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29/05/2018

Mamoudou, l’incroyable récupération, par Caroline Parmentier

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Il y a deux incroyables récupérations dans cette affaire. La façon dont Mamoudou, Malien sans papiers, a grimpé comme un… disons comme une araignée, de balcon en balcon, pour attraper un enfant suspendu dans le vide. Et la façon dont on nous explique que tous les migrants sont des héros et des chances pour notre pays. Et là, pas de « pas d’amalgame » qui tienne.

Comment cet enfant de 4 ans s’est-il retrouvé suspendu par les mains dans le vide au 4e étage en l’absence de ses parents ? L’affaire reste à préciser. Son père a été placé en garde à vue. Toujours est-il que Mamoudou Gassama, 22 ans, a découvert la scène alors qu’il se rendait dans un bar pour suivre la finale de la Ligue des champions et, n’écoutant que son courage, a escaladé les balcons de la façade de l’immeuble avec une rare agilité, agrippant l’enfant par le poignet pour le remettre sain et sauf à ses voisins.

Aussitôt une vague de jubilation s’est emparée des médias et des politiques. Mais aussi d’indignation : comment cet homme n’a-t-il pas encore ses papiers, sa naturalisation, c’est scandaleux, inimaginable, intolérable. Des pétitions circulent. Ahurissante interview de Jean-Jacques Bourdin lundi à 8 h 10 qui reçoit Mamoudou et son frère sur RMC. Bourdin quasiment en larmes, tout tremblant d’adoration, en remettant des louches et des louches sur la légende Mamoudou, le conte de fées pour enfants. Mamoudou (Mahomet chez les musulmans d’Afrique occidentale) est un migrant sans papiers arrivé du Mali il y a quelques mois sur un bateau de migrants. Et Bourdin raconte à sa place : « Vous avez eu peur, Mamoudou, vous avez eu faim, vous avez eu froid, vous étiez serré non ? Aujourd’hui vous avez sauvé un enfant, tout le monde vous aime, tout le monde est fier de vous, on va vous trouver un travail, on va vous naturaliser. »

Enfin un héros selon leurs vœux. Ils en ont enfin trouvé un. Mamoudou devait être reçu dès lundi matin par Emmanuel Macron à l’Elysée. Anne Hidalgo l’a appelé personnellement et a twitté pour saluer son « geste héroïque » assurant que la ville de Paris aurait évidemment à cœur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France (Anne Hidalgo ne twitte jamais quand un migrant est responsable d’un viol, d’une agression ou d’un vol).
« Ceux qui crachent sur les migrants à longueur de journée »…

Plus précis encore, Ian Brossat, adjoint communiste en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, a adressé un « avis à ceux qui crachent sur les migrants à longueur de journée » : « Je n’imagine pas que Gérard Collomb le mette en centre de rétention. […] Nos quartiers, c’est aussi ça ! Quand on sait les propos qui sont tenus parfois sur les sans-papiers, ça permet un peu de réalité dans ce débat. »

La réalité des migrants c’est ça. Ils sont comme ça ! Tous. Ils arrivent par bateaux entiers pour sauver nos enfants. A qui pensent-ils faire gober ça ? Eux qui dissimulent volontairement les agressions sexuelles de masse, qui trafiquent et qui « bobardent » à longueur d’années au service de leur idéologie. Dans un pays normal, Mamoudou serait le seul naturalisé en raison de son acte héroïque en effet. Et les dizaines de milliers de clandestins et de faux refugiés dont les associations exigent qu’ils soient « tous régularisés » seraient renvoyés chez eux.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 mai 2018

https://fr.novopress.info/

Zoom - Aude Mirkovic : la PMA, un juteux marché mondialisé !

Italie : Le Système plus fort que le pot pourri populiste.

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Jean-Francois Touzé

Membre du Bureau politique du Parti de la France. Directeur de la revue Confrontation.

Le seul but légitime du combat politique est l'accession de ceux qui le mènent aux responsabilités du pouvoir.

Pour le Parti de la France, seul l'exercice, par la droite nationale, de la conduite de l’État permettra à notre Pays de se relever et de se reconstruire.

Pour parvenir à cette fin, aucune stratégie ne peut être exclue et le pragmatisme doit être notre loi tactique. A la condition de ne jamais dévier de notre ligne et de n’agir que dans la cohérence du projet.

Certains, en France comme dans toute l'Europe, suivent des chemins différents.

Les partis du Système, bien sûr, pour qui la « gouvernance républicaine » n'est que prétexte aux ambitions personnelles et, pour les nouveaux venus, volonté de s’accaparer à leur tour d’une part du butin.

Quelques uns (ou quelques unes), convaincus que la métapolitique et la formation des élites constituent la voie royale qui permettra, le jour venu, de dresser des passerelles (oubliant que les passerelles sont avant tout faites pour qu’on leur marche dessus), remettent à plus tard l’engagement militant et électoral, comme si le temps ne nous était pas compté.

D'autres, enfin, dont la sincérité des convictions ne saurait être mise en cause, parent au plus pressé estimant que mieux vaut être en capacité de mettre en œuvre une petite partie de leur programme plutôt que d'attendre indéfiniment de pouvoir en réaliser la totalité.

C'est le cas de nos amis italiens de la Ligue.

En s’accordant sur un programme de gouvernement avec le mouvement cinq étoiles, patchwork improbable de comiques troupiers, de néo écolos et d'anciens gauchistes, Matteo Salvani et les siens faisaient le pari de se servir de leurs alliés du M5S et du nouveau président du conseil désigné par eux, Guiseppe Conte, pour avancer sur la voie de la maîtrise des dépenses publiques, et surtout de la lutte contre la submersion migratoire.

Louables objectifs. Mais l’expérience montre que, chaque fois qu'un mouvement identitaire et national s'est allié avec un autre parti, de droite, de gauche ou d'ailleurs dans une coalition gouvernementale, il s'est embourbé dans le jeu des compromis politiciens comme de la dépendance européiste, et que les avancées promises se sont réduites à quelques gestes symboliques sans portée réelle. L'hétérogénéité de l'alliance italienne porte en elle les germes de l’échec à venir.

Ce n’est pas un hasard si la Commission de Bruxelles est restée plus que prudente après la nomination officielle de Conte par le très systémique président de la République italienne Sergio Mattarella, tandis qu'Emmanuel Macron tendait la main au nouveau gouvernement.

Tout portait dès lors à croire que, dans ces conditions, le printemps italien de l'identité, de la solidarité sociale dans le dynamisme économique, de la volonté anti migratoire et, sur le plan international, du rapprochement avec la Russie ne sera qu’une brève lueur dans la nuit hivernale.

La démission de Conte ce dimanche soir et la probable nomination d'un gouvernement technique avec un Président du Conseil passé par le FMI ne viennent que renforcer notre conviction : il n'est plus temps de transiger avec le Système qui trouve de toutes façons toujours les portes de sortie de crise. Il ne faut pas composer avec lui. Il faut l’abattre, le détruire et lui substituer l’Etat national. Le chemin sera plus long. Mais il sera celui de la vraie victoire.

Le Parti de la France considère que la Droite nationale, si elle doit, un jour, s'inscrire dans un jeu d’alliance pour accéder au pouvoir, ne pourra le faire qu'en situation de force. La situation dramatique de notre France et de notre vieille Europe impose, en effet, l'application d'un programme radical de salut national qui ne peut être que global.

ENTRE LE PETIT « MÂLE BLANC » ET LES GRANDS BLACKS, EMMANUEL MACRON A CHOISI

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Emmanuel Macron a utilisé l’expression « mâle blanc » en évoquant le plan Borloo pour la banlieue. Ce plan serait inapproprié car constituant « l’échange entre deux mâles blancs ». La banlieue, devenue zone « sensible » serait donc devenue si sensible qu’elle devrait être considérée comme une terre à part, domaine des seuls « racisés », interdite aux Gaulois ?

Yvan Rioufol, sur Cnews, a dénoncé à juste titre cette expression comme favorisant le communautarisme. C’est vrai, mais il y a plus. Cela s’inscrit dans le projet international d’une inversion des rapports de domination. 

En Europe, le Noir est apparu sous sa désignation grecque de « Maure » (mavros = noir) dès l’Antiquité. Au XIIe siècle, dans La Chanson de Roland, il apparaît sous les traits du roi sarrasin de Saragosse, Marsile. Fin XVIe le modèle d’Othello, le Maure de Venise, de William Shakespeare, est aussi un roi – marocain, cette fois.

Mais au XIXe, le Noir apparaît comme une victime, celle du commerce d’esclaves avec le Nouveau Monde décrit par La Case de l’oncle Tom, de Harriet Beecher Stowe, ou Les Aventures de Huckleberry Finn et de Tom Sawyer, de Mark Twain. 

Au XXe siècle, la littérature enfantine de Jean de Brunhoff – Babar– et de Hergé – Tintin au Congo – véhicule une double image. Gentil naïf et drôle, il éveille la sympathie. Cannibale, soumis à un sorcier jeteur de sorts au masque terrifiant, il est ressenti comme une menace.

