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07/05/2018

Et si le président des Français parlait en français?

En déplacement, comme récemment aux Etats-Unis, le président français parle de moins en moins français…

Le président Macron, lors de son récent déplacement en Corse, s’est rendu devant l’assemblée territoriale et leur aura livré un vibrant discours, très applaudi, en ces termes:

Damaschi, Hè un unori per a Francia, per i populi francesi è per mè, per esse ricivutu in stu santuariu di a demucrazia, induve hè scritta bona parti di a storia di i Corsica.

Que retenir également du séjour du président de la République française (faut-il le rappeler ?) aux Etats-Unis d’Amérique ? Les désaccords sur le fond (nucléaire iranien, accord de Paris, taxes douanières…) ou les accords sur la forme (embrassades, cadeaux symboliques, respect mutuel…) ?

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Michel Drac : Macron - Trump : entre coup de com' et coup de grâce

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Rencontre au somment entre Emmanuel Macron et Donald Trump. La première visite d'Etat du président américain se déroule dans un contexte explosif. Guerre en Syrie, guerre au Yémen, guerre économique et terrorisme, les crises se multiplient partout dans le monde. La propagande médiatique bat son plein. Sur chaque théâtre, une véritable partie d'échec se joue. Les alliances se font et se défont au gré des intérêts avec le soutien des médias. Qui tire son épingle du jeu, qui sont les grands perdants ? Où se situe la France dans tout ça ? Voilà quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre avec Michel Drac, éditeur et auteur de Voir Macron, aux éditions Le Retour aux Sources. Retrouvez un autre numéro du Samedi Politique avec Michel Drac: https://www.tvlibertes.com/2017/12/16... ¨
Paralysie contagieuse
Dans certains secteurs ce sont huit mois de retard. Les géomètres, les cabinets d''études, les cabinets d'avocat, les hôpitaux sont convaincus que la puissance publique ne sait plus comment faire sans directives, sans compétences, sans budget. Alors elle paralyse tout le monde.
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Nous ne voulons pas de leurs « valeurs », qu’ils ne cessent eux-mêmes de bafouer

Chronique de Paysan Savoyard (n°199 – mai 2018)

Les dirigeants du Système et leurs principaux serviteurs et obligés, politiciens, journalistes, intellectuels, juges et hauts-fonctionnaires, brandissent à tout propos les valeurs dont ils se réclament et dont ils proclament l’universalité : démocratie, liberté, égalité, laïcité… C’est sur ces valeurs qu’ils fondent leur légitimité : ils se présentent comme leurs défenseurs, leurs hérauts, leurs boucliers face à tous ceux, réactionnaires, populistes et nostalgiques de l’identité rancie, qui veulent « ressusciter les vieux démons ».

Dans la réalité les tenants du Système violent au quotidien ces « valeurs républicaines » qu’ils portent en étendard. Jamais depuis la révolution française le pouvoir n’avait à ce point mis en avant les principes et les valeurs. Jamais depuis cette même période il ne les avait à ce point piétinées.

  • Ils glorifient la démocratie et organisent l’invasion de l’Europe sans avoir jamais demandé l’avis de la population

Le Système se revendique hautement de la démocratie. Il se comporte dans la réalité de façon parfaitement tyrannique.

C’est ainsi que les gouvernements successifs, réputés démocratiques, se gardent bien de consulter le peuple sur les sujets cruciaux, refusant toute démocratie directe. Lorsqu’en 2005 ils ont par exception organisé un référendum sur l’Europe et que contrairement à leurs prévisions leur projet a été repoussé, ils sont passés outre et ont appliqué tout de même les dispositions qui venaient d’être rejetées.

Ces gouvernements soi-disant démocratiques ainsi engagé la politique d’immigration massive, décisive pourtant quant à ses conséquences à court et long terme, sans consulter la population. Mieux, ils la poursuivent et l’accentuent alors qu’ils savent parfaitement, au vu des études d’opinion unanimes depuis plus de vingt ans, que la population y ait majoritairement opposée.

Les élites européennes veulent aujourd’hui contraindre et punir des dirigeants librement et largement élus, tels les gouvernements hongrois et polonais, accusés de ne pas respecter « les valeurs européennes et l’Etat de droit ».

C’est là également l’un des aspects du comportement antidémocratique des élites Systémiques : des instances non élues, les juges d’une part, les organes de l’Union européenne d’autre part, viennent borner et réduire les marges de manœuvre des pouvoirs issus de l’élection. Il est piquant de remarquer que ces instances non élues s’appuient elles-mêmes sur les « valeurs », qu’elles dénomment « Etat de droit », pour limiter et encadrer la démocratie. 

  • Ils célèbrent la liberté et font taire les dissidents

Les porte-paroles du Système affirment défendre et promouvoir la valeur fondamentale de la liberté. Le Système ne cesse pourtant de restreindre la liberté d’expression et de durcir les lois destinées à réduire les dissidents au silence, au nom de la lutte contre la haine. On enregistre par exemple ces jours-ci une nouvelle condamnation d’E. Zemmour ou encore la fermeture du compte Facebook du mouvement Génération identitaire (voir cette chronique).

