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06/08/2017

Pour sortir de l'impasse du libéralisme

Dialogue avec Guilhem Golfin

Numériser.jpegGuilhem Golfin, docteur en philosophie, nous montre comment toute la modernité politique, sous apparence de démocratie et de participation au pouvoir, repose sur l'affirmation originaire d'un pouvoir absolu, face auquel Antigone a toujours tort et... Macron ou Créon toujours raison…

L'opposition entre patriotes (ou souverainistes) et mondialistes ne trouve pas grâce à vos yeux ?

Il faudrait d'abord que l'on parle toujours des mêmes gens quand on évoque les « patriotes » et les « souverainistes ». Or, ces deux termes renvoient à des ordres de choses différents.

Le patriotisme est lamour profond pour la terre de ses pères pas seulement le territoire et ses paysages, mais aussi l'héritage religieux et spirituel, intellectuel et moral dans toute sa richesse historique, linguistique et symbolique. C'est l'insertion dans une filiation familiale, locale, régionale et nationale. Le patriotisme est à la fois complexe et simple et, comme tout amour, se traduit spontanément par la défense de l'être aimé lorsqu'il est menacé.

Ainsi entendu, comment ne pas être patriote ? L'homme sans patrie, tel que l'envisageait Tocqueville, est un damné de la Terre. Il serait l'incarnation de cette fiction dangereuse qui voudrait que nous soyons individuellement des êtres radicalement autarciques, sans aucun lien, ainsi que le rêvent tous les Jacques Attali de notre temps. S'efforcer de le faire croire, c'est paver la voie au plus atroce des despotismes, un homme ainsi démuni étant une proie trop facile pour tous les tyrans.

Et le souverainisme ?

C'est une doctrine politique précise, qui voit dans la souveraineté populaire le fondement du politique, et dans l'État-nation la forme naturelle de la société politique. C'est très exactement la forme que la Révolution française met en place dans les faits, après que les "philosophes" l'aient élaborée de manière théorique. Les souverainistes d'aujourd'hui, remplis de bonnes intentions, voient dans cet État-nation un recours, contre le supranationalisme qui s'est développé au XXe.

Mais ce recours a peu à voir avec le véritable patriotisme, car en réalité, dans sa réflexion, le souverainisme s'inscrit dans le cadre même de la subversion de la notion de patrie. En fait, ce que ne voient manifestement pas les défenseurs actuels de la souveraineté, c'est que celle-ci procède exactement de la même tentation idéologique et démiurgique que celle que l'on associe de nos jours - à juste titre - à la mondialisation libérale. À l'origine de la doctrine moderne de la souveraineté, on trouve l'affirmation que le pouvoir est le point de départ absolu de l'ordre politique, qui surgit donc d'une pure volonté, sans attache dans un quelconque ordre naturel, ou même culturel, traditionnel.

Vous êtes en train de nous dire que le souverainisme est un avatar du libéralisme ? 

L'origine historique du libéralisme n'est pas l'origine historique du souverainisme. Rien à voir apparemment entre Hobbes et Mandeville. Historiquement, la doctrine de la souveraineté de l'État précède l'invention du libéralisme politique. Il n'en reste pas moins que le libéralisme a servi de vecteur à la doctrine de la souveraineté à travers le dogme politique de la souveraineté populaire. Mais aujourd'hui, dans une version libérale renouvelée, la souveraineté populaire est dépassée. Deux raisons sont avancées d'une part la forme étatique est considérée comme révolue, et d'autre part, le politique, lui est considéré comme intrinsèquement porteur de violences. Pourtant, l'anthropologie fondamentale du souverainisme reste la même que celle du libéralisme. C'est l'individualisme. En cela, leur opposition revêt un caractère pour une part illusoire.

Qu'avez-vous contre la théorie de la souveraineté politique ?

La souveraineté (telle qu'on l'entend communément) n'a de sens qu'en fonction de l'individualisme, comme représentant l’imposition d'un ordre extrinsèque, reconstruit par haut, face au nihilisme, face à l'anomie, cette absence de loi qui fait le fond de l'individualisme moderne. Ce que j'affirme dans ce livre, c'est qu'une pratique de la souveraineté politique est en soi impuissante à contrer le pouvoir de dissolution de ce nihilisme individualiste, qui a vampirisé l'ordre social, et abâtardi la culture. Il faut avant tout se dégager de ce piège dans lequel nous maintient l’anthropologie moderne.

Vous prônez aussi l'« autarcie » : n'est-ce pas un autre mot pour « souveraineté » ?

La question de l'autarcie est délicate. On associe spontanément l'autarcie au « repli sur soi », donc à quelque chose de négatif, quand l’autarcie au sens aristotélicien signifie à l'inverse le fait d'être apte à se suffire et à faire quelque chose par soi-même. Il s'agit d'une capacité qui suppose le développement des vertus. Avant d'être une question d'indépendance, l'autarcie est de l'ordre d'un accomplissement, celui d'une communauté qui est venue à un épanouissement suffisant pour former une cité. L'autarcie aristotélicienne n’est pas seulement économique une cité, pays, doit, par exemple, être capable de développer le savoir. Et ne dit-on pas des sociétés qui ne sont plus capables de produire du savoir qu'elles stagnent, sinon qu'elles sont dans un processus de décadence ? Il est également insuffisant de réduire l'autarcie à une pure indépendance de décision de l'autorité politique. Au fond, ce qui se joue avec l’autarcie, c'est la définition même de l’ordre politique et du bien qui lui est propre.

L'autarcie, c'est donc le bien commun, mais comment réaliser le bien commun dans un peuple qui nie ses racines ?

C'est le cœur du problème. Il n'y a bien commun que s'il y a une communauté pour le mettre en œuvre, et en même temps la communauté advient pleinement lorsqu'il y a un amour des mêmes choses, selon le mot de saint Augustin. Cet amour des mêmes choses, c’est ce qui fait, pour le dire en termes plus contemporains, une même culture. L'affaissement de la culture commune est signe de l’affaiblissement de la communauté, et réciproquement. Ainsi, supposer qu'il faille un « peuple enraciné » pour retrouver le bien commun, c'est supposer le problème résolu.

Comment une société peut-elle s'affaiblir elle-même ?

Il faut d'abord accepter le fait que si la communauté s'est ainsi affaiblie, jusqu'à éventuellement se mettre à terme en danger, ce n'est pas en vertu d'un processus de dégradation spontanée, mais parce qu'elle a eu et qu'elle a encore des ennemis, qu'il faut accepter de nommer, dénoncer et combattre selon les moyens appropriés, et qui ne sont pas qu'extérieurs. On ne combat efficacement des ombres, et même les idées sont toujours portées par des hommes.

Ceci étant dit, la solution du problème, si elle doit advenir, passera nécessairement par le fait qu'une force sociale, quelle qu'elle soit, sera à même de susciter à nouveau un amour suffisamment fort des vertus intellectuelles et morales pour unifier les énergies. Cela suppose un vigoureux effort intellectuel, à même de combattre efficacement Terreur et le mensonge. La philosophie a ici une place de choix, mais pas seulement elle.

Justement, vous en appelez à la subsidiarité politique, est-ce faire primer le combat métapolitique ou local sur la politique nationale ?

Pas nécessairement. L'appel à la subsidiarité, c'est l'appel à l'effort de chacun et des communautés (au sens droit du terme) afin de retrouver le sens de l'action, et de se réapproprier ce que l'État n'a eu que trop tendance à vampiriser. C'est un appel à retrouver le sens de l'initiative bien comprise.

Il reste que, dans le contexte qui est le nôtre, nous devrons sans doute nous passer encore longtemps du niveau "architectonique", c'est-à-dire du pouvoir de décision proprement politique. Et donc de fait, il va falloir, nolens volens, partir d'initiatives (d’abord locales, qui ne sont pas "métapolitiques", mais infra-politiques, au sens où elles ne touchent pas directement et immédiatement la communauté entière. Mais ceci sans tomber dans le piège d'un repli dans des communautés de base, ou choses équivalentes. Il faut toujours garder en vue que Ton travaille pour le bien commun.

Quel rôle pour les chrétiens ?

Il est à l'évidence essentiel. Parce que les chrétiens sont détenteurs par excellence des moyens spirituels indispensables, et qu'ils peuvent redevenir, s'ils le veulent, les détenteurs de la culture classique, de la culture tout court. Ce ne sont pas ses destructeurs qui pourront la faire renaître, sauf conversion radicale. Mais en tant que chrétien, nous avons tout le patrimoine nécessaire pour faire revivre le savoir et les vertus. « Tout ce qui est vrai et bon est nôtre », disait encore saint Augustin. C'est une grande grâce. Mais c'est aussi une redoutable responsabilité.
Propos recueillis par François La Choüe monde&vie 29 juin 2017

Guilhem Golfin, Souveraineté et désordre politique, Cerf, 208 p., 19 €.

En marche vers l'autodérision et l'aveuglement total de la réalité

Le ridicule ne tue pas.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_webl

Vous vouliez le peuple à l’Assemblée ? Le voilà !

Cela fait plusieurs années que l’on déplore l’absence de gens de la société civile au parlement. Enfin de parfaits inconnus viennent y pointer, l’on se plaint encore !

On n’en pouvait plus, de tous ces politiciens qui se gavent d’argent public et viennent se pavaner dans les studios des médias ; les voilà pour partie… envolés !

En plus des députés FN et FI, les godillots en marche sont là ! Et ils nous représentent…

Plutôt qu’encore se complaire dans la critique perpétuelle et la noirceur, trouvons-leur plutôt des avantages.

– Le godillot fait éclater au grand jour ce qu’est devenu le peuple français. De bonne volonté individuellement mais bête collectivement. Croyant que faire le bien de sa catégorie suffit à faire le bonheur national, et pensant détenir la vérité universelle que les droits de l’homme de son pays lui ont, en naissant sur le sol des Gaules, conféré.

– Le godillot prouve, par le mépris qu’il suscite chez ses collègues politiciens de profession, que ces derniers ont un mépris tout court pour le peuple. Quoi ? Les politiciens de métier seraient donc par essence plus qualifiés pour être de meilleurs députés ? Sur quelle définition de la démocratie est-on donc, finalement ? Grâce au godillot, l’on se pose à nouveau des questions de philosophie politique essentielles.

– Oui, le godillot est docile et votera toutes les lois qu’on lui a dit de voter, car il a l’air bête et ne connait pas les codes de comportement des salons parisiens. Mais, tout fier de son mandat électif, il voudra parfois le prendre au sérieux, et prendre ses responsabilités, en faisant de son vote SON vote d’élu sincère. Les premiers signes de fronde innocente ont déjà pointé le bout de leur nez. Zizanie assurée.

– Le godillot avait un métier, avant d’être élu, et même s’il va vite prendre goût à ses nouveaux émoluments (facilement cinq à dix fois son salaire, tout compris), il n’est pas sûr qu’il voudra se représenter à tout prix dans cinq ans. Donc, les moyens qu’a son groupe pour lui faire du chantage sont assez limités.

– Nous assisterons peut-être, à terme, à une scission des godillots. Les godillots sincères et les godillots corruptibles. Les plus vertueux feront autant de zèle que les plus pervertis. On peut même rêver, les vertueux rejoindront d’autres groupes !