Notre XXIe siècle pérennise l’image de la victime – sans-papiers jetés dans des bateaux de fortune au péril de leur vie pour fuir la guerre ou la famine et aborder sur nos côtes – mais lui superpose une image valorisante. Devenu l’unique ancêtre d’une humanité présumée entièrement africaine à l’origine, star multimillionnaire des terrains de foot, pouvant revendiquer le président de l’État le plus puissant du monde comme un des leurs hier, l’accueil par la plus vieille famille régnante de l’État le plus colonisateur de la planète d’une des leurs, le « Noir », aujourd’hui devenu « Eurafricain » ou « Afro-Américain », est passé du mépris à la gloire.

L’expression « mâle blanc » s’inscrit dans ce contexte. 

Désormais, en Occident, ce n’est plus le seul Noir qu’on désigne comme présentant une particularité visible le distinguant de l’ensemble de la population autochtone, mais aussi le Blanc. 

De même, le héros n’est pas seulement Arnaud Beltrame, mais aussi Lassana Bathily, qui a sauvé des otages de l’Hyper Cacher en 2015, ou Mamadou Gassama, qui a sauvé hier un petit garçon menaçant de tomber d’un balcon.

Entre Borloo, le petit « mâle blanc » rigolard à barbe grise, et les grands blacks intrépides des cités, Emmanuel Macron a donc choisi. La banlieue sera leur affaire. Ainsi se réalisera la « politique inclusive » qu’il a mentionnée lors de la conférence de presse de vendredi dernier en Russie à propos de la Syrie, devant un Poutine dubitatif. 

Dès 2011, Guy Hagège, dans Le Monde, la définissait comme « un projet universel de personnalisation de la politique » en fonction « des différences de la personne », afin de lui donner « toutes les chances de réussite dans la vie ». À l’époque, la « différence » était le handicap, et cela concernait toute la France.

Mais en Syrie, comme dans nos banlieues, on peut craindre que cette « politique inclusive » n’implique une reconnaissance, voire une promotion des « différences » ethniques et religieuses qui pourrait mener au séparatisme.

Ce qui, comme au Kosovo, pourrait favoriser un autre projet universel : le projet postnational.

http://www.bvoltaire.fr/entre-petit-male-blanc-grands-bla...

28/05/2018

Cinq ans après la Manif pour tous, l’échec des conservateurs de France

Cinq années ont passé depuis La Manif pour tous. Considéré à tort et dès le début comme quantité négligeable et simple incarnation du passé ou de la nostalgie, le mouvement d’opposition au mariage pour tous est parvenu à s’imposer en France comme un authentique mouvement social conservateur. Avec ses penseurs, des associations, ses activistes, ses artistes, LMPT appelait à une prolongation politique de son combat. Il fut un échec.

Pourtant l’activité éditoriale conservatrice se porte bien: publication par Guillaume Perrault du Figaro Magazine de son Conservateurs soyez fiers!, des écrits de Roger Scruton, de ceux de la philosophe Laetita Strauch-Bonart ou bien du Dictionnaire du Conservatisme, ventes correctes de la revue Limite, animée notamment par d’anciens Veilleurs issus de La Manif pour tous, une bibliographie en croissance exponentielle… tout démontre que le conservatisme est en bonne place sur le marché des idées.

Tout sourit aux conservateurs mais, s’ils ont bien des lecteurs, ce sont les électeurs qui, l’an passé, ont fait défaut à leur champion François Fillon.  (…)

http://www.fdesouche.com/1013439-cinq-ans-apres-la-manif-...

Italie : le coup d’Etat bruxellois ? - Journal du Lundi 28 Mai 2018

Face à la guérilla urbaine rampante, les médias français feraient ils diversion ?

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
C’est l’opinion de Laurent Obertone, auteur de « France, orange mécanique » qui relate sur Facebook l’avertissement d’un membre du GIGN : alors que le mariage en Angleterre et le festival de Cannes font les unes des journaux, de graves événements sont traités par les médias de propagande en faits divers.

Mais, de quels événements s’agit-il ?

En l’espace de deux semaines, on a assisté :
A des attaques de policiers en civil : à Grenoble, à Courcouronnes,
A une rixe impliquant deux cents individus à Lyon la Duchère,
A un homme battu à mort par des adolescents à Pau,
A une fusillade à la kalachnikov entre policiers et trafiquants cagoulés à Marseille, dans le narco-quartier de la Busserine : Gérard Collomb s’est rendu sur place avec la BAC et a déclaré : « nous ferons régner l’Etat de droit » reconnaissant ainsi implicitement l’existence de zones de non-droit, si longtemps déniées par les autorités ;
A une nouvelle fusillade le week-end dernier encore à Marseille : un assaillant armé a surgi dans les locaux d’une association sportive et a tué deux personnes.
Au lynchage d’un père à Lille devant ses enfants, par une vingtaine de jeunes pour s’être opposé à un rodéo
Enfin à Orléans, à l’égorgement d’une femme de 30 ans par un récidiviste déjà condamné à 20 ans de réclusion par une cour d’assise pour homicide volontaire.

Et Laurent Obertone déplore les suicides à répétition de policiers, de gendarmes et de gardiens de prison s’inscrivant dans ce climat d’ensauvagement dramatique.

https://fr.novopress.info/

Coup d’Etat institutionnel en Italie: les Bruxellois à la manœuvre

drapeau-europeen-300x198.jpgBerlin la rouge, la cosmopolite, l’européenne… Les citoyens du monde  Berlinois se sont mobilisés hier dans la capitale allemande pour voler au secours de la folle politique immigrationniste d’Angela Merkel. Un rassemblement  mis sur pied  pour étouffer la voix de « la  grande manifestation pour l’avenir de l’Allemagne » organisée par  Alternativ für Deutschland (AfD), premier parti d’opposition à la coalition gouvernementale  avec 92 députés au Bundestag. Selon la police 5000 nationaux avaient fait le déplacement à Berlin, même si  la  crainte des violences de l’extrême gauche, qui avait annoncé sa volonté d’en découdre  sur les réseaux sociaux,  a dissuadé beaucoup de familles de venir.  20 000 contre-manifestants étaient  eux descendus dans la rue (la sociologie berlinoise leur donnait  incontestablement  l’avantage du nombre)   sous une forêt de drapeaux rouges, noirs, arc-en-ciel,   à l’appel des communistes,  socialistes,  anarchistes,  antifas et même des associations LGBTI et de sept  discothèques  de la ville assurant l’ambiance techno. Un soutien qui  ira certainement droit au cœur  des pieux musulmans…

 En Italie, les partisans de l’Europe (grande) ouverte,  très résiduels mais bien  présents dans les rouages de l’Etat,   font aussi de la résistance.  Hier le président italien le démocrate-chrétien Sergio Mattarella  a choisi la voie de l’affrontement  avec le peuple italien, du coup d’Etat institutionnel.  « J’ai accepté toutes les nominations (dans le nouveau gouvernement de coalition, NDLR) , sauf celle de ministre de l’Economie », a-t-il déclaré,  en l’espèce celle de l’économiste  très hostile à l’euro  (et brièvement ministre en 1993-1994)  Paolo Savona 

 « La désignation du ministre de l’Economie constitue toujours un message immédiat de confiance ou d’alarme pour les opérateurs économiques et financiers ».  « J’ai demandé pour ce ministère un représentant politique de la majorité cohérent avec l’accord de programme (…) qui ne soit pas vu comme le soutien à une ligne qui pourrait provoquer la sortie inévitable de l’Italie de l’euro », a déclaré Sergio Mattarella. Devant le tollé et l’indignation des Italiens, ce dernier a tenté de prendre les devants: « J’ai été informé de demandes de forces politiques d’aller à des élections rapidement. C’est une décision que je me réserve de prendre sur la base de ce qui arrivera au Parlement » a  fait savoir M. Mattarella qui a convoqué ce matin Carlo Cottarelli, ex haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), pour former un « gouvernement du président » dans l’attente de nouvelles élections.

Le  choix de Paolo  Savona,  qui était le fruit de l’accord conclu entre  la Ligue de Matteo Salvini et le M5S de Luigi Di Maio, s’avère  insupportable pour le président italien. La  constitution italienne  lui octroie   un rôle très symbolique,  mais aussi  le droit  (jamais ou très peu utilisé)  de nommer les ministres et de refuser de valider des lois risquant de peser sur le budget ne respectant pas les oukases de la  la Banque  centrale européenne (BCE). Un possibilité  de blocage  dont Emmanuel Macron  s’était félicité par anticipation  notions-nous la semaine dernière,   lorsqu’il s’était    dit confiant dans la capacité du président Mattarella à garantir que Rome continuera de travailler « de manière constructive avec l’UE…»

Sergio Mattarella s’était certainement  ouvert à  ses amis européistes  de sa volonté d’enrayer  la mise  en  oeuvre des choix exprimés par les Italiens dans les urnes. C’est peut-être la raison pour  laquelle  Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, avait promis de travailler  avec  le  nouveau ministre italien de l’Economie quel  que soit  son identité… tout en exhortant le gouvernement italien à   maintenir une politique austéritaire  refusée  par la Ligue et le M5S .

