif pour abriter des personnes sans domicile venues de Tchétchénie, Géorgie, Albanie, Somalie, Angola, Érythrée, Azerbaïdjan, Afghanistan. L’organisme propriétaire, Archipel Habitat, engage donc une procédure d’expulsion des 95 migrants qui squattent l’immeuble. Mais la Justice vient de déclarer la demande irrecevable au motif – tenez-vous bien – qu’il n’a pas pu fournir la preuve de sa qualité de propriétaire.

    L’avocat qui défend les occupants a qualifié la décision du tribunal de « conforme au droit ». S’il est normal que le requérant prouve sa qualité, on peut cependant s’étonner, s’il manquait une pièce au dossier, qu’on ne l’ait pas demandée plus tôt. Archipel Habitat a indiqué avoir « pris acte » » de la décision du tribunal, qui n’a pas retenu « les différentes pièces concordantes fournies comme des preuves suffisantes de son statut de propriétaire », et décidé « un réengagement immédiat de la procédure judiciaire ». En attendant une nouvelle décision, les squatteurs vont donc pouvoir continuer de profiter de leurs appartements.

    Rappelons que les CADA offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, un suivi administratif, un suivi social et une aide financière alimentaire. On pourrait penser qu’un organisme social ferait mieux de traiter prioritairement la situation des mal-logés de nationalité française (quatre millions de personnes, selon la fondation Abbé-Pierre), mais on sait, depuis longtemps, qu’en France, toute priorité nationale est une marque de discrimination et que mieux vaut être immigré que travailleur pauvre.

    Au moins les CADA sont-ils des organismes légaux. Mais, même dans ce cas, l’usage veut qu’il y ait des priorités… contraires au bon sens : avant les Français dans le besoin passent les demandeurs d’asile et, avant les demandeurs d’asile, les migrants squatteurs. Il est à parier que, si la Justice avait décidé de l’expulsion, des manifestations auraient eu lieu pour défendre le droit au logement de ces clandestins. De nos jours, c’est le summum de la bien-pensance de faire de la discrimination à rebours en préférant un citoyen du monde à un compatriote.

    Le motif invoqué par le tribunal pour rejeter la demande est peut-être « conforme au droit », appliqué au pied de la lettre, mais s’oppose à son esprit. Tout se passe comme si la Justice voulait retarder la décision, qui prendra sans doute quelques semaines ou quelques mois, quand on connaît les lenteurs administratives. Loin de nous l’idée d’accuser la Justice de n’être pas indépendante : si c’était le cas, c’est, au premier chef, le gouvernement qui en serait responsable. Mais force est de constater qu’il y a beaucoup de dysfonctionnements dans cette république et qu’au royaume de la Macronie, on semble s’en accommoder.

    Philippe Kerlouan

    https://www.bvoltaire.fr/les-migrants-surtout-sils-sont-clandestins-peuvent-squatter-en-toute-impunite/

