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actualité - Page 3741

  • François Fillon, premier imam de France ?

    Malgré les postures de la dernière coqueluche des médias, rien ne changera sur le front du Grand Remplacement islamique.

    À l’époque, nos compatriotes étaient déjà tellement anesthésiés qu’ils n’ont guère réagi à l’inauguration, par le Premier ministre de la France, un certain… François Fillon, d’une mosquée à Argenteuil. C’était le 28 juin 2010. Il est vrai que nos médias complaisants n’avaient guère relayé plus que cela la fameuse nouvelle. Le site marocain atlasinfo.frs’en était alors ému en ces termes : « Jamais un Premier ministre ne s’était déplacé pour l’inauguration d’une mosquée, en banlieue dite “sensible” qui plus est. »

    Le scandale était pourtant là. Que la France, incarnée par le Premier ministre, se prosternât devant la future première religion du pays, ce, afin de promouvoir un lieu de culte (la mosquée Al Ihsan, d’une superficie de 3.000 m2, contrôlée par l’Algérie, qui y nomme l’imam), faisait l’effet d’un coup de tonnerre. À bas bruit, néanmoins.

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  • Primaire : le FN appelle les électeurs qui ont voté pour davantage d'identité, d'autorité et de sécurité

    Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller régional de PACA et membre du Bureau départemental FN 06 :

    "A travers leur vote pour Nicolas Sarkozy, hier lors de la primaire du centre-droit, ce sont 35% d'électeurs [?] qui ont réclamé davantage d'identité, d'autorité et de sécurité.

    En effet, quoi qu'il en soit de la réalité du bilan de Nicolas Sarkozy ou de la sincérité de ses convictions, c'est bien ces thématiques que celui-ci avait placé au cœur de sa campagne.Et ces électeurs, comme de manière plus marginale ceux ayant voté pour Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson, se retrouvent aujourd'hui orphelins. Il semble en effet évident que – quels que soient les ralliements opportunistes ou les calculs – ni Alain Juppé, ni François Fillon ne peuvent répondre à leurs aspirations. Leurs atermoiements sur la question des migrants ou leur faiblesse face à l'islamisme radical les disqualifient clairement. François Fillon avait en effet déclaré qu'il accueillerait des migrants dans sa commune s'il était encore maire, et a notamment été le premier chef de gouvernement à inaugurer une mosquée (à Argenteuil).

    Identité, autorité, sécurité sont au cœur du projet pour la France porté par Marine Le Pen, et c'est autour de sa candidature de rassemblement du peuple français – au-delà des étiquettes partisanes et des parcours politiques – que doivent se mobiliser tous les patriotes."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • PRIMAIRE DE LA DROITE : LE CANDIDAT DU SYSTÈME LOIN DERRIÈRE FILLON

    Un communiqué de Carl Lang, Président du Parti de la France :

    En choisissant massivement François Fillon lors du premier tour de la Primaire, les électeurs de droite ont d’abord sanctionné le candidat favori du système politico-médiatique, Alain Juppé présenté depuis des mois par tous les instituts de sondage et les politologues comme le vainqueur annoncé.

    Il reste à confirmer au deuxième tour le rejet d’Alain Juppé qui serait le pire des candidats de la droite et du centre pour la France française.

    Si certaines positions-en particulier dans le domaine des relations internationales- de François Fillon peuvent sembler aller dans le bon sens, le Parti de la France rappelle que, par son parcours, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy reste cependant un homme de l'établissement politique co-responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre Pays.

    Le relèvement de la France ne peut venir que de la mise en place d'un État national fort, de la défense de notre identité française et de nos valeurs européennes de civilisation ainsi que du refus de la colonisation migratoire et de l’islamisation de la France.

    Pour mener cette bataille politique de résistance nationale, Le Parti de la France sera au rendez-vous des élections législatives de 2017.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • La Grèce attaquée !

    Ces derniers jours nous avons assisté à de véritables scènes de guerre ethnique dans les îles grecques de l'est de la mer Égée et notamment celle de Chios qui voit, depuis presque déjà deux ans, arriver sur son sol des milliers de clandestins musulmans originaires de plusieurs pays d'Afrique et d'Asie (pour seulement une infime minorité de Syriens ou Irakiens, eux-mêmes de sexe masculin et de religion musulmane dans leur grande majorité). Même si ce n'est pas la première fois que les prétendus réfugiés se livrent à des actes de vandalisme, cette fois-ci les épisodes ont pris une tournure particulièrement violente avec des agressions répétées de leur part contre les maisons et les propriétés des habitants, au cri de ralliement désormais incontournable et sans ambiguïté d'Allâhu Akbar!

