Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Après vous avoir alerté pendant des semaines sur la seconde vague et la stratégie « stop and go » ou du confinement en « Yo-Yo », nous y sommes. Et même les plus sceptiques seront obligés de reconnaître, non pas la réalité de la maladie, puisque nous avons les « cenéqunegripetistes » d’un côté et les « portonsnosmasquesquandmêmistes » de l’autre mais au moins la réalité de ce qui arrive à savoir qu’ils soient d’accord ou pas, ils se prennent 135 euros d’amende dans le cadre d’un couvre-feu de plus en plus vaste et étendu. Je vous ai « presque » tout dit et annoncé des différentes phases. Evidemment, ce n’est pas terminé. Ceux qui veulent comprendre et lire entre les lignes comprendront. Ceux qui ne veulent pas, et bien, je leur souhaite tout le meilleur.
De la même manière que quelqu’un a dit « et pourtant elle tourne », malgré les critiques et les commentaires pas toujours très sympathiques, je peux vous le dire…. « et pourtant on va reconfiner ».
Nous allons reconfiner. Un peu, beaucoup, moyennement, seulement le week-end, en laissant les écoles ouvertes idéalement et en les fermant à l’ultime moment, mais nous allons reconfiner. Ce n’est qu’une question de temps, de jours, peut-être même avant la rentrée scolaire de la fin de nos vacances de la Toussaint. Peu importe le nom donné à cette seconde phase. Le mot confinement sera peut-être même savamment évité, mais c’est de la sémantique pour neuneus. Dans les faits, les mesures de restrictions sociales seront à nouveau très fortes et pas drôles du tout.



La presse de ce matin (le Figaro), rend compte des cogitations en cours, dans les coulisses du pouvoir politique, pour reporter sine die, le cas échéant, les élections régionales et départementales, prévues en mars 2021 et les premières interrogations, dès lors, sur les conditions de tenue des élections nationales de 2022… Le prétexte tout trouvé? l’épidémie de covid 19. Cette crise sanitaire a justifié la suspension de la première des libertés publiques, celle d’aller-et-venir en mars-avril 2020, imposant une assignation à résidence de la population française, pour un résultat plus que douteux. Aujourd’hui, elle justifie une nouvelle mise en cause de cette liberté fondamentale, avec un couvre-feu quasi général qui rappelle, simplement, ce qu’il doit rappeler de l’histoire de France. Ces politiques ont débouché sur le sacrifice de toute une profession de la restauration, c’est-à-dire ces centaines de milliers d’emplois de petits artisans. Pire, elles ont plongé une génération entière, celle des 20-35 ans dans le marasme du chômage de masse et du désœuvrement. Aujourd’hui, après la liberté, c’est la démocratie, le suffrage universel, qu’il serait question de suspendre. Le prétexte du covid19 est monstrueux de mauvaise foi: les transports où s’entassent les usagers, les commerces, grandes surfaces et autres, les services publics accueillant du public, les écoles, les universités, fonctionnent, et partout dans la rue, d’interminables files d’attente. Des élections peuvent de toute évidence être organisées dans la plus absolue sécurité (protections, files organisées, etc.), des conditions infiniment plus sûres que celles des transports, voire même en recourant au vote électronique. Reporter les élections territoriales en jouant sur la peur serait un violent attentat contre la démocratie française, une première étape vers le truquage des élections présidentielles et législatives, de 2022.

Par deux fois, le 24 et le 25 octobre, Erdogan a explicitement insulté le tenant du pouvoir parisien, l'accusant de troubles mentaux, à la suite de son discours de la Sorbonne. Difficile dans ces conditions de ne pas donner raison à un Clément Beaune, secrétaire d'État aux affaires européennes, quand il dénonce "une volonté de déstabilisation" de la France de la part gouvernement turc. Dans un tel contexte on peut légitimement conclure que "ce n'est pas un hasard s'il n'y a pas eu de condamnation officielle", par la Turquie, de l'immonde attentat du 16 octobre.