Les deux alliés se sont en effet  entendus sur une baisse des impôts mais aussi  des dépenses sociales. Un programme qui commanderait une sortie de l’euro  se réjouissent  ou déplorent  de nombreux observateurs. Il est certes  assez évident   que la politique de relance par  la croissance voulue par les vainqueurs des législatives entraînerait une forte hausse du déficit budgétaire (le plus élevé en Europe après celui de la Grèce)  qui aurait pour effet  d’enclencher  une nouvelle  crise de l’euro, dont la monnaie unique pourrait cette fois-ci  ne pas se remettre. 

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a pris acte de cette volonté de Sergio Mattarella (poussé, appuyé par les cénacles euromondialistes)  d’empêcher la coalition  au pouvoir de mettre en place un pan capital de son programme. Il  a  donc  annoncé dimanche qu’il renonçait à son poste de  Premier ministre. Dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook,  Matteo Salvini a évoqué «un conflit institutionnel sans précédent (…).  Dans une démocratie, si nous sommes toujours en démocratie, il n’y a qu’une seule chose à faire, laisser les Italiens avoir leur mot à dire. »  Et le dirigeant  de la Ligue d’ajouter sur son compte twitter : « Nous ne serons plus jamais les larbins de personne. L’Italie n’est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread (l’écart entre les taux d’emprunt à dix ans allemand et italien, NDLR) ou de la finance. »

«Nous étions à deux doigts de former un gouvernement mais nous avons été stoppés parce que, dans notre équipe, il y avait un ministre qui critiquait l’Union européenne» a déclaré Luigi Di Maio à la Rai , précisant  qu’il  souhaitait que le président italien soit mis en accusation pour « haute trahison»  ou « atteinte à la Constitution » comme  le prévoit article 90 de la Constitution italienne. M. Di Maio a également utilisé les réseaux sociaux pour  relever qu’ « il y a un grand problème en Italie : la démocratie».  «Nous étions prêts à gouverner et on nous a dit non, parce que le problème est que les agences de notation dans toute l’Europe étaient inquiètes à cause d’un homme qui allait devenir ministre de l’Economie.  Alors disons-le clairement qu’il est inutile d’aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes. »

Notons pour conclure que cette peur panique des élites eurolâtres  (qui craignent surtout  pour leur avenir), est encore accrue par la tribune parue le 21 mai  dans le très sérieux quotidien de référence  d’outre-Rhin  Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle a été  signée par plus de 150 professeurs d’économie allemands qui demandent très fermement  à la chancelière Merkel l’ajout dans les traités européens  d’une  clause  permettant la  sortie de l’euro  -et le rejet du plan Macron de reforme de la zone euro. Jusqu’à quand la prison des peuples qu’est devenue l’Europe bruxelloise parviendra-t-elle à éviter le naufrage et à museler les aspirations démocratiques? Luigi Di Maio l’a noté comme Bruno Gollnisch, toutes les forces du Système entendent bien décourager les citoyens qui ne votent pas dans les clous en  remettant en cause les choix qu’ils expriment dans les urnes. Mais une mobilisation massive des Français, des Européens, dés l’année prochaine lors des élections européennes, reste bien une étape nécessaire,  la condition sine qua non  pour imposer enfin l’Europe des nations libres,  des choix politiques conformes aux aspirations populaires.

https://gollnisch.com/2018/05/28/coup-detat-institutionne...

Vincent Vauclin sur Radio Libertés

MENACES DE MORT, SHIT, COCAÏNE ET RAMADAN : PETITE SCÈNE DE VIE ORDINAIRE À VILLENEUVE-SUR-LOT

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L’entrée en matière avait le mérite de la clarté. C’est ainsi qu’ont été accueillis le serrurier, les deux témoins et l’huissier mandaté pour notifier 6.800 euros de loyers impayés à un locataire des « quartiers nord-est » de Villeneuve-sur-Lot (La Dépêche se met à parler de notre petite sous-préfecture comme s’il s’agissait de Marseille). L’huissier a déposé plainte, rappelant à quel point, loin des douces berceuses du vivre ensemble, sa profession est en contact quotidien avec cette partie de la société qui profère menaces et insultes, et passe souvent à l’acte :

Notre quotidien est de se faire insulter comme les policiers et les gendarmes mais nous n’avons qu’un stylo à bille.

L’auteur de ces insultes a été jugé en comparution immédiate, d’autant plus que, comme il n’avait pas eu « le temps de faire le ménage » (toujours selon La Dépêche), les policiers ont découvert 1,2 kg de résine de cannabis et de la cocaïne. Il a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis.

Voilà le fait divers. Tellement divers qu’il est devenu le quotidien de centaines de quartiers en France, aussi bien dans des petites villes comme Villeneuve-sur-Lot que des cités de banlieue de nos grandes agglomérations ; et encore : lorsque les forces de l’ordre peuvent, sans être caillassées ou visées par des tirs, entrer dans ces quartiers.

Mais revenons au mot d’accueil de notre commerçant de 34 ans, ce locataire-délinquant qui va donc poursuivre son ramadan quelques jours en prison.

« Tu as foutu en l’air mon ramadan… » Il y a certainement ramadan et ramadan, musulman et musulman. Et toute religion a ses degrés de ferveur, de compréhension, de pratique, de cohérence, de moralité. Toute religion a sa piété populaire. Et puisqu’il est à la mode, dans les rangs du gouvernement et de La République en marche, de mettre dans le même sac voile islamique et foulard de la mère d’Alain Juppé, prêche en arabe et messe en latin, radicalisés islamistes et traditionalistes catholiques – ce qui, Gabrielle Cluzel vous l’a expliqué avec bien d’autres, n’a absolument rien à voir -, on pourrait aussi s’y interroger sur cette conjonction de faits qui touchent malheureusement souvent nos villes et banlieues : délinquance, trafic de stupéfiants, agression contre les forces de l’ordre et revendication islamique bruyante et agressive. Une conjonction que résume ce « Tu as foutu en l’air mon ramadan ».

Certaines bonnes âmes ou autres doctes théologiens me diront que ça n’a rien à voir. Mais justement, dans la vraie vie, c’est une réalité qui se voit. Et qui s’entend.

Dominique Monthus

http://www.bvoltaire.fr/menaces-de-mort-shit-cocaine-rama...

FACE À ANNE HIDALGO, LA DROITE COMMET LA MÊME ERREUR QUE FACE À HOLLANDE

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Presque trois ans avant sa sortie de l’Élysée, un éditorialiste de Boulevard Voltaire nous prévenait : « Hollande, c’est fini ». Discrédité, impopulaire, il n’y avait que lui à croire qu’il pourrait encore se rétablir, se faufiler « dans un trou de souris », comme disait notre président de la République…

Or, cette évidence de la disqualification irréversible de Hollande avait conduit la droite (au sens très large), toujours paresseuse, à se dire qu’il suffisait de tirer sur cette ambulance pour remporter cette élection « imperdable ». Elle se contenta donc d’aligner François Fillon et Marine Le Pen. Elle n’avait pas réellement pris acte de ce que signifiait l’effondrement de Hollande à 8 %, score que fut d’ailleurs chargé de valider Benoît Hamon ; ce dont il s’acquitta rigoureusement. Mais celui qui avait tout compris, c’était Emmanuel Macron. Il avait aussi mesuré tout l’intérêt qu’il avait à laisser la droite s’acharner sur le bilan de la présidence Hollande. Peu inventive, accrochée à taper sur ce pantin, elle servait ses intérêts et lui ouvrait ainsi les portes du pouvoir.

Quatre ans plus tard, et deux ans avant les élections municipales à Paris, la droite parisienne semble commettre la même erreur avec Anne Hidalgo. Elle est – à juste titre – la cible quasi quotidienne des éditorialistes ou des responsables de droite, comme Serge Federbusch ici sur Boulevard Voltaire. Ou encore Florence Berthout, le maire LR du Ve arrondissement de Paris qui a succédé à NKM comme chef de l’opposition au Conseil de Paris. Cette dernière vient de publier Pour comprendre Anne Hidalgo dans le texte, un dictionnaire humoristique d’expressions tarabiscotées. Si la démarche est louable, soulignant les délires idéologiques du maire de Paris qui se traduisent par un novlangue tout aussi délirant, Anne Hidalgo appartient au monde d’avant. Celui de la gauche idéologique des Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, gauche qui a été durablement congédiée avec François Hollande. Anne Hidalgo, c’est fini. Et la droite aurait tort de s’acharner sur ce vestige. En continuant sur cette pente, elle fait le lit du macronisme.

Elle serait d’autant plus impardonnable qu’Emmanuel Macron est à l’Élysée et que l’un de ses plus proches lieutenants, Benjamin Griveaux, est déjà en campagne pour les municipales à Paris. Contrairement à la fin du quinquennat Hollande, les acteurs sont sur scène, sans masque, et la comédie du nouveau monde en est à son deuxième acte. Il serait temps que la droite suive le spectacle en temps réel.

Or, tétanisée depuis des années de défaites, la droite parisienne n’a pas de leader, pas de ligne, hésite même, pour certains de ses membres, à faire cause commune avec La République en marche. Elle devrait pourtant se rappeler que la boboïsation à la NKM n’a pas été pour elle une réussite.

