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10/10/2017

Guerre civile ou décomposition nationale et civilisationnelle ?

Cette tribune de Mathieu Bock-Côté [Figarovox 6.10], dit une fois de plus l'essentiel, après l'attentat de la gare Saint-Charles à Marseille. Cette même « peur de la dissolution de la patrie » qui surgit « des profondeurs de la cité » est bien celle qui étreint et mobilise nombre d'entre nous.  LFAR

S'ils sont nombreux à avouer quelques réserves devant la référence à la guerre civile lorsqu'ils évoquent la situation de la France contemporaine, c'est que ce concept est traditionnellement associé à la division intime d'un pays entre deux clans où des familles se déchirent, où des parents voient leurs enfants se déchirer, où des frères se prennent mutuellement pour cibles. Ce n'est pas vraiment la situation présente de la France, pour peu qu'on ne la réduise pas à une entité juridique artificielle et désincarnée. 

Les tensions qui se multiplient mettent moins en scène un peuple divisé dans ses profondeurs historiques qu'un pays bouleversé par une immigration massive et victime de fragmentation identitaire, où se sont multipliés les territoires se dérobant à la communauté nationale, dans lesquels l'islam radical parvient à s'implanter, le terrorisme n'en représentant qu'une facette parmi d'autres. DansRue Jean-Pierre Timbaud, Géraldine Smith a bien illustré de quelle manière la conquête islamiste s'avance en plein Paris. Le même phénomène se reproduit partout dans le pays.

Ce n'est pas sans raison qu'en l'espace de quelques années, ceux qui parlaient des territoires perdus de la république en sont venus à parler des territoires perdus de la France. Des pans du pays se dérobent à la souveraineté française, à la culture française, aux mœurs françaises. Il faut néanmoins nommer cette dynamique de partition territoriale et résister au relativisme ambiant qui invite à la dédramatiser. On se désole avec raison de l'avènement d'une France soumise, pour emprunter la formule d'un récent ouvrage. Mais on peine à trouver le terme adéquat pour décrire une crise qui fait surgir des profondeurs de la cité la peur de la dissolution de la patrie.

Il y a toujours quelque chose d'étonnant à voir les élites d'un pays travailler très fort à nier ce qui lui arrive, comme s'il fallait plaquer un écran sur le réel, pour prévenir une éventuelle révolte du commun des mortels. Ne s'agit-il pas, d'abord et avant toute chose, de ne jamais faire le jeu du Front national, quitte, s'il le faut, et comme nous y invitent certains philosophes, à dissimuler la part du réel qui pourrait alimenter sa progression ? On peut y voir la mécanique propre à l'idéologie qui mobilise le langage non plus pour décrire le monde mais pour le voiler. Notre époque n'est pas sans évoquer, à certains moments, un tableau orwellien. L'intelligence se retourne contre elle-même.

Il n'en demeure pas moins que les événements de Marseille nous obligent à penser plus radicalement le surgissement de la violence la plus barbare au cœur de la cité. On a beaucoup vu circuler sur les médias sociaux la photo des deux jeunes victimes. N'y voyons pas qu'un symptôme du triomphe de l'émotion et de l'image. Alors qu'on en vient presque à s'habituer aux attentats en précisant chaque fois mécaniquement le nombre des victimes, le visage souriant des victimes ensuite poignardées et égorgées peut encore bouleverser les âmes, désensibilisées par les carnages à répétition.

Une chose est certaine, c'est que les Français sont en droit de se sentir assiégés. Reprenons la formule litigieuse: c'est peut-être une forme de guerre civile au jour le jour. La sécurité du commun des mortels n'est plus garantie et tous savent, d'une certaine manière, que la violence peut surgir n'importe où, de n'importe quelle manière, et frapper indistinctement ceux qui sont en uniformes et ceux qui ne le sont pas. Dans l'œil des islamistes, tous les Français, et pourrait-on dire plus largement, tous les Occidentaux peuvent indistinctement servir de cibles. C'est qu'ils sont engagés dans une guerre totale où conséquemment, tout est permis.

L'islamisme excite les passions morbides et offre le fanion nécessaire à ceux qui veulent entrer en guerre contre la France. Il magnifie certaines pulsions nihilistes et peut ainsi assurer aisément le passage de la délinquance au terrorisme, comme on le constate de plus en plus souvent. Le djihad n'est pas une illusion occidentale. On rappellera aussi, puisqu'il faut encore le faire, que l'islamisme ne se réduit pas à la seule question du terrorisme. Il cherche aussi, de différentes manières, à occuper l'espace public et à soumettre la vie française à des mœurs qui lui sont étrangères. Plusieurs capitulent au nom de la tolérance.

C'est une guerre que le monde occidental peine encore à nommer, étrangement. On applaudit lorsqu'un leader politique ose nommer l'islamisme, sans se rendre compte qu'on se contente alors de célébrer le droit de nommer des évidences. C'est un peu comme si le simple fait de mentionner le réel sans le filtrer par le politiquement correct avait quelque chose de scandaleux. Il faut dire que du point de vue de la gauche médiatique, il s'agit effectivement d'un scandale. Elle est prête à se bander les yeux pour ne pas voir que le multiculturalisme mène au désastre.

Le réel ne passera pas : tel pourrait être son slogan. De même, si une information perce dans le débat public en empruntant le canal de la presse qui se prétend alternative, on l'entourera de la plus grande suspicion, comme si l'essentiel n'était pas de savoir si elle était ou vraie, mais de savoir qui la rapportait et pour quelle raison. On ne vérifie pas la crédibilité de la source, on s'intéresse plutôt à sa conformité idéologique. Comment ne pas voir là un exaspérant sectarisme idéologique ? Quiconque conserve la mémoire du XXe siècle n'en sera pourtant pas surpris.

Il est de plus en plus difficile de se le cacher : une partie naturellement minoritaire mais néanmoins significative de la population des banlieues carbure à la haine antifrançaise. La mouvance des Indigènes de la République est ouvertement en lutte contre la France. Les immigrés seraient victimes d'une forme de colonialisme intérieur et la France abuserait de ses privilèges en rappelant que la civilisation française n'est pas optionnelle chez elle. C'est ce que certains appellent le racisme d'État à la française.

Lorsqu'on trouve une mouvance qui milite ouvertement pour déboulonner les statues d'une figure historique comme Colbert, on comprend jusqu'où peut aller le rejet de la nation. Il s'agit en fait de criminaliser la mémoire de la nation pour ensuite justifier son éradication. On devine que ce zèle destructeur ne s'arrêtera pas là. On dépècera morceau par morceau l'héritage historique français pour qu'il n'en reste plus rien. Sans surprise, une nation dépossédée de son identité verra ses ressorts existentiels rompus et son instinct de survie inhibée.

À gauche de la gauche, on en vient presque à faire preuve de complicité avec l'islamisme en refusant systématiquement de le nommer, comme si le simple fait de mentionner les problèmes spécifiques à l'islam et à l'immigration musulmane relevait de la stigmatisation et d'une logique discriminatoire. Danièle Obono, de la France insoumise, semble se spécialiser dans ce créneau. On n'oubliera pas qu'il lui semblait plus aisée de dire Nique la France que Vive la France. Le slogan « pas d'amalgame » contribue à l'imposition d'un débat public de plus en plus abrutissant et déréalisé.

On en revient à l'attentat de Marseille. Il est facile et probablement nécessaire de blâmer les autorités pour leur négligence dans les circonstances. Mais il faut aller au-delà des critiques politiciennes qui cherchent un coupable à désigner à la vindicte publique pour prendre le problème avec plus de hauteur. Ce qu'il faut critiquer plus profondément, c'est une mutation en profondeur de la démocratie occidentale qui s'est laissée enfermer dans le carcan de la judiciarisation du pouvoir, qui le condamne à une impuissance de plus en plus définitive. Le droit-de-l'hommisme conjugué au multiculturalisme empêche finalement à la nation d'assurer la protection de ses membres.

On me pardonnera une question simplette : comment se fait-il qu'on tolère sur le territoire national des clandestins multirécidivistes? On pourrait élargir la question: comment la France en est-elle venue, au fil du temps, à normaliser et à banaliser la présence massive de clandestins sur son territoire, comme s'il ne s'agissait pas d'une violation de la souveraineté nationale et des règles élémentaires de l'hospitalité qui veut qu'on n'impose pas sa présence chez autrui sans en demander la permission. Mais le simple rappel de cette évidence peut vous valoir la pire étiquette.

À vouloir réduire la poussée migratoire des dernières années à une simple crise humanitaire, on en est venus à s'aveugler devant ses inévitables conséquences catastrophiques. On s'égosillera comme on veut en répétant que la diversité est une richesse et qu'il faut s'ouvrir à toutes les différences mais cela ne changera rien au fait qu'une mutation démographique aussi brutale et d'aussi grande ampleur peut provoquer le déclin du pays qui la subit ainsi que des convulsions sociales et identitaires de plus en plus radicales.

L'antiracisme nord-américain a son slogan : no one is illegal. Personne n'est illégal. On en comprend la signification : il faut abolir progressivement, et un jour totalement, la différence entre les nationaux et les étrangers, entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas. Il n'y a plus, dans cet esprit, de peuples et de civilisations. Il n'y a que des populations interchangeables : aucune d'entre elle n'est en droit de se croire maître chez elle. Le droit des peuples à demeurer eux-mêmes est assimilé à un repli identitaire propre à l'émergence de toutes les phobies.

