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21/05/2018

Roland Hélie invité à Barcelone au colloque sur le thème "Catalogne, terre espagnole !"

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Roland Hélie et Gabriele Adinolfi samedi à Barcelone

Samedi 19 mai s'est tenu à Barcelone un colloque sur le thème "Catalogne, terre espagnole" cliquez ici. Compte tenu des récents évènements qui ont secoué la péninsule ibérique, cette réunion tombait, c'est le moins que l'on puisse dire, au coeur de l'actualité. D'où une participation importante comme les organisateurs pouvaient l'espérer.

La dynamique Association pour la mémoire de Juan Ignacio (ACIMJI), fondée il y a quelques années par les camarades de Juan Ignacio Gonzalez, dirigeant du Frente de la Juventud assassiné fin juin 1980 à Madrid et devenu depuis un héros du combat nationaliste outre Pyrénées, était à l'origine de cette initiative. Cette association est, entre autres, animée par Juan Antonio Lopez Larrea, auteur d'un remarquable ouvrage, Sin Remordimiento(Sans remord, Editions Fides, Tarragona, 2017), dans lequel est racontée cette période tragique et méconnue de l'après-franquisme.

Comme nous l'avons démontré dans le n°47 de notre revue Synthèse nationale (automne 2017), la crise que vient de traverser la Catalogne a redonné au nationalisme espagnol une vitalité qui avait tendance, il faut bien le reconnaitre, à s'essouffler ces dernières années. La Phalange, sous toutes ses formes, redevient donc une force vivante dans le pays.

Tout au long de la journée, interrompue par un sympathique banquet au Cercle militaire de Barcelone, différentes personnalités espagnoles, dont certaines issues du Front de la Jeunesse des années 70 et 80, traitèrent avec brio et enthousiasme le thème central du colloque.

L'après-midi, plusieurs intervenants européens étaient aussi invités par Juan Antonio et ses camarades a prendre la parole. Ce fut d'abord le Grec Konstantinos Bovitsos, représentant de l'Aube dorée au Parlement européen, puis Gabriele Adinolfi, Président de l'Institut romain Polaris, que nous ne présentons plus aux lecteurs de ce site, et, avant le Père Marius Visovan qui témoigna sur le mouvement légionnaire roumain, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale et des Cahiers d'Histoire du nationalisme, fit un exposé d'1 heure 30  sur l'histoire de la Droite nationale et celle du courant nationaliste révolutionnaire en France.

S'il est vrai que les nationalistes français se référent souvent a des figures ibériques glorieuses telles que José Antonio Primo de Rivera, Ramiro Ledesma Ramos cliquez là ou Onesimo Redondo, les Espagnols savent aussi honorer les références françaises. Derrière la tribune, parmi les six grands portraits affichés, on retrouvait ceux de François Duprat, Dominique Venner, Pierre Drieu la Rochelle et Robert Brasillach.

Au-delà de la partie "historique" de son intervention, Roland Hélie profita de sa présence à Barcelone pour mettre en garde nos amis catalans contre le "retour au pays" du prédateur Manuel Valls qui affiche, après avoir lamentablement été rejeté par les Français, ses prétentions de faire désormais carrière en Catalogne. Roland Hélie rappela la perversité de ce triste personnage qui se spécialisa, alors qu'il était ministre de l'Intérieur puis Premier ministre, dans la répression contre les patriotes. Le message semble être bien passé...

Ce colloque fut aussi l'occasion de constater avec plaisir la belle production éditoriale espagnole. Plusieurs éditeurs présents proposaient en effet aux participants de nombreux ouvrages de qualités sur le nationalisme espagnol et européen. Ce qui correspond au regain d'intérêt des Espagnols pour l'idéal qui nous anime.

Cette réunion a permis à Synthèse nationale et à son directeur de renforcer les liens d'amitiés qui soudent les nationalistes d'Europe dans leur combat commun contre le mondialisme... Profitons de cet article pour remercier Juan Domingo et les responsables de l'ACIMJI pour leur accueil chaleureux et fraternel.

S.N.

Un compte-rendu filmé de cette belle journée sera bientôt en ligne sur ce site.

Consultez le site non conformiste El Cadenazo cliquez là

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Inimaginable il y a encore quelques mois, la Phalange recrute à nouveau comme ici sur un marché de la banlieue de Barcelone dimanche matin...

11:24 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Rioufol à Joffrin : «Le nationalisme n’est pas la guerre, c’est le multiculturalisme qui est la guerre»

Ivan Rioufol sur le nouveau gouvernement italien Salvini-DiMaio : «Je comprends le désarroi de Laurent Joffrin (Libération) car c’est tout un monde qui s’effondre devant lui (…) C’est le réveil des peuples, des nations, des fiertés, des frontières, qui se manifeste en Israël comme en Italie où on assiste dans le fond à l’insurrection des peuples. Je trouve ceci formidablement encourageant. (…) Les Italiens se libèrent de la pensée unique qui forçait à se plier à des diktats technocratiques, européistes ou comptables (…) Cessez de dire que le nationalisme c’est la guerre. Aujourd’hui, c’est le multiculturalisme qui est la guerre. Vous avez là le réveil d’un peuple occidental qui ne veut pas être submergé par une culture extra-européenne parce que ce malaise italien, c’est naturellement la gestion de l’immigration, la place de l’Islam et la place du multiculturalisme
– CNEWS, 19 mai 2018, 19h25

http://www.fdesouche.com/1008295-rioufol-a-joffrin-le-nat...

Terres de Mission #79 : Renaissance catholique au Puy du Fou

Mai 68 • Les acteurs de la contestation [2]

Guerre contre eux-mêmes ... 

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Les auteurs de Génération. Les années de rêve, Hervé Hamon et Patrick Rotman, ont dressé une longue liste des protagonistes de Mai 68. Nous reprenons ce qu’ils disent du milieu familial et social de chaque acteur.

Jeannette Pienkny 

Jeannette Pienkny, qui était la seule femme membre du bureau national du Mouvement de la jeunesse communiste au moment du XIVème Congrès du P.C.F., qui eut lieu au Havre en juillet 1956. Vingt ans plus tôt son père arrive en France. « Juif polonais, né à Lodz, il fut dirigeant de la Jeunesse communiste. Repéré par la police, il fuit en Allemagne, milite au P.C., que Hitler entreprend de démanteler. Arrêté durant un meeting, il est condamné, incarcéré. À peine libéré, il gagne Paris. À la déclaration de guerre, comme beaucoup d’immigrés d’Europe de l’Est, il s’engage. Il est fait prisonnier, revient en 1945. Jeannette ne découvre qu’alors son père. Elle a sept ans. Les souffrances et les déchirements intérieurs s’agrippent au cœur comme l’étoile jaune s’accroche à la poitrine : descentes de la milice, camps de réfugiés, ballottements d’autant plus effrayants qu’incompréhensibles. […] Chez les Pienkny, on parle yiddish ; la mère est couturière à domicile, le père ne ʽʽfaitʼʼ plus de politique, mais il en parle du matin au soir. Cet étrange assemblage d’éducation communiste et de culture juive – non religieuse – est au début des années cinquante le terreau commun de la bande que fréquente Jeannette. […] Pour ces jeunes juifs, l’antifascisme est incarné par le parti communiste. »[1] 

Michèle Firk 

L’une des grandes amies de Jeannette Pienkny s’appelle Michèle Firk : « Juive comme cette dernière – sa famille avait fui les pogroms d’Europe orientale au début du siècle –, elle a connu les persécutions raciales de la guerre. […] À dix-neuf ans, en 1956, elle prend sa carte du parti communiste ; mais son besoin d’action, son dégoût viscéral devant les horreurs de la guerre d’Algérie la détournent d’un engagement trop timoré à ses yeux. Elle entre dans les réseaux de soutien au F.L.N. »[2]

Jean Schalit 

Jean Schalit a des origines russes « mais son arrière-grand-père était le secrétaire de Théodore Hertzl, le fondateur du sionisme – d’ailleurs il fut l’un des douze pionniers qui émigrèrent en Palestine à la fin du XIXème siècle. […] Une branche de la famille a réussi dans la presse et possède la Société parisienne d’édition qui publie Bibi Tricotin, les Pieds nickelés, l’almanach Vermot. Mais le père de Schalit, par esprit d’indépendance, préférait travailler dans un journal économique, L’information. Homme de gauche, il a collaboré au cabinet de Léon Blum en 1936. Après la guerre, la Résistance, il dirige une publication de la C.G.T. […] En 1952, la police soviétique ʽʽrévèleʼʼ que des médecins voulaient assassiner Staline. Le compagnon de route se rebiffe ; il ne croit pas un mot de ce complot des ʽʽblouses blanchesʼʼ où les praticiens accusés ont surtout le défaut d’être juifs. Il s’éloigne du communisme au moment où son fils Jean, quinze ans, s’en approche. […] Communiste de marbre, il n’hésite pas à vendre, seul,LʼHumanité aux portes de l’institut d’études politiques où il est admis à la rentrée universitaire de 1956. Les chars russes tirent sur les ouvriers de Budapest, mais il reste fidèle comme un roc. […] Bientôt propulsé au bureau national de lʼU.E.C., il est chargé du journal Clarté »[3], qui est l’organe de la branche étudiante du PCF. 

Serge July 

Serge July, qui n’est pas adhérent à lʼU.E.C., est cependant un lecteur assidu de Clarté. Il a pour meilleur ami René Frydman, qui est étudiant en médecine. « July et Frydman se connaissent depuis le lycée Turgot, où ils étudiaient ensemble, et sont demeurés très liés. […] Imitant la moitié de leur classe, ils suivent les initiatives du M.R.A.P., un mouvement contre le racisme particulièrement actif dans leur quartier où les élèves d’origine juive sont nombreux – les parents de Frydman, immigrés de Pologne, se sont établis dans la confection. Le père July, lui, est un ingénieur des Mines, radical-socialiste, libre penseur et sceptique, qui n’essaie pas d’inculquer à son fils une quelconque orthodoxie politique. Pas plus que sa mère, catholique bretonne qui travaille chez Lelong, un atelier de haute couture. C’est elle qui l’élève, ses parents étant séparés. »[4] 

Roland Castro 

Roland Castro, né en 1940 à Limoges, étudiant aux Beaux-Arts et militant au Parti socialiste unifié (P.S.U.), se rappelle avoir dit, à propos du départ de Pierre Mendès France de la fonction de président du Conseil, en 1955, « lui qui est juif d’une lignée de juifs espagnols et grecs : eh oui, ils triomphent. Ils ont flanqué dehors le petit juif qui les dérangeait tant. Mais les petits juifs, tôt ou tard, rentrent par la fenêtre...ʼʼ »[5] Son père est « issu de la diaspora juive espagnole installée en Grèce, est né à Salonique. Mais, encore jeune homme, il émigre en France où il pénètre avec de faux papiers. Devenu représentant de commerce, il épouse à Lyon une juive grecque également de Salonique. Amoureux de son pays d’accueil, il s’engage en 1939 »[6] du côté de la France contre l’Allemagne nazie. Ania Francos, qui est la « fille d’un père russe et d’une mère polonaise, cachée de famille en famille durant lʼOccupation, faisait partie de la bande d’adolescents juifs qui se retrouvaient, le samedi et le dimanche, place de la République. »[7]  (Dossier à suivre)  

[1]Ibid. p. 48-49.

[2]Ibid., p. 52.

[3]Ibid., p. 53.

[4]Ibid., p. 127.

[5]Ibid., p. 76.

[6]Ibid., p. 119.

[7]Ibid., p. 89.

L'ouvrage de l'auteur ...

(Cliquer sur l'image)

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Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Au-delà des midinettes en pâmoison

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Georges Feltin-Tracol

Hier, samedi 19 mai 2018, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a célébré les noces du prince Henry Charles Albert David, fils cadet du prince de Galles Charles, et de l’actrice Rachel Meghan Markle. Ces prénoms ne sont pas anodins. Ils rappellent un tropisme davidique sous-jacent puisque, selon certains cénacles occultistes, les souverains d’Angleterre seraient les héritiers des rois d’Israël de l’Ancien Testament.

Par-delà l’aspect sentimental qui fait tressaillir les midinettes lectrices de Point de Vue – Images du Monde, ce mariage n’est nullement anecdotique, surtout quand il concerne la monarchie britannique. Celle-ci n’hésite jamais à passer des compromis avec les oligarchies cosmopolites afin de conserver ses acquis matériels et moraux.

