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Armée : 295 milliards € en 7 ans - Journal du Jeudi 8 février 2018
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La France confrontée à l’islamisme, par Ivan Rioufol

Alors que des femmes iraniennes défient le pouvoir islamiste en ôtant leur voile en public, alors que des femmes kurdes, cheveux au vent, prennent les armes contre l’Etat islamique et désormais contre les forces turques dans la région d’Afrine (Syrie), la chanteuse d’origine syrienne Mennel Ibtissem a choisi d’apparaître, samedi soir sur TF1, les cheveux enturbannés. Son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, Hallelujah, a emballé le jury de The Voice. Il n’en reste pas moins que Mennel, jolie et talentueuse jeune femme, ne cache rien de ses sympathies, à en juger par l’historique de ses tweets. Une proximité intellectuelle semble notamment apparaître avec le prédicateur islamiste Tariq Ramadan. Ce défenseur de la visibilité de l’islam, notamment à travers le port du voile ou du turban, a été placé en détention provisoire pour des accusations de viols.
Dans le contexte aussi tendu que celui que connaît la France, il y a de la provocation de la part de Mennel Ibtissem à se présenter, faussement ingénue, sous un tel signe de ralliement à l’islam politique. D’autant qu’inciter la femme à se couvrir les cheveux souligne sa soumission dans la culture islamique. Le Coran est empli de préceptes qui infantilisent et dévalorisent la femme. Ainsi, par exemple, de la sourate 5, verset 6 (La table servie) qui, donnant des conseils de propreté, ne craint pas de douteux amalgames : “Si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouvez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et sur vos mains”…
La propagande islamique sait user de tous les moyens pour tenter de subvertir la société française et de fracturer son unité. La banalisation du voile ou de ses dérivés est une manière parmi d’autres d’imposer en douceur un séparatisme de fait dans une société que les islamistes voudraient de plus en plus multiculturelle. C’est d’ailleurs là tout le combat de Ramadan, qu’il est peut-être en train de perdre après les révélations sur ses comportements machistes et violents. Le théoricien de la réislamisation de la communauté musulmane européenne, et plus spécifiquement française, aura en tout cas beaucoup de mal, cette fois, à se présenter en victime.
C’est sur ce registre, surexploité, de la victimisation des minorités que le terroriste “français” Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort à Paris le 13 novembre 2015, s’est brièvement présenté, ce lundi matin, devant la justice belge, à Bruxelles. Il doit y être jugé pour sa participation à la fusillade ayant précédé son arrestation, en mars 2015, dans le quartier de Molenbeck. “Je n’ai pas peur de vous”, a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’il ne parlera pas d’avantage : “Mon silence ne fait pas de moi un criminel (…). Je place ma confiance en Allah (…) Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité à part Allah (…) Ce que je constate, c’est que les musulmans sont jugés, traités de la pire des manières, impitoyablement, il n’y a pas de présomption d’innocence”. Les familles des victimes apprécieront. Mais Abdeslam est déjà, lui aussi, un héros pour certains.
Ivan Rioufol
Texte daté du 5 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol
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Coup d'arrêt européen à la PMA sans père
Les Juristes pour l'enfance se réjouissent de ce revers du lobby LGBT :
"La Cour européenne des droits de l’homme vient de rendre ce jour sa décision dans l’affaire Charron and Merle-Montet v. France. Deux femmes mariées s’étant vues refuser une insémination artificielle par un hôpital français ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme. L’hôpital n’avait fait qu’appliquer la loi française qui ne prévoit la PMA que pour compenser un problème d’infertilité pathologique, médicalement diagnostiquée selon les termes de l’article L 2141-2 du Code de la santé publique. Elles invoquaient une prétendue atteinte à leur vie privée et une prétendue discrimination subie par rapport aux couples homme/femme ayant accès à la PMA. La Cour européenne n’examinera pas leur requête car les intéressées n’ont pas épuisé les voies de recours internes. Mais, en tout état de cause, ni la vie privée des intéressées, ni l’égalité ne sont en cause ici.Vie privée des femmes ?
Les femmes revendiquent leur autonomie à avoir des enfants de la manière qu’elles choisissent ; pourtant, dès lors qu’elles sollicitent le législateur, elles cessent d’être autonomes et le comité d’éthique ne peut que constater l’évidence : ce qui est revendiqué comme une « libre disposition de soi requiert d’impliquer les autres (corps médical, tiers donneur, enfants, société) » (CCNE, Avis n° 126 du 15 juin 2017 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP), p. 6). En effet, les femmes qui invoquent leur prétendue autonomie, en réalité exigent de la société qu’elle leur fournisse du sperme. Comme le relève encore le comité d’éthique, la liberté des femmes de procréer, ou non, « lorsqu’elle s’exerce dans la sphère privée, que les femmes soient seules ou en couple, n’autorise pas de droit de regard de la société […]. Mais, lorsqu’il est demandé à la société de reconnaître une possibilité d’accès à des techniques médicales jusqu’à présent réservées aux infertilités de nature pathologique, il est de sa responsabilité de mettre en question les intérêts de ces femmes en les confrontant à d’autres intérêts » (avis p. 18). Or, l’organisation légale de l’insémination de femmes seules ou en couples de femmes priverait, de droit, les enfants concernés de père. Une telle loi, organisant l’effacement du père, méconnaîtrait les droits de l’enfant garantis par la Convention internationale des droits de l’enfant selon laquelle l’enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux.
Discrimination ?
Il faut rappeler que les couples homme/femme n’ont pas droit à la PMA, mais n’y ont accès que s’ils souffrent d’une infertilité médicalement diagnostiquée. Les couples homme/femme fertiles, qui n’ont pas accès à la PMA, ne subissent de ce fait aucune inégalité, pas plus que les femmes seules ou les couples de femmes. L’égalité ne signifie pas de traiter tout le monde de la même manière mais seulement ceux qui sont dans la même situation ou des situations équivalentes. Or, une femme seule ou en couple de femmes ne sont pas dans une situation équivalente, au regard de la procréation, à celle d’un couple homme/femme, vivant et en âge de procréer.
C’est pourquoi la Cour européenne des droits de l’homme a déjà validé la loi française sur la PMA, dans la décision du 15 mars 2012, Gas et Dubois c/ France (n° 25951/07, § 63). Alors que deux femmes se plaignaient de ce que la loi française réserve la PMA aux cas de d’infertilité pathologique, la Cour européenne a clairement jugé que la loi française n’était en rien discriminatoire de ce fait : « si le droit français ne prévoit l’accès à ce dispositif que pour les couples hétérosexuels, cet accès est également subordonné à l’existence d’un but thérapeutique, visant notamment à remédier à une infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement constaté ou à éviter la transmission d’une maladie grave. Ainsi, pour l’essentiel, l’IAD n’est autorisée en France qu’au profit des couples hétérosexuels infertiles, situation qui n’est pas comparable à celle des requérantes [couple de femmes]. Il s’ensuit, pour la Cour, que la législation française concernant l’IAD ne peut être considérée comme étant à l’origine d’une différence de traitement dont les requérantes seraient victimes ».
L’association Juristes pour l’enfance se réjouit de cette décision d’aujourd’hui par laquelle la Cour européenne refuse d’examiner une requête en faveur de la PMA sans père : il existe en effet suffisamment d’enfants privés de père par les malheurs de la vie, ce n’est pas à la loi d’organiser cette privation et cette souffrance."
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Les Conversations de Paul-Marie Couteaux : Renaud Camus - dernière partie
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La conférence d'Alban d'Arguin demain à Vervins fait du bruit : un grand article dans l'Aisne Nouvelle
Le débat de l’éolien n’a pas fini de faire tourner les têtes. D’un côté, des investisseurs toujours plus généreux et convaincants avec les élus locaux. De l’autre, d’irréductibles Thiérachiens qui défendent une ruralité et un paysage sans artifice. Entre deux, des habitants qui s’interrogent sur le bien-fondé de cette énergie tellement propre. Alban d’Arguin devrait demain soir apporter bon nombre de réponses aux questions que se posent les habitants de ce territoire, chaque jour un peu plus encerclé par des mâts pouvant atteindre 150 mètres de hauteur.
Le conférencier est l’auteur d’Éoliennes, un scandale d’État, publié il y a un an. Le livre qui se veut être un réquisitoire connaît un certain succès. Il apporte beaucoup d’éléments de réponses sur cette énergie qui brasse du vent. « L’éolien est en train de défigurer le pays », explique l’auteur. Ce dernier n’était absolument pas prédestiné à devenir un spécialiste de l’éolien.
Sept mois de recherche
C’est une expérience personnelle qui l’a amené sur ce chemin. « J’ai vu apparaître un projet à 600 mètres de ma maison et à l’époque, je n’avais aucune objection vis-à-vis de cette implantation à condition que visuellement ça ne gêne pas le paysage. Au final, une association s’est montée et on a réussi à stopper ce projet de six éoliennes. J’ai creusé le sujet pour mieux comprendre les origines du plan de l’éolien », détaille avec précision l’auteur. En 7 mois, Alban d’Arguin a collecté et recoupé de nombreuses informations sur le sujet en France mais aussi en Allemagne ou en Espagne.
Dans son ouvrage, tout y passe : la corruption des élus, le réchauffement climatique, la baisse du marché de l’immobilier ou les conséquences sur la santé. Pour l’auteur, « la santé des riverains à proximité des éoliennes est un scandale d’État et ce sont les gens qui souffrent qui payent eux-mêmes les éoliennes à travers la CSPE, la Contribution au service public de l’électricité. J’ai regardé sur ma facture, cette taxe représente un quart de la totalité de la facture qu’on est tous obligé de payer et comme si cela ne suffisait pas, l’État remet une taxe sur la taxe en imposant 20 % de TVA. »
800 élus invités vendredi soir
Devant la prolifération des projets de parcs en Thiérache (Tupigny, Macquigny, Sains-Richaumont ou La Neuville-lès-Dorengt…), Bruno Dekkers, membre de l’association SOS danger éolien, est à l’origine de cette invitation. « C’est un ami de longue date et je l’ai invité pour que les gens sachent et qu’ils se réveillent. Je lance un appel au bon sens. Il faut pouvoir freiner certains dossiers. »
Le collectif a invité 800 élus de l’Aisne. Reste à voir qui viendra entendre et animer le débat.
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Conférence le vendredi 9 février, à partir de 18 heures, à la salle polyvalente de Vervins.
