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Macron en 2017 : comme Balladur en 1995 ?
Pour mieux éclairer le phénomène Macron, il n’est pas inopportun de rappeler celui de son prédécesseur putatif…
Comparaison n’est, certes, pas raison et les rapprochements analogiques cèlent aussi leurs propres limites. Nonobstant, pour mieux éclairer le phénomène Macron, il n’est pas inopportun de rappeler celui de son prédécesseur putatif, l’étrangleur ottoman mieux connu sous le nom d’Édouard Balladur.
Car lui aussi voulait « faire bouger les lignes » et rassembler les « réformistes » des « deux rives ». Assez « social » pour complaire à la gauche et suffisamment « libéral » pour rassurer la droite. Ainsi, oint par la majeure partie des médias de l’époque, renforcé par des soutiens issus du troupeau des égarés en quête de notoriété ou d’investiture législative, il était désigné vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle par le quotidien vespéral de référence, Le Monde.
Ce qui le fit trébucher ? Une trop grande assurance, une campagne des plus brouillonnes et la gaffe d’un certain Nicolas Sarkozy, assurant alors qu’Édouard Balladur était fort « d’une coalition allant du CDS [les centristes d’alors, menés par Pierre Méhaignerie, NDLR] jusqu’au FN ». Quelques jours plus tard, la balladuromania médiatique s’inversa ; tout d’abord par une sévère une du défunt mensuel Globe, alors financé par Pierre Bergé, puis une « Chiracomania », à l’origine initiée en première page du Parisien par le même Pierre Bergé.
En ce domaine, Emmanuel Macron paraît avoir retenu la leçon et, pour une fois, semble réfléchir avant de parler. Il est vrai que, contrairement à Balladur, qui bénéficiait, on l’a dit, du soutien des médias dominants, ces derniers sont aujourd’hui autrement mieux verrouillés. Et pourtant…
Libération ne doit sa survie qu’au bon vouloir financier de Patrick Drahi – quelle ironie pour le journal maoïste fondé par Serge July, sauvé par François Mitterrand et cette social-démocratie européiste à juste titre honnie, avant de se faire racheter par la banque Rothschild pour, ensuite, tomber dans l’escarcelle de cette insubmersible arsouille –, mais il existe encore des journalistes qui, à défaut d’être irréductibles, font encore preuve de quelque trace d’esprit frondeur.
La preuve en est ce long papier recensant la prestation du candidat maison à « L’Émission politique » de ce jeudi dernier.
D’où cette appréciation : « Une prestation solide, confiante et à la fois déroutante – l’essence macronienne restant toujours aussi insaisissable. » On a connu compliment mieux tourné. Et de pointer l’incohérence d’Emmanuel Macron en matière de politique étrangère en général et des affaires syriennes en particulier : « Du flou macroniste à l’état pur. » Sur l’intervention de « l’invité surprise », François Ruffin, auteur du remarquable documentaire Merci patron, le journaliste commis d’office assure un service qu’on pourrait qualifier de « minimal », se contentant de citer cette seule phrase du candidat à dimension « christique » : « Je ne suis pas pour interdire les licenciements, car c’est la vie économique qu’il y ait des destructions et des créations. »
À mots couverts, le journaliste prend donc, en douce, acte de décès de toute forme de volontarisme économique ; ce qui signifie, si les mots ont encore un sens, que la gauche française a renoncé à la politique. Logique, Emmanuel Macron a montré le chemin. En marche !