En avril dernier, malgré l’opposition véhémente du travailliste républicain Jeremy Corbyn, les 53 chefs d’État et de gouvernement décidaient par consensus de désigner le prince de Galles comme prochain Chef du Commonwealth. Vestige anachronique de l’Empire colonial britannique, le Commonwealthdilue lentement les identités autochtones brittoniques dans un mondialisme anglo-saxon. C’est dans cette perspective que la cérémonie de demain satisfera une nouvelle fois la « super-classe » planétaire.

En accueillant une mulâtre, les Windsor montrent aux bien-pensants qu’ils entérinent l’actuelle submersion migratoire des Îles Britanniques et encouragent l’avènement dans les prochaines décennies d’une Babel métissée. Dès à présent pourchassées par les juges, les idées euro-identitaires passeront bientôt pour des actes de « terrorisme intérieur »; leurs promoteurs sont déjà en détention ou expulsés.

D’origine étatsunienne, Rachel Meghan Markle renforce de facto les liens transatlantiques entre Londres et Washington, surtout si la parenthèse Donald Trump se referme rapidement pour cause de démission ou de destitution. De trois ans plus âgée que son époux, Meghan Markle, divorcée, ravit les franges les plus rances du féminisme. Celles-ci se scandalisent quand un homme fréquente une femme bien plus jeune que lui. Elles applaudissent en revanche le phénomène contraire médiatisé par les « cougars » du show biz et de Hollywood.

La dynastie anglaise a l’habitude de se plier aux injonctions conformistes. En attendant que le palais de Buckingham soit le théâtre d’un mariage de même sexe ou d’une GPA, la City, ce repaire de la haute-canaille financière internationale, demeure plus que jamais le plus solide pilier sur lequel repose une monarchie usurpatrice, otage consentant du parlementarisme, de la ploutocratie et du règne absolu des partis politiques.

Dans cette famille dont le cœur penche à gauche et qui s’adonne aux attitudes fantasques les plus mièvres, le membre le plus digne reste encore, pour paraphraser Georges Dumézil quand il parlait des Orléans, la reine Élisabeth II d’Angleterre.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°79, diffusée sur Radio-Libertés, le 18 mai 2018.

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Une honte!

BRUXELLES ENTERRE LA LANGUE DE MOLIÈRE : L’ULTIME HUMILIATION ?

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Dans l’Europe post-Brexit, la France serait-elle en passe de passer de poule aux œufs d’or à dindon de la farce ? C’est, en tout cas, ce que l’on pourrait croire à la lecture d’un article sidérant de Politico en date du 7 mai 2018.

Contributrice nette au budget européen à hauteur d’environ neuf milliards d’euros, la France ne bénéficie pas, pour autant, des nombreuses ristournes diverses et variées obtenues au fil des années par certains États membres. Un état de fait que l’on pourrait mettre sur le compte du manque de zèle de nos dirigeants successifs à défendre nos intérêts nationaux : au reste, Emmanuel Macron n’est pas près de changer la donne. Le chef de l’État s’est, en effet, déclaré prêt à augmenter les paiements de la France pour compenser les dix milliards d’euros de manque à gagner occasionnés par le départ du Royaume-Uni – et ce, en dépit de la baisse programmée de la PAC et de la politique de cohésion.

À l’humiliation budgétaire pourrait désormais s’ajouter l’humiliation symbolique. Alors même qu’à l’issue du Brexit, seul 1 % de la population de l’Union européenne sera de langue maternelle anglaise, c’est bien cette dernière que Bruxelles pourrait imposer comme quasi-langue officielle unique. Le français, en perte de vitesse depuis l’élargissement à l’Europe de l’Est, perdrait ainsi son dernier bâton de maréchal, à savoir son statut de « langue de travail », au même titre que l’allemand et l’anglais. Cette demande, au reste absurde au regard de la situation géographique des principales institutions européennes, distribuées au sein de trois États francophones (la Belgique, la France et le Luxembourg), et du fait que 80 % des permanents de la Commission parlent le français, émane de certains représentants de pays de l’Est comme la République tchèque ou la Pologne, mais aussi d’une figure de poids : l’ancien Premier ministre italien Mario Monti.

Ce dernier camouflet, qui vient s’ajouter au chapelet de couleuvres qu’a dû avaler la France ces dernières années, n’était malheureusement que trop prévisible. Marginalisé, le français est sous-utilisé au sein du Parlement, où le simple fait de requérir une interprétation suffit à vous faire passer pour une marquise – l’interprétation étant, d’ailleurs, purement et simplement écartée pour certaines missions à l’étranger. Au-delà de l’anecdote, il s’agit d’une inégalité de traitement scandaleuse, les députés non anglophones se trouvant de facto exclus de certaines réunions stratégiques, cruciales pour l’avenir de leurs États respectifs. Dernier bastion symbolique : la Cour de justice de l’Union européenne envisagerait, dans un même objectif d’efficacité, de substituer l’anglais au français dans ses délibérations.

Le combat serait-il « perdu », comme l’affirme le député européen du PPE Alain Lamassoure ? De même qu’on aurait tout essayé contre le chômage, selon le mot fameux de François Mitterrand, ou contre le terrorisme, si l’on en croit le plus novice Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, faudra-t-il, demain, nous incliner devant la suprématie du globish, ersatz de la langue de Shakespeare et incarnation d’une époque confite dans le matérialisme et la médiocrité ? L’attitude d’un Jacques Chirac en 2006 ou, plus récemment, du représentant permanent auprès de l’Union européenne Philippe Léglise-Costa nous démontre qu’il est urgent et possible de convertir enfin notre contribution financière en dividendes politiques et que, face au mépris écrasant dans lequel la France et sa culture sont tenues, la seule réponse possible est celle de la chaise vide.

http://www.bvoltaire.fr/bruxelles-enterre-langue-de-molie...

20/05/2018

Trump prive les avorteurs de Planned Parenthood d’une grande part de leur budget

États-Unis : nouvelle victoire pro-vie

Il existe aux États-Unis un organisme du nom de Title X family. Créé sous l’ère de Nixon en 1970, son but est d’aider les familles. Il fait partie du service public. Principalement il aide les familles nécessiteuses et porte assistance aux femmes menacées. Mais il s’est mis à subventionner Parenthood (planning) à hauteur de 57,3 millions de dollars. Rappelons que ce groupe pratique 320.000 avortements par an à lui seul. Title X pratiquait aussi des avortements. Beaucoup d’États américains essayent de trouver des moyens par la bande de limiter la nocivité de ces organismes. Cela avait fini par user Cécile Richards, amie d’Hillary Clinton et présidente de Parenthood : elle démissionna. Trump avait d’ailleurs une dent contre elle. Comment cette femme pouvait recevoir de l’argent public pour conjointement subventionner la campagne électorale de Clinton à hauteur de 30 millions de dollars ? Étranges mœurs politiques !

Trump lors de son élection avait promis d’abolir l’avortement. La trahison d’une quinzaine de parlementaires catholiques avait fait échouer l’abolition de medicaid, système de soins initié par Obama : l’avortement y était inclus. Pour Trump ce qui devait être alors possible de faire, était de supprimer les subventions à la principale organisation faisant des avortements, à savoir International Parenthood. Il avait par exemple privé de subventions les associations qui faisaient la promotion ou pratiquaient l’avortement à l’étranger. De plus, il a trouvé une autre voie fort intéressante.

Une conseillère de la Maison Blanche du nom de Kellyanne Conway a eu l’idée de séparer le budget de Tittle X en deux parties. Celle concernant l’aide aux familles et celle destinée aux avortements avec notamment les subventions à Parenthood. Le montant de ces dernières iront au Women’s Qualified Health Centers, des centres d’assistance médicale aux femmes ; lesquels ne sont pas impliqués dans les avortements.

Cette décision présentée par l’administration de Trump le 19/05/2018, affecte grandement la trésorerie de Parenthood ; mais aussi les cliniques gérées par Parenthood ou aidées financièrement par Tittle X. Les locaux de cet organisme où sont pratiqués des avortements seront désormais séparés et loués éventuellement au privé susceptible de s’y intéresser.

Trump continue de réaliser ce qu’il a promis, à la grande joie des défenseurs de la vie humaine.

Jean-Pierre Dickès

http://www.medias-presse.info/trump-prive-les-avorteurs-d...

David l’Épée : "Contre le nouveau puritanisme"

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Rébellion : Vous donnez le 19 mai à Bordeaux à l’invitation du Cercle Rébellion bordelais une conférence intitulée Le nouvel ordre moral. De quoi sera-t-il question ?

David l’Épée : Il sera question d’un phénomène très inquiétant qu’on voit à l’œuvre depuis quelques années et qui est en train de prendre un poids considérable : la mise en place, dans les mœurs et dans les lois, d’un nouveau puritanisme d’inspiration féministe.

En rupture avec le féminisme historique et avec la tradition de progrès social dans laquelle il s’inscrivait jusqu’alors, cette nouvelle idéologie se présente comme un pur produit universitaire, une doctrine hors-sol qui a pris peu à peu le visage d’une espèce de jésuitisme laïcisé. Le nouvel ordre moral dont parle le titre est en quelque sorte un retour du refoulé victorien qui hante encore l’inconscient collectif des cultures anglo-saxonnes et scandinaves, qui sont précisément celles à qui nous devons cette offensive néo-féministe. Je tâcherai, dans le temps qui m’est imparti, de faire la généalogie de ce phénomène, d’expliquer sa cohérence et d’examiner quelles sont ses implications. J’ai rassemblé ces dernières années de nombreux exemples concrets et éloquents de ce raidissement des rapports entre les sexes voulu et promu par une partie de nos élites. Mais rassurez-vous, je ne vais pas livrer un discours complotiste ou décliniste, je crois fermement qu’une révolte du bon sens se prépare contre cette chape de plomb et nous sommes là pour nourrir la critique. C’est une causerie où, je l’espère, nous aurons aussi l’occasion de rire : les méfaits des nouveaux flics de la pensée sont souvent si ubuesques et si surréalistes qu’ils inspirent forcément la rigolade, et cette rigolade pourrait bien, face à ce système qui se méfie de l’humour comme de la peste, s’avérer un instrument de résistance.

Rébellion : Ce que vous dites est étonnant car les opposants qu’on a entendu au moment de réformes telles que l’introduction de l’idéologie du genre à l’école ou le « mariage pour tous » parlaient peu de puritanisme : au contraire ils étaient souvent accusés, par leurs adversaires ou par les médias, de faire eux-mêmes preuve de puritanisme !

David l’Épée :  C’est vrai, mais vous aurez remarqué que dans tous ces mouvements de contestation, les médias ont bien pris soin de ne donner la parole qu’à des représentants de mouvements religieux (catholiques la plupart du temps, musulmans parfois) et si possible en tendant leurs micros aux plus fondamentalistes et aux plus caricaturaux d’entre eux, et ce dans le but de pouvoir les décrédibiliser auprès de l’opinion publique. S’il faut reconnaître que les mouvements catholiques ont effectivement joué un rôle de poids dans cette opposition (et on peut les en remercier), ils n’étaient pas les seuls, et les raisons qui ont poussé tant de Français à tenter de faire barrage aux savants fous du gouvernement n’étaient pas toutes d’ordre religieux ou moral. Si je ne me retrouve pas dans le combat de ces gens-là, c’est parce que – outre le fait, somme toute anecdotique, que je ne suis pas croyant – leur critique est incomplète, elle ne tire pas toutes les conséquences qu’elle devrait de cette contestation du néo-féminisme. Je ne vais pas me faire des amis en disant cela mais il me semble depuis un moment qu’un chrétien qui s’en prend à l’idéologie du genre, c’est comme un gauchiste (ou un droitard) qui s’en prend au libéralisme : il ne fait le boulot qu’à moitié, il botte en touche rapidement et se prend tôt ou tard les pieds dans le tapis. Le problème n’est pas tant qu’ils aient été traités de puritains mais que, bien souvent, ils l’étaient en effet. On a vu les partisans de la vieille Eglise descendre dans la rue pour chahuter les représentants de la nouvelle Eglise, celle qui occupe actuellement le pouvoir. Certains croyaient en Dieu quand d’autres croyaient au progrès, ils n’étaient certes pas d’accord sur tout mais beaucoup d’entre eux, des deux côtés de la barricade, se situaient dans un rapport conflictuel avec des notions aussi centrales que la nature, le corps, le sexe. Aux calotins indignés et aux prêcheurs mahométans qui vocifèrent contre les jupes trop courtes, la nudité au cinéma et la gauloiserie, j’ai envie de dire : pas la peine de gueuler les gars, pas la peine d’aller manifester sur les grands boulevards, les féministes font le boulot à votre place dans les ministères, il vous suffit de patienter encore un peu et d’attendre que les choses se fassent !

