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20/04/2017

Marine Le Pen à Marseille : coup de barre à droite - Journal du jeudi 20 avril 2017

ÇA SE PASSE COMME ÇA À SYNTHÈSE NATIONALE : ON SE RETROUVE, ON SE RÉCONCILIE ET ON PART À LA BATAILLE...

Quand Street press.com (cliquez ici) souligne le rôle central de Synthèse nationale, ça donne :

LES BANNIS DU FN FONT LISTES COMMUNES POUR LES LÉGISLATIVES

Le gratin de l’extrême droite radicale fait front commun pour les législatives de juin. Les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen, les cathos tradi de Civitas, les natios du Parti de la France (PDF), la Ligue du Sud de Bompard, le Siel, ancien mouvement satellite du FN et même quelques royalistes de l’Action française se présenteront sous une bannière commune. Ils promettent entre 200 et 300 candidats et espèrent décrocher un financement public.

LES FONDATEURS

La rumeur progresse depuis de nombreux mois. L’idée du cartel viendrait tout droit du domaine de Montretout. Après son exclusion du Front en 2015, Jean-Marie Le Pen a ressenti le besoin de « regrouper les forces qui lui sont fidèles. C’est-à-dire beaucoup de monde », insiste Lorrain de Saint-Affrique, secrétaire général des Comités Jeanne.

Mais c’est le 2 octobre dernier, à Rungis, que l’affaire prend forme. Le boss du PDF, Carl Lang, Alain Escada de Civitas et Jean-Marie Le Pen partagent la tribune pour les 10 ans de la revue identitaire Synthèse nationale de Roland Hélie :

« C’était la première entrevue entre les responsables de ces organisations. Ensuite, ça a abouti à une entente électorale en vue des élections législatives. »

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L’accord est officiellement signé en début d’année et ce sont ces trois structures qui apporteront le gros des troupes. Selon Carl Lang, le Parti de la France devrait mettre 80 candidats au pot commun :

« 40 hommes pour 40 femmes. Mais ce sera même peut-être un petit peu plus. Et moi, je serai candidat en Normandie, très probablement. »

Civitas et les Comités Jeannes ne communiquent pas encore de chiffres précis, mais Alain Escada promet au moins 200 candidats.

LES RALLIÉS

Les 3 fondateurs font chauffer les téléphones.Contacté par Carl Lang, Jacques Bompard, patron de la Ligue du Sud, a rapidement accepté de les rejoindre. Si le député-maire d’Orange est certain d’y aller, sa femme, « pas très chaude », devrait passer son tour. Ce ralliement est un atout majeur pour le cartel. L’homme d’extrême droite pèse au niveau local. Joint par Streetpress, M. Bompard confirme l’accord trouvé avec le boss au crâne chauve du Parti de la France.

Karim Ouchikh, président du Siel a aussi eu droit à son coup de téléphone. Depuis novembre 2016, le Siel a coupé les ponts avec le Front national dont il était un parti satellitaire. Exit les rassemblements bleu-marine, le parti est désormais « libre de ses prises de décisions ». Il devrait rejoindre le cartel qui porte l’autre face de la marque Le Pen, celle du père. « Des contacts sont effectivement en cours », confirme K. Ouchikh. Avant de détailler :

« Pour être tout à fait sincère, nous sommes confiants [et devrions] parvenir à un accord signé avec cette droite d’unité nationale dans les tout prochains jours. Un cartel purement électoral et non un accord de partenariat politique. »

Ouchikh promet d’« aligner au moins 70 candidats ». Des individualités viendront gonfler les rangs de l’alliance de l’ultra-droite. Des royalistes de l’Action française (AF) ont été approchés, confirme Élie Hatem. Le militant de l’AF a reçu un coup de fil de Jean-Marie Le Pen himself. Le Menhir verrait d’un bon œil sa candidature sous la bannière des Comités Jeanne :

« Il se peut que je sois candidat. Mais cela n’engage que moi, pas l’Action française qui n’est pas un parti politique. »

GABRIAC DANS LES STARTING-BLOCKS 

Les candidats seront tous affublés des trois étiquettes principales : Civitas, Comités Jeanne et Parti de la France. Mais chacun sera libre de mettre en avant l’une ou l’autre des bannières. Alexandre Gabriac, candidat Civitas dans la 2e circonscription de l’Isère et fervent admirateur du père Le Pen, espère bien pouvoir profiter son aura :

« Il y aura mon nom. Ainsi que Civitas. Puis l’idée, c’était de mettre “Avec le soutien de Jean-Marie Le Pen”, en bandeau simple. Mais il faut voir si cela colle avec les lois électorales. »

Le fondateur des Jeunesses nationalistes, dissoutes après le décès de Clément Méric, entrera en campagne après les présidentielles. Exclu du FN en 2011, pour une histoire de bras tendu, il apprécie l’idée du cartel :

« On a toujours été pour l’union des nationaux. Et là, c’est une très belle réalisation. Avec le soutien de Jean-Marie Le Pen qui est, au niveau public, un soutien inestimable. Surtout qu’on va sûrement se trouver face à des candidats estampillés bleu-marine. »

La liste complète des candidats devrait être présentée à la presse, lors d’un raout organisé le 13 mai prochain. Mais quelques noms ont déjà filtré. Marie D’Herbais, ex-FN longtemps proche de Marine Le Pen, se présentera sous les couleurs de Civitas dans la 2e circo de la Sarthe. Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, sera candidat dans l’Oise.

JEAN-MARIE PAS CANDIDAT MAIS EN CAMPAGNE

Du côté des Comités Jeanne, aucune tête d’affiche à se mettre sous la dent si ce n’est Lorrain de Saint-Affrique qui nous a confirmé sa candidature en région parisienne. Sauf contre-ordre, Jean-Marie Le Pen ne devrait, lui, pas être au rendez-vous électoral. Impossible d’en causer en direct avec le prez’ : « il ne parle pas à la presse avant le premier tour », nous explique son secrétaire. Mais selon de Saint-Affrique, il devrait battre campagne et multiplier les réunions de soutien aux candidats du cartel.

À la droite du Front national, nombreuses sont les organisations qui voient l’aventure d’un bon œil. Joints par StreetPress, le MNR fondé par Bruno Mégret, Henri de Lesquen, figure provoc’ du P.N.L et la Ligue du Midi de Richard Roudier se félicitent de l’initiative. Seuls Les Identitaires restent à bonne distance. Fabrice Robert explique ainsi avoir « cessé toute confrontation électorale avec le FN ».

LE BANNI DE CHEZ LES BANNIS

Et puis, il y a en un que les exclus du FN ne veulent même pas sur leurs listes. Yvan Benedetti,  exclu du Front en 2011 pour s’être publiquement déclaré « antisioniste, antisémite et anti-juif », sent un peu trop le souffre. Pourtant l’ancien président de l’Œuvre française, dissoute par Manuel Valls en 2013, a tenté de rejoindre le navire par un coup de téléphone à Thomas Joly du Parti de la France, resté sans réponse. Le Pen, lui, a décroché son portable, mais selon Benedetti, il a fait la sourde oreille :

« Je lui ai dit que nous [Le Parti nationaliste français] présenterions peut-être quelques candidats et que nous étions disponibles pour une alliance électorale. Il m’a répondu qu’il verrait ça avec de Saint-Affrique. Mais ils font leur petite soupe à trois et n’ont pas répondu à mes différents appels ».

MONEY, MONEY, MONEY,

Chafouin Benedetti lâche le fond de sa pensée :

« Ils veulent faire comme les grands mouvements en présentant des candidats partout. Ça n’a pas de sens si ce n’est pour essayer de récupérer un financement public. Ça n’a pas d’avenir. »

Du côté du cartel, le premier à cracher le morceau, c’est Karim Ouchikh, le président du Siel :

« C’est une démarche purement mécanique qui permet de créer des synergies afin d’obtenir l’accès au financement public. » 

Pour obtenir un financement public, une structure politique doit recueillir au moins 1% des suffrages dans cinquante circonscriptions. Seul, aucun des partis de l’alliance ne peut ambitionner un tel résultat. Ensemble, tout devient possible, assure Lorrain de Saint-Affrique :

« Si on présente plus de 200 candidats, il y a de fortes chances [d’obtenir un tel score]. Ensuite, il y a une clé de répartition entre nous, de manière à ce que les efforts de chacun soient récompensés par le financement public. »

RIFIFI ENTRE MEILLEURS ENNEMIS

Jusqu’où tiendra l’attelage ? Yvan Benedetti en remet une couche :

« C’est un accord pour essayer de jouer aux grands. Pas de la politique. Le PDF est résolument contre Marine Le Pen. Jean-Marie finance sa fille et a appelé à voter pour elle. Et puis Civitas, on ne sait pas ce qu’ils veulent… »

Aucune fusion post-élection n’est envisagée et les querelles d’antan pourraient remonter à la surface. Carl Lang ne s’est rabiboché avec Jean-Marie Le Pen que depuis 2015. Le prez’ l’avait mis à la porte en 2008. Et Le Pen ne parle toujours pas à Jacques Bompard, qui a quitté le FN avec pertes et fracas en 2005, comme l’explique Lorrain de Saint-Affrique :

« Il est de notoriété publique que les rapports entre Jacques Bompard et Jean-Marie Le Pen n’ont jamais été améliorés depuis qu’ils ont rompu. Donc, il est difficile de se parler. Il n’y a pas eu de tentative d’ailleurs. »

Le lieutenant de Le Pen semble d’ailleurs ignorer l’accord passé entre Carl Lang et le maire d’Orange. Mais Bompard, candidat aux législatives envers et contre tout, ne s’en formalise pas :

« Moi, je passe un accord avec tous ceux qui le veulent. Si Jeanne ne veut pas de moi, ce n’est pas mon problème. »

Reste à savoir comment réagira ce cartel face aux candidats estampillés bleu-marine. Civitas prône une bonne entente avec certains amis du FN. Le PDF, lui, ne veut pas en entendre parler.

NDLR SN : il convient bien entendu de prendre tout cela avec le recul qui s'impose...

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Stoppons Macron ! #30

La panique!

