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actualité - Page 3676

  • Eric Dénécé (Directeur du Cf2R) - Alep, falsification des (((merdias)))

  • Petite provocation américaine à l'encontre de la Russie

    Le président américain Barack Obama a décidé l'expulsion de 35 Russes considérés comme des membres des services de renseignement russe, ainsi que la fermeture de deux sites russes à New York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington, considérés comme des bases utilisées par des agents russes. Les mesures annoncées visent également le «niveau inacceptable de harcèlement» subi depuis un an par les diplomates américains à Moscou, de la part de la police ou des services de sécurité russes. Dans sa déclaration, Barack Obama a aussi lancé un appel à une sorte d'union sacrée internationale pour faire revenir Moscou dans le droit chemin et l'empêcher de mener des actions de déstabilisation dans des pays étrangers.

    En réponse, Vladimir Poutine a déclaré :

    « Nous considérons les nouvelles actions inamicales de l’administration américaine sortante comme provocatrices, visant à saper les relations russo-américaines. Elles sont manifestement contraires aux intérêts fondamentaux des peuples russe et américain. Elles portent également préjudice à l’ensemble des relations internationales compte tenu de la responsabilité que la Russie et les États-Unis assument en matière de sécurité globale. Selon la pratique internationale actuelle, la partie russe a toutes les raisons de donner une réponse appropriée à ces actions. Nous nous réservons le droit de réagir, mais nous ne nous abaisserons pas à la "diplomatie de cuisine" irresponsable et tiendrons compte de la politique de l'administration de Donald Trump pour décider des actions à entreprendre en vue du rétablissement des relations russo-américaines. Les diplomates russes, qui rentrent en Russie, passeront les fêtes de fin d’année chez eux, entourés de leurs familles et de leurs proches. Nous ne créerons pas de problèmes pour les diplomates américains. Nous n’expulserons personne. Nous n’interdirons pas à leurs familles et à leurs enfants de se rendre sur leurs lieux de repos préférés pendant les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, j’invite tous les enfants de diplomates américains accrédités en Russie à participer à la fête organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et de Noël. Il est dommage que l’administration du président Barack Obama finisse son travail de cette manière mais je lui souhaite quand-même une bonne année, à lui et aux membres de sa familleJe souhaite également une bonne année au président Donald Trump et à tout le peuple américain ! Je souhaite à tout le monde bonheur et prospérité ! »

    Voici la réponse du mauvais joueur Obama - après qu’il eût perdu aux échecs face à Poutine :

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    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Rencontre avec un cosaque russe dans l’Est de l’Ukraine

    Pour prouver la présence d’agents des forces spéciales russes en Ukraine, Jen Psaki, représentante officielle du Département d’État américain, a présenté au Conseil de sécurité de l’ONU deux photos, prises respectivement en Géorgie en 2008 et en Ukraine récemment, où posaient des hommes en tenue de camouflage. À propos d’un des hommes, Jen Psaki a affirmé qu’il s’agissait du même sur les deux clichés : effectivement, les deux étaient robustes et portaient une longue barbe.
    Pourtant, la barbe n’a pas suffi : rapidement, les hommes ont été identifiés. Celui de la photo prise en Géorgie est trop connu pour être confondu avec quiconque : il s’agit de Khamzat Gaïrbekov, surnommé Boroda [Barbe], chef du bataillon Vostok. L’homme figurant sur le cliché pris à l’Est de l’Ukraine a également été retrouvé par la revue Time. C’est Alexandre Mojaev, un cosaque venu de Russie « aider ses frères orthodoxes » à faire la guerre. Le journal local de Kramatorskaïa Pravda l’a interviewé. 
    - Pourquoi vous êtes-vous retrouvé en Ukraine ? 
    - J’étais chez moi, et en voyant à la télévision ce qu’il se passait sur Maïdan je me suis dit : « Mais qu’est-ce qui se manigance là-bas en Ukraine ? » Je regarde, et là, même Angela Merkel y va de son commentaire. Les pays étrangers ont une idée derrière la tête. Et tout ça rappelle fortement le Kosovo. Mais c’est qu’il faut y aller, je me dis, et aider ! Et là, mes frères cosaques arrivent chez moi et disent : « Sanya, nous venons te voir avec une mauvaise nouvelle. Nous partons à la guerre. » Et moi, je dis : « S’il le faut, allons-y. » J’avais déjà compris alors, contre qui on se battait. Contre l’Amérique. Parce que ce sont eux qui fourrent leur nez ici avec l’Union européenne. 
    La première partie de nos cosaques est partie à Sébastopol. Nous pensions faire partie de la deuxième vague. Mais non, on ne nous a pas pris non plus. Nous nous sommes alors réunis, nous nous sommes téléphonés avec les cosaques du Terek et nous sommes partis tout seuls. 
    - On raconte que vous êtes parti combattre pour fuir une enquête pénale et éviter la prison. Vous êtes accusé de tentative d’assassinat à l’arme blanche. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? 
    - On m’accuse d’un crime que je n’ai pas commis. Je suis simplement tombé sur un commissaire vendu, engraissé par la diaspora coréenne. Cette diaspora s’occupe de culture de fruits et de légumes sur notre terre cosaque du Kouban, elle entretient des esclaves sur ses plantations, qu’elle fait venir de Corée et qu’elle paie des kopecks. Et j’ai eu une altercation avec un de ces Coréens. Avec les amis, nous étions invités chez un vétéran de l’Afghanistan, un colonel. Le soir, nous allons nous coucher. Moi, je ne dormais pas, et Vitalik non plus. On conversait. Et là, le Coréen arrive chez le voisin et se met à klaxonner. Et notre voiture était garée dehors. Peut-être que c’est pour nous, on se dit. On sort vérifier. Il s’avère que ce n’est pas pour nous. Je dis au Coréen : « Écoute, arrête de klaxonner! » Et lui, il se retourne, et il continue de klaxonner. Je m’approche de la fenêtre, et je dis : « Écoute, les gens dorment. A notre époque, il y a des téléphones portables. Téléphone ! » Et lui, en réponse, il me fait : «Tu es qui, comme ça, pour me dire quoi faire ? « Je suis un cosaque, je dis, maître de la terre du Kouban. Et je t’indiquerai partout quoi faire, si tu te comportes avec insolence. Et lui, comme ça : « Tu te fous de moi ?! » Et il sort. Il pensait certainement que j’aurai peur de lui. Il nous a regardés avec Vitalik : « J’ai compris ». Il s’est assis dans sa voiture et il est parti. Nous, sans arrière-pensées, nous retournons à la cabane. Mais au bout d’un moment, le Coréen revient. Avec Vitalik, nous ressortons, et ils sont six assis dans leur voiture. La bagarre a commencé. 
    Ils attaquent directement Vitalik avec un couteau. J’étais en claquettes. De derrière moi, il y en a un qui court et qui me tombe dessus. Et là, un autre coup sur la tête, de la droite. Je pense « Sans déconner ! Il faut que je me couvre moi-même comme je peux, et encore que j’aide Vitalik. » Là-dessus, mon pouce se déboîte. Je le prends, je le remets, et je continue de me battre. Eux, voyant ça, ils hallucinent. 
    « Stop tout le monde !, Arrêtez ! », ils crient. Ils s’arrêtent. Ils disent : « Venez sur notre base ! Si tu ne viens pas, nous continuerons de frapper Vitalik ! » Nous arrivons chez lui, sur leur base. Le Coréen dit : « Tu as deux options pour partir d’ici : soit tu me demandes pardon, soit j’appelle la police et nous portons tous plainte en disant que tu nous as menacés avec un couteau. » Et il pose des affaires en face de moi. Ils avaient pris avec eux la voiture de notre ami Alekseï, et dedans, il y avait un sac avec son téléphone et son couteau. Et comme par hasard, je n’ai plus de batterie sur mon téléphone : je ne peux appeler personne, ni demander aucune aide. Il sort. Et moi, je me souviens que dans mon sac, j’ai aussi un petit couteau pliant. Je donne le couteau d’Alekseï à Vitalik, je prends le mien pour moi. 
    « Et maintenant, je dis, allons les voir. » Et nous avançons : « On vous prend un par un ! » Ils se tiennent là, ils ont la trouille d’approcher. Et qu’est-ce que tu penses ? J’entends le bruit d’une voiture qui arrive, la porte qui claque et une voix : « Salut, commandant ! » Avec Vitalik, nous avons le temps de ranger les couteaux et de nous asseoir à table. Le commandant sort et commence de nous insulter en hurlant. Je lui fais : « Citoyen policier. Ayez la bonté de vous présenter. Combien ils vous paient, pour que vous vous cassiez le cul pour eux ? » Et lui : «Trente mille par mois ». Je dis : « Nous ne parviendrons pas à nous entendre, appelez des renforts. » Et le temps que le détachement arrive, avec ce Coréen, ils ont commencé de dresser une plainte contre nous. Personne n’a écouté nos explications. Résultat, ils nous ont emmenés au commissariat, ont établi un procès-verbal en disant que c’était moi qui marchais ivre dans la rue et qu’ils m’ont emmené. J’ai soufflé : 0,16 milligramme d’alcool dans le sang. Parce qu’en arrivant chez notre ami, nous avions bu des bières. Et toute cette affaire continue jusqu’aujourd’hui. J’ai écrit et au Comité d’enquête, et au Parquet. Zéro émotion. Si tout cela s’était passé dans notre district de Beloretchensk, les Coréens, pour ça, auraient simplement été condamnés au fouet. Mais chez eux là-bas, dans le district de Vysselki, rien n’est clair. 
    - D’où vous vient votre surnom « Babaï » ? 
    - Ce n’est pas un surnom. C’est un indicatif. Babaï, c’est un personnage traditionnel. Il est en même temps effrayant de l’extérieur, et bon à l’intérieur. Et moi aussi, je suis comme ça. 
    - Depuis combien d’années êtes-vous dans la cosaquerie ? 
    - On naît cosaque. Mais dans les troupes, j’y suis depuis 1993. 
    - À Kramatorsk, un hélicoptère MI-8 a explosé. Certains médias vous accusent d’en être le responsable… 
    - Ce n’est pas moi.
     