De même le Système met en place différents mécanismes autoritaires et de coercition visant à imposer sa vision du monde (les quotas, la discrimination positive…). Les lois anti-discrimination interdisent ainsi désormais de choisir librement son employé, son collaborateur, son locataire ou l’acheteur du logement que l’on met en vente. Avec des dispositifs comme celui de loi SRU ou de la politique de « mixité scolaire », le Système cherche en particulier à imposer à tout le monde la cohabitation avec les immigrés.

Surtout le Système fait entrer par millions des immigrés qui viennent ruiner la première des libertés dont les Français de souche disposaient jusque-là : la liberté de vivre en sécurité et d’aller et venir en toute sérénité.

  • Ils promeuvent l’égalité et enrichissent les riches comme jamais

Les partisans du Système mettent en avant l’égalité, leur valeur républicaine la plus cardinale. Dans la pratique, les politiques mises en œuvre par le Système depuis plus de quatre décennies (mondialisation, délocalisations, travail détaché, immigration, dumping fiscal…) ont pour objectif et pour effet d’enrichir la classe dirigeante comme jamais dans l’Histoire. Dès lors les écarts ne cessent de se creuser avec la majorité de la population, classe moyenne et salariés de souche, en voie de précarisation et de déclassement.

Remarquons que les tenants du Système anonnent sans relâche le mot d’égalité tout en affichant à l’égard des électeurs « populistes » et « extrémistes », qui appartiennent majoritairement aux couches populaires, le mépris le plus ostensible.

Les tenants du Système, cela va sans dire, s’arrangent pour se tenir eux-mêmes à l’écart de l’immigration qu’ils organisent. Celle-ci introduit dès lors une nouvelle source d’inégalités majeures entre ceux qui disposent des moyens financiers permettant de s’en protéger et ceux qui n’ont d’autre choix que de la subir.

  • Ils révèrent la laïcité et installent l’islam en France

Les tenants du Système célèbrent et révèrent la laïcité, condition disent-ils de la liberté d’opinion et de la paix civile.

Ils font pourtant entrer en Europe par millions des immigrés, pour la plupart musulmans, à qui la notion de laïcité est radicalement étrangère. Envers ces immigrés une fois installés et envers leur religion, le Système multiplie les concessions et les « accommodements raisonnables » en contravention avec son principe de laïcité (construction de mosquées, halal, tenue vestimentaire…). Dans un registre comparable, on notera que le Système ne cesse de brandir les droits des femmes comme ceux des homosexuels, tout en important en masse des immigrés qui, lorsqu’ils auront le pouvoir, voileront les femmes et tabasseront les homos.

Le concept de laïcité est en réalité depuis deux-cents ans un prétexte et un paravent pour la politique républicaine d’hostilité à la religion catholique. Pour les laïcs militants, la montée en puissance de l’islam a l’intérêt de damer définitivement le pion du catholicisme. Quant à l’Eglise, les laïcs la tolèrent désormais, dès lors qu’elle est devenue insignifiante et qu’elle s’est alignée en tout point sur les dogmes républicains, à commencer par l’immigrationnisme.

**

Les « valeurs républicaines », qui au demeurant n’ont rien d’universel, ne sont selon nous rien d’autre que des illusions, des leurres, des fausses pistes : nous y reviendrons (voir déjà cette chronique).

Les valeurs morales véritables ne sont pas là où la république les désigne : parmi les principales citons l’honnêteté, le souci de la vérité, la volonté de ne pas nuire à autrui, le respect des générations qui ont précédé et de celles qui suivront…. Ces valeurs fondamentales, les tenants du Système les violent sans relâche. Ils mentent. Ils sont hypocrites. Ils sont amoraux. Ils sont nihilistes. Ils sont d’un égoïsme absolu. Et surtout ce sont des traîtres.

Ils trahissent tout. Leurs promesses. Leur parole. Leurs électeurs naïfs. Ils trahissent les peuples européens. Ils trahissent le passé et ils trahissent l’avenir. Comme nous avons voulu ici le montrer, ils ne cessent même de trahir leurs propres « valeurs ».

Terminons sur cette remarque. Ces valeurs républicaines, ils les piétinent sans chercher à le dissimuler. En se réclamant sans cesse de principes qu’il viole grossièrement, le Système procède de façon provocatrice. Ce n’est pas par hasard. Cette attitude de provocation a un but : elle est un élément de son pouvoir. Abasourdi par tant d’impudeur, le peuple prend conscience de ce que le pouvoir qui le domine est arbitraire et qu’il ne reculera devant rien pour rester en place et parvenir à ses fins : le Système parvient ainsi à susciter la crainte et la résignation. Le viol de ses propres valeurs est pour le Système un instrument de son pouvoir totalitaire.

https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/

Agression contre Robert Ménard : le portrait d'une gauche agonisante dont le seul argument est la violence

De Jean-Jacques Edard, président du mouvement "Pour la France", qui avait invité Robert Ménard à St André :

"Quand il n'y a plus rien à prouver, qu'il n'y a plus d'intelligence, alors surgissent l'insulte, le mensonge, la violence et la brutalité, de véritables animaux sauvages en meute hurlante pour s'attaquer à un homme petit par sa taille mais grand par son parcours, son charisme et ses analyses.

A St André de Cubzac c'est avec une grande tristesse que j'ai vu des élus et non des moindres haranguer quelques excités venus d'on ne sait d'où... Elu local moi-même, je pensais que notre rôle était avant tout de rechercher l'apaisement , la conciliation, la qualité de vie dans cette mosaïque que composent nos villages, nos hameaux, notre territoire. Nous ne pensons pas tous pareil mais nous sommes voisins et vivons côte à côte.