Marine tenait hier soir à Marseille sa dernière réunion publique avant le premier tour. D’un appel à la mobilisation l’autre,  celui  contre la candidate du FN se poursuit de plus belle. Dans le registre basiquement antinational,  on a pu lire la tribune  de Jean-François Dérec sur le site cornaqué par Anne Sinclair, Un très médiocre comique, engagé un temps dans une émission de Laurent Ruquier, dans lequel il empile les outrances sur le FN sous le prétexte de dissuader son « neveu » de voter Marine. Parrain de Sos racisme, mettant souvent en avant  son origine juive polonaise comme gage de sa bonne foi , le piètre  Dérec  n’en fut pas moins condamné en octobre 2012, par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir traité un vigile de « sale nègre ». Quand on monte au cocotier pour  accuser la FN de racisme, la moindre des choses est d’avoir la culotte propre… n’est-ce pas Jean-François ? A l’autre bout de la chaîne, c’est l’ambassadeur  de France aux Etats-Unis, Gérard Araud, auparavant en poste en Israël et à l’Onu, qui  dit tout le mal qu’il pense du FN dans Libération.  M. Araud qui s’était  déjà  ridiculisé par un tweet intempestif  déplorant l’élection de Donald Trump, « prendra sa retraite d’ici cet été » mais  son «  nom circule pour devenir conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron ». Dans le quotidien de Patrick Drahi,  M. Araud  apporte comme de juste son soutien  à son homologue, le tout aussi controversé  Thierry Dana, ambassadeur du Japon ayant fait part lui aussi de son antifrontisme  - la réponse que lui a adressé Bruno Gollnisch, qui a beaucoup circulé, a fait les délices  de nombreux diplomates en poste en Asie…

« Depuis un café  huppé » de Manhattan où il est questionné, Gérard Araud débite surtout les mêmes poncifs, mille fois ressassés, les mêmes approximations et lieux communs sur le FN, l’Europe, les vertus de la démocratie libérale bruxelloise et de l’exode de nos jeunes diplômés vers la Silicon Valley. Hors-sol, coupé des réalités françaises  jusqu’à la caricature, M. Araud semble en effet posséder  toutes les « qualités » pour devenir conseiller de M. Macron, si par malheur pour le rayonnement de la France et le devenir des Français ce dernier était élu le 7 mai prochain.

Dans Le Monde, le niveau de l’analyse reste toujours aussi pathétique sous la plume de  la dénommée Deborah Gutermann-Jacquet,  qui entend lever le voile ou arracher le masque du FN de Marine Le Pen. Psychanalyste lacanienne de son état, spécialiste de l’étude des genres (sic), collaboratrice comme il se doit du site de l’escroc intellectuel  BHL, La règle du jeu, Mme Gutterman-Jacquet, à défaut de profondeur,  ne fait pas  dans la finesse  mais dans la cuistrerie et le verbiage creux. « Rouge à gauche, bleu à droite, et bleu marine à l’extrême droite. Bleu marine, c’est bleu foncé, manière maligne de recouvrir le triste brun du fascisme. D’autant plus maligne que le mouvement de dédiabolisation repose sur la dissimulation du patronyme derrière l’exhibition du prénom, et l’association d’une redondance qui fait signe : l’ajout du bleu au Marine. » Mieux vaut en rire qu’en pleurer ! La prose de la brave Déborah est bien évidemment  encensée sur le site  régional  du  groupuscule d’extrême gauche Scalp qui se félicitait de  « l’appel des 500 psychanalystes à voter  contre Marine Le Pen et le parti de la haine », lors d’un forum organisé le 8 avril par l’Association de la cause freudienne (sic) qui a réuni… une  demi-douzaine de profs barbus, un punk à chien égaré, et une poignée de militants associatifs très,  très  fatigués… Le même raout dans une version plus médiatico-branchouille,  s’est déroulé mardi soir à Paris devant là aussi, un très maigre public.

Plus classiquement, est-il rapporté aujourd’hui, pour le dernier conseil des ministres avant le premier tour, François Hollande a exhorté ses ministres à « se battre jusqu’à dimanche contre nos adversaires », en l’espèce Marine Le Pen,  François Fillon  et Jean-Luc Mélenchon… mais avec comme toujours une mention spéciale pour  la candidate national. Le plus impopulaire des présidents de la cinquième république a  demandé à ses derniers fidèles, comme il le fit au profit de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen en 2002,  à «  appeler à voter sans barguigner pour le candidat qui sera face à Marine Le Pen, quel qu’il soit ».

La gauche hollywoodienne suit elle aussi avec attention la présidentielle en France et prodigue ses conseils aux Français, ce qui s’avère souvent contre-productif. Après Madonna,  l’humoriste John Oliver (last week tonight)  sur la chaîne HBO,  c’est au tour de la  chanteuse  de variétés  sur le retour,  Cher,  d’exprimer toute la subtilité de sa réflexion politique sur twitter :   « À tout le monde : si le Front national, parti nazi et négationniste, et Marine Le Pan (sic) devient présidente, nous sommes baisés ! Ne dites pas que c’est juste la France, faites des recherches sur Google ! » On touche le fond ?

Dans la même veine les acteurs  Danny Glover et Mark Ruffalo,  la scénariste et féministe Eve Ensler (à qui on doit l’inénarrable pièce  Les monologues du vagin) ont signé une pétition en faveur du vote Mélenchon  sur le site Move On. « Nous demandons aux progressistes français de s’unir au premier tour afin de garantir qu’un candidat progressiste passe au second tour, pour que les électeurs français n’aient pas à choisir entre le libéralisme des entreprises et le populisme xénophobe ».

S’il est du dernier chic pour une partie de  la gauche bobo qui se pince le nez devant les salauds de pauvres et autres patriotes qui plébiscitent le  FN,  de voter pour le candidat socialo-trotskyste, il y a des soutiens moins glamour que d’autres. Outre les membres du show-biz cités plus haut,  le linguiste et philosophe libertaire  Noam Chomsky a également signé cette pétition  en faveur de M. Mélenchon.  Antisioniste militant, pro-palestinien,  il s’est prononcé également   contre la fin des persécutions dont est victime le  lanceur d’alerte  Edward Snowden, – comme Bruno Gollnisch et Jean-Luc Mélenchon notamment  qui souhaitent que  lui soit  accordé l’asile politique en France– mais aussi contre la loi liberticide Fabius-Gayssot.  Pas de quoi affoler outre mesure les sourcilleux gardiens  du dogme  tous ceux qui misent  sur le Tout sauf Marine .  Un cri de ralliement qui du  PS aux loges, de Bruxelles à Wall Street, de Mélenchon au Medef, s’apparente à un cri de panique.  Avec une fureur qui en dit long sur la peur des « élites » de se faire botter les fesses par la France d’en bas.

https://gollnisch.com/2017/04/20/la-panique/

Terrorisme : lourdes menaces sur Marine Le Pen, inconséquence mégalo de Mélenchon

Chez Mélenchon, la solidarité a des limites. Apprenant de la bouche du ministre de l’Intérieur que les têtes d’affiche à l’élection présidentielle étaient particulièrement visées par la menace terroriste, le patron de La France insoumise a, nous dit-on de télé en radio, « affirmé sa solidarité avec ses adversaires ».

Une solidarité très sélective, toutefois.

À François Fillon, ce message : « Totale solidarité face à la menace. Que notre campagne en complète opposition soit le meilleur des démentis au programme totalitaire des terroristes. »

À Emmanuel Macron, celui-ci : « Émotion et complète solidarité personnelle. Que notre campagne et notre opposition républicaine soit (sic) la démonstration de l’échec du projet des violents. »

Oubliée, Marine Le Pen, pourtant particulièrement visée… avant de rectifier en meeting ! On apprend, en effet, en lisant Le Figaro qu’à la découverte d’une menace imminente, « le ministre de l’Intérieur en personne, Matthias Fekl, prévient François Fillon. L’Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat) prend également attache avec le candidat pour lui annoncer qu’il passe en procédure “Uclat 2”, un degré intermédiaire dans l’échelle de la menace antiterroriste définie par ces policiers spécialisés (1 étant le niveau le plus élevé ; 4 le moins).

Marine Le Pen est au niveau “Uclat 3”, Macron et Mélenchon, “Uclat 4”. »

Mais cette menace terroriste qui se précise met en lumière une autre facette du personnage Mélenchon, dont les nouveaux airs de « bon papa » et la veste de garde-chasse ont fait oublier un peu vite sa mégalomanie naturelle.

En effet, pour des raisons évidentes de coût et d’image – louer une salle coûte plus cher que d’occuper l’espace public, et 10.000 personnes sur le Vieux-Port de Marseille sont plus spectaculaires que 10.000 personnes au Zénith –, le candidat Mélenchon a choisi majoritairement les réunions de plein air. Jusqu’à s’offrir, le lundi de Pâques, une descente des canaux et la traversée de Paris en « péniche insoumise ».

Certes, cela fait de belles images ; ça en met même plein la vue des badauds qui digèrent l’agneau pascal et les chocolats en attendant le « leader charismatique » devant l’Hôtel du Nord. Mais, surtout, cela coûte infiniment plus cher aux contribuables en forces de sécurité mobilisées !

Comme l’expliquait notamment Alain Bauer dans l’émission « C dans l’air » ce 18 avril, sécuriser des meetings en extérieur, c’est beaucoup plus compliqué et infiniment plus coûteux que des meetings en salle, et « malgré les demandes dissuasives du gouvernement », certains candidats s’en sont donné à cœur joie : essentiellement Mélenchon, qui a privilégié l’extérieur durant toute sa campagne, Hamon dans une moindre mesure, et Fillon au Trocadéro.

Multiplication des personnels déjà exténués, tireurs d’élite sur les toits… « Je ne suis pas sûr qu’ils se rendent compte de ce que cela représente en termes d’investissement pour ceux qui assurent leur protection, dit Alain Bauer. Que ce soit les policiers ou leur propre service de sécurité, la pression qu’ils leur mettent en faisant un meeting en extérieur plutôt que dans une salle les amène de temps en temps à prendre des décisions de com’ qui prennent assez peu en compte les dures réalités de la sécurisation. »

Reste, enfin, la question du coût, exorbitant, que semblent totalement ignorer « ceux qui mobilisent des moyens aussi considérables sans vraiment en prendre en compte la portée, comme si le service public était à leur disposition ». Mais peut-être s’en moquent-ils, tout simplement ?

Après tout, Mélenchon nous a promis une réforme fiscale particulièrement sanglante, alors un peu plus un peu moins… tant que c’est pour sa promotion, pas besoin de compter, on est là pour banquer !

http://www.bvoltaire.fr/terrorisme-lourdes-menaces-marine...

Stoppons Macron ! #29

Comment « Le Monde » expose sur une pleine pagne signée Jean Birnbaum que « Boutang reprend le pouvoir »

Au printemps 2016, alors qu’il dîne avec François Hollande à l’Élysée, l’acteur Fabrice Luchini évoque ses lectures du moment. Le comédien confie qu’il est plongé dans un livre de Pierre Boutang (1916-1998), poète éruptif, philosophe difficile et journaliste ­cogneur, en son temps pétainiste et disciple favori de Charles Maurras à l’Action française (AF). « Vous lisez Boutang ! C’est l’écrivain préféré de mon père ! », répond Hollande, au grand étonnement de son hôte.

Mais, en l’occurrence, le président se révélait simplement normal. Car Boutang, depuis l’origine, c’est l’histoire d’un père qui revient sans cesse harponner les fils, faisant retour depuis les lieux les plus divers : un dossier du « Figaro littéraire » et un souvenir de Bernard-Henri Lévy, un ­livre de Patrick Buisson, mais aussi un dialogue télévisé avec le philosophe George Steiner, une réunion de La ­Manif pour tous ou une revue de chrétiens pro-israéliens.

Relation au père

Bien sûr, on doit commencer par mentionner l’enjeu biographique. Rappeler la relation de Boutang à son propre père, ingénieur déclassé, camelot du roi et grand lecteur du pamphlétaire antisémite Edouard Drumont : « Un jour, j’étais chez Boutang à Saint-Germain-en-Laye, se souvient Rémi Soulié, auteur de Pour saluer Pierre Boutang (Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2016). Il a ouvert une commode, en a sorti une photo de son père, il avait les larmes aux yeux ».