En marche vers quoi ? Vers des ralliements tant opportunistes que folkloriques. Après Robert Hue, Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, ralliement censé faire oublier le pas de deux d’une autre andouille galonnée, le général Bertrand Soubelet, gendarme un temps héros d’une droite portée sur le sabre et le goupillon, qui joue désormais les sous-préfets aux champs, non sans avoir prévenu : « Moi qui suis un homme d’autorité et qui ai toujours défendu mon pays, je ne vais pas laisser ces discours au Front national. Le FN s’en est emparé parce que les autres partis, avec leur lâcheté habituelle, les ont lâchés. Le FN, c’est comme la peste : dès qu’il dit quelque chose, on s’en éloigne… »
À partir d’un certain grade, il y a des officiers supérieurs qui devraient être interdits de toute forme d’activité politique. Ne serait-ce que par salubrité publique et pour éviter de faire rire trop fort nos enfants à l’heure du goûter, ou que Rika Zaraï, elle aussi militaire émérite, ne se sente venir sur le tard un destin présidentiel.
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Le nombre de catholiques augmente
Le Vatican a publié l’Annuaire pontifical 2017 et l’Annuaire des statistiques de l’Eglise 2015. Dans un communiqué publié le 6 avril 2017, le Vatican note un recul dans certains domaines et sur certains continents, mais un accroissement global de l’Eglise catholique.
- les évêques sont 5.304, +3,9 % en cinq ans, en particulier en Asie (+5,4 %) et en Europe (+4,2 %)
- les prêtres sont 415.656, en diminution de 136 par rapport à 2014. Un chiffre qui est pourtant positif en Afrique (+1.133), en Asie (+1.104), en Amérique (+47), et en Océanie (+82). Globalement, les ordinations sacerdotales ont augmenté de 0,83 % entre 2010 et 2015.
- Les religieux non prêtres sont passés de 54.665 à 54.229 mais ont augmenté en Afrique et en Asie.
- Les religieuses sont passées de 721.935 à 670.320 mais pas en Afrique (augmentation de 66.375 à 71.567) ni en Asie (de 160.564 à 166.786).
- Les séminaristes étaient 116.843 en 2015, contre 118.990 en 2010. Mais en Afrique, leur nombre n’a cessé d’augmenter (+ 7,7 %).
Le nombre de catholiques baptisés a augmenté passant de 1,272 milliard en 2014 à 1,285 milliard en 2015, avec une augmentation relative de 1 %, ce qui représente 17,7 % de la population totale
- en Afrique on enregistre une augmentation de 19,4 %, – de 186 à 222 millions. Les baptisés africains sont passés de 15,5 % du total des catholiques mondiaux à 17,3 % entre 2010 et 2015
- en Europe les catholiques sont 286 millions en 2015 c’est-à-dire 1,3 millions de moins qu’en 2014.
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Syrie : tous les morts ne se valent pas !, avec Jean-Yves Le Gallou
« Syrie, Russie : tous les morts ne méritent pas de Unes ! », tel est le sujet principal de cette nouvelle édition d’I-Média, l’émission hebdomadaire de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés. En effet, Libération a publié en Une du jeudi 06 avril des corps d’enfants morts. D’après les témoignages recueillis par les journalistes de Libération, aucun doute possible : Bachar Al Assad est responsable de ce massacre. Le hic, c’est que les témoins sont partiaux et engagés dans le conflit syrien. Le quotidien ne voit pas de bonne issue possible à ce conflit.Au sommaire de cette émission :
A 01:03 ; Le grand débat de BFM a-t-il servi Macron ?
Lors du grand débat pour la présidentielle sur BFM TV, Macron jouait à domicile au milieu des 10 autres candidats. Pour les journalistes et les sondeurs le plus convainquant était, comme d’habitude, Emmanuel Macron.A 12:24 Le zapping d’I-Média
A bras ouvert, le dernier film de Philippe de Chavreron, est victime de critiques de « violences inouïes ». Sur RTL, Pascal Praud a dénoncé un procès en sorcellerie. Quand Christian Clavier caricature un bourgeois catholique dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, il n’y a pas de problème. Mais A bras ouvert s’attaque à un dogme de l’antiracisme : on ne rit pas de la communauté Rom.