Ce samedi 5 mai à 14h, quelle stupéfaction de voir un directeur de CFM (centre de formation multimétiers) participer physiquement à l'agression de Robert Ménard. Je pensais que cet homme chargé d'accompagner la formation de nombreux adolescents avait un devoir d'exemplarité... que nenni... il était parmi les plus virulents, les plus violents promoteurs de haine. Que doit-on penser de son rôle dans cet établissement ?

Un ancien député... contesté par ses anciens amis... était-il là par amertume de voir que son parti se déchire et perd pied... peut être pensait-il que cette violence referait l'union qu'il n'a pas su préserver... ? Des maires et des adjoints restés passifs devant la violence sans comprendre que ces actes ne pourraient que noircir l'image qu'ils ont dans ce territoire. Heureusement, ils ne portaient pas l'écharpe tricolore... ils l'auraient déshonorée. Voilà le portrait d'une gauche agonisante dont les seuls arguments aujourd'hui sont, la violence et le coup de poing mais surtout en meute contre un homme seul... quel courage... ! Quel avilissement … ! Sont-ils seulement venu écouter Robert Ménard une fois... ? non..., ils l'ont désigné comme ennemi à abattre pour focaliser l'attention des quelques sympathisants qui leur restent afin de ne pas exposer le vide sidéral de leur programme.

Ce 5 mai Robert Ménard n'était pas accompagné de gardes du corps, contrairement à ce qu'écrit une certaine presse, car parmi nous, personne n'imaginait que malgré quelques articles de journaux agressifs, les responsables locaux, élus et forces de l'ordre pouvaient laisser une telle situation dégénérer ainsi. Ancien militant LCR, (Ligue Communiste Révolutionnaire) et P.S. (Parti Socialiste), Président de Reporter sans Frontières, Robert Ménard nous confiait alors que c'était la première fois qu'il subissait une telle agression physique … triste spectacle d'un lynchage..., quelle image accueillante de la Haute Gironde, quelle promotion pour notre territoire à ajouter maintenant au tableau avec les évènements de Tolbiac, du premier mai, de la zad de n.d.l., etc..., magnifique promotion...

DSA (Demain St André) avait invité ses sympathisants dont nombres de retraités bien loin d'arriver en treillis mais seulement venus pour écouter et débattre démocratiquement de sujets d'actualité. Ce fut une superbe conférence. Robert Ménard nous a confirmé qu'il reviendrait quand nous l'inviterons car c'est avant tout la démocratie qui doit dominer et non la sauvagerie, la dictature de gauche comme elle a déjà existé dans de nombreux pays. D'autres intervenants viendront en haute Gironde dans les semaines et les mois à venir car l'expérience initiée localement redonne aux électeurs le pouvoir de s'exprimer au delà des partis et montre qu'elle suscite beaucoup d'intérêt, il est de notre devoir de ne pas laisser cette gauche sectaire et violente étouffer la libre expression de chacune et chacun d'entre nous."

Michel Janva

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Mai 68 : La jeunesse en révolte [1]

Crédits : Jacques Marie / AFP

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Parmi la masse des Français qui se souleva en Mai 68 se détache un sous-groupe en particulier : les jeunes. Ils sont nés dans l’immédiate après-guerre, au moment du baby-boom. En 1968, 34 % des Français ont moins de vingt ans. Indéniablement, la classe d’âge des baby-boomers est la « génération 68 ». Son poids démographique important a contribué de manière décisive au déclenchement de cette mobilisation populaire dont le point culminant fut atteint lors de la troisième semaine de mai, quand sept millions de salariés se mirent en grève.

Jean-François Sirinelli note que « les baby-boomers ont fourni la plus grande partie de ces piétons de mai venus parfois sans grande imprégnation idéologique préalable autre que cet antiaméricanisme diffus mais donnant à ce mouvement sa densité et donc sa visibilité historique en le faisant sortir de son essence jusque-là groupusculaire. »[1] Ce qu’il faut souligner, c’est que cette « génération 68 » a une culture propre, une culture-jeune, ambivalente dans le sens où elle est à la fois teintée d’antiaméricanisme et pleinement américanisée. 

La libération d’une culture-jeune 

On peut observer « la naissance et le développement d’une culture adolescente au sein de la culture de masse, à partir de 1950. »[2] Les adolescents français des années 1950 ont ainsi été conditionnés « par les films américains et les héros se révoltant contre le monde adulte, incarnés notamment par Marlon Brando (L’équipée sauvage de 1954) et James Dean (À l’Est d’Eden et La fureur de vivre, de 1955. […] La culture adolescente est ambivalente, car elle participe à la culture de masse mais veut aussi s’en différencier. Elle consomme une grande quantité de violence imaginaire, dans un effet de catharsis. »[3]

En Mai 68 la violence reçue de manière diffuse depuis les écrans de cinéma rejaillit en sens inverse. Les influx graduellement intériorisés sont soudain expulsés à l’occasion d’un grand carnaval où l’on mime la violence plus qu’on ne la commet. Mai 68 est une insurrection parodique, un simulacre de révolution, une fête cathartique contre l’âge adulte, contre le vieil ordre moral, contre aussi l’entrée imminente dans le monde du travail, lieu de réification de l’homme où tel une marchandise il offre son temps, vend ses compétences.           