Le grand ordonnateur Macron, au final véritable « populiste », lui qui a fait entrer à l’Assemblée des gens du peuple, sera, avec un peu de chance, pris à son propre piège. Mais ça ne changera rien. Car les lois visant à casser les fondements de notre société seront quand même passées et l’Assemblée nationale, qu’elle soit remplie de godillots ou de professionnels de la réélection et des plateaux télé, quelle différence ? Notre Assemblée n’en restera pas moins qu’une vulgaire chambre d’enregistrement des directives de l’Union européenne.

http://www.bvoltaire.fr/vouliez-peuple-a-lassemblee-voila/

Rappel : Jungle: le sexe entre bénévoles et réfugiés pointé du doigt

Tout le monde s’accorde à le dire : les relations intimes entre bénévoles et réfugiés ne datent pas d’hier. Malgré tout, il y a quelques semaines, un violent débat a agité la communauté des bénévoles britanniques qui interviennent dans la Jungle. Sur l’un des groupes Facebook dédiés, la discussion a été lancée par un bénévole affirmant avoir entendu des témoignages sur le sujet, et s’est ensuite cristallisée autour de la question de l’éthique autour de telles pratiques au vu de la relation de pouvoir qui existe entre les bénévoles et les réfugiés. 
Parmi les associations intervenant sur le camp, plusieurs voix se sont élevées sur le sujet, mettant en avant leur code de conduite. Pour Christian Salomé, président de l’Auberge des migrants, il faut faire la part des choses. « C’est possible que nous ayons eu un bénévole dans cette situation, et on lui a dit ce que tu fais, ça va pas. Et puis on l’a remercié. Nous avons un code de conduite strict, et les bénévoles qui travaillent avec nous, avec Help Refugees, et même au hangar doivent s’y tenir. On a eu bien plus que 10 000 bénévoles à l’Auberge, donc s’il n’y a qu’un cas, ce n’est pas si mal... Malgré tout, il n’est pas impossible que des relations naissent entre des bénévoles et des réfugiés sur le camp. La preuve, il y en a qui se sont mariés et qui sont très heureux maintenant. » 
Code de conduite 
Sur le camp, les réactions des bénévoles divergent. « Nous avons un code de conduite et on est briefés sur ce genre de choses quand on arrive dans le camp », expliquent deux volontaires de l’Auberge des migrants. « On nous dit clairement que les relations entre réfugiés et bénévoles ne peuvent pas être trop proches, parce qu’il existe une relation de pouvoir entre les deux. Le débat n’est pas balayé sous le tapis, et il ne doit pas l’être. Mais personnellement, je ne connais personne qui a eu ce genre de relations avec un réfugié. » 
Une bénévole française qui passe régulièrement dans le camp porte un regard plus compréhensif : « C’est vrai que des fois, on peut connaître certains réfugiés depuis longtemps, donc des liens peuvent se créer. Mais personnellement, je ne connais personne à qui c’est arrivé. » 
Mais même si ce fameux code de conduite est signé par les bénévoles de l’Auberge et d’autres associations, les bénévoles ne sont pas tous affiliés à des associations, et c’est là que se trouve le cœur du problème, pour beaucoup. « Comme le camp n’est pas officiel, chacun peut aller et venir comme il veut, et il y a beaucoup de bénévoles indépendants. On ne peut pas les contrôler, ni les forcer à se conformer à notre code de conduite. Pour ce qui est des mineurs, ça m’étonnerait car ils sont bien encadrés par leurs communautés, même si ce ne sont pas leurs enfants. » 
Après avoir été alerté à propos de cette question, le haut commissariat aux réfugiés des Nations Unies a demandé aux associations de la Jungle d’appliquer une tolérance zéro sur toute « exploitation » pour maintenir l’intégrité du travail des volontaires.

05/08/2017

On en a pour cinq ans... au moins !

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Que faire avec la victoire inattendue d’Emmanuel Macron ? Comment la contestation de cette autorité, qui se veut décomplexée, peut-elle s’organiser ?

L’actualité politique a quelque chose de surréaliste et d'inquiétant quand on ne veut pas voir - à travers une analyse et des analogies historiques par exemple - que ce qui est en train de se passer n'est pas neuf. La nouvelle majorité macronienne représente simplement l'immense prestige du Marché et de ce qui touche au Marché dans les esprits. Il y a une explication au grand chambardement politique que je n'ai vu nulle part exprimée, sans doute parce qu'elle est trop simple, mais que je ne résiste pas à vous donner Auri sacra famés disaient les vieux Romains. Nous sommes tous fascinés par l'or et par ceux qui sont censés y toucher. DSK, en 2012, était donné vainqueur à 70 % des suffrages, avant que, sa popularité financière lui montant aux organes, il ne « s'amuse » à trousser une femme de chambre dans un hôtel new-yorkais. Macron n'a pas le côté obscur, le côté vieux satyre de DSK, ce côté obscur de la force, qui, avant son écart contre la pauvre Nafissatou, avait pu contribuer, pour une part inconsciente, à la popularité de l'ancien patron du FMI. Mais chez notre président jupitérien le côté « premier de classe chez les riches » a renforcé sa bonne étoile électorale ancien de la Banque Rotschild (voilà le sésame), il serait bien capable de tous nous enrichir (voilà le calcul). Il va « faire bouger les choses » et nous deviendrons tous riches. Et voilà la philosophie simple et efficace de tous les Marcheurs, même s'ils cherchent parfois à l'emballer plus joliment. Voilà en tout cas « l'opportunité » qui a permis à Emmanuel Macron de faire marcher les marcheurs et de l'emporter haut la main dans la compétition présidentielle. Voilà enfin qui a ouvert à son Parti, la République en marche, les portes de l'élection, en faisant élire des cruches avérées avec des scores de vedette.

Autour du Veau d'or

Cette naïveté face à l'Argent roi, elle est aussi chez les Américains élisant Trump le milliardaire, mais on ne la trouve jamais en Angleterre, parce que les Anglais savent trop bien, au cours de leur longue histoire, de quel esclavage l'Argent peut être le signe. En revanche, cette naïveté se trouve fréquemment chez les Latins, moins experts en métal jaune. Dans notre histoire de France, on entend encore le cri de Guizot « Enrichissez-vous », La monarchie censitaire louis-philipparde n'était pas assez poétique pour nos concitoyens. On l'a donc envoyé promener après dix-huit ans de loyaux services (1830-1848). Encore quelques années de fièvre républicaine, au cours desquelles les Français se seront donné des sensations en plantant partout sur le territoire des arbres de la liberté et en dansant autour, avec l'impression de la Fraternité retrouvée.. C'est finalement, dès 1851, Napoléon III qui siffle la fin de la récréation. Son refrain est le même que celui de Guizot « Enrichissez-vous ! ». Pendant presque 20 ans, l'Empereur tint les Français en haleine avec cette simple rengaine. Il est vrai d'ailleurs qu'il aura notablement enrichi son pays et que cette période de prospérité conservatrice aurait pu durer plus longtemps si le neveu de Bonaparte ne s'était pas pris pour un chef de guerre.

Il y a un autre épisode important dans l'histoire des riches en France, c'est le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, entre 1974 et 1981. Ministre des Finances du général de Gaulle, il avait parfaitement compris que le temps béni des années 60 pouvait voir s'épanouir une nouvelle technocratie française et européenne, qui romprait en visière avec la politique trop nationale et trop personnelle du Général. Non sans raison, VGE se voyait rassemblant autour de lui « deux Français sur trois » selon le titre de son ouvrage programmatique. Le pire, c'est qu'il avait raison ce n'était pas impossible de rassembler deux Français sur trois autour du vieux slogan jamais mort Enrichissez-vous ! Le problème ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Il me semble que c'est moins le snobisme de Valéry, qui aurait été répulsif, que son manque d'autorité. Il cultivait ostensiblement la volonté de se mettre sur le même plan que ceux qu'il devait gouverner, la maladresse avec laquelle il voulut jouer, avant l'heure, le rôle de président normal le perdit.

Emmanuel Macron ne veut pas apparaître lui, comme un Président normal. Un président people, peut-être, mais pas de confidences en série. Il a compris que le libéralisme qu'il a réussi à incarner, avait avant tout besoin d'autorité. Quelle autorité ? François Hoffman nous l'explique dans ce numéro, le président se déclare en faveur de la légalisation de l'état d'urgence, bientôt votée au Parlement. Il s'agit de faire entrer dans la loi ordinaire des mesures exceptionnelles que l’on avait prises en urgence pour se protéger du terrorisme. Le contrôle social - renseignement et intrusions dans la vie privée - va donc continuer à marquer nos vies quotidiennes de son emprise, que ce soit sur Internet ou dans les mille vérifications administratives auxquelles nous sommes astreints. Ce contrôle, mis en place par des technos, au fond des ministères, dont les ministres sont souvent des potiches inexpérimentées, reste en réalité parfaitement anonyme. Il ne peut être l'objet de revendications populaires, tant il est abstrait. Les progrès vertigineux de la technique et de la communication le rendent de plus en plus précis, comme ont pu s'en rendre compte à leurs dépens quatre membres du gouvernement Philippe I, qui ont dû démissionner en catastrophe, malgré qu'ils en aient eu.

La panoplie du Président

Ce contrôle social, dont chacun fait les frais d'une manière ou d'une autre, n'est pas la seule arme dans la panoplie du président jupitérien. Il est prêt à montrer son autorité, à engager sa personne pour telle cause, qu'il aura jugé importante. Particulièrement significative à cet égard, me semble être la nomination de Jean-Michel Blanquer. Ce juriste, ce haut-fonctionnaire, cet ancien recteur d'Académie n'est pas un techno comme les autres. Il a affaire en revanche à une administration qu'il connaît bien et que l'un de ses prédécesseurs avait appelé le Mammouth, se faisant fort de le dégraisser. Avec lui, selon la volonté du président, l'égalité dans la médiocrité n'est plus l'objectif premier à imposer au forceps, l'excellence redevient un objectif de l'Éducation nationale, non seulement l'excellence des classes bi-langues d'ailleurs, mais, ce qui est tout de même plus problématique encore, la culture, et la culture traditionnelle, celle que donne le latin et le grec (dont on va rétablir l'enseignement en dehors des sinistres EPI, actuellement prévues, ces unités d'enseignement ludiques et transdisciplinaires, imposées par Najat Belkacem). Qu'a pu faire le ministre en cinq semaines ? « On veut beaucoup travailler, avec la ministre de la culture [Françoise Nyssen, fondatrice des éditions Acte sud] sur la question du livre, la lecture c'est fondamental ». Ce souci ne reste pas purement verbal. Jean-Michel Blanquer, dans Le Parisien, fait l'éloge des Fables de La Fontaine « Elles nous disent quelque chose de la vie et elles sont éternelles ». Il ne s'agit pas d'en rester à un éloge qui demeurerait abstrait. Le ministre à décidé d'offrir les Fables de La Fontaine aux 150 000 élèves de CM2 dont s'occupe et que gère l'Éducation nationale (ils sont en réalité 700 000). Le geste a vraiment quelque chose de rafraîchissant. L'autorité peut (et doit) être mise au service de l'essentiel. Lorsque je dis que le Président Macron a compris la nécessité d'une autorité qu'il se déclare prêt à incarner, cela signifie, même dans des choses qui sont encore de l'ordre du symbole, une forme d'efficacité que nous n'avions pas observée depuis longtemps. Cette autorité neuve, toute libérale en son fond, ne nous dépêchons pas de la juger. Elle pourrait bien apporter à la France ces réformes que l'Allemagne a faite depuis dix ans et que nous n'avons toujours pas été capables de mettre en route. Hervé Bizien nous dit ici ce qu'il en est à propos de la fameuse loi travail, à nouveau sur le métier et que l'on n'appellera plus la loi El Khomri (après la cinglante défaite électorale de la donzelle dans le XVIIIe arrondissement de Paris), mais que l'on pourra nommer, pourquoi pas, de son vrai nom la loi Macron.

