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  • Européennes 2019 : le choix d’être « Européen d’abord » !

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    Emmanuel Macron a raison. Derrière la compétition électorale entre « populistes » et « progressistes », ce sont bien deux visions du monde, deux façons d’être au monde, et à l’Europe, qui s’affrontent : celle des Somewhere et des Anywhere (David Goodhart). Rapport au lieu, au territoire, mais également au temps, à l’espace.

    Quand les troupes du président de la République prêchent une « Renaissance » qui ne serait que l’accélération de la disparition de l’Europe par dilution dans le magma mondialiste, le camp identitaire doit faire sienne la devise de Laurent le Magnifique : « Le temps revient ». Le temps de retrouver la fierté de ce que nous sommes, de renouer avec notre génie propre et avec notre destin, d’affirmer enfin ce qui nous (re)lie, Européens, et ce qui nous distingue des Autres. C’est l’enjeu de ce prochain scrutin mais aussi, au-delà, des combats à mener par les générations à venir dans tous les autres domaines. C’est dire, dans ce contexte et cette perspective, l’importance de se doter des cartouches « intellectuelles et morales » nécessaires — et donc l’intérêt du manifeste que publie Jean-Yves Le Gallou chez Via Romana : Européen d’abord, Essai sur la préférence de civilisation.

    Refuser d’être « Grand Remplacé »

    Enarque, ancien député européen, président de la fondation Polemia et cofondateur de l’Institut Iliade, Jean-Yves Le Gallou est connu notamment pour avoir élaboré le concept de « préférence nationale », qui fut le cœur nucléaire idéologique du Front national des années 1980 et 1990, avant l’aseptisation voulue par sa présidente actuelle (jusqu’à ce que ses alliés européens, précisément, lui démontrent que seule une ligne radicale permet de gagner des élections puis surtout d’exercer utilement le pouvoir). Le basculement du concept de préférence nationale à celui de « préférence de civilisation » est une réponse réaliste à une évolution mortifère : la révolution anthropologique qui, par mécanique remplaciste, a vu la France se transformer en « archipel » de communautés (Jérôme Fourquet) et les Français se sentir davantage chez eux à Prague qu’à Mantes-la-Jolie. Si « tout le monde il est français », qu’est-ce encore qu’être Français ?

    C’est être, pour Jean-Yves Le Gallou, dans la lignée de Dominique Venner, « des Européens de langue française ». Unis par une mémoire commune, conscients de la richesse d’une civilisation à préserver, mais aussi d’une aventure à continuer. Pour paraphraser Renan, c’est « avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore ». Car s’il ne se présente pas comme tel, l’ouvrage constitue le bréviaire d’un « patriotisme européen » conçu comme riposte au risque de Grand Effacement de nos peuples, à l’épuisement de leurs volontés – dont la première de toute, celle de vivre et se survivre dans l’histoire. Les esprits les plus lucides seraient tentés, après Paul Valéry, d’acter la mort de notre civilisation. Jean-Yves Le Gallou s’y refuse et propose bien au contraire de « réaffirmer le droit des peuples européens à l’identité et à la continuité historique ».

    Renouer le fil de notre identité commune

    « Les peuples européens ont une mémoire commune, relève Jean-Yves Le Gallou. Par-delà les différences de leur géographie et de leur histoire, ils partagent un même récit civilisationnel : ils sont les héritiers de la Grèce, de Rome, de la Chrétienté et de la Renaissance. » En une vingtaine de chapitres courts mais solidement étayés, dans le style direct et percutant qu’il affectionne, l’auteur livre en premier lieu une analyse de « la crise de conscience européenne », ouverte par la suicidaire ordalie de 1914 et accélérée au cours du XXe siècle par les ravages d’idéologies internes (la déconstruction et la culpabilisation principalement) et, dans un premier temps tout du moins, externes (l’américanisation du monde ou l’avènement d’une « civilisation du vide », l’islamisation et la tentation de la grande « soumission » dont les ressorts sont également très bien décrits par Houellebecq dans son roman éponyme).

    Le constat dressé, restent les solutions. La première que préconise Jean-Yves Le Gallou est d’opérer un retour aux sources, de retrouver la fierté d’être nous-mêmes — « Sinn Féin » comme le proclament nos camarades gaéliques irlandais. Ce nécessaire « retour de la civilisation européenne » exige d’assumer et transmettre notre héritage, les traits distinctifs de notre identité. Il s’agit ainsi de rappeler que l’Europe, loin de se confondre avec les institutions bureaucratiques et marchandes du moment, est « la civilisation des libertés » (dont la liberté de penser, « marqueur de l’Occident ») et de « l’incarnation » (contre « la grande imposture de l’art contemporain » et la fureur iconoclaste des mahométans), « la civilisation qui voit du divin dans la nature » (supposant de retrouver l’équilibre entre Orphée et Prométhée) et celle « qui respecte les femmes » (la situation des femmes reflétant toujours une « structure de civilisation »), la civilisation enfin des grandes découvertes (qui ont fait « reculer les bornes du monde ») mais également de l’équilibre des fonctions sociales (attestant de la permanence du modèle « trifonctionnel » mis à jour par les études indo-européennes, c’est-à-dire puisant là encore dans notre plus longue mémoire). Pour Georges Dumézil, « l’idéologie tripartite » n’a pas besoin de s’incarner socialement, fonctionnellement. Elle peut n’être qu’un « idéal », c’est-à-dire « un moyen d’analyser, d’interpréter les forces qui assurent le cours du monde et la vie des hommes ». Ce qui permet à Jean-Yves Le Gallou de conclure cette deuxième partie par une exhortation : « Un idéal : voilà bien ce dont les peuples européens ont besoin » !

    Manifeste pour une politique de civilisation

    La dernière partie d’Européen d’abord jette les bases d’une « politique de civilisation » dont les caractéristiques sont pensées à la hauteur des défis. Cette politique se veut ainsi totale, « du berceau à la tombe », de l’intimité des foyers à la réforme de nos institutions et à l’inflexion de notre droit – en réhabilitant notamment « le droit de discriminer » qu’étudie dans un récent et lumineux ouvrage l’avocat Thibault Mercier (Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ? Pierre-Guillaume de Roux éditeur, collection Iliade, mars 2019). En matière d’intégration des immigrés extra-européens, Jean-Yves Le Gallou constate l’échec tant du multiculturalisme que de la laïcité, et assume un choix inégalitaire : « Nulle égalité possible dans l’espace public ni dans le calendrier festif entre l’islam et le christianisme ». Ce dernier est reconnu comme consubstantiel à l’affirmation de notre identité commune : « Tout Européen, même agnostique ou athée, païen ou panthéiste, est de culture chrétienne ». Face à l’avancée de l’islam, l’auteur salue ainsi la politique de Victor Orban, qui affiche ses références et sa préférence pour le christianisme. Et contre les souverainistes grincheux et étriqués, il défend la légitimité symbolique du drapeau européen, inspiré de l’Apocalypse de Jean : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles ».

    Dès lors, que faire ? Tout ! Jean-Yves Le Gallou propose de réinvestir l’ensemble des champs de la vie sociale et politique. Religion, on l’a vu, mais aussi culture (« Poursuivre la grande aventure artistique européenne »), éducation (selon le précepte que « plus est en chacun »), rites (« de la décivilisation à la recivilisation »), rapport à l’environnement (« Réensauvager l’espace qui n’a pas à être civilisé, garder l’harmonie de l’espace naturel humanisé »), combat sur l’échiquier politico-juridique aussi (contre l’idéologie des droits de l’homme « imposée par les oligarchies médiatiques » et le gouvernement des juges, en rupture avec les traditions européennes)… L’essentiel se jouera finalement dans les imaginaires. « Ce qui est fécond, c’est ce qui s’inscrit dans la durée : cela vaut en histoire, en art, en architecture. Face au déracinement programmé de l’art dit ‘contemporain’, il faut promouvoir une littérature, une peinture, une sculpture, une musique fondées sur l’incarnation, la représentation, la figuration, rappelle ainsi Jean-Yves Le Gallou. Face aux délires de l’idéologie des droits individuels de l’homme, il faut réaffirmer le droit communautaire des Européens à leur identité. Et reprendre conscience que ‘nos mœurs sont plus importantes que nos lois’, selon l’expression du philosophe irlandais Edmund Burke. »

    Le salut nécessitera d’emprunter les voies du communautarisme et des frontières. D’une part, « les Européens doivent à leur tour se communautariser ; ils doivent le faire économiquement, ils doivent le faire culturellement, ils doivent le faire géographiquement. » D’autre part, « la communautarisation des Européens, c’est un peu le rétablissement de frontières intérieures. De ces bornes qui donnent, ou redonnent du sens. Mais ces frontières de l’âme et de l’esprit doivent impérativement s’adosser à des frontières physiques et géographiques » — donc également politiques. Mais, et c’est tout l’intérêt de l’ouvrage, il ne saurait y avoir de victoire politique sans une succession de victoires métapolitiques préalables. Construire ces victoires, au-delà et sans doute malgré les échéances électorales, constitue l’urgence du moment, et « au champ des possibles, les destins ne sont écrits nulle part ».

    Nous sommes sans doute actuellement des « Européens » au sens où l’entendaient, il y a déjà plus de cinquante ans, les fellagas d’Algérie ou les Congolais de Lumumba. Nous désignant sous ce terme comme des cibles, pour ne pas dire comme des proies. Il nous revient de faire de ce beau terme d’« Européen » un étendard afin de réveiller les énergies engourdies, rallier les volontés dont notre civilisation a besoin pour ne pas se laisser engloutir dans le néant et le chaos. Même si ces références ne sont pas celles de l’auteur, son viatique vise indubitablement à « allumer le feu sacré des jeunes âmes » (Lyautey, Le rôle social de l’officier). À l’instar de Saint-Exupéry dans Citadelle, il pourrait ainsi affirmer : « Moi j’ai bâti l’empire dans le cœur de mes sentinelles en les contraignant à faire les cent pas sur les remparts. »

    Européen d’abord. Essai sur la préférence de civilisation, par Jean-Yves Le Gallou, Via Romana

    Grégoire Gambier

    Article paru sur institut-iliade.com

    https://fr.novopress.info/214603/europeennes-2019-le-choix-detre-europeen-dabord/

  • 2 personnes agressées au couteau par quelqu’un qui crie “Allah Akbar”, c’est moins important qu’un stand renversé

    2 personnes agressées au couteau par quelqu’un qui crie “Allah Akbar”, c’est moins important qu’un stand renversé

    Un stand de propagande LGBT renversé par quelques jeunes, ce qui a fait la journée de France Info hier.

    2 personnes ont été blessées après une agression au couteau et avec une barre de fer dimanche en début d’après-midi à Villejuif (Val-de-Marne). Un homme aurait crié “Allah Akbar” avant de s’en prendre aux victimes. Il a été interpellé.