On revient à l'essentiel: il n'y a pas de bonne politique sans bon diagnostic. Dans cet esprit, il faudrait moins parler de guerre civile que d'un processus de décomposition nationale et civilisationnelle que les autorités ont décidé d'accompagner et de modérer, sans prétendre le combattre et le renverser, comme s'il était inéluctable. L'appel au redressement qui s'est fait entendre depuis quelques années ne relevait pas du fantasme réactionnaire. On voit mal, toutefois, qui est prêt à l'entendre et à le traduire en politique de civilisation.   

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle : aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

La petite histoire : Midway, combat de géants au cœur du Pacifique

22:23 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La Commission européenne, en guerre contre les Etats-nations, renforce son autorité

09/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Le laxisme de la Commission européenne a entraîné un gros manque à gagner pour certains Etats européens.

L’optimisation fiscale est devenue un art dans lequel excellent certains poids lourds de l’économie mondiale, aidée par les pays où ils installent leurs filiales. Des montages complexes et des conventions avec certains Etats leur permettent de ne payer que très peu d’impôts en Europe. Relativement à Google et Facebook, le manque à gagner pour les Etats européens représente de 5,1 à 5,4 milliards d’euros sur 2013 2015.

Après avoir laissé prospérer cette situation pendant des années, la Commission semble réagir

Dans ce contexte, les enquêtes de la Commission européenne n’ont lieu que depuis trois ans. Ce mercredi 4 octobre, le commissaire européen à la concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé deux sanctions. D’une part une poursuite de l’Etat irlandais accusé de ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros dus par Apple en compensation des aides fiscales accordées. D’autre part, une accusation envers le Luxembourg d’avoir accordé 250 millions d’euros d’avantages à Amazon. Comme une autre volonté de fragiliser les Etats Nation, ce même 4 octobre, Pierre Moscovici a déclaré, à propos de la TVA : « Cessons de considérer les ventes intracommunautaires comme des importations ou des exportations puisque nous avons un marché unique ».

La Commission est timide quant à la crise espagnole

Lors d’un débat dit « d’urgence », après quatre jours de crise, son vice président Frans Timmermans a ainsi appelé au dialogue et à : « Travailler conformément à l’ordre constitutionnel espagnol ». Un porte parole de la Commission a répété le 6 octobre : « Il s’agit d’une affaire intérieure à l’Espagne ». Pour Eric Verhaeghe, dans un article paru sur Atlantico, ce souhait affiché de non ingérence et de dialogue est : « Un coup de pouce donné aux Catalans ». La position de la Commission ne va t elle pas, en effet, à rebours de l’intransigeance de Mariano Rajoy ? Ne s’agit il pas d’une nouvelle occasion pour elle d’affaiblir un Etat souverain ?

https://fr.novopress.info/

La prison comme point de départ du terrorisme ? - Journal du Mardi 10 Octobre 2017

DANIÈLE OBONO COMPARE LA MANIF POUR TOUS AUX ISLAMISTES… POURQUOI SE GÊNER ?

C’est moi, ou ce pays devient doucettement un asile de fous ?

Sur les grands médias « gommettes vertes », ayant passé haut la main le contrôle qualité Décodex, on ne disserte, comme chacun sait, que de façon nuancée et étayée, tout y est hautement fiable.

Ainsi, la députée Danièle Obono, sur France Info, a-t-elle pu, avec le plus grand sérieux, établir un parallèle entre le terrorisme islamique et… la Manif pour tous. Toujours plus loin, toujours plus fort : « Est-ce qu’il y a des personnes qui, au nom de leur religion, ont une idéologie réactionnaire et discriminante ? Oui ! De toutes les religions. Je vous rappelle qu’il y a quatre ans, il y a eu des dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue au nom de leur religion (ah bon ?) pour s’opposer à une loi qui finalement a été votée » (c’est interdit ?). Et de poursuivre avec assurance : « Oui, il y a donc des personnes qui utilisent leur religion comme justification de leur comportement […] et qui justifient les actes d’autres personnes pour commettre des actes terroristes. » La journaliste de France Info lève un sourcil perplexe, émet une molle objection : « Ce n’est quand même pas du terrorisme. » Merci, vraiment, pour le gentil « quand même » qui ira droit au cœur desdits manifestants.

Personne, sur le plateau, pas un seul de ces distingués journalistes décorés de l’ordre de la pastille verte, de ces grands officiers du Décodex, n’a osé demander à Danièle Obono de citer l’ombre du début du commencement d’un acte terroriste inspiré de près ou de loin – même de très, très loin – par LMPT.

Pour minimiser l’horreur absolue, excuser l’inexcusable, il faut bien dire qu’à gauche, on commence à ramer… on donne d’un côté de la pagaie relativisme, de l’autre de la pagaie sophisme. En rythme, et on recommence. « Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat », expliquait doctement le Logicien dans Le Rhinocéros de Ionesco. Tous les islamistes sont monothéistes. Le christianisme est monothéiste. Donc le christianisme est islamiste. Saperlipopette, c’est clair comme de l’eau de roche.

Et l’on peut décliner les variantes à l’infini : les terroristes sont croyants. Les catholiques sont croyants. Les catholiques sont donc des terroristes. J’ai bon, Danièle ? C’était déjà, du reste, peu ou prou la démonstration développée lors de son intervention à la tribune de l’Assemblée le 27 septembre dernier.

C’est, d’ailleurs aussi, en filigrane, la philosophie générale de toute la rhétorique « laïcité ». « Religion au travail : comment les entreprises font face », titrait Le Parisien, il y a quelques jours. « Deux managers sur trois sont confrontés au fait religieux dans leur entreprise », pouvait-on lire… avant quelques exemples : « C’est le refus de travailler sous les ordres d’une femme, d’accomplir une tâche à l’heure de la prière ou pendant le ramadan. » Il ne s’agit donc que d’une seule religion. Mais ce sont toutes les autres que l’on fourre dans le même sac : l’islam pose des problèmes au travail. L’islam est une religion. Toutes les religions posent donc des problèmes au travail. 

C’était encore le point de vue, il y a quelques jours dans Libération, de Nicolas Mariot, qui avait comparé la radicalisation islamique façon Merah à la radicalisation patriotique des poilus. L’historien, face à la vague d’indignation, a présenté ses excuses à ceux qu’il avait pu choquer – c’est assez rare et méritoire pour le signaler -, mais l’idée était là.

C’était, enfin, l’angle de Sonia Nour, collaboratrice à la mairie de La Courneuve, renvoyant, à propos de la gare Saint-Charles, le « martyr (sic) [qui] égorge une femme et poignarde une autre » au « terrorisme patriarcal [qui] nous tue tous les deux jours ». Le terroriste islamiste, en somme, n’est pas plus criminel que le Français moyen, et Socrate fait miaou quand on lui gratte le cou. C’est moi, ou ce pays devient doucettement un asile de fous ?

 Ecrivain, journaliste Son blog

[F.A.Q.] COMMENT ABORDER SES CONVICTIONS DE DROITE AVEC DES AMIS DE GAUCHE ?

Contre l’implosion communautariste, pour la France, pour la civilisation européenne

Tout le temps de sa présence à Matignon, Manuel Valls fut dénoncé par l’extrême gauche (et une partie du PS)  comme un social-traitre, le Premier ministre ne ménageant pas non plus ses critiques envers la gauche archaïque et Jean-Luc Mélenchon.   Les  procès mutuels  en sorcellerie  ne se  sont  pas  apaisés  depuis la courte victoire ( ?)  aux législatives  de Manuel Valls dans son « fief » d’Evry face à  la candidate insoumise Farida Amrani -qui accuse quasiment  ce dernier de tricheries, la question sera tranchée par le conseil constitutionnel.  Une montée aux extrêmes qui s’est confirmée ces derniers jours avec le coup médiatique opéré par M. Mélenchon qui a  démissionné  le 6 octobre de la mission sur la Nouvelle-Calédonie présidée par M Valls. Une réponse aux récents propos de «  l’ignoble  Valls » qui avait pointé le « discours islamo-gauchiste» des députés de La France insoumise (LFI). M. Mélenchon affirme que  l’ex Premier ministre de François Hollande « est un personnage extrêmement clivant du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite »,  «avec les dirigeants de l’extrême droite israélienne».  Bref ,  « la bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande » indique encore le conducator de LFI qui en terme de propagande grotesque, avouons-le, en connait aussi un rayon. On n’oubliera pas son discours ubuesque prononcé le 23 septembre à Paris lors d’un rassemblement contre la loi travail. Il avait alors déclaré, en plein négationnisme historique, que «  c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis »,  qui a fait échec  « au putsch des généraux en 1962» (en 1961 en fait, NDLR)…

Un duel qui arrange bien les protagonistes qui savent bien que comme l’écrivait  Drieu, « la propagande ça se fait avec les coups qu’on reçoit et avec les coups qu’on donne ». Cette tension verbale permet à Manuel Valls de revenir dans la lumière et à Jean-Luc Mélenchon de peaufiner son rôle d’insoumis(au petit pied)  au politiquement correct. Car à l’évidence, la  dénonciation  de cette proximité de M. Valls avec Israël (même si prudemment M. Mélenchon  a ajouté l’épithète d’extrême droite)  est une autre façon de fidéliser une large partie de la  clientèle électorale  de LFI, celle qui a permis des scores conséquents  aux candidats antisionistes de LFI dans les quartiers pluriels. Le tout  au nom d’une logique communautaire, communautariste,  que M. Valls lui-même avait bien intégré lorsqu’il était à Matignon et s’imaginait un futur élyséen…

Pour notre part, notons que si  les actes dits musulmans et antijuifs  -sur lesquels surfent un certain  nombre de prébendiers et de  figures du Système pour exister-  ont reculé  très sensiblement l’année dernière selon les statistiques fournies  par le ministère de l’Intérieur,  et il faut s’en réjouir,  « le nombre d’atteintes aux sites chrétiens (lieux de culte et sépultures), qui représentent 90% des plaintes déposées, a encore augmenté l’an dernier. Le ministère a enregistré 949 actes en 2016, soit une hausse de 17,4% par rapport à 2015. Plus globalement, entre 2008 et 2006, les actes antichrétiens ont augmenté de 245%. »

Et le délire antinational se porte lui aussi très bien. On l’a vu avec l’agression dont a été victime le benjamin de l’Assemblée nationale, le frontiste Ludovic Pajot,  frappé  samedi soir  par des antifas (mélenchonistes?) dans un bar  de  Béthune  (Pas-de-Calais) ou encore avec la tentative grotesque du  maire divers droite de la petite commune de Chanay, (Ain), Henri Caldairou,   d’interdire une  réunion du FN  en présence de Nicolas Bay.   «Le maire a appris mercredi que le FN débarquait. Il a été furieux. (…) Ce n’est pas une publicité qui nous honore, a déclaré à l’AFP une source municipale, Le fond n’a pas changé depuis 1940 (…) On est républicains, on essaie de ne pas galvauder l’esprit de la République » (sic ).