Rébellion : On a un peu de peine à vous suivre. Dans une récente émission sur TV Libertés, on vous a vu démolir un livre d’Esther Vilar (que vous avez qualifiée d’ « Otto Weininger additionnée d’un utérus »), qui est pourtant considérée par beaucoup comme une référence du combat anti-féministe…

David l’Épée : Mais je ne suis pas anti-féministe ! Je pourrais difficilement l’être puisque ce terme (tout comme le terme de féminisme) est bien trop polysémique si on ne précise pas ce qu’on met derrière. Esther Vilar est une pamphlétaire complètement névrosée et percluse de haine de soi, ses livres ne sont intéressants que comme témoignages d’une pathologie – et une pathologie pas très éloignée de celle qu’on trouve chez ces hommes honteux d’être hommes, ces blancs honteux d’être blancs, ces Français honteux d’être Français, etc. J’ai tenu à parler d’elle dans cette émission car le fait qu’elle trouve un écho favorable parmi les critiques actuels du féminisme me semble assez préoccupant. Le problème n’est pas dû qu’à son manque de rigueur intellectuelle mais au postulat violemment misogyne de sa thèse. La fréquentation de la nébuleuse anti-féministe m’a malheureusement révélé que derrière une critique commune (ou commune en apparence) on trouvait souvent des motivations et des présupposés diamétralement opposés. Ceux qui considèrent comme de sérieux instruments de critique anti-féministe les livres d’Esther Vilar ou La Pornocratie de Proudhon (et pourtant je suis un grand admirateur de Proudhon mais pour de tout autres raisons !) font preuve d’une grande erreur d’appréciation, une erreur qui ne peut s’expliquer que par le problème qu’ils ont non pas avec le féminisme mais avec les femmes. Vous noterez d’ailleurs – et on revient incidemment au sujet de ma causerie – que la plupart des misogynes sont de fieffés puritains. Le puritanisme est avant tout une haine de la nature, du créé, or le corps et le sexe sont nature par excellence, et dans nos représentations culturelles plurimillénaires, c’est toujours avant tout la femme qui est liée à cette corporéité, qui est ramenée à son sexe : c’est sans doute arbitraire mais c’est ainsi. Ne parlait-on pas, au XIXème siècle encore, d’une « personne du sexe » pour désigner une femme ? Ceux qui dévalorisent la femme et affirment son infériorité, qu’ils soient imams fondamentalistes ou puceaux tourmentés lecteurs de Sexe et caractèred’Otto Weininger, sont donc les pires des puritains, et ce au même titre que les néo-féministes qu’ils pensent combattre et dont ils ne sont que le reflet inversé.

Rébellion : Que le féminisme soit pris parfois de bouffées androphobes, on s’en doutait un peu et on l’avait remarqué, mais comment pourrait-il s’en prendre aux femmes alors qu’il constitue l’idéologie censée défendre leurs intérêts ?

David l’Épée : C’est tout le paradoxe du néo-féminisme qui, en radicalisant certaines positions de l’ancien, a fini par se retourner contre ce dernier. Une partie du féminisme classique défendait, presque de manière « corporatiste », les intérêts des femmes, que ce soit en matière de droits, de salaires, d’égalité, de liberté, etc. Que l’on soit d’accord ou non avec ce programme, c’était une cause cohérente puisque sur de nombreux points très concrets les femmes réelles y trouvaient effectivement leur avantage. Mais le néo-féminisme, passé au filtre des idéologies de la déconstruction et de l’ultra-culturalisme universitaire, en est venu à nier la nature, c’est-à-dire le fait qu’il existe une moitié de l’humanité ressortissant du sexe féminin. Le sujet du féminisme classique était la femme mais le but du néo-féminisme est de déconstruire et d’évacuer toute catégorie sexuelle. Or qu’est-ce qu’un féminisme sans femmes ? Ce serait aussi absurde qu’un anti-racisme qui, tout en condamnant les discriminations raciales, nierait la notion de race… Ah non tiens, ça existe aussi. Bref, si le féminisme a commencé par s’attaquer au patriarcat, à la domination masculine, à la phallocratie et même parfois, dans ses expressions les plus radicales, à l’homme lui-même (on trouve, chez certaines théoriciennes lesbiennes séparatistes, de Ti-Grace Atkinson à Valérie Solanas, une véritable haine du mâle poussée parfois jusqu’à des fantasmes quasiment génocidaires), il est désormais passé à l’étape suivante et a fait de la femme sa nouvelle cible. Ce qui procède d’une certaine logique : on ne peut pas liquider la masculinité sans liquider dans le même mouvement la féminité puisque c’est le principe même d’identité sexuée qui est attaqué. Contrairement à ce que dit un Eric Zemmour qui me semble avoir une vision un peu superficielle de la chose, je ne pense pas que le mouvement à l’œuvre vise à une féminisation mais bien plutôt à une neutralisation. Si les néo-féministes partent à l’assaut de toutes les spécificités et caractéristiques de la femme, qu’elles soient culturelles (comme la coquetterie ou la minauderie) ou biologiques (comme les rapports hétérosexuels ou la maternité), c’est bien parce que c’est la féminité qui est leur ennemi. Pensez-vous vraiment que des personnalités du féminisme radical comme Beatrice/Paul Preciado ou Marie-Hélène/Sam Bourcier auraient décidé de changer de sexe si elles étaient animées par l’idée de défense de la femme et de la féminité ?

Rébellion : Vous travaillez depuis plusieurs années sur ces questions-là. Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre ces recherches ?

David l’Épée : J’ai un peu fréquenté les milieux féministes lorsque j’étais engagé à l’extrême gauche, non pas parce que j’y croyais mais parce que je ne pouvais pas faire autrement, ça faisait partie du package trotskiste et étant secrétaire de section il me fallait bien ménager la chèvre et le chou. J’avais déjà les plus grands doutes sur le sens et le bien-fondé de ce combat, bien éloigné des grands exemples du féminisme socialiste ou anarchiste de jadis (Louise Michel, Rosa Luxembourg, Emma Goldman, etc.) et plus proche du tournant bourgeois et culturaliste qu’il a pris aujourd’hui. Mais ce qui m’a vraiment fait réagir et m’a décidé à m’intéresser plus précisément à la question, c’est la montée du climat de pénalisation et le retour au puritanisme que je sentais venir lentement mais sûrement. Ma réaction n’avait rien de politique à proprement parler, elle était motivée par la crainte diffuse que beaucoup de choses que j’aimais et qui occupaient une grande place dans mon existence me paraissaient menacées par cette idéologie en pleine croissance : les beaux-arts, l’érotisme, l’humour, la drague, le cinéma, la séduction, un certain art de vivre, un certain goût pour la beauté et pour la différence des sexes – tout cela était peu à peu remis en cause, voire placé en accusation par ces nouvelles doctrines caporalistes importées d’outre-Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’écris depuis plusieurs années des articles et donne des conférences à ce propos et c’est également le sujet d’un livre sur lequel je travaille depuis un certain temps. Mon optique étant résolument différentialiste, je renvoie dos à dos néo-féministes et misogynes et j’espère parvenir à convaincre celles et ceux qui me lisent ou m’écoutent que l’harmonie entre hommes et femmes ne sera possible que si nous réapprenons à valoriser nos spécificités plutôt qu’à les nier, à les criminaliser ou à les « déconstruire ».

Source : rebellion-sre.fr

http://blogelements.typepad.fr/blog/2018/05/david-l%C3%A9...