  • Macron aux Français : « Je ne vous ai pas compris »…

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    Jean-François Touzé
    Délégué national du Parti de la France
    aux Études et Argumentaire
    Much ado about nothing » aurait dit Shakespeare. « Beaucoup de bruit pour rien », en effet.
    Pour nous autres, Français, la conférence de presse d'Emmanuel Macron, jeudi soir, pourrait être l’occasion de former un nouveau proverbe populaire : à grand minuscule débat, petites réponses dérisoires.
    Comment Macron qui connaissait pourtant les enjeux après cinq mois de mouvement des Gilets jaunes, a-t-il pu, au cours de cette interminable intervention qui se voulait gaullienne et ne fut que bavarde et bonimenteuse, se contenter de ces demi-annonces hasardeuses et vides de toute portée ? Des mesurettes incertaines payées en monnaie de singe ; des baisses fiscales en trompe-l’œil, non précisées et non financées ; des promesses démagogiques en viager d'une démocratie d'apparence ; un inutile cautère sur la jambe fracturée de la cohésion territoriale ; sans parler du coup de pouce démago pour les familles monoparentales ou la création surréaliste à l’échelon national d'un conseil de défense écologique, sans doute destiné à barrer la route aux supposées menaces climatiques comme le fit en 1986 Alain Carignon, alors ministre de l'environnement, en stoppant à nos frontières le nuage nucléaire venu du Tchernobyl.
    En lieu et place d'une conférence de presse présidentielle, c'est, en effet, à la revue promotionnelle d'un catalogue d'annonces printanières que s'est livré le 25 avril un Emmanuel Macron plus illusionniste et mystificateur que jamais.
    • Réindexation sur l'inflation des retraites inférieures à 2000 euros mensuels ? Tant mieux pour ceux qui en bénéficieront (en janvier prochain seulement), mais nous sommes en présence d'une simple mesure rectificative d'une décision inepte, au demeurant retoquée par le Conseil constitutionnel, et surtout d'une mesure d'artifice qui laissera les autres retraités moins défavorisés mais nullement riches pour autant en situation de spoliation puisque leurs pensions se verront toujours érodées par la hausse mécanique des prix au moins jusqu'en 2021.
    • Baisse de l'impôt sur le revenu à hauteur de cinq milliards ? Qui en bénéficiera ? Quelles tranches ? Quelle progressivité ? Quand ? Et la TVA qui touche tous les Français de la même façon y compris pour les produits de première nécessité, contrairement à l'ISR auquel plus de 50 % des foyers ne sont pas assujettis ? Et les taxes, en particulier la taxe carbone qui n'a été supprimée que « pour l’année » ? Le tout compensé par quelles économies dans le fonctionnement de l'État alors que la prévision de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires est abandonnée (on sait que les dépenses de personnels représentent un quart des dépenses de l'État) ? Par quelles réductions des dépenses publiques alors que les pistes sérieuses qui devraient être empruntées mais nécessiteraient courage et détermination (sur le coût de l'immigration, sur les transferts à l'Union européenne, sur la suppression d'un échelon local, sur la disparition de conseils ou de comités inutiles) ne sauraient être envisagées par un pouvoir faible, lâche et clientéliste ? Le gouvernement table donc sur un financement par la suppression de certaines niches fiscales dont bénéficient les entreprises. Lesquelles ? Elles ne sont plus si nombreuses et si les petites et moyennes entreprises devaient être impactées cela entraînerait fatalement une réaction en chaîne à effet rétractif sur l'emploi. Reste le financement par le déficit, éternelle tentation des régimes impuissants en période de faible inflation et de taux d’intérêt bas, mais pari risqué qui se paiera le jour où la situation changera.
    • Faire travailler davantage les Français ? Peut-être, mais comment, dès lors que l'on s'interdit de toucher au temps hebdomadaire, aux jours fériés ou à l'âge de départ à la retraite ? Et quelle étrange réponse au désarroi d'un peuple qui n'en peut mais.
    • Relancer une politique familiale ambitieuse ? Cela est passé inaperçu, mais Emmanuel Macron à bien évoqué la question démographique et parlé de la famille comme d'une « permanence » de la société. Prenons-le au mot. Nous attendons donc logiquement de lui qu'il s'engage sur un plan volontariste. En commençant par abroger la loi sur le mariage homosexuel, en mettant en œuvre les moyens d'une natalité française dynamique, en interrompant la préparation du projet de loi sur la procréation médicalement assistée sans père, en interdisant définitivement toute possibilité de recours à la GPA, en condamnant les dérives de la loi Veil sur l'IVG, en favorisant l'accès au logement pour les familles françaises et en leur réservant les droits aux allocations, en muselant les lobbies LGBT et les viragos féministes, et en virant immédiatement de son gouvernement Madame Schiappa…
    • Supprimer l'ENA pour la remplacer par une école « qui fonctionne mieux » ? Traduire « sur le modèle de la refondation de Sciences Po il y a quelques années afin d'en permettre l'entrée à la diversité ». Ce sera l'ENA… En pire.
    • Tenue d'une conférence sociale et environnementale ? Autrement dit, quand un débat se termine (qui aura tout de même coûté douze millions d’euros pour apprendre que les Français voulaient moins d'impôts, plus de pouvoir d'achat, moins de mépris de caste…), on remet une pièce dans la machine à logorrhée.
    • Maintien des services publics ? Promesses de ne fermer ni écoles ni hôpitaux sans l'avis du maire sur les épaules duquel l'État se propose de se dégager de ses propres responsabilités. Mais quid des fermetures de classes et de services, en premier lieu les maternités ? Le diable est toujours dans le détail. Il est aussi dans le non-dit. Tartufferie macronnienne.
    • Réduction de la fracture territoriale ? Un nouvel acte de la décentralisation serait certes nécessaire mais, dès lors que le pouvoir s'interdit de toucher à la superposition aberrante des différentes strates administratives et politiques (régions, départements, métropoles, communes et communautés de communes), aucune nouvelle étape d'une vraie respiration nationale par les territoires ne peut être atteinte.
    • Réforme constitutionnelle ? La réduction du nombre de parlementaires, l’introduction d'une dose non précisée de proportionnelle aux élections législatives, le recours de circonstance à la démocratie directe par injonction homéopathique de référendum local ou d'initiative partagée, et le tirage au sort de citoyens pour leur permettre de participer aux travaux oiseux du très inutile Conseil économique social et environnemental ne sont à l’évidence de nature ni à déverrouiller le Système ni à rendre au peuple une parole depuis longtemps confisquée.
    • Contrôle de l'immigration ? Le seul mot de contrôle en dit long sur le sérieux et la dimension de l'intention tout comme les énièmes velléités de réforme de Schengen, l'instauration d'un débat (un de plus) au Parlement chaque année, ou les promesses sempiternelles de reconquête « républicaine » des cités et celles d’être « intraitable avec l'islam politique ». Macron a compris qu'il lui fallait parler d'immigration et d'Islam. Mais sa « détermination » s’arrêtera aux mots et à l’habituelle pratique incantatoire.
    Rien sur le pouvoir d'achat ni sur le chômage, préoccupations majeures des Français, si ce n’est la reconduction pour une année de la prime exceptionnelle défiscalisée versée par les entreprises qui le peuvent au prix souvent d'efforts considérables, et la confirmation d'une nouvelle réforme de Pôle emploi que personne ne réclame.
    Au vrai, un Chef d'État digne de ce nom ne traite pas des applications techniques de mesures catégorielles. Il ne s'en remet pas aux résultats supposés de tel ou tel débat ou aux travaux de telle ou telle conférence sociale. Il montre la voie et engage la Nation sur la voie nécessaire à l'accomplissement de son destin, dans la préservation des intérêts de chacun de ses enfants.
    On le voit : le « Je vous ai compris » de 2019 relève du même cynisme et de la même imposture que celui de 1958.
    « Trop d’impôts, trop d’immigrés, trop d’insécurité, trop d'iniquité sociale, trop de repentance, trop de faiblesse d'État, trop d'oubli de soi-même et de recul civilisationnel, voilà le cri de la France profonde ». Voilà ce à quoi les Français auraient aimé entendre des réponses.
    Mais il n'y a pas pire sourd qu'un Président qui ne veut pas entendre. Il n'y a pas pire muet que celui qui croit devoir parler des heures pour dissimuler le fait qu'il ne pense rien, ne voit rien et n'a donc, au final, rien à dire.
    Il n'y a pas pire impuissant que celui qui prétend agir le matin, en parle le midi et en rêve la nuit avant de recommencer le lendemain dans une procrastination sans fin.

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  • Les Français peu convaincus par le discours de Macron

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par Haris, selon lequel 63% des Français ne croient pas aux mesures annoncées par l’Élysée jeudi dernier, et 80% ne les croient pas capables de calmer les Gilets jaunes.

    L’annonce de la baisse des impôts, pour 5 milliards d’euros, avait pourtant de quoi réjouir ainsi que l’annonce de la ré-indexation des retraites modestes. Mais où trouver le financement sinon par une augmentation de la dette publique sans dépasser le seuil des 3%, chers à Bruxelles ?

    Quant à la réduction des dépenses publiques, il en a été très peu question avec, au contraire, l’annonce du maintien de 120.000 postes de fonctionnaires et la réduction à 24 élèves des classes du primaire et de maternelle.

    Et sur le plan des institutions ?

    La diminution annoncée du nombre de députés fait débat et l’introduction de 20% de proportionnelle a plutôt les faveurs des partis d’opposition. Quant à la participation citoyenne, Macron préfère assouplir le RIP, référendum d’initiative partagée, en abaissant le seuil des signatures de 4 millions à un million.

