On pouvait croire que les titres-restaurants resteraient à l’abri des polémiques gauloises, mais une proposition de loi, dont le dépôt sur le bureau de l’Assemblée nationale est prévu avant le prochain été, a suffi à déclencher les hostilités. À la tête des frondeurs, l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), qui représente environ 70 % des entreprises du secteur. L’objet de leur colère, c’est l’une des mesures figurant dans la PPL et qui prévoit de rendre définitive la dérogation temporaire instaurée en 2022 du fait de la crise sanitaire, permettant l’utilisation des titres-restaurants pour régler les achats alimentaires dans les commerces alimentaires, grandes surfaces comprises. « Notre part de marché glisse vers la grande distribution », s’insurge Franck Chaumès, président de la branche restauration de l’UMIH.