  • La Monarchie est-elle une grande chose morte ? (partie 2) Quand la République s'inspire de la Monarchie...

    La France vit actuellement en République : cela paraît indéniable si l'on se réfère, non seulement au titre de l’État, à son affirmation d'être une République et de sa répétition rituelle, faite d'habitudes et de commémorations qui rappellent l'histoire du régime républicain ou qui lui sont rattachées, de façon parfois abusive d'ailleurs : le cas de 1789, par exemple, pourrait bien lui être disputé, comme le feront d'ailleurs les « monarchiens » (monarchistes constitutionnels et centristes) de ce temps et les partisans du roi Louis-Philippe ensuite, les uns et les autres se référant à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen rédigée par les monarchistes Mounier et La Fayette (et dénoncée, en 1793, par les républicains Saint-Just et Robespierre...). En revanche, sa gêne (dans le meilleur des cas) à l'égard de certains événements historiques nationaux, comme la commémoration de Bouvines en 2014, est révélatrice d'une volonté de ne pas remettre en cause le mythe de Valmy, plus « républicainement correct »...

     

    Tous les candidats à la prochaine présidentielle font aussi profession de foi républicaine, avec quelque ambiguïté parfois, et « les valeurs de la République » sont régulièrement et automatiquement évoquées dès qu'un problème surgit, véritable « mantra » gouvernemental et politicien : il n'est pas sûr que cela soit vraiment rassurant ou suffisant au regard des défis contemporains.

     

    En somme, qui n'est pas républicain aujourd'hui ? Mais, en fait, il y a une confusion, voulue et entretenue depuis Jules Ferry, entre République et France, et certains qui parlent République pensent, d'abord, France, mais sans l'avouer explicitement, par peur d'être mis au ban des institutions et de toute espérance ministérielle ou présidentielle.

     

    Et pourtant ! La Cinquième République garde (ou renouvelle ?) la marque de la Monarchie, dans ses institutions comme dans ses pratiques, et si l'on voulait pousser plus loin, elle reprend de la Monarchie, sans l'avouer, ce qui peut lui donner quelques racines, quelques évidences, voire quelque légitimité : cela était déjà vrai avec la Troisième République qui, dans ses livres d'histoire pourtant si peu neutres et véritablement « stato-républicains », valorisaient certains aspects de feue la Monarchie d'avant 1789. Ainsi, Saint Louis n'était pas renié, ni le « bon roi » Henri IV et sa « poule au pot », le qualificatif de « bon » étant sans doute le moyen de distinguer de ses prédécesseurs et successeurs (Henri III et Louis XV étant particulièrement dévalués dans les cours de la Troisième), ceux-ci servant de repoussoirs pour montrer les « dangers » de la Royauté. Le statut accordé à Louis XIV était ambigu : si la Troisième République voulait bien en recueillir la gloire et les territoires conquis (en particulier l'Alsace, sous le joug allemand de 1870 à 1918), elle en dénonçait le Pouvoir absolu avec des grimaces de dégoût, au risque de commettre un impair sur la nature même de la Monarchie louisquatorzienne...

     

    La Cinquième République a été, souvent, longtemps et encore aujourd'hui si l'on écoute MM. Mélenchon et Devedjian, considérée comme une sorte de « monarchie » présidentielle ou républicaine, et son fondateur comparé au roi-soleil par le célèbre dessinateur Moisan (du Canard enchaîné). La Gauche, dans le même temps du paroissien de Colombey-les-deux-églises, manifestait pour la « défense de la République » avant que, à son tour, elle s'installe dans le trône élyséen sous les traits des deux François, MM. Mitterrand et Hollande, le premier sachant, comme le général de Gaulle, ce qu'il devait à la tradition monarchique, ce qui lui valut d'être surnommé « le dernier des capétiens », comme si, depuis, nous étions rentrés dans une sorte de « régence sans fin »...

     

    Ainsi, la Monarchie a-t-elle inspirée la Cinquième République : quel destin pour une « grande chose morte » supposée ! Certes, ce rôle particulier et éminemment symbolique ne suffit pas pour faire de ce qui reste une République une Monarchie pleine et entière, « à la française », c'est-à-dire royale, héréditaire, politique. En paraphrasant Pierre Boutang, l'on pourrait dire que la Cinquième est une « Semble-Monarchie » tout comme l’État républicain n'est, surtout actuellement, qu'un « Semble-État » : n'est-ce pas mieux que rien, ou est-ce encore pire, il peut y avoir débat.

     

    C'est d'ailleurs cette apparence de Monarchie qui fournit à l’État actuel une certaine aura et une place particulière dans le concert des nations et de leurs relations : à l'étranger, on sait (et on voit) qui dirige, au sens politique, la France et son État, et lorsque le Chef de l’État n'assume pas son rôle de « monarque », la France paraît absente de la scène mondiale, ou trop dépendante des grandes puissances contemporaines (États-Unis ou Allemagne, entre autres). Si le Président oublie son statut particulier et que son élection n'est rien d'autre, en définitive, qu'une « acclamation » (au sens médiéval du terme) chargée d'une confiance populaire (qui peut être aussi une menace), une sorte de pacte qui rappelle le sens du sacre royal, le « pays réel » lui coupe la tête (électoralement parlant, bien sûr), en se fondant le temps d'une élection dans le « pays légal ». Ce n'est pas d'être « trop monarque » qu'on lui reproche (même si c'est souvent le discours tenu par les politiques), mais de ne pas l'être assez : de ne pas être le garant de la justice (qu'elle soit politique ou sociale, ou simplement « morale ») comme l'était saint Louis sous le chêne de Vincennes ; de ne pas être l'arbitre suprême, ou d'oublier ses devoirs d’État à l'égard du pays comme de ses citoyens...

     

    M. Hollande s'est voulu un « président normal », mais c'est quand il exerce (pour de bonnes ou mauvaises raisons, là n’est pas la question) son droit de grâce, d'essence royale et reliquat (selon quelques magistrats agacés) de l'Ancien régime, « survivance monarchique » selon les partisans de la République des juges, qu'il est écouté et compris, à tort ou à raison, des Français : n'est-ce pas la confirmation que la Monarchie, ou au moins son esprit, reste, d'une certaine manière, bien ancrée dans l'inconscient collectif national ?

     

    (à suivre)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1364:la-monarchie-est-elle-une-grande-chose-morte-partie-2-quand-la-republique-sinspire-de-la-monarchie&catid=50:2016&Itemid=61

  • Vous êtes en train de préparer votre Réveillon …

    … et vous souhaitez aider la Marche Pour La Vie ?

    Voilà 4 moyens de nous aider :

    Devenir bénévole 

    Venez nous aider et faites partie des 600 bénévoles de la Marche au sein des différentes équipes (accueil, logistique, circulation, sécurité). Inscrivez-vous dès maintenant sur ce formulaire :

    Commander des tracts

    1400 000 tracts déjà distribués  à ce jour ! Commandez-les, glissez-les dans vos cartes de vœux, distribuez-les à votre réveillon !
    Les tracts, des affiches, des autocollants sont gratuits et livrés chez vous, il suffit de les commander via ce formulaire :

    Organiser un car 

    Vous êtes provincial ? Réservez ICI  votre place dans un car pour venir à Paris le 22 janvier !
    Il n’y a pas de car au départ de votre ville ? MOBILISEZ VOUS et organisez un car via ce formulaire : 

    Oragniser un car pour La Marche pour La Vie

    Faire un don

    Il vous reste plus que quelques heures pour faire un don à la Marche Pour La Vie et obtenir un reçu fiscal sur vos revenus de l’année 2016…
    Aidez-nous financièrement par un don qui permettra de faire face aux dépenses de la Marche Pour La Vie du 22 janvier (sécurité, podium, sonorisation, affiches, tracts, publipostage)
    Vous pouvez adresser vos dons :  

    – par chèque à la MARCHE POUR LA VIE, 3 rue de l’arrivée, 75014 Paris

    – par carte bancaire via notre site internet ICI

    Bon réveillon !

    N’oubliez pas d’inviter votre famille et vos amis à se rendre massivement marcher pour la Vie à Paris le 22 janvier 2017!

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le savoir faire de la CIA en matière d’élections, aux États-Unis et ailleurs

    Jamais la CIA n’a autant participé aux élections américaines qu’en 2016. Par ailleurs, l’agence a aussi une riche histoire d’immixtion dans les élections d’autres nations, y compris en Russie. Les conclusions d’un rapport secret de la CIA sur une prétendue ingérence de la Russie dans les élections américaines ont été sommairement rejetées – par le directeur du renseignement national, le FBI, et plusieurs officiers de renseignement américains à la retraite – comme un outil de propagande, largement truqué, concocté par le très politisé directeur de la CIA John Brennan et ses copains.

    Brennan et sa clique ont fait monter la mayonnaise en affirmant, sans aucune preuve, que le président russe Vladimir Poutine avait personnellement dirigé le piratage de systèmes informatiques liés aux élections américaines. NBC News –  qui a une longue histoire de coopération avec la CIA, remontant à l’époque de la RCA / NBC, présidée par David Sarnoff dont Allen Dulles, directeur de la CIA était un ami proche – a donc consciencieusement présenté les revendications scandaleuses de Brennan comme étant des « nouvelles ».

    Il est clair que les anciens fonctionnaires de la CIA qui ont prêté foi au rapport de Brennan n’auraient pas fait cela s’ils n’avaient pas reçu son autorisation et celle de la CIA pour rendre publiques leurs accusations infondées contre la Russie. Ceux qui ont fait écho aux conclusions infondées de Brennan concernant l’ingérence électorale de la Russie incluent l’ancien directeur intérimaire de la CIA Michael Morell, l’ancien directeur de l’Agence de la CIA et de la Sécurité nationale Michael Hayden, l’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, l’ancien agent de services clandestins de la CIA Robert Baer,  Evan McMullin – un candidat présidentiel indépendant éliminé en 2016 – et Glenn Carle. Cependant, pour chacun de ces ex-fantômes, Brennan tire de son chapeau l’accusation selon laquelle le président-élu Donald Trump est un « agent russe », beaucoup d’autres disent que les preuves de la CIA concernant l’ingérence russe dans les élections de 2016 sont des balivernes pures et simples.

    Brennan et sa cabale de joueurs occultes savent bien que c’est la CIA qui a été pionnière dans l’art et la science de la manipulation électorale. En 1996, c’est la Russie qui a subi le plus de manipulations électorales de la CIA, avec ses agents d’influence à Moscou et dans d’autres grandes villes – à savoir le National Endowment for Democracy (NED) et l’Open Society Institute and Foundation de George Soros – engagés dans des mauvais coups pour saper les chances électorales du candidat à la présidentielle du Parti communiste russe Gennady Zyuganov.

    La CIA, les agents de Soros et le NED ont imprimé et distribué des tracts faux et diffamatoires écrits soi-disant par Zyuganov pour sa campagne électorale. Les dépliants préconisaient le retour de la Russie au stalinisme et le réveil de la guerre froide contre l’Occident. Les vicieux agents de la CIA et de Soros ont également annoncé à la presse de fausses conférences de Zyuganov où personne ne s’est montré. L’équipe des mauvais coups a également annulé des réservations faites par la campagne Zyuganov dans les hôtels et les salles de réunion publiques. La CIA et ses alliés ont également contribué à manipuler les résultats électoraux et les votes en escamotant des bulletins pour Zyuganov, en particulier au Tatarstan et au Bashkortostan. Cela a aidé le candidat préféré des États-Unis, Boris Eltsine, à obtenir une victoire au second tour avec un score de 54% contre 40% pour Zyuganov. En 2012, le président Dmitri Medvedev a déclaré : « Il n’y a guère de doute sur celui qui a remporté [l’élection de 1996]. Ce n’était pas Boris Nikolaevitch Eltsine. »

    La CIA a participé au jeu de la manipulation électorale depuis sa création en 1947. En février 1948, un ancien document de la CIA a révélé les efforts déployés par les États-Unis et leur ambassadeur à Rome, James Dunn, en prévision des élections italiennes du mois d’avril 1948. Les expéditions de blé des États-Unis vers l’Italie devaient être augmentées pour empêcher une réduction des rations de pain juste avant les élections. Du matériel militaire américain devait être envoyé en Italie dans le cas où la loi martiale serait déclarée si le Parti communiste italien, qui avait été dans un gouvernement de coalition avec les démocrates chrétiens depuis 1944, avait réussi dans les urnes. Un complément d’aide à cet effort militaire fut accordé par l’endoctrinement politique de nombreux officiers et sous-officiers italiens dans les écoles militaires des États-Unis.

    La CIA a également dirigé un coup sévère contre l’électorat italien, en avertissant que les Italiens ne pouvaient pas « combiner les avantages de l’aide de l’Ouest avec ceux de la sécurité politique et des avantages de l’Union soviétique ». La CIA craignait que si l’Union soviétique rendait le contrôle de la ville de Trieste à l’Italie et renonçait aux réparations de guerre dues à l’Union soviétique avant les élections d’avril, le Parti communiste italien en recueillerait les bénéfices électoraux et serait victorieux.

    Les magouilles politiques de la CIA en Italie ont commencé sérieusement quand elle a envoyé secrètement un million de dollars, essentiellement en valises de billets, à des politiciens Chrétiens démocrates dirigés par le Premier ministre Alcide de Gaspari. La CIA a utilisé des journaux en Italie pour publier des lettres falsifiées, soi-disant écrites par les communistes italiens, dans une tentative pour les embarrasser publiquement. De même, la CIA a tenté de faire chanter les dirigeants du Parti socialiste italien qui faisaient partie d’une coalition de Front populaire avec les communistes. Le chantage a finalement conduit à une scission au sein du Parti socialiste entre le chef du parti Pietro Nenni et le leader anti-communiste Giuseppe Saragat. La manipulation de la CIA a payé quand les démocrates-chrétiens ont obtenu 48.5% des voix et ont formé un nouveau gouvernement sans la participation communiste.

    Quand, en 1978, il est apparu que les Démocrates chrétiens, menés par l’ancien Premier ministre Aldo Moro, étaient prêts à un « compromis historique » pour partager le pouvoir politique avec le Parti communiste italien, la CIA a chargé ses agents d’influence en Italie et au Vatican, le réseau Gladio, d’organiser le kidnapping et l’assassinat de Moro et de faire porter le blâme à l’extrême-gauche des Brigades rouges italiennes. L’opération psychologique de la CIA, visant à accuser les communistes radicaux pour la mort de Moro, a été couronnée de succès lorsque l’électorat italien a voté massivement pour une faction démocrate-chrétienne, liée à la CIA, et opposée à tout accommodement avec les communistes. La CIA a montré qu’elle n’était pas opposée aux assassinats politiques pour atteindre ses objectifs électoraux dans d’autres pays.

    L’implication de la CIA par tous les moyens dans les élections de 1948 en Italie a été répétée dans de nombreuses nations du monde entier. En 1964, la CIA a veillé à ce que le candidat à la présidentielle socialiste Salvador Allende, du Front populaire d’action populaire chilien (FRAP), soit battu par le leader démocrate-chrétien Eduardo Frei. La CIA a injecté 3 millions de dollars dans la campagne de Frei, principalement pour générer de la propagande anti-Allende. Allende a perdu avec 38,6% des voix contre 55,6% à Frei. En 1970, Allende a remporté l’élection présidentielle avec un mince 36,4% des voix contre l’ancien président soutenu par la CIA, Jorge Alessandri. La CIA a immédiatement mis un terme au mandat de Allende et, le 11 septembre 1973, un coup d’État militaire soutenu par la CIA a entraîné l’assassinat d’Allende. L’unique chose qui sépare la CIA des autres agences de renseignement qui cherchent à influencer les élections, c’est que les mains de la CIA sont toujours pleines de sang.

    L’élection de 1956 à Ceylan – maintenant connu sous le nom de Sri Lanka – a vu le parti national impopulaire dirigé par le Premier ministre pro-Ouest, John Kotelawala, battu par le Parti de la Liberté du Sri Lanka, dirigé par Solomon Bandaranaike. Bien que le gouvernement de Kotelawala ait reçu l’aide généreuse de la CIA, financée par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, cela n’a pas suffi pour le sauver de la défaite devant les socialistes de Bandaranaike. La CIA s’est contentée de mettre en péril le gouvernement de Bandaranaike avec la cerise sur le gâteau de l’assassinat du Premier ministre en 1959, prétendument par un moine bouddhiste qui a caché un revolver sous sa robe avant une réunion avec le Premier ministre dans sa résidence privée. Les deux inspirateurs de l’assassin ont été condamnés à perpétuité, tandis que le tireur, Somarama Thero, a été baptisé chrétien deux jours avant sa pendaison.

    Le programme d’opérations psychologiques de la CIA MK-Ultra avait déjà maîtrisé la science de l’organisation d’assassinats programmés. La CIA a réussi à manipuler les élections parlementaires, les élections présidentielles, les référendums populaires et les élections locales et régionales. La CIA dirige maintenant ses talents dans les chicaneries électorales vers l’électorat américain pour discréditer et saper la légitimité de la présidence de Trump.

    Pour la sauvegarde de la démocratie partout dans le monde, la CIA doit être abolie.

    Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

    Source

    http://www.voxnr.com/7360/le-savoir-faire-de-la-cia-en-matiere-delections-aux-etats-unis-et-ailleurs

  • Journal du Vendredi 30 décembre 2016 - International / Retour vers la guerre froide ?