Le FN qui entend lui beaucoup plus sérieusement ne pas galvauder l’esprit de la France, sa souveraineté  et ses libertés serait en   train d’opérer « un tête-à-queue sur l’Europe » si l ‘on en croit Le Monde. « Elle paraît bien loin, au Front National, l’époque des discours accusant l’Union européenne (UE) de tous les maux et prônant l’indispensable sortie de l’euro. Depuis quelques semaines, dans toutes les bouches frontistes, les mêmes mots concertés les ont remplacés : chacun se vit désormais  européen mais  – pour l’Europe, mais contre l’UE ; pour la civilisation  européenne, mais contre celle de Bruxelles. »

« Une ligne de crête difficile à tenir, estime le politologue Jean-Yves Camus : Comment organisent-ils la préférence nationale ou établissent-ils la souveraineté monétaire sans sortir ? Et comment gèrent-ils les flux migratoires en restant dans l’Europe, tout en disant qu’ils ne feront pas ce qu’elle nous dit ? . Sans compter, (ajoute-t-il) le qu’il sera bien plus compliqué pour la France de s’affranchir des règles européennes, comme le font la Pologne ou la Hongrie – sur le plan de l’économie, des frontières, des droits humains… –, sans un ferme retour de bâton de Bruxelles contre l’un des moteurs de sa construction.»

Un argument en l’espèce assez spécieux car c’est justement  parce que la France est un poids lourd de l’UE, un trait d’union entre l’Europe du nord et du sud, que Bruxelles serait fatalement obligée de composer, ne  pourrait pas frapper, soumettre  ou sanctionner la France comme elle pourrait le faire vis-à-vis d’un Etat n’ayant  pas la même importance.

Enfin, il est largement  erroné, au-delà des ajustements  tactiques et/ou sémantiques que le temps politique rend nécessaire,   de dire que le discours du Front sur l’Europe a changé dans son essence. Il est intéressant de (re)lire  ce sujet  l’allocution prononcée par Bruno Gollnich  à Evian en 2008 lors de l’université d’été du Front pour se rendre compte au contraire de la grande permanence de notre Mouvement dans son appréhension de la question  européenne.

 « Il est fait grief aux Nationaux d’être contre l’Europe » déclarait-il. « Il serait aussi stupide pour les patriotes d’un pays d’Europe d’être contre l’Europe qu’il le serait pour des Africains d’être contre l’Afrique, comme pour des Asiatiques d’être «contre l’Asie etc. » «A la vérité les nationaux combattent résolument les évolutions criminelles de l’Union européenne», mais  « ils ne sont pas contre l’Europe, dans la mesure où leurs nations appartiennent géographiquement à l’Europe. Dans la mesure aussi où ils reconnaissent, par delà l’extrême diversité des caractères nationaux, un certain patrimoine commun aux peuples d’Europe. Dans la mesure encore où, dès lors que le voisinage impose des relations, ils préfèrent naturellement que celles-ci soient pacifiques, voire fructueuses, plutôt qu’agressives, voire hostiles.»

Bruno Gollnisch rappelait les vœux de l’opposition nationale de voir se construire une « union des  patriotes », une   « grande solidarité entre les Européens dont les mêmes forces obscures menacent l’identité». « De même, en réclamant que cet ensemble européen, à l’intérieur duquel les cloisons avaient sauté, mais qui devait en être pourvu sur ses limites extérieures, devienne un ensemble cohérent,raisonnablement protégées sur son pourtour à l’égard des flux financiers, des flux migratoires, des invasions de produits fabriqués à vil prix par les millions d’ouvriers sous-payés du tiers-monde, ce qui n’est plus le cas depuis que cet espace a été intégré dans l’Organisation Mondiale du Commerce, nous sommes à tout prendre plus soucieux des intérêts de l’Europe que nos adversaires. Et nous sommes de meilleurs défenseurs qu’eux des traditions européennes, quand nous défendons la famille, la vie, les corps intermédiaires, le droit naturel, la personne.»

https://gollnisch.com/2017/10/10/contre-limplosion-commun...

Le système communiste enserre toujours dans son carcan près du tiers de la population de l’humanité

6a00d83451619c69e201bb09cba42d970d-250wi.jpgBernard Antony publie un nouveau livre, intitulé « Le Communisme, 1917-2017 ». Il est interrogé sur Riposte laïque. Extrait :

"« C’est parce que, depuis plus de trente ans, le bolchevisme a proclamé que tous les moyens sont bons pour réussir ; c’est parce que la répétition constante du mensonge finit par donner une apparence de réalité aux faits les plus inexacts que le bolchevisme moderne est la plus gigantesque entreprise de dépravation de l’homme qui ait jamais existé ». C’est un extrait du discours prononcé le 16 novembre 1948 à l’Assemblée Nationale par le ministre de l’Intérieur Jules Moch. Un grand homme à qui la France doit beaucoup. En parlant ainsi du communisme, cet homme, juif, socialiste, franc-maçon, héros de la guerre de 14, grand résistant et père d’un enfant résistant tué par les nazis, n’était pourtant pas suspect de vouloir banaliser le nazisme !

Mais ayant voyagé en URSS, il avait tout compris. Compris non seulement que Staline et Hitler, selon l’expression du grand historien Pierre Chaunu, étaient « des jumeaux hétérozygotes » mais que le premier des deux, sorti du ventre atroce du léninisme, avait largement participé au développement du second en lui fournissant les deux piliers du système de déshumanisation communiste : la Tchéka et le Goulag.

Tchéka : modèle de la SS et de la Gestapo.

Goulag : modèle du système concentrationnaire nazi.

Quoique ni socialiste ni maçon, j’admire ce Jules Moch qui sut briser les grèves insurrectionnelles du PC et de la CGT sans état d’âme, ayant bien pesé ce qu’était le communisme. Et le communisme sur le monde, après les hécatombes staliniennes telles que le génocide par la famine en Ukraine, ça allait être notamment les dizaines de millions de morts de la démence maoïste, et le génocide cambodgien et toutes les autres exterminations de l’Extrême-Orient à l’Ethiopie.

Hélas, le système communiste perdure, enserrant toujours dans son carcan près du tiers de la population de l’humanité. Vingt ans après le livre noir du communisme de Stéphane Courtois, j’ai donc tenté la gageure d’exposer le bilan de ses cent ans d’oppression et d’exterminations avec désormais bien plus de cent millions de massacrés. [...]"

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/le-syst%C...

16:44 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Et si l’on donnait la parole aux… Européens ? (XX)

L’islam et l’immigration

-73,5% des 18-24 ans, en Pologne, votent pour des partis anti-immigration (institut Wiadomosci, juillet 2017).

-65,6% des Allemands interrogés considèrent les immigrés musulmans en Allemagne comme « plutôt mal ou très mal intégrés » (étude de la Fondation Bertelsmann, sondage Welt-Trend des 24 au 26 août 2017).

-52% des Britanniques interrogés estiment que l’islam constitue une menace pour l’Occident (rapport annuel du Groupe Fear and Hope, Yahoo News du 30 août 2017).

-6 Européens sur 10 expriment un rejet de l’immigration et de l’islam ; 58% des Européens estiment que « l’islam représente une menace pour notre pays » : 57% en France, 63% en Allemagne, 65% en Autriche, 66% en Hongrie, 78% en Slovaquie, 85% en Tchéquie, 67% en Pologne (enquête de la Fondapol réalisée dans 26 pays européens, Le Figaro du 29 septembre 2017).

Les Français et Emmanuel Macron

-53% des personnes interrogées ont une bonne opinion d’Emmanuel Macron contre 66% au début de l’été, soit une baisse de 13 points entre juillet et septembre (baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Matchet Sud Radio des 8 et 9 septembre 2017).

Seulement 39% des personnes interrogées déclarent faire totalement confiance à Emmanuel Macron, soit 2 points de moins par rapport au mois précédent (baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine réalisé du 28 septembre au 2 octobre 2017).

-69% des personnes interrogées considèrent que les politiques menées par l’exécutif sont « injustes ». Près de six personnes interrogées sur dix estiment en outre que la politique du Président pour relancer l’économie « n’est pas efficace » et « n’améliorera pas la situation du pays » (sondage de l’institut Elabe réalisé les 26 et 27 septembre 2017).