Lundi 3 mars, Jean Michel Aphatie recevait sur France-Info Raquel Garrido, porte-parole de la France Insoumise. Faisant référence à la phrase « Rendre la France aux Français » prononcée par Jean Luc Mélenchon sur TF1, Jean Michel Aphatie s’interroge : « Ça nous a un peu écorché l’oreille, pour tout vous dire. On croyait que ce slogan était à un autre parti. » Qu’importe si l’intention n’est pas la même, les mots de Marine le Pen sont proscrits.A 21:33 Syrie, Russie : tous les morts ne méritent pas de Unes !
A 33:33 Les tweets d’I-Média
Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages IPSOS,refuse de faire des sondages concernant le deuxième tour de l’élection présidentielle opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine le Pen pour éviter d’influencer les électeurs.
Dualité dans la presse de gauche : la société des journalistes de Challengesdénonce un trop grand nombre d’articles pro-Macron imposé par la direction.A 38:01 Onde migratoire
I-Média évolue et vous présente « Onde migratoire » : Comment les médias traitent la question de l’immigration en France ? C’est la revue de presse de Nicolas Faure.https://fr.novopress.info/204904/syrie-tous-les-morts-ne-se-valent-pas-avec-jean-yves-le-gallou/
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L'église de France ne doit plus courtiser l'islam
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Les publicitaires face au terrorisme antiraciste
De tous côtés c’est confondant de bêtise.
Si tout cela n’était pas d’une bêtise confondante, franchement, on en rirait. Mais voilà, la bêtise s’étale aujourd’hui sur les réseaux avec une telle force, une telle constance, un tel militantisme teinté bonne conscience qu’elle en devient un véritable fléau social.
Pris à leur piège : les publicitaires.
Dans un superbe retournement des choses dont nos sociétés sont – inconsciemment – coutumières, ils se prennent en pleine poire ce qu’ils ont eux-mêmes initié. En effet, à force d’utiliser tout « le temps de cerveau humain disponible » – selon la formule désormais célèbre de Patrick Le Lay, patron du groupe TF1, en 2004 – de leurs concitoyens pour y caser des pubs débiles destinées à leur faire dépenser tout l’argent qu’ils n’ont pas, ces derniers sont en train de se retourner contre leurs maîtres. Cela avec leurs propres armes : celles du terrorisme binaire et du manichéisme à front de bœuf.
Et comme les réseaux sociaux et les petites lucarnes individuelles sont, aujourd’hui, devenus leurs terrains de chasse privilégiés, lesdits publicitaires cèdent désormais aux injonctions des internautes, cette nouvelle voix de la vérité révélée et du jugement dernier.
Deux grandes marques, Pepsi et Nivea, viennent d’en faire les frais. Car à pubs idiotes, réactions débiles…
Le marchand de soda a cru malin de plagier le mouvement protestataire noir américain Black Lives Matter en mettant en scène Kendall Jenner – la demi-sœur de Kim Kardashian, nous dit Le Monde (soit l’emblème de ce que cet univers de la pub et de la consommation a de plus creux) – qui, abandonnant sa séance photo, retire sa perruque blonde et sa jolie robe pour se joindre à des manifestants qui brandissent le mot « Amour », avant d’aller se poster devant un policier et lui tendre une canette de Pepsi.
Les internautes sourcilleux y ont vu une allusion à la manifestation de Baton Rouge, en juillet dernier, où une femme (Ieshia Evans) s’était tenue immobile devant les policiers avant de se faire interpeller.
Scandale, donc – comment ça, une Blanche qui rejoue la scène du martyre noir-américain ! –, et recul penaud de Pepsi qui se confond en excuses : « Notre intention n’était pas de prendre à la légère une problématique importante.