Dans une ville à la sociologie très favorable au macronisme (35 % au premier tour en 2017 et 90 % au second), elle doit se réinventer d’urgence et ne surtout pas se contenter de faire de l’anti-Hidalgo. Ses atouts ? Le poids très faible du Front national dans la capitale : 5 % au premier tour l’an dernier et 10 % au second. Et l’opposition Griveaux-Hidalgo, qui iront chacun au combat sous leurs propres couleurs. Ni bobo, ni gaucho : c’est déjà un bon slogan de départ, et cela représente tout de même beaucoup de Parisiens. Mais ils sont en droit d’exiger davantage que ce positionnement uniquement négatif.

http://www.bvoltaire.fr/face-a-anne-hidalgo-droite-commet...

Le n°4 de "Confrontation", la revue qui dénonce l'islamisation de l'Europe, sort en fin de semaine

1420490145.jpgConfrontation n°4 - Été 2018 80 pages, 12 €

Au sommaire :

Page 3 : URGENCES !   

L’éditorial de Jean-François Touzé

Page 5 : Pauvres petits mineurs étrangers isolés

              Julien Aubin

Page 9 : La subversion islamo-gauchiste

              Jean-Yves Léandri

Page 20 : L’emprise de l’Islam depuis 1973

                 Alain Wagner

Page 23 : Tariq Ramadan, Dr Jekhill ou Mr Hyde ?

                 José Castano

Page 27 : Entretien avec le Carl Lang, Président du PdF

Page 34 : Les nouveaux amis de Jupiter.

                Jean-Gilles Malliarakis

Page 39 : Macron face à l’immigration

                Robert Martin

Page 54 : Frappe en Syrie, grand spectacle...

                Roland Lombardi

Page 58 : Retrait des Etats-Unis de l’Accord de Vienne 

                 J-F Touzé

Page 62 : Un peuple oublieux est un peuple qui meurt 

                 J. Guillemain

Page 67 : La chronique de Bernard Atlan

Page 70 : Au fil des pages…

Jean-Yves Léandri et Agnès Claude

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L’Union européenne inquiète [Communiqué de l'Action française]

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1409345534.jpgEn date du 25 mai 2018,

l'Action française a publié le communiqué suivant :

Les urnes ayant parlé, les prétendues élites donnent de la voix : le peuple, une fois de plus, s’est trompé. Il ne croit pas aux bénéfices de la mondialisation, il méprise les vertus de l’immigration, il est insensible aux charmes des diktats technocratiques de Bruxelles.

Bref, les Italiens sont des sots, des gueux et des méchants, comme les Hongrois qui ont réélu Orban, les Allemands qui ont voté AfD, etc. Le suffrage universel, nous fait-on savoir, est devenu un instrument imprévisible et dangereux qui laisse le peuple décider, alors que le peuple doit obéir à ses doux maîtres européens. Ces mêmes maîtres qui manifestent leur compétence, leur ténacité et leur volonté face aux attaques de Trump, à la concurrence chinoise, aux menaces d’Erdogan et ne conçoivent l’exercice du pouvoir que comme le déni constant de la volonté des peuples. La chose est d’une ironie constante, et ce déni permanent de la légitimité de votes régulièrement exprimés en faveur de partis autorisés, dit assez la valeur véritablement accordée au Peuple, à la Démocratie et à la Liberté par tous ceux qui ont pourtant en permanence ces grands mots à la bouche !

Il est bien trop tôt pour évaluer la pertinence du choix des Italiens, et nous ne pouvons en juger qu’en fonction de notre intérêt national français. Il est aussi trop tôt pour prédire l’échec ou le succès des politiques italiennes à venir, qui auront contre elles toute la puissance sans frein des technocrates de l’UE et des sectateurs européistes, qui ont montré avec la Grèce l’étendue de leur possible malfaisance. Le premier effet certain, pour la France, est qu’Emmanuel Macron, qui se rêve en refondateur d’une Europe encore plus méprisante des nations, est privé d’un allié. Le président français, à défaut de destin européen, va devoir se recentrer sur son pays et, au lieu de légiférer sur la vitesse des routes départementales, s’attaquer à ce qui constitue véritablement sa mission : le redressement national. Il est clair qu’il ne passe ni par la mondialisation, qu’il a constamment favorisée, ni par l’immigration, qu’il n’entend pas juguler, ni par la dissolution dans l’UE, qui est de plus en plus contestée par les Européens.

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L’affaire Kohler éclabousse Macron

Comme Cahuzac les yeux dans les yeux, Kohler nous dira “je suis clean de chez clean”! MDR! HaHaHa!

Selon les documents de la commission de déontologie que nous publions, le secrétaire général de l’Élysée n’a jamais révélé à cette instance ses liens familiaux avec la société MSC. Pour faciliter son pantouflage controversé en 2016, Emmanuel Macron a signé une attestation qui n’évoque pas la situation de conflit d’intérêts de son ami et plus proche collaborateur.

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Bernard Lugan déconstruit le mythe de « Mai 68 » sur Sud Radio

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Le 14 mai 2018 dernier, Bernard Lugan intervenait dans l’émission “André Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio pour évoquer son ouvrage : Mai 68 vu d’en face.

https://fr.novopress.info/

Sarcasme et incorrection

3088189598.jpgLa chronique de Philippe Randa

Le plus étonnant avec François Marchand, ce n’est pas qu’il est ait écrit jadis un premier roman extrêmement dérangeant pour la bien-pensance, c’est qu’il ait pû récidiver une… sixième fois !

Car Nager dans les dollars (Le Rocher) est à peine moins idéologiquement incorrect que ses précédents livres… Après nous avoir entraîné dans l’univers « j’m’enfoutiste » de la (très) Haute Fonction publique (L’Imposteur), celui du petit patronat obligé par désespoir de s’acoquiner avec une CGT des plus cynique (Plan social, Grand Prix Littéraire du Web Cultura du roman français), l’enfer familial (Un week-end en famille), le complotisme anti-vélibs dans Paris (Cycle mortel)… et surtout Enfilades, un recueil de nouvelles dont le sarcasme le dispute au politiquement ultra-incorrect, l’auteur s’en prend aux grandes multinationales où l’on peut détourner 15 millions d’euro (18 avec le change) sans déranger plus que cela leurs anonymes dirigeants, mais tout de même attiser la convoitise d’un banlieusard, modeste employé d’une société de recouvrement, qui voit là l’occasion de « changer sa vie »… et à François Marchand, celle de ridiculiser les comportements d’humanoïdes qui sont, hélas ! nos contemporains.

« Il semblerait qu’il y ait dans cette société beaucoup de pognon accumulé par les générations précédentes qu’il s’agit maintenant de répartir entre les rentiers d’aujourd’hui », constate avec dépit son héros en regardant le portait de son arrière-grand-père Émile, mort à Verdun.

Ce roman nous entraîne de la banlieue (pourrie) parisienne, via les Tours (inhumaines) qu’on suppose être celles du quartier de la Défense, jusqu’au fin fond de l’Alabama où la sainte trinité est « Bible, arme à feu et drapeau »… « Et pas d’éoliennes. C’est rare ça. »

L’auteur jure que pour une fois, il a tâché d’être modéré. C’est raté !… Mais on ne va pas s’en plaindre ! Oh que non !

Source EuroLibertés cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/05/2...

Le président italien refuse l’équipe gouvernementale anti-système. Di Maio veut engager la destitution du président.

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« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », selon le secrétaire général de la présidence. Le président italien, Matarella a rejeté la désignation de Paolo Savona au poste de ministre des Finances, en raison de son hostilité à l’euro et aux institutions européennes. Comme en Grèce la Haute banque s’interpose contre la volonté populaire clairement exprimée dans les urnes.

Luigi Di Maio et Matteo Salvini, les chefs de file antisystèmes qui ont remporté les élections et s’étaient entendus pour désigner Guiseppe Conté comme Premier ministre sont en fureur:

 « C’est une crise institutionnelle sans précédent », s’est emporté le leader du mouvement 5-Etoiles, Luigi Di Maio, sur une vidéo diffusée en direct sur Facebook, jugeant « inacceptable » le rejet de Paolo Savona comme ministre de l’Economie par le président Mattarella. « Quel est l’intérêt d’aller voter si ce sont les agences de notation qui décident? », a poursuivi Di Maio, qui a appelé à « destituer » le président pour avoir « trahi la Constitution ».

De son côté Mattéo Salvini de la Ligue enrage: « Nous avons travaillé pendant des semaines pour faire naître un gouvernement qui défende les intérêts des citoyens italiens. Mais quelqu’un, sur la pression de qui ?, nous a dit NON », a réagi M. Salvini,  sur les réseaux sociaux. « Nous ne serons plus jamais les larbins de personne. L’Italie n’est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread , [qui est l’écart entre les taux d’emprunt à 10 ans allemand et italien, ndlr], ou de la finance », a-t-il insisté. « Les Italiens d’abord. Moi je ne lâche rien », a-t-il ajouté.

Vers de nouvelles élections ?