Mais Boutang le fils est à son tour ­devenu père, père biologique, père symbolique aussi, et l’aura qui est la sienne aujourd’hui reste largement liée à l’accueil protecteur que cet ogre normalien réserva aux jeunes gens venus frapper à sa porte. À ces fils adoptifs, Boutang parlait de Maurras, mais aussi de littérature et même du chanteur Renaud…

Comme Rémi Soulié, Jean-François Colosimo, patron des Éditions du Cerf, fut de ceux-là : « J’avais 17 ans. Ce fut ­l’irruption du génie à l’état brut. Par la suite, quand je suis parti en Grèce, sans moyens, avec l’idée de vivre dans un ­monastère du mont Athos, Boutang me demandait au téléphone : “Où êtes-vous ? Donnez-moi votre adresse pour que je vous envoie de l’argent”. »

Boutang a fait du lien paternel le fil rouge de sa vie mais aussi de sa pensée, et c’est ce choix qui lui confère aujourd’hui une influence renouvelée, au moment où une frange de la droite française renoue avec ce que l’écrivain hussard Antoine Blondin nommait « l’âge de Pierre »… Aux femmes et aux hommes qui cherchent à réarmer ­intellectuellement la famille réactionnaire, sa philosophie du père fournit des réponses dans au moins trois ­domaines : ceux de la filiation, du pouvoir et de la civilisation

La filiation, d’abord. Plutôt qu’un territoire charnel, la France selon Boutang est une culture qui vous tombe dessus, une langue qui vous élit. Pour lui, l’héritage forme le seul horizon digne de ce nom ; c’est la gratitude qui nous jette en avant. « Dès le berceau, nous naissons avec une dette que nous n’avons pas contractée et qui est impayable : voilà l’idée anthropologique de Boutang », note la philosophe Chantal Delsol.

Pendant Mai 68, Boutang enseigne au lycée Turgot, à Paris, et il sent d’emblée que l’insurrection en cours produira cette révolution du désir dont il combat certaines figures tutélaires : ­« Althusser à rien, Lacan à pas grand-chose », fredonne celui qui signera un essai intitulé Apocalypse du désir (Grasset, 1979). Au slogan soixante-huitard, « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! », Boutang semble rétorquer : « Marche, compagnon, l’origine est devant toi ! » Cette origine détermine toute vie humaine, dit-il, et elle est indissociable de la différence des sexes telle que la Bible l’a fondée (un héritage peu présent chez Maurras,­davantage travaillé par la mort que tourné vers la vie).

« Une vraie influence sur le mouvement royaliste »

Ainsi n’est-il guère étonnant que la pensée politique de Boutang ait inspiré une partie de La Manif pour tous. Certes, celle-ci est souvent « boutangienne sans le savoir », précise Gérard Leclerc, éditorialiste au journal Royaliste et à Radio Notre-Dame. Mais le lien existe, et il n’est pas que théorique : « Boutang a une vraie influence sur le mouvement royaliste, qui a lui-même plus d’influence sur les droites qu’on ne le croit. Un certain nombre de gens liés à La ­Manif pour tous viennent de là, et même quand il n’est pas explicitement cité, Boutang pèse », ajoute Chantal Delsol.

« L’Action française est un peu la ­franc-maçonnerie des réactionnaires, ­confirme Francis Venciton, jeune militant de l’AF Provence. Parmi les fondateurs de La Manif pour tous, pas mal de gens sont issus de l’AF ou l’ont fréquentée, et nous avons contribué à orienter son argumentaire. » Or pour ces royalistes qui nourrissent les nouvelles mobilisations de droite, la voix de Boutang compte à nouveau. Après avoir longtemps été effacé pour raison de querelles internes, son visage est réapparu sur les autocollants de ­l’Action française. « Boutang revient en force à l’AF, constate Axel Tisserand, auteur d’essais sur le royalisme. Il permet de penser au moins deux questions qui ont été remises au centre par La Manif pour tous : celle de la filiation et celle du consentement populaire. »

Après la filiation, donc, le pouvoir. Là encore, il y va d’un déplacement par rapport à la figure paternelle de Maurras. Quand celui-ci refusait toute souveraineté populaire et ancrait le pouvoir du prince sur l’autorité et la légitimité, son disciple indocile insiste sur un troisième pôle : celui du consentement. Dès lors, les monarchistes peuvent sortir de l’impasse émeutière et devenir non plus les démolisseurs de la démocratie, mais ses veilleurs impitoyables. Acceptant désormais le fait républicain, ils exigent que le pouvoir soit incarné par un père populaire.

Antisémite de ­culture

Voilà pourquoi Boutang finira par soutenir la Ve République gaullienne : « Pour Boutang, de Gaulle réunit les fils de l’histoire de France en coiffant la ­monarchie d’un bonnet de Marianne », résume Jean-François Colosimo. Voilà aussi pourquoi Boutang peut inspirer une partie de la droite contemporaine, comme en témoigne Jérôme Besnard, essayiste et membre de l’équipe de campagne de François Fillon : « Boutang a compris que la crise de légitimité produite par 1789 était toujours ouverte. Quand on l’a lu, on sait que pour retrouver cette légitimité il ne faut pas avoir peur d’aller au peuple. Après tout, de Gaulle a réalisé son coup d’État sans qu’un seul coup de feu soit tiré… » Et en dernière instance, là encore, toute légitimité d’avenir exige de renouer avec l’héritage spirituel de la France.

Pourtant, cet héritage est-il exclusivement chrétien ? Après la filiation et le pouvoir, nous voici venus au troisième enjeu, celui de la civilisation. Par rapport à Maurras, Boutang a peu à peu ­accompli, ici, un déplacement encore plus douloureux. Antisémite de ­culture, auteur de textes et de gestes où suintait la haine des juifs, Boutang a fini par considérer que le nouvel esprit du sionisme prenait le relais d’une chrétienté défaillante.

Alors que l’Europe politique devenait une construction supranationale, Boutang regardait Israël avec tendresse, car à ses yeux cette nation perpétuait les formes que l’Europe abandonnait : un État souverain, un peuple en armes, une identité millénaire. « L’homme européen ne se trouve pas éminemment en Europe, ou n’y est pas éveillé. Il est, paradoxe et scandale, en ­Israël », écrivait Boutang dans son journal, La Nation française, en juin 1967, à la veille de la guerre des Six-Jours. 

Une nouvelle alliance judéo-chrétienne 

Cinquante ans plus tard, alors que des figures de droite, comme l’ancien ­ministre de la défense Hervé Morin, appellent à « israéliser » la France en termes sécuritaires, les textes de Boutang nourrissent les arguments de [ceux qui prônent une nouvelle alliance judéo-chrétienne : « Le lien de Boutang avec Israël, c’est le lien non seulement avec l’origine du christianisme, mais aussi avec l’origine comme telle, qu’il faut sans cesse reconquérir, assure ­Olivier Véron, le patron des provinciales, qui republie des classiques de Boutang, dont Reprendre le pouvoir (1978). Quand on prétend faire face au terrorisme islamiste, on ne peut pas se contenter d’invoquer la République, il faut remonter aux sources de la civilisation occidentale, à ses sources juives et chrétiennes, qui fondent l’idée d’une société. Pour Boutang, cela impliquait de désobéir à Maurras, qui défendait l’héritage catholique sans prendre au sérieux la spiritualité. »

Et de fait, qu’il ait pensé la filiation, le pouvoir ou la civilisation, à chaque fois Boutang a relancé l’héritage de Maurras dans une forme d’infidélité fidèle qui ne pouvait le laisser en paix : « Boutang n’a jamais vraiment trahi Maurras, note François Huguenin, spécialiste de l’Action française. En 1942, il a rejoint Giraud en Algérie, pas de Gaulle. De même, il n’a jamais rompu radicalement avec l’antisémitisme, comme l’ont fait les chrétiens après Vatican II. Dans les deux cas, pour lui, cela aurait été tuer le père ­publiquement. Or si Boutang a bien tué le père, c’est souterrainement. Un jour, il a failli me foutre dehors parce que je lui avais demandé s’il entretenait un rapport filial avec Maurras. Il hurlait : “Vous ne savez pas ce qu’est la ­paternité !” J’avais touché juste… »

En 1958, dans un article important ­publié par la revue Esprit, l’historien Jacques Julliard affirmait que la pensée de Maurras avait constitué le seul grand effort tenté, au XXe siècle, « pour donner à la droite française une doctrine ferme et cohérente ». Aujourd’hui, alors que les idées de cette famille politique ont à nouveau le vent en poupe, certains de ses enfants sont tentés de ­renouer avec Maurras.

Mais son nom est définitivement ­associé à l’aventurisme impuissant et à la collaboration sanglante. Désireux de se rebrancher sur cette tradition sans avoir à en assumer les erreurs et les compromissions, les nouveaux réactionnaires se tournent parfois vers Boutang, ce fils qui a mis à mort un père aimé et défaillant… pour mieux maintenir en vie sa famille. Par Jean Birnbaum

Le Monde n°22462 du 31 mars 2017. 

Reprendre le pouvoir, de Pierre Boutang, introduction de Olivier Véron, Les provinciales, 2016.

La Politique, la politique considérée comme souci, de Pierre Boutang, postface de Michaël Bar-Zvi, Les provinciales, 2014.

Le petit boutang des philosophes, introduction à la philosophie de Pierre Boutang, par Henri Du Buit, Les provinciales, 2016

Lire aussi dans Lafautearousseau ...

Notre premier commentaire de l'article de Jean Birnbaum

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Marine Le Pen largement en tête aux USA qui se passionnent pour son élection – Des chiffres réels

Ce graphique illustre la part réelle de la place que Marine Le Pen occupe dans les échanges en ligne en ce qui concerne l’élection présidentielle française. Les anglophones se passionnent pour l’élection de Marine Le Pen et plus particulièrement les USA: la moitié des conversations en ligne qui sont consacrées à la présidentielle française citent la candidate du FN. Il ne s’agit pas d’une estimation, mais bien de la somme des conversations réellement tenues en langue anglaise.

Dernière ligne droite

Dernière ligne droite d’une campagne électorale qui n’aura pas été banale, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle a été marquée par plusieurs traits dominants. En premier lieu, la fragmentation des partis politiques de gauche comme de droite à l’exception du Front national.

Le Parti socialiste a subi un grave discrédit de la part du chef de l’Etat, François Hollande, qui, à peine élu, s’est rallié à une politique libérale que n’aurait pas renié son prédécesseur, et à un alignement sur Washington en politique étrangère. On pourrait ajouter sioniste avec un Laurent Fabius aux Affaires et une inexistence quasi ontologique à Bruxelles. Rapidement sont apparus des « frondeurs » et, dans les faits, l’explosion en vol du PS. D’où la montée de Jean-Luc Mélenchon qui s’est empressé de limer son côté révolutionnaire en carton-pâte, arguant désormais que le socialisme, c’est lui. Benoît Hamon n’a ramassé que les miettes d’un PS où une bonne partie de ses élus s’est ralliée fissa à Emmanuel Macron pour tenter de sauver leur peau.