Cette jeunesse en révolte est naïve car elle est animée d’un élan contestataire venu tout droit des États-Unis. Or son ressentiment, elle le porte en partie contre ce pays. Il y a à la fois attraction et répulsion. L’instrument principal dusoft power américain est précisément le cinéma. Hollywood est le ressort de sa performativité auprès des jeunes français. Il leur est de plus proposé tout un dispositif d’objets venu des États-Unis, cœur nucléaire de l’innovation en matière de production de moyens opérants de séduction. Le fétichisme de la marchandise agit sans relâche auprès de la jeunesse. Elle ne reste pas insensible aux juke-box, flippers, posters, bowlings, etc., qui remplacent « le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l’enclume, le cavalier et son cheval, dont la queue est un sifflet » du « Joujou du pauvre » de Charles Baudelaire (Le Spleen de Paris, 1869) – frappés d’un coup d’obsolescence –, et qui agrémentent, par leur degré élevé de sophistication, leur vie quotidienne caractérisée par un temps de loisirs conséquent. Entre 1948 et 1955, le chiffre d’affaires de l’industrie du jouet est multiplié par 3,5. 

Le « génération 68 », âgée de seize à vingt-quatre ans, représente « plus de huit millions d’individus, précisément 16,1 % de la population. »[4]. C’est un marché qui représente un grand intérêt pour les entreprises. Les jeunes sont une cible de choix : les « illustrés » qu’éditent Artima et Impéria sont tirés à 150 000 exemplaires. Ils ont généralement des noms américains : Banko, Johnny Texas, Choc, Garry, Bottler Britton, Jim Canada, Cassidy ou Kiwi. Ils mêlent à l’univers du western les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale.

En outre, la « génération 68 » est une « Dr Spocksʼs generation ». En 1946 le médecin américain Benjamin Spock publiait un livre sur l’éducation des enfants. Son « mot d’ordre était aussi simple que lapidaire : ʽʽenjoy your babyʼʼ, en d’autres termes les parents devaient profiter de leur bébé sans être dessaisis de leur rôle, par les médecins, et les bébés devaient être élevés dans un climat de liberté, sans réelles contraintes. Les principes de base étaient la tendresse et l’attention, les mères se retrouvaient plus encore qu’auparavant au cœur du dispositif, actrices principales de l’éducation du bébé puis de l’enfant, et chargées implicitement de faire rimer éducation et libération. »[5]

L’ouvrage est traduit de l’anglais en 1952 sous le titre Comment soigner et éduquer son enfant par les éditions Marabout. Il connaît un succès tel qu’elles le rééditent en 1953, 1957 et 1959. C’est un véritable phénomène de société dans une époque où « les nouveau-nés ont bien été des enfants-rois, car ils incarnaient le futur, au sortir d’années éprouvantes. »[6]

Années, même, pourrait-on ajouter, d’épouvante. Les souffrances et les privations de la guerre ont fait naître un esprit permissif, une inclination pour le « laissez-passer, laissez-faire » cher à Vincent de Gourny, mais élargi à la vie de tous les jours, aux mœurs et non seulement à l’économie politique.   (Dossier à suivre)  • 

[1]  Jean-François Sirinelli, Mai 68. L'événement Janus, Paris, Fayard, 2008, p. 57.

[2]  Michelle Zancarini-Fournel, Le Moment 68. Une histoire contestée, Paris, Seuil, 2008, p. 44.

[3]  Idem.

[4]  Jean-François Sirinelli, op. cit., p. 94.

[5]  Ibid., p. 112.

[6]  Ibid., p. 113. 

Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Les chantiers de Poutine - Journal du Lundi 07 mai 2018

7 Mai 1954, chute de Dien Bien Phu face la barbarie communiste

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Le 7 mai : à l'annonce de la chute de Dien Bien Phu, tous les députés se sont levés ... sauf les communistes. Sur 10 000 prisonniers, seulement 3 200 reviendront vivants des camps de la mort viet-minh.

Michel Janva

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18:29 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

[Vidéo] Fake news, désinformation et Union européenne

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Le Brexit, l’élection américaine, l’affaire Cambridge Analytica ont dévoilé des pratiques d’influence jusqu’alors inconnues sur les réseaux sociaux.

Pour en débattre, Rachel Marsden de Radio Sputnik recevait François-Bernard Huyghe, spécialiste de communication et de cyberstratégie à l’IRIS.

Un CRS qui a témoigné contre le Système serait interné administrativement d’office dans un hôpital psychiatrique ?

Ce qui justifie principalement la présentation de ces vidéos sur MPI, c’est l’internement de M. Granié. S’agit-il réellement d’un internement politique et donc abusif ainsi que l’annonce M. Fiorile ? l’hôpital psychiatrique où il est détenu est-il bouclé et pourquoi ? S’il s’avérait qu’un homme se retrouvait interné par mesure administrative à la soviétique, cela serait très grave et confirmerait la dérive autoritaire du régime d’Emmanuel Macron… Même si tout est possible dans cette République issue de la Révolution de 1789, cela ne signifie pas que cela ne soit pas plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, cette information n’est donc transmise qu’à titre de renseignement, ne pouvant être corroborée, en l’état. En effet, nous ne disposons pas d’autres renseignements que ceux transmis par le Conseil National de Transition et par Eric Fiorile (ci-dessus à côté du CRS Marc Granié), son chef de file, qui se définit comme son porte-parole. Celui-ci dit citer des articles qui seraient parus dans la plupart des pays du monde à propos de la manifestation du CNT d’hier à Paris, -qui n’a, semble-t-il, été mentionnée nulle part dans les gros médias- mais il ne présente aucun document concret pour établir la réalité de tels articles. Néanmoins, il y a matière à s’interroger alors qu’une dérive de la liberté d’opinion semble s’accentuer. Voir également les deux vidéos de la manifestation du 5 mai 2018 ci-après.