M. Salvini, le chef de file de la Ligue a annoncé que la seule solution désormais était la tenue de nouvelles élections législatives, probablement cette année. « Dans une démocratie, si nous sommes toujours en démocratie, il n’y a qu’une seule chose à faire, laisser les Italiens avoir leur mot à dire », a déclaré Matteo Salvini devant des partisans rassemblés dans le centre de l’Italie.

De son côté, Sergio Mattarella a déclaré lors d’une allocution télévisée ne pas être celui à blâmer pour l’impasse politique. Il a dit avoir joué, en tant que chef de l’Etat, son rôle de garant. Il a proposé des alternatives pour le portefeuille des Finances, mais ses suggestions ont toutes repoussées par le M5S et la Ligue, a-t-il précisé. Mattarella prendra « rapidement » une décision sur la marche à suivre. Il n’a pas voulu se prononcer sur la tenue ou non d’élections anticipées. Source Le Figaro

Plutôt qu’engager des élections législatives qui ont déjà eu lieu, ne vaudrait-il pas mieux destituer le président Matarella qui sert d’entrave à l’expression populaire italienne ? 

C’est exactement ce que pense Luigi Di Maio:

Le chef de file du Mouvement5 Etoiles, Luigi Di Maio, a déclaré dimanche soir que la seule solution à cette crise était d’obtenir du nouveau Parlement la destitution du président de la République, Sergio Matterella qui a refusé de nommer le ministre des Finance présenti: Savona.

« La Ligue ne peut pas se défiler ». Luigi Di Maio a dit au cours d’un entretien téléphonique avec une émission de télévision qu’il comptait invoquer l’article 90 de la Constitution italienne, qui permet de mettre en accusation le chef de l’Etat devant le Parlement pour « haute trahison » ou s’il porte « atteinte à la Constitution ». « En portant cette crise au Parlement, nous éviterons qu’elle ne se répande hors du Parlement », a-t-il affirmé plus tard devant ses partisans rassemblés à Fiumicino, près de Rome. « Avec la Ligue (extrême droite, ndlr), nous avons la majorité, et la Ligue ne peut pas se défiler, elle doit aller au bout », a-t-il encore dit.  Source Europe 1

Steeve Bannon qui s’était de nouveau rendu en Italie pour se réjouir de l’élection du gouvernement en gestation avait déclaré peu avant la démission de Guiseppe Conte que Di Maio et Salvini « doivent insister sur le professeur Savona [finances], ce sera une personne très dure, un grand négociateur, avec des idées très claires qui pourra faire entendre sa voix en Europe ». Bonnon, l’homme qui a fait élire Donald Trump aux USA était venu soutenir Marine Le Pen lors du congrès du Front national cette année.

 

http://www.medias-presse.info/le-president-italien-refuse...

Nucléaire iranien : il serait peut être temps de se passer du dollar…

Éric Zemmour : “On détruit un peuple avec l’immigration et on détruit une Nation avec le multiculturalisme

Voir l'image sur Twitter
Fdesouche@F_Desouche
 

Éric Zemmour : "On détruit un peuple avec l'immigration et on détruit une Nation avec le multiculturalisme" http://www.fdesouche.com/1011819-eric-zemmour-on-detruit-un-peuple-avec-limmigration-et-on-detruit-une-nation-avec-le-multiculturalisme 

Une femme égorgée à Orléans par un récidiviste

Samedi, une femme de 31 ans, mère de trois enfants, a été poignardée à plusieurs reprises, à Orléans. La presse indique qu'elle présentait des plaies au niveau du cou et du thorax. Autrement dit, elle a été égorgée.

Un homme a été interpellé, samedi soir, à Paris dans le 12e arrondissement. Le meurtrier présumé est actuellement en garde à vue à l’hôtel de police d’Orléans. L’individu âgé de 34 ans, Malik S., a déjà été condamné par le passé pour avoir tué un jeune homme à l’arme blanche. Il est actuellement en... libération conditionnelle depuis 2012 et il est suivi par un juge d'application des peines. Il devait terminer son aménagement de peine en décembre 2018.

Le 18 décembre 2004, la cour d’assise du Loiret avait reconnu Malik S. coupable d’homicide volontaire pour un crime de 2002. Il avait été condamné à 20 ans de réclusion...

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Appel d’Angers - Pour l’unité de la droite

6a00d83451619c69e20224e03cf342200d-200wi.pngLa plupart des appareils politiques Parisiens bloquent toute idée d’entente à droite.

Mais l’entente ne cesse de progresser à la base.

Chaque semaine, de nouvelles réunions dans l’esprit de l’appel d’Angers s’organisent, un peu partout en France.

Et des Dizaines d’élus locaux et de militants associatifs ont déjà signé cet appel.

Vous pouvez les rejoindre: http://appel-angers.org/

Michel Janva

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Demain, la grande expropriation

853060743.jpgGeorges Feltin-Tracol

Voir Macron. 8 scénarios pour un quinquennat (NDLR : Michel Drac, Le retour aux sources, 17 € cliquez ici) comporte une terrifiante hypothèse pour les contribuables français qui viennent de remplir leur déclaration annuelle. Dans un troisième scénario intitulé « La grande spolation », Michel Drac envisage qu’à la suite de conflits locaux et de coups d’État financiaristes, des « ajustements financiers sont opérés dans tous les pays de la zone [Euro] par confiscation pure et simple des propriétés, via le plus souvent des moyens insidieux et indirects. En France, par exemple, l’État est maintenant copropriétaire de toutes les propriétés immobilières. Il perçoit donc une redevance de copropriété (p. 144) ». « Fumisterie ! Exagération anxiogène ! Complotisme ! » réagit le Système.

Pourtant, l’ISF transformé en Impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne concerne plus les valeurs mobilières. Typiquement bougiste, ce nouvel impôt convient bien à la finance anonyme et vagabonde. Pendant la crise de l’euro, les Grecs ont vu leurs retraits bancaires hebdomadaires limités tandis que les comptes courants des Chypriotes subissaient une forte ponction de la part des organismes financiers. L’Union pseudo-européenne prévoit la généralisation de ce prélèvement non consenti à l’ensemble des titulaires des comptes courants de l’Eurolande en cas de situation grave.

La chronique dans Libération du 15 mai 2018 d’Iona Marinescu, enseignante en économie à l’Université de Pennsylvanie, évoque Radical Markets, un ouvrage d’Eric Posner et Glen Weyl. Les deux universitaires de Chicago dénoncent la propriété privée qu’ils jugent criminelle parce que monopolistique. Ils suggèrent de fiscaliser toutes les formes de propriété, « sauf peut-être, précise la chroniqueuse, les effets personnels ». Cette proposition obligerait ainsi les propriétaires à vendre leur bien si une tierce personne souhaite l’acquérir. Par exemple, une personne déclare au fisc la valeur de sa maison, soit 70 000 €. Si un acquéreur souhaite l’acheter à ce prix, il l’obtiendra sans aucune discussion possible.

Iona Marinescu pense que les rentrées fiscales qui en découleront pourraient alimenter un revenu universel. Bref, cet impôt sur la propriété « est radical, parce qu’il transforme la notion de propriété privée en une notion de propriété collective qu’on loue au plus offrant ». Déjà les cartes bancaires de retrait et les cartes magnétiques de transports tels Navigo en Île-de-France sont la propriété des banques et du STIF… Une nouvelle fois se manifeste un « communisme de marché », titre de l’ouvrage prémonitoire de Flora Montcorbier paru en 2000. Eric Posner et Glen Weyl confirment l’inquiétante convergence entre certains pans de la pensée libertarienne et un gauchisme économique le plus égalitariste, soit l’immense marchandisation de la vie, de la nature et du monde.

Financiers, banquiers et autres cloportes du Capital planétaire nous préparent vraiment un monde affreux. Faisons donc cesser leurs manigances infernales, de gré ou de force !

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°80, diffusée sur Radio-Libertés, le 25 mai 2018.

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QUAND ÉDOUARD PHILIPPE MET EN CAUSE LA DÉMOCRATIE EN PRÉTENDANT LA DÉFENDRE

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Jean-Luc Mélenchon avait promis, pour le 26 mai, une « marée populaire » : ce fut « un petit coefficient de marée », ironise le Premier ministre, dans un entretien au JDD. Il est de bonne guerre de discréditer l’adversaire par un mot d’esprit. Mais un bon mot n’a jamais fait une bonne politique, même s’il aide à la faire passer. Surtout quand l’argumentation qui l’entoure débouche sur d’autres débats, comme la légitimité du gouvernement et, plus généralement, des formes actuelles de la démocratie.

Que la SNCF et le statut des cheminots doivent être réformés, nul n’en disconvient. Encore faut-il le faire sans arrière-pensées, expliquer clairement pourquoi une réforme est nécessaire et accepter un dialogue constructif. Édouard Philippe (qui ne fait qu’appliquer la volonté d’Emmanuel Macron) préfère passer en force. On n’a plus qu’à se taire. Pas question de discuter, puisque « la démocratie a parlé » : il est dangereux de « rejouer dans la rue ce qu’ [on] a perdu dans les urnes », souligne-t-il.