A droite, le paysage n’est guère plus uniforme. Dès la défaite de Sarkozy, la guerre de succession s’est ouverte. On se souvient encore de l’empeignage Fillon-Coppé. Et la primaire n’a rien arrangé qui a vu surgir les clans, ce qui, jusqu’alors, n’existait pas à droite. En fait, on a assisté à une querelle des ambitieux. On a vu ressurgir Sarkozy et ses troupes, Alain Juppé et ses supporters, un Bruno Le Maire et sa modernité et François Fillon, à poil ou presque. La victoire de François Fillon n’a laissé que des rancoeurs d’où cet enthousiasme glacé des ralliements. Il aura fallu la fallacieuse campagne médiatique contre Fillon pour que ressurgissent les rancoeurs et les clans. Ce fut très drôle de voir certains se draper de la toge de la moralité ! 

Sauf que Fillon, après une gestion calamiteuse des attaques contre lui puis sa femme, s’est dressé contre le Système allant jusqu’à le dénoncer en se posant d’un coup comme rebelle. Or, rebelle, c’est l’exacte position de la France d’en bas contre celle d’en haut. La France qui bosse, qui souffre, qui est au chomdu, contre la France de ceux qui profitent du système libéral et de la mondialisation heureuse. Rat des villes contre rat des champs, comme n’a pas manqué de le souligner Christophe Guilluy face à l’aveugle nébuleuse des intellos branchés, de tous les folliculaires médiatiques pour qui en dehors du politiquement correct, il n’y a pas de salut.

Sauf que ça a secoué aussi dans le Landerneau intello médiatique ou quelques manants ont osé d’autres problématiques au nom d’une liberté de penser trop longtemps confisquée : Eric Zemmour, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, Marcel Gauchet, Michel Houellebecq, Jean-Pierre Le Goff quand ce n’est pas, de manière plus feutrée, Jacques Julliard ou Régis Debray.

Reste le cas Macron. C’est un produit hors sol, situé au centre afin de ratisser large et sauver les meubles à gauche. Opération a priori réussie puisque même les mouches du centre droit se sont laissé prendre dans son filet. Mais, plus révélateurs de la démarche libérale mondialiste du candidat sont les soutiens des Jacques Attali, Alain Minc, Claude Bébéar, Philippe Aghion, Jean Pisani-Ferry, sans oublier l’inénarrable Daniel Cohn-Bendit. A eux seuls, ils sont déjà tout un programme.

Curieux personnage que ce Macron, sans épaisseur politique, sans passé, mais un présent boosté par le mainstream et une femme qui pourrait être sa mère. Curieux attelage. Macron est gonflé à l’hélium des illusions ou des impostures. Aller s’imaginer que les Français vont marcher dans la combine serait hasardeux.

Comme l’assène le croupier : « faites vos jeux », rien n’est joué d’avance et les Français sont facétieux. Si Marine Le Pen demeure le grand gueuloir des misères françaises, il ne semble pas, cette fois-ci encore, que nos compatriotes franchiront le Rubicon. Quoique ! Réponse sous peu…

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Les Nobel d'économie ont-ils vraiment signé une tribune contre Marine Le Pen ?

Le journal Le Monde a publié une tribune qui serait signée par 25 Nobel d’économie pour dénoncer "le programme antieuropéen" de Marine Le Pen. Or, on trouve parmi les signataires des Nobel qui ont formulé des critiques de fond contre l’euro et l'UE. Les signataires de cette tribune disent avoir « des positions différentes sur les sujets complexes que sont l’union monétaire et les politiques de relance. Cependant, nos opinions convergent pour condamner cette instrumentalisation de la pensée économique dans le cadre de la campagne électorale française. »

6a00d83451619c69e201b8d279b095970c-800wi.jpgJoseph Stiglitz aurait signé cette tribune. Faut-il rappeler quelques-unes de ses positions ? Dans La grande désillusion, il reproche au FMI d’avoir promu la libéralisation des marchés financiers par l’élimination des règlementations stabilisatrices que de nombreux pays en développement avaient conçues pour contrecarrer la volatilité des flux de capitaux, entrants et sortants. Il remarque que l’on avance sans preuve que la réglementation entraverait l’efficacité économique. A propos de la crise asiatique de 1997, Stiglitz souligne que la libéralisation de la circulation des capitaux a été le premier élément de la crise. Et que l’Inde et la Chine sont les deux grands pays en développement qui ont le mieux résisté à la crise. Ce n’est pas un hasard s’ils disposaient d’un contrôle sur les opérations en capitaux.

« Puis­que les flux accélérés de capitaux, entrants ou sortants, causent de gros problèmes, qu'ils engendrent ce que les économistes appellent de « grandes externalités » et de lourds effets sur les citoyens ordinaires qui n'ont rien à voir avec ces flux de capitaux, en raison des perturbations massives que ceux-ci provoquent dans l'ensemble de l'économie, l'État a le droit et même le devoir de prendre des mesures pour y faire face. »

Jean Tirole, prix Nobel d’économie en 2014 est un économiste français, aurait aussi signé la tribune du Monde. Pour Tirole, le financement des entreprises et leur gouvernance doivent être envisagés avec un axiome de base : la « shareholder value » – en français, la valeur actionnariale. Plus précisément, cette théorie affirme que l’entreprise n’a d’autre vocation que de maximiser les dividendes des actionnaires

Bernard Monot, stratégiste économique du Front National, donne des chiffres. Sortir de l’euro ? pas bien selon les Nobel. Mais comment faire pour retrouver notre souveraineté monétaire ? Elle n’existe plus depuis la loi du 3 janvier 1973, la loi Pompidou-Giscard qui retire à la Banque de France le pouvoir de créer la monnaie pour le confier aux banques commerciales, dites banques de second rang. Et elle est responsable de la dette. Sans la loi de 73, « reprise » au niveau européen, notre dette, serait dérisoire. Son poids serait supportable. Certes, celui qui le dit, Michel Rocard, n’est pas Nobel d’économie, mais il a été Premier ministre de F. Mitterrand.

A partir de 1974 on constate pour la France une croissance massive du chômage, une réduction drastique des effectifs de l'industrie et une réduction très marquée de la croissance. De 1950 à 1974, pendant vingt-quatre ans le taux de chômage au sens du BIT est resté constamment inférieur à 3 %. De 1975 à 2005, pendant les trente années suivantes, il s'est progressivement élevé pour atteindre 12,5 % en 1997 et 10 % en 2005. La cause habituellement avancée pour expliquer ce changement de paradigme, est la crise générée par le choc pétrolier de 1973. Grave erreur. Pour Maurice Allais, prix Nobel d’économie,

«En fait, une seule cause peut et doit être considérée comme le facteur majeur et déterminant des différences constatées entre les deux périodes 1950-1974 et 1974-2005 : la politique à partir de 1974 de libéralisation mondialiste des échanges extérieurs du GATT et de l'Organisation de Bruxelles et de la libéralisation des mouvements de capitaux dont les effets ont été aggravés par la dislocation du système monétaire international et l'instauration généralisée du système des taux de change flottants. Incontestablement l'évolution très différente de l'économie française à partir de 1974 résulte de la disparition progressive de toute protection du Marché CommunautaireEuropéen, de l'instauration continue d'un libre-échange mondialiste, de la délocalisation des activités industrielles, et de la délocalisation des investissements financiers. »

De ce constat, M. Allais tire plusieurs conclusions, toutes importantes, dont celle-ci : « Il est nécessaire de réviser sans délai les Traités fondateurs de l'Union Européenne, tout particulièrement quant à l'instauration indispensable d'une préférence communautaire. ».

Aux cinq critiques  les plus anciens de l’euro, Maurice Allais, Milton Friedman, Amartya Sen, Paul Krugman et Joseph Stiglitz, dès 2013 trois noms supplémentaires de prix Nobel d’économie s’étaient ajoutés : James Mirrlees (1996), Christopher Pissarides (2010) et Thomas Sargent (2011). Thomas Sargent évoque la sortie des pays « faibles  » comme une issue à la crise actuelle. Christopher Pissarides affirme que « si l’Espagne veut se sauver, elle doit revenir à la peseta (…) d’un point de vue économique, ce serait ce qu’il y a de mieux pour tout le monde. Dévaluer la peseta de 20% et recalculer la dette et les actifs espagnols sur cette base  ». James Mirrlees affirme que « l’Espagne a besoin de quitter l’euro, revenir à la peseta et imprimer beaucoup d’argent et l’utiliser pour les investissements publics souhaitables et pour des politiques en faveur de l’emploi ». Leurs analyses, leurs points de vue, leurs recommandations sont différentes mais ils se rejoignent sur une critique de l’euro. Et jamais ils n’évoquent le « danger » du FN, ou celui de son programme économique.

Michel Janva

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Discours de Marine Le Pen à Marseille (19/04/2014) I Marine 2017

Estrosi sifflé au meeting de Fillon à Nice, fait appel à la Shoah pour condamner ceux qui ne veulent plus de lui

Le président de la région PACA, Christian Estrosi (LR), est à la politique ce que la girouette est au gré du vent, il varie souvent de position.

Il avait déjà mis un pied chez Emmanuel Macron. Mais François Fillon remonte dans les sondages. Alors Christian Estrosi a rejoint lundi le meeting de Fillon à Nice et y a pris la parole. Mal lui en a pris. Car il a été copieusement sifflé par le public, et même largement hué lorsqu’il a cru utile de critiquer Marion Maréchal-Le Pen, qui « ne trouve rien à redire à la scandaleuse déclaration de sa tante » Marine Le Pen sur le Vel d’Hiv. La foule a réagi en criant des « Ça suffit! », « Ce n’est pas toi qu’on est venu voir! », lorsque le président de la région PACA a continué son discours en parlant des « propos antisémites de Jean-Marie Le Pen » ou de l’alliance entre Marion Maréchal-Le Pen et les identitaires niçois.

Vexé par tant d’hostilité à son égard, Estrosi a réagi en tweetant. Avec un sens de la victimisation particulièrement développé, Estrosi a quasiment tenté de faire passer ceux qui l’ont hué pour des révisionnistes.

« Je veux dénoncer ceux qui ont sifflé les élus de leur famille, la Shoah et ont eu ces comportements à l’égard des journalistes.»

On lui rappelle encore une fois le temps où il s’affichait avec le Front National ?

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Tepa debrief le débat à 11 2/3

Alerte rouge pour les classes moyennes : Macron veut leur mort

Sous ses allures de jeune premier, Emmanuel Macronn’a pas « un problème avec les classes moyennes », il veut tout simplement leur mort.

Nommé ministre des Finances le 26 août 2014, il avait commencé fort : moins de quatre mois après, le temps de préparer la loi de financement de la Sécurité sociale, il leur sucrait les prestations familiales. C’est-à-dire qu’il les modulait en fonction du revenu et les supprimait au-dessus d’un certain seuil. Au point que certains ont pu dire qu’elles étaient désormais réservées aux populations immigrées (les populations indigènes à faible revenu n’ayant, hélas, plus guère d’enfants). Le plafond du quotient familial avait déjà été baissé par Ayrault. Pour la première fois depuis la Libération, qui avait mis en place notre système d’allocations familiales, longtemps tenu pour un modèle, les Français n’y avaient plus tous droit. L’État a ainsi économisé un milliard. Ce projet avait déjà été agité par Juppé puis Jospin mais, jusque-là, il s’était heurté à la résistance du mouvement familial. Fatigue face à des assauts répétés ? Cette fois, il est passé sans difficulté. Il est vrai qu’il s’agissait d’une proposition parlementaire mais on sait que, en ces matières, le Parlement ne peut rien faire sans l’accord de Bercy. Derrière le quarteron de députées féministes qui avaient pris cette initiative, il y avait bien sûr Macron.

Son programme comporte deux allègement fiscaux majeurs : la suppression de l’ISF (pour les patrimoines financiers seulement) et celui de la taxe d’habitation, que presque tout le monde paye, mais qui, pour une moitié de la population qui ne paye pas l’impôt sur le revenu, est le seul impôt.

Par quoi remplacer ces allègements ? Cela n’est pas dit dans le programme qui a un caractère démagogique, mais on le sait par ailleurs : par un alourdissement de la taxe foncière, soit directe (il faudrait alors la doubler), soit sous la forme d’un loyer fictif venant s’ajouter au revenu imposable. Inutile de dire que cet alourdissement serait prohibitif pour certains foyers, dont beaucoup de retraités ayant laborieusement acquis leur petit pavillon tout au long de leur vie et qui sont déjà si lourdement imposés dans certaines communes qu’ils doivent consacrer à l’impôt foncier trois ou quatre mois de leur retraite. Cela ne gêne pas les promoteurs d’un tel projet, notamment Jean Pisani-Ferry, issu de France Stratégie, boîte à idées du candidat : c‘est délibérément qu’on veut, par là, obliger les Français à se détourner de l’immobilier pour les orienter vers les placements financiers

Les retraités évoqués devront donc vendre leur pavillon, redevenir locataires et acheter des actions. Il leur faudra « bouger ». En marche ! Il s’agit, en théorie, de réorienter l’épargne vers la production mais est-ce bien utile dans un pays comme la France qui regorge d’épargne ? L’autre grande forme de patrimoine populaire est l’assurance-vie. Là aussi, le candidat Macron se propose d’en abroger les avantages fiscaux pour l’imposer au taux unique de 30 %.

Exonérations aux deux extrémités de l’échelle sociale, alourdissement au milieu, ce sont bien les classes moyennes qui sont visées par le candidat Macron. La définition des classes moyennes a évolué avec le temps. Nous proposons d’y inclure tous les Français ayant un patrimoine, fût-il modeste, composé principalement d’immobilier (en général, la maison d’habitation). Cela représente environ 58 % de la population, dont une partie de la classe ouvrière, la majorité des natifs et, de fait, très peu d’immigrés. Tous ceux qui travaillent ou ont travaillé, excluant ceux qui sont assez riches pour ne pas avoir à le faire ou ceux qui vivent d’assistance. Comme dans la réduction des allocations familiales, on voit bien de quel côté penche Macron.

Déjà la loi Macron, transposant des directives européennes dont la philosophie est analogue, commençait à laminer les professions à statut (notaires, huissiers, en attendant les pharmaciens) qui, dans bien des banlieues, assurent encore un encadrement social minimum.

Il y a là plus qu’un choix politique ou social, il y a un choix de civilisation. Macron s’en prend à tous ceux, comme disait Brassens, « qui sont nés quelque part » (le chanteur en faisait partie !). À ceux qui ont une attache territoriale, un héritage reçu et à transmettre. Par derrière, le projet d’une société telle qu’en rêvent les élites mondialisées : des individus mobiles, sans culture, sans patrie, sans repères, sans attaches, « en marche » certes mais, comme les enfants qu’entraînait le joueur de flûte de Hamelin, en marche vers l’abîme.

Il vaut mieux que tous les gens de droite (et même de gauche) appartenant à la classe moyenne et qui envisagent de voter Macron aient cela à l’esprit.

http://www.bvoltaire.fr/alerte-rouge-classes-moyennes-mac...

19/04/2017

Hier soir sur TF1, Marine Le Pen a effectué « le Frexit en direct »

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Invitée hier soir de TF1, Marine Le Pen, partisan du Frexit – la sortie de la France de l’Union européenne – a exigé, et obtenu, d’apparaître sans que le drapeau européen soit placé derrière elle. Ce matin sur RTL, Pascal Praud a expliqué que cette demande était à la fois symbolique et justifiée.

Symbolique, car elle a opéré « le Frexit en direct, le Frexit avant l’heure ! »

Justifiée, parce que « le pavoisement des édifices publics – c’est le terme administratif – fait l’objet de textes précis : le drapeau tricolore français est le seul emblème qu’il convient d’arborer sur les bâtiments publics. Toutefois, le pavoisement des édifices aux couleurs de l’Europe est possible. Je ne dis pas que TF1 est un monument public, mais le drapeau européen n’a pas d’obligation juridique à être présent. Sur les portraits officiels des présidents, il n’apparaît qu’avec Nicolas Sarkozy. Constitutionnellement, l’étendard bleu-blanc-rouge est l’emblème de la nation. »

Pascal Praud a enchaîné :

« Si un candidat avait exigé le contraire – retrait du drapeau français au profit des seules couleurs européennes –, là ce n’était pas possible. Est-ce que Philippe Poutou peut imposer la faucille et le marteau ? Non, ce n’est pas constitutionnel. »

Et de conclure ainsi :

« Résumons-nous : Marine Le Pen refuse l’Europe fédérale, elle est souverainiste. Hier sur TF1, elle a joint l’image à la parole, ni plus ni moins. »

https://fr.novopress.info/

 

Polémique autour de Sens Commun : vers une redéfinition à droite ?

La polémique autour de Sens Commun est plus forte que celle qui avait eu lieu 'autour de la Droite populaire. On pressent par ailleurs que Sens Commun n'est pas un mouvement simplement électoraliste (seulement 7 membres sur 10 000 revendiqués ont été investis pour les législatives, et dans des circonscriptions difficilement gagnables, ce qui n'est pas le cas de NKM). Tout le monde s'attend maintenant à ce que Sens Commun entre au gouvernement si François Fillon était élu. Leur absence paraîtrait un désaveu. C'est un point de gagné pour eux. 

En revanche, ils ont été mis sur la défensive, alors qu'ils auraient pu réclamer le départ de Dominique Bussereau, Christian Estrosi et une clarification à François Baroin sur son laïcisme contradictoire avec les discours actuels de François Fillon. Pour les avoir défendus, contre Alain Juppé et Christian Estrosi notamment, François Fillon peut se considérer quitte de ce qu'il leur doit. Il leur a été rappelé qu'ils sont juste tolérés à LR. S'ils ont un ministère, ils auront donc intérêt à ne pas faire de vagues, car ils seront guettés et leur moindre écart (la presse dira "dérapage") sera pointé et sanctionné. C'est pourquoi c'est sans doute un scénario du type de Mme Boutin, qui les attend, au ministère du logement (avec le succès que l'on a connu sous Sarkozy...) - et non pas à la Famille, à l'Education ou aux Affaires sociales. Un scénario en 3 actes :  

  • acceptation de Sens Commun;
  • défense méritoire par François Fillon,
  • mais aussi risque fort de neutralisation.

Il faut dire que Sens Commun est bien utile (pour le moment) à François Fillon. Nous l'avons vu lors de la primaire LR : agitant le spectre d'un 2e tour Juppé/Sarkozy, ils ont appelé au vote utile en faveur de François Fillon, arrivé finalement largement en tête, très loin devant l'ancien président. Et Jean-Frédéric Poisson a ramassé les miettes. Pour le 1er tour, Sens Commun compte rééditer cette stratégie du vote utile. Et Christophe Billan ne s'en cache pas, ainsi que le rapporte Le Point :

"la force de frappe de cette task force militante permet d'atteindre, selon son président, "en instantané" près de 20 000 personnes, grâce à une stratégie numérique bien affinée qui utilise tous les outils, pas seulement le mail, mais aussi Facebook, Twitter, ou des applis comme What's App.

"Nous nous appuyons sur une architecture de réseaux en cascade, qui sont familiaux, professionnels et de conviction autour de chacun de nos membres, explique Christophe Billan. Le but, c'est de saturer ceux qui sont mobilisés et ceux qui pensent comme nous. On donne de l'information, on voit comment elle est perçue, comment elle se modélise, comment elle mobilise. Nous utilisons des expressions comme : l'unité du pays, protéger les plus faibles, redresser l'économie, préserver le bien commun."

Traduction : si vous avez peur de Macron, votez Fillon dès le 1er tour, ne vous dispersez pas à voter pour Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle ou François Asselineau... Et c'est bien le seul et unique objectif de Christophe Billan :

"Nous n'avons pas d'autre enjeu actuellement que de faire gagner François Fillon et de permettre une alternative crédible entre la posture révolutionnaire, la posture extrémiste et la vacuité de Macron. L'heure n'est pas venue d'évoquer un éventuel poste au gouvernement."

Et après ?

"Victoire ou défaite, après la présidentielle débutera un débat de fond sur ce qu'est la droite. Et Sens commun y aura un rôle à jouer en suivant notre intuition première selon laquelle le peuple de droite est à la fois conservateur – sur les valeurs – et libéral – pour aller vers un monde de progrès. Si on nous diabolise, c'est pour nous empêcher d'affirmer cette conviction."

Ce débat de fond sur la nature de la droite sera certainement le bienvenu. Et il ne devra pas éluder ce sujet rendu tabou par la gauche moraliste : l'alliance locale ou nationale de cette droite avec le Front National, contre cette gauche libertaire. Et pour briser ce tabou, il est évidemment essentiel que Marine Le Pen soit présente au 2nd tour cette présidentielle.

(merci à HV et FM)

Michel Janva

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Attentat : une élection sous haute tension - Journal du mercredi 19 avril 2017

Le Démagogue et son Crétin

Bernard Plouvier

Les années électorales sont éminemment favorables à la prolifération des spécimens de ces deux variétés, indissolublement accouplées, car, sans son cortège de crétins qui ne demandent qu’à être dupés, le démagogue n’est rien. Comme les hystériques et les psychopathes, le démagogue ne vit que du regard et de l’attention d’autrui.

Ceci n’a rien de spécifiquement français ni de moderne, on le reconnaît volontiers. Mais l’An 2017 en France est manifestement un grand cru de la démagogie et du crétinisme, au moins en deux registres : l’économie et la Nation.

À l’origine, le mot « économie » signifiait l’organisation de la vie au sein de la famille. Au XVIIIe siècle en Europe, l’on se mit à parler d’économie politique pour désigner la production et la distribution des produits, ainsi que l’organisation du travail au sein d’un État. Au XIXe siècle, on abrégea l’expression en « économie » et tout le monde comprit que l’on était passé du particulier au général.  

Quel que soit le système politique, économique et social, il y aura toujours des riches et des pauvres, et de façon légitime. Il est logique qu’un individu très travailleur et brillant gagne davantage d’argent que le crétin ou le paresseux. Il est évident que le sous-doué et le sous-productif n’ont pas droit aux mêmes salaires et primes que leurs antithèses. La véritable justice sociale repose sur le fait que chacun reçoive son dû, en fonction de ses seuls mérites.