    Un certain nombre d’associations et d’hommes politiques ont dénoncé les quelques jeunes qui ont mis par terre le stand LGBT. En revanche pour l’agression au couteau, c’est silence dans les rangs…

    https://www.lesalonbeige.fr/2-personnes-agressees-au-couteau-par-quelquun-qui-crie-allah-akbar-cest-moins-important-quun-stand-renverse/

  • La Cour d’appel de Paris appelle à faire vivre Vincent Lambert !

    La Cour d’appel de Paris appelle à faire vivre Vincent Lambert !

    On a gagné ! Hurle Me Jérôme Triomphe. La justice a tranché. Vincent doit être réanimé !

    Lire la suite sur Lesalonbeige

  • S’il ne fait pas bon être musulman en Autriche, que dire des chrétiens dans le monde ?

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    L’information majeure de ce week-end nous est venue d’Autriche : la coalition au pouvoir est tombée après la publication d’une vidéo compromettante pour le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, du FPÖ, obligé de démissionner. Cependant, la semaine a été aussi marquée par une autre polémique dans ce pays : « En Autriche, il ne fait pas bon être musulman »», titre Le Monde. Depuis que le FPÖ est revenu au pouvoir, allié aux conservateurs de l’ÖVP, le pays aurait vu les actes islamophobes se multiplier. Et comme le FPÖ est un allié du Rassemblement national, le lecteur pressé ou malintentionné en déduira que la France et l’Autriche, c’est kif-kif.

    Le Monde met les points sur les i en précisant que Heinz-Christian Strache*, « proche des néonazis dans sa jeunesse » et « allié de Marine Le Pen », n’est pas pour rien dans cette situation tendue. Du fait de l’influence néfaste de son parti, les musulmans (8 % de la population autrichienne) seraient moins nombreux à se rassembler pour la prière de l’après-midi : « Les gens ont peur d’être victimes d’un attentat », explique un responsable de l’IGGÖ (Conseil représentant les musulmans en Autriche), ajoutant, en référence à la tuerie de Christchurch, que « l’angoisse de vivre un tel événement pétrifie la communauté ».

    Depuis le retour du FPÖ au gouvernement, le vivre ensemble se serait fortement dégradé, bien que, déclare Le Monde« une infime minorité des musulmans revendique son appartenance à un islam rigoriste ». Entre 2017 et 2018, le nombre d’actes islamophobes (agressions, discriminations, insultes) serait passé de 309 à 540. « Dans la rue, on me regarde de travers à cause de mon tchador », témoigne une étudiante. Sans compter que le parti social-démocrate SPÖ, pour ne pas perdre trop de points dans les sondages, ne défend que mollement cette minorité. Vous l’avez compris : conformément au manichéisme bien-pensant, il y aurait, d’un côté, les méchants nationalistes, de l’autre, les gentils musulmans.

    Mais ce n’est pas si simple : on peut regretter que ce sujet, qui correspond à un problème réel, soit traité non de façon partiale mais, ce qui revient au même, de façon partielle. Car la réalité du conflit entre l’islam et les défenseurs d’une civilisation européenne, pétrie de valeurs judéo-chrétiennes, ne peut se résumer à une confrontation dont les responsables seraient plus ou moins « fascisants ». Historiquement, l’islam a toujours été conquérant : ceux qui s’inquiètent des menaces que fait peser sur notre culture le flux des populations en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, principalement de confession musulmane, ne sont pas le jouet de fantasmes sans consistance.

    Il peut se trouver, en Nouvelle-Zélande ou ailleurs, un déséquilibré qui commet un massacre dans une mosquée. Mais il ne faut pas oublier les carnages perpétrés dans le monde par des terroristes islamiques, comme récemment au Sri Lanka, ni toutes les violences antichrétiennes ni, en France, les profanations constantes d’églises. Ces actes, dont on aimerait qu’ils fussent plus souvent condamnés, expliquent la méfiance envers une population de confession musulmane dont les plus modérés ne se démarquent pas toujours clairement des plus intégristes.

    Le conflit existe. Mais il ne peut trouver son issue dans une soumission des peuples européens à l’islamisme, qui pousse toujours plus loin les provocations et les revendications communautaires, comme pour mesurer leur capacité de résistance. Est-il criminel de penser que les immigrés ne doivent pas imposer leurs usages dans les pays qui les accueillent, qu’ils peuvent pratiquer leur culte en toute liberté, mais « avec discrétion », dans l’espace public, comme le disait Jean-Pierre Chevènement ? Quand on reçoit l’hospitalité, on se conforme aux usages de son hôte ou on les fait siens.

    Philippe Kerlouan

    https://www.bvoltaire.fr/sil-ne-fait-pas-bon-etre-musulman-en-autriche-que-dire-des-chretiens-dans-le-monde/

  • Tribune libre : En mai, fais ce qu'il te plait...

    459234843.jpgJean-François Touzé
    Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaires
    Les élections européennes du 26 mai auraient pu être l'occasion d'un vaste débat national invitant les Français à réfléchir à ce que devait être ou ne pas être la construction continentale, et à décider, dans la clarté, de leur avenir, avenir dont le Parti de la France estime qu'il est indissociable de celui des autres peuples de notre civilisation.
    Les éléments de cette réflexion tenaient en quatre questions essentielles.
    • L'Europe réunie doit-elle l’être sous un mode fédéral régi par une autorité centrale de nature nécessairement technocratique ou relever d'une coopération toujours plus étroite des Nations libres coordonnée par le Conseil des Chefs d'États et de Gouvernements ?
    • L'Europe réunie doit-elle se constituer en puissance politique, économique, diplomatique et militaire en se donnant les moyens moraux, financiers, matériels et structurels de l'affirmation et de la réalisation de cette ambition ou demeurer une entité molle, sans force ni volonté, aboulique et impuissante, soumise aux mille vents mauvais de la globalisation, de l’immigrationnisme, du nouvel ordre mondial et de la spéculation ?
    • L'Europe réunie doit-elle rompre avec l'utopie mondialiste et la soumission à d’autres intérêts que les siens, en créant les conditions de son indépendance et de sa protection économique, identitaire et sécuritaire ou rester un vassal ballotté au gré du bon vouloir de Washington ?
    • L'Europe réunie doit-elle travailler à la mise en œuvre d'un partenariat civilisationnel avec la Russie, partenariat qui, par la nécessité des choses et la force de l'entraînement soudera Russie et monde occidental face aux menaces que constitue l’émergence de grandes puissances régionales aujourd’hui, mondiales demain, en particulier la Chine, ou laisser Moscou se tourner définitivement vers Pékin ?
    Au lieu de cela, chacune des formations politiques décidées à concourir à cette consultation a pris soin d’éluder le fond et de se cantonner dans des enjeux subalternes pour notre Nation et pour notre civilisation, mais prioritaires pour elles : la défense et la promotion de leurs intérêts alimentaires.
    • Pour La République En Marche, deux mots d'ordre qui n'en font qu'un : battre le « populisme » et arriver en tête devant la liste Bardella tout en ménageant Marine Le Pen sélectionnée comme meilleure chance pour Macron de l'emporter en 2022, et donc instituée comme opposante privilégiée par la propagande gouvernementale.
    • La liste du Rassemblement national quant à elle, radeau de la Méduse des anciens UMP/Républicains en mal de mandat, et des apparatchiks marinistes les plus dociles, oscillant d'une stratégie à une autre, d'une droitisation à une re-gauchisation au gré des circonstances, des sondages, des humeurs et des rencontres de sa Présidente, aura tout au long de la campagne, confirmé son incohérence stratégique et son incapacité à naviguer autrement qu'à vue, tout en mettant en lumière son jeu clanique.
    • Les Républicains, malgré quelques bonnes dispositions de leur tête de liste (sur l'immigration, sur les valeurs ou sur les racines chrétiennes de L’Europe), restent ce qu'ils sont et ce que la bien-pensance leur dicte d’être : le dernier îlot d'un centre droit systémique ayant depuis longtemps perdu tout sens des réalités et tout contact avec le monde extérieur.
    • Pour la gauche, l'enjeu était ce qu'il est de toute éternité : celui d'un congrès dont chacun espère sortir en tête de la grande valse des motions.
    • Nicolas Dupont Aignan, enfin, aura, pour exister, fait beaucoup d’efforts désordonnés, erratiques et parfois déloyaux à l’égard de ceux qui le soutenaient avec, au final, la perspective dérisoire d’une bataille de titans lilliputiens pour savoir qui, de lui-même, de Philippot ou d'Asselineau l'emportera en dépassant les 2 %.
    • Nous n'évoquerons ici aucune des listes virtuelles, tout en comprenant que tel ou tel veuille se faire connaître, car nous considérons que la politique est chose sérieuse qui doit être traitée avec rigueur.
    Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Carl Lang a précisé la position du Parti de la France conformément aux décisions prises lors du Bureau politique du mois d'avril : Le PdF qui n'a pu concourir pour des raisons financières (un million minimum pour financer la campagne officielle était requis) laisse donc à ses militants une totale liberté de vote.
    Liberté de vote car le Parti de la France, considérant ses adhérents et sympathisants comme aptes à faire leur choix en toute connaissance de cause, selon leur conscience et en accord avec leurs convictions, il n’était pas nécessaire de leur dicter leur choix.
    Il est néanmoins évident que pas une de nos voix ne se portera sur les listes directement systémiques, non plus que sur l'une ou l'autre de celle de la gauche. Pour le reste, chacun décidera en fonction de ce qui est utile au Pays et peut être réalisable ou pas au sein du Parlement européen. Pour cette élection, dont nous savons déjà que, comme ce fut le cas de tous les scrutins européens, elle ne sera en aucune façon structurante de la vie politique française, chacun n'aura donc le choix qu'entre des inconvénients multiples.
    « En mai, fais ce qu'il te plaît » dit le proverbe. Chacun sera donc juge de ce qui lui plaît : porter son suffrage sur telle ou telle liste nationale ou de droite, ou voter Jeanne d'Arc et célébrer pleinement la fête des mères.