Le témoignage de ce CRS est toujours en ligne sur youtube, alors que son auteur aurait été interné brutalement à la soviétique, tel qu’expliqué par Eric Fiorile qui s’exprime dans la vidéo ci-dessus.

Ce qui ne manque pas de donner à réfléchir ce sont les tentatives de museler de puissants médias comme  Russia Today et Sputnik, ces médias russes qui ne versent pas dans la Macrolâtrie propre aux autres médias du Système. On sait par ailleurs que certains médias français ou américains ont été écartés pour n’avoir pas voulu modifier des interviews d’Emmanuel Macron à la demande de son cabinet, on sait aussi que les autorités françaises ont décidé de s’attaquer aux « fake news » (fausses nouvelles) par voie législative,  mais si on en juge par les faits, seules les nouvelles qui ne font pas l’affaire du gouvernement seraient pourchassées, tandis que les gros médias n’ont jamais autant menti en toute impunité ainsi que le dénonçait il y a quelques jours seulement Marine Le Pen… L’affaire du bombardement de la Syrie sous prétexte d’attaques chimiques sans attendre les résultats de l’enquête de l’IOAC (ONU) est éloquente à ce sujet.

Étrangement, le site du Conseil National de Transitionne s’ouvre plus ce matin sur Google ? Ce dont la capture d’écran ci-dessous témoigne. Voire plus bas les deux vidéos de la manifestation du 5 mai.

Voici, pour compléter le peu d’informations contradictoires que j’ai pu trouver sur le sujet, comment en juillet 2015, ce mouvement était présenté par un article du Figaro. Le Monde fait écho au Figaro en ce mois de juillet 2015 avec pour titre: Le 14 juillet, nouveau grand soir des complotistes.

Depuis ce 14 juillet 2015, je n’ai trouvé aucun article de gros médias, dédié à ce mouvement qui, semble-t-il, n’a pourtant cessé de grossir.

Ci-dessous deux vidéos enregistrées au cours de la manifestation du CNT du 5 mai 2018, une manifestation qui, apparemment, n’a été couverte par aucun gros médias, alors que celle de la Fête à Macron de Mélenchon était dans toutes les télévisions mainstream et répercutée à grand renfort d’annonces télévisuelles et autres, le franc-maçon Mélenchon qui bénéficie de toute l’attention des médias de grand chemin, étant intronisé comme l’opposant principal à Emmanuel Macron alors que les sondages le placent loin derrière Marine Le Pen …

La manifestation était-elle non autorisée ainsi qu’il a été dit ? Mais les zadistes ne se gênent pas pour manifester et tout casser, y compris du policier, et cela n’a jamais arrêté la presse… Des positions carrément insurrectionnelles ont été tenues par les blak blocks, avec menaces de mort contre les autorités, sans qu’à notre connaissance personne n’ait été interné d’office en hôpital psychiatrique… Une manifestation de personnes courageusement non masquées, contrairement à d’autres…

Cette affaire est donc soumise à votre sagacité, telle qu’elle, sans prétendre faire le tour de la question qui est impossible à vérifier en l’état, n’ayant pas d’autres renseignements que ceux transmis par le CNT lui-même. Dans l’attente de plus amples données, cette information n’est donc transmise qu’à titre de renseignement et n’engage qu’Éric Fiorile [et le CNT] qui prend la parole dans les deux vidéos ci-dessous. La seule information parfaitement établie est la manifestation du 5 mai du CNT qui a rassemblé quand même pas mal de monde au vue des vidéos (quelques centaines ? Voire quelques milliers?) et qui a mobilisé beaucoup de policiers.

Cela ne signifie pas non plus que MPI s’associe aux opinions exprimées, ni d’ailleurs qu’elle les réfute.

Ainsi que l’a fait Marc Granié, je m’étais interrogée en janvier 2015 sur Le curieux suicide d’un commissaire chargé de l’affaire Charlie Hebdo (Attentat islamique du Bataclan)– Dossier classé et inaccessible à sa famille !

http://www.medias-presse.info/un-crs-qui-a-temoigne-publiq...

Condamnation d’Eric Zemmour : Le Monde invente un délit d’islamophobie

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Le journaliste et polémiste Eric Zemmour a été condamné par la Cour d’appel de Paris à une amende de 5000 euros pour provocation à la haine religieuse.

L’article du Monde titre lui sur une condamnation en « islamophobie ».

Il n’existe pourtant aucun délit d’islamophobie dans le Code pénal, on n’est jamais condamné pour une peur, mais pour un acte ou une exhortation. Sur le fond, cette affaire concerne des propos tenus en 2016 sur le plateau d’une émission de télévision qui selon la Cour justifient des discriminations et prennent les musulmans dans leur globalité. Il y évoquait notamment une « invasion » des musulmans, et la nécessité pour ceux-ci de faire un choix entre leur religion et la France. On lui reproche également d’avoir évoqué une islamisation de certains territoires de banlieue, en prenant pour exemple la pratique massive du port du voile.