Ce ne sont pas les disparités de fortune qui sont critiquables si elles reposent sur une activité honnête. C’est l’absence de reconnaissance du travail utile et la prime donnée aux techniques financières et à l’exploitation abusive du travail d’autrui qui sont ignobles… soit les deux fondements les plus évidents de l’économie globale.

Un État fondé sur l’éthique doit déterminer pour chaque emploi ce qu’est le juste salaire et faire participer les véritables travailleurs aux bénéfices de leurs entreprises. Est parfaitement illégitime la richesse gagnée sans effort ni mérite ou de façon malhonnête. L’État voué au Bien commun doit lourdement taxer le produit de la spéculation, assimilée au vol, et confisquer l’argent de la corruption et du crime organisé.

Si la définition de la démocratie est l’égalité de tous devant la loi, la justice sociale ne peut qu’être l’expression de la méritocratie. Pleurer sur la misère des sous-productifs et des sous-doués n’est d’aucun intérêt pour personne. Aux pauvres et à ceux qui sont destinés à le demeurer une génération après l’autre, par l’effet de leur bêtise, de leur paresse ou de leur médiocrité, certains ont voulu proposer un dérivatif.

Aux XIXe et XXe siècles, les sectateurs des Dioscures Marx et Engels se sont faits les chantres de la guerre des classes sociales, ce qui a enchanté les sous-doués haineux et violents. Les régimes fondés sur l’utopie communiste se sont effondrés sous le poids de l’inefficacité, liée à la sottise institutionnelle, à la corruption, au népotisme et au favoritisme, mais il demeure quelques dinosaures de la démagogie pour vanter la qualité de ce poison économique et social.

De nos jours, l’argent est redevenu la seule divinité adorable : tout est sacrifié au culte du profit maximum et immédiat. Et ce, pour enrichir toujours davantage la caste des super-riches : les grands actionnaires et leurs féaux serviteurs du petit monde des technocrates, des politiciens et des manipulateurs d’opinions publiques.

Le Système est vicié par la profonde sottise des jouisseurs amoraux qui dominent les milieux de l’économie depuis le début de l’ère mondialiste, quand les impératifs financiers l’ont emporté sur la logique de la saine entreprise : entre les années 1980 et 1995, selon les grandes zones planétaires. Les nouveaux maîtres, par leur irréflexion et leur cupidité malsaine, ont multiplié les motifs d’explosion sociale en tout pays évolué.

Ils ont lassé les meilleurs travailleurs en instaurant une instabilité professionnelle touchant non plus seulement les fainéants, les trublions et les médiocres, mais aussi les plus performants. Une société progresse quand les meilleurs – les plus intelligents, les plus inventifs, les plus efficaces, les plus travailleurs – peuvent espérer une promotion sociale, fondée sur leurs mérites. Ce fut toujours le stimulant des pauvres actifs et ingénieux, qui se hissaient, en une ou deux générations, au niveau des classes moyennes voire supérieures.

L’absurde société globalo-mondialiste offre trois grandes causes de déstabilisation personnelle et d’aspiration à la subversion politique et sociale.

1 - Ne plus pouvoir accéder à une fonction de responsabilité alors que les mérites personnels et les services rendus justifient cette promotion, et ce en raison d’un népotisme ou d’un favoritisme (de causes raciale, sectaire – religieuse ou maçonnique -, ou relationnelle, pour caser les rejetons des amis et des actionnaires ou les amants et amantes du moment).

2 - Pour un honnête travailleur, ne plus avoir la possibilité d’acquérir son logement du fait d’une spéculation immobilière effrénée, ou de le conserver à cause de l’instabilité de la vie familiale induite par le féminisme hystérique, qui banalise les divorces liés au désir de la princesse de dominer son mâle.

3 – La délinquance, la criminalité et l’activisme religieux d’immigrés issus d’autres continents et qui se comportent en conquérants, alors même qu’ils sont arrivés en mendiants.

Ce sont ces problèmes que d’authentiques gouvernants doivent s’attacher à résoudre et rapidement… avant que ne survienne l’explosion violente génératrice de morts et de dégâts.

Enfin, l’unique réponse à donner aux agités du bocal qui viennent à nouveau proposer à la Nation française le brouet marxiste, à la sauce bolchevique, léniniste, stalinienne, trotskiste, maoïste, castriste, etc. est de rappeler cette profonde vérité : la Démocratie ne repose que sur l’égalité des droits et sur la méritocratie. Il est vrai que ce sont les fondements des régimes populistes où la Nation est homogène.

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Général Martinez : « le devoir de réserve doit être rompu » !

D’anciens hauts gradés de l’armée française interviennent de plus en plus en politique. Pourquoi ? Quels dangers veulent-ils contrer ? Sputnik a interviewé le Général Martinez. Un entretien choc.

L’expérience militaire précède-t-elle la sagesse politique ? Certains ont pu le penser mais la période récente pourrait les contredire. Nous avons en effet observé un phénomène ces derniers mois, phénomène associé à trois noms, ceux des généraux Tauzin, Picquemal et Soubelet. Ceux-ci semblent cependant avoir échoué à faire entendre leur voix.

Le premier en essayant de se présenter à l’élection présidentielle, le deuxième en participant à des manifestations contre l’accueil de migrants et le troisième en rejoignant Emmanuel Macron avant de le lâcher, déçu devant les ralliements de personnalités du gouvernement sortant.

Mais un quatrième haut gradé de l’armée française prend maintenant la parole : le Général Martinez vient tout juste de publier l’essai Quand la grande muette prendra la parole (publié aux éditions Apopsix). Son argument est clair : face à la crise que nous traversons, l’armée a un rôle à jouer.

Ceci pourra faire peur à certains, alors affrontons les choses… écoutez l’entretien dans son intégralité :

Briser le devoir de réserve

« Les forces armées exercent un sacerdoce. Bien sûr, elles sont à la disposition d’un gouvernement, mais le sacerdoce s’exerce avant tout au service du peuple. Nous avons dû subir des drames inacceptables sur notre sol. (…)

Je considère que le devoir de réserve à un certain moment doit être rompu, c’est le devoir d’expression qui doit avoir droit, compte tenu de la situation que nous connaissons (…)

Quel est le rôle du politique, au sens noble du terme ? D’assurer l’unité de la Nation et la protection de la collectivité dont il a la charge. Aujourd’hui, ça ne semble plus être la priorité de nos responsables politique. (…) je les rassure : les militaires sont légalistes et légitimistes, il ne faut pas voir en arrière-plan de ce titre des velléités de coup d’État ! [Mais] le moment est venu de briser le silence pour provoquer le sursaut qui est nécessaire. »

Le défi migratoire

« Qui remettrait en cause l’apport de l’immigration depuis un siècle ou deux ? Personne. Le problème qui se pose aujourd’hui, c’est l’immigration massive, incontrôlée, injustifiée et qui plus est, une immigration hostile à notre civilisation, à notre culture. Certains nous parlent d’une immigration de portugais, d’espagnols, d’italiens, de polonais. Certes, mais cette immigration était européenne et donc de culture commune. L’assimilation a bien joué son rôle : dès la deuxième génération, les individus se sentaient Français. Là, le problème est différent, face à une immigration de culture totalement différente. Je parle de l’islam. Il y a un certain nombre de problèmes que l’on ne peut pas occulter (…) l’islamisme c’est l’intégralité de l’islam : la lecture du texte sacré à la lettre.  »

La rébellion de l’État-major français

« Les forces armées ont été réduites de 54 000 hommes entre 2008 et 2015. Le gouvernement du Président actuel prévoyait de réduire encore de 34 000 hommes. Soit près de 90 000 hommes. Or les missions n’ont pas été modifiées et depuis la fin de la guerre froide, nos forces armées n’ont jamais autant été engagées à l’extérieur. Et nous sommes aujourd’hui, compte tenu de la menace islamiste, contraints de faire intervenir celles-ci sur notre territoire. Ça pose énormément de problèmes au niveau des relèves. Arrive cette opération Serval [au Mali] (…). Le chef d’Etat-major des armées et les chefs d’Etat-major des trois armées, devant cet obstacle majeur, ont rendu compte au Ministre de la défense, en disant qu’ils étaient prêts à démissionner. Peu de citoyens le savent : s’ils avaient déposé leur démission, il y avait une bonne vingtaine de généraux prêts à suivre leurs chefs. Un précédent a été créé. (…) Il faut briser le silence pour permettre un sursaut. Le politique hésite beaucoup : s’il n’est pas mis devant des situations dramatiques, les décisions ne se prennent pas.  »

Des djihadistes parmi les migrants ?

« C’était une promesse de l’État islamique : il avait promis 500 000 migrants. Il faut savoir que dans le flux de ces migrants, il y a eu un certain nombre de djihadistes infiltrés : pour ceux qui ne voudraient pas le croire encore, je les renvoie aux différents attentats, notamment ceux du 13 novembre. Parmi les huit djihadistes, deux (…) avaient posé le pied sur le territoire grec le 6 octobre 2015. (…) Sur l’ensemble du territoire européen, ils ont réussi à installer un maillage. La menace non seulement est extérieure, mais aussi intérieure (…) quand on voit le nombre de djihadistes, des « enfants de la République Française » qui sont actuellement en Irak ou en Syrie sous le drapeau de l’État islamique (…) Je rappelle quelques faits qui se sont produits au cours des dernières années : une mutinerie sur le porte-avion Foch ou le cas de quatre militaires qui ont refusé d’être déployés en Afghanistan pour des raisons religieuses, ou notre ministre de la Défense, obligé de reconnaître en début d’année que nous avions d’anciens militaires français sous la bannière de l’EI. (…) Comment éviter la partition ? Les fameux ‘territoires perdus de la République’, c’est là que ça se passe. »

Une convergence des luttes

« Pour que nos chefs militaires, collectivement, brisent le silence pour provoquer ce sursaut, il faut qu’ils sachent qu’une bonne partie des citoyens français considèrent que l’institution militaire est l’un des rares à pouvoir un rétablissement de la situation. Comme briser ce devoir de réserve n’est pas dans la tradition, c’est aussi la responsabilité des citoyens (…) pour démontrer qu’ils sont prêts à manifester pour défendre leur identité. » 

Source: Sputniknews

http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/...

Roland Hureaux : D'une crise à l'autre : l'euro la mondilisation la France l'Allemagne

Pourquoi Marine est désignée comme l’ennemie à abattre?