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  • Un Nouveau Commissaire Politique

    philippe-martinez

    Tel père, tel fils. L’ancien combattant rouge de la guerre d’Espagne a su donner à son fils la formation correspondante. 
    Et pour une Retirada désespérée qui s’est terminée au Perthus, la France a hérité pour sa malchance et pour celle de la gauche patriote d’un futur secrétaire d’une CGT devenue tout à fait anti-nationale.
    Un Martinez qui se prendrait volontiers pour le petit père des Peuples au point de vouloir lui ressembler physiquement.
    Sauf que Staline était aussi nationaliste qu’impérialiste.
    Alors que Martinez ne rêve que de supprimer toutes les frontières et en particulier celles de son pays de naissance.
    Comme Soros, il se bat contre les nations, pour le profit du CAC 40.
    Dans le « Monde », journal de la bourgeoisie intello gauche caviar, il lâchait : «  Je souhaite que Macron fasse le score le plus haut possible face à Marine Le Pen ».
    Cela dans la droite ligne de notre Président des Riches qui déclarait récemment en Roumanie : «  Je ferai tout pour que la liste du RN de MLP soit battue aux Européennes »
    Que faut-il en déduire ?
    Sinon que Martinez et son syndicat travaillent pour Macron et son parti En Marche.
    Cette même CGT qui avait contesté en termes méprisants les GJ du début, pour les parasiter et les récupérer ensuite.
    Dernièrement, on pouvait admirer un Macron tout souriant recevant un Martinez dans son plus beau costume avec une complicité de plus en plus évidente.
    Un syndicat dont le but serait de défendre en priorité les travailleurs français, mais qui préfère s’engager en faveur de l’immigration de masse et de son corollaire, l’islamo gauchisme.
    Qu’il ne s’étonne pas si les classes populaires se tournent de plus en plus vers le RN.
    C’est aussi une CGT qui avait défendu le port du voile lors de l’affaire Truchelut, mais avait laissé sans défense les quelques machinistes femmes de la RATP qui se plaignaient de l’entrisme agressif et de l’anti féminisme des musulmans radicaux de l’entreprise.
    Comme le refus de serrer la main ou de conduire un bus après une femme.
    Mais qui accepte le halal dans les cantines ou les prières ostentatoires sur les lieux de travail au mépris de la loi de 1905.
    Qui ne s’était pas privée de réclamer le licenciement de Zemmour, selon les vœux de Bellatar.
    Tout en approuvant la discrimination positive, au détriment du monde ouvrier français traditionnel. Bref la CGT, comme son mentor le PC, ont choisi leur camp.
    Les directives ne viennent plus de Moscou mais de la super classe mondiale financière.
    Clientélisme dira-t-on …
    Peut être aussi, collaboration consciente avec les forces qui nous dominent.
    Des gens qui vivent dans un autre paradigme, celui des années 30.
    Qui n’ont encore rien perçu du changement qui s’opère dans les mentalités au point de contribuer un peu plus à la démolition de notre Pays.
    Ce qui partout ailleurs passerait pour de la trahison.
    Ce qui finalement n’est pas nouveau quand on lit ce qu’écrivait Maurice Thorez, illustre figure du PCF dans le journal l’Humanité le 13 Juin 1933
    «Nous communistes de France luttons pour l’annulation du traité de Versailles, pour la libre disposition des peuples d’Alsace et de Lorraine jusqu’à la séparation avec la France pour les droits de tous les peuples de langue allemande à s’unir librement».
    Pendant ce temps l’URSS préparait l’annexion de plusieurs nations libres.
    Pour résumer, si Macron et ses affidés font prochainement un score honorable, tous les mondialistes qui narguent le petit peuple pourront remercier tous ces syndicats gauchistes dans leur hypocrisie de défenseurs des travailleurs.
    Onyx

  • Sommet souverainiste et identitaire à l’initiative de Salvini à Milan

    20/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Matteo Salvini, vice-président du Gouvernement italien et dirigeant de la Ligue, a réuni samedi plusieurs partis nationalistes européens.

    Par ce rassemblement à Milan, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont eu pour objectif de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Cette place est aussi convoitée par les libéraux de l’ALDE.

    Selon les récents sondages, la Ligue est créditée de 26 eurodéputés, soit 20 de plus qu’actuellement, le RN passant à 20 élus (+5) et l’AfD à 11 (+10).

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  • Les Bourses mondiales prises au piège dans un champ de mines

    Par Marc Rousset  

    « La réalité, c’est que la guerre commerciale et technologique, avec comme enjeu la domination du monde, a été déclarée par Trump et que rien ne pourra plus l’arrêter. »

    Les Bourses mondiales jouent au yo-yo depuis deux semaines, au gré des rebonds de la guerre commerciale sino-américaine, des inquiétudes sur la croissance, avec en toile de fond de nombreux fondamentaux économiques qui sont toujours aussi catastrophiques.

    En fait, les marchés financiers sont périodiquement rattrapés par les réalités et la peur gagne du terrain. Le VIX (Volatility Index), appelé aussi indice de la peur, qui mesure la volatilité à Wall Street a progressé de plus de 25 %, ces derniers jours.

    Après l’échec des pourparlers sino-américains et les hausses de droits de douane, la Chine n’a pas hésité, à son tour, à taxer 60 milliards de dollars d’importations américaines. Le ton devient de plus en plus belliqueux et la Chine se dit prête à mener cette guerre. Un accord est toujours possible d’ici quelques mois entre Trump, qui est en position de force, suite au déséquilibre commercial USA/Chine de 383 milliards de dollars en 2018, et Xi Jinping, mais ce ne sera qu’un accord de façade.

    La réalité, c’est que la guerre commerciale et technologique, avec comme enjeu la domination du monde, a été déclarée par Trump et que rien ne pourra plus l’arrêter. Trump vient de surenchérir en tentant de neutraliser la société Huawei, acteur incontournable des réseaux mobiles et de la 5G. Trump souhaite priver l’équipementier chinois de la technologie américaine afin de l’asphyxier.

    La Chine dispose, cependant, de l’arme atomique pour faire plier Trump, en vendant son énorme portefeuille de bons du Trésor américain qui s’élève à 1.130 milliards de dollars, soit 17,7 % de la dette publique américaine, ce qui entraînerait l’effondrement du dollar, mais en même temps la revalorisation du yuan, ce qu’a toujours voulu éviter Pékin, en maintenant un taux de change bas du yuan afin de favoriser ses exportations. Il faudrait aussi que la Chine ait préalablement réduit sa dépendance au marché américain. De plus, Pékin se tirerait une balle dans le pied, suite à la perte de valeur de ses obligations en dollars toujours détenues. La vente en masse d’obligations américaines par la Chine correspondrait à une guerre économique totale et à la mise à mort de Wall Street.

    Au cours des quatre premiers mois de l’année 2019, selon l’agence Bloomberg, les entreprises chinoises ont fait défaut sur leurs obligations nationales pour un montant de 5,2 milliards d’euros, soit un chiffre trois fois supérieur à celui de 2018. Un krach obligataire n’est donc pas exclu en Chine, même si l’État chinois fera tout pour l’éviter.

    En Italie, les taux d’emprunt de l’État sont repartis à la hausse après les déclarations suicidaires de Salvini sur le déficit : « Dépasser la limite de 3 % ? Il est de mon devoir de nous affranchir de quelques contraintes européennes qui affament des millions d’Italiens. Non seulement de la limite du déficit à 3 % du PIB, mais aussi des 130-140 % de la dette publique. Ce n’est pas un droit, c’est un devoir. » Salvini a déjà menacé, il y a quelques mois, de prendre le contrôle des réserves d’or du pays. Le résultat a été immédiat : la différence entre les taux d’emprunt à dix ans de l’État italien avec ceux du Bund allemand est monté à 2,92 %, son plus haut niveau depuis décembre 2018, lors du bras de fer avec Bruxelles.

    Avec 0,1 % de croissance en 2019, dans un pays où les banques sont très fragiles et où le PIB par habitant stagne depuis dix-huit ans, le déficit italien pourrait atteindre 2,5 % en 2019 et 3,5 % en 2020. Suite aux tensions entre la Ligue et le M5S, l’Italie pourrait se diriger tout droit vers la chute du gouvernement en juin et un retour aux urnes le 29 septembre au plus tard. À noter que la crise italienne n’est que la partie visible de l’iceberg européen. Des menaces pèsent aussi sur le Portugal, la Grèce, l’Espagne et la France. En Grèce, on n’a fait que reporter les dettes de dix ans.

    La BCE, elle, ruine les épargnants avec des taux d’intérêt ridicules, paie les banques avec des taux d’intérêt négatifs pour qu’elles prêtent à une économie atone, masque l’insolvabilité des États déficitaires qui, comme la France de Macron ne contrôle plus les dépenses publiques, préserve de la faillite un grand nombre d’entreprises non rentables et prépare l’opinion à une fuite en avant vers la création monétaire, ce qui conduira à l’hyperinflation et à l’écroulement final. 

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/05/20/les-bourses-mondiales-prises-au-piege-dans-un-champ-de-mines-6152347.html

  • Marion Maréchal : “Le principe est donc renversé, notre société peut tuer de très grands handicapés au nom de la dignité et peut-être, surtout, des économies”

    Marion Maréchal : “Le principe est donc renversé, notre société peut tuer de très grands handicapés au nom de la dignité et peut-être, surtout, des économies”

    Marion Maréchal a pris position aujourd’hui pour la survie de Vincent Lambert, dans un texte publié par Valeurs actuelles :

    “Ce lundi 20 mai, pour la première fois, l’Etat français autorise l’euthanasie d’un être humain. Le terme, trop violent, n’est pas employé et pourtant il ne s’agit pas d’autre chose. Vincent dont le corps est paralysé et non inanimé, qui ne peut pas communiquer mais n’est pas en état végétatif, va être volontairement privé d’eau et de nourriture jusqu’à ce que mort s’en suive. Il n’y aura rien à débrancher, Vincent vit par lui-même. Et pour se donner bonne conscience, car l’agonie sera longue, le corps médical l’endormira. Comme on endort un chien qui va se faire piquer chez le vétérinaire.

    1700 personnes sont dans son cas. À partir d’aujourd’hui, le principe est donc renversé, notre société peut tuer de très grands handicapés au nom de la dignité et peut-être, surtout, des économies. La famille se déchire, le corps médical s’oppose et beaucoup voient dans les dix dernières années de vie de Vincent un calvaire à abréger.

    Seulement voilà, ce n’est pas à nous de décider qui est digne de vivre ou de mourir, quelle vie est acceptable ou ne l’est pas. C’est à nous, en revanche, de prendre soin des plus faibles et des plus dépendants d’entre nous. Sauf à tuer notre honneur, en même temps que Vincent Lambert.