En revanche, la cour a jugé que des propos qui lui avaient valu une condamnation en première instance ne tombaient pas sous le coup de la loi.

Notamment celui portant sur l’idée que « tous les musulmans » considèrent les terroristes comme de « bons musulmans ». Selon les juges, il n’y a pas dans ces propos d’incitation à la haine. Or, l’élément qui constitue le délit doit être clairement un appel ou une exhortation. Les poursuites contre Zemmour avaient été engagées par l’association EuroPalestine, à qui Eric Zemmour devra verser un euro symbolique, en plus de s’acquitter des frais de justice.

La Cour de cassation a récemment annulé une autre condamnation du polémiste pour le même motif.

Dans un journal italien en 2014, Eric Zemmour avait effectivement déclaré que le Coran était le « code civil des musulmans ». Selon la Cour, cette décision était insuffisamment justifiée, et a renvoyé l’affaire devant les premiers juges.

Si la liberté d’expression paraît de plus en plus corsetée, il n’existe toujours pas pour le moment de délit d’islamophobie, sauf dans les rédactions de certains médias.

https://fr.novopress.info/

DE L’EUROPE FÉDÉRALE AU GOUVERNEMENT MONDIAL (Jean Goychman)

Emmanuel Macron ne nous dit pas tout. Il borne volontairement l’horizon de ces discours à celui de l’Union Européenne. C’est dans la logique des choses. L’Europe s’est construite depuis le départ sur du « non-dit ». On nous a vendu le produit sans nous dire à quoi, dans la réalité, il allait servir. C’est ce manque de transparence qui est un des facteurs principaux de la désaffection des peuples envers cette entité qui leur inspire une certaine méfiance. À la longue, elle se transforme en défiance. Bien sûr, c’était difficile de dire de-but-en-blanc que la construction européenne visait à la création d’une Europe intégrée dans laquelle les peuples allaient perdre leur souveraineté et voir disparaître les États-Nation qu’ils avaient souvent mis plusieurs siècles à construire.

La destination doit rester secrète

Ne pouvant affronter, il a fallu « contourner ». C’est ce qui explique les différentes phases du discours de propagande dans lequel les arguments se sont succédé au fil du temps. Néanmoins, le petit peuple a fini par s’apercevoir que quelque chose ne « tournait pas rond » dans cette mécanique qu’on voulait leur imposer par petites touches successives. Car l’ambiguïté s’était généralisée comme mode de communication. Bref, on nous faisait de la réclame pour l’Europe sans nous dire à quoi elle allait servir. La conclusion est toujours la même : quelle que soit la raison invoquée, nous devons nous unir. Pris indépendamment, nous sommes trop petits, nous ne comptons pas, seule la masse compte…

Si on n’est pas « pour », on est « contre »

Et ce discours est le même depuis plus de quarante ans. Vous remarquerez que personne ne s’aventure dans le fédéralisme où l’intégration, termes considérés non-politiquement-corrects en ce sens évident que les peuples risqueraient de comprendre. On nous dit simplement « il faut plus d’Europe », ce qui ne veut strictement rien dire. Et pour cause ! Cela laisse une porte ouverte à des interprétations différentes, voire divergentes… Encore la technique du contournement !

Plus vicieux encore est le manichéisme des partisans de l’Europe fédérale. Si vous n’êtes pas pour l’Europe (la leur) vous êtes donc contre l’Europe.

C’est de la manipulation mentale.

« L’Europe des Nations » : tabou

Tout le monde sait, au moins depuis de Gaulle : il existe deux façons totalement différentes de construire l’Europe (tout comme il existe toujours plusieurs façons de s’associer pour réaliser un projet).

Les différents pays constituant l’Union Européenne sont tous des « États-Nation ». À la base, il y a unpeuple avec un territoire et un système qui s’appelle l’État chargé d’administrer les gens à l’intérieur de ce territoire. C’est par la volonté de ce peuple souverain qu’est né cet État, du moins dans la plupart des cas.

La première question à laquelle les peuples européens auraient dû répondre est : « voulez-vous, dans le cadre d’une Union avec vos voisins européens, conserver votre souveraineté ou bien préférez-vous un État supranational qui exercerait une partie de cette souveraineté à votre place ? »

N’éclairons que ce qui doit être vu

Or, cela ne doit rien au hasard.

L’Europe devait être construite d’une façon telle que, le moment venu, son extension puisse se faire sans limite aucune. Une Europe « confédérale », dans laquelle chaque État (et surtout chaque Peuple) aurait conservé sa souveraineté, aurait condamné le projet que les banquiers internationaux avaient la ferme intention d’imposer depuis des décennies. De Gaulle, dans une conférence de presse de 1962, émettait l’hypothèse que le « fédérateur » du projet de l’« Europe intégrée et supranationale » ne soit pas lui-même européen…

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Paris samedi 12 mai • Colloque Mai 68 et le Bien Commun : utopies, échecs et perspectives

Samedi 12 mai, Forum des Halles, 5 rue de la Croix Nivert, 75015 PARIS, de 14 h à 18 h

Mai 68 et le Bien Commun : utopies, échecs et perspectives 

Mai 68, c'est la volonté utopique de tout recommencer à zéro, avec comme conséquences ironiques l'enterrement du marxisme et l'exaltation du consumérisme. L'utopie a accouché de Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, et la gueule de bois dure depuis 50 ans. Les révolutionnaires travaillent le dimanche dans les supermarchés tout en rêvant de GPA.