Une campagne politique se nourrit aussi de symboles mais certains ne sont pas du goût des garde-chiourmes de  l’orthodoxie bruxelloise qui se ont émus de ce que Marine Le Pen ait demandé (et obtenu) de TF1  que le drapeau européen ne figure pas dans le décor  pour son passage dans l’émission politique Demain, Président . Le drapeau tricolore est bien  obligatoire quand il s’agit de pavoiser  les édifices publics notamment, mais nullement le drapeau européen. De symbole il est encore question avec le   « projet d’action imminente » selon le procureur de Paris, François Molins,  l’attentat projeté  visant potentiellement une personnalité politique engagée dans la présidentielle,  qui avait été décelé ces derniers jours par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).  Le converti  Clément B., 23 ans, proche de la communauté tchétchène de Nice  et Mahiedine M., 29 ans,  deux suspects, fichés « S » de nationalité française qui se sont  connus en 2015  à la prison de Sequedin (Nord), incarcérées alors  pour des faits  de droit commun,  ont été arrêtés  hier  à Marseille. Des armes,  un sac de boulons,  une caméra Gopro et  trois kilos d’explosif artisanal TATP ont été découverts dans leur appartement. Un explosif instable, difficilement transportable, qui laisse penser aux enquêteurs que les islamistes voulaient  frapper certainement  la capitale phocéenne, là où Marine Le Pen tient justement une grande réunion publique ce soir…  Fous d’Allah qui ont  utilisé  ces derniers jours  des armes chimiques contre l’armée irakienne à l’offensive  contre les milices de l’Etat  Islamique (EI) ,  et qui ont encore ensanglanté la Syrie samedi. Un attentat-suicide mené aux abords d’Alep  par  les djihadistes combattant la République Arabe Syrienne,  au bilan terrible - au moins 126 personnes tués, dont 68 enfants. Ce sont encore et toujours les personnalités les plus résolus à résister, les Etats clés qu’il s’agit  de déstabiliser, d’éliminer, qui sont visés par les partisans du chaos et autres illuminés plus ou moins manipulés…

Dans ce climat inquiétant, devant les périls encore plus nombreux qui s’accumulent à l’horizon, c’est de lucidité, de fermeté, d’ordre, d’un cap clair,  dont les Français ont besoin à la tête de la France et non d’un   grand diseu petit faiseu  interchangeable,  du même acabit que ceux que nous subissons  depuis des décennies. Le tout  dernier sondage  Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI indique pourtant que nos compatriotes continueraient à qualifier Emmanuel Macron pour le second tour avec  avec 24% des intentions de vote,  dans un mouchoir de poche avec Marine Le Pen créditée de 23% des suffrages.  Selon cette même enquête François Fillon devancerait Jean-Luc Mélenchon d’une courte tête ( respectivement 18,5% et 18%), loin devant Benoit Hamon (8%),  Nicolas Dupont-Aignan  (4%) ,  Philippe Poutou (2%)

Restons dans le domaine de la symbolique évoqué plus haut, puisque un article du Point   nous révèle le lieu initialement prévu pour la rencontre programmée rencontre  aujourd’hui  entre François Fillon et Alain Juppé.  « Pour immortaliser la poignée de main de la réconciliation avec le Bordelais »,  la rencontre dans les  « les couloirs de l’école 42 de Xavier Niel »  a finalement été « annulée par crainte d’agitation estudiantine autour des affaires –, elle aura finalement lieu dans l’entreprise Deezer à Paris. »

On reste ainsi  assez stupéfait par ce choix  premier car ce n’était pas tant le risque de l’agitation estudiantine qui aurait fait mauvais effet que  celui  d’un lieu appartenant  à Xavier Niel, passé du minitel rose à la téléphonie,  soutien officiel d’Emmanuel Macron, patron de l’opérateur de téléphonie Free  associé avec le militant milliardaire rose  Pierre Bergé  et  le banquier Matthieu Pigasse, tous trois à la tête du groupe Le Monde, L’Obs, Télérama, La Vie, Courrier International.… Personnalité symbolisant là aussi la mainmise des grands groupes financiers sur l’information. 10 milliardaires possèdent ainsi  90 % des quotidiens nationaux,  des télévisions et radios de grande audience.  Outre l’attelage Niel-Berger-Pigasse,  on peut citer Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Vincent Bolloré (Canal+), Martin Bouygues (TF1, LCI, TMC…),  Serge Dassault (Le Figaro), Patrick Drahi, autre soutien affiché de M. Macron, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), François Pinault (Le Point),  Arnaud Lagardère (Europe 1, Elle, Paris-Match...)…

Gros médias qui privilégient l’idéologie dominante et servent de chambre d’écho aux adversaires du FN.   Le Monde est toujours à la manœuvre dans les grandes occasions, ce fut le cas encore ces dernières heures dans cette toute dernière ligne droite avant le premier tour, avec la mise en ligne d’une tribune à charge de de  25 Prix Nobel, dénonçant  le programme eurosceptique  du Front National,  dans laquelle même  Joseph Stiglitz  est convoqué pour y aller de son admonestation obligatoire.   Mais nous ne sommes plus ici dans la raison objective, il s’agit de faire oeuvre de militantisme, comme le note implicitement d’ailleurs la déclinaison francophone du  Huffington Post dirigé par Anne Sinclair: « Si Joseph Stigtlitz refuse d’être associé au Front National, il a pourtant dressé un diagnostic sans pitié de l’échec de la monnaie unique dans son dernier livre L’euro : Comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe. »

Un quatrième pouvoir rappelle Benjamin Dormann dans Éléments,  qui a clairement fait son choix, en adoubant le leader d’En Marche! et en gardant sous le coude l’hypothèse Fillon en cas de qualification de ce dernier pour le second tour. Médias dominants qui  se taisent  sur « les zones d’ombres d’Emmanuel Macron, membre des Young Leaders (…) ce réseau franco-américain élitiste (…),  un des sept français participants au Groupe Bilderberg en 2014, aux côtés de  Fleur Pellerin, de François Baroin (promis au Poste de Premier ministre en cas de victoire de M.Fillon, NDLR), de Nathalie Nougayrède alors directrice du Monde  et d’Henri de Castries, président de ce puissant réseau d’influence internationale » et soutien de François Fillon . C’est ce même Henri de Castries qui fait le lien entre un Macron et un Fillon qu’il a intégré au groupe Bilderbeg. Soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, il apporté sa participation financière à la campagne de Hollande  en 2012.   Toutes choses qui permettent  de mieux comprendre pourquoi  Marine Le Pen est désignée comme l’ennemie à abattre par les tenants  du capitalisme planétaire d’obédience mondialiste,  avec une unanimité qui doit interpeller les Français note Bruno Gollnisch. 

https://gollnisch.com/2017/04/19/marine-designee-lennemie...

Conférence présidentielle n°5 : « La France face au défi terroriste » | Marine 2017

Marine et nos fondamentaux…au zénith face au déclin programmé !

drapeau-francais-300x225.jpegIl y avait la belle et très chaude ambiance des grands soirs, beaucoup de jeunes hier au Zénith de Paris où Marine tenait son avant dernière réunion publique (la prochaine est à Marseille mercredi) avant le premier tour. Une allocution perturbée quelques petites secondes par l’irruption d’une Femen sur scène, vite évacuée, et par la tentative de chahut d’une autre dans la salle, toute aussi vite refrénée. Si ces humanistes et progressistes aiment souiller nos églises, ces chiennes de garde de l’ordre libéral-libertaire ne se trompent pas en attaquant la candidate d’un mouvement incarnant en effet la défense de valeurs qui sont les piliers de notre civilisation helléno-chrétienne.  L’extrême gauche à capuche  s’est elle aussi manifestée. Éternels idiots utiles du capitalisme hors-sol, d’une euro-atlantisme qui en toute logique  désigne  le FN comme son adversaire le plus sérieux, les antifas se sont employés à créer un climat de violence autour du Zénith. Les policiers et les Français votant FN ont été agonis d’insultes, visés par des projectiles et des cocktails Molotov - ce fut le cas de Gilbert Collard et son épouse à leur arrivée sur place. Tensions qui ont débuté dés le rassemblement anti FN organisée la veille par les mêmes groupuscules immigrationnistes dits antifascistes,  avec le soutien des partis de gauche et d’extrême gauche,  et qui avaient pour but de dissuader patriotes parisiens et de la proche banlieue d’aller écouter Marine.

Les médias ont souligné que cette réunion hier soir a vu  Marine Le Pen revenir dans son discours aux fondamentaux frontistes, pointant notamment une vibrante défense pour la liberté des femmes menacée par la montée des violences physiques et  communautaristes,  le vœu d’un « moratoire immédiat sur toute l’immigration légale ». Il est vrai que la dénonciation des cinq i (immigration-invasion, inversion des valeurs dés l’école, insécurité endémique, islamisme radical prosélyte et terroriste, impôts confiscatoires…) est plus mise en avant dans cette dernière ligne droite avant le premier tour.

Il s’agirait pour la candidate national de se démarquer et de contenir l’embellie sondagière d’un Mélenchon reprenant des thématiques du FN  ( disparition des services publics, paupérisation de la France périphérique, dictature bruxelloise, ravage du capitalisme spéculatif, soumission à l’Otan…) et d’un Fillon martelant sa (re)découverte de l’identité française, de ses racines, les promesses de 2007 d’une maîtrise de l’immigration et de la pression fiscale pesant sur les ménages, nos commerçants-artisans, nos entreprises…

Au delà du calcul tactique qu’on lui prête, et qui n’est bien sûr pas absent d’une campagne, Marine a aussi plus profondément, à quelques jours du 23 avril, rappelé l’importance fondamentale de cette élection. Un scrutin déterminant en ce qu’il est « un enjeu de civilisation ». Civilisation dont tous les adversaires les plus sérieux du Mouvement national patriotique , du candidat du Grand orient socialo-trotskyste de la France (pseudo) insoumise, à celui de l’eurolibéralisme de l’attelage LR-UDI, se sont employés à abattre les murs porteurs par leurs (in)actions depuis qu’ils sont entrés en politique.

Un enjeu civilisationnel car nous sommes à la croisée des chemins, et la candidate du FN , elle l’a redit ce matin au micro d’Elizabeth Martichoux sur  RTL,  est  la seule à porter un discours  cohérent pour protéger la France et les Français, dans son refus des  deux fléaux enfantés par la mondialisation, un libre-échangisme destructeur et une immigration sauvage qui ne l’est pas moins;  deux faces d’une même médaille note Bruno Gollnisch que les Fillon, Macron, Mélenchon ne veulent ou ne peuvent appréhender  dans leur simultanéité.  

Un Emmanuel Macron qui était aussi hier soir en meeting à Paris, à  Bercy, dans une capitale boboland où il se sent chez lui, envoyant des bisous au public sous des projecteurs multicolores, façon nrj music awards...  Comme à son  habitude, le candidat de Hollande, Bruxelles, Minc, Attali, BHL, Soros, Merkel, et des fonds de pension yankees a dévidé la pelote de ses formules creuses, dénonçant  « l’enlisement » de la France « depuis vingt ans »… tout en louant le Jacques Chirac de la « fracture sociale »  – slogan , escroquerie marketing qui plait forcément au fondateur d‘En marche! - ,  dont les deux calamiteux septennats marqué par l’immobilisme ne sont pas pour rien dans le déclassement de notre pays… comme le fut à son niveau la participation de l’ex de la banque Rothschild au quinquennat Hollande.