    Quant au CESE, le Conseil Économique, Social et Environnemental, dont l’existence même est remise en cause, il s’ouvrira à des Français « tirés au sort », ce qui est loin de satisfaire les partisans du RIC, le référendum d’initiative citoyenne, cher aux Gilets jaunes.

    Enfin, le locataire de l’Élysée semble reconnaître les dangers de ce qu’il a nommé « l’Islam politique ». Sans doute, les récents attentats du Sri Lanka y sont pour quelque chose. Macron va même jusqu’à reconnaître qu’il faut des frontières sûres pour l’Union européenne et qu’il faut songer à réformer Schengen.

    Pour Mélenchon, Macron « aggrave la crise par ses déclarations » et pour Marine le Pen, « le président ne changera rien », a-t-elle déclaré sur les ondes.

    https://fr.novopress.info/214390/les-francais-peu-convaincus-par-le-discours-de-macron/

  • Espagne : Vox trouble la fête socialiste – Journal du lundi 29 avril 2019

    Espagne : Vox trouble la fête socialiste

    Alors que le parti socialiste de Pedro Sanchez a remporté les élections législatives espagnoles sans obtenir de majorité absolue, le mouvement populiste Vox fait une entrée remarquée au parlement en obtenant 24 sièges. Un résultat encourageant à un mois des élections européennes et régionales en Espagne.

    Gilets Jaunes : Le gouvernement toujours sous pression

    Quelques jours après la conférence de presse d’Emmanuel Macron, les Gilets Jaunes étaient toujours dans la rue et le 1er mai s’annonce mouvementé. Face à cela, le gouvernement doit plancher pour mettre en place la feuille de route du président de la République.

    Forces de l’ordre : en plus des suicides, la menace terroriste

    Alors que Christophe Castaner inaugurait ce lundi une cellule pour lutter contre les suicides dans la Police, on apprend qu’un attentat contre les forces de l’ordre a été déjoué.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/vox-trouble-la-fete-socialiste-journal-du-lundi-29-avril-2019

  • Pour Marine Le Pen, les annonces d'Emmanuel Macron sont "une succession de malhonnêtetés"

    unnamed.jpgLa présidente du Rassemblement national a sévèrement jugé les annonces d'Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse de jeudi. 
    Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a considéré dimanche que l'intervention d'Emmanuel Macron, jeudi, avait été "en réalité une succession de malhonnêtetés", lors d'un entretien au 20 heures de TF1.
    "Quant à l'annonce scandaleuse, ce que je considère vraiment la plus malhonnête peut-être, c'est celle sur les retraites, sur la durée de cotisation", a poursuivi Marine Le Pen. "On dit : on ne touche pas à l'âge de départ, en revanche, vous ne toucherez pas votre retraite pleine", a-t-elle développé. 

    "Et donc, si c'est 62 ans, vous aurez peut-être moins 15%, et puis 63 ans, peut-être moins 10%: ce qui veut dire que la durée de cotisation va augmenter et que, compte tenu de la faiblesse des retraites qui sont livrées aujourd'hui, les gens ne pourront pas partir à la retraite parce qu'ils n'auront pas de retraite pleine", a-t-elle déploré.

    [...]
    En savoir plus sur europe1.fr
  • Une mesure sociale mais incomplète : le repas à un euro à la cantine

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    Réfléchir sur une stratégie plus audacieuse contre la pauvreté contrainte

    La pauvreté contrainte est, en France et aujourd’hui, un véritable scandale social, ne serait-ce que parce que notre société contemporaine a désormais les moyens de l’éradiquer, ce qui n’était pas forcément le cas en des temps plus lointains.

    Or, que constate-t-on ? Non seulement la pauvreté ne recule plus, alors que ce mouvement était, depuis des décennies, inscrit dans la suite des événements et de l’histoire, mais elle grignote des pans entiers de la société française, allant jusqu’à lécher de plus en plus les abords des classes moyennes fragilisées par la mondialisation, cette « guerre de tous contre tous » à l’échelle mondiale. Bien sûr, les raisons de cette persistance de la misère sociale sont multiples et cette dernière n’a pas les formes terribles qu’elle pouvait avoir jadis, jusqu’au terme fatal, mais cela n’enlève rien à son incongruité dans une société de consommation où près d’un tiers de la production alimentaire est détruit avant même d’avoir été consommé et dans laquelle l’écart entre les revenus les plus élevés et les plus faibles ne cessent de s’accroître, contre toute logique ou justice sociale.

    Et pourtant, la République a inscrit dans le marbre de ses frontons le mot fraternité, qui pourrait être, si l’on considérait la nation comme une grande famille, une solidarité véritable entre tous les Français et non un simple copinage entre puissants de quelques réseaux devenus de solides (et parfois sordides) « états dans l’Etat ». Aussi, lorsqu’il est annoncé que le coût d’un repas à la cantine serait ramené à un euro pour les familles les plus nécessiteuses, il faut s’en réjouir sans s’en satisfaire : s’en réjouir parce que cela va assurer un bon repas du midi à nombre d’enfants aujourd’hui réduits à une portion alimentaire plutôt congrue ; ne pas s’en satisfaire parce que cela ne va pas régler le problème de la précarité et qu’il y a un risque, si l’on n’y prête attention, d’assistanat (et non de louable assistance). D'autre part se pose la question du financement de cette mesure : les communes doivent-elles encore être mises à contribution alors même que les petites et moyennes villes connaissent de plus en plus de difficultés à boucler leur budget ? Sans doute faudra-t-il penser à une réponse multiple et adaptée aux conditions locales, sans suivre un seul modèle centraliste mais plutôt une ligne générale éminemment sociale sans oublier d’être politique.