Les Français et le Front national

-58% des personnes interrogées se déclarent très proches des propositions du Front national en matière de sécurité et 60% en matière d’immigration. Mais elles ne sont que 26% à approuver ses propositions économiques et sociales et 21% ses propositions sur l’Europe et l’euro (sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro des 6 et 7 septembre 2017).

Michel Geoffroy 5/10/2017

Voir ou revoir :

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (I)


Et si l’on donnait la parole aux Français ? (II)


Et si l’on donnait la parole aux Français ? (III)

Et si l’on donnait encore une fois la parole aux Français ? (IV)

Et si l’on donnait encore une fois la parole aux Français ? (V)

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (VI)


Et si l’on donnait la parole aux Français ? (VII) 

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (VIII)


Et si l’on donnait la parole aux Français ? (IX)

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (X) :

Et si l’on donnait la parole aux francais ? (XI)

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XII)
Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XIII)
Et si lon donnait la parole aux français ? (XIV)

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XV)

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XVI) 

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XVII) 

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XVIII)
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Journée des élus à Poitiers : en avant vers un nouveau Front ! (01/10/2017)

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Vers un ethnocide des paysans?...

2639523624.jpgNous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Yves Dupont au site de la revue Limite à propos de l'essai qu'il a écrit avec Pierre Bitoun, Le sacrifice des paysans (L'échappée, 2016).

Yves Dupont : L’ethnocide des paysans

Yves Dupont est professeur émérite de socioanthropologie à l’université de Caen et co-auteur du sacrifice des paysans, une catastrophe sociale et anthropologique(éditions l’Echappée) avec Pierre Bitoun, chercheur à l’Inra-Paris. Il réinscrit ce qu’il nomme un ethnocide dans la cadre d’une modernité conçue comme une « synthèse inaboutie entre les idéaux universalistes des Lumières et la dynamique expansionniste du capitalisme qui a fini par considérer comme archaïques toutes les aspirations à l’enracinement et à la sédentarité » caractéristiques des sociétés paysannes. Il en déduit l’absolue nécessité de bâtir un monde post-productiviste et décroissant.

Limite : Pourquoi avoir construit votre livre comme vous l’avez fait, en le scindant en deux grandes parties, le sacrifice des paysans en tant que tel n’étant abordé que dans un second temps ?

Yves Dupont – Parce qu’il nous fallait d’abord, pour rendre compréhensibles les raisons pour lesquelles le sacrifice des paysans a longtemps été retardé et occulté en France, revenir sur la tentative, à partir de 1945, de trouver une troisième voie entre capitalisme et communisme par la construction d’un Etat-Providence. Si cette tentative a, durant les « Trente Glorieuses », engendré une forte croissance économique, une augmentation générale des niveaux de vie et une protection sociale à la majorité des français, elle a néanmoins abouti à ce que nous avons appelé les Quarante Honteuses avec le retour de politiques néolibérales à partir du début des années 1980. Dans les faits cependant, c’est dès le début des années 1960 qu’ont véritablement été engagées les politiques de « modernisation » de l’agriculture et, sur le fond, de son industrialisation. Le sacrifice des paysans qui n’utilisait le marché que comme un « détour de reproduction » était dès lors scellé.

Pourquoi la modernité telle que vous la définissez ne veut plus des paysans, qu’elle a transformé en agriculteurs productivistes ? Que se joue-t-il dans le passage du paysan à l’agriculteur, également sur le plan symbolique et des mentalités ?

Héritiers de la pensée de Cornélius Castoriadis, nous appréhendons la modernité dans une perspective anthropologique, comme incarnation d’une conception particulière de l’humanité de l’homme. Les sociétés s’instituent en effet à partir de confrontations entre des imaginaires rivaux, et les formes sociales et historiques qu’elles finissent par revêtir portent toujours les traces de ces affrontements. Toute société conserve ainsi en son sein ses cohortes de vaincus, d’humiliés, d’aigris, mais aussi d’aspirants à un autre ordre du monde prenant appui sur un passé qui n’a pas été honoré. Ainsi, malgré les compromis auxquels ils semblent être parvenus, les régimes démocratiques sont-ils loin d’avoir rompu avec les logiques et les pratiques de domination. La modernité, c’est d’abord la passion des artifices, de l’artificialisation de la nature et des hommes progressivement réduits à des ressources. C’est également un processus qui a conduit à interposer entre les hommes et la nature, mais également entre les hommes, un gigantesque appareil d’organisation, de gestion et de contrôle de la totalité de ce qui est. La modernité peut ainsi être appréhendée comme une tentative de synthèse inaboutie entre les idéaux universalistes des Lumières et la dynamique expansionniste du capitalisme qui a fini par considérer comme archaïques toutes les aspirations à l’enracinement et à la sédentarité qui caractérisaient les sociétés paysannes. Selon nous, leur valorisation d’un universalisme articulé à des appartenances particularistes ne les assimilait en rien à des sociétés closes, voire obscurantistes. Il suffit d’ailleurs, pour s’en convaincre, de se rappeler le patriotisme qui habitait les paysans lorsqu’ils se précipitèrent au front lors de la mobilisation de 1914 puis en 1939. Le nombre terrifiant de leurs morts en témoigne d’ailleurs à l’évidence. Mais cette conception parfaitement acceptable du monde a été balayée par l’universalisme abstrait et l’individualisme « hors sol » qui accompagnent les aspirations à l’illimitation du capitalisme finissant dont l’agriculteur productiviste ou l’agro-business man constituent aujourd’hui la pathétique incarnation.

Contrairement à ce qu’affirmait Michel Onfray dans l’entretien que votre revue a récemment réalisé avec lui, le capitalisme ne se réduit pas à l’activation d’une pulsion d’échange incoercible entre deux individus convoitant le même bien en situation de rareté. Il suffit de relire Marx ou Karl Polanyi pour s’en convaincre. Et ce qui est sur le point de rendre le capitalisme obsolète ou périssable, ce sont le mur écologique et le chômage de masse qui se dressent désormais devant l’humanité tout entière et nous obligent à nous interroger à nouveaux frais sur la démesure et la profonde irrationalité qui ont emporté la modernité vers ces abîmes. 

Vous employez les mots d’« ethnocide » et de « catastrophe » sociale et anthropologique. Pourquoi le choix de termes aussi forts ?

Comme l’a montré le philosophe Alain Brossat, Tocqueville a, le premier, mis en évidence la coextensivité de la démocratisation du monde et des premiers génocides et ethnocides de la modernité. C’est toutefois l’ethnologue Robert Jaulin qui a inventé le terme d’ethnocide pour qualifier les violences et les massacres commis par les colonisateurs à l’encontre des autochtones en Amérique du Nord et du Sud. Pour Pierre Clastres, ethnologue lui aussi, si le génocide renvoie à l’idée d’extermination d’une « race », l’ethnocide caractérise la destruction de la culture propre à certains agrégats humains : l’ethnocide écrivait-il, « est donc la destruction systématique des modes de vie et de pensée de gens différents de ceux qui mènent cette entreprise de destruction. En somme, le génocide assassine les peuples dans leur corps, l’ethnocide les tue dans leur esprit ». Comme nous l’avons montré dans notre essai, c’est par et au prix d’une profonde dévalorisation de leur culture que les paysans sont devenus agriculteurs. Parce qu’ils ont été considérés comme porteurs de « mauvaises différences » beaucoup d’entre eux se sont résignés ou tus, quand ils n’ont pas mis fin à leurs jours dans une indifférence quasi généralisée. Quant au mot catastrophe, il vise simplement à caractériser la transformation radicale et probablement irréversible du monde qu’avaient pendant presque mille ans imaginé et construit les sociétés paysannes. Sociétés, il faut une fois encore le souligner, largement ouvertes, productrices d’architectures, de paysages, de techniques, de savoirs, de produits et de cuisines dont nous découvrons tardivement aussi bien la beauté que l’extraordinaire adéquation avec les écosystèmes au sein desquels elles s’étaient déployées. Sociétés aux multiples langues, dialectes et patois, irriguées par de multiples foires et marchés, solidaires aussi et ayant opposé de farouches résistances à leur destruction. Sociétés qui, comme l’a montré Tocqueville dans L’Ancien régime et la révolution, étaient profondément irriguées par des usages démocratiques et dont les membres n’avaient rien à voir avec les « péquenots » ou les « bouseux » que l’idéologie dominante en a stupidement construits. 

Quelles sont les conséquences du sacrifice des paysans pour nous tous ? Diriez-vous qu’il n’y a pas de pays vivable sans paysans, le second mot signifiant d’ailleurs étymologiquement « gens du pays » ?

Ces conséquences sont évidemment multiples et encore en devenir si l’on pense que le « travail » de dépaysannisation est toujours en cours, qu’il s’accélère, qu’il devient de plus en plus brutal, et qu’il va se cumuler avec les vagues d’exode écologique liées au changement climatique, aux conflits armés et à l’exploitation minière et industrielle des territoires.