Pour une véritable opposition

Faut-il devenir macroniste pour autant ? Il importe au contraire, étant donné l'efficacité d'Emmanuel Macron, et parce qu'à l'évidence il ne fera pas que du mauvais en économie, de construire une véritable opposition antilibérale et civilisationnelle. Jean-Luc Mélenchon a tonitrué que l'opposition, c'était lui. Il n'est pas sûr qu'il parvienne à ses fins, tant ses réflexes de conducator d'extrême gauche sont encore bien présents. Il n'est pas sûr, par exemple, qu'une opposition systématique à toute simplification du Code du travail soit de bonne méthode pour incarner l'esprit de l'opposition anti-libérale auprès des Français. En outre, la présence parmi les députés « France insoumise » de Danielle Obono, cette française d'origine gabonaise, proche des indigènes de la République, qui vient de refuser à Alain Marschall sur RMC de dire « Vive la France », montre bien que le Parti de Jean-Luc Mélenchon n'en a pas fini avec la marginalité « Pourquoi vive la France ? Pourquoi ? Vous voulez que je me mette au garde à vous et que je chante la Marseillaise. Je ne me lève pas le matin en disant Vive la France. Vive la démocratie, oui... »

L'opposition sera donc nécessairement une opposition de droite. Inutile d'aller la chercher chez les Républicains, vu l'état de guerre interne dans lequel ils se trouvent enfermés. La guerre des chefs est telle que, parce que personne ne veut rouler pour personne, tous, sans doute, deviendront macron-compatibles, ou, comme on dit, « constructifs », au-delà des chiffres actuels du groupe parlementaire. Au Front national, la brillante élection de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont lui donne le bol d'air dont elle avait besoin pour survivre politiquement. Mais sa prestation catastrophique, lors du débat de la présidentielle, semble lui fermer tout destin national. On en est donc réduit à des incantations. Il faut que la droite renaisse et des Républicains et du Front national, nous expliquait Guillaume Bernard dans le dernier numéro. Il semble en tout cas que le nouveau Palais Bourbon, où les pointures ne sont pas légion, puisse être un espace dans lequel la contestation démocratique de quelques-uns, face à un autoritarisme libéral prévisible, puisse se faire entendre. Mais la Chambre des députés sert-elle encore la démocratie en France ? Une chose est sûre il y aura une opposition à Macron, elle ne sera pas de gauche étant donné le décès du PS. Elle sera antilibérale. Nous contribuerons à la penser pour la rendre audible.

Alain Hasso monde&vie 29 juin 2017

Zoom d’été : A la rencontre de Julien Rochedy

Loi de moralinisation

Une excellente tribune publiée dans Causeur le 

Si quelqu’un veut instaurer une dictature en France, qu’il s’y prenne entre le 20 juillet et le 15 août, il a toutes les chances d’y parvenir. Personne ne troublera ses vacances pour si peu. À l’exception d’un édito par-ci et d’une tribune par-là, nul ne s’est ému de la disposition scélérate adoptée par l’Assemblée dans la nuit de vendredi à samedi, avec le reste de la stupide loi « confiance ». 

Que dire, en effet, d’un texte par lequel les députés acceptent de se placer sous une tutelle infantilisante parce que le moloch de l’opinion exige de voir leurs notes de frais et que puisque je suis obligé de le faire pourquoi pas eux gnagnagna, et qui leur interdit de surcroît de travailler avec les personnes en lesquelles ils ont le plus confiance, parce que le Canard et Mediapart sont aux aguets ? Cette loi manifeste en vérité un consternant asservissement à l’air du temps et aux vaches sacrées d’une époque qui ne tolère plus que l’on ait quelque chose à cacher. On dira que, si les députés veulent se mettre à poil, c’est leur problème. Pardon, mais vu qu’ils me représentent, moi le peuple souverain, c’est un peu le mien.

Feu sur la liberté d’expression !

Toutefois, le plus scandaleux n’est pas cette nouvelle et grotesque avancée de la transparence, mais le forfait contre la liberté d’expression, donc, contre la démocratie, contenu dans l’article 1, de la loi, modifié au cours des débats par les amendements 572 et 621, dont Alain Jakubowicz, le patron de la Licra, tient absolument à faire savoir urbi et orbi qu’ils ont été inspirés par son association. Il s’agit en réalité d’un sucre lâché aux ultras, tous ceux qui entendent laver plus blanc que blanc (surtout le linge des autres), pour leur faire avaler l’abandon de l’exigence de casier judiciaire vierge pour tous les candidats, idée qui, en plus de son robespierrisme outrancier, montre la confiance que nous avons dans la capacité de rédemption de notre Justice, mais qui, semble-t-il n’était pas constitutionnelle, quel dommage.

La lettre écarlate vous suivra pendant dix ans

On pourra donc élire un repris de justice, sauf s’il a commis un de ces délits d’opinion que nos associations, bras armés et même dopés de la police de la pensée, se font un honneur de traquer et qu’elles appellent « dérapages ». Si le texte n’est pas modifié au cours des débats, toute condamnation pour diffamation ou injure à caractère racial, antisémite, homophobe ou témoignant d’une forme quelconque de discrimination, sera en effet assortie, sauf avis contraire du juge, d’une peine d’inéligibilité de dix ans. En gros, si vous avez fait des conneries, vous pouvez représenter le peuple souverain, mais si vous en avez dites ou écrites, pas de pardon, la lettre écarlate vous collera à la peau pendant dix ans, et, pour le tribunal médiatique, à perpétuité. On devrait s’interroger sur notre sensibilité croissante à ces délits qui se commettent la plume ou le micro à la main. Est-ce parce que nous ne sommes plus capables d’argumenter contre les idées qui nous déplaisent que nous cherchons à les faire disparaître par des pincements de nez ou, de plus en plus souvent, par des opérations d’intimidation judiciaire ?

Aux électeurs de choisir

Sur le plan des principes, cet article 1 est problématique à plusieurs titres. Tout d’abord, cela ne semble pas vraiment casher du point de vue de la séparation des pouvoirs. Les juges ne devraient intervenir dans le processus électoral en prononçant des peines d’inéligibilité que lorsque c’est indiscutablement légitime, par exemple pour empêcher un trafiquant de drogue de se présenter à une élection. Mais la règle devrait être que ce sont les électeurs qui choisissent. Une fois informés des turpitudes commises par un candidat, celui-ci ayant purgé sa peine ou acquitté sa dette, c’est à eux de décider. On peut trouver déplorable que Patrick Balkany soit réélu. On ne peut pas faire une loi pour obliger les gens à être intransigeants sur l’honnêteté passée de leurs élus.

L’Encyclopédie n’aurait jamais existé

Mais si l’affaire est grave, c’est parce qu’elle concerne la « libre communication des pensées et des opinions », que nous appelons communément liberté d’expression, et qui est, selon les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’Homme, « un des droits les plus précieux de l’Homme ». Certes, cette liberté ne saurait être sans limites. Du reste, toute société se définit par ce qu’il n’est pas permis de dire. Seulement, sous l’influence conjointe du juge et du législateur, cette limite, en France, ne cesse d’être déplacée et le champ de la liberté restreint. Jamais les Encyclopédistes n’auraient existé dans ce climat de pudibonderie idéologique où on brandit son juge dès qu’on se sent offensé ou choqué. Cette République des chochottes et des susceptibles n’est pas seulement irrespirable politiquement, elle est intellectuellement désespérante car elle interdit tout véritable débat. (Pour avoir une idée de ce qu’on appelle « débat » aujourd’hui, il faut écouter la quotidienne de France Inter appelée « Le débat de midi », où il n’y a jamais, justement, l’ombre d’un débat car l’animatrice déroule le tapis rouge à tous les poncifs du moment sans jamais exprimer une once de distance ou de contradiction, on dirait un sketch sur le lavage de cerveau)

Embastiller les racistes ?

J’entends les protestations. Faut-il laisser des racistes en liberté ? Mais oui, et d’ailleurs c’est ce qu’on fait car à l’exception de quelques négationnistes multi-récidivistes, on n’embastille pas encore, en France pour les « crimes-pensée ». Et par ailleurs, interdire à Dieudonné ou à Le Pen de se présenter, c’est refuser le bénéfice de nos libertés à ceux qui ne pensent pas comme nous. Et c’est politiquement beaucoup plus dommageable politiquement que de les laisser prendre une raclée électorale. Ah oui, mais Hitler, dira-t-on encore. Pardon, mais au moment où Hitler arrive en tête aux élections, il est déjà trop tard. Et puis nous n’en avons pas en rayon.

La Licra et le CCIF arbitres des élégances

Ce qui rend l’article 1 beaucoup plus inquiétant encore, c’est le contexte dans lequel il est voté, alors que le mot racisme a aujourd’hui le dos si large qu’il permet de confondre toute personne qui aurait le culot de voir les différences culturelles autrement que pour les célébrer, et qu’il sert même à envelopper des propos du général de Gaulle repris par Nadine Morano. Ainsi a-t-on réussi, durant des années, à désigner comme tels tous ceux qui s’inquiétaient des flux migratoires (et il est vrai qu’il y avait des racistes parmi eux). Alors que cette inquiétude est partagée par 75 % des Français, il est plus difficile de la criminaliser. Aujourd’hui, des associations comme le Comité contre l’Islamophobie en France (CCIF) et ses supplétifs de la Licra, se font une spécialité de poursuivre tous ceux qui osent voir et décrire les méfaits de l’islam radical qui progresse sur notre territoire.

La gachette judiciaire facile

C’est ainsi que, en quelques mois, Pascal Bruckner, Georges Bensoussan, Eric Zemmour, Robert Ménard, pour ne citer que les plus connus, ont dû répondre de leurs propos devant les tribunaux. Rappelons que, dans le cas de Georges Bensoussan, poursuivi pour avoir évoqué l’antisémitisme répandu chez une partie des musulmans, c’est le Parquet, c’est-à-dire nous, qui a fait appel de la relaxe prononcée par le juge. Cela n’augure pas très bien de la façon dont la Justice aura à cœur de protéger nos libertés.

Le plus dingue est que tout cela soit passé comme un lettre à la poste. Dans les médias, les rares journalistes qui n’ont pas encore laissé leur place à des stagiaires en redemandent, bien sûr. C’est vrai, quand interdira-t-on d’élection tout homme ayant fait une blague grivoise ?

Les Insoumis soumis au politiquement correct

À l’Assemblée, les braillards habituels n’ont pas moufté. On ne s’étonnera pas de ce que les insoumis, qui sont aux avant-postes du politiquement correct, n’aient rien trouvé à redire. Les députés FN, pourtant visés par la loi, étaient de sortie. Seule Emmanuelle Ménard, (apparentée FN) est courageusement monté au créneau lors de la séance de mercredi, parlant d’une « épée de Damoclès au-dessus de la liberté d’expression » : « Vous ouvrez la porte à l’arbitraire, au chantage de ces associations qui multiplient les procès, les transformant en un véritable fonds de commerce. Adieu Voltaire, bonjour Torquemada ! Je le dis à mes collègues de la République en marche : attention à ne pas entacher vos débuts par un texte attentatoire à cette liberté d’expression qui est l’un des socles de notre démocratie. Attention à ne pas être toujours plus donneurs de leçons, plus moralisateurs, plus démagogues aussi. » Inutile de préciser qu’elle n’a guère été applaudie. Reste donc à espérer que les sénateurs (ou le Conseil constitutionnel) feront prévaloir le bon sens. Il ne s’agit pas d’un détail. Si cet article 1 est voté, nous nous habituerons à un nouvel appauvrissement du débat démocratique, déjà mis à mal par l’envahissement du conformisme.

Jouer à la Résistance

On voit d’autant moins pourquoi les censeurs se gêneraient que l’opinion est comme anesthésiée. Il paraît que les Français sont accros à leur smartphone en vacances. Eh bien, ce n’est pas pour suivre les débats parlementaires. Nous adorons jouer à la Révolution, et plus encore à la Résistance. Mais nous ressemblons de plus en plus à ces veaux dont se moquait Mongénéral. Ou plus encore à ces hommes en bermudas dont Muray a montré qu’ils étaient l’avenir de l’espèce. Votez pour nous et laissez nous bronzer. Après tout, la police de la pensée ne fait pas de bruit de bottes.  • 

A Chalon-sur-Saône, interpellation d'un homme armé et équipé d'une fausse ceinture d'explosifs et tenant des propos terroristes

Bien sûr il s'agit d'un déséquilibré : 

"Un homme de 46 ans, armé d'un couteau et ceint d'une ceinture d'explosifs factice, a été interpellé et placé en garde à vue après avoir fait irruption dans une galerie marchande de Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, a indiqué aujourd'hui une source proche de l'enquête.

