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actualité - Page 3678

  • Auto-défense : cambrioler un buraliste et tuer son mari ne sont pas des actes anodins

    Suite à la grâce de Jacqueline Sauvage, le philosophe Robert Redeker s'étonne dans Le Figarovox de l'absence de compassion pour Luc Fournié condamné à dix ans ferme pour avoir tué un cambrioleur :

    "Deux affaires mettant en cause la notion d'autodéfense engendrent ces derniers temps dans les médias et sur les réseaux sociaux, des expressions aussi opposées que confuses. Luc Fournié, désormais connu comme «le buraliste de Lavaur», et Jacqueline Sauvage, qui envoya son mari violent émigrer dans l'au-delà, en figurent les protagonistes. Luc Fournié vient d'être condamné à 10 ans de prison ferme, sans aucune compassion publique, quand, par contraste, Jacqueline Sauvage ne lasse pas d'être l'objet de toute l'attention compréhensive des médias et vient d'être graciée par François Hollande. L'analyse de ce paradoxe apporte un éclairage révélateur sur les incohérences d'une société, la nôtre, qui n'aborde la question de l'autodéfense que par la voie des fantasmes.

    Personne ne le niera: l'autodéfense est le premier des droits naturels. Elle est tellement adhérente à l'idée de vie qu'aucun système juridique ne la remet formellement en cause. Ce droit ne peut jamais être entièrement délégué à la société, du fait de l'urgence qui s'impose dans les agressions. Définissons-là ainsi: l'autodéfense est une situation de violence qui fabrique deux victimes, la personne qui se défend, d'abord, qui à juste titre protège ses biens et sa vie, et l'agresseur ensuite, qui en réponse à son méfait subit des dommages pouvant aller jusqu'à la mort. En un clin d'œil, l'agresseur devient victime de sa victime. En fait, l'autodéfense inverse les rôles: la victime se change en agresseur, victime-agresseur, quand l'agresseur est changé en victime, agresseur-victime. A cause de ces paradoxes, aux yeux des juges et d'une opinion publique influencée par les médias, toute affaire d'auto-défense mute séance tenante en un conflit de légitimités. Quelle est la victime légitime, celle dont le dol doit être réparé, et, parallèlement, quel est l'agresseur attitré, celui qui doit être puni? Toute l'occupation de l'opinion publique est de choisir cette victime et de choisir cet agresseur. Elle le fait rarement dans la clarté, la passion l'emportant généralement sur la raison. Devenue victime, l'agresseur peut gagner l'oubli de son statut de coupable ; c'est ainsi que le cambrioleur de Lavaur n'est plus un coupable, mais, en dépit de toute réalité et de tout bon sens, une sorte de victime absolue, de victime exemplaire, sur laquelle les belles âmes larmoient.

    Les affaires Fournié et Sauvage s'offrent à l'observateur en tête-bêche, l'une se reflétant dans l'autre comme en des miroirs inversés: dans la première affaire, l'idéologie dominante semble prendre parti pour la meurtrière par auto-défense, insistant sur sa qualité de victime, alors que dans la seconde, elle prend clairement parti pour le cambrioleur, renvoyant le buraliste qui s'est défendu au statut de criminel sans excuses. Suivant leur distance par rapport aux discours en vogue concernant les problèmes sociétaux, il existerait de bons crimes par autodéfense, celui de Madame Sauvage par exemple, et de mauvais, dont celui de Monsieur Fournié fournit un échantillon. Une grande partie de ceux et celles qui se dressent pour soutenir Madame Sauvage, meurtrière de son mari, condamnent en se pinçant le nez Monsieur Fournié, meurtrier de son cambrioleur. En matière d'autodéfense les indignations s'avèrent à géométrie variable. Le thème sociétal, en soi tout à fait bienvenu, de la lutte contre les violences infligées aux femmes, porte la caste jacassante (pour employer une formule de Donoso Cortès) et l'opinion publique à une certaine indulgence pour Madame Sauvage, alors que Monsieur Fournié a la malchance d'être un «mâle blanc de plus de 50 ans», c'est-à-dire une figure ontologiquement repoussante. D'autant plus qu'il est petit commerçant, par où l'on soupçonne inconsciemment son crime d'être inspiré par le poujadisme! Il y a plus: même si l'on en vient à estimer que le meurtre commis par Madame Sauvage est plus prémédité que celui accompli par Monsieur Fournié, le résultat ne changera pas: dans l'impitoyable concurrence des victimes, le buraliste de Lavaur a perdu.

    Passion adversaire de toute argumentation sérieuse, cette concurrence des victimes incite des groupes de citoyens à se tourner vers le chef de l'Etat pour obtenir la grâce de tel ou telle meurtrier par autodéfense. Si la condamnation était l'œuvre de juges professionnels, ce type de demande serait recevable, mais lorsque la condamnation est le produit des délibérations d'un jury populaire statuant «au nom du peuple français», le recours en grâce entre en contradiction avec l'idée même de démocratie. Car cela signifie qu'il y a une personne en-dehors et au-dessus du peuple autorisée à annuler selon son bon plaisir des arrêts pris par des jurés exprimant la volonté populaire.

    La concurrence des victimes est une lutte qui cherche à innocenter les coupables qui en sortent victorieux. Attisée par d'innombrables discours et proclamations, elle tend à faire oublier que cambrioler un buraliste et tuer son mari ne sont pas des actes anodins. Les Français n'en pourront neutraliser les effets délétères que du jour où ils s'essaieront à une approche moins passionnelle, moins polluée par l'idéologie, des situations d'autodéfense."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Journal du Jeudi 29 décembre 2016 - Politique / Les cadeaux de départ de François Hollande

  • Les banques européennes sommées de payer Wall Street

    Le Crédit Suisse et la Deutsche Bank ont ​​été condamnés à une pénalité de plus de 12 milliards de dollars – une broutille – pour avoir vendu des emprunts toxiques aux États-Unis. Elles vont payer, bien sûr, comme l’ont déjà fait leurs consœurs américaines, puisque le système n’est pas remis en cause.

    Barack Obama a joué son rôle de président de la « plus grande démocratie au monde ». Il a tapé du poing sur la table, disant qu’il voulait poursuivre les banques qui avaient vendu de la dette « subprime », provoquant, en 2008, la pire crise économique que l’on ait connu depuis la Grande Dépression de 1929. Les familles qui ont été expulsées de leurs foyers et sont allé rejoindre la file des soupes populaires ont du trouver ça « correct ». Les vilaines banques ont donc été « condamnées ». Mais comme la plupart d’entre elles étaient renflouées, dans le même temps, par l’argent des contribuables, cela restait une bonne opération. On a joué le jeu en arborant des mines contrites devant les caméras. Ensuite, après négociation entre gens raisonnables, on a payé des sommes raisonnables.

    Le Crédit Suisse vient, tout aussi tranquillement, d’accepter de payer plus de 5,2 milliards de dollars dans un accord semblable avec les autorités américaines. Cette pénalité va lui faire subir une deuxième année de perte en 2017, mais qu’importe. Il paiera d’abord 2,48 milliards de dollars et plus tard, 2,8 milliards de dollars sur cinq ans pour « compenser l’impact » sur ses clients. Le Crédit Suisse est, par ailleurs, toujours confronté à des poursuites intentées par les états de New-York et du New Jersey pour avoir écoulé ses titres hypothécaires toxiques. Mais, dans ce milieu, tout reste feutré. La banque a été prise la main dans le sac, elle négociera un accord, là encore, raisonnable.

    La Deutsche Bank a également docilement accepté un règlement total de 7,2 milliards de dollars pour la vente de ses titres hypothécaires toxiques. Le règlement sera également divisé en deux-temps. La banque allemande a habilement négocié : le ministère de la Justice des États-Unis avait initialement demandé plus de 14 milliards. Les investisseurs sont contents. Du coup, pour fêter ça, les actions de DB viennent de gagner plus de deux pour-cent.

    Ces sanctions de l’administration américaine arrivent maintenant pour défavoriser les banques européennes face à leurs rivales américaines, plus puissantes, qui ont déjà absorbé leurs amendes de 46 milliards de dollars, une pacotille. C’est normal, c’est l’Amérique qui mène le jeu et c’est le prix à payer pour participer aux juteuses magouilles de Wall Street.

    http://www.medias-presse.info/les-banques-europeennes-sommees-de-payer-wall-street/66994/

  • Dans le train Toulouse-Agen, lundi soir, un héros s’est levé

    Un courageux Français s’est levé pour défendre trois jeunes filles importunées par un homme de 22 ans, issu de l’immigration.