On peut en effet estimer qu’il reste aujourd’hui environ trois milliards de paysans sur la Terre qui, comme cela s’est passé en Chine depuis une cinquantaine d’années, ne cessent de quitter les campagnes sous l’empire de la nécessité en croyant que ce déracinement leur permettra d’améliorer leur condition. Beaucoup de ceux qui trouvent un travail participent, pour des salaires de misère, à édifier des villes où la population asphyxie, à construire tous les appareils imaginés par les ingénieurs de la Silicon Valley pour faire advenir un monde entièrement numérisé, ou à bâtir des porcheries industrielles où s’entassent des centaines de milliers de cochons. Dans ces conditions, en effet, il va de soi qu’il n’y a pas de pays vivable sans paysans mais, plus généralement, sans l’existence de travailleurs indépendants, d’artisans et de commerçants. Mais, plus fondamentalement, ce qui a tendu à disparaître avec le sacrifice des paysans et des sociétés paysannes, ce sont toutes les discontinuités non monétaires qui participaient de l’équilibre général des échanges : coopérations diverses, échanges de biens, de savoirs et de services, dons et contre-dons créateurs de liens sociaux et de solidarités qui limitaient le désir d’emprise et de réussite individuelle. Il est donc loin d’être établi, surtout aujourd’hui, que cela n’allait pas mieux avant !

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Vous écrivez qu’il est nécessaire d’en finir de façon radicale avec le capitalisme pour bâtir une société postproductiviste, « prudente, solidaire et pluraliste », et sauver nos paysans. Comment rendre une telle ambition possible et y-a-t-il des mouvements actuels sur lesquels il est possible et souhaitable d’après vous de s’appuyer (Confédération paysanne, Via Campesina) ?

Votre formulation pourrait paraître brutale, voire excessive, car nous sommes avant tout des chercheurs et bien loin d’en appeler « de façon radicale » à la liquidation du capitalisme, nous nous sommes efforcés de montrer l’absolue nécessité dans laquelle l’humanité se trouve aujourd’hui d’inventer un monde post-productiviste et par conséquent décroissant. Ou, pour reprendre une expression du sociologue allemand Ulrich Beck, de rompre avec toutes les formes « d’intoxication volontaire » qui empoisonnent à petit feu l’humanité contemporaine.

Bien qu’appartenant à une école de pensée à coup sûr minoritaire, nous ne nous considérons en rien comme catastrophistes en affirmant, preuves à l’appui, que dans l’état actuel des choses et pour longtemps encore, ce qui contribue à nous entraîner vers la catastrophe croît beaucoup plus rapidement que ce qui pourrait nous sauver. L’accélération de la fonte de la banquise liée au réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité et la poursuite de l’extinction des espèces, l’augmentation des « cancers environnementaux, la pollution des mégapoles, notre incapacité à démanteler les centrales nucléaires, l’exode écologique de millions d’individus pour ne prendre que quelques exemples incontestables de notre impuissance, montrent qu’aucun développement durable ou soutenable ne parviendra à enrayer les dégâts du capitalisme car il est dans la nature même de ce dernier de fonctionner à la dépense incontinente et à l’autophagie. Ayant accompagné pendant plus de trente ans de multiples mouvements sociaux paysans et écologistes et aussi beaucoup travaillé aux côtés de la Confédération paysanne, nous savons que leur manière d’habiter la Terre est aussi parfaitement ouverte que rationnelle et raisonnable. Mais l’agriculture (paysanne ou biologique) qu’ils pratiquent est souvent extensive et peu compatible avec la poursuite de l’urbanisation galopante et de la multiplication des zones commerciales, des infrastructures routières et ferroviaires, mais aussi de l’apparition de véritables déserts ruraux interdisant le développement de circuits courts. A quoi il faut ajouter l’inégale répartition des aides aux producteurs et la captation des terres par les grandes exploitations industrielles.  Ainsi, comme je l’ai déjà indiqué, il est pour le moment incontestable qui ce qui menace l’humanité dans son ensemble se développe aujourd’hui beaucoup plus rapidement que ce qui pourrait la sauver.

Yves Dupont, propos recueillis par Laurent Ottavi (Limite, 7 septembre 2017)

http://euro-synergies.hautetfort.com/

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Qu’est-ce que l’Imperium?

 

Cela fait déjà quelques années que les milieux nationalistes et eurasiens, notamment au sein de la « Nouvelle Droite », se réapproprient la notion d’imperium comme moyen de la restauration/fondation et de la pérennité de l’Europe-Nation ou Europe-Puissance. Cette notion est souvent confondue avec celle d’ « Empire », pour la simple et bonne raison qu’elle en est étymologiquement la racine. Cependant, il conviendrait de clarifier ce qu’est l’imperium, afin d’en appréhender toutes les potentialités, qui dépassent la simple perspective d’un « empire » au sens commun du terme (c’est-à-dire au sens d’une structure politique supranationale).
Origine
La notion d’imperium prend corps dans l’Antiquité romaine, plus précisément à l’époque républicaine (schématiquement comprise entre 509 et 31 av. J.-C.). Etymologiquement, il vient d’« ordonner », « préparer pour ». Il s’agit d’un pouvoir souverain délégué aux consuls, préteurs et à certains gouverneurs de province, par les dieux dont la volonté était censée se manifester au travers du peuple dans le vote des assemblées (élisant les magistrats). L’imperium est donc un pouvoir souverain (c’est-à-dire ne reconnaissant pas de supérieur temporel) d’ordonner et de juger, symbolisé par les faisceaux (haches entourées de verges portées par les licteurs).
Le titulaire d’un imperium pouvait être désigné sous le terme d’imperator (chef militaire victorieux –souvent consul-, ayant droit à ce titre à un triomphe à Rome). Sous la République, l’imperium était néanmoins un pouvoir limité dans le temps et dans l’espace. De plus, il subissait la concurrence d’autres pouvoirs comme la puissance tribunicienne (tribunitia potestas rendant sacrosainte la personne des tribuns chargés de représenter et de défendre la Plèbe de Rome). Les guerres civiles de la fin de la République (de 88 à 31 av. J.-C.), voyant différents imperatores se disputer l’exclusivité de l’imperium (Marius, Sylla, César, Pompée, Octave-Auguste, Antoine)débouchent finalement sur l’avènement de l’Etat Impérial (à partir du règne d’Auguste de 27 av. J.-C. à 14 de notre ère) dans lequel tous les pouvoirs sont accolés à un imperium permanent entre les mains d’un seul homme : le césar auguste imperator. Imperator devient un surnom, un nom puis un prénom des empereurs, uniques détenteurs de l’imperium.
A ce stade, un certain nombre d’erreurs ne doivent plus être commises : L’imperium n’est pas l’ « Empire ». Si « Imperium » a bien donné « Empire », les romains n’ont pas eu de mots pour décrire précisément le système impérial en tant que système de gouvernement en soi, ou comme territoire. Rome et son Empire sont restés malgré la fin du système républicain la Res Publica. L’imperium est donc un type de pouvoir, et non un système politique ou un territoire, du moins à l’origine. De même, « imperator » ne désigne la fonction d’empereur que tardivement, l’imperator étant avant tout un chef de guerre victorieux.
L’empire romain : un imperium euro-méditerranéen permanent
A ce titre, ce concept est à l’image de la culture politique et de la pratique du pouvoir des Empereurs Romains : souple, pragmatique, concrète. Il en va de même de la nature du pouvoir impérial, difficile à appréhender et à définir, puisque construit par empirisme (sa nature monarchique n’est cependant pas contestable). En plus de quatre siècles, le pouvoir impérial a su s’adapter aux situations les plus périlleuses (telle la « crise » du IIIe siècle). Rien de commun en effet entre le principat augustéen, système dans lequel l’empereur est le princeps, le prince, primus inter pares, c’est-à-dire premier entre ses pairs de l’aristocratie sénatoriale ; la tétrarchie de Dioclétien (284-305), partage du pouvoir entre quatre empereurs hiérarchisés et l’empire chrétien de Constantin (306-337), dans lesquels l’empereur est le dominus, le maître.
Le système impérial s’accompagne d’une idéologie confortant la souveraineté suprême de l’Empereur. L’empereur est sacrosaint (il a accaparé la puissance tribunitienne). Il doit assurer la paix (la fameuse pax romana inaugurée par Auguste), assurer le retour à l’âge d’or, il bénéficie de la protection des dieux (ou de Dieu, dont il est le comes, le comte –ou compagnon- sur terre, à partir de Constantin) et d’un charisme divin (c’est là tout le sens du titre d’Augustus). Il doit posséder les vertus de justice, de clémence, de piété, de dévouement à l’Etat. Au-delà de cela, il doit corréler respect des traditions et nécessité de fédérer un empire constitué d’une myriade de cités au passé prestigieux et attachées à leur indépendance. En cela, les empereurs romains n’ont point failli, comme le souligne Lucien Jerphagnon dans sa biographie d’Augustin : « Sur 3 300 000 km2 autour de la Méditerranée […] soixante à soixante-dix millions de gens s’affairent ou se laissent vivre, tous différents, avec leurs langues régionales, leurs dieux bien à eux. S’ils avaient plus ou moins renâclé à passer sous domination romaine, ils se trouvaient dans l’ensemble plutôt bien de la Pax Romana. Bref s’était instauré un universalisme qui n’effaçait rien des identités locales. Depuis Caracalla (212), […] on était citoyen romain tout en restant Africain, Syrien… ».
Si la nature de la fonction impériale a évoluée, son fondement est resté inchangé : un pouvoir souverain, transcendant, à la fois civil, militaire et religieux, soutenu par un charisme divin, un pouvoir surhumain, nivelant par le haut, ayant pour horizon la pax aeterna, écartant les prétentions des forces centrifuges, donnant une orientation commune à toutes les composantes d’une même koiné (communauté culturelle et politique), tout en préservant leurs identités profondes.
Pérennité du concept
La notion d’imperium recèle donc des potentialités multiples, et représente un projet valable pour la France et l’Europe que nous appelons de nos vœux. Elle n’est pas, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un pur objet historique limité à l’histoire romaine, et dont le champ d’action concret s’arrêterait en 476 avec la chute de l’Empire d’Occident. En effet, la notion de souveraineté héritée de l’imperium a survécu en Europe sous une infinité de forme : Byzance, survivance de l’Empire d’Orient, de culture chrétienne orthodoxe et gréco-romaine, dont l’Empire russe s’est toujours vécu comme un héritier (« tsar » est un titre dérivé de celui de « césar ») ; Le Saint-Empire, chrétien catholique, germanique, issu de l’Empire Carolingien dont la vision était de faire renaître l’Empire Romain d’Occident, témoigne de la prégnance de l’idée d’Empire, y compris chez les barbares installés sur son territoire dans les dernières années de l’empire d’Occident. Charlemagne (Carolus Magnus) ne s’était-il pas fait couronné par le pape dans la ville même de Rome selon le rituel d’intronisation des empereurs (ou du souvenir qu’il en restait), n’a-t-il pas repris la symbolique impériale, en sommeil depuis la chute de l’Empire (orbe impériale, sceptre, couronne –issu du diadème impérial des empereurs tardifs, lui-même repris des rois helléniques-) ? Enfin, les royaumes « barbares », en premier lieu le royaume franc, ont eux aussi recueilli l’héritage de l’imperium romain et de la culture classique à travers l’Eglise. Les mérovingiens (ainsi que les ostrogoths, les wisigoths ou les burgondes), fascinés par le prestige impérial, ont tenté d’imiter le faste des empereurs (imitatio imperii). C’est cependant la monarchie française issue de l’éclatement de l’empire carolingien (Capétiens, Valois, Bourbons) qui sera –à notre sens- parmi les nations européennes la plus belle héritière de la tradition politique romaine. Les rois de France, notamment à partir des derniers capétiens (deuxième moitié du XIIIe siècle), nourris de la redécouverte du droit romain, vont affirmer le principe de souveraineté contre les puissances cherchant à la subjuguer ou à la faire éclater. Le pouvoir royal français comprend de nombreuses similitudes et d’emprunts à l’imperium romain : son côté surnaturel, total –ou plutôt absolu-, divin, la coexistence d’aspects civils, militaires, et religieux, certaines des regalia (l’orbe, la couronne…).
Ainsi, à l’éclatement politique de l’Europe au Moyen Âge et à l’époque Moderne a correspondu un éclatement du pouvoir souverain, de l’imperium. L’idée d’un pouvoir souverain fédérateur n’en n’a pas pour autant été altérée. Il en va de même de l’idée d’une Europe unie, portée par l’Eglise, porteuse première de l’héritage romain. Le regain d’intérêt que connait la notion d’imperium n’est donc pas le fruit d’une passion romantique pour l’antiquité européenne, mais la preuve qu’en rupture avec la conception moderne positiviste de l’histoire, nous regardons les formes d’organisations politiques passées comme autant d’héritages vivants et qu’il nous appartient de nous les réapproprier (les derniers empires héritiers indirects de la vision impériale issue de Rome ont respectivement disparu en 1917 –Empire Russe- et 1918 –Empire Austro-Hongrois et Empire Allemand-). Si ce court panorama historique ne peut prétendre rendre compte de la complexité du phénomène, de sa profondeur, et des nuances nombreuses que comporte l’histoire de l’idée d’imperium ou même de l’idée d’Empire, nous espérons avant tout avoir pu clarifier son origine et son sens afin d’en tirer pour la réflexion le meilleur usage possible. L’imperium est une forme du pouvoir politique souple et forte à la fois, capable de redonner du sens à l’idée de souveraineté, et d’articuler autorité politique continentale et impériale de l’Eurasisme avec les aspirations à la conservation des autonomies et des identités nationales portées par le Nationalisme ou même le Monarchisme. A l’heure où le démocratisme, les droits de l’homme, et le libéralisme entrent dans leur phase de déclin, il nous revient d’opposer une alternative cohérente et fédératrice et à opposer l’imperium au mondialisme.
Charles Mallet 

