
“Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde”. Cette phrase devenue célèbre de Camus s’applique amplement au triste débat engagé sur le “séparatisme” à l’Assemblée. Camus entendait d’abord dénoncer le mensonge, celui qui par les mots tend à voiler la réalité, celui qui par le travestissement du langage veut modifier l’apparence des choses et des faits. “Le projet de loi visant à lutter contre le séparatisme et les atteintes à la citoyenneté, à apporter des réponses au repli communautaire et au développement de l’islamisme radical, en renforçant le respect des principes républicains et en modifiant les lois sur les cultes” est un bel exemple de mensonge institutionnel.