Les faits se sont déroulés jeudi peu avant 20 heures dans une boutique Orange accueillie par l'enseigne Carrefour quand l'homme, "aux antécédents psychiatriques assez sérieux" et "connu de la justice pour consommation de stupéfiants", a "exercé des menaces" qui restaient encore à être évaluées par les enquêteurs.

"Des témoins ont fait plus ou moins référence à une demande d'argent pour soutenir une cause terroriste, sans véritables menaces de violence à l'égard des personnes présentes", a-t-on poursuivi de même source".

Lahire

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Raphaël Enthoven, Airbnb et la morale de l’esclave

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Quand on veut tuer son chien, plus besoin de dire qu’il a la rage : il suffit de le traiter de facho.

Dans un entretien donné à FigaroVox le 28 juillet dernier, Raphaël Enthoven considère que « notre époque est celle de la contamination de la vertu par le ressentiment ». Lecteur de Nietzsche et de sa morale de l’esclave, le professeur de philosophie passe les bons sentiments au détecteur de mensonges. Il en serait de la morale comme de ce masque impeccable qui dissimule un faciès vérolé : plus on l’exhibe, plus ce qu’il couvre semble vicié.

Pire, ce masque serait en plus accusateur : il disqualifie le contradicteur d’une pichenette moralisatrice. « La morale est aussi, désormais, l’arme de tous ceux qui, faute de déconstruire un argument, choisissent de le récuser en le présentant comme méchant », poursuit le professeur. Quand on veut tuer son chien, plus besoin de dire qu’il a la rage : il suffit de le traiter de facho.

Ainsi, la morale de grimage et le prêt-à-aimer ne serviraient en réalité qu’à alimenter l’esprit de revanche de groupes militants, animés par un ressentiment aigu à l’endroit d’un monde censé les avoir brimés. Pour Raphaël Enthoven, cette vertu trompeuse atteindrait son plus haut degré d’imposture avec l’idéologie antiraciste. À l’intérieur du milieu associatif, le professeur affirme :

« L’antique racisme s’est trouvé un puissant allié chez ceux qui croient lutter contre l’injustice en imposant l’injustice inverse, à l’image d’un antiracisme dévoyé qui culmine dans des réunions non-mixtes où les blancs sont exclus. La différence entre les deux intolérances, c’est que la seconde (grisée par le rêve d’un monde où la non-mixité deviendrait superflue, tant les gens s’aimeraient enfin) se vit comme un remède à la première, alors qu’elle est son reflet. »

Cependant, si la vertu est en effet bien souvent l’arme des revanchards, elle est surtout brandie par nos élites politiques et économiques à l’endroit desquels le professeur de philosophie semble d’une grande indulgence. La moraline, avant d’être le tour de passe-passe des humbles, est surtout la magnifique machine, savamment huilée, de l’hyper-classe mondialiste. Dans le milieu artistique, elle est le carton d’invitation qui ouvre au grand banquet. En politique, la promesse de la bienveillance de toute la classe journalistique. Dans la sphère économique, la face présentable du cynisme le plus crapuleux.

Ainsi, Emmanuel Marill, le directeur France de Airbnb, dont l’entreprise chasse les Français les plus modestes des centres villes en les privant de logement par la hausse des prix de l’immobilier locatif, se félicite de sa nouvelle plate-forme intitulée Open Homes. En effet, depuis le 20 juin dernier, la société américaine permet à des hôtes de mettre gratuitement à disposition des chambres pour héberger demandeurs d’asile et réfugiés en France et dans le monde. Alors qu’il est accusé d’une indécente optimisation fiscale, de concurrence déloyale et de l’épuisement de l’offre locative pour les étudiants et les travailleurs pauvres, le groupe jette à la face du monde, comme une bravade, sa vertu cosmopolite et sa morale solidaire, ouvrant grand aux migrations légales et illégales les portes des logements de France qu’il ferme aux Français les plus modestes. Histoire de se donner bonne conscience afin de mieux continuer son business pharaonique.

Raphaël Enthoven n’a pas tort lorsqu’il interroge la morale de l’esclave. Mais il ne faudrait pas oublier celle des maîtres. Par leurs grimaces philanthropiques, ils encaissent plus facilement les dividendes.

http://www.bvoltaire.fr/raphael-enthoven-airbnb-morale-de...

I-Média#162 -VERSION CORRIGÉE : L’Imposteur BHL entarté par le Monde diplo version corrigée

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Jean-Yves Le Gallou : la France renoue avec ses racines ancestrales [rediffusion]

Par Louis-Benoît Greffe, journaliste indépendant ♦ Le 3 février dernier, le théoricien de la réinformation Jean-Yves Le Gallou était en conférence à Nantes, à l’invitation du journal local Breizh Info. En marge de cette conférence, près de 400 personnes issues de l’ultra-gauche nantaise ont manifesté en usant de leurs techniques habituelles – tags nombreux, distributeurs bancaires, vitrines et voitures cassées, jets de projectiles divers sur les forces de l’ordre, etc… C’était d’ailleurs la première fois depuis la dernière guerre qu’il y avait une manifestation dirigée expressément contre un média à Nantes. Nous avons profité de l’occasion pour poser quelques questions à Jean-Yves Le Gallou.

La Pravda : Jean-Yves Le Gallou, dehors, les antifascistes se déchaînent contre votre venue à Nantes. Il est vrai que vos propos dans Breizh Info, où vous les traitez « d’idiots utiles, piétaille de la haute banque », ne sont pas faits pour les calmer.

Jean-Yves le Gallou : Je persiste, ce sont les idiots utiles du capitalisme, qui se battent pour un monde ouvert sans frontières, comme les banques.

Que pensez-vous de l’agitation aux USA et notamment autour du Visa Ban de Trump ? [mesure qui suspend les visas pour 90 jours pour les ressortissants de 7 pays arabes dont la Syrie, l’Iran, l’Irak ou encore le Yémen]

Trump a raison. Face à lui, il a Soros, qui finance, notamment, le Women’s march, mais aussi le réseau Refugee welcome. L’Internationale est désormais mondialiste et non communiste, mais face à celle-ci, il y a une Internationale patriote, puisque les sujets qui font débat sont à peu près tous les mêmes, quels que soient les pays.

Que pensez-vous de Trump ?

C’est un excellent politique, pour deux raisons : la première, il a gagné contre l’ensemble des médias – 194 des 200 grands médias U.S étaient contre lui – et par les réseaux sociaux ; la seconde, c’est qu’une fois élu, il applique son programme, ça fait bizarre.

Pensez-vous qu’en France, l’élan de la Manif pour Tous va continuer à imprimer sa marque à court ou moyen terme ?

Oui, sans doute, car il y a un réveil identitaire du catholicisme qui est indéniable. Et qui est double : à la fois décidé à défendre le catholicisme contre les attaques extérieures et à s’imposer au sein même de l’Eglise, qui a largement cédé aux idées de mai 68. En plus, la démographie joue en faveur de cette génération nouvelle, celle de 2013, contre la génération idéologiquement usée, au bout du rouleau, de 1968.

Quel est votre avis sur l’affaire Fillon, dite aussi Penelope-gate ?

Fillon est flingué par les médias et les juges, ce n’est pas une bonne nouvelle. Ce qui est significatif, c’est l’ampleur de l’emballement médiatique, bien qu’il n’y ait rien d’illégal et que les faits soient anciens. Autre chose, peu remarquée : les données sur Pénélope remontent bien avant 2009 et sont chiffrées, alors que les dossiers n’ont été numérisés qu’à partir de 2009. Tout cela implique que la source est officielle – tout au moins proche du ministère des Finances – et que l’auteur de la fuite n’a pas hésité à chercher dans les liasses de papier. Ce n’est pas Rachida Dati qui aura pu donner tant de précisions, quoi qu’on en dise.

Aujourd’hui, à votre avis, quelle est l’audience totale des médias de réinformation ?

Le rapport des forces reste favorable aux médias de propagande [mainstream], mais de relais en relais successifs, via la diffusion virale, les réseaux sociaux… Les médias de réinformation touchent aujourd’hui plusieurs millions de lecteurs. C’est significatif.

Jean-Yves Le Gallou - Propos recueillis par Louis Benoît Greffe - 10/02/2017

Source : Le monde vu par les auteurs/ Pravda France.com
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https://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-la-france-ren...

« Madame Hidalgo à Paris, un mélange d’inculture et d’idéologie »

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Entretien avec Alexandre Gady

Sous des prétextes écologiques, sociaux, culturels, touristiques, nos édiles bradent l’âme et l’histoire de la capitale au profit des marchands du temple. Heureusement, une poignée de Parigots résistent…

Causeur. Vous êtes président de Sites & Monuments, la plus ancienne association de défense du patrimoine, et à ce titre vous avez engagé de nombreuses procédures contre la Ville de Paris. Pour quelles raisons ?

Alexandre Gady. Notre rôle, en tant qu’association nationale reconnue d’utilité publique, est de défendre au mieux le patrimoine naturel et bâti, notre bien commun, et dans le cas où celui-ci serait menacé, d’intervenir. Nos combats s’inscrivent dans le droit fil d’un héritage et d’une expertise plus que centenaire, puisque l’association a été créée en 1901. C’est un des bienfaits du système démocratique : les citoyens veillent ainsi à la bonne marche des affaires de la cité. Et comme rien n’est parfait en ce bas monde, la Mairie de Paris commet parfois des erreurs : nous essayons donc de l’aider à faire mieux.

Agir signifie forcément se battre : de quels moyens disposez-vous ?

Le pouvoir des associations est mince. Dans les années 1990, sous l’impulsion d’un jeune et brillant avocat, Olivier Chaslot (décédé en 2009), nous avons développé une activité alors rare dans les associations de défense du patrimoine, pour des raisons à la fois de moyens, mais aussi de culture : les procédures judiciaires.

Lire la suite sur Causeur

AU COURS DU MOIS D'AOUT : REDIFFUSIONS DE PLUSIEURS ÉMISSIONS

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Jeudi 3 août 2017 : rediffusion de l'émission du jeudi 20 avril (n°22) avec Patrick Parment, directeur du Journal du chaos, cliquez ici

04/08/2017

A quoi tient la renaissance de la puissanche chinoise ?

A quoi tient l'actuelle extraordinaire bonne fortune chinoise ? Quelles en sont les causes ?

On ne peut ici qu'effleurer cette question complexe, pourtant importante car la montée en puissance de la Chine constituera peut-être le plus grave problème que les Occidentaux auront à affronter, prochainement désormais.

La Chine s'est sortie non seulement de son terrible sous-développement séculaire mais aussi de cet abaissement qu'elle avait vécu à l'époque du système impérial finissant, des humiliantes concessions, des Seigneurs de la guerre, des désordres du Kuomintang ... Elle s'est encore sortie des soubresauts horriblement destructeurs du système maoïste après qu'il eut triomphé, dont la meurtrière révolution culturelle ne fut pas le moindre. Le film, Le dernier empereur, de Bernardo Bertolucci, retrace assez bien cette longue période troublée. 

Pour la Chine ruinée, humiliée, en partie éclatée, misérable, la bonne fortune n'allait pas de soi.

Comment l'a-t-elle conquise ? Quelles sont les causes de son prodigieux succès ?

Bien-sûr, il y a la taille de son territoire et la masse de sa population, dix fois supérieure à celle de la Russie et 5 fois à celle des Etats-Unis. Mais ces paramètres ne sont pas en soi gages de prospérité ni de succès. Ce peut même être l'inverse.

La réussite de la Chine nous paraît relever d'autres causes. En voici à notre avis les trois axes principaux :

1. La dictature de fer du Parti Communiste Chinois, en fait une oligarchie hiérarchique sans faiblesse qui tient uni et en ordre d’une main qui ne tremble pas l’immense et composite Empire du Milieu. L’argument peut choquer. Mais que deviendrait la Chine si le PCC venait à s’effondrer ? S’il lui prenait la fantaisie d’un Printemps chinois ? Peut-être serait-ce, selon la vieille expression, pain béni pour nous. Mais pour elle ?