    Néanmoins cette mesure est aussi l’occasion de réfléchir sur une stratégie plus audacieuse contre la pauvreté contrainte : elle ne peut être séparée d’une véritable stratégie d’aménagement du Territoire qui doit redonner place et avenir aux zones rurales et aux petites et moyennes villes, et qui doit se dégager de la seule logique de la métropolisation, celle-ci trop liée à la mondialisation pour pouvoir (ou vouloir) redonner vigueur à une décentralisation enracinée pourtant bien nécessaire pour revivifier notre pays en tous ses recoins habités. La mesure des repas à un euro peut d’autant mieux réussir et se crédibiliser que seront partout organisés des réseaux de circuits courts entre productions agricoles et alimentaires, appuyés sur une maîtrise raisonnée et raisonnable des territoires et de leurs potentialités : c’est un enjeu important, et une nécessité absolue, et il faudrait bien que la République, si peu « sociale » malgré les milliards qu’elle distribue en se croyant « Providence », réfléchisse au-delà de son propre calendrier perpétuellement quinquennal… Le peut-elle, le veut-elle ? Il est possible d’en douter…

    Jean-Philippe Chauvin

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Le mensonge de Macron sur la réindexation des retraites!

    par  | 29 Avr 2019 |
    Voilà les explications du Figaro sur cette histoire de mensonge présidentiel autour de l’indexation des retraites: « comment Macron travestit la réalité à son avantage »
    « En promettant que les petites pensions seront réindexées sur l’inflation au 1er janvier et que toutes le seront à partir de 2021, le chef de l’Etat ne dit pas toute la vérité aux Français et fait surtout preuve de communication.
    Mais attention au retour de boomerang qui pourrait être violent.
    Qu’a dit précisément le président de la République lors de sa conférence de presse?
     «Au 1er janvier prochain, je souhaite que nous réindexions les retraites de moins de 2000 euros et qu’il n’y ait plus de sous indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l’année 2021», a ainsi garanti Emmanuel Macron, dans son propos liminaire qui aura duré à peu près une heure.
    «Je pense qu’il faut rebâtir cette clarté, cette lisibilité pour nos retraités», a-t-il immédiatement précisé.
    Dont acte, soyons-le et c’est là que le bat blesse.
    Pour deux raisons.
    Primo, il n’y aura aucune réindexation des petites retraites l’année prochaine, contrairement à ce qu’a dit le président de la République.
    La raison? Simple.
    Pour réindexer les pensions, encore eut-il fallu qu’elles aient été au préalable sous-indexées. 
    Or il n’en est rien.
    Si le gouvernement Philippe avait en effet prévu dans son projet de loi de financement de la Sécu pour 2019 de sous-indexer l’ensemble des pensions de retraite (c’est-à-dire en réalité de ne les revaloriser que de 0,3% par rapport à l’inflation) pour les années 2019 et 2020, le conseil constitutionnel l’en a empêché en décembre dernier, après la saisine des parlementaires socialistes, en censurant la mesure pour l’année prochaine ».
    « Secundo, Emmanuel Macron joue encore les grands seigneurs en jurant qu’aucune retraite ne sera plus sous-indexée «à partir de 2021».
    La belle affaire!
    Il se trouve que la mesure initiale incriminée (la sous-indexation de toutes les pensions de retraite dans le PLFSS2019) avait été prise pour… deux années seulement, 2019 et 2020, et n’avait donc pas vocation -c’est en tout cas ce qui avait été dit par le gouvernement Philippe à l’époque- à porter au-delà ».
    En gros Macron, fait juste de la communication sur ce sujet et promet quelque chose qui était prévu.
    Evidemment les annonces présidentielles n’ont eu aucun effet sur la grogne sociale, économique et démocratique qui secoue le pays depuis plusieurs mois.
    En route vers… la grande peur!
    Source Le Figaro.fr ici
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/le-mensonge-de-macron-sur-la.html#more

  • Les chroniques de Philippe Randa

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    Rémi Tremblay Présent cliquez ici

    Le cerveau est bombardé par l’information. Tous les jours, avec les réseaux sociaux, les journaux, l’information en continu et les radios, l’homme occidental est submergé d’informations qu’il n’a pas toujours le temps de tempérer, relativiser et analyser. Il s’emporte pour certains faits divers, certaines nouvelles, mais cette passion est souvent momentanée et, quelques jours plus tard, la montée de lait ou de joie qui avait accueilli une annonce ou un événement est oubliée, remplacée par une nouvelle vague émotive effaçant de sa mémoire le scandale précédent.

    Il faut être doué d’une mémoire considérable pour se souvenir de ce qui nous faisait lever de notre chaise l’an dernier ou même la semaine dernière. La mémoire, saturée par les nouvelles informations, ne parvient pas à garder le rythme de l’actualité. Question de prendre une pause et de justement revenir en arrière, revoir la dernière année, Philippe Randa nous propose Quand la peine le dispute à la colère, collection des chroniques qu’il publia en 2018 dans Présent, mais aussi des entrevues qu’il accorda à d’autres médias comme Synthèse nationale.

    Dans ce 16e tome des « Chroniques barbares », tout y passe, des faits divers à la politique en passant par la culture, la littérature et les tendances sociales de fond.

    Au-delà de l’exercice que constitue de se replonger dans cette année marquée par le départ de Johnny Hallyday, les dénonciations de #balancetonporc, l’affaire Benalla, l’inique procès d’Esteban et Samuel, mais aussi de quelque chose que personne n’avait pu voir venir, soit l’émergence des Gilets jaunes, on se fait plaisir à apprécier la plume de cet auteur prolifique, père de 119 livres à ce jour.

    Contrairement aux éditorialistes de la grande presse qui tentent d’imposer leurs vues à leurs lecteurs, de moins en moins nombreux d’ailleurs, Randa suggère des réflexions, il les oriente, mais les laisse à la discrétion du lecteur considéré comme assez intelligent pour se faire lui-même une idée. Il questionne, soulève les pans d’ombre, mais se refuse à nous dicter quoi penser.

    D’où l’intérêt de se replonger dans ces chroniques qui exigent de nous une certaine réflexion personnelle à laquelle le prêt-à-penser de la « grande presse » ne nous a pas habitués.

    Randa n’écrit pas pour plaire à son public en le flattant dans le sens du poil et en le confortant dans ses idées, mais pour favoriser la réflexion, le débat. Ce n’est point l’oeuvre d’un doctrinaire ou un propagandiste, mais des propos libres d’un homme affranchi, attaché à la liberté d’expression menacée par les censeurs mais aussi par les monopoles médiatiques faisant main basse sur les moyens d’expression. Philippe Randa, un franc-tireur, dans le bon sens du terme, et non pas dans le sens partisan, qu’on aime lire tant pour le fond que pour la forme.

    Quand la peine le dispute à la colère, Philippe Randa, préface de Richard Dessens, Éditions Dualpha, collection « Patrimoine des héritages », 212 pages, 25 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Acte 24 des Gilets jaunes : estimation de la participation

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    D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, à 15h30, nous avions contrôlé 8920 personnes pour seulement 5500 manifestants dans toute la France à 14h.. Etonnant..A 17h30, notre syndicat France Police – Policiers en colère estime la participation à l’acte 24 des Gilets jaunes à environ 60.000 manifestants dans tout l’hexagone.
    Malgré le fiasco du grand blabla et l’absence de changement de cap politique d’Emmanuel Macron, le mouvement des Gilets jaunes marque nettement le pas.
    S’il y a moins de monde dans les rues, les manifestations sont toujours compliquées à gérer pour nos collègues à cause de la présence de nombreux éléments perturbateurs d’ultra gauche infiltrés dans les cortèges.
    S’il est besoin de le rappeler, les éléments violents infiltrés portent une lourde part de responsabilité dans l’affaiblissement des Gilets jaunes. 
    Ces casseurs ont clairement fait le jeu des politiciens qu’ils prétendent combattre.
    Après 24 semaines, le bilan est sans appel. 
    Les Français n’ont rien gagné dans le bras de fer engagé avec l’oligarchie politique en place. 
    Des milliers de policiers et de gendarmes ont été blessés, tout comme de très nombreux manifestants, parfois gravement.
    Macron n’a pas bougé d’un iota sa ligne politique et les bons vieux partis politiques délabrés de la cinquième République sont en embuscade pour récupérer les actions des Gilets jaunes. 
    Ils attendent un déluge de bulletins de vote pour aller s’engraisser un peu plus au très chic Parlement européen.
    Les cocus dans l’histoire ? 
    Le peuple et sa police.. 
    Pauvre France..

  • Un président autiste

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    Le billet de Patrick Parment

    La conférence de presse d’Emmanuel. Macron est très loin d’avoir répondu à l’attente des Français et des Gilets jaunes. A défaut d’annoncer des mesures concrètes, il a commencé par dire que le train des réformes déjà engagées était le bon et qu’il allait poursuivre son œuvre sur l’air de « demain ça ira mieux ». En attendant, Français, mettez-vous au boulot !

    A la litanie des mesures sur des points de détail a succédé d’inquiétantes généralités en matière de fiscalité, dépenses publiques ou retraités. Enfin, s’il est  heureux de prendre la défense de la veuve et de l’orphelin de préférence handicapé, pas un mot sur nos agriculteurs qui sont pour beaucoup d’entre eux en situation de détresse. Or, notre agriculture demeure l’un des poumons essentiels de notre économie et pas uniquement domestique. Pas un mot sur les équilibres à renouer entre la grande distribution et eux, voire la décélération d’une course à la production intempestive. Et donc à l’emploi de pesticides qui nous empoisonnent et qui conséquemment viennent enrichir les actionnaires. Ce n’est donc pas pour demain que l'on enrayera la mécanique libérale du produire plus. Produire plus pour quoi faire ?

    Mais revenons à Emmanuel Macron et aux propos qu’il a tenus lors de cette conférence. En premier lieu, on notera qu’il a consacré plus de temps à la situation de politique générale, à l’ENA ou à la conception de son propre rôle qu’aux mesures économiques attendues. La plupart des questions fiscales ont été éludées : pas un mot  sur la TVA ou le fardeau fiscal sur les commerçants et entrepreneurs, la promesse d’une baisse de l’impôt – non détaillée – ubuesque car payée par peu de Français. L’unique réforme économique précise étant la ré-indexation des petites retraites en 2020 puis de toutes. Au final, c’est peu dire que l’on reste sur notre faim par son absente de vision. Vision aussi étriquée qu’un costard d’énarque.

    Pourtant les pistes ne manquaient pas, même en régime libéral : réserver le statut de la fonction publique aux seuls emplois régaliens, de laisser la liberté d’affiliation à tout régime de protection sociale, santé et retraites aux entrepreneurs, commerçants et artisans ; de réduire les divers impôts sur la production qui détruisent nos emplois et la TVA sur de nombreux produits cruciaux pour les plus faibles des Français ; de redonner du pouvoir d’achat aux Français en leur permettant de recevoir leur salaire complet et de décider eux-mêmes au moins d’une partie du financement de leurs retraites, comme de l’éducation de leurs enfants via le chèque éducation.

    Ce manque d’audace marque bien les limites du personnage, ce qui nous promet des lendemains qui ne risquent pas de chanter. Car Macron s’est non seulement aliéné les classes populaires mais s’est mis à dos aussi les milieux économiques qui n’y comprennent plus rien. Le combat continue comme dirait l’autre !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/04/28/un-president-autiste-6146923.html

  • Reconstruction de Notre-Dame, vitesse ou précipitation ? – Têtes à Clash n°48

    Franck Tanguy reçoit Christine Tasin, Tarik Dali, Philippe Karsenty et Roland Hureaux. Ils débattent de la reconstruction de Notre-Dame, des déclarations de Bernard-Henri Lévy sur les Gilets Jaunes et des propositions d’Emmanuel Macron pour sortir de la crise.

    https://www.tvlibertes.com/tetes-a-clash-n48-reconstruction-de-notre-dame-vitesse-et-precipitation

  • Gilets jaunes: 23.600 manifestants en France, selon l'Intérieur

    Gilets jaunes.pngCe samedi 27 avril, les “gilets jaunes” se sont à nouveau mobilisés dans toute la France pour l'acte 24 du mouvement, deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron censées mettre un terme à la crise sociale.
    D’après le ministère de l’Intérieur, 23 600 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 2 600 à Paris. 
    Pour rappel, 27 900 « gilets jaunes » s’étaient mobilisés dans toute la France, samedi 20 avril, selon les chiffres de la place Beauvau.
    À Paris, une « marche sur les médias » est passée par la Maison de la Radio pour rejoindre le siège du CSA. Elle est également passée devant LCI et BFM TV. Par ailleurs, à Montparnasse, la CGT organisait un rassemblement auquel 2 000 gilets jaunes 3 500 participants ont pris part, selon le ministère de l’Intérieur.
    BFMTV
    @BFMTV

    Après la Maison de la Radio, Canal +, TF1 et France Télévisions, des gilets jaunes sont rassemblés devant le siège de BFMTV https://www.bfmtv.com/societe/en-direct-apres-les-annonces-de-macron-les-gilets-jaunes-se-preparent-a-un-24e-samedi-de-mobilisation/ 

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    [...]
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  • Emmanuel Macron : Grand débat et gros bla-bla avec Jean Messiha (RN) – Le Samedi Politique

    Invité : Jean Messiha est haut-fonctionnaire et délégué national au Rassemblement National. Avec nous, il revient sur les annonces d’Emmanuel Macron et sur les élections européennes qui auront lieu dans un mois.

    Plus de 5 mois après la première manifestation des Gilets Jaunes, le président de la République cherche toujours une sortie de crise. Après une fuite en avant avec le Grand Débat National, l’heure du bilan a sonné. Jeudi soir, Emmanuel Macron a fait sa première conférence de presse à l’Elysée.

    Résultat : pas de retour de l’ISF mais une réforme de l’impôt sur le revenu pour les travailleurs aux revenus modestes. Les retraites de moins de 2 000 euros seront également réindexées sur l’inflation et le seuil minimal devra être fixé à 1 000 euros.

    Malgré des vœux pieux, Emmanuel Macron n’a pas fait pas de réelles propositions sur l’immigration.

    Après plus de deux heures de conférence de presse, le président de la République aura du mal à faire taire la grogne des Gilets Jaunes qui n’ont pas tardé à dire leur déception.

    Une déception qui pourrait peser dans la balance lors du scrutin des élections européennes du 26 mai prochain.

    https://www.tvlibertes.com/emmanuel-macron-grand-debat-et-gros-bla-bla-avec-jean-messiha-rn

  • Le temps des demi-mesures

    6a00d8341c715453ef0240a4a56926200b-320wi.jpgLa très décevante conférence de presse donnée par le chef de l'État ce 25 avril a coupé beaucoup de poires en deux. Pour raisonnable que puisse paraître un tel mode de partage entre le trop et le trop peu, on doit d'abord s'interroger : le flou et le mou, caractérisent toujours l'exécution des décisions et l'application des lois ; quelle pertinence, par conséquent, de ces motions de synthèse d'esprit radical-socialiste où semble vouloir s'abîmer désormais la Macronie ?

    Le propos initial prétendait présenter une conclusion de cette consultation, nommée pompeusement grand débat. Celui-ci s’était fixé pour objectif officiel de répondre à la crise des Gilets jaunes. Or, le président de la république, ayant lui-même tant contribué à dialoguer avec sa propre personne, promettait donc d'agir en fonction des conclusions de ces étranges échanges d'idées.

    Dans ce jeu de bonneteau, la mise de départ avait été dévoilée depuis plusieurs jours. Les pages saumon du Figaro, dès le 17 avril[1] avaient ainsi révélé la teneur des intentions gouvernementales. Cet ennuyeux catalogue ne pouvait même pas se prévaloir, une semaine plus tard, d'une quelconque nouveauté.

    La baisse d'audience ne doit pas être sous-estimée. Selon Mediametrie l'intervention d'avril n'aura retenu l'attention que de 8,5 millions de téléspectateurs, contre 23 millions en décembre.

    On savait déjà, par exemple, que le chef de l'État,
    ... outrepasserait ses compétences [même la suppression en 1996 de l'autonomie originelle de la sécurité sociale fait dépendre celle-ci d'une procédure parlementaire et non d'une décision présidentielle]
    ... et violerait le principe d'égalité [en opposition avec la doctrine du conseil constitutionnel]
    ... en promettant d'indexer [sans se prononcer sur les contreparties dans les comptes publics, c'est-à-dire en fait en s'exposant à un surcroît de déficit et d'endettement]
    ... vers la fin de son mandat [passant donc le mistigri à ses successeurs]
    ... certaines pensions de retraite [une fois les 138 milliards d'euros de réserves des caisses du secteur privé absorbées par l'étatisme]
    ... les petites bien sûr et pas les grandes [définies à partir d'un seuil arbitrairement fixé à 2000 euros à compter du 1er janvier 2020]
    ... sur l'évolution du coût de la vie [telle que calculée par l'Insee[2]].

    Presque tout le propos mérite d'être analysé de la même manière.

    On saluera toutefois une ou deux cerises imprévues sur ce gâteau servi avec retard, quelque peu ranci : ainsi, très bien, de prévoir l'intervention des caisses d'allocations familiales pour les cas, hélas innombrables, de non-paiement des pensions alimentaires. La famille monoparentale étant devenue cellule de base de la décomposition sociale et de la paupérisation, on admettra que cette disposition nouvelle pourrait se révéler bénéfique… si elle est effectivement mise en œuvre.

    Ce programme étant supposé répondre à la crise des gilets jaunes, on ne s'étonnera pas de le voir se cantonner, à un mois du scrutin européen, à une tambouille hexagonale. Préoccupons-nous quand même de la situation de la France en Europe, sujet sur lequel Macron manie le contresens avec de plus en plus d'aisance.

    Attendons, avant d'applaudir, de voir quelle forme prendra la suppression annoncée de l'Ena. S'il s'agit d'aboutir à la mise en place une formation encore plus monopoliste englobant la magistrature, l'administration de la sécurité sociale, etc. gavée de pensée unique et d'inflexion diversitaire, le sens du mot liberté de la trilogie républicaine n'y gagnera sans doute pas grand-chose.

    Des annonces relatives à la démocratie directe ont été prononcées. Elles méritent hélas d'être plus encore passées au crible. Nous y consacrerons nos prochaines chroniques.

    Nous nous trouvons, en effet, en présence de réponses insuffisantes, à la fois donc encourageantes et exaspérantes, à la mobilisation de ces gilets jaunes vêtus de plus en plus en noir, qui préparent, en grognant, leur 24e samedi...

    [à suivre par conséquent]

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] cf. article et dossier "Impôts, école, démocratie: les projets de Macron" publié dans l'édition papier du 17, en ligne dès le 16 avril à 20 h 41.

    [2] cf. L'Insolent du 24 janvier : "A-t-on le droit de critiquer l'Insee ?"

    https://www.insolent.fr/

  • Les très hauts salaires de la fonction publique

    L’Obs et France 2 se lancent dans le poujadisme… Au ministère des finances, 600 personnes touchent plus que le Président de la République (15 140 euros brut par mois). Parmi lesquels 150 hauts fonctionnaires du ministère de l’Économie touchent 21 000 euros net mensuels. Le directeur des finances publiques d’Ile-de-France gagne 255.579 euros net par an et l’ancien secrétaire général du ministre des Finances 188.479 euros. Pourtant aucune grille de la fonction publique ne permet d’atteindre ces niveaux de salaire. Bercy joue sur un système de primes. Même la Cour des comptes ne s’y retrouve pas. Elle estime dans une note envoyée en 2017 au ministère des Finances, que « le niveau élevé de la rémunération des administrateurs généraux des finances publiques est difficile à justifier ». 

  • Discours de Macron : pour les Gilets jaunes, «il n'y a rien de concret»

    Gilet jaune.pngRassemblés sur la place de la République, à Paris, après le discours d'Emmanuel Macron ce 25 avril, une cinquantaine de Gilets jaunes, dont Faouzi Lellouche, ont fait part, une nouvelle fois, de leur mécontentement envers le président de la République.
    "On s'aperçoit qu'il n'y a rien du tout de présenter" explique un gilet jaune.

  • Conférence de presse : Macron parle pour ne rien dire et joue les prolongations

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    À 18 h 04, Emmanuel Macron, devant trois cents journalistes, s’assied à son bureau, placé sur une estrade. Pour une fois, il arrive presque à l’heure. Son discours préliminaire doit durer, selon son entourage, une vingtaine de minutes. Ensuite, place aux questions. Mais le temps passe. Et quand, au bout de 56 minutes, il achève son exposé, on s’aperçoit qu’il n’a pratiquement rien dit qu’on ne savait déjà et qu’après de longues semaines de « grand débat », il joue les prolongations.

    Notre Président commence par expliquer ce qu’il a appris de ce « grand débat » : sur l’injustice fiscale, territoriale, sociale, sur l’absence de confiance envers les élites, le sentiment d’abandon et le manque de considération qu’éprouvent beaucoup de Français. Il a beaucoup réfléchi. A-t-il fait fausse route ? Non, répond-il, catégoriquement. À bien des égards, les « fondamentaux » de son action étaient justes : ils doivent être poursuivis, fortifiés, accélérés. Regardez, les résultats commencent à venir ! Il faut juste placer « l’homme » un peu plus « au cœur de notre projet », retrouver davantage « la maîtrise de notre destin » par le projet national et européen. Il faut aussi demander à chacun « le meilleur de lui-même » et cultiver « l’art d’être Français ». Que c’est beau ! Mais encore ?

    Il passe en revue, avec un débit toujours aussi rapide, comme s’il avait peur de ne pas pouvoir tout dire, ce que l’on sait déjà. Il veut réhabiliter les « élus » de la République, notamment les maires, il veut défendre « la démocratie représentative », qui est essentielle, instaurer une « part significative » de proportionnelle, limiter le nombre de mandats dans le temps. Bref, tout ce qu’il y avait dans la réforme constitutionnelle, qu’il n’a pu faire adopter. Le vote obligatoire ou le vote blanc, ce n’est pas la bonne solution. Il faut savoir choisir, même si c’est « le moindre mal ». Il pense à lui, sans doute, dont le score à la présidentielle aurait été encore plus réduit si l’on avait compté le vote blanc. Il rejette aussi le référendum d’initiative citoyenne, mais on pourrait faciliter le référendum d’initiative partagée.

    On a le droit, ensuite, à une série de propos, toujours vagues, sur la nécessité de changer le mode d’organisation de la République, sur la proximité des services publics, sur la réforme de la haute fonction publique, sur la gestion des carrières… Au passage, il justifie la suppression de l’ISF, annonce une baisse (imprécise) des impôts « pour ceux qui travaillent ». Mais les vraies inégalités ne sont pas fiscales, elles sont de naissance, d’origine : il faut corriger tout cela. Le gouvernement ne va pas manquer de boulot. Il va quand même rétablir, tout de suite, la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros et les autres à partir de 2021. La dépendance ? Il faut définir une stratégie pour « le grand âge ». D’ailleurs, la réforme des retraites par points permettra plus de justice.

    Il revient, à la fin, qu’on attend avec impatience, sur « l’art d’être Français », sur la laïcité, sur la politique migratoire, demande d’être « intraitable » avec l’« islamisme politique » et le « communautarisme » : il veut rebâtir « un patriotisme inclusif » ! Ah, qu’en termes galants ces choses-là sont mises ! Si vous n’êtes pas convaincu de son amour de la France, après ces déclarations ! Il affirme même qu’il « se fiche de la prochaine élection [présidentielle] ». Il ne pense qu’à la réussite de son pays ! Ses partisans ont la larme à l’œil ou sont béats d’admiration. Les autres, plus nombreux, se disent qu’une fois de plus, il s’est moqué des Français.

    Philippe Kerlouan

    https://www.bvoltaire.fr/conference-de-presse-macron-parle-pour-ne-rien-dire-et-joue-les-prolongations/

  • CASTANER ; LE SYNDROME DU « RIEN »

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    A-t-on remarqué comment les journalistes des plateaux de radio-télévision sont en permanence intéressés, curieux, soucieux, emplis d'empathie et même de sollicitude, pour Christophe Castaner ? Sa carrière, son avenir ? Sa « fragilisation » ? Son destin politique si cruellement remis en jeu d'un samedi sur l'autre ?

    Pauvre Castaner ! Victime malmenée ! Fusible éjectable à tout instant de la place Beauvau en fonction des prestations urbaines des derniers Gilets jaunes - Gilets jaunes résiduels  d'ultragauche, ceux-là - et des Black Blocs réunis. La famille !  

    Quelle est, du point de vue de l'intérêt national, l'importance réelle des fluctuations aléatoires du destin politique personnel de Christophe Castaner ? Que vaut le dit destin à cette aune, la seule qui tienne ? 

    L'intéressé présente tous les signes d'un narcissisme impénitent. Mais que pèse-il pour la France ? Nous serions tentés de dire : à peu près rien. Hilaire de Crémiers a brossé de Christophe Castaner un portrait réaliste et plutôt terrible dans un numéro récent de Politique magazine. Castaner, l'homme qui se flatte et se congratule tous les samedis que Dieu fait, de mobiliser de 60 à 85 000 policiers, gendarmes et militaires, au bord de l'épuisement physique et moral, sans autre succès que d'avoir plus ou moins contenu les manifestants et les casseurs-terroristes infiltrés parmi eux, dans une capitale en proie à la guérilla urbaine, chaque semaine. De la belle ouvrage !  