Macron : élections par défaut, autosatisfaction à tous les niveaux

Alors que le choix des journalistes par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron avait suscité tollé parmi les journalistes, il s’avère que le jeune Président soit rentré, de nouveau, en état de grâce auprès journalistes, trop apeurés de perdre leurs prébendes, eux aussi. Ce léchage de bottes est même allé jusqu’à comparer Macron à Obama. Voilà pour l’information, de la communication, mais aucune réflexion, comme toujours. 
Cet état de grâce se retrouve aussi au sein de la population. C’est une énorme claque que les politiciens professionnels (c’est-à-dire qui n’ont jamais travaillé de leur vie) ont dû subir lors du premier tour des élections législatives. Mince alors, que vont-ils faire ? Travailler de leurs propres mains ? Sûrement pas. Pour la première de leur vie, ils connaîtront Pôle emploi, même si au début, ils conserveront les 6 000 euros par mois. L’inquiétude sur leur visage doit être un moment à imprimer dans nos mémoires. Encore ont-ils de la chance, car les Français qui s’inscrivent à Pôle emploi sont dans des difficultés toutes autres, mais espérons néanmoins qu’ils arrivent à voir ce qu’est la difficulté est l’injustice sociale. Espérons aussi qu’ils doivent aller à leur rendez-vous sur place, tout en rencontrant les chances pour la France, qu’ils se mélangent, et voient bien le fossé que chaque Français doit affronter lors de ces moments-là. 
Hormis l’absence de conviction d’un Stéphane Le Foll ou un Thierry Solère (qui se singularise par son absence de conviction : UMP, puis candidature dissidente en 2012 après un parachutage d’un autre UMP, puis LR de nouveau, et appel en faveur d’En Marche), tous les autres n’ont pas résisté, car ils n’ont vendu leurs principes que trop tard. Fini les vieux caciques et gros bourgeois donneurs de leçons, qui passaient leur temps à mentir tout en faisant culpabiliser les citoyens. Cela leur apprendra à se défendre de toute forme de corruption, après avoir multiplié les mises en examen
Le dégagisme a cela de bon, et de meilleur qu’une alternance, que le changement, non pas politique, malheureusement, mais du personnel politique, qui rafraîchit les rangs de l’Assemblée. Pôle emploi va connaître deux cents nouvelles personnes, avec un CV tout vide. Mince alors, où leurs femmes iront-elles travailler ? Et leurs enfants ? En fait, on s’en contrefout, ces perdants, que ce soit aux élections ou dans leurs idées, ne méritent que notre mépris le plus profond, mais il faut avouer que cette situation relève du cocasse et fait sourire. 
Quel est le versant du dégagisme ? L’Assemblée nationale va connaître une nouvelle vague de jeunes ou moins jeunes députés, pour la plupart issus de la société civile. Que connaissent-ils du programme de Macron ? La société civile. Que connaissent-ils de la politique ? Absolument rien. Le dégagisme amène une génération d’amateurs, de naïfs et doux rêveurs qui n’ont pas compris que le débat sur les propositions de loi est très limité, qu’il faudra débattre, chaque année, de lois techniques, comme la loi de financement de la sécurité sociale, de la très importante loi de finances. Que connaissent-ils des bleus et jaunes budgétaires ? Absolument rien. Savent-ils le travail effectué dans les commissions parlementaires ? Connaissent-ils les sujets abordés dans ces commissions ? Connaissent-ils un tant soit peu le droit constitutionnel et le droit parlementaire ? Pour la grande majorité, non. Un jeune fonctionnaire de l’Assemblée aura plus de compétences qu’un élu débarqué et ignare. C’est dur comme constat, mais l’état de grâce de ce nouveau parti a pour résultat qu’un âne avec une pancarte En Marche aurait pu aussi être élu. Certains entretiens ont déjà montré le niveau de compétence des futurs élus. Autant les autres étaient corrompus, autant les nouveaux sont d’une simplicité confinant à la bêtise. 
Mais, encore une fois, ils ne servent à rien d’autre qu’à être une réserve de voix pour le Président, qui souhaite outrepasser les compétences du Parlement pour légiférer par voie d’ordonnance : le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer sur un domaine de sa compétence, celui-ci édicte l’ordonnance, qui n’entre en vigueur que quand le Parlement ratifie cette ordonnance. L’intérêt ? Le Gouvernement a carte blanche, et surtout, on évite toute forme de débat parlementaire. Avoir 400 députés novices, c’est tellement plus facile pour faire passer des lois qui vont être catastrophiques pour la société, dans tous les domaines. 
 Ce point est conforté par ce que disait le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : légiférer par voie d’ordonnance, c’est plus rapide et démocratique. Mais quoi de plus normal d’entendre de la part du ministre de l’Intérieur que les mesures quasi-autoritaires sont démocratiques. C’est le même, qui, dans sa ville, a facilité par ses ordres, l’intervention ubuesque de la police à l’encontre du bastion social, synonyme de justice sociale, quand il est permis aux associations, avec le Droit au logement opposable (DALO), de squatter des immeubles, cette fois-ci privés, pour y héberger des dizaines de familles d’immigrés clandestins. 
Aux premiers week-ends d’été, il faut surtout compter sur l’exaspération des Français envers la classe politique, avec pour les journalistes, une toile de fond populiste. Pourtant, ils sont biens tous pourris, menteurs et lâches ces hommes politiques. Et la nouvelle classe politique ne pourra rien y changer, puisqu’elle est autant libérale et progressiste que la précédente, elle a juste un fanion différent. Il faudrait donner à chaque nouveau député, La République des camarades, de Robert de Jouvenel, pour leur montrer qu’ils ne changeront rien, sauf pour eux. Mélenchon lui, voit dans cette exaspération, le rêve d’un grand soir, où l’abstention se muera bientôt en contestation dans la rue. A Mélenchon qui souhaite le grand soir pour ré-enchanter le monde, nous lui opposerons Marcel Gauchet, conscient du désenchantement du monde. 
Le désenchantement du monde n’est pas synonyme de désespoir. Bien au contraire. Il signe d’une pleine conscience du monde, sans utopie ni hystérie collective d’un monde social meilleur. Il est la pleine conscience du monde qui nous entoure, avec pour réalité des circonstances présentes, le fait que l’individu n’existe pas seul, que seule la collectivité, et à plus forte raison, la communauté existe. Couple, famille, amis, mais encore, communauté politique ou autres associations sont les signes distinctifs par rapport aux Macroniens qui ne jurent que par Macro-économie, tandis que les Français observent et considèrent que l’économie, c’est savoir combien il restera à la fin du mois pour payer son loyer, sa maison, et nourrir ses enfants. Tandis que les progressistes ne jurent que par l’Europe, les Français voient au contraire des règles stupides édictées par Bruxelles, et une déresponsabilisation du politique à ce sujet : « c’est pas nous, c’est Bruxelles ». Quand ces progressistes puants voient l’économie et l’Europe conjuguée, le Français y voit la promesse faite par le politique d’amener de nouveaux migrants clandestins, pour s’accorder aux mesures prônées par le Medef pour faire baisser les salaires. Quand le Président pense à sa villa bourgeoise du Touquet, nous pensons, pas si loin, à Calais. Quand l’électorat bobo et bourgeois de Paris voit en lui l’incarnation du changement, nous voyons, à Paris, la lente déréliction de cette capitale, face à l’insécurité, à l’atteinte physique portée à nos femmes, et à la collaboration complice de tous les libéraux et progressistes, vers le tortueux chemin du cosmopolitisme et du pouvoir d’achat
Quand ils nous parlent de démocratie à l’Assemblée, nous observons qu’ils étaient dix % de présents seulement, pour prolonger l’état d’urgence. Quand ils nous parlent de représentation, avec tous ces députés, nous leur répondrons que la candidate qui a été seconde au premier tour des présidentielles, n’a eu que 8 sièges à l’Assemblée, à cause du scrutin majoritaire verrouillé. 
Enfin, à ceux qui ont perdu leur place de député et parlent de parti unique, c’est une erreur terminologique. Le parti unique existe encore dans certains Etats, et la situation est tout autre. Mais nous sommes bien dans une situation très grave, car elle s’inscrit dans un contexte de soft-totalitarisme, où les mesures graves et liberticides, celles qui vont amplifier l’injustice sociale et les rapports de force interethniques (voulus par les politiques et pas par nous), vont être prises à l’Assemblée et surtout au Gouvernement. Mais, d’un autre côté, il restera au Français le choix de consommer, de s’amuser et de se divertir pour oublier. Alors prends ton téléphone, mets ton casque, balade-toi en trottinette et regarde sur Internet les nouveautés en matière d’objets connectés, avant d’aller en after-work pour discuter avec tes collègues du bienfait de Macron pour les startups. 
Les autres se rapprocheront de leurs familles, au sens propre, et au sens politique. Sans haine ni violence, ils voueront aux gémonies la lâcheté de l’homme moderne, sa veulerie et sa capacité à tout accepter, dans le même état d’acceptation que le cocu au courant de sa situation d’homme abusé. Mais cela ne nous regarde pas. Il est hors de question, pour les mois et années à venir, que ceux qui ont soutenu ce nouveau Parti du petit dictateur se plaignent de quoi que ce soit. En participant à l’asservissement, ils ont perdu, de facto, leur droit à la parole et à la contestation. 
Pour les autres, et autant que faire se peut, le combat est à continuer, car comme le discernait si bien Maurras, « le désespoir en politique est une sottise absolue ».

L’UNION EUROPÉENNE MORD LES MAINS QUI LA NOURRISSENT, ET ON AIME ÇA…

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Quand on sait d’où vient l’Union européenne, on croit rêver en apprenant que la France est poursuivie en justice par la Commission européenne auprès de la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne) au motif qu’elle n’aurait pas procédé aux efforts « suffisants » contre la pollution de l’air (notamment au dioxyde d’azote).

Sur le fond de l’affaire, il se trouve que la France a fait l’objet de plusieurs avertissements, ces dernières années, concernant des dépassements « répétés » de pollution au NO2 (dioxyde d’azote) dans plusieurs agglomérations. « Elle n’a pas pris la mesure pour protéger la santé de ses concitoyens », nous dit-on. La Commission européenne a, ainsi, menacé la France à de nombreuses reprises de porter l’affaire devant la CJUE.

Qu’on se le dise, la situation serait cocasse si ces mascarades politico-judiciaires ne se faisaient pas avec notre argent. Concrètement, une institution simili-démocratique, qui se dandine allègrement sous nos yeux sans qu’on ne puisse vraiment la maîtriser, se croit désormais dotée d’assez de pouvoir pour nous l’éclabousser à la figure. Si Commission européenne il y a, n’est-elle pas mandatée par les États, eux-mêmes garants de « citoyens européens » ? La Commission toute bureaucratique, qui ne rend de compte à personne, vit avec l’argent des contribuables, c’est-à-dire le nôtre. Cette Commission (que l’on paie, et grassement) mandate alors des personnes (qu’ils paient de notre argent) pour contrôler nos taux de dioxyde d’azote afin de veiller à notre santé (je suppose que nous devons la remercier pour ça). Si ça lui chante de gaspiller nos sous à mesurer les taux de NO2 de nos métropoles les jours de canicule, c’est son affaire (quoiqu’un peu la nôtre).

Subséquemment, elle fanfaronne, un rapport de l’OMS sous le bras, pour sermonner l’Europe entière en matière de pollution. On évitera de lui gâcher ce plaisir, c’est sa seule compétence : produire des rapports, dire le bien et le mal, et blâmer des gens qui avaient oublié qu’ils la payaient pour ça. Si on lui enlève cette activité passionnément altruiste, il est probable qu’elle produirait des rapports sur le manque de rapports pour dire le bien et le mal pour nous-mêmes. Elle serait même capable, bougresse insatiable, de nous condamner pour cela. En substance, elle sert surtout à nous assener des vérités outre-Atlantique, plus encore quand elle se fringue d’instances supposées internationales.

Mais n’est-ce pas le comble, quand cette Commission européenne, qui ne se gaverait pas d’autant de notre argent sans nous-mêmes, en vient à poursuivre les États qui la nourrissent ? Nous savons, bien sûr, qu’elle s’en contrefiche ; n’est-elle pas toute-puissante, forte de la légitimité des gourdiflots qui lui cèdent notre souveraineté à répétition ?

Ce qui se conçoit bien s’énonçant clairement, voici que mon argent (et le vôtre) sert à payer des gens qui produisent des règles (souvent tatillonnes, parfois vraiment stupides), puis d’autres gens qui en contrôlent la teneur dans notre pays. Ensuite, ils nous tapent au mieux sur les doigts, en nous imposant des amendes, à moins qu’il ne faille en référer au tribunal de l’Europe (la CJUE), que l’on paye également de nos deniers.

Alors, quand un État est condamné à une amende, je vois mal quels sous autres que les nôtres pourraient bien l’en acquitter. La Commission européenne aura beau prétexter que c’est pour notre bien, combien de temps, encore, allons-nous raffoler de nourrir les mains qui nous fessent et nous détroussent ?

17:14 Écrit par pat dans actualité, anti-national, Europe, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Ouistreham : la présence massive de migrants soutenus par l’extrême-gauche fait s’effondrer l’activité touristique et commerciale

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À Ouistreham (Normandie) alors que la saison touristique a démarré, la présence des migrants clandestins musulmans – essentiellement soudanais – dans cette station balnéaire de 9.500 habitants menace les commerces d’une grave dépression économique. Les autorités n’ont pris aucune espèce de mesure, se contentant d’appeler à « accueillir » les clandestins.

Premier facteur, l’extrême-gauche qui se déchaîne pour fixer le plus grand nombre de migrants clandestins possible sur place à des fins d’agitation (lire ici).

La suite ici

NRBC (Piero San Giorgio et Chris Millennium)

Le concile Vatican II représente pour le catholicisme français le moment du « décrochage »

6a00d83451619c69e20224e039358f200d-250wi.jpgC'est le constat auquel est arrivé Guillaume Cuchet, dans son ouvrage Comment notre monde a cessé d’être chrétienL'Homme Nouveau publie une intéressante discussion entre l'auteur, l'abbé Claude Barthe et l'historien Jean Chaunu. Extraits :

"Je suis parti des données rassemblées par le chanoine Boulard qui était dans l’Église le grand spécialiste après-guerre des questions sociologiques et que les historiens connaissent bien, en raison notamment de la publication en 1947 de sa fameuse Carte religieuse de la France rurale, dite « carte Boulard », qui est un des documents les plus énigmatiques et les plus explicatifs de l’histoire de France. L’avantage de cette sociologie très modeste en apparence, qui s’est attachée à décrire la situation plus qu’à véritablement l’expliquer, est qu’elle permet de prendre le problème à la racine en commençant par compter et dater les phénomènes. Ce qui, paradoxalement, manquait le plus dans la littérature « scientifique » existante sur le sujet. Tout le monde avait des idées sur les explications, les interprétations, mais on paraissait avoir fait l’économie de la première des opérations historiographiques qui consiste à décrire précisément la situation et ses tendances.

De vingt ans de comptabilité approfondie, entre, en gros, 1945 et 1965, Boulard avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée moyennant une pente légèrement déclinante, un peu déprimante, certes, parce qu’en dépit d’efforts répétés on n’arrivait pas à redresser les courbes, mais assez rassurante tout de même, parce qu’elle préservait a priori de toute mauvaise surprise. [...] En mettant en série tous ces sondages et en rendant leurs données comparables, il a mis en évidence une cassure dans la pratique religieuse survenue quelque part autour de 1965Il en a tiré une première conclusion : tout ne venait pas de 1968, comme on avait déjà tendance à le dire de son temps. [...] Je suis donc entré dans le dossier avec cette date en tête, 1965-1966, que j’ai retrouvée depuis dans toute une série de cas locaux que j’ai pu examiner. Comment expliquer une telle rupture dans une histoire qui est censée ne jamais en connaître ? Il faut bien qu’il y ait eu un évènement pour la produire et, si possible, un évènement religieux parce que, comme disait Lucien Febvre, l’histoire « religieuse » procède avant tout d’explications « religieuses » (même si la religion catalyse beaucoup de « social »). D’où la nécessité de faire la part de l’évènement conciliaire dans la rupture.

Vous êtes conscient de la charge symbolique que ce constat contient ?

Oui, mais je ne suis pas du tout partie prenante des débats internes dans l’Église à ce sujet, donc cela m’est égal. Il faut que chacun fasse son travail, même si aucune thèse n’est indiscutable. Seulement la discussion doit commencer par être factuelle. Reprenant les constats de Boulard, j’ai cherché des explications proportionnées à l’évènement. [...]

Abbé Barthe : [...] J’apporte ici ma pierre comme témoin direct de cette époque. Né en 1947, je suis ici le plus vieux de tous. Pour donner un repère : j’ai fait ma communion solennelle en 1959. [...] Quand je suis entré au séminaire en 1964, je savais que j’intégrais une corporation en péril. J’ai donc vécu la fin du Concile de l’intérieur de l’institution, au séminaire universitaire Pie XI, à Toulouse. Avant même d’avoir lu votre livre, au regard de ce que j’y ai connu, je datais le grand bouleversement de 1965-1966, notamment du point de vue liturgique. Ainsi, quand je suis entré au séminaire, en 1964, nous avions tous les dimanches une messe solennelle et des vêpres solennelles, comme celles que l’on célèbre aujourd’hui à Saint-Nicolas-du-Chardonnet ou à Saint-Eugène, à Paris. Nous sommes passés au français pour la messe et l’Office divin, à l’autel au milieu des séminaristes, au toujours moins d’agenouillement, courant 1965. [...]

Nous lisions les textes de Vatican II, nous en discutions. Mais au-delà, le principal était que tout changeait et cela se manifestait par les changements de la liturgie. Les réformes se succédaient. Au bout du processus, quand j’ai quitté le séminaire Pie XI en 1968, nous avions des messes d’équipes (les séminaristes étaient désormais regroupés en « équipes ») dans la chambre de tel ou tel séminariste de l’équipe, son bureau servant d’autel... Nous avions aussi à donner une aide pastorale dans les paroisses, tous les dimanches, où nous pouvions voir ce que s’y passait. Là aussi, tout est allé très vite. Fin 1964, en tout cas en 1965, certains curés disaient déjà (je pense au curé de la paroisse des Minimes) toute la messe en français, consécration comprise.

Le bouleversement de fond était manifesté par cela. Vous avez raison de dire que les fidèles ne se sentaient plus obligés d’assister à la messe. C’est en 1967, je crois, qu’a été instaurée la messe dominicale du samedi soir. On assistait à la messe si on pouvait, et si on ne pouvait pas, on n’y assistait pas...

Auparavant il y avait eu l’abandon de la soutane et de l’habit religieux, qui a aussi produit un effet très fort sur les populations. Cela doit dater de 1961-1962, un peu avant le Concile. [...] Le fait est qu’ils abandonnaient avec la soutane un marqueur très fort. « Si les curés n’ont plus d’obligation, nous non plus », se disaient les gens. Cela ne valait pas pour les paroissiens les plus impliqués, qui continuaient à aller à la messe tous les dimanches, mais pour les catholiques du pourtour, de la « périphérie ». Pour eux, plus a joué le choc du Concile, mis en œuvre par la réforme liturgique, plus a joué la sensation de l’évanouissement des normes. [...]"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

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Mai 68 • Les acteurs de la contestation

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Dire à la fois que les mouvements radicaux d’extrême-gauche étaient dirigés par des Juifs et que ce sont ces mouvements qui sont à la source de la révolte étudiante qui déclencha la crise de mai-juin 1968 revient à considérer que le rôle joué par ces jeunes Juifs a été déterminant. Sans eux, il est légitime de se poser la question, Mai 68 aurait-il eu lieu ? 

Yaël Auron insiste sur leur rôle majeur dans l’irruption des événements quand il écrit que « Mai 68 revêt des spécificités juives indéniables, authentiques et profondes. Ce sont dans une large mesure des motivations juives qui ont propulsé toute une génération de jeunes juifs dans la lutte révolutionnaire universelle. Elles trouvent leurs fondements dans les événements du passé le plus proche, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah »[1]. Pour lui, leur faible nombre était compensé par la position éminente qu’ils occupaient dans les mouvements gauchistes. Ils se trouvaient aux places les plus stratégiques, de direction. En quelque sorte ils en étaient les pivots : « les juifs n’étaient qu’une infime minorité, bien que fortement représentés au sein des instances dirigeantes des groupes contestataires étudiants. »[2]

Outre la J.C.R. de Krivine, Yaël Auron souligne qu’« [i]l en était de même au sein de la direction des autres organisations trotskistes où les juifs représentaient une majorité non négligeable si ce n’est la grande majorité des militants. […] Le mouvement maoïste, la Gauche prolétarienne, avait à sa tête deux juifs, Alain Geismar et Pierre Victor (Benny Lévy). »[3] Sans oublier le plus informel Mouvement-du-22-mars et son leader emblématique Daniel Cohn-Bendit, le plus célèbre des soixante-huitards.

Dans un livre autobiographique ce dernier raconte une expérience qui l’a grandement marquée : « à quinze ans, je suis allé en Israël. J’ai travaillé dans un kibboutz. C’était très joli, tout le monde vivait en communauté, les gens s’entraidaient, solidarité, égalité, etc. Intuitivement, je devais avoir une position sioniste de gauche. […] J’étais à Nanterre lorsque éclata la guerre des Six-Jours. […] Nous n’avions pas conscience réellement du problème d’Israël : nous étions encore sous l’influence de l’idéologie sioniste que nous avions acceptée pendant des années »[4].

Plus loin il développe le raisonnement suivant : « L’extrême-gauche, comme la gauche, a toujours répugné à se poser le problème de l’identité individuelle. Pour définir quelqu’un, on se réfère toujours à son appartenance de classe. Mais notre identité est le fruit de multiples expériences, parmi lesquelles le cadre de vie de notre enfance joue un rôle important. […] Cette société m’impose d’être viril – je suis un garçon, plus tard un homme – juif allemand, rouquin, plus ou moins beau »[5]

Les auteurs de Génération. Les années de rêve, Hervé Hamon et Patrick Rotman, ont dressé une longue liste des protagonistes de Mai 68. Nous reprenons ce qu’ils disent du milieu familial et social de chaque acteur. 

Alain Krivine 

Commençons par Alain Krivine : « Son père, médecin stomatologue, n’a rien d’un ʽʽencartéʼʼ. Il lit Le Figaro, se proclame antiraciste, vote régulièrement à gauche mais avec la certitude, quand son suffrage se porte sur les communistes, que ces derniers ne prendront jamais le pouvoir. Il est né en France de Juifs russes immigrés, qui ont fui les pogroms avant 1917, et la femme qu’il a rencontrée était de même souche. […] La mère d’Alain, au fond, n’éprouve ni passion politique ni passion religieuse. Elle jeûne à Kippour parce que, dit-elle, face aux antisémites, il est bon de montrer une fois l’an qu’on est juif. »[6] 

André Sénik 

André Sénik « est né de parents juifs polonais, petits commerçants établis à Paris dans le quartier du Sentier vers 1930, à l’époque où la communauté juive en France – cent cinquante mille âmes – double de volume sous l’afflux des réfugiés de l’Est, dont la moitié provient de Pologne. La culture familiale est teintée de marxisme mais tout autant de sionisme. La première organisation que fréquente le jeune Sénik, le M.A.P.A.M. (le Parti unifié des travailleurs, à la fois sioniste et socialiste), est ainsi orientée : à gauche, et cependant en quête dʼEretz Israël. »[7] 

Tiennot Grumbach 

Quant à Tiennot Grumbach : « Sa mère est la sœur de Pierre Mendès France et dirige le commerce de vêtements, devenu petite maison de couture, qu’a fondé le grand-père Mendès. [Son] père, il est ʽʽdans les affairesʼʼ, au Brésil, où laCasa Grumbach connaît des hauts et des bas. »[8] 

Jean-Paul Ribes 

Jean-Paul « Ribes, lui, n’est pas juif pour deux sous. Un Français, vrai de vrai, issu d’une classique famille petite-bourgeoise – le père ingénieur à l’E.D.F., la mère qui ʽʽne travaille pasʼʼ. »[9]    (Dossier à suivre)   

[1]  Yaël Auron, Les juifs d’extrême gauche en mai 68, Paris, Albin Michel, 1998, p. 39.

[2]  Ibid., p. 23.

[3]  Idem.

[4]  Daniel Cohn-Bendit, Le grand bazar, Paris, Belfond, 1975, p. 10-11.

[5]  Idem.

[6]  Hervé Hamon, Patrick Rotman, Génération. Les années de rêve, Paris, Seuil, 1987, p. 15-16.

[7]  Ibid., p. 20.

[8]  Ibid., p. 21-22.

[9]  Ibid., p. 22.  

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Dossier spécial Mai 68

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Quel message Jeanne d'Arc nous adresse-t-elle aujourd'hui ?

Le programme de la nouvelle coalition italienne

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Italie – La Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) ont présenté un « contrat de coalition ». C’est le programme du futur exécutif. Il tient en une trentaine de points et remplit 39 pages. Il doit encore être soumis aux assemblées de chacun des deux partis avant de pouvoir être présenté au chef de l’Etat.

Que retenir de ce programme qui est le résultat de compromis ? Matteo Salvini, qui devrait être le prochain Ministre de l’Intérieur, avait fait de ce thème son cheval de bataille. Sur ce point, le programme de la coalition est une avancée limitée. Il est prévu « d’augmenter » les rapatriements (ce qui n’est guère difficile) et de rendre plus strict le contrôle des frontières. Durant la campagne électorale, Matteo Salvini avait promis d’expulser 600.000 immigrés clandestins s’il arrivait au pouvoir. Mais cet objectif est déjà abandonné.

Dans la pratique, un centre s’ouvrira dans chaque région pour faciliter l’expulsion des immigrés clandestins. Le programme de la coalition prévoit aussi de fermer les mosquées qui ne sont pas en règle. Dans les mosquées en règle, les prédications devront êtres faites en italien. Il est également prévu de fermer les camps de roms illégaux. Il reste à appliquer ce programme.

Dans un autre registre, le nombre de places de crèche gratuites réservé aux familles italiennes sera augmenté tandis que celui pour les étrangers sera limité.

Dans le domaine de la Justice, la loi sera réformée de façon à étendre la notion de légitime défense. Les vols et violences sexuelles devraient aussi être sanctionnées de peines d’emprisonnement plus lourdes. Une nouvelle loi anti-corruption devrait également voir le jour.

Quant à la politique étrangère de l’Italie, le programme de la coalition prévoit de rester dans l’OTAN mais de considérer la Russie comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Il est aussi stipulé que la diplomatie italienne reposera « sur la centralité de l’intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ».

Il reste maintenant à observer comment tout cela se traduira dans les actes.

http://www.medias-presse.info/le-programme-de-la-nouvelle...

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Cinq grands pays européens pour remplacer le couple franco-allemand

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Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle 

Le couple franco-allemand est devenu une figure imposée de la politique européenne. Il n’est pourtant pas favorable à la France car il la conduit à renforcer le leadership mondialiste de l’Allemagne. Aussi Ligne droite préconise-t-elle de lui substituer un directoire composé des cinq plus grandes nations. Beaucoup plus légitime, cette structure informelle aurait l’avantage d’affaiblir la position de l’Allemagne, de placer la France en situation d’arbitre et de faciliter la réalisation du projet d’Europe puissance.

Le couple franco-allemand, une pratique qui a perdu sa légitimité

Lancé dès le début de la construction européenne, le couple franco-allemand a depuis lors joué un rôle particulier sur la scène diplomatique bruxelloise. Incarné à l’origine par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, il était porteur d’une forte charge symbolique puisqu’il concrétisait la réconciliation des deux anciens ennemis de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Il illustrait ainsi l’idée d’une construction européenne conçue à l’époque comme la garantie d’une paix durable entre les anciens belligérants. Aussi était-il reconnu comme légitime par les autres États membres de l’Europe des débuts.

Puis, cette entente particulière entre la France et l’Allemagne a été peu à peu utilisée par les deux partenaires comme un moyen de faire progresser l’entreprise européenne. Il suffisait que les deux plus grandes nations s’accordent sur un dossier pour que les autres suivent et que l’organisation bruxelloise aille de l’avant.
Aujourd’hui, il en va différemment. D’abord parce que l’Europe à vingt-sept peine de plus en plus à se ranger derrière deux pays quand l’Europe des six pouvait le faire relativement facilement. Ensuite, parce que ce couple a perdu de sa légitimité historique, dans la mesure où la Seconde Guerre mondiale appartient au passé et que le risque d’une guerre intra-européenne est désormais très faible.

Aussi Ligne droite considère-t-elle que la France doit abandonner cette pratique diplomatique qui a aujourd’hui perdu ses fondements et se révèle par ailleurs pénalisante pour la France comme pour l’Europe.

Le couple franco-allemand, un dispositif aujourd’hui néfaste pour la France comme pour l’Europe

La vision européenne de l’Allemagne est en effet très différente de celle de la France et se situe aux antipodes de celle portée par la droite nouvelle. L’Allemagne reste très attachée à l’ultralibéralisme international qui ne dessert pas ses intérêts. L’industrie d’outre-Rhin a en effet réussi non seulement à résister à la concurrence sauvage mais à rester fortement exportatrice, ce qui place de surcroît l’Allemagne en position de force par rapport à la France. Par ailleurs, Berlin demeure attaché à un euro fort géré exclusivement dans le but de maîtriser l’inflation, deux options parfaitement contradictoires avec la vision qui devrait être celle de la France. De plus, l’Allemagne mène une politique migratoire d’ouverture à tout va elle aussi totalement opposée à celle que devrait préconiser notre pays. Enfin, la République fédérale entretient des liens diplomatiques de dépendance à l’égard des États-Unis et d’allégeance à l’Otan, ce qui est également contraire aux perspectives que devrait incarner Paris.

L’Allemagne, meilleur défenseur de l’Europe bruxelloise

Aussi peut-on aujourd’hui considérer l’Allemagne comme le pays qui incarne le plus vigoureusement les options de l’Europe bruxelloise. À ce titre, elle n’est pas pour la France un partenaire fiable, mais plutôt un adversaire politique. En tout cas, si la France portait le projet d’Europe puissance, c’est d’abord l’Allemagne qu’elle devrait circonvenir pour le concrétiser.

Dans ce couple franco-allemand, ce sont donc deux conceptions opposées qui se confrontent. Or, des deux partenaires c’est l’Allemagne qui domine, non seulement par le poids de sa population et des avantages qui en résultent pour elle au sein des institutions bruxelloises, mais aussi par la santé éclatante de son économie et de ses finances publiques. Aussi ce couple est-il non seulement contradictoire mais déséquilibré. De sorte qu’en y participant, la France conforte l’Allemagne et lui assure de facto un leadership qui, en raison de ses orientations, s’avère néfaste pour l’Europe.

Pour la création d’un directoire composé des cinq plus grands pays

Ligne droite préconise en conséquence de substituer au couple franco-allemand un groupe de pays formé des cinq nations les plus peuplées d’Europe : l’Allemagne (83 millions d’habitants), la France (67 millions d’habitants), l’Italie (61 millions d’habitants), l’Espagne (47 millions d’habitants) et la Pologne (38 millions d’habitants). Une telle formation, qui devrait rester, au moins dans un premier temps, totalement informelle, aurait l’avantage de disposer d’une légitimité incontestable aux yeux des autres États membres. Le critère du nombre d’habitants est en effet imparable car, dans l’ordre du poids démographique décroissant, la Roumanie (20 millions d’habitants) et les Pays-Bas (17 millions d’habitants) qui viennent après la Pologne sont très loin derrière elle et ne peuvent en aucune façon prétendre à faire partie du groupe des grands pays. Mieux encore, les cinq pays à eux seuls représentent avec 296 millions d’habitants près de 67 % de la population totale de l’Union.

Sur le plan géographique, ce groupe des cinq serait aussi assez représentatif de l’Union. Les pays du Nord, à savoir l’Allemagne et la Pologne, pèsent 121 millions d’habitants quand ceux du Sud, l’Italie et l’Espagne, en représentent 108 millions. De plus, ce dispositif donnerait à travers la Pologne sa place pleine et entière à l’Europe de l’Est, laquelle a souvent le sentiment d’être marginalisée dans l’Union.

Fort de cette légitimité démographique, ce directoire pourrait alors s’imposer peu à peu comme le noyau dur, susceptible d’entraîner une Union qui, avec vingt-sept pays, est en effet très lourde à mettre en mouvement.

Le groupe des cinq, une structure bénéfique pour la France et l’Europe puissance

Cette initiative présente par ailleurs l’immense avantage de replacer la France au cœur de l’Europe. Dans un tel dispositif, notre pays, au lieu de subir le poids d’un partenaire plus puissant que lui, se retrouverait dans une position centrale. D’une part il pourrait nouer des relations particulières avec la Pologne très attachée à son identité et se trouverait d’autre part en synergie avec l’Espagne et l’Italie dont l’économie et la sociologie sont plus proches des siennes que de celles de l’Allemagne. Dans un tel dispositif, Berlin pourrait donc perdre sa position dominante.
Ce groupe des cinq serait de ce fait beaucoup plus ouvert à la rénovation en profondeur de l’Union européenne que ne l’est actuellement le couple franco-allemand. Manœuvré avec conviction et intelligence par la diplomatie française, il pourrait redonner du souffle à l’Union et aider notre pays à faire prévaloir son projet d’Europe puissance.

Ligne droite 16/05/2018

Source : Ligne droite

https://www.polemia.com/cinq-grands-pays-europeens-pour-r...

ITALIE : LES POPULISTES DE DROITE ET DE GAUCHE S’ACCORDENT POUR FORMER UN GOUVERNEMENT

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Incroyable mais vrai. Après plus de deux mois de piques à la limite de l’insulte, de refus catégorique d’alliance, puis de dures négociations, les représentants des deux partis dits « populistes » sortis vainqueurs des dernières élections, Matteo Salvini (Ligue) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles) se sont mis d’accord sur un programme commun. Ce dernier, intitulé « contrat de gouvernement », est un compromis sur trente points cruciaux qui intéressent le pays, qu’ils s’engagent à respecter. Il est soumis à l’approbation des militants et sympathisants des deux formations, en ligne ou auprès des stands politiques qui seront présents dans les villes d’Italie jusqu’à dimanche.

La substance du texte a de quoi « inquiéter » marchés financiers, technocrates et médias officiels. Car, sans être vraiment révolutionnaire – pas de sortie de l’euro, d’Italexit ou de renégociation de la dette –, elle est une remise en question totale de la politique italienne telle qu’elle a été menée ces dernières années sous les gouvernements technocrates ou de gauche.

C’est, avant tout, un refus de l’austérité : c’est par « l’augmentation du PIB à travers la relance de la demande interne » que le nouveau gouvernement entend réduire la dette publique.

Une réforme institutionnelle envisage une « réduction drastique du nombre de parlementaires », qui passent de 948 à 600, doublée d’une législation sévère contre la corruption. Les charges ministérielles sont interdites à quiconque est en procès ou a été condamné pour corruption, concussion ou mafia, aux francs-maçons et à toute personne qui se présente en conflit d’intérêts avec la matière de la charge.

Une réforme fiscale « révolutionnaire » prévoit deux barèmes d’impôts pour particuliers et entreprises abaissés à 15 et 20 %.

Un revenu de citoyenneté, cher au M5S, sera instauré (780 euros mensuels), mais n’en est pas vraiment un : il ressemble plus à une indemnité de chômage, puisque « le bénéficiaire devra accepter les offres de travail provenant des centres pour l’emploi ».

Le chapitre concernant les mesures d’une politique nataliste y est assez synthétique, mais présent ; le minimum des retraites augmenté à 780 euros mensuels et l’âge de la retraite est abaissé : il sera possible de cesser le travail quand la somme de l’âge et des années de cotisation atteint 100.

En matière d’immigration, « rapatriements et arrêt du business »sont les maîtres mots du programme. Il impose la renégociation du traité de Dublin sur la redistribution des migrants au sein de l’Union et prévoit toute une série de mesures visant à réduire les flux et la criminalité générée autour du phénomène, notamment celle des instituts privés qui s’en enrichissent ; une révision des normes concernant regroupement familial et allocation sociale. « Une partie des ressources affectées à l’accueil sera destinée au fonds pour les rapatriements. » Selon le texte, 500.000 migrants irréguliers seraient concernés.

Au niveau de la politique étrangère, l’appartenance à l’Alliance atlantique est confirmée, mais un rapprochement avec la Russie, « partenaire économique et commercial, interlocuteur stratégique », est préconisé, tout comme un arrêt des sanctions à son égard.

Ce « contrat de gouvernement » et le nom du Premier ministre seront présentés lundi au président de la République, Sergio Mattarella, qui donnera son aval. Ou non.

Une chose est sûre : pour avoir les moyens de mettre en œuvre une telle politique, une remise en question du pacte de stabilité imposé par Bruxelles est nécessaire, ce qui suppose de gros litiges à venir avec la structure supranationale.

Si le programme est qualifié de séditieux et d’irréalisable par les médias, il semble s’imposer comme tout à fait légitime dans l’esprit des citoyens.

http://www.bvoltaire.fr/italie-populistes-de-droite-de-ga...

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19/05/2018

M. Macron, l’employé modèle du Système

Chronique de Paysan Savoyard

(n°200 – mai 2018)

L’anniversaire de l’élection de M. Macron permet de dresser un premier bilan. Au terme de cette première année de pouvoir macronien, on peut constater que les évolutions à l’œuvre depuis quatre ou cinq décennies sont en train de s’accélérer : M. Macron conduit de façon efficace la politique mondialiste, libérale et immigrationniste pour laquelle le Système l’a choisi. 

  • Macron-Rothschild est comme prévu le président des riches

Conformément aux vœux de ceux qui l’ont porté au pouvoir, après l’avoir sélectionné et financé sa campagne, la politique de M. Macron est favorable aux plus riches.

L’ISF a été remplacé par un impôt (l’IFI) qui ne pèsera plus que sur le patrimoine immobilier. Alors qu’ils constituent la plus grosse partie du patrimoine des plus riches, les actifs financiers vont donc désormais être exonérés.

L’impôt sur les revenus du capital est lui fortement réduit. Au lieu d’être imposés à l’impôt sur le revenu, comme ils l’étaient sauf exception jusqu’à présent, impôt sur le revenu dont le taux maximum est de 45 %, les revenus du capital seront désormais soumis à un « prélèvement forfaitaire unique » de 12,80 % (en comptant les cotisations sociales, d’un niveau très inférieur à celles qui pèsent sur le travail, le PFU total sera de 30 %).

Selon le président PS de la commission des finances, le gain de ces deux réformes, IFI et PFU peut être estimé à 1,5 million d’euros par an en moyenne pour chacun des cents premiers contribuables à l’ISF.

M. Macron vient en outre d’annoncer la suppression de « l’Exit tax », que M. Sarkozy avait instituée afin de freiner l’exil fiscal (cette taxe pèse sur les plus values constatées lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal à l’étranger).

Enfin M. Macron a également annoncé la baisse prochaine de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Dans le même registre, on peut noter que le nombre des travailleurs détachés s’est envolé en 2017, au bénéfice des employeurs et au détriment des salariés et petits artisans français : il atteint 516 000, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (étant précisé, qui plus est, que ce chiffre ne comprend ni le secteur du transport routier ni les nombreux travailleurs non déclarés).

Comme le dit perfidement M. Hollande, son successeur est moins le président des riches que celui des hyper-riches.

  • Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste, « idiots utiles » du Système

Dans ce contexte, les différentes nuances et factions de la gauche anti-capitaliste (communistes, trotskystes, socialistes marxisants, écologistes, anarchistes) se mobilisent contre la politique menée par M. Macron. Le résultat de M. Mélenchon, qui a obtenu 7 millions de voix en 2017, a montré que ce courant politique est toujours bien vivant et puissant : il représente environ 20 % de l’électorat qui s’exprime, soit un score comparable à ceux qu’atteignait le PCF à son apogée.

Ce courant comporte une avant-garde violente, composée des Antifas, Black-blocs et autres casseurs, qui se manifeste régulièrement. On se souvient de l’agression de policiers à Viry-Châtillon en 2016. Ces derniers mois les casseurs se sont manifestés à Notre-Dame-des-Landes, dans les blocage des facs et lors du 1er mai. On peut relever également les fréquentes agressions de militants et de cadres d’extrême-droite, telle que celle dont vient d’être victime R. Ménard (on notera que cette agression a été applaudie sur les réseaux sociaux par un grand nombre de commentateurs appartenant à la gauche anticapitaliste). Cette avant-garde poursuit la tradition violente qui est celle de la gauche communiste depuis 200 ans ; nous y reviendrons.

Pour le Système, cette gauche anticapitaliste joue un rôle très positif. Elle permet à M. Macron de se poser en modéré et en réaliste face aux différents extrémismes de gauche et de droite : il peut ainsi mener une politique favorable aux riches, tout en paraissant occuper le centre de l’arc politique. En outre M. Macron sait qu’il retrouvera les suffrages de la plupart de ces électeurs d’extrême-gauche au moment décisif dans quatre ans. Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste jouent donc à la perfection le rôle « d’idiots utiles » que le Système attend d’eux.

  • Le totalitarisme doucereux accentue son emprise

Même s’il se présente de façon doucereuse et hypocrite, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme. La première année de pouvoir de M. Macron vient le confirmer.

Sous le prétexte de lutter contre l’incitation à la haine, le Système continue ainsi à harceler les dissidents. Les militants de Génération identitaire qui, pour dénoncer l’immigration, avaient en 2012 occupé pacifiquement pendant quelques heures une mosquée en construction ont été lourdement condamnés il y a quelques semaines (5 militants ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques et 40 000 euros d’amende au total).

Jean-Marie Le Pen a été condamné une fois encore (sa condamnation pour des propos « haineux » contre les Roms vient d’être confirmée le 6 mars par la Cour de cassation). E. Zemmour vient lui aussi d’être condamné une nouvelle fois, le 3 mai, pour des propos « haineux » contre l’islam. Ces derniers jours, le Système vient de faire fermer les comptes de Génération identitaire sur les différents réseaux sociaux.

Comme l’a noté J.Y. Le Gallou, la fermeture des comptes de Génération identitaire illustre éloquemment le fait que le Système a la maîtrise de la totalité des lieux de pouvoirs et d’expression. C’est ainsi que le patron de Facebook France qui a fermé le compte n’est autre qu’un préfet, proche de M. Sarkozy : il a répondu à la demande du gouvernement et notamment à celle d’un autre préfet, responsable de la Dilcra, organisme officiel de l’antiracisme.

Comme ses prédécesseurs, le pouvoir macronien illustre également un autre aspect du totalitarisme à l’oeuvre : l’arbitraire et le deux poids-deux mesures. Pendant que les dissidents anti Système sont condamnés et interdits, les casseurs et Black-blocs bénéficient de la plus grande mansuétude. L’agresseur principal des policiers de Viry-Châtillon est déjà sorti de prison. De même les centaines de rappeurs haineux ne sont jamais poursuivis. Les multiples discours de haine tenus par les immigrés sur les réseaux sociaux ne font l’objet d’aucune répression. Tandis que les très rares et très limitées actions hostiles contre les mosquées ont été lourdement condamnées, alors qu’elles se limitent à quelques tags, les actes de vandalisme contre les églises se multiplient sans provoquer de réaction du Système.

L’illustration la plus criante de ce deux poids-deux mesures est toute récente : tandis que, comme on l’a indiqué plus haut, les militants ayant occupé une mosquée vide et en construction viennent d’être lourdement condamnés, une manifestation de « sans-papiers », bruyante et provocatrice, avec banderoles et slogans hurlés par haut-parleur, a été organisée, avec l’appui du parti de M. Mélenchon, à l’intérieur même… de la basilique St-Denis, sans que les pouvoirs publics aient déclenché aucune poursuite.

Dans ce même registre du deux poids-deux mesures et du laxisme à géométrie variable, on notera que la réduction de la vitesse sur les routes à 80 km/h va permettre d’accentuer la politique d’intimidation des Français moyens.

Le Système attend probablement une occasion favorable pour se débarrasser des dissidents et pour faire taire ses plus sérieux opposants, en particulier Eric Zemmour et Renaud Camus. Il se dit que le pouvoir a mis au point depuis déjà plusieurs années le scénario d’un attentat d’extrême-droite manipulé ou fabriqué de toutes pièces, qui pourra être monté en épingle et permettra de justifier des mesures radicales contre les dissidents.

  • Le rythme de l’invasion migratoire organisée par le Système s’accroît encore

M. Macron avait annoncé qu’il considère l’immigration comme une chance : l’accélération de l’invasion depuis qu’il est arrivé au pouvoir n’est donc pas une surprise. Les chiffres de l’immigration atteignent de nouveaux records, qu’il s’agisse des installations légales (+ 13 % en 2017 par rapport à l’année précédente), des demandes d’asile enregistrées (+17 %), des demandes d’asile satisfaites (+21 %) ou encore des visas délivrés (+13 %). C’est ainsi que le nombre des installations légales d’immigrés en 2017 a atteint le record de 262 000.

M. Macron est actuellement en train de faire passer un projet de loi « asile et immigration » qui ne contient que des mesures « bidon » contre l’immigration clandestine, tandis que d’autres mesures, précises et efficaces celles-là, vont accentuer l’immigration (voir cette chronique). Là encore, face aux protestations en sens opposé de l’extrême-gauche d’une part, de la droite et de l’extrême-droite d’autre part, M. Macron occupe la posture du juste milieu : il parviendra ainsi sans difficulté à abuser l’opinion et à la convaincre que le projet est à la fois raisonnable et ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accentuer l’immigration.

Notons enfin, sur le chapitre de l’immigration, que comme ses prédécesseurs, M. Macron multiplie les concessions et les accommodements envers les immigrés. C’est ainsi que s’organisent de plus en plus souvent ces derniers mois des réunions publiques interdites aux Blancs. On imagine la réaction du pouvoir si l’extrême-droite se mettait à organiser des réunions interdites aux Noirs et Arabes…

**

Comme on pouvait le prévoir (voir ces chroniques), M. Macron, plus habile et efficace que ses prédécesseurs, se comporte comme un employé modèle du Système.

https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2018/05/12/m...

Mai 68 • L’« avant-garde chien de garde » du Capital [3]

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Le point de vue de « Rabi » 

Par exemple, quelques mois après Mai 1968, dans la rubrique « Le carnet de route de Rabi » du périodique Information juive, on peut lire ces lignes :

« Après la guerre des Six jours, et surtout après la conférence de presse de qui vous savez, le mécontentement était vif au sein de la communauté juive. Vinrent les événements de mai 1968. Le souci d’Israël fut écarté provisoirement, mis entre parenthèses. […]

II faut maintenant parler des étudiants, sans paternalisme, sans complaisance. II y a un phénomène étudiant. C'est un phénomène mondial, ou semi-mondial. Partout où un mouvement étudiant a été déclenché, les Juifs s'y trouvèrent nombreux. À cela il y a des causes objectives. II faut retenir en effet que si, par exemple aux U.S.A. la classe d’âge nationale comporte 27 % d’étudiants, par contre la classe d’âge juive comporte 80 % d’étudiants. En France, il y a 8 à 10 % d’étudiants dans la classe d’âge nationale (à cause d'un secteur rural et d'un secteur ouvrier importants), mais dans leur classe d’âge, si l’on retient uniquement la masse de la communauté juive, les étudiants juifs sont au moins au nombre de 40 %. C’est pourquoi dans certaines universités ils constituent 10 % au moins de la masse des étudiants. Leurs traditions et leur culture font que ces étudiants juifs sont actifs, généreux, inventifs. Par ailleurs, la société universitaire est le type même de l’open society, ouverte à tous les courants libéraux, universalistes, socialistes. En Amérique du Nord, cette gauche étudiante est qualifiée de New left ; les étudiants qui appartiennent à cette nouvelle gauche (et n’oublions pas que tout le mouvement est parti en 1964 de Berkeley) sont généralement hostiles à tout militarisme. Placés devant le phénomène israélien, ils admettent difficilement le recours d’Israël à la violence, même pour sa défense, l’occupation militaire, les réalités implacables de tout pouvoir, et cette espèce de dichotomie qu’un attachement à Israël provoque inévitablement en eux. Cette nouvelle gauche symbolise le libéralisme messianique qui est devenu l’idéologie de la classe moyenne intellectuelle juive aux U.S.A. Ce sont là des faits que l’on ne peut minimiser, même si l’on est persuadé que nous assistons à la dernière métamorphose de l’aliénation juive. Le danger est grand, à la fois d’une rupture immédiate entre l’ancienne génération, toujours profondément attachée à Israël, et la nouvelle qui s’en écarte et surtout, à plus lointaine échéance, entre la communauté juive des États-Unis et Israël. […]

Venons-en à mai 1968. Les Juifs furent nombreux parmi les cadres. On m'affirme même que certains, anciens membres de lʼHachomer, s’interpellaient en hébreu dans les manifestations, et que dans certains comités le seul Gentil était Sauvageot. Passons sur le folklore inévitable. À les entendre, parler des barricades (en hébreu on dit barrikadim), on dirait parfois déjà des anciens combattants. Cependant, lors d'une récente table ronde, dirigée par Albert Memmi, l’un des participants a parfaitement posé le problème : pour la première fois, je me suis complètement intégré aux débats qui se posent en France. Si le Mouvement réussit, je ne vois aucun sens à mon départ en Israël. Sʼil y a une fascisation du gaullisme ou une prise de pouvoir par le P.C. Français actuel, je lutterais de l’intérieur. Je n'irai en Israël que si toutes les issues sont bouchéesʼʼ (LʼArche, juin-juillet). C'est net. Depuis un siècle, la révolution a constitué l’éternelle fascination du monde juif sorti du ghetto. La révolution marcusienne en constitue le type ultimo et le plus dégradé. Car je comprends parfaitement et j’approuve la jeunesse étudiante de Varsovie, de Prague, de Madrid, de Sao Paulo, de Buenos-Aires, de Berkeley et de Berlin. Partout elle combat pour la liberté. Je ne comprends pas la jeunesse étudiante de Paris : une classe neuve apparaît, qui réclame pour elle des privilèges qu’elle estime insuffisants. Je le dis nettement, au risque de me couper de mes amis : ce combat n'est pas notre combat. »[1]    (Dossier à suivre)  

[1]  Information juive, n° 186, octobre 1968. 

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Bistro Libertés avec Romain Espino de Génération Identitaire

LES ÉTUDIANTS ANTI-BLOCAGE EN ACTION À LA SORBONNE : UNE EXCLUSIVITÉ BOULEVARD VOLTAIRE

Ils voudraient que, pour changer, on arrête de parler des faux étudiants bloqueurs pour parler d’eux, les vrais étudiants, ceux qui ont envie de travailler et de passer leurs examens.

Jeudi 10 mai, certains sont passés à l’action : « Nous n’avons commis aucune violence physique, malgré l’agressivité et les menaces des bloqueurs qui n’ont pas hésité à s’en prendre violemment à des jeunes filles de notre groupe. »

http://www.bvoltaire.fr/etudiants-anti-blocage-action-a-s...

Islamisation : appliquons le principe de précaution

Cet article de Jean-Louis Chaton, Président du Comité d’action pour le respect de l’État de droit (CARED), avait été publié il y a 2 ans et demi. Et les gouvernements successifs n'ont rien fait :

"Je rends un vibrant hommage aux victimes malheureuses du terrorisme et demande l’application du principe de précaution dans le domaine de l’immigration et de l’islamisation.
Parmi les auteurs des attentats du 13 novembre, figure au moins un « réfugié » accueilli en Grèce le 3 octobre. Au moins un autre terroriste était, par ailleurs, classé S, c’est-à-dire reconnu comme dangereux, mais laissé en liberté.

Si le principe de précaution en matière d’immigration et d’islamisation avait été appliqué, les attentats n’auraient pas pu avoir lieu. Je dénonce donc la politique laxiste et angélique des gouvernements successifs et demande aux actuels dirigeants d’appliquer ce principe de précaution dans le domaine de l’immigration et de l’islamisation en :
– ne laissant pas entrer en France des centaines de milliers de clandestins, en grande majorité de confession musulmane, parmi lesquels se trouvent des terroristes ;
– interdisant la diffusion de livres islamistes, incitant au meurtre, ainsi que la tenue de congrès et de conférences salafistes ;
– fermant un certain nombre de mosquées et en incarcérant ou expulsant tous les prêcheurs de haine qui y sévissent ;
– expulsant, incarcérant ou assignant à résidence tous les terroristes potentiels fichés « S » qui passeront à l’acte tôt ou tard, comme le montrent les faits d’actualité répétés ;
– laissant partir des terroristes djihadistes vers la Syrie, au lieu de s’opposer à leur départ, et en empêchant, en revanche, leur retour ;
– ouvrant enfin un grand débat national lucide sur la place de l’islam dans notre République, seule religion aujourd’hui capable d’enfanter de tels monstres, au lieu de s’enfermer dans le déni suicidaire du « pas d’amalgame »."