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Les valeurs populistes comme résistance au narcissisme
On le pressent, une fois ce diagnostic établi, la solution proposée par Lasch n’a rien de bien « transgressif », en apparence du moins. Lasch propose simplement de retrouver le sens des limites. Sur ce point, il convient cependant de ne pas se méprendre. Que l’individu doive retrouver le sens des limites n’a jamais signifié pour Lasch l’impératif de rétablir par la force l’autorité qui châtie et punit aveuglément. C’est ici que des « conservateurs droitiers » tels qu’Alain Finkielkraut ou Pascal Bruckner cessent de de pouvoir se référer sans mauvaise foi à Lasch. La permissivité et la peur du conflit d’une part, l’autorité qui ne sait qu’interdire d’autre part, forment pour Lasch deux faces d’une même médaille. A moins que les normes éthiques, suggère-t-il dans Le Moi assiégé, ne s’enracinent dans une identification émotionnelle avec les autorités qui les font respecter, elles n’inspireront rien de plus qu’une obéissance servile.En réalité, aux yeux de Lasch, un ordre humain conforme aux idéaux révolutionnaires d’égalité, de liberté et de décence ne semble possible que si les individus cultivent la modestie face à la vie, la loyauté dans leurs rapports et un esprit général de gratitude. Or, cette culture-là, Lasch pense la trouve dans le fonds de valeurs du populisme américain, dont il recompose les origines et les luttes du XIXe au XXe siècle dans Le Seul et Vrai Paradis. Alors que sous l’impulsion d’intellectuels experts en politologie tels que Dominique Reynié le « populisme » en est venu aujourd’hui à incarner une sorte de peste politique, remettant prétendument en question par son appel racoleur au peuple les fondements de la démocratie parlementaire, l’insigne mérite de l’ouvrage Le Seul et Vrai Paradis est de rendre au populisme sa vigueur critique et révolutionnaire face aux promesses du progrès capitaliste.Dans une enquête de grande ampleur, qui évoque notamment le radicalisme chrétien d’Orestes Brownson (1803-1876), le transcendantalisme de Ralph Waldo Emerson (1803-1882), le mouvement de résistance non violente de Martin Luther King (1929-1968), en passant par le socialisme de guilde de George Douglas Howard Cole (1889-1959), Lasch met en évidence tout un gisement de valeurs relatives à l’humanisme civique, dont les Etats-Unis et plus largement le monde anglo-saxon ont été porteurs en résistance à l’idéologie libérale du progrès. Il retrouve, par-delà les divergences entre ces œuvres, certains constances : l’habitude de la responsabilité associée à la possession de la propriété ; l’oubli volontaire de soi dans un travail astreignant ; l’idéal de la vie bonne, enracinée dans une communauté d’appartenance, face à la promesse de l’abondance matérielle ; l’idée que le bonheur réside avant tout dans la reconnaissance que les hommes ne sont pas faits pour le bonheur. Le regard historique de Lasch, en revenant vers cette tradition, n’incite pas à la nostalgie passéiste pour un temps révolu. A la nostalgie, Lasch va ainsi opposer la mémoire. La nostalgie n’est que l’autre face de l’idéologie progressiste, vers laquelle on se tourne lorsque cette dernière n’assure plus ses promesses. La mémoire quant à elle vivifie le lien entre le passé et le présent en préparant à faire face avec courage à ce qui arrive. Au terme du parcours qu’il raconte dans Le Seul et Vrai Paradis, le lecteur garde donc en mémoire le fait historique suivant : il a existé un courant radical très fortement opposé à l’aliénation capitaliste, au délabrement des conditions de travail, ainsi qu’à l’idée selon laquelle la productivité doit augmenter à la mesure des désirs potentiellement illimités de la nature humaine, mais pourtant tout aussi méfiant à l’égard de la conception marxiste du progrès historique. Volontiers raillée par la doxa marxiste pour sa défense « petite bourgeoise » de la petite propriété, tenue pour un bastion de l’indépendance et du contrôle sur le travail et les conditions de vie, la pensée populiste visait surtout l’idole commune des libéraux et des marxistes, révélant par là même l’obsolescence du clivage droite/gauche : le progrès technique et économique, ainsi que l’optimisme historique qu’il recommande. Selon Lasch qui, dans le débat entre Marx et Proudhon, opte pour les analyses du second, l’éthique populiste des petits producteurs était « anticapitaliste, mais ni socialiste, ni social-démocrate, à la fois radicale, révolutionnaire même, et profondément conservatrice ».Après avoir exposé avec le narcissisme et le populisme deux registres de valeurs et deux visions de la société humaine, Lasch en a finalement appelé à la résurgence de la critique sociale, en posant une question fondamentale : « La démocratie mérite-t-elle de survivre ? »Renaud Garcia, « Christopher Lasch, le culte du narcissisme » in Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques -
Election présidentielle russe: Bruno Gollnisch décrypte et répond présent
Le show Macron se déplaçait avant-hier en Corse pour délivrer un message jupitérien de fermeté sur les principes républicains. La mise en scène fut soignée par son service marketing (de presse): c’est un dialogue parait-il impromptu entre le président de la République interpellé dans une rue d’ Ajaccio par la femme d’Yvan Colonna, assassin du préfet Erignac (le 6 février 1998), qui a permis à Emmanuel Macron de délivrer pour les télévisons de belles images et un beau dialogue empli d’humanité et en même temps intransigeance sur les valeurs. Non il n’y aura pas d’amnistie des prisonniers dits politiques, oui leur retour sur l’île de Beauté est envisageable… L’avenir de la Corse est dans le « giron républicain » a proclamé M. Macron. « J’espère que la République ne faiblira jamais en Corse », a déclaré Dominique Érignac, lors de hommage rendu à son mari. Au mot république nous préférerions celui moins désincarnée, moins administratif, plus enracinée et plus signifiant de France, car c’est bien de cela dont il s’agit. Il n’est pas anodin que celui-ci soit désormais toujours remplacé par celui-là dans la bouche des dirigeants du Système... Bruno Gollnisch rappelait en effet dans sa toute récente vidéo actualité que le renforcement électoral en Corse ces toutes dernières années d’un courant autonomiste, séparatiste, voire indépendantistes avait pour cause, non pas unique, mais principale, une question jamais abordée, le tabou des tabous, à savoir une immigration massive en provenance du continent africain dont la République ne protège pas plus la Corse que les autres provinces françaises. Cette même république pourtant si sourcilleuse et intraitable quand il s’agit de hurler au loup contre l’opposition nationale et qui s’est de nouveau beaucoup agitée pour faire lever l’immunité parlementaire des élus frontistes, pour des peccadilles, comme c’est le cas cette fois encore pour notre collègue Steeve Briois. D’un paranoïa l’autre? BFM TV rappelait hier les propos tenus mardi par le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, qui a averti que «la Russie devra faire face à des conséquences si elle intervient dans les élections de mi-mandat aux Etats-Unis (…). Le mois dernier, le directeur de la CIA, Mike Pompeo, avait averti qu’il s’attendait à ce que la Russie essaie d’interférer dans les élections de 2018 comme elle l’a fait selon des agences de renseignement américaines dans l’élection présidentielle de 2016 » ce que le Kremlin comme Donald Trump nient catégoriquement.
Si « l’équipe du procureur spécial Robert Mueller et deux enquêtes parlementaires cherchent à établir si la Russie a interféré dans l’élection présidentielle pour aider Donald Trump à battre Hillary Clinton », d’ores et déjà le département américain du Trésor a publié fin janvier un rapport dans lequel on trouve les noms d’environ 200 personnalités (politiques et hommes d’affaires russes) jugées proches de Vladimir Poutine. Un rapport qui pourrait être utilisé pour punir Moscou de son ingérence supposée qui aurait à elle seule permis la victoire de M. Trump, quand bien même Mme Clinton , certes détestée par l’Amérique profonde, était soutenue à l’époque sans ambiguïtés par 95% des gros médias américains… Mais ce doit être un détail sans importance et de peu de poids face à la monstrueuse ingéniosité et perfidie des hommes de main du Kremlin capables de manipuler les votes de centaines de millions de braves et naïfs électeurs américains …
« Ce n’est pas la première fois nous subissons des manifestations d’agressivité » a déclaré le secrétaire de presse ( porte-parole) du président de la Fédération de Russie, Dmitri Peskov. Il a dénoncé la méthode utilisée consistant à travers ce rapport à « potentiellement détériorer l’image et la réputation » des dirigeants de société et politiciens de son pays; rapport qui s’apparente également à une « tentative directe et évidente d’influencer les élections », en l’occurrence la présidentielle qui se déroulera en mars. A dire vrai, les dresseurs de liste du département américain du Trésor ne devraient guère influer sur les opinions des électeurs de la Sainte Russie. Soixante-quatre candidats sont en lice le 18 mars pour gagner le fauteuil de la présidence, course électorale dans laquelle, selon les sondages, Vladimir Poutine, candidat à sa propre succession, est très largement favori, en l’absence de challengers de poids.