14:33 Écrit par pat dans culture et histoire, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le président de Sens Commun tend la main à Marion Maréchal-Le Pen

Dans le numéro d'octobre de l'Incorrect, le président de Sens Commun Christophe Billan tend la main à Marion Maréchal-Le Pen. Christophe Billan explique d'abord rester chez Les Républicains parce que Sens Commun redoute "les jeux d'appareil du Front national" et "sa capacité à hystériser le débat en dévoyant nos valeurs". Mais il ne "redoute pas en soi la plupart des thématiques  du Front national : les notions de patrie, d'identité, d'État-nation, de contrôle des frontières", etc. Puis il s'adresse indirectement à la nièce de Marine Le Pen :

"Il ne faut s'interdire de parler avec personne et il faudra bien aller parler aux électeurs de droite qui ont quitté LR. Nous avons parlé avec Marion Maréchal-Le Pen et nous l'avons assumé. Le problème de Marion Maréchal-Le Pen reste le nom Le Pen et non la plupart de ses idées. […] Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées, rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

MARTINE DONNETTE : « LES COMMERÇANTS EN LIQUIDATION SONT COMPLÈTEMENT RUINÉS, SPOLIÉS ET ENFIN EXPULSÉS ! »

Martine Donnette est une ancienne commerçante qui a perdu sa boutique. Depuis vingt ans, elle se bat contre les grandes surfaces. Son livre entend ouvrir les yeux des élus et des consommateurs, et informer les « petits » commerçants.

Martine Donnette, votre livre s’intitule Seule face aux géants. Vous y relatez votre combat contre les grandes surfaces qui dure depuis le début des années 1990. Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

On a voulu écrire ce livre pour expliquer le fonctionnement des commissions départementales d’aménagement commercial et des commissions nationales d’aménagement commercial.

Vous êtes une ancienne commerçante et avez perdu votre boutique à la suite de votre conflit avec Carrefour. Depuis vingt ans, vous dévouez votre vie à la lutte contre les grandes surfaces. Pourquoi les grandes surfaces doivent-elles être combattues aujourd’hui par les petits commerçants que vous représentez ?

Nous voyons bien que les expansions et les extensions de la grande distribution ne se font pas dans les règles et ne respectent pas la déontologie du commerce. Nous constatons que tous les dossiers comprennent des fraudes. La réglementation n’est pas respectée. Il est important, pour les commerçants, d’être au courant de leur fonctionnement.

Cela fait vingt ans que vous êtes en procédure multiple avec les grandes surfaces. Que leur reprochez-vous ? Comment avez-vous vu le non-respect des lois par les grandes surfaces ?

Nous savons que la loi n’est pas respectée lorsque les dossiers, même incomplets, sont présentés devant les commissions.
Les services préfectoraux ne sont pas assez vigilants à la réception des dossiers pour refuser ceux qui sont mal montés.
Une fois ces dossiers acceptés, ils permettent de frauder sur les plans locaux d’urbanisme et les plans de prévention des risques.

Vous avez créé une association qui s’appelle En toute franchise. Cette association a pour but de prendre la défense des commerçants. Avez-vous calculé le nombre d’amendes que les grandes surfaces doivent à l’État ?

Si la grande distribution payait toutes ses infractions, l’association estime qu’elle devrait payer 418 milliards d’euros.
Cette somme se justifie par le nombre de mètres carrés qui ont été dénoncés aux préfets, aux instances et aux mairies.
Personne n’a bougé pour que ces infractions soient sanctionnées.

On est frappé par l’aspect presque stratosphérique de ce chiffre de 418 milliards d’euros…

Oui, bien sûr.
La grande distribution a plus de quatre millions de mètres carrés de surface illicite. Il faut savoir qu’un m2 illégal est puni de 150 euros par jour d’infraction.
Avec 2.000 m2 de surface illicite, par exemple, les sommes sont astronomiques.

Que retirez-vous de ces vingt ans de procédure ? Où sont les failles du système et les complicités ? Qu’avez-vous découvert ?

Le préfet ne vérifie pas et ne contrôle pas les surfaces illicites. Si, toutefois, il les vérifie, la Justice ne s’enclenche pas comme elle devrait s’enclencher.
Les sanctions ne sont jamais prononcées à l’encontre des fraudeurs.

Êtes-vous bien accueillie auprès des petits commerçants ? Prennent-il fait et cause pour votre combat ? Etes-vous soutenue et vous demandent-ils de l’aide ?

Les commerçants sont déboussolés lorsqu’on leur parle d’un problème juridique général comme celui de l’amende de 418 milliards.
Ils font rapidement le parallèle entre le fonctionnement d’un hypermarché qui se trouve près de chez eux et d’autres centres commerciaux.
Par exemple, à Genay dans le Rhône, un centre commercial a une superficie de 2.000 m2qui n’a pas d’autorisation. Au départ, c’était un problème d’extension du centre commercial, mais après avoir fouillé dans le dossier, on s’aperçoit de l’illégalité de la déclaration de la surface.

Comment expliquez-vous cela ? Y a-t-il une complicité entre l’État et les grandes surfaces ? Ou est-ce la faute du législateur ?

Il y a bien une complicité entre l’administration et la grande distribution.
On peut parler d’un dysfonctionnement.
Aujourd’hui, nous avons des preuves grâce à l’aboutissement d’un dossier complet.
Le préfet a été enjoint par le tribunal de faire les contrôles, mais il ne les fait pas entièrement et n’applique pas la loi. Il devrait demander la fermeture des surfaces illicites mais ne le fait pas.