    544634739.jpgDepuis l'éclatement de la crise migratoire et le déferlement de nouvelles masses de ressortissants du « Tiers monde », et surtout de sa partie musulmane, sur l'Europe, les habitants des jolies îles grecques, lieux de vacances favoris pour un grand nombre d'Européens chaque été, se trouvent confrontés à une sombre réalité qui dépasse toute imagination : arrivées quotidiennes d'embarcations de misère pleines de migrants qui finissent parqués dans des centres de rétention préparés à la hâte, émeutes ethniques récurrentes, dégradations matérielles, actes visant à intimider la population locale, scolarisation dans les établissements publics d'enfants de migrants n'ayant aucune notion de langue grecque. Ces dernières sont imposées par le gouvernement grec contre la volonté des parents d'élèves et malgré leurs protestations de plus en plus virulentes.

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    Il s'agit en réalité d'images tendant malheureusement à devenir aujourd'hui banales comme dans les autres pays euro-méditerranéens. Mais dans cette extrémité insulaire et maritime de l'Europe, aux faibles densités démographiques et à deux pas d'une Turquie en plein renouveau islamique, le séjour prolongé de nombreux groupes de migrants musulmans constitue une véritable bombe à retardement. Soutenus par une pléthore d'ONG aux financements souterrains et encouragés par les tièdes réactions du gouvernement gauchiste de SYRIZA, ces masses finiront trop ou tard par former de puissantes enclaves et une éventuelle réaction forte des populations autochtones risquerait d'entraîner une intervention turque qui prendrait comme prétexte la protection de "communautés musulmanes persécutées". Ce n'est certainement pas un hasard si, voici seulement un mois, Erdogan a remis en question les dispositions du traité de Lausanne qui détermine les lignes de partage frontalières entre les États grec et turc, afin d'évoquer la nécessité d'une récupération de territoires chrétiens et européens autrefois occupés par l'Empire ottoman, notamment des îles égéennes et la Macédoine grecque avec la ville de Thessalonique. Loin d'être de simples propos à destination interne ou servant à nourrir une surenchère de chauvinisme face à l'opposition kémaliste, les allégations d'Erdogan révèlent en fait l'existence d'une vraie stratégie expansionniste de la part de la nouvelle Turquie islamiste et éclairent sous un jour nouveau les évolutions concernant le déferlement migratoire sur l'Europe.

    Il est encore peu connu en Europe de l'ouest que depuis des décennies la Turquie, administrations kémalistes comprises, poursuivait, et continue toujours à le faire, une politique provocatrice de violation systématique des eaux et de l'espace aérien helléniques à l'est de la mer Égée et qu'elle ne cesse de contester la souveraineté de la Grèce dans ces territoires qu'elle appelle improprement "zones grises". Étant donné le précédent de l'intervention militaire à Chypre en 1974 et l'occupation de la moitié environ de cette île historiquement et très majoritairement grecque, on pourrait craindre une réitération de cette démarche, en mer Égée cette fois, dans des conditions de crise migratoire aggravée et avec un État grec complément déliquescent à cause de la crise et de l'action dissolvante de la gauche au pouvoir. En 1990, le Président turc d'alors, islamiste modéré, Turgut Özal, avait dit à propos des différents de son pays avec la Grèce qu'il suffirait d'envoyer chez les Grecs "quelques deux millions de migrants" pour en finir avec eux; et à cette menace en passe actuellement de se concrétiser, on doit ajouter l'existence au nord-est de la Grèce (région de Thrace de l'ouest) ainsi que dans d'autres pays de la péninsule d'Aimos (nom antique de ce qu'on appelle aujourd'hui les Balkans) de minorités turco-musulmanes démographiquement prolifiques et prêtes à servir de cinquièmes colonnes à l'impérialisme néo-ottoman.

    Un scénario de type Kosovo serait ainsi à craindre dans le sud-est de l'Europe, en attendant cette "partition", dont parle pour la France François Hollande, qui risque de survenir au cœur même du continent, dans d'innombrables endroits allogénisés et islamisés par des décennies d'inconscience et de dormition des Européens! La situation d'aujourd'hui ressemble à s'y méprendre à celle du XVe siècle: depuis cette époque lointaine, et pourtant par tant d'égards si proche, à aucun autre moment l'Europe n'a été si affaiblie, si désunie, si abaissée et jamais ses ennemis séculaires ne se sont montrés si arrogants, si agressifs et si sûrs d'eux.

    Des clandestins algériens lancent des fusées éclairantes sur les maisons des riverains à Chios.