Le Figaro rapporte en tout cas que « la principale figure de l’opposition, l’avocat russe Alexeï Navalny », inéligible après avoir été condamné l’année dernière « à cinq ans de prison avec sursis pour une affaire de détournement de fonds remontant à 2009 », « appelle au boycott de l’élection présidentielle. » « Avocat de formation, il s’est fait connaître par ses fortes prises de positions contre le Kremlin. Il a également créé la Fondation Anti-Corruption (FBK) en 2011. Il est devenu la figure la plus importante de l’opposition russe. Ancien membre du parti Iabloko, dont il a été évincé en 2007 en raison de sa proximité avec des ultra-nationalistes, et après avoir tenu des propos racistes, il est à la tête du Parti du Progrès depuis 2012. »
« Ces élections ne sont pas des élections, et mon rôle va maintenant consister à expliquer que cette procédure, qu’ils qualifient d’élections, consiste de fait à renommer Poutine ». Il a déclaré vouloir convaincre les gens qu’il est impossible de reconnaître ces élections ou ce régime», soupçonnant Vladimir Poutine qui brigue un quatrième mandat, de vouloir devenir « empereur à vie. »
M. Navalny affirme aussi avoir prise ses distances avec une autre opposante sérieuse à M. Poutine, « Ksenia Sobtchak ( candidate du parti Initiative citoyenne, NDLR) , fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoly Sobtchak, qui fut le mentor politique de Poutine. Ancienne présentatrice de télévision, elle a rejoint les rangs de l’opposition en 2011 (…). Navalny ( considère) sa candidature comme un plan du Kremlin, qualifiant la jeune femme de caricature de candidat libéral. »
Une dépêche de l’agence Tass semble au moins donner partiellement raison à Alexeï Navalny sur ce dernier point puisque Ksenia Sobtchak y est décrite comme « proche de l’actuel président Vladimir Poutine dont la candidature a d’ailleurs été saluée par le Kremlin.» Et ce, malgré un programme divergent puisque cette jolie jeune femme prône une république parlementaire, ou encore un rapprochement avec l’Otan et l’Union Européenne, toutes choses dont elle a fait état lors de sa toute récente visite aux Etats-Unis.
Signalons encore que malgré les accusations de tricheries et de manipulations relayées, suscitées par des officines, des ONG clairement anti russes, à commencer par celles financées par George Soros, jamais les observateurs étrangers envoyés dans le passé pour contrôler le bon déroulement du scrutin n’ont fait état de fraudes téléguidées par le pouvoir. Bruno Gollnisch a d’ailleurs accepté la demande des autorités russes le sollicitant pour veiller à la bonne exécution de l’élection présidentielle. « J’ai donné mon accord aux autorités russes pour partir à Moscou le 18 mars en tant qu’observateur étranger. Je dois aller dans plusieurs bureaux de vote pour observer le scrutin et veiller à la pluralité des candidatures et à la sincérité du vote» a précisé le député frontiste.