Il faut sans doute avoir mauvais esprit pour n’être pas convaincu par ce raisonnement. Pourtant, au lieu de renforcer la position du gouvernement, il la rend plus contestable. « Nous avançons. Nous mettons en œuvre le programme du président de la République pour lequel les Français ont voté. » Pas de chance : la réforme de la SNCF n’était pas explicitement au programme. L’eût-elle été, cela n’autorise pas l’exécutif à imposer ses décisions.

Macron a bien été élu par les Français, mais il a été mal élu : c’est incontestable. Insister sur la légitimité du Président, c’est pointer les faiblesses du système démocratique actuel, qui donne à une minorité la capacité d’être majoritaire. On objectera que, si beaucoup d’électeurs ont voté pour Macron sans conviction et par rejet de sa concurrente, les députés LREM, qui portaient son programme, ont obtenu une écrasante majorité.

Il serait cruel de prétendre que la plupart n’ont été élus que parce qu’ils avaient le soutien de Macron. Et pourtant ! « Un âne aurait l’étiquette En Marche !, il aurait été élu », avait déclaré Edwy Plenel, au soir du premier tour des élections législatives. Pour une fois, avec raison. Tous les élus ne sont pas des ânes, mais force est de constater que rares sont ceux qui ne se comportent pas en godillots. Osent-ils sortir du lot, voire se rebeller, Richard Ferrand (le président du groupe) les rappelle vite à l’ordre et les remet dans le rang.

Quand on voit la composition de l’Assemblée nationale, peut-on dire qu’elle soit représentative de l’ensemble des Français ? Le scrutin uninominal à deux tours permet, certes, d’avoir une majorité de gouvernement, mais c’est le gouvernement d’une minorité. Ce n’est pas l’introduction d’une petite dose de proportionnelle, tempérée par la diminution du nombre de parlementaires, qui y changera quelque chose. Seule une proportionnelle intégrale répondrait aux impératifs de la représentativité.

Mais cela supposerait qu’on fasse des compromis. Vous n’y pensez pas ! Voulez-vous que nous connaissions la situation de l’Autriche ou celle de l’Italie (on oublie, généralement, de citer l’Allemagne) ? Pourquoi pas ? Ces pays respectent, plus que la France, le jeu démocratique. N’est-il pas paradoxal que nos dirigeants n’aiment la démocratie que lorsqu’elle leur assure d’avoir les mains libres ? Ils ont dédaigné, en 2005, les résultats du référendum pour une Constitution européenne, qui traduisait l’opinion du peuple.

Si l’on doit fausser les règles de la démocratie pour pouvoir gouverner, ce n’est pas acceptable. C’est tout le système institutionnel qu’il faut avoir le courage de remettre en question et de refonder. Sans quoi, on joue la comédie de la démocratie en se comportant en despote.

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Michel Geoffroy : « Pour s’affranchir de la super-classe mondiale, il faut être une puissance »

Jeudi 24 mai 2018, Michel Geoffroy était invité par la radio Sputnik à présenter son dernier ouvrage : La Super-classe mondiale contre les peuples. Interrogé pendant près d’une demi-heure par Edouard Chanot, Michel Geoffroy a présenté ses travaux et répondu aux questions du journaliste.

Peut-on évoquer l’élite mondiale et son action sans être taxé de complotisme ? C’est le pari de Michel Geoffroy, ancien haut fonctionnaire, auteur de l’essai La Super-classe mondiale contre les peuples. Entretien.

Source : Sputnik

https://www.polemia.com/michel-geoffroy-super-classe-mond...

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27/05/2018

Un petit pas vers l’Europa First ?

tc3a9lc3a9chargement-15.jpgNe boudons pas notre plaisir. Tout ce qui permet de s’éloigner de la désastreuse politique étrangère de la France de l’ère Hollande est une excellente chose. C’est ce qui s’est passé lors de la visite du président français en Russie. Au-delà des nombreux contrats économiques signés entre les deux pays, c’est au niveau géopolitique et si je puis dire civilisationnel que l’inflexion française est la plus intéressante.

Au niveau géopolitique la diplomatie française revient à la raison. Sur le dossier syrien on a eu la confirmation que la France ne cherchait plus à renverser le gouvernement en place. Emmanuel Macron est même allé plus loin en reconnaissant que le gouvernement syrien actuel possédait « la légitimité contemporaine ». Des mots très forts qui marquent une véritable rupture avec le duo infernal François Hollande-Laurent Fabius et qui entérinent la victoire stratégique de Vladimir Poutine dans la région.

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Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [2]

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Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Ce grand moment de l’histoire de la France du XXème siècle, si l’on s’en tient à l’explication « schumpeterienne » du héros individuel, nous le devons aux seuls mérites de « Dany-le-Rouge », à la seule force de persuasion du tribun des bancs de l’université. N’est-ce pas accorder à ce seul homme trop de pouvoir d’entrainement, trop de leadership ? La science historique fondée sur le récit des hauts faits accomplis par de grands hommes est aujourd’hui dépassée, au profit de la sociologie historique réticulaire. Tant la thèse de la révolte judéo-française que celle de l’épopée du génial entrepreneur politique sont à mettre à rancart. 

Derrière le trublion de Nanterre devenu une véritable rock-star[1] se trouvent les réseaux transnationaux. Comme l’a démontré Jean-François Sirinelli Mai 68 fut un événement Janus[2]. Une deuxième face est dissimulée du côté opposé à la première, de celle qui est visible.

Dans l’ombre opère une organisation mondiale de la subversion.

En sous-main lʼEmpire déploie ses « tentacules de pieuvres », pour reprendre la vision qu’eut lors d'une soirée à lʼOpéra l’écrivain français anarchiste Octave Mirbeau, suite à une hallucination qui le fit imaginer la main du baron Gustave de Rothschild se métamorphoser :        « J’imaginai que la France était là, sur la scène, couchée parmi les ruines, belle, pâle et souffrante. Et je vis cette main s’approcher d’elle, se poser sur elle, et, lentement, l’enlaçant de ses mille suçoirs et de ses mille ventouses, pomper le sang tout chaud de ses veines qui se dégonflaient avec des bruits de bouteille qu’on vide »[3].

À l’abri des regards, silencieusement, cette coterie aux multiples ramifications, dont René Cassin fut l’un des plus illustres représentants, et dont la Central Intelligence Agency (C.I.A.), les services secrets américains, est le bras armé le plus efficient, le plus redoutable, le plus puissant, agit en France quasiment en toute impunité. 

Sur le territoire français, la C.I.A., créée le 18 septembre 1947, « s’est immiscée dans tous les secteurs de la vie publique et démocratique : syndicalisme, presse, partis politiques, patronat, armée et police, intelligentsia, universités... Dotée d’énormes moyens financiers, durant soixante ans, la CIA s’est ingérée dans les affaires intérieures françaises. »[4] Ce qu’ont oublié les observateurs, c’est que durant sa conférence de presse du 27 novembre 1967 qui fit tant de bruits à cause de sa petite phrase sur le « peuple d’élite, sur de lui-même et dominateur », de Gaulle dénonça très sévèrement l’hyperpuissance économique américaine. 

D’après Vincent Nouzille, les États-Unis, « de la CIA à la Maison-Blanche, ont toujours espionné notre pays et tenté d’en influencer, voire d’en infléchir, la politique. »[5] Au mitan des années 1960, leur confiance à l’égard de De Gaulle est inexistante. Ou plutôt, leur méfiance est totale. Les présidents américains s’inquiètent des initiatives intempestives du Général, visiblement prêt à se mêler de tout, suspecté de vouloir rompre la solidarité atlantique pour se poser en champion de l’équilibre entre les grands »[6]

C’est pourquoi « les Américains ont commencé à préparer méticuleusement l’apprès-de Gaulle dès que le Général a été réélu à la présidence de la République, en décembre 1965. Des ambassades à la CIA, tous les services se sont alors mobilisés pour analyser, surveiller, voire influencer la scène politique française, à droite comme à gauche, afin d’être prêts, le jour venu, à tourner la page de ce général encombrant. »[7] 

La C.I.A. en Mai 

En fait, même avant sa réélection, de Gaulle eut maille à partir avec la C.I.A., à l’occasion de la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais de 1963.

« La situation est d’autant plus grave que l’hiver est particulièrement rude. De Gaulle ne veut pas céder d’un pouce. Il fait réquisitionner les mineurs. Le conflit menace les fondements de la Ve République. La CIA envisage de soutenir les grévistes pour prolonger ce bras de fer qui peut affaiblir durablement le Général voire l’acculer à la démission. Consulté, Kennedy s’oppose à une telle opération secrète. Mais la CIA a-t-elle passé outre les ordres présidentiels ? Dans un mémorandum secret du 4 avril 1963, MC George Bundy, le conseiller du président pour les affaires de sécurité, juge nécessaire de rappeler solennellement au patron de l’agence de renseignement la directive de J.F.K. :

ʽʽSelon un rapport en provenance d’une source considérée comme fiable, le gouvernement français croit que le gouvernement américain aide clandestinement les mineurs dans le but d’affaiblir de Gaulle. Afin d’éviter tout malentendu possible, je tiens à faire savoir clairement que le président a ordonné qu’aucune action de notre gouvernement de quelque nature que ce soit, officielle ou clandestine, ne soit entreprise pour soutenir la grève des mineurs.ʼʼ »[8] 

À travers cet exemple, est mise en évidence l’existence d’un État profond, pour reprendre les termes de Peter Dale Scott, universitaire canadien spécialisé en science politique de son état, qui fonctionnerait de façon autonome, s’affranchissant sans problème des ordres venus de l’exécutif. Il y aurait en somme un appareil d’Etat au sein de l’État, une administration agissant de manière déloyale, œuvrant indépendamment des décisions prises par sa hiérarchie. 