On a du mal à comprendre comment les maires peuvent soutenir l’insertion des grandes surfaces dans la mesure où la plupart se plaignent de voir leur centre-ville se vider… Comment interprétez-vous cette espèce de complaisance ainsi que cette passivité des maires vis-à-vis des grandes surfaces ?

Les maires ont un double langage.
Leur centre-ville se paupérise. Un taux de vacance de 25 % s’explique par la fermeture de nombreux locaux.
Pourtant, ils continuent de donner des autorisations d’ouverture de grandes surfaces alors que cela va, justement, accentuer le problème de la désertification des centres-villes.
Il s’agit bien d’un double langage.
Les maires se demandent comment ils vont résoudre le problème. Puis, cinq minutes plus tard, ils vont aller en commission et vont donner une autorisation.
C’est clair, soit ils ne savent pas gérer, soit ils mentent pertinemment à leurs commerçants indépendants !

Vous aviez lancé un appel aux candidats à la présidence de la République française au moment des élections. Qu’aimeriez-vous dire aux politiques aujourd’hui ?

En premier lieu, nous avons envoyé trois courriers à monsieur Macron.
On lui demande la transcription totale de la directive européenne.
Cela permettrait à l’administration française de contrôler immédiatement les surfaces illicites de la grande distribution. Il s’y refuse.

La directive européenne dit que la grande distribution ne doit pas porter atteinte aux droits fondamentaux des commerçants. Or, on ne s’occupe pas du devenir des commerçants qui sont en liquidation judiciaire. Ils sont complètement ruinés, spoliés et enfin expulsés.
Les élus n’en ont rien à faire.

Et, enfin, les décisions sont discriminatoires. On donne des autorisations à des établissements qui ne paient pas leurs impôts en France.
Le commerçant indépendant va avoir 65 % de charges, alors que ces autres sociétés ne payent pas les mêmes charges en France que le commerçant indépendant.
C’est discriminatoire.

http://www.bvoltaire.fr/commercants-liquidation-completem...

Jeudi prochain, 12 octobre, sur Radio Libertés : les Français de l'étranger et la France, avec Eric Miné

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La trinité infernale de notre déclin

11:34 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Islamisation : le procès des Identitaires

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8962-20171010.jpgClément Galant est porte-parole de Génération Identitaire et était, par ailleurs, le responsable français de l’opération « Defend Europe » cet été, dont Présent a parlé régulièrement. Il était également présent sur le toit de la mosquée de Poitiers le 20 octobre 2012 et revient sur cet événement, à quelques jours du procès de six militants.

— Pouvez-vous nous rappeler les circonstances et le déroulement de cet événement ?

— Tout s’est passé dans la nuit du vendredi au samedi 20 octobre 2012. En ce qui me concerne, j’étais parti de Lyon avec quelques autres voitures, dans une direction inconnue. Seule une personne de Lyon la connaissait, et nous devions la suivre « aveuglément ». On ne savait pas qu’il s’agissait d’une mosquée, qu’il s’agissait de monter sur le toit et d’y rester plusieurs heures. On a retrouvé les autres militants peu avant d’arriver à Poitiers pour apprendre quelle action serait menée, nous étions 73 au total. Une fois sur place, nous avons installé notre échelle et nous sommes donc montés sur le toit du chantier de la mosquée pour déployer nos banderoles. Il devait être 5 ou 6 heures du matin, il n’y avait pas grand monde dans la rue à cette heure-là, et les premières personnes qui nous ont remarqués sont les quelques musulmans qui se rendaient dans leur salle de prière qui était – et est encore – juste en bas du chantier. Aujourd’hui, cette mosquée en est toujours au même point, c’est-à-dire que les travaux n’ont pas avancé.

— Il n’y eut donc ni violence ni menaces ?

— Non, jamais ! Nous sommes montés sur ce toit de manière totalement pacifique, avec pour seules « armes » des banderoles afin de véhiculer un message. Il faut d’ailleurs se rappeler que ce que nous demandions à l’époque était la tenue d’un référendum sur la construction de mosquées en France, et nous dénoncions l’immigration massive qui sévissait déjà en Europe. Qui peut nous juger pour cette action faite il y a cinq ans, quand on voit l’actualité ? On ne peut que se considérer comme des précurseurs lorsqu’on connaît le nombre de mosquées radicales qu’il y a aujourd’hui dans notre pays, et l’on peut dire que cette action de Poitiers, qui a lancé le mouvement Génération Identitaire, est plus que jamais d’actualité.

— Quelles furent les conséquences immédiates pour les militants concernés ?

— Quatre militants présents ce jour-là et qui étaient identifiés par les services de police comme étant les potentiels encadrants de cette action ont fait 48 heures de garde à vue. Un contrôle judiciaire a été mis en place à l’époque, ces quatre militants ont donc eu l’interdiction de voir leurs camarades présents ce jour-là à Poitiers, ils ne pouvaient pas non plus participer aux rassemblements ou événements en lien avec Génération Identitaire.

— Quatre d’entre vous ont donc été mis en examen, pour quel motif ?

— Par la suite, deux autres militants – en plus des quatre arrêtés le jour de l’action – ont été inculpés, Arnaud Delrieux en tant que président de Génération Identitaire, et Damien Rieu en tant qu’ex-porte-parole du mouvement. Donc ce sont finalement six militants qui sont mis en examen pour « dégradation ». Il pleuvait beaucoup ce jour-là et nous avons donc monté des tapis de prière qui se trouvaient sur place sur le toit, on prenait ce qu’on pouvait pour éponger un peu l’eau, et on nous accuse d’avoir abîmé des espèces de pièges à pigeon… totalement ridicule ! Dans les autres chefs d’inculpation, il y avait « incitation à la haine ». C’est tout ce qu’ils ont trouvé contre nous.

— Quel sera votre axe de défense ?

— Notre axe de défense est que nous nous sommes révélés totalement précurseurs, que nous avions mis en garde tout le monde, la France tout du moins, sur l’islamisation de l’Europe et ses dangers. Notre plaidoirie réclamera un non-lieu.

— Des militants du Nord ont été condamnés à une amende après une action similaire sur le toit de la gare d’Arras, vous attendez-vous à un jugement équivalent ou craignez-vous un acharnement pour l’exemple ?

— Nous attendons une relaxe pure et simple de nos militants dans cette affaire, mais il est possible que la justice veuille donner une leçon politique et inflige des peines de prison avec sursis, des peines de prison ferme ou des amendes, bien sûr… Nous nous préparons à toutes les éventualités, en tant que militants politiques nous avions conscience du risque.

— Comment jugez-vous le traitement médiatique de l’affaire ?

— Pour le moment c’est plutôt plat, peu d’articles sont sortis sur ce sujet. De notre côté nous préparons notre communication qui sortira d’ici peu, sur nos réseaux sociaux notamment.

— Cinq ans après les faits, la situation s’est fortement aggravée avec de nombreux attentats commis par des islamistes. Quel regard portez-vous sur l’islamisation du pays et comment vous y opposez-vous désormais ?

— Les Identitaires dénoncent l’islamisation depuis 2002. Nous sommes aujourd’hui en 2017, et il y a eu des centaines de morts causés par des fils de l’immigration, des islamistes viennent nous décapiter sur notre propre sol, à 50 kilomètres ou 50 mètres de chez nous. Comme vous avez pu le voir ces derniers mois avec la mission « Defend Europe », nous nous sommes lancés dans une action d’une toute nouvelle dimension avec la location d’un bateau pour patrouiller sur la mer Méditerranée et stopper les flux de migrants encouragés par les ONG, qui communiquent avec les mafias de passeurs pour en faire passer toujours plus. Cette action récente s’est avérée très concluante, des mesures ont été prises en Italie après notre départ, nous avons exercé une pression assez forte sur les gouvernements pour qu’ils constatent qu’il y avait effectivement un problème. Ils ont par conséquent décidé d’accélérer les choses pour tout ce qui concerne le contrôle et l’investigation sur les ONG. Pour faire court, nous avons vraiment pris une nouvelle dimension.

Propos recueillis par Alexandre Rivet

Article paru dans Présent daté du 10 octobre 2017

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La lucidité impuissante : Quand Emmanuel Macron parle vrai....

À cette intelligence il manque une solide formation  

Par Yves Morel

Emmanuel Macron ne cesse de nous surprendre par ses déclarations.

Il y a deux ans, au cours d'un entretien accordé à l'hebdomadaire Le 1 du 8 juillet 2015, il affirmait que la France ne s'était jamais remise de la Révolution, et que « la démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude ». « Il nous manque un roi », ajoutait-il. Et il présentait « les moments napoléonien et gaulliste » comme des succédanés désespérés de monarchie.

Et voilà qu'il y a quelques jours, à Bucarest, le même Macron, devenu président de la République, déclare : « La France n'est pas un pays réformable... Les Françaises et les Français détestent les réformes. Dès qu'on peut éviter les réformes, on ne les fait pas ». Le propos n'est pas neuf et recouvre une vérité d'une criante évidence. Mais d'ordinaire, il est tenu par des intellectuels médiatiques ou des politiciens en fin de carrière. Cette fois, c'est un jeune président fraîchement élu qui le profère. Mais, lui, ne s'en tient pas là, et donne une justification morale à ce constat désabusé. Si les Français répugnent aux réformes, c'est parce que celles-ci se présentent comme de simples adaptations (« répondre à un chiffre, à une exigence extérieure »), alors qu'ils ont de leur nation une idée bien plus haute, consistant à livrer des « combats qui sont plus grands qu'elle ». La France n'a pas vocation à s'aligner, et « elle ne s'est jamais arrêtée à ses frontières, à ses défis propres, elle a toujours été mener les choses ailleurs, par sa diplomatie, son armée, son intelligence, ses talents ». C'est cette propension à s'imposer aux autres qui a fait sa grandeur. Aujourd'hui, l'occasion lui en est donnée par la menace qui pèse sur la civilisation occidentale. Elle peut trouver là un défi à sa mesure, « retrouver la capacité à emmener l'Europe vers de nouveaux projets ». « Notre société a besoin de récits collectifs, de rêves, d'héroïsme, afin que certains ne trouvent pas l'absolu dans les fanatismes ou les pulsions de mort », dit-il encore aux journalistes du Point,le 31 août dernier.