2. Le nationalisme du peuple chinois et de ses dirigeants, qui, pas plus qu’il ne le fut dans les pays d’Europe de l’Est, ne fut jamais effacé, même au temps de Mao et de Chou en Lai, par l’internationalisme prolétarien. Combiné à l’incommensurable pragmatisme des Chinois, ce nationalisme est général, violent, avide de succès, de gains, et de puissance. Qui plus est, les connaisseurs nous disent qu’il se ressource désormais dans les plus pures traditions populaires aussi bien que philosophiques de la plus ancienne Chine. Bref, un composé que l’on peut se risquer à dire ravageur.

3. La faiblesse insigne des Occidentaux qui fut, pourrait-on dire, à l’opposé de la force que nous venons de décrire ; qui acceptèrent, de grand cœur, de se défausser sur la Chine, de leurs fonctions de production ; qui ont voulu, à la fois par lassitude, appétit de marges, idéologie universaliste, orgueil, lui concéder d’être l’atelier du monde. Ce qui a, hormis l’Allemagne et, à un moindre degré l’Italie, abouti à la destruction, comme on le constate aujourd’hui, de pans entiers de nos industries et a condamné les éléments par inclination productifs de nos populations, au chômage.

Rien n’est irréversible et la Chine n’est pas plus vouée au succès que nous à l’échec ou au déclin. Soyons au moins conscients de ce qui, par impéritie, nous est arrivé. Quant à la Chine, elle peut être aussi pour nous, dans une certaine mesure, à certains égards, un exemple utile.  

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La Chine construit un port de guerre à Djibouti

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CLASH à l'AN 4/08 Emmanuelle MÉNARD fait hurler l'assemblée en dénonçant l'article 1 !

Catastrophe économique au Venezuela ? Entre réalités et bobards…

À en croire les gazettes, l’expérience économique bolivarienne, portée à bout de bras par Hugo Chávez, serait donc catastrophique…

Vladimir Volkoff, qui s’y connaissait en matière de « désinformation » – c’est lui qui a forgé ce vocable -, aimait à dire que lorsqu’il y avait « unanimité médiatique », c’est que cette même « désinformation » n’était pas loin. Le défunt n’avait rien d’un gauchiste chevelu, étant à la fois chauve et royaliste, tendance trône et autel.

Voilà qui nous ramène donc au feuilleton vénézuélien. À en croire les gazettes, l’expérience économique bolivarienne, portée à bout de bras par Hugo Chávez, serait donc catastrophique ; la preuve par l’actuelle disette et une inflation battant des records. Indubitablement, tout cela est vrai aujourd’hui. Mais était-ce le cas hier ? Et les mêmes experts d’affirmer que la faute majeure d’Hugo Chávez consista à trop s’appuyer sur la manne pétrolière. Fort bien. Mais ses prédécesseurs procédaient-ils autrement ?

Là où ces deux politiques diffèrent, c’est que lorsque cette rente de situation ne profitait qu’à quelques oligarchies locales (blanches exclusivement), Chávez décida d’en faire aussi profiter le peuple (de race indienne, principalement). Pour ce faire, il lui fallait reprendre le contrôle de ce secteur éminemment stratégique, ainsi que quelques autres. Vincent Lapierre, auteur d’un passionnant Hugo Chávez, la patrie au cœur, s’en explique dans les colonnes de la dernière livraison du mensuel Éléments :

« Pour parvenir à récupérer le contrôle de la manne pétrolière, Chávez a dû affronter les plus grandes puissances de la planète, c’est même pour ces raisons qu’il a été renversé en 2002. Il a ensuite tenté de redistribuer cet argent, ce qu’il appelait “semer le pétrole”. Mais il a été confronté à des barrières institutionnelles lourdes à cause desquelles l’argent a été en partie gaspillé, dissipé à plusieurs niveaux de distribution. »

Et Vincent Lapierre de reconnaître sans ambages :

« Le grand échec de Chávez dans le domaine industriel est de ne pas être parvenu à sortir du modèle mono-exportateur de pétrole. Quand il est arrivé au pouvoir en 1998, il s’est trouvé à la tête d’un système dans lequel, depuis un siècle, tous les gouvernements, droite et gauche confondus, avaient fait le choix de se concentrer sur la ressource pétrolière. Il souhaitait sortir de cette dépendance, ce à quoi il ne parviendra pas»

Il est un fait qu’on ne saurait créer une classe moyenne de toutes pièces et susciter la naissance d’un tissu industriel de petites et moyennes entreprises d’un simple claquement de doigt.

Telle était pourtant l’ambition d’Hugo Chávez, rappelle Vincent Lapierre : « Le socialisme du XXIe siècle préconise la nationalisation des trusts qui commandent aux secteurs stratégiques de l’économie nationale tout en promouvant l’initiative privée à l’échelle des individus. Dans cette vision, il est important que l’État soit propriétaire des télécommunications, du secteur pétrolier ou de l’industrie lourde comme il est important que le boulanger soit propriétaire de son four à pain. On est donc plus proche d’une société de petits producteurs indépendants sur le mode de la théorie proudhonienne que d’un ultra-étatisme socialiste ! »Fondamentalement, le général de Gaulle ne raisonnait pas autrement…

Malgré cette réussite socio-économique en demi-teinte, les résultats furent néanmoins au rendez-vous. De 1998 à 2008, le taux de chômage passe de 11,3 % à 7,8 %, tandis que 2,9 millions de nouveaux emplois voient le jour, alors que la proportion d’emplois dans l’économie informelle tombe de 54,6 % à 48,2 %. Mieux : si l’on en croit le Center for Economic and Policy Research, laboratoire d’idées basé à Washington, le PIB corrigé de l’inflation double entre 2003 et 2008, soit une croissance annuelle de 13,5 %. Toujours selon les mêmes sources, cette croissance provient essentiellement du secteur non pétrolier, et le secteur privé a crû plus rapidement que le secteur public.

Vu des États-Unis, fidèles à leur traditionnelle doctrine Monroe, édictée en 1823, voulant que les États du Sud du Rio Grande ne puissent bénéficier de la moindre velléité d’indépendance politique, tout en étant relégués au niveau de vassaux dociles, tout cela était évidemment inacceptable. Axiome fort bien résumé par Noam Chomsky, l’un des plus grands intellectuels américains : « Washington est bouleversé par l’idée que les ressources du Venezuela puissent être utilisées pour les gens de ce pays. Les ressources de ce pays doivent être utilisées pour nous. »

Tout est dit.

http://www.bvoltaire.fr/catastrophe-economique-venezuela-...

Manif de samedi à Chalon sur Saône (71) : changement du lieu de rassemblement

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Un communiqué de Thomas Joly (Parti de la France) :

Après avoir envisagé d'interdire notre manifestation, le Préfet de Saône-Et-Loire a accepté la proposition de notre Délégué départemental, Benjamin Lematte, de déplacer notre rassemblement place Thévenin afin d'éviter tout risque de confrontation avec les contre-manifestants d'extrême-gauche.

Même s'il peut paraître paradoxal que ce soit à nous de nous replier dans un autre lieu, saluons cette petite victoire en cette période où la plupart des manifestations patriotiques sont scandaleusement interdites par les services de l'État. Donc demain, rendez-vous à 14h place Thévenin à Chalon-sur-Saône (71) pour dire non à l'installation de migrants !

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Marx et Tocqueville face au Mordor anglo-saxon

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par Nicolas Bonnal

Ex: http://www.dedefensa.org

C’est l’été et avec lui les marronniers de l’été : la liste des milliardaires de la répugnante revue Forbes reprise par les perroquets caquetants. On apprend en même temps que 30% des Allemands font la queue pour décrocher un deuxième boulot. Il y a trente ans Louis Althusser disait dans une revue marxiste qui l’interviewait que la misère que l’exploitation plutôt avait été déplacée : voyez des images industrielles de Chine, du Bengladesh et du Mexique pour vous distraire. Par ailleurs, « cet heureux temps n’est plus », comme dit Racine, et on trouve aujourd’hui de bonnes vieilles usines de misère en Europe. Pas de parti communiste, pas de revendications salariales, etc. Le capital a gagné.

Voyons d’où nous venons.

Voyageur impénitent, anglophile renommé, Tocqueville décrit ainsi les horreurs de la modernité émergente :

« Quelques-unes de ces rues sont pavées, mais le plus grand nombre présente un terrain inégal et fangeux, dans lequel s'enfonce le pied du passant ou le char du voyageur. Des tas d'ordures, des débris d'édifices, des flaques d'eau dormantes et croupies se montrent çà et là le long de la demeure des habitants ou sur la surface bosselée et trouée des places publiques. Nulle part n'a passé le niveau du géomètre et le cordeau de l'arpenteur. »

Après il en devient lyrique, poétique, certainement plus que Hugo avec ses misérables ; car il suffit de voir, pas de jouer au voyant, au pochetron humanitaire :

« Mais qui pourrait décrire l'intérieur de ces quartiers placés à l'écart, réceptacles du vice et de la misère, et qui enveloppent et serrent de leurs hideux replis les vastes palais de l'industrie ? Sur un terrain plus bas que le niveau du fleuve et domine de toutes parts par d'immenses ateliers, s'étend un terrain marécageux, que des fosses fangeux tracas de loin en loin ne sauraient dessécher ni assainir. Là aboutissent de petites rues tortueuses et étroites, que bordent des maisons d'un seul étage, dont les carreaux brisés annoncent de loin comme le dernier asile que puisse occuper l'homme entre la misère et la mort. Cependant les êtres infortunés qui occupent ces réduits excitent encore l'envie de quelques-uns de leurs semblables. Au-dessous de leurs misérables demeures, se trouve une rangée de caves à laquelle conduit un corridor demi-souterrain. Dans chacun de ces lieux humides et repoussants sont entasses pêle-mêle douze ou quinze créatures humaines. »

On est dans le Dante de Gustave Doré et la civilisation industrielle étend son ombre, son « aventure satanique » (retrouvez mon texte sur Drieu La Rochelle) qui ne finira jamais :

« Levez la tête, et tout autour de cette place, vous verrez s'élever les immenses palais de l'industrie. Vous entendez le bruit des fourneaux, les sifflements de la vapeur. Ces vastes demeures empêchent l'air et la lumière de pénétrer dans les demeures humaines qu'elles dominent ; elles les enveloppent d'un perpétuel brouillard ; ici est l'esclave, là est le maître; là, les richesses de quelques-uns ; ici, la misère du plus grand nombre ; là, les forces organisées d'une multitude produisent, au profit d'un seul, ce que la société n'avait pas encore su donner. »

C’est le Mordor au propre – au sale – et au figuré. Les troupes misérables sont innombrables et ont abandonné tout espérance, comme au début de la divine :

« Une épaisse et noire fumée couvre la cité. Le soleil paraît au travers comme un disque sans rayons. C'est au milieu de ce jour incomplet que s'agitent sans cesse 300.000 créatures humaines. »

De ce plomb on fait de l’or :

« C'est au milieu de ce cloaque infect que le plus grand fleuve de l'industrie humaine prend sa source et va féconder l'univers. De cet égout immonde, l'or pur s'écoule. C'est là que l'esprit humain se perfectionne et s'abrutit ; que la civilisation produit ses merveilles et que l'homme civilisé redevient presque sauvage. »

On fait de l’or de ces cloaques et de ce plomb parce que l’ordre nouveau britannique s’est établi et qu’il est fondé sur les « dark satanic mills » (on sait qu’elles ne sont pas littérales et contiennent une dimension anagogique, comme dit l’autre) et sur l’argent :

« L’argent est la vraie puissance. La richesse n’est donc pas devenue seulement en Angleterre un élément de considération, de plaisirs, de bonheur ; mais encore un élément, et on pourrait dire le seul élément du pouvoir, ce qui ne s’était jamais vu, à ce que je sache, chez aucune autre nation et dans aucun autre siècle. »

Les conséquences morales et planétaires de cette catastrophe :

« … toute l’âme humaine fut entraînée de ce côté. On a attribué à la richesse ce qui lui revient naturellement, et aussi ce qui ne lui revient pas… Dans tous les pays il semble malheureux de n’être pas riche. En Angleterre c’est un horrible malheur d’être pauvre. »

No comment, comme on dit aujourd’hui. Tout le monde rase les murs en redoutant de se faire remplacer par un robot.