    Selon moi, le cas Vincent Lambert est instrumentalisé pour permettre une application plus large de la loi sur l’euthanasie, voire pour préparer les esprits à une nouvelle loi plus laxiste.  C’est pourquoi je prends position aujourd’hui.”

    https://www.lesalonbeige.fr/marion-marechal-ce-nest-pas-a-nous-de-decider-qui-est-digne-de-vivre-ou-de-mourir-mais-cest-a-nous-en-revanche-de-prendre-soin-des-plus-faibles-et-dependants-dentre-n/

  • Femmes voilées en sortie scolaire : Blanquer se couche, Schiappa se prosterne

    Le 15 mai dernier, au Sénat, la majorité LR a fait voter un amendement à la loi Blanquer sur « l’École de la confiance » interdisant les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. 
    Le ministre s’est dit favorable à la neutralité religieuse dans ce genre de circonstances, mais le gouvernement a voté contre cet amendement qui clarifierait les choses, fixerait une ligne, une frontière et, surtout, permettrait de protéger les directeurs et directrices d’école.
    Seulement voilà, il y a un électorat musulman et des associations islamiques très actives qu’il ne faut pas mécontenter, surtout à la veille des élections.
    Le ministre s’est encore une fois réfugié derrière ses arguments habituels : ce serait « contre-productif », il préfère une approche « pragmatique ».
    En clair : la soumission.
    Depuis décembre 2017, on savait que Jean-Michel Blanquer s’était couché devant le voile islamique.
    L’École que nous prépare M. Blanquer et sa philosophie molle à l’égard de l’islam ne sont pas celles de la confiance.
    Et encore moins du courage.
    Vous pensez que j’exagère en parlant de soumission à l’égard des associations musulmanes ?
    Que nenni.
    L’inénarrable Marlène Schiappa vient d’en donner une confirmation stupéfiante.
    Devant l’agitation suscitée sur les réseaux sociaux de la communauté musulmane par cet amendement qui ne faisait que rappeler et renforcer l’exigence de neutralité religieuse dans les activités de l’école publique, le ministre à l’Égalité entre les femmes et les hommes a répondu par un tweet.
    Petit extrait de cette soumission ordinaire avec ce dialogue entre AssoLallab et le ministre Schiappa :
    « Bonjour @MarleneSchiappa nous espérons une condamnation de cet amendement de votre part. Ce dernier discrimine et marginalise clairement une partie de la population : les femmes et notamment les mères de familles.
    – Bonjour, J’y suis personnellement opposée (discrimination) et je pense qu’il sera supprimé en CMP ou à l’Assemblée nationale. »
    Comme c’est touchant, ce dialogue matinal entre femmes : quelle gentillesse, quelle confiance, on dirait presque un épisode de Charlotte aux fraises au Fraisi-Paradis.
    Ben oui, la loi s’intitule « Pour une École de la confiance », et certains l’ont bien compris.
    Au moins, les choses sont claires : avec Blanquer et Schiappa, la confiance – pardon : la soumission – est en marche au sein de l’École publique.
    Frédéric Sirgant

  • Une nouvelle donne électorale?

    caspar-david-friedrich.jpgInfo ou Intox ? Manipulation ? A une semaine des élections européennes une vidéo datant de deux ans a été diffusée vendredi soir.  Le vice-chancelier du gouvernement autrichien et dirigeant du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), Heinz-Christian Strache (en compagnie du chef du groupe parlementaire FPÖ, Johann Gudenus), est filmé à son insu avec une jeune femme se présentant comme la nièce d’un oligarque russe. Selon cet enregistrement,  il promettrait à cette dernière des marchés publics en échange d’un soutien au FPÖ, notamment par une  entrée dans le capital  du  très populaire journal autrichien Kronen Zeitung, afin d’en faire un média favorable aux nationaux. M. Strache a démissionné du gouvernement et a transmis ses fonctions au sein du FPÖ à Norbert Hofer, ministre dans le gouvernement sortant. Le chancelier conservateur Sebastian Kurz  a souhaité la tenue de nouvelles élections en septembre.

    Les commanditaires-réalisateurs de cette vidéo visant à parasiter la campagne des défenseurs de l’Europe des patries  l’ont diffusé la veille de la (très) grande réunion publique à Milan, de douze formations politiques populistes,  nationales, souverainistes,  autour de Matteo Salvini et de Marine Le Pen. Interrogée comme il se doit  sur cette affaire, la présidente du RN s’est logiquement étonnée« que cette vidéo qui, semble-t-il, a deux ans d’ancienneté, sorte aujourd’hui à quelques jours de l’élection ». Mais  « Quel que soit ce que l’on peut reprocher aux uns ou aux autres et quelle que soit la véracité de ces accusations, cela ne fait pas disparaître le fait qu’un quart des Autrichiens souhaitent refuser l’immigration dans leur pays. Une Autriche libre de décider de ses choix démocratiques… »

    Une affaire dont se sont emparés les adversaires du RN, et notamment certains cadres de LR dont la liste est  à la peine dans les sondages. Un parti dont les dirigeants s’expliquent mal leur incapacité à fédérer un plus grand nombre d’électeurs de droite, malgré la tonalité très droitière des discours d’estrade de leur tête de liste. Le JDD relayait aujourd’hui  ce malaise grandissant :  « (François-Xavier ­Bellamy)  ne comprend pas, et cela le trouble. (Il) dit ressentir de la ferveur sur le terrain, discourir chaque jour devant des salles pleines (…) recevoir des soutiens très inattendus– des artistes dont la tête de liste des Républicains préfère taire le nom pour ne pas les gêner (sic). Or, les enquêtes d’opinion, celles-là mêmes qui, dans un premier temps, avaient exalté un effet Bellamy, au point que les commentateurs s’enflammaient au sujet de la seule dynamique de cette campagne européenne et prédisaient déjà l’avènement d’un Macron de droite concurrent à Laurent Wauquiez ne traduisent désormais plus qu‘une stagnationvoire une régression…».

    Maire de Beauvoir, député LR de Seine-et-MarneJean-Louis Thieriot, a tenté à son niveau de  créer un réflexe de défiance et de suspicion autour du RN. Sur twitter il a repris la prose du lobby atlantiste et des  macronistes  dénonçant la russophilie (à leurs yeux coupable et intéressée)  des nationaux :  «L’affaire Strache, allié de Salvini et Le Pen est très révélatrice… Comment un Français qui aime passionnément son pays pourrait-il voter pour une liste qui fait ouvertement le choix du parti de l’étranger ? ». Accusation grossière car comme l’a rappelé Jean Messiha sur Cnews  cette fin de semaine, le fait  de parler, de nouer le dialogue avec des étrangers, des Russes ou des Américains, ne fait pas du RN  un parti de l’étranger! Pour sa part, Jean-Yves le Gallou n’a  pas manqué de rappeler  cruellement  à M Thieriot la réalité des errances dramatiques de sa formation politique: « Comment peut-on voter pour un parti  qui a laissé des immigrés extra européens, rarement assimilables, coloniser des pans entiers du territoire? Le parti de l’étranger ce sont les maires qui financent des mosquées et des associations immigrationnistes pas ceux qui résistent! »

    Depuis le quinquennat Sarkozy, qui avait fait naître beaucoup d’espoirs rapidement déçus, le lien de confiance entre le parti (sans colonne vertébrale)  de M. Wauquiez et de Mme Pécresse et son électorat s’est  cassé.  Le constat est aussi simple qu’évident, celui de l’écœurement devant  une droite alliée au centre  qui tient en période électorale un discours martial, identitaire, d’exaltation des racines  helléno-chrétiennes de la France et de l’Europe, pour mieux se coucher devant les oukases progressistes une fois au pouvoir,

    le grand basculement, la grande recomposition du paysage politique auquel nous assistons  n’est jamais qu’une clarification du débat que Bruno Gollnisch appelle de ses vœux depuis longtemps !  Vendredi,Eric Zemmour ne disait pas autre chose sur RTL. Le journaliste et essayiste a pointé le «  renversement exceptionnel » que traduit le fait qu’on a désormais un bloc populistes-souverainistes à 30%, qui pèse deux fois plus lourd que LR crédité au mieux de moitié moins de suffrages.

    Rédacteur en chef adjoint de la revue ElémentsFrançois Bousquet se livrait au même constat sur le site Boulevard voltaire. Il s’est réjoui de prime abord du soutien du conseiller régional ex LFI Andréa Kotarac  à la liste européenne du RN conduite pat Jordan Bardella,  « C’est un coup de tonnerre dans le landerneau politico-médiatique, a-t-il constaté,  en particulier chez les Insoumis (…) . Cela clôt l’épisode populiste de 2017et la ligne que (Jean-Luc)Mélenchon avait suivie pendant les élections présidentielles. Elle les avait portés à 20 % des voix. Pour avoir renoncé à cette ligne populiste, les Insoumis sont retombés à moins de 10 points (…).  On peut imaginer que cet électorat populaire va désormais basculer vers le Rassemblement National.»

    Et d’ajouter : « Le rapport de force joue désormais en faveur des populistes et non plus des conservateurs. Marine, Dupont-Aignan et Philippot sont à 30 % et Bellamy à 15 %. Désormais, ce sera aux conservateurs de s’allier avec les populistes et non plus l’inverse. »Les paris sont ouverts…

    https://gollnisch.com/2019/05/20/une-nouvelle-donne-electorale/

  • Tribune libre : Les libéraux et le travail : hypocrisie ou ignorance ?

    4030241506.jpgFranck Abed, essayiste

    En utilisant le principe de réalité auquel je suis très attaché, force est de constater après plusieurs années d'expérience que les libéraux rencontrés au cours de mes différentes activités, et qui sintéressent tous de près ou de loin aux questions intellectuelles et politiques, sont le plus souvent, des rentiers, des fonctionnaires, des héritiers. Concrètement, il sagit dindividus qui ne connaissent pas linsécurité matérielle et financière, le chômage ainsi que la précarité de lemploi. Dans ces conditions, il y a une certaine tartuferie à parler du travail et de la condition ouvrière quand on na jamais porté un carton de sa vie. Ecrire cela ne constitue pas une attaque ad hominem. Il sagit tout simplement dun constat. Il suffit d’étudier le parcours des grands libéraux contemporains pour valider ou non mon propos

    En se basant sur celui-ci, je remarque donc que les libéraux et les communistes constituent les deux faces dune même pièce. En effet, les communistes - lecteurs assidus de Marx et Engels pour les plus sérieux dentre eux - ne savent pas diriger des entreprises. Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux entrepreneurs comment ils devraient agir. Au lieu de déclamer constamment ce propos telle une sentence irrévocable, créer des entreprises et les administrer comme bon leur semble serait plus judicieux que de donner des (mauvais) conseils. Il est toujours plus facile dexproprier que de fonder

    Nous retrouvons chez les libéraux le même phénomène : parler dun sujet sans le connaître. Ils maîtrisent certes pour certains sur le bout des doigts les canons du libéralisme, car ils ont dévoré les ouvrages de Bastiat, Friedman, Hayek et Smith. Toutefois, les défenseurs de cette école de pensée ignorent les conditions de vie de la classe ouvrière, comme ils méconnaissent la dureté du travail salarié et les incertitudes professionnelles du lendemain. Malgré tout, ils veulent quand même nous éclairer de leurs lumières.

    Les libéraux évoquent beaucoup le travail et prétendent même vouloir le revaloriser. Derrière cette formule vague, aux relents de slogan politique, se cache une ambiguïté quils entretiennent volontairement. Nimporte quel travailleur ne peut quentendre favorablement cette notion de « revalorisation du travail ». Mais parler de revalorisation du travail reste en réalité, dans son expression, synonyme de « défendre des valeurs ». Effectivement, dans les deux cas il sagit de phrases courtes et percutantes. Elles peuvent même se montrer extrêmement séduisantes de prime abord. Cependant, elles ne masquent pas les manques, les incohérences, ni même les ambivalences qui les escortent.

    Etudions précisément la volonté des libéraux de défiscaliser les heures supplémentaires pour soi-disant « revaloriser le travail ». Ils nous exposent que cette mesure permet à « ceux qui travaillent plus de gagner plus », selon ladage sarkoyste bien connu. De fait, cette proposition esquive le point essentiel du sujet : les travailleurs ayant recours aux heures supplémentaires agissent ainsi parce que leur salaire mensuel savère bien trop bas pour faire vivre correctement leur famille. Ils sont donc obligés de sacrifier du temps personnel et donc familial pour recevoir en échange une paie un peu plus convenable. Par conséquent, les « faire travailler plus pour les payer plus » sapparente en somme à une dévalorisation de leur travail journalier. Cela signifie bien sûr que le salaire reçu ne leur permet pas de vivre décemment, mais surtout et plus profondément que leur labeur quotidien ne se trouve pas valorisé à sa juste valeur. Difficile en effet d’être motivé chaque jour pour accomplir une tâche, à partir du moment où on a connaissance que celle-ci pourrait être payée plus, non pas en fonction de sa nature propre mais selon le contexte fiscal. Sans compter que ces heures supplémentaires pourraient rendre heureux un chômeur. Mais comme chacun sait « tous les chômeurs sont fainéants » …

    Le souhait de réduire les cotisations patronales participe également de cette ambivalence insupportable, car leur baisse ne valorise pas le travail mais le capital. Je ne suis pas contre la valorisation du capital, bien au contraire, sous réserve que celle-ci ne relève pas de la pure spéculation en se trouvant complètement déconnectée dune valeur réelle, concrète et « objective ». En revanche, je napprécie guère que les libéraux en arrivent à justifier une idée ayant des attendus différents de ceux qui sont affichés. Dans la plupart des entreprises, il y a dun côté les propriétaires, les actionnaires et de lautre les employés. La rhétorique est bien connue : les premiers - au choix - prêtent, louent, mettent à disposition des locaux, des machines, une marque, pendant que les seconds y travaillent et reçoivent un salaire - bien souvent trop faible en comparaison de leur investissement - déduits dun tas dimpôts servant à alimenter le Tonneau des Danaïdes. Sur le principe, les frais déduits de la fiche de paie reçue par les employés servent généralement à financer les aides sociales et les frais de santé auxquels ils ont recours, et leur redistribution nationale. Concrètement, la baisse des cotisations patronales profite donc « aux patrons » et non aux salariés, car loin daugmenter les salaires elle valorise, sans coup férir, le capital bien trop souvent mal redistribué. Clamer « on va baisser les cotisations patronales » dans le but daider les employéà gagner plus savère un mensonge économique.

    Certes, ils nous rétorqueront sûrement que les chefs dentreprise prennent des risques en investissant des capitaux (propres ou non). Ceci est parfaitement vrai ! Mais quils arrêtent de ne voir quune des deux faces de la même pièce. Les risques sont partagés. Louvrier montant sur des échafaudages pour réaliser des travaux de maçonnerie ou pour remplacer des tuiles sur un toit, lemployé œuvrant dans un entrepôt pour déplacer des produits chimiques, lagent de sécurité surveillant des immeubles ou protégeant des personnalités, etc., prennent également des réels risques qui pour le coup ne sont pas financiers. Dans le cas dune maison, celle-ci est-elle construite par les capitaux ou par les maçons ? En définitive, la valeur ajoutée doit-elle être définie par largent ou par le travail ? Je suis intimement convaincu quil savère impératif de revaloriser le travail et surtout le résultat du travail. Quant à ceux qui « permettent » le travail, ils possèdent le plus souvent déjà énormément

    Tout travail ne repose pas que sur du capital financier, et heureusement. Le militaire au service du pays faisant le sacrifice de sa vie ne se lève pas chaque matin en étant animé par une quelconque augmentation de capital. Les nourrices et toutes les assistantes maternelles accomplissent un vrai travail, me semble-t-il. Néanmoins, la notion de « capital » est ici aussi inexistante. Je mentionne également tous les enseignants de France et de Navarre transpirant du lundi au vendredi (parfois le samedi) pour transmettre aux enfants des connaissances et des savoirs. Tout ceci ne rapporte aucun argent à quelque « capital » que ce soit.

    Il nest pas question pour moi de défendre lesprit soviétique en expliquant que les entreprises doivent être dirigées par lensemble de ceux qui y travaillent. Lhistoire a montré que ce genre didée tourne très aisément très mal. Le chapelet de morts provoqué par les expériences collectivistes est là pour nous le rappeler. Nulle tentation pour moi de défendre lidée que le capital devrait être redistribué aux uns et aux autres sans prendre en compte une notion essentielle à mes yeux : le mérite. Simplement, j’écris que depuis trop dannées les salaires versés en France sont bien trop bas, car le travail nest pas valorisé à sa juste mesure. A force de trop tirer sur la corde, elle finit toujours par casser. Que les financiers internationalistes et autres libéraux ne tiennent pas pour éternellement acquise la situation dans laquelle nous sommes. Ils risquent de sen mordre les doigts quand les chaînes de lesclavage se briseront.
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  • Marine Le Pen juge “le comportement d’Emmanuel Macron très grave”

    En conférence de presse à Milan, la présidente du Rassemblement national a demandé à Emmanuel Macron de “rester un arbitre” et jugé son comportement “très grave”, après que le Président a jugé leur bilan “catastrophique”.

    https://fr.novopress.info/

  • Les idées à l’endroit : Alain de Benoist et la géopolitique

    Le philosophe et écrivain Alain de Benoist enregistre une nouvelle émission des « Idées à l’endroit » sur le thème de la géopolitique. Pour évoquer cette science sociale, il s’entoure de plusieurs invités de grande qualité : Pascal Gauchon, Hervé Juvin et Gérard Dussouy. Ensemble, ils évoquent l’influence des facteurs géographiques sur l’histoire et sur la politique, sur les rapports de force dans l’espace, dans les territoires.

    https://www.tvlibertes.com/les-idees-a-lendroit-alain-de-benoist-et-la-geopolitique

  • Européenne : Alliance royale présente une liste pour réaffirmer la pertinence du principe royal

    Européenne : Alliance royale présente une liste pour réaffirmer la pertinence du principe royal

    Communiqué de l’Alliance Royale :

    Comme à toutes les élections depuis 2004, l’Alliance royale présente une liste pour réaffirmer la pertinence du principe royal dans l’état actuel d’affaiblissement du pouvoir politique en France. Non seulement, la royauté démontre chaque jour son efficacité dans plusieurs pays européens où elle est un facteur décisif d’unité nationale. Mais elle est particulièrement d’actualité devant la déconsidération, voire le rejet dont font l’objet les derniers présidents de la République : M. Sarkozy n’a pas été réélu, M. Hollande n’a même pas pu se représenter et M. Macron fait maintenant l’objet de la fronde des “gilets jaunes” et sa popularité est similaire à celle de M. Hollande.

    A chaque élection présidentielle, les Français cherchent à désigner l’homme providentiel qui sortira la France du marasme dans laquelle elle est plongée depuis plus de 40 ans. A chaque fois, ils sont déçus, car notre système électoral par sa nature ne fait émerger que des personnalités ambitieuses et non pas des personnes réellement au service du bien commun, avec une claire compréhension de notre identité nationale, des enjeux ainsi qu’une vision forte de notre avenir.

    A chaque élection, nous retrouvons les mêmes partis, comme Les Républicains, qui tiennent des discours fermes sur l’économie, les questions de société ou l’immigration et, ensuite, votent à Bruxelles comme à Paris les lois désastreuses contraires à notre intérêt national. Il est temps de cesser de les croire et de sortir du système. Il est temps de voter pour vos convictions ; voter utile a toujours été un marché de dupes au bénéfice des ambitieux et au détriment de ceux qui écoutent les promesses électorales.

    Vous trouverez ci-dessous les liens vers :

    Peut-être continuez-vous à penser que l’on vote pour gagner ? Grave erreur ! On vote pour faire émerger ses idées. A quoi sert-il d’apporter vos suffrages à un candidat qui gagne, mais qui ne vote pas les lois que vous demandez ? Certes, l’Alliance royale n’aura probablement pas d’élu, mais il s’agit de faire émerger un vote royaliste pour les prochaines échéances. Aucun parti n’arrive au pouvoir en une élection, c’est une dynamique qu’il faut lancer. Vous seuls pouvez le faire.

    Cyrille Henrys
    Vice-président de l’Alliance royale

    https://www.lesalonbeige.fr/europeenne-alliance-royale-presente-une-liste-pour-reaffirmer-la-pertinence-du-principe-royal/

  • Le divorce franco-allemand ce n'est pas une nouvelle, ce qui l'est c'est que maintenant on l'affiche ...

    Le langage diplomatique qui s'impose entre grandes nations voisines a mille façons et mille moyens de manifester une montée de leur antagonisme.

    Hier, l'Allemagne demandait à la France de céder à l'Union Européenne son siège au Conseil de Sécurité de l'ONU. Aujourd'hui, elle conteste que le Parlement européen doive continuer de siéger à Strasbourg, en alternance avec Bruxelles. C'est une politique de dessaisissement de la France d'un certain nombre de ses prérogatives issues de l'Histoire récente.    

    Le divorce progressif franco-allemand résulte pourtant de raisons plus profondes qui tiennent à des réalités objectives, démographiques, financières, industrielles, de plus en plus divergentes voire antagonistes entre les deux nations. La montée en puissance de l'Allemagne et symétriquement le décrochage de la France dans ces différents domaines creusent un fossé qui, pour l'instant ne cesse de s'élargir, tandis que l'Allemagne prend conscience des menaces intérieures et extérieures qui pèsent à plus long terme sur son avenir économique et, en tant que peuple, sur son identité.

    Les termes varient. Et se graduent. Macron parle de « confrontation féconde ». Plus franchement, Merkel fait part de ses « relations conflictuelles » avec Emmanuel Macron. Le Figaro de mercredi titrait sur « la brouille franco-allemande ».   

    S'agit-il seulement d'une « brouille » ? D'une mauvaise entente entre personnes ? Entre dirigeants ? Nous avons dit que La France et l'Allemagne nous paraissent s'éloigner aujourd'hui l'une de l'autre pour des raisons structurelles bien plus que conjoncturelles. Il est bien possible, tout simplement, qu'un cycle remontant à l'après-guerre soit en train de s'achever. Et qu'il ait entamé son déclin du jour de la réunification allemande. Ainsi, il se pourrait bien que le temps de l'amitié radieuse franco-allemande soit révolu. Sans-doute faut-il commencer à s'y résoudre. Et même à s'y habituer.  Gérard POL -lafautearousseau

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/05/17/le-divorce-franco-allemand-ce-n-est-pas-une-nouvelle-ce-qui-6151585.html

  • En plein ramadan, un commando de femmes en burkini investit une piscine de Grenoble en toute illégalité

    femme-burkini-piscine.jpgA Grenoble, une dizaine de femmes musulmanes sont allées se baigner en maillot de bain couvrant, alors que le règlement l’interdit. Elles se sont baignées une heure malgré les injonctions de sortir.
    Il y a quelques mois, j’avais été scandalisé par la présence d’une femme en burkini dans la piscine municipale que je fréquente, près de Toulouse, et par l’absence de réactions alors qu’avec ses vêtements en tissu plus qu’amples, elle prenait le frais dans le bassin réservé aux enfants en général et aux PMR (en fauteuil roulant). Depuis, la réponse apportée par le responsable a consisté à étirer le maillot de bain une ou deux pièces cité dans le règlement jusqu’au maillot de bain intégral, sans statuer sur la violation de la laïcité, second argument – et pas des moindres – que j’évoquais, après l’hygiène évidemment.
    La semaine dernière, on est allé plus loin encore, à Grenoble : une dizaine de femmes musulmanes sont allées se baigner en maillot de bain couvrant, alors que le règlement l’interdit. Elles se sont baignées une heure malgré les injonctions de sortir. C’était une action militante délibérée et soutenue par une association subventionnée. Elles ont imposé le burkini.
    Ceux qui les soutiennent précisent que, 65 ans après Rosa Parks, qui a désobéi aux règles interdisant aux Noirs de s’asseoir dans certaines parties du bus, elles utilisent la désobéissance civile pour les droits des femmes musulmanes en France. Pour le porte-parole de l’alliance dite citoyenne , « l’accès aux piscines publiques est notre premier combat mais nous continuerons avec le salles de sports, les entreprises, les médecins qui refusent les femmes voilées ».
    Consternant de voir, en premier lieu, que la loi ne s’applique pas à tous, et que les règlements sont faits pour les autres mais pas pour elles. Essayez donc d’aller vous baigner en short dans une piscine, ou avec un sous-pull manches longues car votre peau est fragile, par exemple.
    Consternant de voir, aussi, que bafouer la laïcité, et la loi de 1905, est aussi facile pour certaines qu’interdit pour d’autres. Il faudra ajouter le « deux poids deux mesures » dans le préambule de la Constitution.
    Enfin, comparer la cause des femmes noires, qui appelaient à la désobéissance civile pour avoir le droit de s’asseoir dans un bus, est nauséabond, car la couleur de peau ne se choisit pas, le combat de ces femmes noires était juste et constituait une aspiration à l’égalité, non à la différence, et ne cherchait aucunement à imposer une idéologie. Or, personne n’empêche ces femmes musulmanes d’accéder à la piscine, elles ne subissent aucune discrimination, le choix d’une religion restant personnel et devant, dans la République laïque, se soumettre aux lois et règlements en vigueur : dans le cas présent, on ne se baigne pas, ou bien on se baigne sans voile ; beaucoup de femmes musulmanes se baignent d’ailleurs en piscine, et on n’y voit que des baigneuses, qu’elles soient chrétiennes, protestantes, juives, bouddhistes ou athées. Le vivre ensemble ne consiste pas à affirmer sans cesse sa différence et à porter sa religion en étendard partout, mais à savoir, dans les lieux publics, dans un pays laïque, la laisser aux vestiaires.
    La médiocrité de ce combat pervers ne rend pas service à la mixité des religions qui, en dehors de l’islam, en France, restent à leur place.
    La liste musulmane, rajoutée in extremis, aux européennes, et validée par je ne sais quel grand mystère, relève du même anachronisme, qui tend à communautariser la France au lieu de réunir les différences, en commençant par respecter la loi, et celle de 1905 en particulier.
    Ma piscine préférée, c’est celle où il n’y a que des baigneurs et des baigneuses… C’est une piscine républicaine. Mais, visiblement, la République est en train de renoncer à ses valeurs. Et pas qu’à la piscine.
    Michel Bickel pour bvoltaire.fr
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  • Tulle renferme, comme ailleurs, son inévitable quota de bisounours garantis pure acrylique.

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    Une cinquantaine au dernier recensement.
    Tous se sont réunis devant la préfecture de Corrèze pour protester contre l’expulsion d’un ancien pirate somalien tout juste sorti de prison, après huit années passées à l’intérieur.
    Le bien nommé Mohamed Mousse (!) Farah avait été condamné pour sa participation à l’attaque d’un catamaran, suivie de l’assassinat du capitaine et de la prise en otage de son épouse.
    Bisou, bisou…
    Main sur le cœur, l’une des peluches opposées au renvoi du personnage, entonne sa comptine préférée : « Ca fait partie des droits de l’homme ».
    Et ron et ron petit patapon.
    La famille brisée par l’attaque ne figure pas dans la liste.
    L’effaceur de casier judiciaire ajoute : « Ce jeune a purgé sa peine, il a donc droit comme tout condamné à avoir la liberté et à faire exercer son droit d’asile.”
    Toute la compassion pour l’ex-flibustier est contenue dans l’expression « Ce jeune »…
    Un bon p’tit gars.
    Avec son CV, il trouverait un emploi sur un bateau-mouche !
    Le romantisme du bisounours s’active de préférence pour la souffrance lointaine.
    L’injustice exotique est son royaume.
    En rupture de mouchoirs pour la supposée victime venue d’un pays chaud, l’humaniste bobo enjambe le SDF, lui emprunte son carton sur lequel est inscrit « Une pièce pour manger », écrit au dos, en patois corrézien : « Welcome refugees » et se précipite sur les lieux du drame.
    Le sort du tiers monde est entre ses mains.
    Il fera barrage de son corps, se privera de tiramisu s’il le faut mais le Somalien restera là.
    Et puis, oser expulser un Africain dans la ville où règne « Sa rondeur Bisounours 1er » est un scandale puissance douze.
    Le saint homme, assisté de trois nains qui l’éventent en permanence, répand la bonne parole sur la population, bénit les fidèles, lance l’incantation du soir à la gloire du dieu Joey Starr.
    Il pourrait fuir, épouvanté par tant d’inhumanité.
    Migrer vers d’autres contrées…
    Emporter dans ses bagages toute la bonne conscience de la commune…
    De la préfecture assiégée par ces militants tout droit sortis de la collection Harlequin, le maître des lieux a expliqué que la demande d’asile avait été refusée par l’OFPRA (Office français des réfugiés et apatrides) notamment « parce qu’il n’a pu apporter la preuve que sa vie était menacée en Somalie ». La représentante du groupe CIMADE de Peyrelevade argumente avec vigueur : “Il a donné des noms, il a expliqué ce que chacun faisait dans le bateau, il a donné les noms des chefs”.
    Sous entendu, un comité d’accueil « spécial balance » l’attend de pied ferme.
    La Peyrelevadoise est en émoi.
    De toutes les violences du monde, celle qui pourrait se produire sur un individu à 6.000 km de son clocher la renverse.
    Résultat d’un tirage au sort ?
    D’une tombola ?
    La roue ne s’est pas arrêtée sur la case « agressions et meurtres commis par des migrants sur le sol européen ».
    Peut-être la prochaine fois.
    À la prochaine kermesse.
    Jany Leroy
  • Grand remplacement : « la France c’est pas aux Français », « toute l’Afrique a le droit d’être ici »

    Grand remplacement : « la France c’est pas aux Français », « toute l’Afrique a le droit d’être ici »

    Plusieurs centaines d’immigrés clandestins ont envahi le terminal 2 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, dimanche 19 mai, à l’appel du collectif La Chapelle debout.Ce collectif dénonce les expulsions de personnes en situation irrégulière et indique :

    “Ce lieu est avant tout une frontière, sans murs ni barbelés. Pourtant elle marque des corps”.

    Une délégation de “gilets noirs” (sic) a été reçue par des responsables de la compagnie Air France, à laquelle ils demandent de “stopper toute participation financière, matérielle, logistique ou politique” à ce qu’ils désignent comme des “déportations”.

    Un immigré soudanais et son traducteur déclarent que « la France c’est pas aux Français » et que « toute l’Afrique a le droit d’être ici ».

    Lire la suite sur lesalonbeige

  • À Milan, Matteo Salvini se pose en leader des droites patriotiques européennes

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    Depuis l’accession de son parti au pouvoir en Italie, le dirigeant de la Ligue, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini parcourt le pays de long en large, prenant la parole, sur les places publiques ou dans des salles, devant d’énormes foules venues lui apporter leur soutien et marques d’affection.

    Cette popularité, Matteo Salvini la doit à son caractère jovial et à son extraordinaire sens du contact avec le peuple, mais aussi et surtout à son action ministérielle qui porte ses fruits : l’arrivée de bateaux transportant des clandestins est quasi arrêtée, la délinquance et la mafia sont combattues frontalement et le peuple italien est protégé des agressions mondialistes par le gouvernement regroupant la Ligue et son allié, le parti anti-système M5S.

    La Ligue, qui avait obtenu plus de 17 % lors des élections législatives de mars 2018, caracole désormais en tête dans les sondages, avec plus de 30 %, alors qu’un autre parti patriotique, dirigé par Giorgia Meloni et dénommé Frères d’Italie, est donné au sein des études d’opinion à 5 %.

    La course victorieuse d’« il capitano » ne laisse pas les autres partis patriotiques d’Europe indifférents et ceux-ci ont, désormais, les yeux rivés vers l’Italie, éternel laboratoire politique du continent. Cette évolution ouvre des possibilités de rassemblement au sein du futur Parlement européen issu du scrutin prévu entre le 23 et le 26 mai 2019 au sein des divers États composant l’Union européenne.

    Profitant de cette situation privilégiée, Matteo Salvini a organisé, ce samedi 18 mai 2019 à Milan, dans le nord du pays, un grand meeting électoral rassemblant les représentants de douze partis patriotiques d’Europe. Ceux-ci ont pris la parole, sur la place située devant la célèbre cathédrale dénommée Duomo di Milano et à côté de la galerie Vittorio Emanuele II qui conduit à la Scala. Weselin Mareschki (Volya, Bulgarie), Boris Kollár (SME RODINA, Slovaquie), Tomio Okamura (SPD,Tchéquie), Jaak Madison (EKRE, Estonie), Gerolf Annemans (Vlaams Belang, Belgique [Flandre]), Anders Vistisen (Parti du peuple danois), Laura Huhtasaari (Parti des Finlandais), Jörg Meuthen (AfD, Allemagne), Georg Mayer (FPÖ, Autriche), Geert Wilders (PVV, Pays-Bas), Marine Le Pen (Rassemblement national, France) se sont succédé à la tribune avant le discours de Matteo Salvini.

    Georg Mayer a remplacé le candidat de tête du FPÖ aux élections européennes Harald Vilimsky, qui est aussi un des deux secrétaires généraux du parti et est resté en Autriche à la suite de la démission du président du FPÖ Heinz-Christian Strache de son poste de vice-chancelier. Ce dernier, ainsi que le président exécutif du groupe des élus du FPÖ à la Chambre des députés Johann Gudenus – qui a aussi, désormais, démissionné –, ont été victimes de la diffusion d’une vidéo réalisée en 2017 dans une villa à Ibiza et montrant les deux hommes en compagnie de la femme de Strache rencontrant la soi-disant nièce d’un magnat financier russe en vue d’obtenir des financements occultes. Harald Vilimsky estime que cette vidéo datant de 2017, au sein de laquelle les deux hommes ont été piégés, n’a pu qu’être réalisée par des professionnels disposant d’informations provenant de services secrets.