En France, durant la Guerre froide, une partie des forces vives de la nation – syndicalistes, journalistes, hommes politiques, dirigeants d’entreprise, militaires et policiers, membres de l’intelligentsia, professeurs d’université – étaient ainsi inféodée à une puissance étrangère. S’agissant du Parti communiste français (P.C.F.), soumis à Moscou, la chose est connue[9].

Or la propagande communiste, qui dénonçait les ingérences de l’impérialisme U.S. au moyen du slogan « Les Américains en Amérique », n’avait absolument pas tort. Les yankees étaient devenus une puissance tutélaire. Un « Big Brother » avec qui les froggies se devaient d’être dociles. Sa force de frappe se fit précisément remarquer lors des événements de Mai 1968. L’ « ami américain », de Gaulle l’avait touché au cœur, en contestant son hégémonie militaire et monétaire sur le monde occidental. Surtout monétaire. L’argent est le nerf de la guerre, selon la célèbre maxime. Et même en temps de paix.

Le dollar vacillait : 1968 fut justement l’année où de manière informelle il fut mis un terme à sa convertibilité en or, ce qui fut officiellement acté trois ans plus tard, en 1971. De Gaulle s’en offusqua publiquement. La contre-attaque dʼUncle Sam fut effroyablement redoutable. Celui-ci riposta au moyen de ses courroies de transmission.  (Dossier à suivre)    

[1]  Mai 68 aura été pour lui un formidable tremplin, dès lʼété 1968 il est devenu une véritable célébrité. « La nouvelle vedette a trouvé un complément de revenus : il monnaie ses interviews et prétend en reverser une partie au mouvement. Les éditions du Seuil lui proposent 50 000 deutsche Marks pour son récit des événements. Une somme considérable. Le livre doit sortir à la rentrée. Cet été-là, lʼEurope sʼarrache Cohn-Bendit. Sollicitée de toute part, la nouvelle vedette court de studios en plateaux télé aux frais de la princesse. », Émeline Cazi, ibid., p. 78-79.

[2]  Jean-François Sirinelli, Mai 68. L'événement Janus, Paris, Fayard, 2008.

[3]  Cité par Raoul Girardet, Mythes et mythologies politiques, Paris, Seuil, 1986, p. 44.

[4]  Frédéric Charpier, La CIA en France. 60 ans dʼingérence dans les affaires françaises, Paris, Seuil, 2008, p. 9.

[5]  Vincent Nouzille, Des secrets si bien gardés. Les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents (1958-1981), Paris, Fayard, 2009, p. 9.

[6]  Ibid., p. 33.

[7]  Ibid., p. 149.

[8]  Vincent Jauvert, LʼAmérique contre de Gaulle. Histoire secrète 1961-1969, Paris, Seuil, 2000, p. 118.

[9]  Thierry Wolton, La France sous influence. Paris-Moscou : 30 ans de relations secrètes, Grasset & Fasquelle, 1997.

L'ouvrage de l'auteur ...

(Cliquer sur l'image)

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Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/27...

MARYAM POUGETOUX ET LE VOILE ISLAMIQUE À LA FAC : POUR LES FRANÇAIS, C’EST NON, NON ET NON !

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On ne remerciera jamais assez l’UNEF – ce syndicat étudiant qui a du mal à se remettre de ses accointances avec un PS lui-même moribond, et surtout de ses affaires de harcèlement – d’avoir fait la promotion subliminale du voile islamique par le truchement de sa présidente à la Sorbonne : Maryam Pougetoux. Grâce à ladite dame, l’IFOP a eu l’idée d’aller reprendre la température au sujet du port du voile à l’université qui est, rappelons-le, autorisé. Et le résultat de ce sondage réalisé pour CNews et Sud Radio est sans appel : 77 % des Français considèrent justifiées les critiques à l’égard de cette responsable syndicale voilée, et 71 % sont opposés au port du voile islamique à l’université.

71 % ? Voilà les deux Français sur trois que nos futurs candidats à la présidence de la République devraient écouter. Mieux que les 66 % du Président Macron… Ce n’est pas rien. Et sur une question précise et sur une ligne claire, car le voile – n’en déplaise à certains – n’est pas qu’une question de mode ni une simple option religieuse. Pour les Français, le voile est perçu comme l’un des nombreux chevaux de Troie de l’islam politique qui noyaute la société et les institutions françaises.

Comme toujours dans les sondages, il est bon d’analyser le chiffre dans les détails. D’abord, il est relativement stable puisqu’en quelques années, il est passé de 78 % en 2013 (sondage du Figaro) à 71 %. Cette érosion traduit-elle une acclimatation de la société française au voile ? Comment en irait-il autrement puisque les médias – hier « The Voice », aujourd’hui les caméras braquées sur Maryam Pougetoux – cherchent à le promouvoir et que la communauté musulmane, en pleine expansion, cherche à l’imposer dans tous les espaces publics. Mais cette légère érosion, justement révélatrice du prosélytisme musulman, ne fera que conforter cette majorité des deux tiers qui s’y oppose mordicus. Elle leur donne paradoxalement raison.

Ensuite, l’analyse de ce refus selon les sympathies politiques est révélatrice d’un phénomène qui devrait, là encore, retenir l’attention des potentiels successeurs d’Emmanuel Macron. En effet, s’il n’y a rien d’étonnant à trouver une opposition massive au voile dans les rangs du Front national et de la droite (89 et 87 %), on constate aussi une forte opposition au sein du parti présidentiel : 76 % des électeurs d’En marche ! Ce n’est vraiment que quand on passe à gauche, au PS ou chez La France insoumise, qu’on est plus partagé et plus ouvert au voile. Plus complaisant. Des chiffres qui montrent que l’islamo-gauchisme est peut-être plus qu’un fantasme, mais bien une réalité politique en train de prendre corps. Des chiffres qui valident aussi l’existence d’un « en même temps » nouveau : qu’ils soient Front national, LR ou LREM, les Français s’accordent sur une chose : l’opposition au voile islamique, y compris à l’université, où il est actuellement autorisé. D’autres sondages disent qu’Emmanuel Macron est majoritairement perçu comme étant « de droite ». Lui-même, au sujet de sa sympathie pour Philippe de Villiers, a parlé de son « ethos de droite ». Sur la question du voile, ses électeurs le sont visiblement aussi. Et plus encore que lui.

Emmanuel Macron a voulu recomposer la vie politique française autour du libéralisme économique. Il semble qu’il y ait un autre créneau d’avenir pour une autre recomposition : celui de la résistance à l’islamisation de la société française. Emmanuel Macron sera-t-il aussi l’homme de cette recomposition? Dans ce cas, entre Yassine Belattar et Philippe de Villiers, il lui faudra choisir.

http://www.bvoltaire.fr/maryam-pougetoux-voile-islamique-...

Daniel Conversano face au tribunal du mépris

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Par Paul Fortune, écrivain 

Daniel Conversano est une figure de la mouvance nationaliste, notamment chez les jeunes. Producteur de contenus en ligne parfois fantasques, radical assumé, ses positions et ses propos peuvent choquer. Le 23 mai dernier, il comparaissait devant la XVIIe chambre pour des propos tenus en 2015. Paul Fortune, spectateur de ce procès, a rédigé un texte sur ce moment judiciaire qui l’a marqué. Indépendamment de la personne et des propos de Daniel Conversano, il nous a semblé important de partager ce compte rendu qui démontre bien que le gouvernement des juges est un drame pour la liberté d’opinion et d’expression.
Polémia

Dès que les juges sont entrés, j’ai compris : trois femmes entre 40 et 60 ans, bien peignées comme on imagine des lectrices de Elle, mais avec l’air sévère de ces institutrices que tous les gamins redoutent. J’étais tombé dans la classe de la maîtresse qu’il ne faut pas avoir, et elles étaient trois. Heureusement pour moi j’étais assis au fond de la classe, entre deux journalistes bien mis, dont l’un passa par-dessus moi un petit papier à son collègue pour communiquer, exactement comme le font deux élèves pour ne pas se faire remarquer. Sur le petit papier auquel j’ai jeté un œil indiscret, le plumitif expliquait à son collègue qu’il ne venait que pour Conversano, le reste des audiences ne l’intéressant pas.

En effet, c’était au procès de Daniel Conversano que j’étais venu assister, curieux de toute chose comme à mon habitude. Figure du microcosme nationaliste dissident sur Internet, Conversano était venu contester un verdict rendu en son absence pour des propos déjà anciens qui, surpris par la Licra (tiens donc !), lui avaient valu une condamnation pour le traditionnel chef d’inculpation d’incitation à la haine raciale. Il contestait le verdict. La Licra n’avait pour le coup pas daigné être représentée.