Disons-le : notre président parle vrai, et il perçoit les causes du mal qui ronge la France depuis deux cent vingt-huit ans. La France n'est pas faite pour rentrer dans le rang, s'aligner sur des critères de convergence, donner libre cours au jeu du marché, tout en préparant le meilleur des mondes, peuplé de clones. Elle doit donner un exemple de grandeur, de générosité (c'est-à-dire de noblesse), d'élévation spirituelle. Or, celle-ci ne peut procéder que d'une foi en une réalité supranaturelle et en une conception religieuse de l'homme, qui, seule accorde l'individu à la communauté, l'esprit à la politique, et génère la justice et la reconnaissance de la dignité de la personne. La monarchie d'Ancien Régime, portant cette exigence au plus haut degré, avait fait de la France un modèle, « un concept spirituel », pour reprendre le terme par lequel Hugo von Hoffinanstahl qualifiait l'empire d'Autriche. Pour l'avoir reniée, la France contemporaine a été condamnée à se fonder sur les fausses et mortifères « valeurs » des « Lumières » aveuglantes du XVIIIe siècle, de la Révolution et de la république, et à se présenter comme la terre promise d'une démocratie idéale introuvable et destructrice, tout en s'essayant parfois à une impossible synthèse avec sa grandeur monarchique passée. Le problème de Macron, c'est qu'il se veut « en même temps » plus républicain que tous les républicains et monarque plus que les monarques.

Oui, notre jeune président, par moment, ne manque pas de lucidité historique, mais cette intelligence, enkystée dans notre système républicain mortifère, demeurera sans effet et s'étiolera comme une plante dans un désert de pierre. 

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Face aux islamistes manif le 11 novembre

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09:12 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La France n'expulse pratiquement plus aucun étranger irrégulier, fût-ce un dangereux condamné

Gilles-William Goldnadel écrit dans une tribune du Figarovox :

"Laura et Maurane reposent à présent dedans la terre froide. ...] Une nouvelle fois, en France, deux êtres humains sont morts, ici deux jeunes filles, non par quelque étrange fatalité mais uniquement par la folie de notre société. Après Nice, après Saint-Étienne-du-Rouvray, à Marseille.

L'égorgeur islamiste tunisien vivait irrégulièrement en France depuis dix ans mais était régulièrement arrêté et condamné sans jamais être expulsé. Tout est dit. Aussitôt la presse, le ministre de l'intérieur ont évoqué un dysfonctionnement et une enquête a été ordonnée. Les fonctionnaires qui avaient relâché l'assassin la veille encore, le préfet des Bouches-du-Rhône ont été mis sur la sellette. Et l'on a eu raison. Mais on a eu tort aussi: Ce qui est présenté et regardé comme une faute anormale correspond dans les faits à la norme habituelle.

Disons -le clairement: la France n'expulse pratiquement plus aucun étranger irrégulier, fusse un dangereux condamné. Et les décisions politiques, judiciaires et administratives empilées qui empêchent pratiquement le respect de la souveraineté nationale ne sont que les conséquences mécaniques de la névrose intellectuelle qui s'est emparée des esprits depuis trois décennies. Après le drame, la presse bien-pensante a crié haro contre le préfet défaillant pour ne pas avoir expulsé le délinquant étranger.

C'est la même qui depuis 30 ans nous explique qu'il ne faut pas expulser un étranger, fut-il délinquant, car il n'y a plus d'étrangers mais que des semblables et plus de frontières mais qu'un seul monde.… Voilà, en profondeur, ce qui a inexorablement creusé les tombes des deux petites, et celle d'un prêtre catholique, et puis d'une centaine de niçois, et puis de quelques juifs et qui va continuer encore à creuser. C'est dit. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Zoom - Jean-Christophe Buisson : Le monde de 2017 est le produit de 1917 !

Pascal Bruckner : « La gauche extrême voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution »

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09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pascal Bruckner l’écrit dans Le Figaro Magazine qui fait sa une sur « l’islamosphère » :

« La gauche extrême qui a tout perdu, l’Union soviétique, le tiers-monde, la classe ouvrière, voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution à mobiliser contre les forces du marché. »

« Ex-communistes, trotskistes, maoïstes, déroule-t-il, rivalisent dans leur allégeance à la bigoterie pourvu qu’elle soit portée par les adeptes du Coran. Ils haïssent la France non parce qu’elle opprimerait les musulmans, mais parce qu’elle les libère. Dès lors, l’ennemi à leurs yeux devient la laïcité et surtout les dissidents de l’islam qui veulent en finir avec la chape de plomb cléricale, avoir le droit de croire ou de ne pas croire, de vivre comme ils l’entendent. »

L’auteur d’Un racisme imaginaire (Grasset) conclut ainsi sa tribune :

« L’Histoire retiendra que, face à la Peste verte, les islamo-poujadistes, de Mediapart à Alain Soral, du Bondy Blog et du NPA à Dieudonné, se sont prosternés comme leurs prédécesseurs du XXe siècle face au nazisme et au communisme. Dans notre belle République, les collabos aiment à se parer du masque des rebelles. »

https://fr.novopress.info/207788/pascal-bruckner-la-gauch...

LA BCE NOUS ANNONCE DES FAILLITES BANCAIRES À VENIR

Marc Rousset

Mis à part l’erreur grotesque de Macron dans la fusion Alstom/Siemens, tout va toujours très bien en matière économique selon les médias… Cependant, une dépêche du 27 septembre de l’agence Reuters, retransmise par l’AGEFI (Agence économique et financière), nous informe « que le secteur bancaire européen est surdimensionné et pourrait avoir besoin d’une cure d’amaigrissement, probablement à travers des fusions ou des fermetures ».

Ces propos ont été tenus par madame Danièle Nouy, qui n’est autre que la responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne. Et d’ajouter : « Au final, il semblerait que le secteur bancaire européen soit devenu trop gros. Et nous pouvons en voir au moins l’une des conséquences : de nombreuses banques dans la zone euro ne gagnent pas leurs coûts du capital. Il semble que beaucoup trop de banques se font concurrence pour attirer des clients. Il y a de bonnes chances que la taille du secteur bancaire doive en effet diminuer. » Propos de vérité mais propos lénifiants de haut fonctionnaire européen qu’il importe de traduire aux Européens : ça va « barder » dans le secteur bancaire, des faillites sont à venir.

Il suffit de voir la vérité en face et d’écouter son bon sens : pourquoi la directive BRDD de l’Union européenne qui permet de chypriser et de ponctionner les comptes des clients ? Pourquoi la loi Sapin 2, qui permet de bloquer les comptes de l’assurance-vie s’il n’y a pas des dangers imminents ou des risques d’incendie un de ces jours prochains à la demeure ?

Les premiers feux annonciateurs se sont, en fait, déjà subrepticement déclarés : la Deutsche Bank qui a été sauvée par des fonds d’investissement des pays du Golfe, des rumeurs de rachat de la Commerzbank par la BNP, le rachat de deux banques vénitiennes par Intesa Sanpaolo avec 4.000 suppressions d’emplois et 17 milliards d’euros d’engagements pour l’État italien, le sauvetage de Monte Paschi avec sa perte abyssale de trois milliards d’euros, les 350 milliards d’euros de créances douteuses dans les actifs des banques italiennes.

En Espagne, Banco Popular avait renforcé à trois reprises son capital pour cinq milliards d’euros et cela n’a pas empêché son sauvetage en hâte par Banco Santander. Et voilà que maintenant, nonobstant les problèmes en Catalogne qui augmentent les risques économiques, bancaires et financiers, on parle de Liberbank comme d’une nouvelle banque en difficulté ! Or, Liberbank, créée en 2011, n’est rien d’autre que le mariage forcé de trois « cajas » (banques d’épargne) : Cajastur, Caja de Extremadura, Caja Cantabria. Le titre, qui valait encore 1,7 euro à fin août, ne vaut plus aujourd’hui que quelques centimes.
 
Quant à la Grèce, pays en faillite qui ne tient que par des prêts nouveaux européens, son système bancaire détient des titres de la dette souveraine grecque, ce qui fait que les banques grecques seraient immédiatement en faillite si l’État grec devenait insolvable.

Le comble, c’est le Crédit agricole, qui a fait une expérience catastrophique en Grèce et a essuyé de très lourdes pertes pour se retirer à tout prix de ce pays. Attiré par l’appât du gain, il recommence la même erreur en Italie ! Il vient d’acheter, le 29 septembre 2017, trois caisses d’épargne italiennes pour 130 millions d’euros après que le Fonds interbancaire de garantie des dépôts italiens a décidé de prendre à sa charge trois milliards d’euros de créances douteuses.

C’est Napoléon qui disait : « L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. »

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Beaumarchais, Au coeur de l'histoire avec Franck Ferrand

06:17 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |