
Les élections sénatoriales se sont déroulées hier dans l’indifférence la plus totale des Français. Dans la Ve République, l’exécutif l’emporte sur le législatif. Celui-ci n’existe que dans la mesure où il y a cohabitation et lorsque la majorité de l’Assemblée nationale soutient un gouvernement opposé au Président de la République. Le quinquennat et l’élection des députés dans la foulée de celle du Président a fermé cette hypothèse pour donner systématiquement au Chef de l’Etat des majorités introuvables. Et cette fois, elle est à peine croyable par son mélange d’incompétence et de soumission. L’Assemblée vidée de son rôle de contrôle du gouvernement comme l’ont montré les commissions d’enquête dirigées depuis l’Elysée, le Sénat dont le rôle est marginal depuis 1959, incarne une opposition limitée dans la forme et presque nulle sur le fond.




Marc Rousset