Guillaume de Thieulloy donnera une conférence organisée par le CARED le 23 mai :

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Michel Janva

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La police de la pensée

Dans  cette chronique fort intéressante du Journal de Montréal [1.05] Mathieu Bock-Côté, après avoir dit que « nous aimons croire que nous vivons en démocratie », expression singulièrement restrictive et dubitative, ajoute que nous aimons croire aussi que « jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant » ». Et il concède : « Globalement, c’est vrai. » Précaution oratoire ? On peut le penser car la suite de sa réflexion est tout entière non pas tout à fait pour démontrer le contraire, mais pour marquer toutes les redoutables limites et restrictions de tous ordres qu'il est réaliste d'opposer à cet optimisme de principe. L'article dans son énoncé et sa composition est nuances, prudence et habileté. Au bout du compte, c'est la vérité vrai, lucide et réaliste qu'il dévoile. Et nous sommes d'accord.    LFAR

Nous aimons croire que nous vivons en démocratie et que jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant. Globalement, c’est vrai. Nous jouissons de réelles libertés et pouvons élire nos dirigeants.

Mais cela ne veut pas dire que nos gouvernants ne cherchent pas à contrôler nos pensées.

Rumeurs ?

On en a encore eu une preuve récemment avec la Ville de Montréal qui, comme nous le rapportait Radio-Canada la semaine passée, va implanter un programme « d’agents anti-rumeurs » qui auront pour vocation de surveiller nos conversations et de nous corriger quand nous exprimons des pensées incorrectes à propos de l’immigration. 

Ces agents, recrutés dans tous les milieux, auront pour mission d’intervenir dans la vie quotidienne pour nous corriger idéologiquement. 

Comment ne pas voir dans cela une odieuse propagande à tentation totalitaire ?

Qui distinguera les vérités à propager et les rumeurs à déconstruire ou censurer ?

Si je considère que l’immigration massive n’est pas une bonne chose pour le Québec, s’agit-il d’une fausse rumeur ?

Si je refuse de croire l’étrange théorie soutenant que la discrimination est à l’origine du taux de chômage élevé dans certaines communautés culturelles, est-ce une fausse rumeur ?

Si je constate que l’islam s’intègre mal partout en Occident, est-ce une fausse rumeur ?

Si je dis que les « migrants irréguliers » qui traversent la frontière sans permission sont des immigrés illégaux, est-ce une fausse rumeur ?

Pensée correcte

En gros, suffira-t-il d’être défavorable à l’immigration de masse pour être corrigé par cette nouvelle police de la pensée qui se veut ludique, mais qui fait surtout penser au roman 1984 de George Orwell ?

Car c’est de cela qu’il s’agit : de nous rééduquer à partir du logiciel multiculturaliste.

Est-ce que nous voyons à quel point le gouvernement devient intrusif lorsqu’il se permet de surveiller les pensées de la population pour mieux la soumettre à l’idéologie officielle ?    

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Le n°11 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré au Mouvement social italien

3518032976.jpgIl y a 70 ans, au cours de l'hiver 1946 - 1947, alors que l'Europe commen­çait à subir le joug de Yalta, était créé à Rome le Mouvement social italien. Il s'agis­sait du premier véritable mouvement nationa­liste qui revendiquait haut et fort la libération natio­nale et européenne face aux diktats des nou­veaux maîtres du monde.

Cinquante ans durant, sous la direction de son chef, Giorgio Almirante, allant de campagnes originales en succès électoraux, le MSI sera l'exemple à suivre pour toutes les organisations nationalistes de notre continent. Ce n'est qu'au milieu des années 80 que la Droite nationale et populaire fran­çaise, rassemblée autour de Jean-Marie Le Pen, pourra véritablement lui emboiter le pas.

Hélas, au moment où le MSI commençait à pouvoir espérer influencer réel­lement la politique italienne, dans les années 90, l'ambition démesurée et la soif de reconnaissance de quelques mauvais bergers le conduisirent à la débâcle. Cette déconvenue mérite d'être méditée.

Voilà pourquoi les Cahiers d'Histoire du nationalisme, fidèles à leur voca­tion d'éclairer les militants patriotes, éditent un nouveau numéro entière­ment consacré à l'épopée missiniste. C'est Massimo Magliaro, ancien bras droit de Giorgio Almirante, sans doute le mieux placé pour cela, qui en a assuré la rédaction.

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2 juin 2018 – Journée vendéenne à La Tourlandry

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ANTOINE GRIEZMANN, UN FOOTBALLEUR COMME AUTREFOIS. ET LES FRANÇAIS AIMENT ÇA !

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Antoine Griezmann, c’est un peu le footballeur idéal pour nous autres autochtones. Il ne fait parler de lui que sur le terrain, il aime son pays, respecte les règles et, cerise sur le gâteau, c’est un catholique décomplexé qui s’est d’ailleurs fait tatouer un Christ rédempteur et une Sainte Vierge sur le corps.

Si, « dans le cadre d’une étude réalisée par l’Observatoire du football PMU en partenariat avec le Parisien » (Le Parisien), les Français le plébiscitent, ce n’est pas seulement pour son excellent jeu, qu’il a développé une fois de plus en finale de la Coupe de la Ligue Europa, mercredi soir dernier, grâce à un doublé pour son club – l’Atlético de Madrid – contre l’Olympique de Marseille, dont les supporters, avec leur morgue habituelle, promettaient une victoire sans appel.

Cet attachement des Français à ce joueur originaire de Mâcon (Saône-et-Loire) – désormais sélectionné dans l’équipe de France qui partira disputer la Coupe du monde de football à Moscou, en juin prochain – réside peut-être aussi dans sa candeur d’enfant, qui n’en revient pas de sa chance, et son enthousiasme communicatif.

Karim Benzema est, par exemple, très bon sur le plan technique, mais son mépris affiché de la France n’en fera jamais un chouchou des Français de conscience, et l’on se félicite que Didier Deschamps n’ait pas sélectionné un joueur qui déclarait, en 2015, que « l’Algérie, c’est mon pays, la France, c’est juste pour le côté sportif », ou fustigeait plus récemment « La Marseillaise ».

Griezmann vient de publier une autobiographie, Derrière le sourire, dans laquelle, entre autres anecdotes que rapporte Le Parisien – comme sa rencontre avec Zinédine Zidane, qui lui a offert son short alors qu’il était ramasseur de balles ; prémonitoire passage de témoin, qui sait, sachant qu’on le surnomme Grizou ! –, on découvre son respect des particularités religieuses de ses coéquipiers musulmans, dont on apprécierait sincèrement la réciprocité dans le football français en général.

Pourtant, il aurait pu entretenir quelque rancœur à l’égard d’une religion dont certains représentants meurtriers ont bien failli tuer sa sœur Maud, qui assistait, le 13 novembre 2015, au concert des Eagles of Death Metal, au Bataclan. Elle s’en est sortie indemne, mais avec quelles séquelles psychologiques ! « Je remercie Celui qui est en haut », ponctue pudiquement le joueur.

Loin de l’arrogance de certaines stars du ballon rond, Griezmann s’excuse de la défaite des Bleus en finale de l’Euro face au Portugal, en 2016. « Je suis vraiment désolé de ne pas avoir marqué. Mais j’ai tout donné », dit-il au sélectionneur, qui lui répond : « Tu n’as pas à être désolé, tu as fait une grande compétition. » C’est dur de perdre à domicile, mais il a tout de même été sacré meilleur joueur de la compétition. Il avait, effectivement, tout donné.

Faisons un rêve et espérons que ce caractère soit contagieux, car il pourrait bien offrir une seconde étoile au maillot de l’équipe de France.

http://www.bvoltaire.fr/antoine-griezmann-footballeur-aut...

11:59 Écrit par pat dans actualité, divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Plus important que le changement de nom du FN...

La page Facebook de Marion Maréchal Le Pen se nomme désormais "Marion Maréchal".

Et dans le programme de la soirée du 31 mai pour débrancher Mai 68, elle est également présentée simplement "Marion Maréchal" :

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Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Une république des courtisans, par Jean-Gilles Malliarakis

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On vient de concélébrer le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Jupiter mais aussi, dans la foulée, de celle des macroniens.

Du résultat, totalement inattendu 6 mois plus tôt, du scrutin de deuxième tour 7 mai 2017 il n’est pas sérieux de prétendre qu’il soit sorti un pays vraiment mûr pour un quelconque programme de réformes. Ce jour-là, on vit l’effondrement, provisoirement définitif, ou définitivement provisoire selon les points de vue, des espoirs qualifiés aujourd’hui de populistes. Ce mot reste considéré comme très péjoratif alors qu’il n’est guère différent dans son principe de celui de « démocrate ». Pouvoir du peuple, ou gouvernement du « demos », en quoi est-ce si différent ?

Tant le chef de l’État lui-même que le chef du gouvernement, nommé le 15 mai, sont alors apparus comme par surprise, au point que nous en oublions que cette rupture apparente ne change pas grand-chose au problème de ce qu’on appelle le modèle social français

Toute réflexion sur ce prétendu « modèle » doit partir du constat de son ambivalence, de son énorme contradiction.

D’une part, il évolue de plus en plus vers des privilèges accaparés par la haute technocratie, et par ce que Beau de Loménie caractérisait comme les dynasties bourgeoises.

D’autre part, il développe un discours et des pratiques, tant culturelles qu’éducatrices exceptionnellement égalitaristes, au rebours de l’évolution concrète du monde.

L’exemple le plus frappant d’une telle dichotomie se manifeste dans l’enseignement supérieur français, très différent en cela des autres grands pays : d’un côté quelque 2,5 millions d’étudiants dans des facultés submergées et paupérisées, de l’autre quelques grandes écoles destinées à la production, et à la reproduction, des élites.

Idéologiquement cependant, la doctrine de l’Égalité n’est remise en cause par personne, et surtout pas par ceux qui, dans l’épaisseur des choses, lui tournent résolument le dos.

Tout le métier de nos hommes politiques, et de la tradition radicale socialiste dont ils découlent, consiste à camoufler cette hypocrisie. Ils ont procédé de la sorte dès le XIXe siècle. À cet égard, et en dépit de la masse des communicants qui l’entourent, le président Macron détonne : il laisse encore échapper des membres de phrases qui choquent les bien-pensants de la république. Visiblement, l’égalité ne lui semble pas acquise. Et son mépris ou sa condescendance transpire pour les pue-la-sueur et les mains calleuses. Hollande les appelait déjà les sans-dents. Mais lui, l’affreux, n’employait cette expression qu’en privé. Il aura fallu toute l’indiscrétion et toute la rage d’une compagne trompée pour que l’indécente formule fût dévoilée.

Les gens de la CGT ou de Mediapart pensent que nous vivons sous le gouvernement du CAC 40. De façon plus pertinente, l’éditorialiste du Point Sophie Coignard[1], y voit une résurgence de la société de Cour. Elle marque à sa manière le caractère oligarchique du règne, sinon du régime. Le monarque y distribue les rôles et certains n’en perçoivent que les prébendes.

On a appris par exemple en janvier qu’un nouveau secrétaire général à l’investissement[2] venait d’être nommé. Nous ne doutons pas qu’il s’agisse d’un homme très probe, très propre et surtout très compétent. Ancien élève de ces grandes écoles à la mode depuis un demi-siècle, il est connu pour avoir été partisan de Valérie Pécresse lors de la campagne régionale de 2015 en île de France, puis en 2016 pour avoir soutenu la candidature présidentielle finalement malheureuse de François Fillon. Il s’agit par conséquent d’un homme que l’on classera à droite si l’on s’attarde à de tels étiquetages, si souvent superficiels hélas.

Sans polémiquer à propos de cette personne elle-même demandons-nous d’abord, peut-être, quelle fonction lui sera attribuée : il devra répartir 57 milliards d’euros d’investissement. Cette masse considérable nous ramène au caractère profondément étatiste de la culture politique de ce pays.

[1] cf. Le Point en ligne le 9 mai.

[2] cf. L’Opinion le 4 janvier 2018. Il s’agit de Guillaume Boudy, remplaçant Louis Schweitzer. Celui-ci, ancien élève l’ENA, promotion Robespierre, avait été d’abord directeur de cabinet de Laurent Fabius, de 1981 à 1986. Puis il fit une vrai carrière industrielle. Dirigeant chez Renault dont il sera président-directeur général de 1992 à 2005, il contribuera à sa privatisation et à sa délocalisation massive, les effectifs en France de l’ancienne régie passant de 86 000 salariés en 1992 à 43 000 en 2005. Président de la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) de 2005 à 2010, il porta le titre de Commissaire général à l’investissement de 2014 à 2017.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

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