Karl Marx écrivait quelques années après Tocqueville :

« De nos jours ces aspirations ont été de beaucoup dépassées, grâce à la concurrence cosmopolite... Il ne s'agit plus seulement de réduire les salaires anglais au niveau de ceux de l'Europe, mais de faire descendre, dans un avenir plus ou moins prochain, le niveau européen au niveau chinois. Voilà la perspective que M. Stapleton, membre du Parlement anglais, est venu dévoiler à ses électeurs dans une adresse sur le prix du travail dans l'avenir. « Si la Chine, dit-il, devient un grand pays manufacturier, je ne vois pas comment la population industrielle de l'Europe saurait soutenir la lutte sans descendre au niveau de ses concurrents. »

Ce qu’il y a de bien avec le capital, c’est qu’il ne se lasse jamais de frapper.

Sources

Tocqueville, Voyage en Angleterre, œuvres complètes, tome VIII, éditions Michel Lévy, 1865 (sur archive.org)

Marx – Le capital, livre I, section VI

Nicolas Bonnal – Comment les peuples sont devenus jetables (Amazon.fr)

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/08/02/m...

Zoom d’été : A la rencontre de Caroline Parmentier

16 août à Carnac : le Brexit

16-08 Yves Bot

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Caroline Galacteros : « Du bon usage des armes de la France »

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2111467064.jpgCaroline Galacteros a publié ces intéressantes réflexions sur le site de l'ASAF, l'Association de Soutien à l'Armée Française [25.07]. Nous ne pouvons que l'approuver, ayant, nous-mêmes, dans le même esprit, consacré de nombreux articles au sujet crucial dont il est ici question. LFAR  

Être un chef. Tout un programme. Mais surtout une exigence première, profonde : protéger les siens, ceux qui dépendent de vous, de vos choix, ceux qui remettent leur vie entre vos mains parce qu'ils ont confiance, vous respectent et savent que vous ne les livrerez pas légèrement à l'adversité et, pour commencer, à l'adversaire.

Pour un sous-officier ou un officier, il s'agit de protéger ses hommes, de les engager à bon escient et dûment équipés.

Pour un chef militaire et évidemment pour le premier d'entre eux, il s'agit de protéger nos armées de la pensée comptable et des raisonnements à courte vue de Bercy qui, depuis 30 ans, les met à nu impunément, tout en leur demandant toujours plus. Pour notre chef de l'État, chef des armées ès qualités, c'est encore protéger celles-ci pour leur permettre de remplir leur mission… de protection du peuple français et de la France dans toute l'ampleur et la diversité de ses intérêts matériels et immatériels. 

La loyauté du chef d'état-major des Armées envers le président de la République est totale et naturelle. Elle n'est pas à géométrie variable ni de nature politicienne, attachée à un homme ou un camp, mais bien plutôt à une fonction incarnée par un individu donné, choisi par les urnes à un moment donné.

Dans le cas de Pierre de Villiers, c'est la loyauté d'un soldat de grand prestige envers le dépositaire de la souveraineté populaire, quel qu'il soit. C'est cette loyauté qui lui a fait devoir d'informer les représentants du peuple, en l'espèce les membres de la commission des Forces armées de l'Assemblée nationale, de l'état réel de nos armées, et du caractère insoutenable d'une nouvelle salve de coupes budgétaires décidées par des technocrates inconscients du coup ainsi porté à la chair de la patrie pourtant si manifestement en danger. 

Dangereux coup de rabot 

Un énième coup de rabot arrivant après des annonces de gel et de surgel de lignes budgétaires, qui pourrait bien sonner le glas, après bientôt trente ans d'efforts financiers endurés sans mot dire, de notre efficacité opérationnelle ; donc in fine de la crédibilité militaire de la France et de celle du président qui l'incarne, notamment à travers la disposition et l'emploi éventuel de « l'outil militaire ».

Depuis la professionnalisation, nos armées ont subi de plein fouet l'utopie délétère des « dividendes de la paix ». Elles se sont réformées, ont réduit puis réduit encore leurs formats opérationnels. Elles ont vu fondre leurs effectifs, vieillir leurs équipements, s'amoindrir constamment la protection de leurs soldats engagés au loin, tandis que le spectre des menaces et des théâtres de leur projection ne cessait, lui, de s’accroître, désavouant tragiquement des « Livres blancs » iréniques et inconséquents. Tandis aussi que le politique, de plus en plus impuissant ou défaillant au plan intérieur, voyant en cette institution loyale, structurée, dévouée, résiliente et courageuse, un vecteur spectaculaire inespéré et commode de démonstration d'autorité, en usait et abusait. 

La défausse du politique sur le militaire est allée trop loin, jusqu'à remplacer la définition et la mise en œuvre d'une politique étrangère cohérente et ambitieuse, toujours introuvable. Les résultats de ce double grand écart sont là. Nos armées sont aujourd'hui massivement engagées dans le monde aux avant-postes de la menace islamiste, mais aussi sur le territoire national, où l'on ne peut plus esquiver sans irresponsabilité l'anticipation de leur engagement potentiel en appui de forces de sécurité insuffisantes ou débordées par une éventuelle contestation communautaire intérieure sur fond de déstabilisation islamiste. 

Préserver l'essentiel 

On a donc sur-sollicité et sous-financé nos armées et elles se sont vaillamment mais trop longtemps sans doute exécutées, cherchant à « préserver l'essentiel », à trouver la martingale de « la juste suffisance », escomptant qu'on ne les affaiblirait pas jusqu'à devoir avouer qu'elles ne pouvaient plus remplir leur mission de protection de la France et des Français. Ce que précisément a dû reconnaître le général de Villiers, la mort dans l'âme. Un crève-cœur. 

L'arithmétique budgétaire, c'est sympa, c'est magique…, mais compter des soldats et des équipements comme des choux peut aboutir à bientôt devoir compter des «morts pour la France» bien légèrement consentis. Et qui rendra alors des comptes ?

Les politiques ? Que nenni !

Ce seront naturellement les chefs militaires car eux seuls connaissent le prix de la vie et ont conservé l'habitude d'assumer leurs actes et responsabilités. Et sans même parler des hommes, sait-on seulement dans les couloirs de notre ministère des Finances au cœur froid qu'il faut au bas mot dix ans pour retrouver une capacité opérationnelle sacrifiée d'un trait de plume par nos comptables nationaux ? 

Caprice présidentiel ? 

Mais au-delà du caprice présidentiel ou de l'autoritarisme confondu avec une démonstration d'autorité, la décision budgétaire du président traduit quelque chose d'infiniment plus grave : l'incompréhension manifeste d'une urgence qui devrait pourtant, toutes affaires cessantes, l'occuper et le préoccuper. La défense est, comme chacun sait, le premier devoir d'un État. Il faut enfin se résoudre à établir des priorités, à structurer une vision stratégique digne de ce nom, et à définir – d'autorité pour le coup – un périmètre du régalien incompressible, sanctuarisé, auquel doivent être affectées les ressources nécessaires à la manifestation d'une crédibilité de la France dans ses projections de puissance et d'influence.

Sinon, parler de leadership européen, de rang retrouvé, de grandeur et de valeurs n'a aucun sens, au moment même où nos partenaires allemands font une remontée budgétaire sensible en matière de défense, et alors que la menace islamiste et ses manifestations sanglantes, au-delà de reculs territoriaux actuels de l'organisation État islamique, sont en pleine explosion idéologique et numérique. 

Jupiter donc ? Pourquoi pas, après tout ? On a suffisamment souffert de la normalité pathétique. Mais Jupiter armé d'un foudre en bon état et qui fasse vraiment peur !

Le successeur de Pierre de Villiers est aussi un soldat de grande valeur, qui mêle bravoure, haut niveau de réflexion doctrinale, humanité et intelligence de situation. Gageons qu'il ne sera pas plus docile que son courageux prédécesseur qui se retire dans l'honneur, mais qu'il saura saisir l'opportunité de cette grave crise de confiance et de commandement pour convaincre notre jeune président qu'il est de son devoir, mais aussi de son intérêt, de protéger nos armées qui ne demandent qu'à être justement considérées et traitées pour servir et obéir avec cœur et panache.  

Caroline Galacteros 

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Trump : derrière le chaos, la victoire ? (3e partie)

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Poussant ses adversaires à la faute, feignant l’incompétence, voire le dérangement mental, il organise le chaos afin de brouiller les pistes.

Le rebelle a donc appris en six mois ce qu’un politicien ordinaire maîtrise après dix ans : poussant ses adversaires à la faute, feignant l’incompétence, voire le dérangement mental, il organise le chaos afin de brouiller les pistes. Le mois d’août porte les germes d’une renaissance possible.

Il lui faudra désamorcer le missile Mueller et institutionnaliser son mouvement populiste pour imposer son plan économique à un Congrès chaotique. Afin de satisfaire à ses obligations électorales : sécurité interne et externe, prospérité économique, déconstruction du « deep state »

Ainsi, ses coups de boutoir visant à « russifier » et « pénaliser » les actions de Hillary Clinton comme de Barack Obama, ses attaques du système judiciaire, ses menaces de punition des élus républicains lors des élections partielles de 2008 ont créé un contre-feu antidémocrate : les médias parlent soudainement moins de la collusion de Trump avec Poutine…

Trump est, de plus, servi par les circonstances avec deux affaires qui vont faire boule de neige :

D’abord, il apparaît que le sénateur McCain avait « trempé » dans le complot du très salace « dossier Trump » préparé par la firme Fusion GPS (d’abord pour les républicains, ensuite pour les démocrates). Un dossier repris en boucle des mois durant, « documentant » une vaste chaîne de collusions entre Trump, ses amis et Poutine. McCain serait-il faussaire ? Il a reconnu lui-même avoir transmis ce dossier au FBI (James Comey), suite à sa discussion à Londres sur ce dossier avec l’ambassadeur de Tony Blair à Moscou. Il se trouve maintenant impliqué – par les accusés – dans un procès en diffamation au Royaume-Uni (« John McCain faces questions in Trump-Russia dossier case »Miami Herald, 11 juillet).

Ensuite, le « piratage russe » du Parti démocrate (point de départ de la « poutinisation » de Trump) se voit compensé par une « connexion pakistanaise ». Madame Wasserman Schulz se trouve, en effet, prise dans un imbroglio suspect, ayant recruté (et surpayé) une famille entière d’Américano-Pakistanais qui se sont tous réfugiés au Pakistan après avoir transmis des fonds. Sauf un, arrêté à l’aéroport. Au-delà de fraudes de droit commun, le Daily Caller, puis le National Review, révèlent que les protagonistes avaient accès total aux informations confidentielles du parti comme des commissions du Congrès où siège Wasserman. Cela sème le doute sur les origines du piratage du parti…

Ces deux éléments affaiblissent la raison d’être de l’enquête du procureur Mueller, ami de Comey, lequel a illégalement fuité pour déclencher la nomination de Mueller.

Trump pourra bientôt se passer des républicains. Ils se sont ridiculisés dans la non-réforme du système de santé et risquent de faire de même en matière de réforme fiscale. Il sait qu’il y a un fort courant anti-Pelosi (cols bleus) chez les parlementaires démocrates. Tout s’aligne donc pour un roque : en proposant d’abord au Congrès la réforme des infrastructures (mille milliards de dollars), que veulent aussi les démocrates, et en créant un réflexe « Trump democrats »… avant de lancer les baisses d’impôts. Sans dépendre des républicains…

Alors, aux partielles de 2018 pourra enfin s’organiser une purge des caciques démocrates et républicains. Il aura enfin le pouvoir. D’où l’importance de l’actuelle purge du personnel de la Maison-Blanche. Car Trump n’a confiance que dans les généraux et les milliardaires pour réaliser son plan.

http://www.bvoltaire.fr/trump-derriere-chaos-victoire-3e-...

À LA BAULE : DES MUSULMANS MENACENT DES JEUNES FEMMES ADEPTES DU MONOKINI SUR LA PLAGE... ILS SE FONT REMBARRER

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Source Breizh info cliquez ici

Bronzer les seins à l’air sur la plage de La Baule, en 2017, peut s’avérer risqué.  C’est la mésaventure qui est arrivée le mois dernier à deux femmes, agressées par des puritain(e)s venus d’ailleurs.

La première quinzaine de juillet a été chaude à La Baule, notamment sur la plage. Ainsi, un peu avant le quatorze juillet, deux femmes, des « Gauloises » qui bronzaient seins nus sur la plage – une pratique courante dans nos pays encore libres – se sont faites agresser par d’autres femmes, d’origine maghrébine.

Ces dernières, qui ne portaient pourtant par ailleurs aucun signe distinctif pouvant laisser penser à une appartenance à un islam rigoriste, vinrent ainsi les voir pour leur intimer de couvrir leur poitrine, prétextant que «cela ne se faisait pas ». Manque de chance, elles tombèrent pour le coup sur des femmes de caractère, qui les ont purement et simplement envoyées paître.

Insupportable pour ces ayatollahs du puritanisme, qui revinrent quelques instants plus tard avec leur compagnon respectif. Cette fois-ci, les menaces deviennent plus pressantes… mais c’était sans compter sur la solidarité communautaire qui s’est alors déclenchée autour des deux femmes agressées.

Plusieurs personnes assistant à la scène intimèrent alors aux agresseurs de partir, tandis que d’autres appelèrent les forces de l’ordre. Arrivées sur les lieux, celles-ci embarquèrent illico ces représentant(e)s de la police de la poitrine. « On est chez nous ! » rappellera à ces femmes et à leur compagnon un badaud sur la plage.

A Sisco (cliquez là) comme à La Baule, les revendications communautaires extra-européennes ne semblent pas être les bienvenues…

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Trump : derrière le chaos, la victoire ? (2e partie)

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Les dix derniers jours de juillet ont été fertiles en contre-attaques trumpiennes, suivies de rebondissements intéressants.

Trump était donc dans les cordes. Les dix derniers jours de juillet ont cependant été fertiles en contre-attaques trumpiennes, suivies de rebondissements intéressants :

1) Trump a commencé par inonder le marché de tweets précis sur les collusions démocrates de 2016, rappelant au passage que leurs actes, de nature pénale, n’avaient pas suscité la nomination d’un procureur spécial… Il a également enfoncé le clou sur les conflits d’intérêts du procureur spécial Mueller, encore, encore et encore…

2) Il a ensuite attaqué publiquement (et incroyablement) son ministre de la Justice, l’accusant, par sa récusation hâtive dans l’affaire russe, d’avoir perdu le contrôle d’un ministère de la Justice qui a nommé un tueur à gage : Mueller.

3) Il lui a ensuite reproché de ne pas suivre sur les affaires criminelles Clinton (connexions russes) et Obama (démasquage abusif et illégal des écoutes – on sait que la démission du général Flynn a été causée par la fuite d’une conversation « démasquée » avec l’ambassadeur russe).

4) Puis il a organisé une série de bains de foule, rappelant à tous (donc aux élus) que son soutien populaire est intact.

5) Ô surprise, voici que certains élus se réveillent, exigeant création de commissions d’enquête et nomination d’un procureur spécial sur l’ancien ministre de la Justice d’Obama, Loretta Lynch, et son directeur du FBI, James Comey.

6) Idem pour l’ancienne conseillère pour la sécurité nationale d’Obama, et d’autres, sur la question des « démasquages » des conversations écoutées.

7) Cependant, le ministre de la Justice Jeff Sessions annonce une prochaine conférence de presse sur l’état de l’enquête criminelle sur les « fuiteurs » au sein du gouvernement et des ministères. Traitera-t-il de Comey, qui a admis avoir fuité pour inciter à la nomination du procureur Mueller ?

8) Toujours est-il que le site Circa annonce que le responsable des affaires juridiques du FBI serait lui-même sujet à une enquête criminelle pour avoir transmis des informations à Reuters.

9) Mais il y a les fuites de la Maison-Blanche elle-même. Le spadassin Scaramucci, tout nouveau directeur de la communication de la Maison-Blanche, « exécute » le chef de cabinet de Trump, Reince Priebus, homme de l’establishment incapable de mettre de l’ordre dans les troupes, et soupçonné de fuites. Et tout aussi incapable de contrôler les parlementaires.

10) L’échec de la réforme du système de santé illustre ainsi la collusion des caciques républicains avec les lobbies de la Santé (assurance, industries pharmaceutiques et technologiques) hostiles à toute mise en concurrence. Trump en sort indemne dans les sondages. Il annonce alors que, si les parlementaires ne se remettent pas au travail sur le système de santé, il va couper leurs assurances médicales.

11) Puis il nomme le général Kelly comme chef de cabinet, celui-là même qui dirigeait avec succès le Homeland Security.

En troisième partie, nous prévoirons que Trump va couper avec l’establishment républicain, se reposant sur les généraux et les milliardaires. Nous reparlerons du « dossier Trump », préparé par Fusion GPS, et du rôle du sénateur McCain dans sa révélation, et nous postulerons que la récente affaire Wasserman-Awan pourrait bien renverser la théorie du piratage russe du serveur du Parti démocrate. Ce qui annihilerait un an de propagande… qui pourtant a mené à la démission de Flynn, la récusation de Sessions et la nomination de Mueller.

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Emmanuel Macron est moins populaire que Trump

La cote de popularité d'Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d'opinions à 36% en un mois. C'est moins que Donald Trump, qui oscille entre 36 et 40% d'opinions favorables.

Cet effondrement de 7 points conclu un mois de juillet riche en couacs pour le chef de l'État : baisse du budget de la Défense, départ du chef d'état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l'Assemblée, communication hasardeuse (la meuf is dead...)...

Les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d'opinions favorables, dépassant d'une courte tête celle du locataire de l'Elysée.

La baudruche des médias se dégonfle. Avec deux mois de retard hélas. 

Le Salon Beige

03/08/2017

Gare à la politique des sanctions ! Gare à l'engrenage des alliances !

 Premiers exercices navals russo-chinois en Baltique, théâtre de tensions Russie-Otan

L'idée que la prépondérance dite désormais inéluctable de l'économique sur le politique garantirait à l'avenir la paix et l'unité du monde, a fait long feu, naufrage. Comme on voudra. La fin de l'Histoire n'est plus au programme.

Même le postmoderne Macron l'a déclarée tragique dans son discours devant le Congrès. Et, naturellement, l'Histoire ne finit pas. Il y a quelques années, nous n'étions que quelques-uns - à vrai dire nous étions presque seuls - à rappeler ces permanences. Ceux qui les niaient hier, les reprennent aujourd'hui à leur compte, sans s'en sentir autrement gênés. Ne nous en plaignons pas. Le mouvement des idées est fait de tels retours depuis les lointains de l'Histoire.

Réarmement partout ; foyers de conflits - pour l'instant régionaux - en plusieurs points du globe ; menaces guerrières, manœuvres et contre-manœuvres : russes, américaines, chinoises, nord-coréennes ; sanctions croisées, expulsions réciproques massives de diplomates, etc. Ce sont là des mots mais surtout des réalités, qui ne font plus peur, qui deviennent même banales et qui pourtant rappellent furieusement notre dernière avant-guerre. Mots et réalités dont, en effet, on ne s'inquiète pas outre-mesure, quoique de sinistre mémoire. Et dont au moins quelques-uns savent à quoi tout cela peut préluder. Ainsi se pourrait-il que la génération qui monte ait à vivre, comme les précédentes, un nouveau conflit mondial.

Ainsi la guerre d’Espagne – dont la guerre syrienne pourrait bien être une sorte de réplique – comme les sanctions contre l’Italie, précédèrent la Seconde Guerre Mondiale.

Une autre idée devrait être présente à nos esprits - surtout à ceux de nos dirigeants - et c'est le risque de l'engrenage des alliances ; le risque d'un engagement automatique dans un conflit que nous n'approuverions pas, où nos intérêts ne seraient pas menacés, où, en fin de compte, nous devrions mourir pour d'autres. Par exemple en cas d’un inepte conflit américano-russe où nous n’aurions rien à défendre …Tout à perdre. Sans-doute est-ce le moment pour la France de se souvenir que par deux fois au siècle dernier, elle a été entraînée dans un conflit mondial par l'engrenage d’alliances dont elle avait négocié les conditions sans précaution ni prudence. C'est évidemment le cas de la guerre de 1914-1918, dont on a pu dire que personne ne l'avait réellement voulue ni décidée. Et qui fut un drame européen.

Que nous devions en toutes circonstances rester maîtres de nos engagements, devrait redevenir pour nous, dans les temps bellicistes qui s'annoncent et courent déjà, un impératif de survie.

Que cette considération devrait nous conduire à réviser les conditions de nos alliances est une évidence. Et ceci concerne en particulier notre appartenance, non pas à l'alliance américaine, mais en tout cas au moins au commandement intégré de l'OTAN. 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/08/01...

Facebook a censuré 70,000 comptes critiquant Emmanuel Macron pendant les élections présidentielles

BREIZATAO – POLITIKEREZH (28/07/2017) En avril dernier, Facebook avait annoncé la suppression surprise de 30,000 comptes en France qui publiaient « du spam, de la désinformation ou d’autres contenus trompeurs ».

Une décision opaque et unilatérale qui a très souvent touché des comptes orientés à « droite » regroupant des critiques de l’immigration, de l’islamisme, du multiculturalisme, etc. Nombreux sont les utilisateurs du réseau qui, depuis plusieurs mois, ont ainsi vu leurs comptes supprimés sans préavis alors qu’ils animent des pages identitaires.

Une politique qui a par exemple frappé le Youtubeur Majid Oukacha, très critique de l’islam.

Face aux médias de propagande l’heure des médias alternatifs [rediffusion]

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Clôture de la 8e cérémonie des Bobards d’Or, intervention de Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia : « Face aux médias de propagande l’heure des médias alternatifs »

Cette cérémonie vient à nouveau de le démontrer, la presse écrite subventionnée et les radios et télévisions autorisées à émettre ne sont pas des médias d’information mais des médias de propagande. Ils diffusent la doxa de l’oligarchie. Ils véhiculent une idéologie unique : ils sont mondialistes et libre-échangistes en économie ; ils sont partisans de l’immigration, favorables à l’expansion de l’islam, hostiles au contrôle aux frontières. Bref, ils sont immigrationnistes, islamo-soumis et sans frontiéristes sur les questions identitaires ; en matière sociétale, ils détricotent les règles de la vie en société, ce sont des déconstructionnistes ; en politique étrangère, ils sont atlantistes, affiliés au Qatar, russophobes et hostiles à Trump. Voilà les quatre clés de leur vision du monde.

Pour la propager et l’imposer ils utilisent toutes les techniques de propagande : ils occultent ou minorent les événements qui les dérangent ; ils montent en épingle les faits qui les arrangent et les scénarisent à outrance ; ils désinforment en s’appuyant sur les ressorts émotionnels : il y a les images qu’ils montrent à l’infini et celles qu’ils cachent. Ils angélisent ceux qui « pensent bien » et diabolisent les autres. Et ils censurent. Une censure que les petits flics de la pensée réclament aujourd’hui ouvertement. Et, bien sûr, quand il le faut ils recourent à l’arme ultime de la désinformation : le bel et bon Bobard!