    Jusqu'à quand, d'ailleurs, continuera-t-on de la sorte ? Ira-t-on à ce train jusqu'en 2022 ? Jusqu'au terme du quinquennat ? La réflexion et plus encore l’action de Christophe Castaner semblent bien incapables d'aller jusqu'à envisager qu'une telle question puisse seulement être posée. Celle-là même que justement le dernier des Français se pose.

    Mobiliser, mettre en ordre de bataille son dispositif de maintien de l'ordre, l'annoncer sur les antennes, puis en rendre compte, content de soi : les fonctions de ministre de l'Intérieur façon Castaner semblent avoir été ainsi redéfinies. C'est à dire réduites à presque rien. Un Secrétaire d’Etat, par exemple Laurent Nuñez, y suffirait. Il y suffit d'ailleurs. Nuñez travaille. Castaner paraît. Il parle aux écrans. 

    Christophe Castaner à vrai dire pèse pour rien dans le continuum de la vie du pays. Il est le centre de pas grand-chose. Et à terme assez court, il n'est le centre de rien du tout. 

    Il est pourtant au cœur d'une sorte de bienveillance attentive du microcosme médiatique. Caste dont la vue est courte et le sentiment vulgaire. Attirance des semblables ?

    Que faut-il en conclure ? Tout simplement que ces gens-là, perclus jusqu'au bout des ongles d'esprit politicien, ne sont capables d'intérêt et de souci que pour ce qui est de peu d'importance. Ce qui est essentiel les indiffère. 

    Le mépris populaire instinctif qui les atteint n'a rien qui doive étonner.   

    Gérard POL - lafautearousseau

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/04/23/c-6145894.html

  • Jean-Pierre Raffarin favorable au recul de l’âge de (votre) départ en retraite

    Le temps de travail, la durée de la vie active, autant de paramètres qui permettent évidemment de réduire le coût des retraites.
    Quand on allonge le temps de travail avant la retraite, c’est le temps de retraite que l’on réduit.
    En faisant cotiser plus longtemps on paye des retraites moins longtemps.

    La stratégie de l’itération. 

    Et c’est sans doute ce vers quoi on s’oriente, avec toujours cette politique par itération une année sur deux!
    Une année on augmente les impôts, puis l’année suivante on augmente la durée de vie active, puis l’année d’après on trouve une solution pour réduire le montant des pensions soit en augmentant la CSG soit en bloquant les points etc…
    Ce cinéma globalement dure depuis le début des années 90 et chaque année on défait un peu plus de l’état providence tel que nous l’avions connu.
    Le problème c’est que l’on est de moins en moins bien protégé et couvert, mais que le coût pour la collectivité lui, poursuit son augmentation, que les prélèvements sont considérables et enfin… la dette chaque année grossit de plus en plus.
    « Il est clair qu’il faudra travailler un peu plus » pour « maintenir le niveau des retraites », a déclaré l’ancien Premier ministre dans la matinale de RTL.
    En attendant l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin « s’est clairement prononcé en faveur d’un recul de l’âge légal de sortie de la vie active, ce mercredi 24 avril. 
    « Je pense qu’il faut reculer l’âge légal de la retraite ». 
    « Si on veut maintenir le niveau de cotisation et maintenir le niveau de retraite, de pension, il est clair qu’il faudra travailler un peu plus », a-t-il insisté au micro de RTL.
    « Ce que je veux c’est que l’on maintienne les pensions, que l’on indexe les retraites sur le coût de la vie et donc que l’on protège le niveau de vie des retraités », a-t-il poursuivi…

    Marteler l’idée du recul

    Mais il n’y a pas que lui… c’est une longue litanie de soutiens, avec des prises de paroles cadencées et préparées pour marteler encore et encore le même message. 
    Propagande et manipulation pour obtenir l’effet « habituation » des esprits.
    Par exemple Xavier Bertrand ici.
    Ou Buzin et Bergé là...
    Mais tout avait commencé ici pour cette nouvelle séquence!
    Vous voyez la terrible logique et technique à l’oeuvre?

    Reculer l’âge de la retraite… ou baisser les pensions, ou taxer plus… ou… ne pas payer d’autres choses… 

    Sauf que ce ne sera pas le cas de tous les retraités et ensuite, il n’y a pas de raison que la génération actuelle de retraités n’ait pas d’efforts non plus à fournir.
    Mais pour répartir l’effort, il faut poser les constats ouvertement, dire l’état réel des finances du pays, dire le disponible et demander aux gens ce qu’ils veulent financer et ce qu’ils ne veulent pas payer.
    Il se pourrait que les choix soient de partir par exemple à 60 ans avec une retraite à taux plein pour tout le monde, mais qu’il y ait une suppression du RSA par exemple, ou le non-remboursement de la consultation chez le généraliste. 
    Bref, qu’importe ce qui serait choisi, quand la situation économique est dramatique, il ne faut pas décider à la place des gens, mais remettre les citoyens face aux complexités et aux choix, même si cela n’arrange pas les mamamouchis!!
    Pour aller un peu plus loin, dans cette édition, vous avez un article sur le salaire médian qui est de 1700 euros et quelques… 
    On évoque la possibilité de réindexer les retraites jusqu’à 2000 euros, ce qui veut dire, donner plus aux retraités que ce que touche plus de la moitié de la population active du pays.
    Est-ce légitime?
    Est-ce juste?
    Pas si sûr.
    Charles SANNAT
    Source Boursorama.com ici
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/jean-pierre-raffarin-favorable-au-recul.html#more
  • Marion Maréchal : La politique actuelle ne relève plus du gouvernement des hommes, mais de l’administration des choses. Les « gilets jaunes » en sont les premières victimes

    Marion Maréchal : La politique actuelle ne relève plus du gouvernement des hommes, mais de l’administration des choses. Les « gilets jaunes » en sont les premières victimes

    Voici le passionnant entretien donné la semaine dernière par Marion Maréchal dans Valeurs Actuelles :

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