Mais Mai 68, c'est aussi l'idée d'un bien commun à tous, d'une société à refonder totalement. L'intuition était juste, les chemins désastreux : n'est-il pas temps de retrouver l'intuition et de sortir le politique de l'ornière de l'économique, de faire en sorte que la société ne soit plus une machine à jouir et donc à asservir ? 

Programme

I. Redéfinir le Bien Commun : 50 ans à revisiter

II. Internationalismes, nations et populismes

III. Mai 2018 : 6 chantiers, 6 [contre] révolutions

IV. Réinventer demain 

Librairie de Flore

Le stand de la Librairie de Flore vous proposera une réduction de 10% pour tout achat, sur présentation de votre carte d'adhérent 2018. 

Tarifs

Pour assister au colloque : 10 euros

Pour assister au colloque et au banquet qui suivra : 25 euros

Pour vous associer au développement de l'Action française, vous pouvez choisir le tarif « soutien » : il vous donne la possibilité de choisir le montant de votre participation !

Inscriptions ICI

Le dimanche 13 mai à 10 h, 100ème cortège de Jeanne d'Arc  

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http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Robert Ménard agressé par des gauchistes dans la Gironde

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DE SYNTHÈSE NATIONALE CLIQUEZ LÀ

 

Le Samedi Politique avec Alain Juillet (ex-DGSE) : Guerre économique : Qui a désarmé la France ?

L'agression de Robert Ménard, passée sous silence

Les médias militants avaient été plus larmoyants avec NKM l'an dernier :

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Ne pas évoquer l'agression contre le maire de Béziers, c'est finalement inciter la gauche fasciste à commettre des violences contre les patriotes...

A Angers, les tenanciers du bar associatif l'Alvarium ont été agressés par une vingtaine de personnes. L'un d'eux est à l'hôpital. Auparavant, le Courrier de l'Ouest avait fait un reportage sur cet établissement :

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Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Réinfo, le mag du Parti de la France de cette semaine

Des églises en Arabie Saoudite ?

6a00d83451619c69e20224e0378ecd200d-800wi.jpgC'est ce qu'on lit ici et  :

"Pour la première fois de son histoire, l’Arabie Saoudite a signé un accord de coopération avec le Vatican pour construire des églises pour les citoyens chrétiens résidant dans le royaume.

L'accord, qui vise à inciter à la tolérance religieuse prévoit également la création d'un comité mixte de coordination composé de deux représentants des deux parties pour organiser les prochaines réunions. Le comité devrait avoir lieu une fois tous les deux ans et ses réunions seront alternées entre Rome et une ville choisie par la Ligue islamique mondiale, selon la presse saoudienne.

Cet accord a été signé par le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Cheikh Mohammed Ben Abdel Karim Al-Issa et le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican et le cardinal français de l'Église catholique Jean-Louis Tauran. Il a été conclu lors de la visite effectuée par le cardinal Tauran à Riyad du 13 au 20 avril."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La sucette publicitaire

La sucette est l’appellation d’un panneau publicitaire monté sur pied, de petit format, généralement lumineux et déroulant, qui a envahi les espaces urbains. 
     Cet objet a deux faces. Le versant éclairé et mobile est dédié à la publicité. Le versant caché, fixe et sans lumière, aux informations municipales. Nous constatons déjà que les mairies affichent sans complexe dans leurs villes la véritable hiérarchie des pouvoirs, à savoir que les grandes marques supplantent la démocratie
     La sucette qui, grâce à sa jambe unique, surgit n’importe où, est un objet aérien. Elle apparaît sans lien avec l’environnement. Sa présence interrompt les lignes du paysage. 
     Cette vocation de rupture se confirme dans ses mouvements saccadés. La lecture de la publicité est coupée par le mouvement qui remplace l’annonce par une autre. La cadence du changement empêche toute lecture paisible. Chaque publicité vient s’imposer comme une intruse à l’intérieur même de l’espace publicitaire. Ce permanent « pousse-toi que je prenne la place » peut illustrer la tension de la concurrence. La guerre économique serait si impitoyable que chaque marque ne disposerait que de quelques secondes pour tenter d’imposer son message. 
     Les mouvements brutaux des images dans la rue, associés à leur luminosité, dérangent, perturbent la vision globale du paysage et la tranquillité de la conscience du sujet. Il y a encore interruption
 
