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Jeanne Smits : Les lois de l'islam face aux lois de la République.
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Le numéro 69 de TERRE & PEUPLE Magazine est axé autour du thème central de La fin d’un monde?
Communiqué de "Terre & Peuple-Wallonie"
Dans son éditorial, Pierre Vial aligne la grande fracture qui se creuse entre le pays légal et le pays réel sur celle qui existe entre les idiots, voire les salauds, qui acceptent l’invasion étrangère de l'Europe ou même la souhaitent, et ceux qui la refusent. La réalité, c’est la diversité des races et des ethnies, une richesse qui fonde notre respect de toutes les appartenances. Notre combat n’est pas d’ordre religieux, mais ethnique : que les envahisseurs retournent chez eux !« La valise ou le cercueil. » Robert Dragan rappelle, à ceux qui évoquent l’OAS à propos des attentats commis par les terroristes actuels (qui sont par ailleurs tous quasi automatiquement exécutés sur place !), les égorgements et les mutilations sexuelles, les massacres de femmes, d’enfants, de vieillards, qui ont été monnaie courante lors de la guerre d’Algérie. On a ‘oublié’ que, sous le gouvernement de Mendès-France, 70 terroriste FLN ont été guillotinés, François Mitterand, ministre de la Justice socialiste, avertissant : « Celui qui emploie de tels moyens doit savoir qu’il sera frappé à son tour. » Comme on veut oublier que, en pleine guerre d’Algérie, la France socialiste a porté le fer en Egypte : dans l’affaire de Suez, contre Nasser, le « nouvel Hitler » ! En Algérie, de mars à juillet 1962, plus de trois mille personnes ont ‘disparu’, ce qui est bien plus qu’il n’en faut aujourd’hui pour que le TPI de La Haye instruise un procès en génocide. Aujourd’hui, l’Eglise, en encourageant l’immigration massive, néglige son devoir de prudence, bien que le Pape ait entre temps prévenu contre la pratique irresponsable d’accueillir des immigrants qu’on n’a pas les moyens d’entretenir décemment.
Pierre Vial ouvre le dossier central ‘La fin d’un monde ?’ avec une citation tirée de l’œuvre de même nom d’Edouard Drumond, qui évoque « la survivance factice » d’une société déjà morte et en cendre, qu’un heurt léger va suffire à briser. Il cite également George Orwell (« Dire la vérité devient révolutionnaire. ») et San Giorgio, qui nous avertit du problème de la survie de nos familles. Loin de les qualifier de paranoïaques, nous prenons au sérieux ces avertissements de la fin d’un monde. Un monde que nous vomissons.
Piero San Giorgio remplit notre musette de toutes ses ficelles, précieuses dans les situations extrêmes qui nous menacent tous : veiller à dormir suffisamment et à relâcher dix minutes toutes les heures ; soigner ses pieds et donc ses chaussures ; être paré élémentairement en matière de secourisme et premiers soins ; boire au moins un demi-litre d’eau par jour ; prévoir des rations pour dix à quinze jours ; adopter la mentalité du prédateur toujours à l’affût : ne s’associer qu’avec ceux qui partagent cet esprit optimiste ; etc.
Dans la même veine, Pierre Vial révèle le plan de survie, pragmatique et méthodique, dressé par le ministre fédéral allemand de l’Intérieur sur une évaluation pessimiste d’une situation d’urgence nationale, en cas notamment d’attaque informatique majeure, ou du réseau d’approvisionnement en électricité, qui paralyserait le pays, provoquant la rupture des stocks, déclenchant la panique, des pillages, des violences, des affrontements. Le document officiel liste les mesures de survie et entre autres les réserves de vivres (conserves, féculents et surtout de l’eau potable : 80 bouteilles pour une famille de 4 personnes). Il est précisé que ces recommandations sont sans aucune relation avec la conjoncture !
Guillaume Corvus est le pseudonyme sous lequel Guillaume Faye a publié en 2004 ‘La convergence des catastrophes’. Le paradigme ancien, selon lequel le sort de l’humanité s’améliore sans cesse grâce à la science et à la démocratie, est faux. Les effets secondaires sont d’autant plus pervers que la technique entre dans son âge baroque. L’humanité n’a pas à gagner au décollage économique de l’Asie. Une concurrence ingérable va déboucher sur des troubles massifs, qui contraindront à changer le modèle économique. L’espérance de vie progresse, mais pas la qualité de vie. La famine menace une humanité pléthorique, confrontée à l’épuisement des sols, à la déforestation, à la désertification, à l’appauvrissement des réserves de pêche. L’intensification des échanges multiplie les sources de conflits. L’expansion galopante des populations urbaines (70%) et les mouvements migratoires développent de nouvelles proliférations virales. La consommation d’énergie augmente sans cesse. L’évolution incontrôlée de la technoscience risque d’inverser les objectifs. Il était plus agréable de vivre dans les sociétés précoloniales que dans les actuelles, imitations ratées du modèle européen. La fièvre européenne n’appartient qu’à certains peuples. Le système actuel est incorrigible : il faut en changer. L’article renvoie à Alain de Benoist, dans ‘Demain la décroissance’.
Roberto Fiorini vitupère contre le scorpion capitaliste et la démesure de sa fringale de liberté que garantissent aux renards du commerce globalisé et aux crocodiles de la spéculation financière les gendarmes corrompus de la Babel de Bruxelles, Mecque du métissage généralisé. Il dénonce les quinze mille lobbies qu’elle a accrédités en son sein pour qu’ils lui recommandent les orientations qui conviennent. Notamment des ‘Stratégies du choc, le capitalisme du désastre’ (Naomi Klein), qui sait surfer sur les convulsions (qu’il a au besoin suscitées) pour faire accepter des rigueurs sociales qui lui sont profitables. Il rappelle que Milton Friedman préférait une dictature qui soutient la liberté du commerce à une démocratie qui ne la soutient pas. Il souligne que jamais la répartition des richesses n’a été aussi inégalitaire (1% possède 48% des richesses). Il évoque Maurice Bardèche, lorsque celui-ci remarquait que les expériences fascistes ont au moins exalté des valeurs morales de courage, de discipline, de responsabilité, de solidarité, et il cite Winston Churchill (à Lord Boothby) : « Le crime impardonnable de l’Allemagne est d’avoir créé un système d’échanges dans lequel la finance internationale ne pouvait plus être partie prenante. »
Jean-Patrick Arteault répond négativement à la question 'L'islam est-il la cause intrinsèque du terrorisme ?', remarquant que, dans les milieux identitaires, la question, située au carrefour de plusieurs problèmes actuels, est mal posée. Il y a le problème religieux posé par l'islam au polythéiste (animiste africain, hindouiste, païen albo-européen), au chrétien européen, à l'athée laïciste, au militant des droits de l'Homme. Avec le problème civilisationnel que l'islam pose, aux vestiges pagano-européens que nous sommes comme aux tenants des valeurs chrétiennes et à l'occidentalisme dominant, nous savons déjà que nous serons les dindons de la farce. Mis à part l'islam intégré dans les Balkans et en Russie suite aux vagues ottomanes, le problème de l'islam en Europe remonte aux années '70 : le Grand Remplacement programmé par notre oligarchie. La pratique bon-enfant a alors fait place aux prédications rabiques des wahhabites, sur un fond de frustrations post-coloniales et de repentance, avec un océan de pétrole au service d'un prosélytisme planétaire qui compte purifier l'Oumma par une pratique rigoriste fanatique. Le problème religieux est compliqué par les enjeux géopolitiques des Proche- et Moyen-Orient, traités de façon simpliste par les occidentaux et de façon cynique par la politique du chaos israélienne, qui y ont produit un vide où les islamistes se sont infiltrés. Les Européens ont créé chez eux par une invasion migratoire un problème à la fois racial et religieux. En crise économique récurrente, ils ont noué des liens étroits avec les monarchies pétrolières prosélytes. Ils ont utilisé le fondamentalisme contre les Russes, mais les islamistes ont leur objectifs propres. Il ne faudrait pas toutefois sacrifier à une hystérie anti-musulmane : l'ennemi prioritaire est l'oligarchie. Il faut mettre fin à l'immigration et organiser le retour. La guerre des religions est une affaire de fondamentalistes protestants ou de catho-tradis.
Pierre Vial, dans le sillage de 'Sabotage', le livre de Georges Gourdin le bien nommé, appelle à la grève des consommateurs. Mais surtout à la décroissance, à la vie frugale et libre, à l'économie locale et au soutien aux AMAP, les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne.
Robert Dragan esquisse un portrait d'Aristote, père de la philosophie réaliste classique (ou peut-être simplement interprète d'une tradition ancienne européenne, car il ne parle jamais à la première personne). On oppose cette pensée à la philosophie idéaliste qui -la science ayant pu entre temps développer la connaissance de la nature- a vérifié que notre connaissance de la réalité du monde est relative, car elle passe par le prisme restreint de notre perception et de notre raison. Rien ne pourrait être certain car la réalité nous est inconnaissable. La théologie scolastique de l'Eglise (fille bâtarde, selon Voltaire, de la philosophie d'Aristote, mal traduite) revendiquait au contraire le réalisme aristotélicien : notre connaissance de l'univers, imparfaite, est néanmoins réelle. Le réaliste en induit une morale calquée sur l'adaptation au réel. L'idéaliste moderniste privilégie le sujet, jusqu'à l'amoralité comprise.
Gabriele Adinolfi rend compte de la première rencontre de ses Lansquenets à la fin juillet en Provence. Elle a réuni, outre des Français, des Italiens, des Espagnols, des Hongrois et des Belges, des Corses, des Catalans, des Bretons, des Normands, des Alsaciens, des Wallons et des Flamands. Bilan : au-delà de ce qu'on pouvait espérer de mieux, quand il s'agit de se déconditionner et de «rejoindre l'essentialité ». Résolution : améliorer la tenue, la cohésion, la rapidité d'exécution, l'autocritique. Bon vent aux Lansquenets !
Alain Cagnat livre une passionnante recension du livre de l'ami Philippe Baillet, 'L'autre Tiers-Mondisme, Des origines à l'islam radical', paru chez Akribeia. Notre ami est co-fondateur de la revue Totalité. L'ouvrage analyse une série de personnalités qui se sont révélées réfractaires à la bipolarité URSS/USA, mais démarquées des non-alignés, communistes, trotskistes ou chrétiens progressistes. Il s'agit de :- Gabriele D'Annunzio : organisateur d'une nouvelle croisade d'hommes pauvres et libres contre la caste des prédateurs usuriers (à l'époque, les Irlandais, les Croates, les Albanais).
- Benito Mussolini : il s'est rapproché des nationalistes arabes et s'est même proclamé « Glaive de l'islam » !
- Gregor Strasser : à la gauche du NSDAP, il accueille favorablement ces idées de Mussolini et prône même un rapprochement avec les communistes allemands.
- Friedrich Hielscher : il fait partie des nationaux-révolutionnaires très hostile aux nazis, ce qui permettra à la Rote Kapelle d'infiltrer les échelons les plus élevésdu parti. Il prêche pour les « hommes de foi » au service de forces immuables, imperméables à l'argent.
- François Genoud : c'est un Suisse qui participe au réseau Still Hilfe, d'aide aux nazis en fuite et pour qui la cause arabe et le national-socialisme ne font qu'un.
- Johann von Leers : sa haine obsessionnelle des juifs trouve écho dans la Bande à Baader de la Rote Armee Fraktion, pro-palestinenne, qui a elle-même des liens avec le Front de Libération de la Palestine de Georges Habache, financé par Genoud.
- Maurice Bardèche : frustré dans sa judéophobie par la défaite du fascisme, recherche un terrain d'entente avec les nationaliste arabes, confondant civilisation arabe et religion musulmane, alors que Nasser n'aura de cesse d'écraser les Frères Musulmans.
- Jean Thiriart : activistes de l'Algérie française et de la présence coloniale, il prône un nationalisme paneuropéen indépendant des blocs USA/URSS. Il fonde Jeune Europe, hebdomadaire et mouvement politique. Jacobin d'une nation européenne unitaire, il désigne dans l'impérialisme américain l'ennemi gigantesque commun à tous les nationalistes, européens comme arabes, latino-américains comme vietnamiens et comme chinois. C'est un suprémaciste : l'homme européen émerge du magma des peuples et des races. En France, ses idées sont surclassées par la FEN et par le magazine Europe-Action de Dominique Venner, mais sont bien reçues en Italie, par Carlo Mutti, soutien de Poutine avec sa revue Eurasia.
- Alain de Benoist : un des principaux moteurs de la Nouvelle Droite qui mobilise contre l'universalisme, l'égalitarisme et le cosmopolitisme, dénonçe la décadence qui désarme. Il proclame : « Europe, Tiers-Monde, même combat » et en appelle à tous ceux qui cherchent une autre voie qu'un affrontement bipolaire.
- Carlo Mutti développe dans Totalité la ligne politique de « l'autre tiers-mondisme », jusqu'à faire d'Evola un soutien de l'islam (ce qu'il ne fut jamais) et à mettre comme condition à la résurrection de l'Europe la revitalisation de l'islam. Et à prétendre que la civilisation arabo-musulmane est supérieure à l'européenne (Alain de Benoist s'en tient sagement à refuser l'immigration, mais à souhaiter la coopération.).
- René Guénon, qui souhaite l'assimilation salvatrice de l'Occident par l'Orient, se convertit à l'islam à l'âge de 25 ans et élève ses quatre enfants dans cette religion. Il juge que l'homme moderne, en rupture avec la tradition, est un être amputé, fermé à la spiritualité.
- Alain Soral, ancien communiste et ancien FN, prône la réconciliation entre la gauche du travail et la droite des valeurs. National-socialiste du type Chavez, il juge que les identitaires racialistes sont les idiots utiles du Système.
- Marine Le Pen, qui croit comme Jean Raspail que 'les carottes sont cuites', cherche le soutien des musulmans français dans une France ethnopluraliste.
- Nicolas Gauthier, animateur du site Boulevard Voltaire, est très islamophile. Il soutient l'organisation des musulmans patriotes 'Fils de France' de Camel Béchikh, avec l'appui d'Alain de Benoist.
Tous sont soucieux de rendre son âme à la civilisation européenne, mais oublient que l'avenir est dans le racialisme, maintien de la diversité des races et des cultures face au rouleau compresseur de l'uniformisation.
Jean Leblancmeunier invite à l'imiter dans son périple de Saint-Petersbourg jusqu'à Moscou, par les voies d'eau. Projet à inscrire dans nos tablettes. A propos de l'absorption de l'Ukraine par l'Europe, on lui a expliqué que c'était un peu comme si Trump s'entendait réclamer par le Mexique la restitution du Texas et de la Californie !
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Agriculture intensive : 10.000 fermes laitières sur 60.000 devraient disparaître en 2017
Les gouvernements successifs ne cherchent pas à repenser le modèle agricole français. Depuis Maastricht, les politiques français posent des boîtes de pansements sur une jambe de bois à coup de millions d’euros d’aide aux différents secteurs agricoles.Les manifestations d’éleveurs se font rares. Pourtant les difficultés graves persistent, au point que la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) prévoit la disparition de 10.000 éleveurs de vaches laitières en 2017 sur un total de 60.000. C’est énorme.
Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a d’ailleurs annoncé vendredi la signature d’un accord avec le fonds d’assurance Vivéa et Pôle emploi pour « accompagner les chefs d’exploitation dans leur reconversion et transition professionnelles ». Autant dire que de tous côtés on s’attend à une vaste opération de restructuration dans l’élevage. Le numéro un mondial du fromage Lactalis estime que « les volumes de lait ne disparaîtront pas. On va assister à une concentration des élevages. Pas à une chute de production ». -
Fillon, le candidat idéal pour faire gagner Marine ?
Malgré la folle et criminelle politique d’ouverture en grand des vannes de l’immigration dont elle s’est rendue coupable vis-à-vis de son peuple et des autres nations européennes, la chancelière allemande Angela Merkel, après dix ans de règne, briguera un quatrième mandat lors des élections législatives de septembre 2017. Dimanche, depuis le siège de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Mme Merkel a repris les éléments de langage utilisés par elle après la victoire à la présidentielle américaine de Donald Trump. Sans surprise, elle a évoqué « la défense de nos valeurs » , de « notre mode de vie », « la démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité de chacun, et ce, quels que soient son origine, sa couleur de peau, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle ou ses opinions politiques », comme principe de sa politique. Derrière le rappel des immortels principes, de nombreux Allemands s’inquiètent de la xénophilie assez délirante de la chancelière. Elle a refusé jusqu’alors la proposition, pourtant déjà assez laxiste, du parti conservateur bavarois, l’Union chrétienne-sociale (CSU), membre de sa majorité, de plafonner à 200 000 par an le nombre d’immigrés économiques, rebaptisés migrants ou réfugiés, susceptibles d’être acceptés sur le sol allemand. En France, ce sont des immigrés liés à l’Etat Islamique qui s’apprêtaient à tuer et mutiler des Français, comme on l’a appris avec l’arrestation ces dernières heures à Marseille et Strasbourg d’un groupe de présumés terroristes. Connus jusqu’alors pour des faits ordinaires de délinquance, l’un d’entre eux au moins était en possession de la nationalité française, employé périscolaire modèle parait-il , en poste dans une école primaire du tristement célèbre quartier pluriel de la Meinau à Strasbourg.
Si de fanatiques adversaires de notre pays ont été transformés en toute légalité républicaine en Français de papier, c’est bien là la résultante directe de la portique laxiste, antinationale, menée également par la droite RPR-UMP-LR quand elle était au pouvoir et majoritaire à l’Assemblée. A l’heure ou les médias font mine de s’inquiéter des ralliements parfois enthousiastes d’une certaine extrême-droite à la candidature de François Fillon, il est bon de rappeler que celui-ci est également pleinement comptable de ce triste bilan. Et si ce n’est sa connivence, du moins sa démission implicite devant les adversaires de notre Etat-nation n’est pas non plus anodine. Philippe de Villiers confiait il y a un an à Martial Bild sur TV Libertés cette réponse que lui avait faite M. Fillon, alors que le créateur du Puy-du Fou l’interrogeait sur sa présence – en 2013 notamment, voir notre blogue -, à une réunion du très mondialiste groupe Bilderberg: «Que veux-tu, c’est eux qui nous gouvernent»… Une soumission bien peu poutinienne, un fatalisme bien peu séguiniste… non?
Marion Maréchal-Le Pen le soulignait hier sur LCI , M. Fillon « est un adversaire du Front National depuis 30 ans et c’est un des rares qui refusent encore de me serrer la main à l’Assemblée (…). La grande différence entre Alain Juppé et François Fillon probablement, c’est que l’un dit ce qu’il pense et l’autre pas, et en tous cas veut faire croire qu’il appliquera une politique différente d’Alain Juppé. Et c’est là où il y a un risque de manipulation de l’électorat, notamment cet électorat de droite qui est resté longtemps orphelin et qui pourrait avoir le sentiment une fois de plus de trouver là un recours».
La présence de M. Fillon comme adversaire de Marine à la présidentielle, est une hypothèse désormais sérieuse qui inquiète certains soutiens de la présidente du FN. Le maire de Béziers, Robert Ménard, le confiait à L’Express, «Si c’est Fillon qui gagne la primaire, ce ne sera pas facile pour elle (Marine, NDLR). Elle ne peut pas gagner sans l’électorat conservateur, essentiellement catholique. C’est l’une des clés de son succès.» «Ce n’est pas la question sociale mais identitaire qui fera l’élection».
Dans un article publié Sur le site de Challenges, «Pourquoi Fillon est une inquiétante machine à faire voter Marine Le Pen», le très antifrontiste Bruno Roger-Petit affirme que l’électorat catholique est plus important au FN que chez LR, se basant sur un récent sondage IFOP démontrant que «38% des électeurs du FN se reconnaissent encore dans les valeurs de la Manif pour tous diffusées au sein de la société française, contre seulement 29% des électeurs Les Républicains. La logique de la Primaire, et l’habile campagne Fillon envers les électeurs LR s’identifiant à la Manif pour tous a permis à l’ancien Premier ministre de Sarkozy de mobiliser en sa faveur de gros bataillons de cet électorat, mais il ne s’agissait que d’une Primaire, justement, Primaire organisée à destination d’une clientèle particulière, et non d’un premier tour d’élection présidentielle.» «Aujourd’hui, en l’état, il est pour le moins aléatoire de conclure, au vu des éléments dont on dispose, que les électeurs catholiques du FN puissent glisser d’un vote Le Pen à un vote Fillon.»
Enfin, outre la question des valeurs et de notre identité chrétienne, M. Roger-Petit oppose le programme ultra-libéral de Fillon à la logique d’Etat stratège, de protectionnisme défendue par le FN, Marine, Florian. « Les classes populaires» de la France périphérique ,« constatent chaque jour, à échelle locale, la disparition des éléments garants de l’Etat protecteur: la poste, la gendarmerie, la maternité, la caisse d’allocations familiales, l’hôpital public, la caserne… L’Etat providence qui se meurt… La gauche Hidalgo qui se moque des embouteillages qu’elle provoque dans les banlieues… Les lignes SNCF supprimées au nom d’une rentabilité falsifiée… Les kilomètres en plus qu’il faut accomplir pour accoucher… Cette France des territoires vit tous les jours ce que signifie concrètement la suppression des postes de fonctionnaires, donc de services publics de proximité. Et cette France est en colère.»
Et d’ajouter encore: «Le chômeur qui vote FN ne redoute pas tant le musulman que l’étranger dont la force de travail est exploitée par des patrons sur fond de dumping social. Comment ce chômeur, déjà désespéré de la gauche Valls, pourrait-il voter Fillon, qui promet de lui pourrir encore davantage la vie en lui diminuant ses allocations chômage au bout de quelques mois? Comment les 50% de chômeurs, soient 1.400.000 électeurs potentiels et leurs familles, qui perçoivent moins de 970 euros nets par mois pourraient avoir envie de soutenir ce Fillon qui veut les réduire à la pauvreté?».
Bref conclut-il, «Il ne s’agit pas de savoir si Fillon va vider le réservoir FN d’une grande partie de ses électeurs, mais plutôt de savoir si Marine Le Pen ne risque pas de lui en voler bien davantage encore en retour, notamment ceux des classes populaires qui votent encore LR et pourraient aussi s’inquiéter d’un programme économique et social d’une violence incontestable. Ici se situe la réalité de l’enjeu politique».
Et toute l’importance ajoute Bruno Gollnisch de la campagne d’éclaircissement, de présentation de notre programme, des valeurs qui nous défendons qui sera menée dans les semaines et les mois à venir afin que nos compatriotes puissent de prononcer en toute sincérité. Car l’ un des enseignements des scrutins de ces derniers mois, c’est qu’un peuple qui se réveille, fait le pari de voter pour ses idées, refuse le fatalisme de l’abstention, l’aquoibonisme, peut encore reprendre la maîtrise de son destin!
http://gollnisch.com/2016/11/23/fillon-candidat-ideal-faire-gagner-marine/
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Ils font leur cinéma
« Les théoriciens du déclin français qui prophétisent des choses sombres en sont pour leurs frais. Le génie français se porte bien ! » affirme Michel Denisot, directeur de la rédaction de l’intellectuellement très indigente adaptation française du magazine américain Vanity Fair. Un étalage de platitudes conformistes truffé de pages de pub. M. Denisot réagissait au classement des 50 Français les plus influents dans le monde publié dans ce même magazine, tous domaines confondus, dans lequel on retrouve le lot habituel de sportifs, stylistes et capitaines d’industrie dont tous ne sont pas dépourvus de talents, voire de génie. Certes, cette année, la première marche du podium (!) est attribuée à la chanteuse Christine And The Queens, 28 ans, «au charisme de démon en passe de devenir une icône mondiale»; Emmanuel Macron, seule personnalité politique de ce classement avec Anne Hidalgo, pointe à la sixième place, tous deux environnés parfois d’artistes et écrivains dont les mérites exceptionnels ne sautent pas non plus aux yeux des Français… et même de ceux qui les connaissent.
Ce qui est certain en tout cas, c’est qu‘il ne faut avoir rien compris à l’air du temps, au ras-le-bol de nos compatriotes, pour susciter encore des listes de soutien à tel ou tel candidat, composées de membres du showbiz hors sol, de donneurs de leçons et autre privilégiés, tous ces modèles emblématiques de cette Caste coupée du réel, vivant dans l’entre soi, les mêmes qui aux Etats-Unis hurl(ai)ent avec souvent une rare vulgarité leur haine de Donald Trump et leur soutien à Hillary Clinton…
Le JDD a ainsi publié dans son dernier numéro une tribune d‘artistes, d’intellectuels, appelant à arrêter le Hollande Bashing, à soutenir l’actuel chef de l’Etat… aujourd’hui visé par une enquête pour violation du Secret défense. En l’espèce pour avoir révélé un dossier classé Confidentiel défense (la renonciation à d’éventuelles frappes sur la Syrie), dans le cadre de son livre d’entretien avec Gérard Davet et Patrick Lhomme, le très bien intitulé Un président ne devrait pas dire ça. Mais nos vedettes le disent dans le JDD, «ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd’hui malgré la stature d’homme d’État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées».
Au nombre des premiers signataires de ce texte vantant les réalisations merveilleuses du quinquennat Hollande, on retrouve notamment sans trop de surprise, Laure Adler, Benjamin Biolay, Jean-Michel Ribes, Mazarine Pingeot, Patrick Pelloux et le petit monde du cinéma: Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Irène Jacob, Sylvie Testud, Patrick Chesnais, Gérard Darmon ou encore Christian Zerbib.
Un microcosme où la consanguinité est de mise, où le politiquement correct socialo-progresssiste règne en maître. Et ce n’est pas l’actuelle présidente du Centre national de la cinématographie (CNC), la Young Leader membre de l’American French Foundation , Frédérique Bredin, ancienne député et ministre socialiste, ex du Cabinet Jack Lang, qui nous dira le contraire. Un CNC au budget conséquent (plus de 665 millions d’euros, assuré par la quote-part de 10% prélevée sur les places de cinéma, mais aussi par des taxes sur les éditeurs et distributeurs de la télévision), que le producteur Thomas Langmann critiqua vertement il y a quelques années.
M. Langmann, pourtant membre du sérail, soutien et ami de Nicolas Sarkozy, dénonça l’opacité du mode d’attribution de l’aide sélective, autrement appelé avance sur recettes, parlant degestion « honteuse ». «Le système d’avance sur recette du CNC, symbole de l’exception culturelle française, (est) devenu un comité de copinage. Formé de trois collèges, les choix de l’avance sur recettes restent entièrement à la discrétion de ces commissions » indiquait-il au Figaro en janvier 2013.
En mai 2015 un article du magazine Capital s’interrogeait pareillement: «magie du cinéma ou copinage avec les producteurs ? En tout cas, quand il s’agit de biberonner l’industrie du film tricolore, les pouvoirs publics ont souvent tendance à oublier la rigueur (…). En décembre (2014), l’Assemblée nationale a encore renforcé l’une des nombreuses niches fiscales dédiées au grand écran. A partir de 2016, donc, le taux du crédit d’impôt accordé aux investisseurs passera de 20 à 30% pour tous les films de moins de 7 millions d’euros de budget. Et pour les œuvres d’animation, il sera porté à 25%. Bah, ça ne fera jamais qu’un coup de pouce de plus aux salles obscures ! Il y en a tellement que certains producteurs passent aujourd’hui plus de temps à ratisser les aides qu’à peaufiner les scénarios ». Mais «le plus gênant, c’est que ces fonds servent pour une bonne part à payer les cachets plantureux de certaines stars», parfois jusquà «près de la moitié des subventions perçues !». Mais soyez rassurés bonnes gens, « le CNC vient de décider de limiter les cachets à 900.000 euros »…
Quant au site de contribuables associés qui s’étonnait en septembre 2012 que même des films étrangers, comme celui du cinéaste algérien Merzak Allouache (Le temps de la concorde ) puissent être financées par le CNC, il relevait aussi cette grande vérité, à savoir que le Centre national de la cinématographie « a oublié la grande règle de Molière, qui est de plaire. Il veut encourager la production du plus grand nombre possible de films, quelle que soit leur qualité. Pour cela il distingue arbitrairement les films d’ auteur, considérés comme supérieurs aux films commerciaux . En réalité, il facilite la production de films médiocres».
Guillaume Faye voyait assez juste quand il notait dans L’archéofuturisme que «les Français et les Européens ont perdu le sens de l’épopée et de l’imagination» et que le recouvrer dans le septième art (et en littérature) n’est pas affaire stricto sensu d’argent et de financement. «C’est trahir Molière que de penser implicitement qu’une création populaire est de qualité inférieure» «à des œuvres snobs, ennuyeuses, aux préoccupations microscopiques». La solution, financièrement rentable, si nous voulons contrer le rouleau compresseur cinématographique hollywoodien existe:«réaliser des œuvres à forte dramaturgie populaire et pourvues de scénarios culturellement haut de gamme. Nos romanciers du XIXème siècle savaient le faire».
Autant dire affirme Bruno Gollnisch, qu’un gouvernement, un Etat dirigé par des patriotes dignes de ce nom (pas plus le calamiteux radical mou Chirac que le petit faiseu bling bling Sarkozy ne s’y sont risqués) s’attaquerait à la remise à plat de ce qu’il est convenu d’appeler l’industrie cinématographique. La chasse gardée d’une gauche pseudo artistique souvent décadente, francophobe, avachie, névrosée et vulgaire; le terrain de jeu des courtisans, des fils et des filles de, des fratries engraissées avec l’argent d’un populo qu’ils méprisent la plus souvent. Un gouvernement digne de ce nom mettrait fin à cette gabegie indigne, au nom de son souci de défendre à la fois le contribuable et le rayonnement d’une culture française qui, n’en déplaisent à M. Denisot et à ses amis pétitionnaires ou non, ne brille plus au firmament. Dans ce domaine là aussi, il faudra faire souffler un grand vent de liberté, d’audace, débrider les énergies et les talents.
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Éducation nationale : la « réserve citoyenne » au service des clandestins

Dès sa présentation aux médias et avant même son lancement en mai 2015, nous savions que cette fameuse « réserve citoyenne » de l’Education nationale serait du grand n’importe quoi. Or nous en avons eu la confirmation lundi, avec l’annonce officielle par le ministre de l’Education que ladite réserve servira principalement à accompagner les clandestins, à leur apprendre le Français ainsi que les « valeurs » dites républicaines.
L’invasion des clandestins mineurs
Une décision qui est loin de surprendre puisque, invitée sur France Info en septembre 2015, Najat Vallaud-Belkacem, tout en affirmant que son ministère savait « prendre en charge des enfants qui ne parlent pas le français », avait quand même ajouté que, si l’afflux était particulièrement important, elle pourrait alors faire appel à la réserve citoyenne. Estimant à l’époque à « 4 500 le nombre de mineurs qui seront accueillis par an », le ministre avait alors déclaré : « S’il y a un service public qui est relativement bien armé pour faire face à l’arrivée des réfugiés, c’est l’Education nationale. » Et on la croyait sans difficulté, tant les effectifs du Mammouth sont pléthoriques… Sauf que le nombre de mineurs étrangers accueillis par notre pays a, depuis, littéralement explosé. Au point que, début octobre, débordé par l’afflux de mineurs clandestins dans son département (+ 45 % par rapport à 2015), le président du conseil départemental de la Côte-d’Or, François Sauvadet, a tenté d’alerter les pouvoirs publics en déposant une plainte contre X pour « suspiscions de réseaux organisés de passeurs implantés sur le territoire côte-d’orien et hors de ce territoire » ! Et la Côte-d’Or n’est, bien évidemment, pas le seul département concerné.
« Mobilisation nationale pour les migrants »
Alors que, face à un tel déferlement, le premier devoir de l’Etat devrait être de mettre fin à cet afflux et d’expulser systématiquement ces mineurs, bien souvent victimes de réseaux de passeurs, Najat Vallaud-Belkacem a au contraire annoncé lundi sur Twitter sa décision « d’amplifier la participation de l’Education à l’effort de la France pour l’accompagnement linguistique des migrants » et a invité « les 6 000 membres de la réserve citoyenne à contribuer à l’accompagnement linguistique des migrants ». Une décision qui revient à annoncer l’accueil définitif de ces gens sur notre sol.
L'Éducation nationale mobilise ses partenaires et l'expertise de ses réseaux pour apprendre le français aux migrants http://po.st/MobilisationEN-migrants … pic.twitter.com/1wbWeBHFvs
J'invite aussi les 6000 membres de la Réserve Citoyenne à contribuer à l'accompagnement linguistique des migrants >> http://po.st/MobilisationEN-migrants … pic.twitter.com/E5HMJIPTHy

Et N.V.B. d’expliquer, dans un communiqué publié sur le site de son ministère : « Ce sont les valeurs de la République qui constituent le moteur de l’effort national pour l’accueil des populations de migrants auquel les services de l’Etat, les collectivités, les acteurs associatifs mais aussi les citoyens sont appelés à contribuer. Un travail de structuration et de renforcement de l’accompagnement linguistique des migrants déjà mené par les acteurs associatifs est en cours sur l’ensemble du territoire national. Par son expertise en matière de formation en français langue étrangère à destination des publics allophones, l’Education nationale a vocation à y contribuer pleinement. Dans ce cadre, chacun d’entre vous est appelé à participer à cette mobilisation. »
Franck Deletraz
Article et dessin parus dans Présent daté du 23 novembre 2016
http://fr.novopress.info/201908/education-nationale-la-reserve-citoyenne-au-service-des-clandestins/
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La Turquie ne doit jamais entrer dans l’Union européenne !

La France doit, tout comme l’Autriche, prendre rapidement position en demandant l’arrêt pur et simple des négociations.
Persistant dans l’erreur, les élites européennes s’emploient à sauver le soldat turc contre vents et marées. Non, la Turquie n’a pas sa place dans l’Union européenne pour des raisons évidentes :– une infime partie, seulement, de son territoire est en Europe (la Thrace orientale, soit 3 % de sa superficie) ;
– pays de religion musulmane, la Turquie servirait de cheval de Troie de l’islamisation progressive de l’Europe ;
– les relations historiques entre la Turquie et l’Europe ont longtemps été conflictuelles ;
– les dirigeants actuels de la nation ottomane sont des islamistes impérialistes qui ne respectent pas les droits fondamentaux, enfermant arbitrairement leurs opposants politiques et les journalistes qui ne leur sont pas inféodés ;
– l’entrée de la Turquie déstabiliserait le continent sur le plan démographique en entrainant la libre circulation de plus de 100 millions de turcophones ;
– en outre, les Turcs venus sur le continent ne cherchent pas à s’assimiler mais à créer des cinquièmes colonnes dans les nations européennes, selon les souhaits de Recep Tayyip Erdoğan, qui les y encourageait lors d’un meeting à Strasbourg ;
– la Turquie refuse de reconnaître Chypre, qui appartient à l’Union, ne songeant qu’aux intérêts des Chypriotes d’origine turque ; -
À PARTIR DE JEUDI PROCHAIN, "SYNTHÈSE" LA NOUVELLE ÉMISSION HÉBDOMADAIRE DE RADIO LIBERTÉS

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Primaire de la droite : Bon débarras !

« Le 7 mai 2017, je sifflerai la fin de la récréation », disait Sarkozy vendredi car, à cette date-là, il sera de nouveau président de la République et on allait voir ce qu’on allait voir ! Le 20 novembre 2016, ce sont les électeurs de la droite et du centre qui ont sifflé la fin de sa carrière politique. C’est la première bonne nouvelle de la campagne présidentielle de 2017. Bon débarras ! Encore qu’il faille se méfier du personnage, il nous a déjà fait le coup du retrait de la vie politique en 2012, mais il est y revenu pour sauver la France sans que celle-là pourtant le rappelle.
Animal politique qu’on disait redoutable en campagne électorale, il s’est lourdement trompé en se focalisant sur Juppé, car il a bien travaillé… en faveur de François Fillon, pour lequel il a tiré les marrons du feu. Ses critiques sur la molle alternance juppéiste, son pacte avec Bayrou, sa complicité avec la gauche, ont été entendues mais, au lieu que cela lui profite, Fillon en a engrangé le bénéfice. Les électeurs ont pensé qu’avec ce dernier, on avait un opposant apparemment aussi déterminé que l’ancien président sans que le débat politique soit hystérisé par un personnage incontrôlable.
Tout ça pour que l’ex-chef de l’Etat appelle à voter pour son ancien Premier ministre, dont il disait récemment : « Je décidais les réformes, Fillon les appliquait. » Cela pendant cinq ans ! C’est le « renouveau » dans la continuité, du sarkozysme sans Sarko ou retour vers le futur, et même plus loin que cela puisque Fillon aurait une politique à la Thatcher, ce qui ne nous rajeunit pas.
Personne n’avait vu François Fillon venir, ni les sondeurs, ni les experts, ni les politologues et encore moins les journalistes, surtout avec un succès de cette ampleur. D’où la « grosse surprise », comme aux Etats-Unis avec Trump. Il paraît que tout ce beau monde ne pouvait rien voir puisque tout se serait décidé ces dix derniers jours à cause d’électeurs volages dont la versatilité serait une seconde nature. Ils en ont convaincu Alain Juppé qui se dit maintenant que, si on peut gagner 20 points, voire plus, en quelques jours, alors moi aussi je peux refaire mon retard sur mon rival en une semaine !
Bien entendu, les mêmes politologues médiatiques et journalistes qui n’avaient pas vu venir Fillon affirment avec assurance que Juppé est déjà fichu : ils sont incorrigibles. Certes, ce ne sera pas facile, surtout flanqué de NKM, qui le déporte sur sa gauche alors que l’électorat républicain est de plus en plus à droite. Au point que des orphelins de Sarkozy lorgnent désormais vers Marine Le Pen qui fera, elle, ce que leur champion n’a jamais eu l’intention d’accomplir.
Jusque-là, il était admis par la presse et les politologues que le vainqueur de la primaire de la droite et du centre serait le prochain président de la République. Le succès-éclair de Fillon dans la dernière ligne droite infirme ce qui était énoncé comme une évidence par nos ineffables experts électoraux. Cela, on l’imagine, fait naître quelque espoir à l’Elysée où l’on est au trente-sixième dessous. D’ici que Hollande se voit comme un nouveau Fillon…
Guy Rouvrais
Article et dessins paru dans Présent daté du 22 novembre 2016
http://fr.novopress.info/201891/primaire-de-la-droite-bon-debarras/#more-201891
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"François Fillon peut bloquer l'accès du second tour de la présidentielle à Marine Le Pen"
L'ancien conseiller de Marine Le Pen aux questions internationales, qui a voté Nicolas Sarkozy au premier tour, votera François Fillon au second :
"Je voterai pour lui au second tour. Et ce, d'autant qu'il y a une convergence totale entre mes analyses et ce que dit François Fillon sur la nécessité de travailler avec la Russie et de remettre sur la table nos relations avec les monarchies sunnites du Golfe à cause de leurs ambiguïtés vis-à-vis du totalitarisme islamique.
François Fillon peut-il battre Marine Le Pen? Peut-il vraiment récupérer l'électorat populaire auquel s'adresse le FN?
François Fillon peut bloquer l'accès du second tour de la présidentielle à Marine Le Pen. Il est capable d'attirer à lui une partie des voix de droite qui votent aujourd'hui Front national par dépit et par déception des Républicains qui ne portaient pas une ligne assumée. Aujourd'hui, François Fillon a éteint l'espace politique de ce que l'on appelait la "droite hors les murs". Il l'a comblé spontanément. Il est pleinement le candidat d'une droite que j'appelais de mes voeux en quittant le Front national, c'est-à-dire une droite de gouvernement crédible et assumée, réformatrice sur le plan économique, gaullienne sur le plan international et attachée à certaines valeurs sur le plan de la famille.
Je pense que François Fillon peut récupérer tout un tas de personnes qui se sont tournés vers le Front national et qui sont inquiets sur la question de l'identité et de la civilisation et qui, comme moi à l'époque, sont allés au Front à cause de leur inquiétude face à l'islamisation de la société. Ces gens ne se retrouveront pas dans plusieurs choses au FN dont le logiciel, au fond, est un socialisme nationaliste, sans jeu de mots. Le Front national est dans le déni de la mondialisation.
Chez Fillon, on ne nie pas la réalité de la mondialisation, on veut adapter la France à la mondialisation."
La gauche l'a bien compris et c'est pourquoi elle charge François Fillon de tous les maux assénés ordinairement à l'"extrême-droite", alors que François Fillon a été un député et un ministre modèle de la droite molle depuis 35 ans. Ce qui donne à la gauche une chance aujourd'hui compromise, en affaiblissant le FN, d'accéder au second tour.