    Lundi soir, 19 h, dans le train Toulouse-Agen, un courageux Français s’est levé pour défendre trois jeunes filles importunées par un homme de 22 ans, issu de l’immigration, monté en gare de Montauban.

    Elles ne se connaissaient pas avant ce voyage entre les fêtes mais elles avaient toutes les trois échangé, fait connaissance, créé des liens. Elles avaient entre quinze et vingt-trois ans. Et chacune allait rejoindre qui une amie, qui sa famille, qui son petit ami, pour la deuxième semaine des fêtes. Elles ne se doutaient pas qu’un lien plus fort les unirait à la fin du voyage.

    Elles avaient tout de suite vu que l’individu était déplaisant, pour ne pas dire plus. Elles ont, chacune à sa façon, bien réagi, évitant d’attiser, essayant de trouver la parade, la meilleure façon de tenir, de chercher l’issue. Dire non quand il s’est imposé à côté d’elles ? Ne pas lui répondre quand il questionnait et provoquait ? Se lever toutes les trois et changer de place ? Pas facile…

    Et après ? Il devait descendre à Agen. Deux d’entre elles aussi …

    Mais avant cela, il y avait long de Montauban à Agen – plus de trente minutes à tenir avec cet individu agressif, dangereux.

    La rame de ce Téoz était loin d’être vide. Il y avait d’autres passagers. Il y avait aussi d’autres places libres mais il avait tout de suite foncé en direction de ces trois jeunes filles. Pour s’imposer. Pour en découdre. Jusqu’où ?

    Le « dialogue » dura dix très très longues minutes.

    Puis un homme de 44 ans, un Toulousain, grand, que j’imagine volontiers père de famille, comme le père de ces filles, comme moi, s’est levé.

    Il a poliment demandé aux jeunes filles si elles étaient « embêtées ». Et le « oui » a fusé ! Comme un cri, un appel au secours !

    Notre jeune Montalbanais a alors violemment insulté leur sauveur, puis s’est levé, a sorti un couteau et a poignardé ce héros anonyme.

    Les autres passagers ont alors fait leur devoir. Un interne en médecine, une infirmière, les agents de sécurité.

    Sur le quai de la gare, les policiers étaient là pour interpeller l’importuneur de jeunes filles au couteau, actuellement soupçonné de « tentative de meurtre », selon le quotidien Sud-Ouest.

    « L’individu passablement connu des services judiciaires pour des faits de violence et d’outrages, en état d’ébriété, a été en placé en garde à vue. Il est auditionné depuis ce mardi matin sur les faits qui l’ont conduit à frapper un homme de 44 ans, domicilié dans la banlieue de Toulouse, à l’aide d’un couteau. »

    Ce soir du 26 décembre 2016, on apprenait que l’auteur du triple meurtre de la Drôme avait commis une nouvelle agression « à l’arme blanche », et que le braqueur de Bordeaux serait bien l’auteur de la décapitation de Clamart.

    À Agen, dans ce train, ce ne fut « qu’ » une tentative de meurtre.

    Mais cette nouvelle guerre sans nom s’était soudain considérablement rapprochée de nous : c’était la gare de nos enfants, ces jeunes filles avaient leur âge et leur sauveur a le mien.

    En les attendant anxieusement, je croisai le coupable entre les policiers, et la victime, chemise déchirée, qui remerciait l’infirmière.

    Qu’il sache que nous sommes très nombreux, pères de famille comme lui, à le remercier, lui aussi, et à espérer avoir, le jour venu, le même courage.

    http://www.bvoltaire.fr/dominiquemonthus/dans-le-train-toulouse-agen-lundi-soir-un-heros-sest-leve,302482

  • Claire Severac et Nicole Delépine - Santé, c'est l'état qui décide pour vous !