    Des clandestins algériens incendient des propriétés à Chios.

    Basile Cérialis / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/11/19/la-grece-attaquee-5876447.html

  • Bernard Monot présente le Bulletin économique de la semaine. 11/11/2016

  • Nouvelle donne?

    Encore un résultat que les sondeurs n’ont pas vu venir, dont il n’ont pas su en tout cas mesurer l’ampleur. Avec plus de 44%  des voix au premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon écrase la concurrence, prend une solide option sur  le second tour devant un  Alain Juppé-candidat-chouchou-des-médias assommé (28,6%) et un Nicolas Sarkozy sèchement éliminé ( 20,6%), renvoyé à ses chères conférences au Qatar. Les autres candidats n’ont fait que de la figuration : environ 2,5% de suffrages pour Bruno Lemaire et NKM, 1,5% pour Jean-Frédéric Poisson, 0,3% pour Jean-François Copé. Les  gaullistes,  les politologues, les Français ayant un brin de mémoire le savent parfaitement, rien n’est plus étranger à notre régime présidentiel, un des rares en Europe, rien de moins conforme à   l’esprit de la Ve  République,  telle qu’elle a été souhaitée par De Gaulle adversaire du régime des partis,  que le principe même d’une primaire. Depuis  la première primaire ouverte  organisée par le PS , idée géniale de gauche reprise  comme souvent par la droite, l’élection présidentielle n’est plus  la rencontre entre un candidat  élu au suffrage universel et la nation. Avec la primaire  ou seule une partie de l’électorat se déplace,  nous assistons à un  court-circuitage du   premier tour de l’élection présidentielle qui avait  valeur de  primaire nationale.

    Environ 4 millions de nos compatriotes, sur les 44 millions d’électeurs français, se sont  déplacés  hier  pour choisir  le champion de la droite libérale.  Les enquêtes  indiquent aussi qu’à peu près 15% des votants à cette primaire - peu ou prou  600 000 électeurs - étaient des gens de gauche. Persuadés de l’élimination du candidat socialiste dés la premier tour de la présidentielle, ils sont venus principalement pour  éliminer Nicolas Sarkozy en votant très majoritairement pour Juppé, et choisir le candidat qui aurait à leurs yeux  le plus de chance de l’emporter contre Marine Le Pen au second.

    Soutenu par les nombreux adversaires de Nicolas Sarkozy, les adhérents-sympathisants  de droite les  plus européistes et immigrationnistes, le  ventre mou du centrisme, Ali Juppé comme le surnomme beaucoup de  ses adversaires sarkozystes sur les réseaux sociaux,  espérait bénéficier de ce rejet  anti-Sarko.  Le résultat de ce dimanche  fut aussi un référendum anti-Juppé pour le peuple de droite, ne se reconnaissant pas dans ce candidat des élites médiatiques et bien-pensantes.

    Capitalisant sur le double rejet de MM.  Juppé et Sarkozy, M Fillon  a réussi  à apparaître comme un homme neuf, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes pour un politicien  qui fut élu député pour  la première fois en 1981 et ministre  sous le gouvernement Balladur en 1993. Il n’est surtout  pas neutre  que ce soit le candidat de droite le plus libéral, le plus  transgressif sur le plan économique, qui soit le grand vainqueur de ce premier tour des primaires.

    François Fillon,  crédité d’avoir dit la vérité avec sa fameuse  sortie sur notre Etat en Faillite,  commença séguiniste, gaulliste social. Il  apparaît  plus circonspect sur les bienfaits de la mondialisation  qu’un Juppé, mais clame aujourd’hui  son admiration pour Margaret Thatcher… à un moment ou les peuples réclament  plus de protections face à la violence de l’ultra libéralisme mondialiste  - on  l’a vu avec le Brexit et l’élection  de M. Trump.   Mais il est  aussi  plus en phase avec les valeurs de la droite traditionnelle, majoritaires chez les électeurs, obtenant notamment, alors même qu’il ne remet pas en cause le mariage pour tous, le soutien de Sens commun. Son langage  de fermeté face à l’islamisme,  sa volonté d’un rapprochement avec la Russie de Poutine, son pragmatisme au sujet  du régime de Bachar el-Assad, bouclier des chrétiens  syriens, rempart contre le djihadisme,  ont aussi contribué à lui forger une image d’homme sensé et responsable chez les adhérents de son parti.

    Si Alain Juppé clamait ces derniers mois qu’il était le meilleur rempart contre un Nicolas Sarkozy accusé de complaisances coupables vis-à- vis du programme identitaire et sécuritaire du FN, M. Sarkozy lui répétait à qui voulait l’entendre qu’il était le meilleur rempart contre l’élection de Marine Le Pen. L’ex chef  de l’Etat a redit hier soir dans son allocution actant sa retraite de la vie politique (?) et son  soutien au second tour pour Fillon, son hostilité contre l’opposition nationale. Il a exhorté les électeurs à « ne pas emprunter la voix des extrêmes», «le chemin du pire». Même son de cloche d’un Juppé qui entend a-t-il dit, «rassembler contre le FN qui nous entraînerait vers la pire des aventures».

    François Fillon, constate Bruno Gollnisch, n’a jamais manifesté dans le passé  de fortes préoccupations sur l’atomisation communautaire de notre pays, ne s’est jamais vraiment opposé à l’immigration de peuplement, nos abandons de souveraineté à l’hydre bruxellois ou à l’Otan; il  reste lui aussi un adversaire résolu du FN. L’année dernière, comme c’est original, il  pronostiquait sur France Inter une guerre civile si les nationaux  et autres patriotes souverainistes arrivaient au pouvoir.  Il appelait  de ses vœux à une « offensive » contre « la montée régulière du FN dans l’opinion ». Il invitait ainsi à « ne pas jouer l’avenir de (nos) enfants et de (notre) pays à la roulette russe ». Il déclarait aussi en février 2015  qu’en cas de second tour PS-FN à la présidentielle, il voterait pour le candidat socialiste.

    Marine  le relevait hier, «la présidentielle, ce ne sont pas des partis politiques qui présentent un candidat (…), c’est un candidat qui se présente et qui est soutenu par un ou plusieurs partis»,  et c’est aussi un autre enseignement de ce scrutin,  «Jamais ils (les candidats à la primaire, NDLR) n’ont autant parlé que dans cette primaire de sécurité, jamais ils n’ont été aussi opposés à la mondialisation sauvage, jamais on a parlé autant de protectionnisme. C’est nous qui posons les termes du débat et ils tournent autour». 

    Et Le Figaro de noter encore cette analyse faite dans l’entourage de Marine Le Pen : «C’est une droite perdue, déboussolée, qui ne veut ni de Sarkzoy, ni  d’un Juppé  balladurisé plus vite que prévu, qui (s’est  donné)  à un homme tellement courageux qu’il a été incapable de s’élever contre Sarkozy pendant cinq ans». A charge pour l’opposition nationale de savoir fédérer un électorat sarkozyste pour partie  désormais en déshérence,   qui ne retrouve pas chez M. Fillon la fermeté affichée par l’ex président de la République sur les questions migratoires et sécuritaires  au cours de cette campagne. 

    http://gollnisch.com/2016/11/21/nouvelle-donne-2/

  • Primaire de la droite : Fillon écrase tout, Sarkozy c’est fini !

    Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a déjoué les pronostics et rafle la première place (44%) loin devant Alain Juppé, deuxième (28,3%).
    C’est un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy (20%), qui a été éliminé dès le premier tour. Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint et responsable du service politique au Parisien – Aujourd’hui en France, décrypte cette soirée historique.

    http://fr.novopress.info/

  • Sur la longue durée, Donald Trump n’est pas une surprise*

    Georges Feltin-Tracol

    Contrairement aux idées reçues, finance et politique forment un excellent duo. Aux temps de la Rome antique, les patriciens de la République se dédiaient aux affaires publiques tandis que leurs esclaves les plus dévoués en hommes de paille avisés faisaient du négoce. Au Moyen Âge et à la Renaissance, les cités italiennes ou de la Ligue Hanséatique dans le Saint-Empire romain germanique étaient le théâtre de vives confrontation entre de vieilles lignées terriennes de l’aristocratie et les jeunes bourgeoisies enrichies par le commerce et la banque (les Médicis à Florence).

    Si l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est une grande surprise pour le XXIe siècle, sa réussite repose sur quelques précédents. Il y a 25 ans, le milliardaire texan indépendant Ross Perot que Trump soutint un moment, recueillait 18,9 % des suffrages, empêchait la réélection de George Bush père et favorisait indirectement l’élection de Bill Clinton. Quatre ans plus tard, toujours candidat sur des thèmes protectionnistes et hostiles au libre-échange, Perot n’obtenait que 8,4 %, dépassé par un Clinton, grand séducteur d’électeurs, véritables Monica Lewinski politiques.

    Sur cette terre par excellence du progressisme, de la modernité et de l’individualisme que sont les États-Unis, Donald Trump représente aux yeux de ses compatriotes le « rêve américain », le self made man, dur au travail, qui s’est bâti une vie prospère grâce à l’alchimie délicate d’une farouche volonté, d’un toupet extraordinaire et d’une chance inouïe. Longtemps, des généraux victorieux, George Washington (1789 – 1797), Andrew Jackson (1829 – 1837), vainqueur des Britanniques à La Nouvelle-Orléans en 1815, Zachary Taylor (1849 – 1850), Ulysses Grant (1869 – 1877) qui triompha de la Guerre de Sécession ou Dwight Eisenhower (1953 – 1961), occupèrent le Bureau oval. Aujourd’hui, la guerre ayant pris une tournure économique, c’est au tour des hommes d’affaires, surtout si leur notoriété s’alimente d’articles de presse people et d’une intégration – ancienne et remarquable – au « médiacosme ».

    Homme d’argent, Donald Trump est aussi un homme d’images. Avant d’être une vedette de la télé-réalité, il figura dans des épisodes de feuilletons télévisés (Le Prince de Bel-Air, Spin City, Sex and the City, etc.) ou fut cité dans certains films tels Retour vers le futur 2 sous les traits du méchant Biff Tannen ou dans Gremlins 2. La nouvelle génération en tant que Daniel Clamp, voire en jouant son propre rôle truculent (Maman, j’ai encore raté l’avion, Zoolander ou L’Amour sans préavis). S’affranchissant de tous les codes, Donald Trump rejoint le pécore Mister Smith, cet idéaliste novice en politique, à la différence toutefois que le président élu connaît fort bien le marigot politicien. Le 7 novembre dernier, Arte diffusait d’ailleurs en soirée Monsieur Smith au Sénat, la satire féroce des mœurs politiques de Washington réalisée par Frank Capra en 1939. À l’insu de son plein gré, la chaîne franco-allemande annonçait le séisme planétaire du lendemain.

    Bonjour chez vous !

    * « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 9, diffusée sur Radio-Libertés, le 18 novembre 2016.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Le crépuscule de l’empire américain

    À la veille (et même au lendemain) de l'élection présidentielle américaine - quel que soit le candidat élu -, l'ex-Hyperpuissance (pour reprendre l'expression d'Hubert Védrine) devra faire un choix décisif pour son avenir et celui du monde. Les États-Unis vont-ils, en cas d'élection d'Hillary Clinton, poursuivre leur destructrice (et autodestructrice) course folle pour le monde, poussée par l’hybris, jusqu'à nous mener à une guerre mondiale ? Ou bien, si Donald Trump est élu, vont-ils se recentrer sur eux-mêmes dans une logique isolationniste afin de se régénérer (à commencer par leur économie) et renoncer à l'idéologie messianiste de destinée manifeste, qui s'est traduite depuis 1945 par l'instauration d'une Amérique-monde ?

    La phase finale du déclin américain

    En 2002, l'historien Emmanuel Todd publiait un livre sur la décomposition du système américain(1) qui eut un fort retentissement. Il y développait une thèse à contre-courant à l'époque : bien loin d'être une hyperpuissance invincible comme semblerait l'exprimer leur politique extérieure, les Etats-Unis sont en déclin ; l'examen des forces démographiques et culturelles, industrielles et monétaires, idéologiques et militaires qui transforment la planète ne confirme pas la vision d'une Amérique invulnérable. Le monde est trop vaste, disait Emmanuel Todd, trop divers, trop dynamique pour accepter la prédominance d'une seule puissance.

    Il écrit dans l'ouverture de son ouvrage à propos des représentations de la puissance américaine : « Elles présupposent une Amérique exagérée, dans la dimension du mal parfois, dans celle de la puissance de toujours. Elles nous interdisent de percer le mystère de la politique étrangère américaine parce que la solution doit être recherchée du côté de la faiblesse et non de la puissance. Une trajectoire stratégique erratique et agressive, bref la démarche d'ivrogne de la "superpuissance solitaire", ne peut être expliquée de façon satisfaisante que par la mise à nu de contradictions non résolues ou insolubles, et des sentiments d'insuffisance et de peur qui en découlent.

    La lecture des analyses produites par l'establishment américain est plus éclairante. Au-delà de toutes leurs divergences, nous trouvons, chez Paul Kennedy, Samuel Huntington, Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger ou Robert Gilpin, la même vision mesurée dune Amérique qui, loin d'être invincible, doit gérer l'inexorable réduction de sa puissance relative dans un monde de plus en plus peuplé et développé. »(2)

    Si l'on se penche sur les écrits du plus éminent de ces stratèges de l'impérialisme américain, Zbigniew Brzezinski, il apparaît clairement - dans son livre Le grand échiquier (1997) - qu'il était effectivement conscient de cet état de fait ; mais il avait conçu une nouvelle stratégie pour contourner la relative faiblesse du système impérial états-unien.

    Brzezinski proposait, pour contrôler l'Eurasie et par suite le monde, à la fois de maintenir un certain nombre de pays dans un état de vassalité et d'empêcher l'émergence en Eurasie d'un rival potentiel de l'Amérique. Ainsi il explique que : « Pour les Etats-Unis, la définition dune orientation géostratégique pour l'Eurasie exige d'abord de la clarté dans la méthode : il est nécessaire de mettre sur pied des politiques résolues à regard des Etats dotés d'une position géostratégique dynamique et de traiter avec précaution les Etats catalyseurs. Sur le fond, cette approche n'a de sens qu'autant quelle sert les intérêts de l'Amérique, c’est-à-dire, à court terme, le maintien de son statut de superpuissance planétaire et, à long terme, l'évolution vers une coopération mondiale institutionnalisée. Dans la terminologie abrupte des empires du passé, les trois grands impératifs géostratégiques se résumeraient ainsi : éviter les collusions entre vassaux et les maintenir dans l'état de dépendance que justifie leur sécurité ; cultiver la docilité des sujets protégés ; empêcher les barbares déformer des alliances offensives. »(3)

    On l'a vu ces dernières années, cette stratégie consistant à prévenir l'émergence d'une puissance eurasiatique - en l'occurrence la Russie - et à neutraliser les vassaux en empêchant leur alliance, a échoué (si l'on exclut l'Europe et les pays en périphérie de la Russie et de la Chine).

    En effet, l'on a assisté, parallèlement à la réémergence de la Russie, à l'agrégation successive autour de celle-ci et de ses alliés d'un certain nombre de pays (à des degrés divers) dans le cadre de la coopération économique proposant une alternative à l'ordre économique américain et à ses relais institutionnels et internationaux (FMI, Banque Mondiale, OMC, Union européenne...), les BRICS réunissant la Russie, le Brésil, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Indonésie ; et sur le plan purement géostratégique, dans la seule année 2016, le Maroc (allié et vassal des États-Unis) s'est tourné vers la Russie (et la Chine), le pion turc a été habilement retourné et ramené (peut-être temporairement compte tenu de l'instabilité d'Erdogan) dans le giron russe et le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a officialisé sa rupture avec les États-Unis tout en annonçant sont rapprochement d'avec la Chine (et la Russie), auxquels s'ajoutent les alliés traditionnels de la Russie.

    Par ailleurs, la stratégie proposée par Brzezinski en 1997 consistant à séparer la Russie de l'Ukraine a non seulement été un échec, mais la tentative s'est conclue par la récupération, par les Russes, de la Crimée.

    Nous avons là les conséquences de ce qu'Emmanuel Todd pointait du doigt en 2002, à savoir l'inquiétude touchant les alliés et clients traditionnels des États-Unis, inquiétude suscitée par la politique follement agressive de Washington, laquelle est diamétralement opposée à celle des vieux empires.

    Avec le recul, si l'on compare la planification géostratégique de Brzezinski faite en 1997 et l'étude prospectiviste d'Emmanuel Todd en 2002, il est évident que l'histoire récente a donné raison au second. Il y a 14 ans Todd écrivait : « Face à la question russe, la stratégie américaine avait deux objectifs dont le premier n est déjà plus accessible et dont le second apparaît de plus en plus difficile à atteindre.

    Premier objectif : une désintégration de la Russie, qui pouvait être accélérée par la stimulation des indépendantismes au Caucase et par une présence militaire américaine en Asie centrale. Ces démonstrations de force devaient encourager les tendances provinciales centrifuges à l'intérieur même de la partie ethniquement russe de la Fédération de Russie. C’était sous-estimer gravement la cohésion nationale russe.

    Deuxième objectif : le maintien d'un certain niveau de tension entre les États-Unis et la Russie devait empêcher le rapprochement entre Europe et Russie - la réunification de la partie ouest de l’Eurasie - en préservant le plus longtemps possible l'antagonisme hérité de la guerre froide. Mais le désordre et l’incertitude engendrés par la politique américaine au Moyen-Orient ont à l'inverse fini par créer les conditions optimales d'une réinsertion de la Russie dans le jeu international, situation dont Vladimir Poutine a immédiatement profité.

    Celui-ci a offert à l'Occident, dans un impressionnant discours prononcé pour l'essentiel en allemand au Bundestag, le 25 septembre 2001, la vraie fin de la guerre froide. Mais quel Occident ?

    Aider à court terme les États-Unis dans leurs opérations micromilitaires et médiatiques en Afghanistan, pays du fantasme stratégique, n'est pour les Russes que l'apparence des choses. L'essentiel, c’est de se rapprocher de l'Europe, première puissance industrielle de la planète. La mesure des flux d'importations et d'exportations permet de définir les enjeux réels du subtil jeu à trois qui se dessine entre la Russie, les États-Unis et l'Europe.

    En 2001, la Russie et les États-Unis ont échangé pour 10 milliards d'euros de biens, la Russie et l'Union européenne pour 75 milliards, soit 7,5 fois plus. La Russie propose implicitement à l'Europe un contrepoids à l'influence américaine sur le plan militaire et la sécurité de ses approvisionnements énergétiques. Le marché est tentant.

    Quelle que soit l'intelligence du livre de Brzezinski, il y avait dans la métaphore de l'échiquier de son titre un je-ne-sais-quoi d'acte manqué, au sens freudien, comme un pressentiment de ratage : on ne devrait pas jouer aux échecs avec les Russes dont c’est le sport national. Ils sont intellectuellement bien entraînés à ne pas faire l’erreur que l'adversaire attend d'eux, en l'occurrence réagir sottement à des provocations sans substance stratégique réelle, en Géorgie ou en Ouzbékistan. Refuser un échange, refuser une prise, refuser un affrontement local mineur proposé par l'adversaire, c'est le ba-ba des échecs. Surtout lorsque l'on est en état de faiblesse. Peut-être évoquera-t-on un jour dans les manuels de diplomatie une "défense Poutine" dont la formulation théorique serait quelque chose du style ; comment obtenir, dans le contexte dune chute de puissance, un basculement des alliances ? »(4)

    Nous sommes aujourd'hui arrivés à la fin d'une séquence d'affrontement, d'une partie d'échec que les Russes sont en train de remporter face aux États-Unis. Dans ce contexte, il reste aux dirigeants états-uniens deux solutions : renverser l'échiquier par une guerre mondiale ou renoncer à l'empire.

    La guerre mondiale ou le renoncement à l’empire

    C'est ce qui explique l'extrême fébrilité et les déclarations ultra-agressives de certains dirigeants américains. L'exemple le plus récent et frappant est celui du chef d'état-major de l'Armée américaine, le Général Mark Milley, qui lors d'un discours public durant la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington D.C., le 4 octobre 2016, a menacé directement la Russie, la Chine et leurs alliés:

    « La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances testées comme elles ne l'ont pas été depuis de très nombreuses décennies. Mais je veux être clair ; je veux être sans ambiguïté. Je veux être clair avec ceux qui tentent de s'opposer aux Etats-Unis... nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant... nous détruirons n'importe quel ennemi, n'importe où, n'importe quand... Je mets en garde les ennemis de l'Amérique...

    Nous sommes de plus en plus contestés par des adversaires potentiels très compétents qui agissent clairement en supposant à nos intérêts. Mais si la dissuasion échoue, nous, en tant qu'armée, nous, en tant que nation, devons être prêts à nous battre! D'autres pays, Russie, Iran, Chine et Corée du Nord ont appris de nous... Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre entraînement et nos dirigeants. Et en retour ils ont révisé leurs propres doctrines et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd'hui pour déjouer nos forces, dans l'espoir d'arriver à nous vaincre un jour...

    À ce stade nous pouvons développer quelques points que nous avons appris au cours de l'étude que nous avons menée intensément cette année sur la guerre future de haute intensité entre des Etats-nations de grande puissance. Et le premier est sans surprise qu'elle sera hautement mortelle, très hautement mortelle, contrairement à tout ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale »(5)

    Il envisage par ailleurs un rapprochement plus franc avec la Chine avec la volonté de la découpler de la Russie - à laquelle il propose implicitement de lui laisser la porte de l'Europe ouverte, afin de détourner son regard de l'Est - en misant sur l'apparition de futures tensions sino-russes ; ainsi il écrit : « Le futur de la Russie dépend de son habilité à devenir la Nation-État majeure et d'influence qui est une partie de l'Europe unificatrice. En ne le faisant pas, cela pourrait avoir des conséquences négatives et dramatiques dans la capacité de la Russie à résister à la pression territoriale et démographique de la Chine, qui est de plus en plus encline, à mesure que sa puissance augmente, à reconsidérer les traités "inégaux" que Moscou a imposés à Pékin dans le passé. La meilleure perspective pour la Chine dans un futur proche est de devenir le principal partenaire de l’Amérique en contenant le chaos global qui émane (y compris pour le nord-est) du Moyen-Orient... Le rapprochement entre la Chine et les nouvelles républiques d'Asie centrale, les États musulmans post-britanniques dans le sud-ouest asiatique (notamment le Pakistan) et spécialement l'Iran (donnant des atouts  stratégiques  et économiques significatifs), sont les objectifs naturels à atteindre dans la perspective géopolitique régionale de la Chine. Mais ils peuvent être aussi les objectifs d'une accommodation globale sino-américaine. »

    Zbigniew Brzezinski, bien plus mesuré, a, cette année même, été contraint, face à la réalité, de renoncer purement et simplement à ses espoirs de domination impériale sans partage, pour éviter une conflagration mondiale, pour maintenir l'influence américaine dans le monde et ses positions stratégiques.

    Il a publié le 17 avril 2016 dans la revue The American Interest un texte au titre explicite « Toward a Global Realignment »(6) (Vers un réalignement global). Avec réalisme et froideur il débute son analyse par le constat suivant : « Les États-Unis sont toujours l’entité politique, économique et militaire la plus puissante au monde mais, étant donné les complexes changements géopolitiques régionaux, elle n'est plus la puissance impériale globale. ».

    Rapprochement avec la Chine ou isolationnisme

    Partant de ce constat, il propose une nouvelle stratégie en plusieurs points et commence par proposer que l'Amérique forge une coalition impliquant, à divers degrés, la Russie et la Chine, pour traiter la crise proche-orientale, en échange de concessions russes - plus diplomatiques que stratégiques à proprement parler - en Ukraine, en Géorgie et dans les Etats baltiques.

    Cette stratégie pourrait ressembler à celle que pourrait appliquer Donald Trump s'il était élu - et ainsi préserver sa propre personne et son mandat présidentiel d'éventuelles représailles d'une  partie de l'oligarchie américaine qui est derrière Brzezinski. En s'alignant sur la nouvelle stratégie de Brzezinski, Trump pourrait alors mener une nouvelle politique internationale, sans affrontement avec la Russie, en ménageant l'oligarchie américaine et en tenant une bonne partie de ses promesses de campagne faite au peuple américain, mais en abandonnant l'idée d'un isolationnisme pur et simple. Car Brzezinski, qui demeure un impérialiste ontologique s'oppose aux isolationnistes américains dont fait partie Trump. Les arguments de Brzezinski, si l'on se place du point de vue de l'establishment américain, ne manquent pas de pertinence (même s'il force évidemment les traits négatifs des conséquences d'une politique isolationniste) :

    « Un retrait compréhensif des États-Unis du monde musulman, favorisé par les isolationnistes américains, pourrait donner naissance à de nouvelles guerres (par exemple, Israël vs Iran, Arabie Séoudite vs Iran, une intervention majeure de l’Egypte en Libye) et pourrait générer une crise de confiance plus profonde quant au rôle de l'Amérique en tant que stabilisateur global. Dune manière différente mais radicalement imprévisible, la Russie et la Chine pourraient être les bénéficiaires géopolitiques de ce type de développement et l'ordre mondial lui-même en serait la victime géopolitique immédiate. Last but not least, dans de telles circonstances une Europe inquiète et divisée verrait ses États membres actuels rechercher des patrons et rivaliser les uns les autres dans des arrangements alternatifs mais séparés parmi le plus puissant trio (il fait allusion à la Grande-Bretagne, à la France et à l'Allemagne). »

    En somme, Brzezinski propose de partager le monde avec la Russie et la Chine ; une sorte de Conférence de Yalta II mais sans guerre mondiale, pour sauver les meubles et la face des États-Unis.

    Jean TERRIEN. Rivarol du 10 novembre 2016

    1 - Emmanuel Todd, Après l'empire, Essai sur la décomposition du système américain, 2002, Gallimard.

    2 - Emmanuel Todd, op. cit., pp. 19-20.

    3 - Zbigniew Brzezinski. Le grand échiquier, 1997, Bayard Editions, pp. 67-68.

    4 - Emmanuel Todd, op. cit., pp. 206-207.

    5 - Voir le discours dans son intégralité sur ; <htfps:// www.les-crises.fr/nous-vous-detruirons-les-terrifiantes-menaces-du-chef-detat-major-des-usa-a-la-russie-et-a-la-chine!>

    6 - Zbigniew Brzezinski, Toward a Global Realignment, The American Interest, 17/04/2016. Paru in : Volume 11, Numéro 6.