La proverbiale impartialité de la justice ne semblait pas de mise. La juge en charge du dossier a d’emblée intimé à Conversano de se taire sur un ton d’hostilité déclarée alors qu’il essayait juste de parler, ignorant qu’il était de la procédure. Avec le même ton hostile, elle a lu les outrances verbales mises en cause, ce qui en chargeait la signification dans un sens éminemment défavorable. Le grotesque des propos cités par la juge ont déclenché quelques rires discrets, provoquant aussitôt l’intervention colérique de la présidente du tribunal. Elle menaça de faire évacuer la salle si cela se reproduisait, car « on n’est pas au cirque ici ». Une fois de plus, impression de se retrouver devant une maîtresse d’école aigrie et mauvaise.

Tout dans le ton et le visage des juges m’a frappé par cette hostilité permanente, cette condescendance, cette certitude de dire ce qui se fait et ne se fait pas. Quand ce fut au tour du procureur de s’exprimer, il incarnait à lui seul le mot de mépris. Condescendant, presque moqueur, il affirma que, si la procédure le lui avait permis (ce qui n’était pas le cas), il aurait réclamé non pas les 2000 euros d’amende que contestait Conversano, mais bien de la prison. Frime intimidatrice, sachant qu’il n’avait justement pas les moyens de le faire ? En tout cas, je venais d’entendre un tribunal parler de prison pour sanctionner l’expression d’une opinion ! Cela vous fait tout drôle quand vous le vivez en personne.

Dans sa défense, l’avocat m’a laissé une impression étrange. Il a présenté Conversano comme un pauvre type, un « semi-clochard » (ce sont ses mots exacts), comme s’il ne valait même pas la peine d’être jugé. Il a désigné les soutiens de Conversano, présents dans la salle, comme des « petits Blancs », avec un geste méprisant de la main, histoire de bien montrer que ces gens étaient, au fond, de la merde. Et c’est vrai que ces soutiens de Conversano faisaient pâles figures : jeunes pour la plupart, mal fagotés, rien en eux n’évoquait la prestance ; c’étaient juste de petits Blancs face à des bourgeois, et, à ce jeu, on sait qui gagne. En appeler à ce mépris de classe était peut-être une stratégie de l’avocat, et si elle peut éviter à Conversano de payer 2000 euros, pourquoi pas ? Mais elle m’a laissé une sale impression. Il s’agissait au fond de dénier à Conversano et à ses soutiens toute responsabilité, et, partant, toute dignité. Ces gens sont des pauvres types idiots sans avenir, des pouilleux, des manants, pas de quoi perdre du temps avec eux, Madame la Présidente. Ils ne seront jamais rien. Et peut-être, dans cette envolée un peu convenue, avait-il un peu raison. Puis il a eu l’intelligence aussi de mettre en avant les outrances racialistes des Indigènes de la République ; il a même cité les propos récents de Macron sur les mâles blancs. Il n’était pas si mauvais.

De la défense de Conversano, je ne dirai rien, sinon qu’on le sentait peu habitué à l’exercice : une fois de plus, la position de l’élève pris en flagrant délit qui essaye de s’en sortir tant bien que mal, sachant qu’il n’a presque aucune chance.

C’est cela qui m’a frappé : cette sensation de se trouver face à des gens hostiles, tout-puissants, dont il ne fallait rien attendre sinon de la sévérité et, peut-être, de la détestation. Tous communiaient en un même mépris pour le prolo blanc. J’ai compris qu’il y avait, ici aussi, eux et nous. J’ai assisté à la rencontre de deux mondes absolument irréconciliables. J’ai compris qu’il n’y avait rien à attendre de ces magistrats imbus de leur personne, tout ivres de leur pouvoir de dire le Bien. Je me suis souvenu de ce que me confiait Xavier Raufer : ce sont des bourges qui n’aiment rien tant que les honneurs.
Je suis sorti du tribunal. Tout cela avait l’air d’une pièce de théâtre bien rodée dont le but était de faire sentir au petit Blanc qu’il avait juste le droit de fermer sa gueule. J’ai repensé à la devise de la République française, au mot trop souvent négligé de Fraternité qui y figure : j’en ai ressenti l’absence totale. Du haut de leur piédestal, ces gens continueront leur œuvre. Le système est tout-puissant et fonctionnera à plein régime jusqu’à ce qu’il cause sa propre destruction. Ce monde sera un jour emporté par le chaos. Ce n’est peut-être pas si mal, finalement.

Paul Fortune 24/05/2018

Source : Au tribunal du mépris

Crédit photo : US Air Force [CC BY 2.0]

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Nous sommes riches de notre patrimoine littéraire français !

Rappel : La dépression, première maladie chez les jeunes… Ça vous étonne ?

Nous avons la joie d’inaugurer un monde plus triste encore que le précédent, cotillons en main et chapeau pointu sur la tête.
On nous vend toujours la jeunesse comme cette nuée d’âmes insouciantes dont l’existence se résumerait à des lycées grouillant de camarades, des après-midi d’école buissonnière et des veillées sur les plages du Sud-Ouest où fleurissent l’amour et les stupéfiants. 
Eh bien voilà, prenez ça dans les dents, semble nous dire le dernier rapport de l’OMS sur la santé des adolescents publié ce 14 mai : la dépression est la première cause de maladie et de handicap chez les jeunes de 10 à 19 ans, plus encore chez les jeunes filles. 
Quelques commentateurs revêches qui ont bien profité des Trente Glorieuses moquent cette jeunesse précieuse et fragile qui s’apprête à financer docilement leur retraite : un coup de pied au cul pour ces adolescents feignasses qui trouvent le moyen de se plaindre sans avoir vécu la guerre ou la famine ! Quoi, il serait possible d’être malheureux quand on n’a connu que l’abondance et la paix ? Quoi, les réseaux sociaux et les congés payés ne feraient pas le bonheur ? 
Parlons-en, de la paix : la criminalité française a été multipliée par sept en soixante ans et la délinquance a explosé (les atteintes aux personnes ont notamment augmenté de 89,5 % de 1996 à 2006). Nous écoutons avec amertume les anciens nous raconter l’insouciance de leurs sorties nocturnes tandis que nous rasons les murs de peur de finir comme la jeune fille d’Évry (les viols ont augmenté de 36,1 % de 1996 à 2006) [PDF]. Cette violence rampante nous est infligée dès le plus jeune âge : il y a quelques années, la classe politique semblait tomber de l’armoire en apprenant qu’un enfant sur dix était victime de violences physiques et verbales répétées à l’école. Pourtant, quel jeune n’a pas été victime ou témoin des turbulences de la cour de récréation, cet enfer à ciel ouvert pour ces gamins que l’on frappe et terrorise devant l’indifférence des adultes ? 
Parlons-en, de l’abondance : 22,5 % des 18-24 ans sont pauvres, notre chômage atteint 25,6 % et la dette colossale du pays constitue notre seul héritage. Et encore, nous ne sommes ni en Grèce ni en Espagne. Nous avons toutes les raisons d’aller bien, n’est-ce pas ? 
La seule abondance que nous ayons, c’est celle de la malbouffe. Selon l’OMS, 60 % des 56 millions de décès annuels lui sont imputables [PDF]. Récemment, j’ai surpris une triste conversation dans les couloirs de mon université : des jeunes filles de mon âge discutaient… de leurs problèmes cardio-vasculaires
Asseyez-vous et regardez passer les filles de 15 ans : une sur cinq (20,9 %) a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Le chiffre est de 8,8 % pour les garçons. Et si l’essentiel des tentatives est le fait des femmes, trois quars des victimes de suicide sont des hommes. Il faut croire que les premières cherchent à susciter l’attention, les seconds à en finir pour de bon. Mais qu’importe le but, quand le désespoir est le même. 
Un sondage réalisé pour la fondation Pierre-Deniker en 2010 révélait à ce propos qu’un jeune de 18 à 25 ans sur deux déclarait avoir des difficultés d’ordre psychologique : préoccupations anxieuses, stress, tristesse, désintérêt, désespoirEn effet, ceux qui jadis avaient la précarité et la peur de l’avenir chevillées au corps pouvaient au moins se consoler auprès d’un clan solidaire et uni. Combien, de nos jours, n’ont pas cette chance et craignent de finir à la rue dès le premier obstacle ? Les jeunes de 18 à 29 ans sont de plus en plus touchés par la solitude (2 % en 2010, 6 % en 2013). Ils ont aussi le séduisant spectacle de celle qui leur est promise en voyant la vieillesse délaissée finir à la rue ou à l’hospice. Hélas, une société qui sème les crèches récolte les maisons de retraite… 
Nous avons la joie d’inaugurer un monde plus triste encore que le précédent, cotillons en main et chapeau pointu sur la tête. Nous sommes des soldats inconnus ; nous sommes de petites âmes fortes dont personne ne soupçonne les luttes ; nous sommes les spectateurs de l’effondrement ultime, mais peut-être les ouvriers d’un monde nouveau qui n’attend que d’être forgé. 
Et pour cela, au moins, nous méritons le respect.
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