  • Dans les territoires occupés

    C’est toujours une question extrêmement passionnelle, et donc politiquement très délicate,  que celle du destin d’Israël et de ses limites territoriales. Contrairement à ce qui s’était passé en 2011, l’absence de veto  des Etats-Unis a permis au  Conseil de  sécurité de l’ONU, avec  la voix de la France donc, d’adopter vendredi, et c’est une première depuis 1979, une résolution condamnant Israël pour sa politique de colonisation en Cisjordanie. Malgré  le  soutien militaire sans précédent, de 38 milliards de dollars pour la décennie 2019-2028,  octroyé  à  l’État hébreu par l’administration Obama en octobre dernier, beaucoup de politiciens israéliens ont accusé le président sortant d’abandonner son allié privilégié. Et ce, juste avant de passer la main à Donald Trump qui a réagi à cette résolution  en promettant d’ores et déjà d’en limiter les effets. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a indiqué officiellement, et ce n’est  pas une surprise,  qu’«Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas.».  Pareillement et comme à son habitude, la réaction de la municipalité de Jérusalem  a été toute aussi virulente avec l’annonce de son intention de délivrer aux colons, en guise de représailles,  des centaines de nouveaux permis de construire. Une politique de colonisation qui est aussi concrètement, dans la ville sainte de Jérusalem notamment, une politique d’expulsion de leurs maisons de musulmans ou de chrétiens palestiniens.

    En France, des soutiens très marqués à l’Etat hébreu ont dénoncé cette résolution de l’ONU  fustigeant la colonisation israélienne,  sur fond de compétition démographique, de guerre des ventres entre Juifs et Arabes.  Le député LR Claude Goasguen a jugé le vote des nations unies  «dangereux» en ce qu’il « (met) l’accent sur Israël seule démocratie de la région, à un moment où la majeure partie du Moyen-Orient est en feu, (et) peut créer un nouvel abcès de fixation. » Même élément de langage dans la bouche du  président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Christian Estrosi ,  qui a annoncé son  «départ pour Israël où il (va) témoigner (son) soutien à Benjamin Netanyahou après  une décision de l’ ONU dangereuse qui attaque la seule démocratie de la région».

    Membre au Parlement européen du groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL),  le néerlandais Geert Wilders, dirigeant  du PVV (Parti pour la liberté), soutien lui aussi inconditionnel de l’Etat hébreu, à déclaré sur son compte tweeter  : « Obama a trahi Israël. (…) Mon conseil à mes amis israéliens : ignorez l’ONU et continuez à construire de plus en plus de localités juives ».

    La diplomatie française défend de longue date une solution à deux Etats, le droit  pour les Israéliens comme pour les Palestiniens, de vivre en paix, chacun  dans un pays viable, aux frontières sûres et reconnues, position  qui est classiquement  celle  du Front National. La France organisera d’ailleurs le 15 janvier à Paris, une énième conférence, en l’absence des Israéliens comme des Palestiniens,  pour « réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution au conflit israélo-palestinien sur la base de deux États. »

    Bruno Gollnisch l’a souvent rappelé, y compris dans l’hémicycle du Parlement européen, les colonies juives sont illégales au regard du droit international. L’UE ne reconnait pas comme faisant partie intégrante de l’Etat hébreu  les territoires occupés depuis 1967 par les colons juifs,  à Jérusalem-est comme en  Cisjordanie, sur laquelle le royaume Hachémite de Jordanie a abandonné ses droits depuis longtemps.

    La situation est formidablement complexe  et le député européen frontiste le soulignait en novembre  2014, lors du débat sur le statut de la Palestine, «la reconnaissance de l’État palestinien ne suffira pas à restaurer la paix. C’est évident, mais le maintien du statu quo suffira-t-il à restaurer la paix? (…). Le terrorisme (est) tout à fait condamnable, mais il est évident que le terrorisme se nourrit du désespoir (…). Je crains, surtout pour Israël, qu’il ne soit trop tard. Si Israël ne négocie pas maintenant, si on n’a pas voulu négocier avec le gouvernement palestinien, on a le Hamas. Si on ne négocie pas avec le Hamas, on aura les djihadistes. »

    Une crise insoluble ? Nous rapportions les  propos du « père d’Israël » dont il fut en 1948 le premier chef de gouvernement, David Ben-Gourion,  cités par Nahum Goldmann dans « Le Paradoxe Juif » :  « Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? ».

    Les extrémistes juifs –mais là aussi n’est-ce pas de leur point de vue assez cohérent ? – dénoncent l’ingérence, l’absence de légitimité des conférences internationales qui entendent parler de l’avenir d’Israël. Le dirigeant du parti d’extrême droite Israël Beiteinou, et actuel ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a  affirmé que cette conférence de Paris n’est pas  « une conférence de paix mais un tribunal contre l’État d’Israël ». « C’est une version moderne du procès (d’Alfred) Dreyfus avec l’État d’Israël et le peuple juif sur le banc des accusés (…).» Avant d’ajouter à l’adresse des Juifs de France: « Si vous voulez rester juifs et que vos enfants et petits enfants restent juifs, vous devez quitter la France et venir vous installer en Israël ». « Ce n’est pas votre pays, ce n’est pas votre terre, quittez la France et venez en Israël ».