    Lionel Baland

    https://www.bvoltaire.fr/a-milan-matteo-salvini-se-pose-en-leader-des-droites-patriotiques-europeennes/

  • Une prison mentale nommée Facebook

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    Ce n’était qu’une question temps comme je l’écrivais dans le quotidien Présentavant que la Fédération des Québécois de souche ne soit victime de la censure sur le réseau FacebookPersona non grata au Parlement de Québec à cause d’idées « non-parlementaires », la Fédération est désormais dans le collimateur des censeurs, ce qui fera plaisir au nébuleux organisme Canadian Anti-Hate Network qui avait demandé dans le New York Times au réseau social de sévir contre la Fédération. Cette semaine, c’était au tour du réseau gouvernemental CBC d’exiger la censure des groupes québécois sur les réseaux sociaux.

    Pour le moment, Facebook accuse la Fédération de propagande haineuse à cause de la publication d’un lien présentant diverses statistiques sur l’immigration de masse accompagné du commentaire : « L’aspect invasion de l’immigration est de plus en plus indéniable. » On n’explique pas en quoi celle-ci fait la promotion de la haine. Il s’agit d’une critique du système d’immigration, ce qui est tout à fait légal, même au Canada de Justin Trudeau où justement l’immigration fait les manchettes depuis quelques semaines. Il faut le noter, ni la Fédération, ni ses membres n’ont été reconnus coupables, ou même accusés de propagande haineuse. Facebookfait du zèle au niveau de la censure.

    Mais ça, rien de nouveau.

    La semaine dernière, le chroniqueur laïciste Richard Martineau du Journal de Montréal, avait été censuré pour avoir osé dire que seule une femme pouvait accoucher. Commentaire évidemment hautement « transphobe » qui valut au haineux personnage une punition d’une semaine loin des réseaux sociaux.

    Début avril, c’était la commentatrice et youtubeuse conservatrice Faith Goldy qui avait été expulsée de Facebook suite aux nouvelles politiques mises en place par le géant du Web pour combattre le « nationalisme blanc », en réaction aux attaques de Christchurch. Par contre, on pourrait noter qu’après les attaques hautement plus meurtrières de Pâques au Sri Lanka, aucune mesure du genre ne fut prise. On ne se décida pas à bannir quiconque faisait la promotion du voile ou de la Charia, alors qu’on cible toute personnalité conservatrice ou nationaliste à cause de la tuerie néo-zélandaise. La censure est à sens unique.

    Le danger de la politique liberticide de Facebook n’est pas tant pour ceux qui sont exclus que pour ceux qui restent. Les gens comme Faith Goldy n’ont pas besoin des réseaux sociaux et ne cesseront pas d’être qui ils sont ou de dire ce qu’ils disent parce qu’ils ont été expulsés du réseau social. Ils se trouveront d’autres moyens d’expression et rejoindront, avec peut-être plus d’efforts, un public intéressé. La menace pèse sur ceux qui restent.

    Il y a un an, Facebook s’en prenait au « suprématisme blanc », puis cette année au « nationalisme blanc ». Dans les deux cas, il s’agit de termes vagues qui permettent à Facebook d’exercer un contrôle sur les commentaires et d’éviter toute critique, car lorsque quelqu’un est banni, personne n’oser venir le défendre, car ce serait s’associer au « suprématisme blanc ». L’usage de ce terme a comme objectif de sidérer les adversaires tout en se donnant un air vertueux. Mais, on constate qu’il y a une gradation théorique. La guerre aux « suprématistes » fait maintenant place à la lutte aux « nationalistes ». Et est « nationaliste blanc » quiconque, soit-il blanc, jaune ou noir, qui remet en question les politiques migratoires mises en place par les traîtres qui ne pensent pas à l’avenir et au bien-être des peuples qu’ils gouvernent.

    Cette gradation relève de la stratégie du saucisson ou de la grenouille dans l’eau chaude. C’est par petits pas que la liberté d’expression est assassinée. Si du jour au lendemain on avait annoncé que toute critique de l’immigration était illégale, il y aurait eu une levée de boucliers et des dénonciations. Mais en y allant goutte par goutte, on rend la chose moins révoltante et on évite la contestation.

    Le danger à long terme, c’est que ceux encore présents sur les réseaux sociaux risquent de modifier leur discours pour s’adapter aux nouvelles règles arbitraires mises en place par l’équipe de Zuckerberg. On évite de parler d’immigration, on recule pour garder le droit de s’exprimer sur les réseaux sociaux sans comprendre qu’on a le droit de parler, mais qu’on ne peut plus rien dire. Ce contrôle du discours n’est pas sans rappeler la philosophie derrière l’imposition de la novlangue dans le prophétique roman d’Orwell.

    D’ailleurs les comparatifs entre Facebook et Big Brother, qui épie, surveille, note, endoctrine, limite la parole, sont trop évidents pour qu’il vaille la peine de les énumérer ici.

    Être banni de ces réseaux n’est pas une mort sociale, loin de là, c’est un premier pas pour retrouver notre liberté de dire que 2 et 2 font 4.

    Rémi Tremblay

    • D’abord mis en ligne sur EuroLibertés, le 28 avril 2019.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/05/15/une-prison-mentale-nommee-facebook-6150878.html

  • EUROPÉENNES : BARDELLA PLUME LOISEAU SUR BFMTV ET MACRON S’INQUIÈTE

    ob_cbbaf6_francisque.jpgLe 15 mai, sur BFMTV, lors d’un débat qui se déroulait entre 19 heures et 20 heures, Jordan Bardella a été excellent face à Nathalie Loiseau, qu'il a littéralement plumėe ! La tête de liste du Rassemblement national fait une remarquable campagne et l’on en retrouve les conséquences dans les sondages qui, depuis une dizaine de jours maintenant, donnent en général le RN en tête, marquant une tendance lourde qui paraît difficile à inverser. Le piège est en train de se refermer sur Macron, qui avait présenté les Européennes comme un duel entre « progressistes » et « nationalistes » : ces élections sont désormais un référendum pour ou contre Macron, et les Français qui en ont assez de ce qui nous sert de chef de l’Etat et de l’oligarchie cosmopolite qui le manipule sont de plus en plus nombreux à s’orienter vers un vote Rassemblement national pour signifier leur mécontentement à Macron, d'autant plus que Bardella apparaît clairement comme une alternative tenant parfaitement la route. Tout cela est réjouissant pour notre camp, et Macron en est conscient, bien évidemment, qui a ouvertement montré son inquiétude dans les déclarations qu’il a faites le 17 mai à Biarritz. Ceci dit, il faut maintenant que le RN nous dise comment il souhaite que soit modifié le fonctionnement des trois principales institutions de l’Union européenne, à savoir le Conseil, le Parlement et la Commission, ainsi que celui de l'euro. Il faut secouer tout ça, c’est évident, mais il faut aussi savoir où l’on va...

    ForumSi

    http://forumsi.fr/2019/05/europeennes-bardella-plume-loiseau-sur-bfmtv-et-macron-s-inquiete.html

  • Les Français commenceraient-ils à se réveiller ? (Roland Hélie)

    Vidéo de l’intervention de Roland Hélie, directeur de Synthèse Nationale, lors de l’hommage national à sainte Jeanne d’Arc organisé par Civitas le 12 mai 2019.

  • « Plus de débouché politique » pour les gilets jaunes ? Un Président bien présomptueux

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    Emmanuel Macron est remonté sur son piédestal. En attendant d’être hissé sur le pavois de Nathalie Loiseau dans une semaine. C’est, d’ailleurs, lors d’une visite d’inspection des préparatifs du G7 à Biarritz qu’il a lancé, en mode « force tranquille », son cri de victoire, toujours avec la condescendance qu’on lui connaît.

    Quels symboles… Quelle provocation… Biarritz, ville bourgeoise s’il en est, où le vote Macron atteint des sommets comme le prix de l’immobilier, les revenus des habitants, et leur âge… Une certaine France.

    « Je considère pour ma part que j’ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j’ai donnée. Je crois que [pour] celles et ceux qui continuent aujourd’hui [à manifester], il n’y a plus de débouché politique. Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller voter aux élections, et quand il porte des idées, se présenter aux élections. »

    Sentiment du devoir accompli. Autosatisfaction. Emmanuel Macron tel qu’en lui-même, la crise des gilets jaunes ne l’a pas changé. Inquiétant.

    Mais, évidemment, les Français savent bien que le « ce qui avait conduit à ce mouvement » est bien plus profond qu’une revendication sociale classique et que ce n’est pas un coup de sifflet final qui va tranquillement faire rentrer les frustrations et les colères à la niche.

    Plus de débouché politique ? Le mouvement des gilets jaunes n’en a jamais eu. Ni ses leaders, ni les tentatives de constituer des listes ou de les récupérer ne pouvaient aboutir. Personne de sérieux n’y a cru. Emmanuel Macron peut faire le fier mais il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte.

    En revanche, le mouvement ne sera pas sans conséquence politique. À moyen et long terme. L’arrogance du pouvoir et son cynisme, jusque dans cette dernière déclaration du Président (« Il y a trop de violence dans notre société ». Allô, David Dufresne ? Allô, l’ONU ?) ne s’effaceront pas. D’abord pour Emmanuel Macron et ce qu’il représente.

    « On n’avance pas en étant contre », a-t-il poursuivi dans sa tirade paternaliste de positive attitude. Il se trompe et ferait mieux de relire Hegel et Marx, et l’Histoire, et accessoirement l’Histoire de France. Les peuples avancent en étant contre. Les jacqueries ou les révoltes sous l’Ancien Régime n’avaient, elles non plus, « aucun débouché politique ». Et puis, un jour…

    Je serais gilet jaune, j’aurais furieusement envie de prendre Emmanuel Macron au mot, de voter. Et de voter contre.

    Frédéric Sirgant

    https://www.bvoltaire.fr/plus-de-debouche-politique-pour-les-gilets-jaunes-un-president-bien-presomptueux/

  • « Le terrorisme intellectuel s'amplifie en France » – LE BASTION SOCIAL CONTRE-ATTAQUE

  • Véronique Lévy à propos de Notre Dame

    Claude Timmerman dans Media-Presse.info

    L’article de Pierre Antoine Plaquevent et Youssef Hindi ICI a conduit Véronique Lévy à ce très beau commentaire, mis sur Facebook le 15 mai…

    Réponse à Pierre-Antoine Plaquevent, dont j’ai lu le très bel article écrit à quatre mains avec Youssef Hindi, cette nuit:

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    Cher Monsieur,

    Je viens de finir… C’est fort et je partage absolument vos intuitions basées d’ailleurs sur des preuves sourcées et une étude profonde… J’ai moi-même cité René Girard et la résurgence du phénomène du bouc émissaire depuis la déchristianisation de l’Europe… que ce soit dans l’émergence des totalitarismes et dans celle du génocide d’embryons… présenté comme un “droit “, inversion monstrueuse.