Nous retirons ce contenu. Pepsi essayait de projeter un message global d’unité, de paix et d’entente. Clairement, nous avons manqué notre but et nous nous en excusons. »
Même « problématique importante » pour Nivea, qui s’est offert sur sa page Facebook un slogan ravageur pour vendre ses déodorants au Moyen-Orient : « White is purity » (le blanc, c’est la pureté). On y voit « une femme caucasienne » (sic) « de dos devant une fenêtre avec un peignoir immaculé », rapporte BFM TV, et, en dessous, ces lignes : « Gardez-le propre, gardez-le brillant. Ne laissez pas la moindre chose l’abîmer, accompagné du hashtag #invisible. »
Re-retrait de la pub et re-excuses platissimes : « Nous sommes profondément désolés vis-à-vis des personnes qui ont été offensées par ce post. Après avoir réalisé que cette image était déroutante, nous l’avons retirée. La diversité et l’égalité des chances sont des valeurs cruciales pour Nivea. »
De tous côtés c’est confondant de bêtise, d’autant qu’il y aurait eu une autre solution : une pub de la dame en robe noire, avec des auréoles blanches sous les bras : « Plus jamais ça. » Quoique… Ou mieux : des mâles saoudiens à la place de la dame caucasienne, eux qui passent leur vie dans des djellabas immaculées, la tête sous un torchon à carreaux.
Voilà donc où en est rendu notre monde marchand, qui prétend offrir à des crétins « l’unité, la paix, l’entente, la diversité et l’égalité des chances » via du déodorant et du soda ! Sauf que les crétins veulent du déo à leur couleur, et du soda tout pareil.
Au secours !
http://www.bvoltaire.fr/publicitaires-face-terrorisme-antiraciste/
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Frappe en Syrie, une opération de communication qui bénéficie aux Etats-Unis et à la Russie sans nuire à la Syrie
De Thomas Flichy de La Neuville :
1 – La frappe de cette nuit montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain. Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit. Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines. Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés. La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe. Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante.
2 – Trump, même s’il a été élu, n’est qu’un président symbolique dans la mesure où il ne s’est pas encore véritablement emparé des leviers du pouvoir. Il a contre lui l’appareil médiatique, judiciaire et financier. Il n’a la main que sur 2 à 3 % des fonctionnaires. Ses fidèles sont trop peu nombreux pour combler les postes de hauts fonctionnaires. Sa diplomatie n’a pas été renouvelée. Elle est paralysée. C’est la raison pour laquelle la Chine craignait ces jours-ci que Trump ne déclenche un conflit de basse intensité en Asie. D’importantes manœuvres associant la Corée du Sud et les Etats-Unis ont lieu en effet depuis début mars. Elles mobilisent 300 000 hommes. Or la guerre permet au président de s’emparer des leviers du pouvoir. Les Chinois avaient raison mais ils se sont trompés de théâtre.
3 – La frappe n’a aucun impact militaire. Elle a été opérée loin du front. Elle ne modifiera pas le rapport de force en Syrie. L’on sait que les armées opèrent régulièrement des frappes sur des hangars vides afin de calmer les politiques. Les Russes – dont la défense anti-aérienne pouvait facilement mettre la frappe en échec - ont été prévenus. Les Syriens l’ont été par la même occasion. Autrement, la frappe n’aurait pas été faite de nuit avec aussi peu de victimes. Imagine t’on d’ailleurs la conséquence d’une frappe de 50 missiles contre un dépôt d’armes chimiques ? Le nuage de vapeurs chimiques aurait pu contaminer n’importe qui.
4 – Cette frappe bénéficie paradoxalement à la Russie qui – au delà des protestations d’usage – a intérêt à ce que Trump garde la face et surtout s’empare enfin du pouvoir. Poutine peut laisser Trump répandre l’illusion que l’Amérique a gardé un pied dans la porte en Syrie.
5 - La durée de vie d’un missile Tomawak est limitée et il est plus économique de le tirer plutôt que de le détruire. En en tirant 50, Trump a montré ses muscles sans prendre de grands risques. Toutefois, l’autorisation donnée par Poutine à cette frappe ne sera pas sans contreparties. Sans doute faut il attendre ces dernières là où on l’on s’y attend le moins : en Ukraine.
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LA 2ᵉ DB & LA LIBÉRATION DE PARIS (19 – 25 AOÛT 1944) | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1