    Le très droitier  site américain  pro israélien Dreuz-info  a  lui aussi  fustigé cette résolution de l’Onu, non sans faire référence, assez curieusement au FN,  sous la plume de Jean-Patrick Grumberg . « J’ai beau ne pas avoir de sympathie pour le Front National «  écrit-il , «  il ne s’est pas rendu coupable (comme l’ONU, NDLR) de ce degré de malignité envers les juifs. Il n’a certes pas encore le pouvoir me répondrez-vous, et vous aurez raison.»

    Si M. Grumberg accrédite encore  implicitement l’idée folle que nos compatriotes d’origine ou de confession juive pourraient pâtir d’une victoire de Marine Le Pen en 2017, terminons cet article avec ce témoignage du journaliste  Michel Feltin, publié aujourd’hui sur le site de  France Inter. De retour d’Hénin-Beaumont, il a assisté aux réjouissances à l’occasion de la fête et de la procession, très populaire dans la bassin minier, de la Sainte Barbe, en présence du maire Steeve Briois et de Marine.  M. Feltin a pu  jauger de la dédiabolisation réussie du FN dans cette municipalité frontiste.

    Si les discours des Torquemada  de l’antifrontisme n’impriment plus c’est parce que dans les territoires occupés depuis trop longtemps par une crise économique, sociale, identitaire, les partis du Système sont renvoyés à leurs mensonges, à leur déni du réel. « Les habitants de la France périphérique, comme on l’appelle, sont excédés par les échecs successifs des gouvernements de droite et de gauche contre le chômage. Ils doutent des bienfaits supposés de l’Union européenne et de la mondialisation. Ils n’acceptent plus d’être moralement condamnés quand ils se tournent vers un parti qui leur donne, à tort ou à raison, l’impression d’être le seul à comprendre leurs difficultés. Surtout quand ces condamnations sont émises par un Parti socialiste dont les derniers représentants locaux ont été impliqués dans des affaires de corruption et de détournement de fonds publics.»

    «Alors, il faut rester prudent quant aux prévisions électorales les derniers mois l’ont montré, mais ce que je crois profondément, c’est qu’une scène comme la fête de la Sainte Barbe à Hénin-Beaumont, par son caractère ordinaire, peut nous aider à comprendre ce qu’il va se passer lors de la présidentielle de 2017.» Nous en acceptons l’augure!

    https://gollnisch.com/2016/12/27/dans-les-territoires-occupes/

  • L'UDI marchande 80 circonscriptions à LR

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    Selon Le Canard enchaîné :

    Yves Jégo, premier vice-président de l'UDI, et soutien de François Fillon, a dit mercredi espérer "enrichir" le programme de François Fillon pour la présidentielle.

    "Le projet politique de François Fillon, candidat à la présidentielle devant les Français, sera un peu différent de celui du projet politique de François Fillon candidat à la primaire devant les électeurs de droite". "L'UDI a intégré son comité stratégique pour être pleinement dans cette majorité, pour travailler avec lui, pour définir le périmètre de notre présence dans la future Assemblée nationale mais aussi le projet politique".

    L'élu centriste a une position divergente avec François Fillon sur la loi Taubira, n'étant "pas favorable à ce qu'on y touche", alors que François Fillon veut l'amender sur son volet adoption.

    Yves Jégo se déclare aussi favorable à ce que l'avortement devienne "un droit fondamental inscrit dans la Constitution".

    Michel Janva

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  • 2 mois après la fermeture de la Jungle de Calais, les immigrés reviennent

    Dispersés à travers la France après le démantèlement de la « Jungle » de Calais, les expulsés sont en train de revenir petit à petit. Le quotidien britannique The Independent, qui a mené l’enquête, affirme même qu’il y a au moins six camps sauvages nouvellement installés dans les zones rurales du Nord-Pas de Calais, abritant chacun des dizaines de réfugiés, et attirant chaque semaine davantage de candidats au départ vers le Royaume-Uni.

    Michel Janva

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