Seulement voilà, les médias officiels ont perdu leur monopole : ils doivent désormais faire face à des concurrents redoutables : les médias alternatifs et les réseaux sociaux :

  • Eux font émerger les faits et les analyses qui dérangent ;
  • Eux font émerger le réel : un réel qualifié de « post vérité » par les tenants de la novlangue médiatique ;
  • Une bataille gigantesque est engagée entre la réinfosphère et les médias de propagande ;.
  • En 2016, la réinfosphère et les médias alternatifs ont accumulé les victoires : le Brexit, l’élection de Trump, l’élimination d’Alain (« Ali ») Juppé.

Mais les médias de propagande n’ont rien perdu de leur superbe : ils ont leur candidat à l’élection présidentielle : le sémillant Macron. Ils espèrent prendre leur revanche en le faisant élire.

Tout est fait pour promouvoir Macron.

Tout est fait pour le protéger : il n’y aura pas d’investigation sur les conditions du bradage à des intérêts étrangers d’Alsthom et de Technip, deux fleurons de la technologie française ; il n’ y aura pas plus d’investigation sur les liens de Macron avec le groupe Drahi à qui il a permis d’acquérir SFR lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée ; pas d’investigation non plus sur la levée de fonds que Macron est allé effectuer à Londres sans respect des règles du financement politique ; pas davantage d’investigation sur le financement de la société de stratégie électorale PROXEM qui fournit à Macron ses éléments de langage à coups d’algorithmes ; et pourtant ce serait intéressant de savoir qui a réglé les factures de cette société et sur quel compte politique cela figure ; pas d’investigation non plus sur ce banquier d’affaires qui a accumulé les millions tout en ayant… des coquetteries avec l’impôt sur la fortune.

Ah ! Comme nos médias de propagande savent ne pas être curieux quand il le faut !

Ils ne le sont pas davantage sur le programme de Macron. Il est vrai que son projet est clair : défendre le Système et s’aligner en tous points sur la bien-pensance, cette bien-pensance dont le philosophe Marcel Gauchet nous dit qu’elle « engendre la crétinisation ».

Les #MédiasDePropagande vont utiliser tous les moyens pour nous imposer Macron :

-Avant le premier tour : la démolition de Fillon ;

-Entre les deux tours : l’hyperdiabolisation de Marine Le Pen.

Voilà le scénario des médias.

Voilà pourquoi il est essentiel de saper ce qui leur reste de crédibilité.

Montrer les mensonges d’hier pour faire douter des affirmations de demain. Ils vous ont menti dans le passé, ils vous mentiront dans l’avenir !

Voilà pourquoi il faut pointer les désinformations et les mensonges des médias de propagande.

C’est la mission d’i-média sur TVLibertés.

C’est aussi cela, la fonction de la cérémonie des Bobards d’Or : se libérer par le rire.

Mais il faut aller au-delà ! La réinfosphère ne doit pas se contenter d’une fonction critique, elle doit aussi produire de l’information. Et elle le fait. Le temps des médias alternatifs créateurs de contenus d’information est venu.

Qui a fait des reportages sur la Syrie… en allant en Syrie, sinon Boulevard Voltaire et TV Libertés ?

Qui a produit les statistiques du Grand Remplacement – à partir du dépistage de la drépanocytose, cette maladie génétique rare qui ne touche pas les nouveau-nés européens –, sinon Fdesouche et Polémia ?

Qui a informé complètement des actions de la Manif pour tous, des Veilleurs, des Sentinelles, sinon le Salonbeige ?

Qui a levé l’omerta sur les agressions sexuelles d’un « migrant » d’Arzon, sinon Breizhinfo, prévenu par un lanceur d’alerte ?

Qui informe sur les relations troubles entre de nombreux maires et l’UOIF ou les salafistes, sinon l’Observatoire de l’islamisation ?

Face aux médias de propagande l’heure des médias alternatifs est venue. A vous de les aider !

Jean-Yves Le Gallou

https://www.polemia.com/cloture-de-la-8e-ceremonie-des-bo...

La bombe et le coup de poing

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Georges Michel Boulevard Voltaire cliquez ici

Elle est à la une de tous les journaux : Laurianne Rossi, députée LREM des Hauts-de-Seine, après avoir été agressée dimanche matin sur le marché de Bagneux alors qu’elle distribuait des tracts en soutien de la politique d’Emmanuel Macron. Un homme, visiblement hostile à cette politique, a assené un violent coup de poing à la tempe de la jeune femme, qui a été « sonnée, un peu choquée », pour reprendre ses propres mots. À l’heure où ces lignes sont écrites, l’individu doit être jugé en comparution immédiate.

Rattrapé par des militants et des commerçants, l’agresseur a été « interpellé quasiment immédiatement », relate Le Figaro, confirmant « une source proche de l’enquête à l’AFP ». On notera que le prédicat de « présumé », qui affuble quasi systématiquement, par exemple, les terroristes islamistes pris en flagrance avec la ceinture d’explosifs autour du torse, n’a pas été accordé par les médias à cet agresseur…

L’ensemble de la classe politique a condamné, à raison, ce geste. La jeune députée ne semble d’ailleurs pas en avoir rajouté dans ses déclarations à la presse et n’a pas joué sa mijaurée : « Est-ce un coup de folie ou avait-il ça en tête ? Je ne sais pas du tout. » On saluera même sa lucidité sur l’état psychologique de notre pays lorsqu’elle déclare au micro de BFM TV : « Cet acte révèle un sentiment d’exaspération chez les citoyens et les citoyennes. »Sentiment d’exaspération qui n’excuse pas le geste, évidemment. « Ça doit nous interpeller sur les violences auxquelles, aujourd’hui, doivent faire face les élus de la République », a-t-elle aussi déclaré. Sans minimiser cette agression, on pourrait avancer qu’elle s’inscrit peut-être tout simplement dans cette violence quotidienne que, bien souvent, l’on drape pudiquement et, en même temps, impudiquement dans ce fameux « sentiment d’insécurité ». Ça doit peut-être aussi interpeller quelque part sur les violences auxquelles, aujourd’hui, doivent faire face des millions de citoyens de la République…

Quelques heures avant, à Marseille, une bombe explosait devant le local de l’Action française. « Peu de dégâts, quelques murs noircis, pas de blessés », rapporte Le Parisien, qui ajoute : « L’organisation et ses militants ont été impliqués dans diverses bagarres et escarmouches ces dernières semaines dans la cité phocéenne. » Si vous voyez ce que je veux dire… La Provence, elle, avance prudemment sur le sentier des supputations : « Pour rappel, depuis des mois la tension monte entre ces souverainistes et les militants d’ultra gauche du quartier, sans qu’on puisse dire si cet acte s’inscrit dans ce conflit latent. » Les responsables de l’Action française qui, par définition, n’ont pas la chance d’être républicains et encore moins d’être élus, n’ont pas eu droit à leur petite interview télévisée, et encore moins au moindre tweet de soutien de la classe politique, pourtant prompte à dénoncer la violence.

On se souvient des permanences du Parti socialiste qui avaient subi, en 2016, des actes de vandalisme à répétition à travers tout le territoire, au moment du débat sur la loi Travail. Libération s’était même fendu d’un papier sur ce sujet dans lequel il était convenu de s’apitoyer sur l’indifférence des citoyens à l’égard des militants socialistes. « Là, c’est notre frigo qui a pris les balles, mais ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous en train de s’y servir », dénonçait l’un d’eux. Un autre, responsable local : « Une cinquantaine de militants sont venus coller des autocollants, mais ils n’étaient pas agressifs. C’est la ligne rouge. Déjà avec les effigies de personnes du gouvernement auxquelles ils ont mis le feu, j’étais choqué, autant comme citoyen que comme politique. C’était symbolique mais violent. »

Et une bombe, c’est symbolique ou c’est violent ?

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Esprit et pratique de résistance

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Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

Les espoirs suscités par des événements politiques électoraux (Brexit, retour à la promotion des intérêts économiques américains avec Trump, poussée de partis eurocritiques et souverainistes) ont laissé place à un certain désenchantement. Trump est englué par la capacité de nuisance de la classe politique et de « l’Etat Profond, néoconservateur, impérialiste, appuyé par les lobbies militaro-industriels et l’oligarchie financière globaliste ». Le lynchage médiatique permanent et outrancier, qui devient presque ridicule, des medias  en sont le relais. Le Brexit n’avance guère mais on voit bien que pour les conservateurs anglais, qui accumulent revers sur bourdes, l’essentiel est de faire croire qu’ils avanceront sur un dossier interminable dont la classe politique européenne, soumise à des forces centripètes , antifédéralistes et anti souverainistes, ne veut rien entendre. Quant à la France, un putsch médiatico-politique a imposé un candidat surgi de nulle part, fils spirituel du président Hollande failli, qui s’appuie sur une majorité improbable d’amateurs et de bobos béats mais qui vont donner les pleins pouvoirs  à l’américano-européen Macron, dont le Moi est aussi gonflé que l’agité Sarkozy.

L’opposition, Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon ont été rendus inaudibles et marginalisés au Parlement, ce qui est de mauvaise augure pour la démocratie citoyenne et de proximité. Marine Le Pen a tout fait pour se couler dans le moule du politiquement correct, avoir accès aux medias, quitte à purger son mouvement des militants de conviction, mais elle s’est fait piéger et a servi d’épouvantail à pigeons. Elle  restera toujours « diabolique » pour le Système, sous l’influence de la gauche moraliste et de religion multiculturaliste totalitaire qui ne tolèrent que la pensée unique. Son désir de sortir de l’euro, légitime et souhaitable, a été utilisé comme un boomerang qui s’est retourné contre elle car  sa clientèle électorale naturelle  a craint pour ses retraites. Elle a laissé de côté la critique des flux migratoires imposés par ceux (les perce-frontières, l’économie globaliste, les redistributeurs de richesses clientélistes, les profiteurs de l’économie parallèle et criminelle) qui en tirent profit ou croient, les grands naïfs, en l’impact « christique » ou révolutionnaire, selon les goûts, de l’arrivée massive de migrants économiques.

La priorité est là. Rester autonome, garantir la souveraineté économique et agricole, contribuer à un modèle de décroissance raisonnable et antiglobaliste. Maintenir l’accès à des informations pluralistes, développer l’esprit critique, le droit à penser différemment sans se faire criminaliser ou psychiatriser. Tirer la prise de l’information en flux continu (amplifié par le numérique) qui modèle opinion et pensée, démotive, conditionne sans alternative.

La résistance au modèle de l’imposition migratoire inéluctable, où l’on fait croire à l’aspect « humanitaire ou rédempteur » du trafic d’esclaves moderne, l’obligation de laisser entrer et de répartir à partir du ventre mou de l’Union européenne (Grèce, Italie) est fondamentale. On ne réglera pas les problèmes écologiques en déplaçant des millions de personnes, on ne pourra pas aborder la décroissance si l’économie continue d’attirer forces de travail à concurrence déloyale, consommateurs ou futurs assistés, ou bénéficiaires de l’économie parallèle en masse, soit-disant pour sauver les retraites. L’Etat n’est plus souverain et ne défend plus les intérêts des autochtones ou des citoyens intégrés dans la communauté de destin. On peut voir à quel point le bateau européen identitaire, qui voulait mettre son nez dans les détails du trafic idéologique et économique de la migration imposée a dérangé. La priorité du Système et de ses pit-bulls, antifas d’opérette et journalistes qui mordent tout ce qui bouge en dehors de leur pensée unique, est d’empêcher une source d’information alternative qu’ils criminalisent en accusant, c’est un comble, de « fausse nouvelle ». Il faut s’organiser soi-même, créer des liens de solidarité, créer des structures de proximité autonomes, promouvoir les valeurs d’enracinement, de démocratie de proximité, du localisme. Voter pour les partis du Système ne suffira pas.

Dominique Baettig  ancien conseiller national, militant souverainiste

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/08/02/e...