Objet publicitaire (interchangeable) placé en tête de gondole  par un Système  tentant de sauver sa peau, l’inquiétante entourloupe  Macron, façonnée par des médias complaisants,  tiendra-t-elle jusqu’au 7 mai? Faut-il croire aux sondages qui démontreraient l’assise qui est la sienne au sein de l’électorat?  Sondages dénoncés par Alain Garrigou, fondateur de l’Observatoire des sondages, qui affirme  qu’ils « ne valent rien très longtemps avant l’élection, et quand ils commencent à valoir quelque chose, ils ont des effets sur les conduites. Ils encouragent notamment le vote stratégique au détriment du vote d’adhésion ».  Une élection marquée plus globalement par une stratégie visant à faire de M. Macron le candidat idéal face à Marine Le Pen, comme l’analyse Michel Geoffroy sur le site Polemia.  Les Français trancheront, espérons-le en toute connaissance de cause.

https://gollnisch.com/2017/04/18/marine-nos-fondamentaux-...

J'ai besoin de Marine. Diffusion du clip au meeting de Paris.

Face à la gauche, le vote utile, c’est Marine, pas Fillon !

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À quelques jours du premier tour, la pression de la part de certains supporters fillonnistes se fait plus intense, tant auprès des électeurs de Dupont-Aignan que de Marine Le Pen. Face à la gauche, le seul vote utile serait le vote Fillon car c’est lui qui aurait le plus de chances…

Ce paradigme ne résiste pas longtemps à un examen attentif. Même s’il convient d’être prudent sur les sondages, dans les projections du second tour, face à Macron, Marine Le Pen fait un meilleur score que Fillon. Elle est donnée entre 37 et 41 % alors que Fillon ne dépasserait pas la barre des 35 %. Par conséquent, si l’on s’en tient à un argument purement pragmatique, face à la gauche, il vaut mieux voter Marine que Fillon, notamment parce que ce dernier, au second tour, ne ralliera pas les classes populaires.

En réalité, lorsque l’on creuse un peu, on s’aperçoit que cet argument n’est souvent qu’un prétexte. Si véritablement la défaite de la gauche était la priorité de la droite, on ne comprend pas pourquoi les ténors de la droite n’hésitent pas à jurer qu’en cas de second tour Marine/Macron, ils voteraient sans hésiter pour Macron.

Bien plus : Gérard Larcher, l’un des soutiens les plus importants des Républicains, n’hésite pas à s’afficher aux côtés de la ministrable NKM, de la féministe LGBT Caroline Mécary, de BHL ou encore de Caroline Fourest à un rassemblement prétendument antiraciste prévu ce 18 avril à la Mutualité, avant de se décommander in extremis.

C’est dire si le champion de la droite des « valeurs » présente des gages de rupture peu rassurants.

Mes amis, ne cédons pas à l’affolement de dernière minute et gardons le calme des vieilles troupes. Le véritable enjeu de cette élection n’est ni économique ni budgétaire, même si ces questions sont essentielles. L’enjeu est civilisationnel. Il s’agit de préserver ce qui reste de la substance même du peuple français, de son identité face à un raz de marée migratoire voulu notamment par un patronat irresponsable, en particulier le MEDEF qui y voit une main-d’œuvre bon marché. Et face à ce raz de marée, Marine a plus qu’une longueur d’avance sur un François Fillon qui, en 2004, se déclarait favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe et qui, trois ans plus tard, a fait ratifier par voie parlementaire un traité que les Français avaient pourtant massivement rejeté.

Le vote utile, c’est un vote pour ses convictions et non pour des hommes qui ont contribué pendant des décennies, lorsqu’ils étaient ministres, au déclin de la France. Pourquoi feraient-ils demain ce qu’ils n’ont pas fait hier ?

Alors, dans cette dernière ligne droite, chaque voix patriote comptera et chacun doit encore se mobiliser pour convaincre les indécis et les hésitants de voter Marine Le Pen. Comme le disait le général et théoricien militaire Carl von Clausewitz, « la victoire appartient à ceux qui tiennent le dernier quart d’heure »

http://www.bvoltaire.fr/face-a-gauche-vote-utile-cest-mar...

Marine Le Pen : « Le 23 avril, ne vous trompez pas ! » | Marine 2017

L’hebdomadaire Minute craint l’abstention des électeurs de droite

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Minute-Présidentielle-Droite-251x350.jpgPour l’hebdomadaire Minute, qui affiche en Une un panneau « Pêche interdite », le principal risque du scrutin de dimanche est celui de l’abstention des électeurs de droite :

« Hier imperdable pour la droite, l’élection présidentielle est devenue imperdable pour la gauche ! Après cinq années de Hollande ! Aux fous ! Tout cela parce que les électeurs de droite, ultra majoritaires, se demandent s’ils vont aller voter ou songent à apporter leur suffrage à un petit candidat » :

« On arrête les conneries ? »

« Les électeurs de droite ont des états d’âme », assure Minute :

« Les uns parce que Marine Le Pen n’a pas fait campagne sur l’identité, semble considérer que l’islam a toute sa place dans notre pays dès lors qu’il est “modéré“, et défend les “acquis sociaux“ comme les 35 heures ou la retraite à 60 ans. Les autres parce que François Fillon s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture, alors qu’il s’était présenté comme le candidat vertueux qui venait rompre, sur la base d’un programme libéral-conservateur plébiscité par les électeurs de la primaire de la droite et du centre, avec les années Sarkozy couronnées, si l’on peut dire, par les multiples mises en examen de celui-ci. »

« L’issue du premier tour, insiste l’hebdomadaire, ne dépend que d’une chose : du coup de pied aux fesses que les électeurs dont le cœur penche à droite vont se donner, ou pas, pour que les deux seuls candidats de droite ayant une chance de l’emporter s’opposent au second tour et que nous soyons débarrassés de la totalité des postulants de gauche. »

« Un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, explique Minute, ce ne serait pas seulement l’assurance d’être débarrassés des différents gauches pour cinq ans, ce ne serait pas seulement la configuration la plus favorable pour que Marine Le Pen accède à l’Elysée, ce serait aussi, vis-à-vis de François Hollande qui rêve de survivre par procuration en soutenant Emmanuel Macron, vis-à-vis des puissances financières qui ont également misé sur le jeune loup du progressisme libéral-libertaire, vis-à-vis des juges qui croient pouvoir faire l’élection, vis-à-vis de tout le système politico-médiatique qui ne songe qu’à sa perpétuation, un gigantesque bras d’honneur »

Et de conclure ainsi :

« Le bras d’honneur à tous ceux qui nous emmerdent depuis un demi-siècle, c’est le vote et c’est le vote à droite ! »

https://fr.novopress.info/

La fin d’une République ou la promesse d’un nouvel État ?

Bernard Plouvier

La mocheté morale de la campagne de la présidentielle (et ce sera pire lors des législatives suivantes) ne fait que révéler la profondeur de notre déchéance : la Nation française, submergée d’inutiles alluvions d’origine extra-européenne, est aveulie, vulgaire, minable.

Cela n’est nullement une nouveauté dans l’histoire de la France. L’époque des ultimes Mérovingiens puis celle des derniers Carolingiens, la Guerre de Cent Ans, le règne du controversé Louis XVI, les années 1899-1912, la triste décennie 1931 sq. furent des exemples de dépression de la volonté nationale et de vie végétative, suivies d’un extraordinaire regain d’activité, souvent brouillonne, mais pleine d’énergie et de gloire, donnant naissance à ces mythes historiques qui soudent la collectivité

L’on se moque des turpitudes et des crimes d’un Charlemagne ou d’un Philippe II (devenu Auguste, soit : un roi qui se voulait l’égal de l’Empereur germanique, après la victoire de Bouvines) ; l’on n’a rien à faire des guillotinés de la Terreur et des agissements des soudards de 1792 à 1805, des offensives stupides et criminelles d’un Joffre ou d’un Foch, ou encore de l’énorme part de supercherie des « épopées » gaulliste et de la Résistance.

Il suffit que ces actions aient fait rêver la Nation et, qu’en dépit de leurs échecs apparents, de leurs erreurs et/ou de leurs imperfections, une Jeanne d’Arc, un Napoléon, le Pétain des années 1914-18 et de l’An 40, le De Gaulle du 18 juin 1940 et quelques héros qui ont laissé une trace dans l’histoire nationale, servent d’exemples (ou d’archétypes, comme disent les savants).

Tout (ou presque) est faux dans l’histoire telle qu’elle est racontée par les aèdes officiels des universités & des media, mais cette narration fortement idéalisée est indispensable à la vie d’une Nation : elle soude la collectivité et enseigne les vertus de noblesse et d’abnégation au service de la collectivité, du dévouement à l’État lorsque ses chefs en paraissent dignes, éventuellement du sacrifice suprême pour la grande cause.

De fait, rien n’est enthousiasmant, ni même beau dans la Ve République agonisant dans les malversations et l’absence de fierté nationale, parce que ses soi-disant élites se sont vendues aux multinationales, se vautrant avec délices dans le monde du fric aisément gagné et du mensonge de propagande. On veut bien reconnaître que l’un ou l’autre des candidats inconnus sont sincères et prononcent des paroles qui ne sont pas sottes, mais qui va suivre des cuistres de sous-préfecture ?

Ce n’est pas d’un Président de la République, comme elle en a trop vus, dont la Nation a besoin, mais d’une grande aventure – que l’on peut nommer « projet politique », si l’on n’est pas trop écœuré par l’adjectif, dénaturé par des milliers d’élus inefficaces, ineptes et trop souvent malhonnêtes.

Comment croire que ces guignols qui se succèdent à l’Élysée depuis quelques décennies pour faire tous la même politique du chien crevé dérivant au fil de l’eau – une politique qui leur est dictée par le Pouvoir économique – pensent, ne serait-ce qu’une seconde, à l’intérêt de la Nation française ?     

En favorisant l’avortement de complaisance des Françaises de souche européenne et en important plus de dix millions d’Africains et de Proche- et Moyen-Orientaux ? En implantant l’islam djihadiste et en laissant s’implanter deux mille cités de non-droit sur le sol national ? En laissant se détruire l’industrie française et en bradant l’agriculture aux multinationales de la distribution ? En amusant la galerie avec de faux problèmes de soi-disant écologie, qui servent à mieux vendre d’onéreux produits de substitution ou à taxer davantage les contribuables ?

Que les électeurs veuillent bien méditer un instant sur leurs buts de vie et sur l’avenir de leurs enfants. Que, surtout, ils veuillent bien penser par eux-mêmes, en faisant abstraction du bourrage de crânes des media télévisés, tous – même les chaînes financées avec l’argent public – aux ordres du Pouvoir économique.

Le bon gouvernement est celui qui s’occupe exclusivement du Bien commun… et l’on ne peut guère attendre d’un affairiste qu’il se consacre à la communauté. La propagande actuelle est de type individualiste, car, en persuadant chacun qu’il est un petit roi ou une jolie princesse, cette propagande permet de noyer les véritables problèmes de fond sous une avalanche de petits besoins et de jouissances au quotidien.

L’avenir de la France, l’avenir du continent européen – étendu de l’Islande à Vladivostok – sont en passe d’échapper à leurs maîtres légitimes. Il est temps d’ouvrir les yeux et de se poser les bonnes questions : celle de l’adéquation d’un continent et de son peuplement, celle du but d’un État et d’un gouvernement. Par le peuple, pour le peuple… ou le néant.

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Terre de Sport n°10 : Rétromobile, sport rétro sur internet, la Soule, sport et armée française

07:39 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Alain Juppé ne soutiendra pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens Commun

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Philippe Carhon