    Je rajouterai une seule chose que j’évoque régulièrement et dans mon tout dernier texte écrit cette nuit.

    Vous citez :

    « Quand vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, dressée dans le lieu saint — que celui qui lit comprenne ! »

    Et Saint Irénée d’expliciter plus encore :

    « C’est ce que fera l’Antéchrist au temps de son règne : il transportera sa royauté dans Jérusalem et siégera dans le Temple de Dieu »

    C’est magnifique d’avoir cité cette prophétie de Daniel et les mots d’Irénée…

    MAIS si il y a bien intrusion dans le Temple et transport de la royauté de l’Antéchrist dans le sanctuaire réel, à Jérusalem, il y a aussi désacralisation du Sacrifice par l’entrisme que vous avez évoqué (disparition progressive du Sacrifice non sanglant où l’on s’offre avec le Christ) concomitant au viol du sanctuaire qu’est le LIEU SAINT de la conception réservé à Dieu Seul… (clonage, “mystique du gène”, eugénisme, manipulations génétiques en tout genre, dons du téléthon allant à cette PROFANATION qu’a dénoncé le professeur Testard lui-même). J’en parle dans mon dernier livre…”Jésus-Christ ou les robots”.

    Le robot c’est l’homme à l’image non plus de Dieu mais déshumanisé, marqué au chiffre de l’antéchrist.

    Conclusion: Ces trois éléments semblent liés:

    1. Tentative de faire disparaitre le Sacrifice du sacrifice ( sacrifice non sanglant de la Sainte Messe accomplissant et couronnant le cœur mystique de la Première Alliance qui accompagne la résurgence d’une compétition victimaire entre communautés ( retour du bouc émissaire ) apaisée par la “diabolisation” du christianisme, et son passage à l’acte dans la folie incendiaire de ses lieux saints, holocauste sur “l’autel” de la république intégriste athée …..

    2 Retour du sacrifice sanglant d’abomination au temple de Jérusalem et dans le temple maçonnique mondial dont celui de Jérusalem sera le cœur inversé comme Notre-Dame était le cœur de la rose que formaient nos cathédrales éployant le fil de Grâce de ses Eucharisties sur la terre.

    3. SURTOUT ! Viol du sanctuaire du lieu de la conception réservé à Dieu Seul : Attentat contre la Sainte paternité de Dieu dont l’antéchrist veut effacer l’icône au coeur du génome humain pour y planter celle de son effigie…celle du clone sérialisé : l’homme né de l’homme comme disait Rousseau.

    Epilogue:

    Or le Christ nous a dit: “Rendez à césar ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”

    César est la République mais, au-delà, le système qui la fonde: système mortifère s’arc-boutant contre la Sainte Loi de Dieu…

    Depuis les années 60, les théologiens interprètent cette phrase comme une justification de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, du religieux et du laïque…Une sorte de consensus par lequel l’Eglise entrerait dans une lente et interminable collaboration ou démission.

    Or, c’est l’inverse: Jésus nous somme de choisir Dieu et Son Image, la véra icôna, la Vérité. Non pas l’effigie de l’idole de la grande prostituée, Babylone et son temple de la consommation et de la guerre, de la mort servant Mammon… L’artifact du “père du mensonge, homicide dès l’origine” s’abreuvant du sang, des larmes, et de la peur des innocents.

    “Vous ne pouvez servir deux maîtres, ou vous servirez l’un et haïrez l’autre … vous ne pouvez servir Dieu et l’argent”

    En communion de prière dans les deux Coeurs Unis de Jésus et Marie.

    J’aurai une toute dernière prière: que les individus ne soient assimilés aux systèmes mortifères de leurs communautés soit qu’ils les servent dans l’ignorance invincible, soit qu’ils en soient les victimes innocentes…

    Amen.

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  • ELECTIONS EUROPEENNES ET POLITIQUE INTERIEURE (Jean Goychman)

    Depuis quelques semaines, le gouvernement et les députés de la majorité infusent le message que la campagne pour les élections européennes ne devait pas interférer avec la politique intérieure française. Tous ces gens sont bien gentils et certainement d’une entière bonne foi, mais leur mémoire semble leur faire défaut.

    L’élection présidentielle est-elle un acte de politique intérieure ?

    Répondre par la négative serait absurde. Or, durant la campagne présidentielle, le candidat Macron a pourtant constamment évoqué le sujet. C’était même le point central de son discours autour duquel s’articulait tout le reste. Cela avait le mérite d’être très clair. Le programme d’Emmanuel Macron ne se définissait même QUE par rapport à l’Europe. En matière de gestion des finances publiques, il fallait revenir au sacro-saint traité dit « de la règle d’or » et ceci le plus rapidement possible, La rigueur budgétaire ayant été mise à mal soi-disant par la crise de 2008 ; l’Allemagne avait, du haut de son budget en équilibre et de son endettement maîtrisé, imposé aux pays plus « laxistes » un retour impératif à cette rigueur gravé dans le marbre du texte du traité.

    Mais l’objectif réel d’Emmanuel Macron n’était pas (ou du moins pas seulement) de remettre la France « dans les clous » du traité de Maastricht de 1992, lequel prévoyait des « critères de convergence » des pays européens candidats à l’entrée dans la monnaie unique.

    En réalité, il voulait aller bien au-delà, de façon à imposer un fédéralisme européen sectoriel, le but final étant naturellement de réunir ensuite les différentes pièces de ce puzzle supra-national.

    Cette méthode n’est pas sans rappeler celle des « petits pas » de Jean Monnet : plutôt que de définir les objectifs réels de la démarche, qui pourraient conduire les peuples à réaliser qu’on allait les déposséder de leur souveraineté, on le fait « en tirant des bords » pour que la direction de la route demeure ignorée.

    Premier objectif : rassurer les allemands

    En arrivant à l’Elysée en mai 2017, la priorité d’Emmanuel Macron était de convaincre la chancelière allemande et les autres dirigeants de la CDU au pouvoir depuis plus de dix ans qu’il allait faire, lui, ce que ces prédécesseurs n’avaient pas pu ou su faire, c’est-à-dire contraindre le peuple français à accepter une politique de rigueur qui allait permettre d’équilibrer les budgets futurs, Il espérait bien en contre-partie, que les allemands allaient l’aider pour faire avancer l’intégration européenne.

    On ne veut plus employer le mot fédéralisme depuis que de Gaulle avait, non sans ironie, démontré l’absurdité de cette vision, lors d’une conférence de presse en 1962. Mais ne soyons pas dupe, c’est toujours ce même projet que l’on veut nous imposer.

    Malheureusement pour notre fringant président, l’alliée potentielle sur laquelle il pensait pouvoir s’appuyer n’avait plus l’oreille de ses amis politiques, ni même celle de ses électeurs, singulièrement refroidis par sa politique migratoire. Le projet de notre président d’installer, avec le concours d’Angela Merkel, un ministre des finances de la zone euro a donc capoté, inaugurant une série d’échecs successifs qui ont fait de lui aujourd’hui et sur le plan européen, un homme seul.

    Cependant, les conséquences des actions politiques des premiers mois du quinquennat apparurent au bout de plusieurs mois. Comme souvent, l’orage se déclencha alors qu’on croyait le nuage passé. Le facteur déclenchant fut la hausse prévu pour le 1er janvier 2019 des taxes sur les carburants, sous le prétexte de « sauver la planète ».

    En réalité, il fallait tout bonnement augmenter les impôts pour diminuer les déficits et respecter le traité de 2012.

    Changement de discours

    Ayant compris que les « populistes » voulaient à tout prix préserver la souveraineté de la nation, Emmanuel Macron fit évoluer en conséquence ses éléments de langage. Sait-on jamais, « sur un malentendu, ça peut marcher…» selon la célèbre réplique de Michel Blanc. Toujours est-il qu’est apparue la « souveraineté européenne ».

    Ce terme n’a aucun sens car l’Europe n’est pas une nation et le peuple européen n’existe pas, mais quelle importance ? L’essentiel est de noyer le poisson et on verra bien après. En un mot, comme disent les matheux, on suppose le problème résolu et on avance les pions pour passer à l’étape suivante. C’est une sorte de « qui ne dit mot consent » basé sur une avance de phase du propos. Si personne ne proteste, la cause est entendue et tout retour en arrière s’avère impossible. C’est ce genre de raisonnement totalement vicié qui conduit à des des déclarations comme celle de Jean Claude Junker « Il n’y a pas de choix démocratique contre les traités européens ».

    Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette campagne électorale des européennes, c’est que tous les candidats sont d’accord pour reconnaître que l’ Union Européenne ne fonctionne pas et qu’il faut en changer les mécanismes, mais les propositions pour y parvenir sont rares et difficilement compréhensibles.

    Seuls le Rassemblement National, Debout la France, les Patriotes et, dans une certaine mesure, l’Union Pour la République parlent ouvertement  d’une « Europe des Nations ».
    Le RN et DLR proposent la voie interne au travers des alliances au niveau des peuples européens et de leur représentation parlementaire. Les Patriotes et L’UPR proposent de quitter l’Union Européenne,

    Quant aux autres partis politiques, ils semblent pour le moment esquiver le débat, à l’exclusion de la liste Modem-LREM qui défend contre vents et marées plus de fédéralisme européen, en faisant semblant de ne pas entendre la colère des peuples qui monte.

    Comment peut-on dissocier la campagne électorale de la politique intérieure ?

    La réponse est simple : on ne le peut pas ! Les deux sont intimement liées. L’enjeu de ces élections européennes peut avoir des répercussions énormes sur notre devenir de citoyens français. Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par l’ensemble de cette élite mondialisteà laquelle il appartient, et il ne peut s’en affranchir. Sa politique intérieure française est donc presque entièrement subordonnée à ses objectifs européens, à savoir relancer l’intégration européenne, non pas dans le but d’en faire une Europe -puissance internationale, mais pour en faire disparaître progressivement les nations qui la composent.

    L’Europe est devenue un véritable enjeu mondialiste et les tenants de cette vision du monde ne peuvent pas laisser les « populismes » ruiner leur démarche commencée dès la fin de la guerre.
    Bien sûr, ce n’est pas leur stratégie pour la campagne électorale et les euro-mondialistes feront tout pour empêcher qu’elle interfère avec la politique nationale.

    Les électeurs français ne doivent pas se laisser abuser et songer que leur bulletin de vote du 26 mai prochain sera lourd de conséquences pour l’avenir de notre nation.

    Jean Goychman 25 avril 2019

    https://www.minurne.org/billets/20595