Dans les faits nous savons, exception faite de la Suisse, qu’il y a au moins autant de trucages et de verrouillages dans les élections dites démocratiques des pays occidentaux (à commencer par la France) qu’il y en a en Russie présentée sans cesse comme une éternelle autocratie. Alors il se peut que Vladimir Poutine soit un démocrate tempéré, mais comme le notait Bruno Gollnisch « c’est surtout l’assomption de la Russie, sa grandeur retrouvée sur la scène internationale, le sursaut national et identitaire russe qui expliquent que ses dirigeants actuels soient traînés dans la boue. Les plus sévères aujourd’hui à l’égard de la Russie sont souvent ceux qui ont longtemps nié l’existence du goulag, la nature totalitaire du communisme et la menace de l’impérialisme soviétique. Pendant 74 ans, les communistes ont piétiné les libertés et les solidarités les plus élémentaires, allant jusqu’à obliger les enfants à dénoncer leurs parents. Il n’est pas étonnant qu’au sortir de ce cauchemar, la démocratie russe ne soit pas encore parfaite. »
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Appel à l'union de tous les patriotes pour les élections européennes
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L'Action française va intensifier sa présence en ligne
Suite à cessation de parution de L’Action Française 2000, Philippe Mesnard, dernier rédacteur en chef répond à Philippe Vilgier dans Présent :"[...] Les raisons financières sont les principales. La PRIEP, société éditrice du journal, dirigée par Marielle Pujo, dont le dévouement a été inlassable, est arrivée à la conclusion qu’investir à fonds perdus dans le journal n’avait plus tellement de sens à l’heure où la presse écrite connaît une crise mondiale et où les habitudes de lecture se modifient radicalement. Certes, des esprits chagrins ont pu regretter que le journal ne devienne pas un reliquaire maurrassien. D’autres ont apprécié que L’Action Française 2000 soit curieuse de tout, traite intelligemment d’écologie, d’espace, de nouvelles technologies, bref du futur tel qu’il se dessine : l’Action française explore, elle ne fait pas œuvre de miniaturiste nostalgique. Bien sûr, je regrette que tout le royalisme français n’ait pas réussi à se donner un seul organe de presse… et que ce soit le nôtre ! Mais l’essentiel est que la pensée royaliste soit vivace.
L’Action française a toujours voulu être un mouvement politique et un journal. Privée de ce dernier, l’AF ne risque-t-elle pas de perdre une part importante de son influence intellectuelle ?
Permettez-moi d’en douter quand on voit la manière dont l’AF et Maurras sont sur toutes les lèvres. L’Action française forme des militants et des intellectuels depuis plus d’un siècle, ses principes, qu’il s’agisse de nationalisme intégral ou d’empirisme organisateur, ont structuré des dizaines de mouvements, ont influencé les politiques de tous bords. Ce n’est pas cet ultime avatar de la disparition de L’Action Française 2000 qui va d’un coup effacer cette influence de l’esprit des nationalistes, des souverainistes, des intellectuels. Tous les bons esprits vont continuer à puiser dans Maurras et l’AF. [...]
Le mouvement d’Action française, qui vient de lancer sa maison d’édition (avec une réédition de Maurras), va par ailleurs intensifier sa présence en ligne, avec son site et ses réseaux sociaux, et des colloques sont programmés. J’anime un journal sur Radio Courtoise. Bref, le mouvement, qui est distinct du journal, va développer ses propres canaux et ne se prive sans doute pas de réfléchir à un support imprimé. Mais je ne voudrais pas préjuger ni de l’avenir de la PRIEP ni des décisions que prendra le Secrétaire général."
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Clandestins à Calais où comment l’insécurité entrave l’économie locale

L’entreprise Rivet&Verbogh située à Calais, est spécialisée dans la mécanique générale, et emploie une vingtaine de personnes. Problème, l’entreprise est située dans la zone des dunes où l’Etat Français à installé les toilettes et les douches pour les clandestins. Les dommages collatéraux sont nombreux : portail et grillage arrachés, vols de pièces métalliques, voitures cabossées.
Le chef d’entreprise se désole :
En terme d’image, c’est mauvais. Les clients comme certains fournisseurs ne veulent plus venir […] Ils sont là à longueur de journée, jouent au foot ou au cricket au milieu de la rue, la nuit ils dorment dans des tentes dans le bois à côté, les CRS n’interviennent même plus. Quand il y a des bagarres, on doit attendre que ça se calme pour travailler »
Excédé, il a, avec d’autres chefs d’entreprise locaux, rencontré le préfet du Pas-de-Calais vendredi dernier. Ils demandent notamment a être indemnisés et réclame plus une plus grande fermeté judiciaire.