Même la pub part en sucette 
Les sucettes, éparpillées un peu partout dans l’espace public, ont une vocation de discontinuité. Que ce soit la vision panoramique, la tranquillité intérieure ou la lecture de l’affiche, tout est pareillement brisé. La publicité, qui ne respecte rien, ne se respecte même pas elle-même, à l’exemple d’un pervers qui se dégrade autant qu’il dégrade les autres
     Cette culture de l’irrespect est parfaitement habillée. La sucette est bien finalisée, avec des angles doux, une économie de formes, des matériaux lisses et brillants, à la manière d’un discours politiquement correct qui masque, sous des aspects polis et ronds, la malignité de ses intentions. 
     Le mécanisme de frustration qui enlève au lecteur le message même qui voudrait le piéger montre que les publicitaires ont pris le pouvoir sur les multinationales. Ils dépossèdent aussi bien l’usager que la grande marque. Par cette frustration, ils entretiennent, bien sûr, le manque qui fait consommer et servent, globalement, l’intérêt des grandes marques. Mais ils soumettent également les grandes marques, assujetties à leur dispositif diabolique, elles-mêmes brisées dans leurs vantardises par cette discontinuité automatique. 
     L’invention de la télécommande a permis au téléspectateur de zapper les publicités. Cette innovation a engendré la chute de la télévision de qualité, qui a dégradé ses émissions dans la terreur du changement de chaîne. Ce sont maintenant les publicitaires qui imposent à l’usager et aux marques leur propre zapping
     La sucette est un appareil électrique très simple, doté de néons et de rouages, mais dont l’apparence évoque un objet technologique sophistiqué, associant la consommation au progrès matériel. 
     Que pourrait nous confier la sucette si elle nous parlait sincèrement ? « Je suis l’objet de la rupture. Je brise la vision du paysage comme la lecture de la publicité. Je montre du rêve émietté, interrompu de réveils brutaux. Blasphémant à la fois la réalité et le rêve, je suis un pur parasite, inutile et offensant. Je me nourris à la fois des multinationales et des consommateurs, des bourreaux et des victimes. »
La Décroissance N°108

Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France :

MACRON À MÉLENCHON : MERCI, JEAN-LUC !

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Ne nous y trompons pas : samedi, c’était non seulement la « fête à Macron », mais aussi la fête « de » Macron. La balade de Mélenchon dans les rues de Paris entre l’Opéra et la Bastille ne pouvait, en effet, que combler d’aise le Président. Les appels à la convergence des luttes, à une nouvelle révolution – dans un contresens historique total d’ailleurs, le député de Marseille n’ayant pas hésité à rappeler que ce 5 mai était le 229e anniversaire de l’ouverture des États généraux de 1789, un événement qui était tout sauf révolutionnaire -, ne peuvent que faire peur à tous les Français qui veulent de l’ordre, c’est-à-dire que les voyous aillent en prison, que les trains soient à quai pour aller bosser le matin et rentrer le soir à la maison, et qu’on puisse se promener dans la rue sans craindre d’être agressé.

« Continue comme ça, Jean-Luc, ça me va impeccable », pourrait lui téléphoner Emmanuel Macron ! « Dis à tes copains de continuer à me brûler en effigie. Les bourgeois seront outrés et certains, après le 20 Heures d’Anne-Claire Coudray, se fendront même d’une lettre de soutien dans le courrier de La Croix ou de Ouest-France« .

De son côté, Mélenchon est heu-reux. Il peut continuer à faire sa diva – d’où, peut-être, le départ de l’Opéra -, refaire le match de 2017 en mauvais perdant qu’il est. Juché sur un bus à impériale, tel un drag queen de la Gay Pride, ça a une sacrée gueule, faut reconnaître ! BFM TV en boucle, évidemment. Un vrai succès d’audience. Le premier opposant de Sa Majesté, en quelque sorte. En 2022, il n’aura que 71 ans. À cet âge-là, de nos jours, on est un jeune homme, vous pensez. On doit bien pouvoir en faire un candidat accessible en finale. Et là, c’est le strike assuré, comme dirait Rachida Dati. Tiens, grand seigneur, on pourra même offrir à Pécresse un maroquin, celui de la dernière chance, car l’horloge, tant biologique que politique, tourne aussi, vous savez. Faudra quand même que Mélenchon tienne la distance. Et qu’il ne soit pas rattrapé par un truc qui s’appelle la réalité et qui rime, en l’occurrence, avec identité

Mais bon, en attendant, samedi, à Paris, c’était donc bien la fête de Macron. Merci, Jean-Luc !

Pratiquement au même moment, à 500 kilomètres de la capitale, à Saint-André-de-Cubzac en Gironde, un événement plus modeste, moins médiatisé – Anne-Claire Coudray ne l’a pas évoqué, faute de place, peut-être : l’agression de Robert Ménard par une bande d’extrême gauche, des « fascistes de gauche », selon les mots du maire de Béziers. Des élus socialistes, écologistes, MoDem et de La République en marche avaient appelé à manifester contre la venue de Robert Ménard, invité par une association d’élus d’opposition de Saint-André (commune tenue par les socialistes) pour parler de l’union des droites. Dans un communiqué, Edwige Diaz, conseillère régionale Front national, a estimé que « les assaillants ont été savamment agités par toute une caste politique aux abois », citant nommément un certain nombre d’élus locaux, socialistes, LREM, MoDem et même LR. « C’est donc avec un total sentiment d’impunité que les agresseurs s’en sont donné à cœur joie, sous les drapeaux de La France insoumise », déclare l’élue frontiste.

Au-delà du scandale que représentent cette agression et la mollesse de la réaction des pouvoirs publics – pour ne pas dire plus -, cet événement illustre parfaitement la connivence qui existe, de fait, entre La France insoumise, les socialistes, La République en marche et plus si affinités, lorsqu’il s’agit de « faire bloc » à ce qui ressemble à une droite qui n’a pas peur d’être de droite. Cela devrait faire un peu réfléchir tous ceux qui pensent que Macron incarne l’ordre et serait de droite.

http://www.bvoltaire.fr/macron-a-melenchon-merci-jean-luc/

06:10 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |