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actualité - Page 3989

  • Suite à l'arrestation d'un pseudo nationaliste français en Ukraine

    Un communiqué du Renouveau français :

    2971257727.jpgLes médias évoquent depuis quelques jours le cas d’un jeune Français arrêté en Ukraine par les services secrets de ce pays, alors qu’il transportait un impressionnant arsenal, lequel lui aurait été fourni par… ces mêmes services. Toujours selon ces derniers, l’individu préparait des attentats en France (15 précisément !).

    Une affaire fumeuse et des assertions qui sont prises avec beaucoup de suspicion du côté du gouvernement français, le gouvernement ukrainien voulant actuellement faire pression sur la France et se présenter comme un précieux ami ; sans parler de ses services secrets réputés pour leurs coups tordus et manipulations grossières.

    Quoiqu’il en soit, d’après la presse, il a été retrouvé dans le domicile lorrain du suspect un « tee-shirt » avec le sigle de notre mouvement, et certains médias en profitent pour prétendre abusivement que l’individu est « proche » du RF.

    Il nous revient donc de préciser que ce Grégoire M. n’a jamais été adhérent, et qu’il est inconnu du RF.

    Quant aux « tee-shirts », ils sont en vente libres sur plusieurs sites internet et lors de certains grands rassemblements et manifestations : il en circule des centaines d’exemplaires sans que cela ne saurait bien sûr constituer un lien formel avec notre organisation.

    La police et la justice françaises ne s’y trompent d’ailleurs pas et n’ont pas dérangé à ce sujet nos militants et notre organisation, une organisation publique, légale et prudente.

    Il serait de mauvaise foi de vouloir entacher l’image de notre mouvement sous prétexte qu’un objet en vente libre a été trouvé chez telle ou telle personne.

    On voit mal Nicolas Sarkozy être convoqué ou perquisitionné (choses dont il est par ailleurs familier) parce qu’on aurait trouvé un autocollant LR chez un criminel.

    Dans un registre plus grave, on ne se souvient pas que les Verts ou la Ligue des Droits de l’homme aient été importunés judiciairement ou policièrement, ou même médiatiquement, après que Richard Durn (pour le coup réellement membre de ces structures) a assassiné huit personnes en 2002.

    Le RF se réserve le droit de porter plainte contre toute diffamation qui pourrait être portée à son encontre.

    Source cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Evacuation d’un camp de migrants : les photos que vous ne verrez pas ailleurs

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    Hier à Paris, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du camp de migrants installé dans les Jardins d’Eole, dans le nord de la capitale, y comptant finalement près de 2000 immigrés clandestins, bien plus que les 1300 recensés dimanche. Si les médias français ont sélectionné les images qu’ils ont diffusées, la presse étrangère, elle, a été totalement horrifiée et a qualifié Paris de « toilettes publiques à ciel ouvert », signalant à ses lecteurs – désormais ex-futurs touristes… – que de nombreuses maladies contagieuses étaient maintenant présentes à Paris.

    Sur les images que nous reprenons de la presse étrangère, on peut voir les CRS porter des masques pour filtrer l’air et les entreprises de nettoyage être équipées en tenues de sécurité. En revanche, on note que les volontaires pro-immigration – dans le souci de ne pas « discriminer » ? – nettoient le camp sans masque ni protection. Les touristes seront rassurés…

    Voir les photos

  • Gros plan sur les extrémistes et les racistes

    L’Agence France Presse classe votre serviteur, lundi dans une dépêche, parmi les « figures idéologiques majeures de l’extrême droite » (*). Cette caricature est d’habitude utilisée par les sectaires et leurs censeurs, quand ils veulent faire taire un indésirable.

    Que le procédé soit repris par une institution publique réputée objective est une anecdote qui illustre le noyautage de l’information officielle par le camp du Bien. Être classé à l’extrême droite signifie rejeter les valeurs de la démocratie et de la liberté, pour leur préférer l’autoritarisme, la violence, la rupture.

    Pour le libéral que je suis, dénonciateur de la pensée totalitaire qui progresse à gauche, le coup de pied de l’AFP est celui de l’âne.

    S’affirme, chez les progressistes en déroute, une montée de l’intolérance et des anathèmes. Ces maux ont les traits du véritable extrémisme.

    D’ailleurs, si la CGT ne se réclamait de la lutte des classes et du communisme, idéaux qui lui valent l’attendrissement des médias, elle mériterait d’être comptée dans les mouvements fascistoïdes. Le mépris qu’exprime le patron du syndicat, Philippe Martinez, pour la démocratie, y compris dans l’entreprise, a les caractéristiques d’un comportement factieux. Il n’y a pas que ses bacchantes qui le rapprochent de Staline. Martinez est l’hériter d’une idéologie dictatoriale. Il s’emploie à le démontrer en recourant, en dépit de sa dérisoire représentativité, au chantage, à la prise d’otages d’usagers, à la censure de journaux, à la violence syndicale. Pierre Gattaz, patron du Medef, a raison quand, dans Le Monde de mardi, il dénonce la « dérive » de la CGT et fait remarquer : « On ne peut pas laisser une minorité agissante, révolutionnaire, paralyser l’économie. »

    En réalité, l’étiquetage “extrême droite” est un fourre-tout utilisé par la gauche pour poursuivre son œuvre de déconstruction. D’extrême droite sont, pour les commentateurs pavloviens de l’AFP et d’ailleurs, ceux qui ont répondu ce week-end à l’invitation du maire de Béziers, Robert Ménard, pour parler des sujets qui fâchent. D’extrême droite, ceux qui ont été horrifiés, dimanche, par la vulgarité du spectacle de clôture des commémorations du massacre de Verdun, où 3 400 jeunes Français et Allemands en tee-shirt se sont prêtés à un jogging entre les alignements de tombes. D’extrême droite, ceux qui se sont indignés, mardi, de l’engagement de la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, à faire apprendre l’arabe dès le CP alors que le français n’y est pas maîtrisé. D’extrême droite, ceux qui critiquent l’affichage humanitariste d’Anne Hidalgo, qui va ouvrir un camp humanitaire dans Paris afin que le maire puisse « se regarder dans la glace ».

    Rien n’arrêtera ces foutraques, sinon leur défaite. Le paradoxe est d’observer ces prétendus opposants au Front national (la CGT promet d’y faire obstacle) se comporter en zélés rabatteurs pour ce parti. Il engrange sur le rejet de l’immigration de masse et de l’islam radical. En attendant, l’image de la France s’abîme un peu plus sous les coups d’un syndicalisme corporatiste et d’un communautarisme régulièrement alimenté par le pouvoir socialiste en quête de clientèle électorale. Le spectacle de l’Euro 2016, qui s’ouvre dans une semaine à Paris, pourrait être moins dans les stades de football que dans les rues, les gares et les aéroports. Pour éviter ce scénario, l’État surendetté (2.100 milliards d’euros) distribue actuellement de généreuses enveloppes aux enseignants, chercheurs, intermittents, cheminots, etc. Les successeurs paieront l’addition de la paix sociale.

    Indésirables « petits Blancs »

    À côté du tampon « extrême droite », collé au front des vilains par ceux qui s’accommodent des dérives totalitaires de l’extrême gauche, l’accusation en « racisme » est l’autre arme dont abuse le Système en panne d’arguments. Les mêmes qui ont encensé le vide des Nuits debout, tenant à bout de bras cette protestation islamo-gauchiste qui a fondu sous les pluies, se gaussent d’un échec des rendez-vous de Béziers. L’initiative a pourtant rassemblé des centaines de citoyens venus des droites pour parler librement de thémes interdits (voir mon blog). S’il est regrettable que les propositions finales aient été largement écrites à l’avance, l’idée de Ménard a eu le mérite de donner une expression publique à des douleurs enfouies. L’existence d’un dérangeant communautarisme blanc, réplique mimétique du communautarisme éthique promu par l’idéologie antiraciste, s’y est notamment manifestée.

    Ce multiculturalisme, que promeut crânement Alain Juppé, est une bombe qu’il faut désarmorcer en urgence.

    Jamais ne seront assez dénoncés les désastres de l’antiracisme officiel défendu depuis trente ans. Cette imposture postmarxiste, construite sur la défense du dominé contre le dominant, a favorisé la tyrannie des minorités ethniques et relégué les indigènes au rang de gêneurs. Quand Éric Cantona reproche à Didier Deschamps de n’avoir pas retenu Karim Benzema, mis en examen, dans la sélection de l’équipe de France pour l’Euro, il moque son nom (« Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français ») et son absence de « mélange ». Ce faisant, il promeut le métis en homme supérieur, tout en stigmatisant le Français de souche. C’est ce racisme des antiracistes qui est aussi le vrai danger pour la cohésion nationale. À cause de son obsession des origines et de la couleur des peaux, l’antiracisme dévoyé pousse les indésirables « petits Blancs » à la révolte. Celle qui s’est entendue bruyamment à Béziers ne s’apaisera que si l’État cesse de se laisser humilier par des colonisateurs.

    Victoire de la société civile

    Seule la poursuite de la mobilisation de la société civile fera bouger ce monde faux. Elle vient d’ailleurs de remporter une victoire avec la suppression des tribunaux des affaires de sécurité sociale (Tass). « Pour la première fois depuis la Révolution française, le peuple a pu imposer la suppression d’un tribunal », commente cette semaine le mouvement pour la liberté de la protection sociale, présidé par Claude Reichman, qui milite contre le monopole de la Sécu. Oui, les choses bougent.

    Le dalaï-lama et les réfugiés

    Raciste, le dalaï-lama ? Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le sage tibétain estime qu’il y a trop de réfugiés en Europe. Il dit : « L’Allemagne ne peut devenir un pays arabe. L’Allemagne est l’Allemagne. » Ouh là là !

    Ivan Rioufol, 3/06/2016

    Note :
    (*) Ce vendredi matin, le responsable du service politique de l’AFP m’a appelé pour contester cette lecture de la dépêche et sa classification. Voici donc, pour que chacun en juge, le paragraphe de la dépêche du 30 mai, postée à 14h01 et signée par l’envoyé spécial à Béziers : “M. Ménard avait rassemblé ce week-end à Béziers plusieurs figures idéologiques majeures de l’extrême droite comme Alain de Benoist ou Renaud Camus, l’éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol, Marion Maréchal-Le Pen, mais aussi Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti Chrétien Démocrate, associé aux Républicains”. « No comment ».

    Blog-Notes : Le Figaro.fr , 3/06/2016

    http://www.polemia.com/gros-plan-sur-les-extremistes-et-les-racistes/

  • Les défenseurs de la famille enfin entendus par le FN ?

    En réaction aux journées de Béziers, Marion Maréchal-Le Pen avait déclaré : "Le Front national est incontournable". En écho, certains voudraient dire à la direction du FN : "La défense de la famille est fondamental et incontournable". Alors que Marie-Christine Arnautu avait dénoncé les oppositions internes à la création d'un Collectif Famille au sein du RBM, il semblerait que ce projet prenne prochainement forme pour la plus grande satisfaction de celles et ceux qui œuvrent au quotidien sur ces sujets :

    "La question de la famille remue le Front national. Alors que Louis Aliot, vice-président du FN, annonce l'organisation d'un «Cercle fraternité» sur le sujet et d'un colloque sur ce thème le 21 juin à Paris, Joëlle Mélin, coordinatrice des comités d'actions programmatiques (Cap) devrait remettre à Marine Le Pen les conclusions de ses travaux sur les questions sociales entre le 30 juin et le 10 juillet. Selon elle, un groupe d'une dizaine de personnes travaillent sur le thème de la famille (...)

    Aujourd'hui, il n'existe aucune personnalité référente au sein du Front sur cette question, selon Joëlle Mélin. Les travaux des Cap ne sont pas destinés à être dévoilés avant que la présidente du parti les examine et arbitre les axes sur lesquels le FN s'engagera durant la campagne présidentielle en 2017 (...)

    La famille est une question très politique au FN. Certains, comme Karim Ouchikh, pensent que le Front pourrait tisser des alliances avec la droite conservatrice s'il s'affichait plus visiblement sur le sujet. C'est pour cette raison qu'il plaide pour le lancement d'un collectif dédié et qu'il a bien l'intention de le créer au sein du SIEL s'il constate que le «cercle Fraternité», le «Cap famille» ou le RBM ne le souhaitent pas (...)

    Pour certains au sein du FN et du RBM, ces débats sont jugés «fondamentaux». Karim Ouchikh, qui a salué sur Twitter l'initiative de Louis Aliot, avait prévu de lancer une structure famille fin juin. «Non pas pour ennuyer le FN mais parce que je crois qu'un tel espace de dialogue est très attendu», explique-t-il. Pour lui, cette question de la famille renvoie à toute une série de problématique et à un «socle anthropologique d'essence chrétienne», allant du «respect de la vie et de la personne» aux questions «bioéthiques» en passant par la «marchandisation du corps». À un an de la présidentielle, le parti de Marine Le Pen sait qu'il devra composer avec ces attentes."

    Cette information est à mettre en lien direct avec le Contrepoint de Guillaume Trabard parue ce matin dans le Figaro où il écrit notamment à propos de la primaire LR :

    "Mais comme la question de l'identité nationale et d'autres, celle du mariage rappelle aux candidats de la droite qu'il ne suffit pas d'enterrer une question pour que les électeurs ne se la posent plus."

    Philippe Carhon

  • Tugdual Derville : « La famille représente l’écosystème de base »

    A l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, Le Temps de l’homme (Plon),Tugdual Derville a accordé un entretien très intéressant à FigaroVox. L’ancien porte-parole de La Manif pour tous défend l’idée d’une révolution de l’écologie humaine afin d’éviter l’avènement d’« une société atomisée, d’individus errants, sans racines ».

    Tugdual Derville définit alors ce qu’il entend par écologie humaine :

    L’écologie humaine vise à protéger «tout l’homme et tous les hommes» : c’est-à-dire l’homme dans toutes ses dimensions et les hommes dans leur diversité, des plus forts aux plus fragiles. C’est un humanisme intégral. Son domaine d’application s’étend à toutes les activités humaines, de l’agriculture à la culture, en les reliant par un même souci: servir l’homme. Personne ne doit être traité ni comme un objet, ni comme une variable d’ajustement. L’écologie humaine est le défi du millénaire parce que l’homme a réussi à mettre le doigt sur la vie. L’embryon transgénique n’est pas loin. La responsabilité de l’humanité n’est plus seulement de léguer aux générations futures une planète habitable ; il nous faut transmettre aux hommes de demain les repères anthropologiques et désormais «génétiques» dont nous avons tous bénéficié.

    Pour le délégué général de l’association Alliance VITA, la famille doit demeurer l’élément fondamental d’une société :

    La famille représente l’écosystème de base. Quand l’homme naît, il ne débarque pas dans la nature mais en premier lieu dans une culture, qu’on nomme maternelle, et qui commence par une culture du soin et de l’amour. Cet écosystème familial est à l’origine de toute société. Le village est une famille de familles. Le «pays», au sens de territoire de proximité, est une famille de familles de familles… Notre nation met à l’honneur le beau mot de «fraternité» dans sa devise: il manifeste combien le lien familial est la référence première de toute vie en société. Je ne nie pas qu’il puisse également être un lieu de souffrance.

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  • La fin du collège unique : un marronnier ?

    Proclamée comme une des mesures phares à l'issue de la réunion de Béziers intitulée « OZ ta droite ! », celle-ci m'a fait rire jaune. Le collège unique a été instauré dans les années 70 car l'Etat voulait créer une société de services et de diplômés... L'idée était bonne en elle-même mais s'est heurtée à certaines réalités dont l'une d'elle est l'immigration. Le collège unique n'est peut-être pas la racine du problème. Mis en place alors que notre tissu industriel commençait à diminuer, que le chômage augmentait et que l'immigration se faisait plus importante (regroupement familial), le collège unique est bien plus une victime du contexte que la cause du problème. Ainsi plutôt que de vilipender le « collège unique » il faudrait se questionner surtout sur ce qui a contribué à son échec, ce qui n'est jamais vraiment fait ni chez ses promoteurs, ni chez ses détracteurs.

    Pour supprimer le collège unique il faudrait pouvoir proposer des filières professionnelles plus tôt : or nous n'avons plus que 2 à 3% des actifs dans l'agriculture et une grosse vingtaine dans l'industrie et le bâtiment, pas de quoi permettre de trouver des débouchés à la plupart des ados... Si on part du principe que le cursus scolaire sert essentiellement à former des agents économiques, alors il faut partir de l'objectif, le projet économique, et repartir vers la base, le cursus scolaire. Tout en prenant en considération qu'un cursus dure environ 20 ans, c'est pour un projet économique à l'horizon 2040 qu'on mettrait en place vers 2020 un nouveau système scolaire en cas de victoire de la « droite dure » ! On se rend donc bien compte qu'entre les paroles (la suppression du collège unique) et la réalité (mettre en place un système scolaire correspondant au projet économique souhaité), il y a un gouffre ! D'autant que nous peinons à croire qu'un mauvais élève fainéant et indiscipliné fera un bon ouvrier, un bon artisan ou un bon agriculteur capable d'effort, de sérieux et de rigueur...

    Par ailleurs, le collège unique n'empêche absolument pas les écarts de niveau entre classes et entre établissements. Les classements publiés dans les sacs à pubs hexagonaux établissant les « meilleurs collèges » sur différents critères l'attestent. Ainsi le collège unique n'est pas un véritable problème puisque la carte scolaire d'un côté et le privé sous contrat ou hors contrat de l'autre permettent globalement à tout le monde de s'y retrouver. Sauf cas exceptionnel, les élèves d'un établissement ont un niveau très similaire. Et s'il y a bien un domaine dans lequel les parents sont généralement soucieux de leurs enfants, c'est bel et bien l'enseignement... Aujourd'hui les établissements privés des grandes métropoles se métamorphosent avec de plus en plus de familles issues de l'immigration qui y inscrivent leurs enfants pour leur « éviter » le collège de quartier. Ce sont parfois des familles extrêmement soucieuses de l'éducation reçues et des valeurs véhiculées.

    En d'autres termes : le problème n'est donc pas que le collège soit unique ou non, puisque de toute façon les écarts de niveau existent entre établissements et tout le monde le sait très bien, le problème c'est plutôt de savoir ce qu'on a à proposer aux "jeunes" à l'issue de leur cursus scolaire...

    Sur ce point, faisons un peu de sociologie, on pointera du doigt le fait que la génération post 2001 est née dans un monde particulièrement anxiogène (terrorisme, chômage, insécurité) et qui a toujours connu le numérique (ordinateurs, téléphones portables, tablettes, …). Les « jeunes » auxquels les enseignants doivent faire face n'ont donc plus rien à voir avec ceux par exemple des années 80 ou même 90, époque où rien n'allait déjà plus pour certains... Hyper-connectés mais victimes d'une pauvreté relationnelle avec l'entourage familial, les adolescents sont souvent confrontés à une absence de référentiels solides et de verticalité. La question du collège unique est donc secondaire, ce qui compte c'est que le collège soit un creuset de formation et d'éducation permettant d'introduire une certaine verticalité qui contraste avec l'horizontalité introduite par le numérique. Évidemment à cette nécessaire verticalité il faut ajouter la hiérarchie des valeurs. Bien loin d'une absence de valeurs, les adolescents sont confrontés à une profusion de valeurs*. En un clic ils peuvent avoir accès à tout, et aussi à n'importe quoi. Le rôle de l'éducateur et du pédagogue revient donc à les aider à hiérarchiser, à faire preuve de discernement et d'esprit critique. Et cette tâche est extrêmement ardue. Le problème n'est donc pas qu'on apprend plus rien à l'école, mais que les élèves considèrent le savoir scolaire comme une information parmi d'autres et les valeurs et référentiels de l'école comme des valeurs parmi d'autres. En somme, le numérique aura réussi là où le pédagogisme post-moderniste avait échoué.

    Avant l'an 2000, malgré les divorces ou les familles recomposées, la plupart des enfants vivaient dans des milieux de classes moyennes où subsistaient un tissu social et des grand-parents garants de certaines « valeurs ». Les ado actuels sont victimes de la double peine : d'un côté leur environnement familial n'est pas toujours porteur (parents post 68 et grand-parents 68ards) et de l'autre le numérique les coupe de leur environnement familial. Ils ne peuvent donc connaître rien d'autre que l'horizontalité et le relativisme car aussi bien leur famille que le numérique les maintiennent dans cet univers de pensée. Ainsi, une observation fine des collégiens actuels permet de se rendre compte que le collégien (et le lycéen) ne cherchent pas la distinction mais l'uniformisation. Alors que des années 50 aux années 90, toutes les générations ont connu leurs lots de rebelles (des teddy boys aux neo-metalleux en passant par les mods, les rappeurs, les punks, les skins, etc...) la plupart des ados aujourd'hui ne cherchent pas à appartenir à des tribus de ce type mais tout au contraire cherchent des référentiels qu'ils n'ont pas. Ainsi s'explique le succès de l'islam dit « radical » chez les jeunes issus de l'immigration dont les revendications ne passent plus par le rap contestataire et une culture gauchisante (de type I AM ou Zebda...) mais plutôt par le rap ultra-violent mêlé à l'islamisme. C'est donc sans grand étonnement qu'on constate la porosité entre le grand banditisme et le jihadisme, elle existe aussi chez les plus jeunes entre petite délinquance et revendication identitaire.

    Ce que nous avons à proposer à nos jeunes, autant sur le plan professionnel que des valeurs, est donc bien plus important que la structure même du collège qui n'est qu'un outil pour atteindre un ou plusieurs objectifs.

    Ici on se heurte alors à la conception de l'enseignement. Celui-ci a-t-il pour objet de former de futurs employés ou bien de permettre l'acquisition d'un socle culturel commun ? Sans opposer les deux, c'est un débat de fond que ne tranche pas le débat sur le collège unique si celui-ci est mal posé. Mais cela nous donne une piste. Jusqu'à preuve du contraire, les partisans de la suppression du collège unique perçoivent l'école essentiellement comme un lieu de formation. Mais ils font fausse route, car les systèmes éducatifs ont toujours peu ou prou pour mission de faire adhérer les enfants aux valeurs de la communauté. On en revient donc à cette question des valeurs. L'hystérisation autour des « valeurs républicaines » vient bel et bien de ce constat. Et si nous sommes attachés à la liberté éducative (cf. ici) nous ne sommes pas dupes : quelle société peut tolérer qu'au nom des « libertés » certains prônent des valeurs rigoureusement inverses ? Les libéraux naviguent eux aussi en plein relativisme en défendant la liberté éducative sans condition et la fin du collège unique pour des motifs économiques : cela ne peut conduire qu'à toujours plus d'atomisation sociale là où l’école républicaine s'essaye bon an mal an de maintenir ce qui peut encore subsister de « société ». Ils font une nouvelle fois fausse route : non seulement l'organisation de l'éducation d'un Etat / d'une société / d'une communauté doit être a minima déterminée par des objectifs économiques, mais elle doit également être réfléchie pour des objectifs de cohésion sociale reposant sur des valeurs et des principes partagés.

    Si on ne peut pas résumer ce sujet à un marronnier en raison de son importance, il n'en demeure pas moins souvent traité de façon démagogique par des individus qui soit n'y connaissent rien, soit ne sont pas honnêtes quant à leurs objectifs.

    Jean / C.N.C

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    * « Le rapport aux idées et valeurs

    Pour ces deux auteurs, les termes employés ne sont aucunement péjoratifs.

    Il s’agit du septième rapport en pleine mutation, qui transforme la nature des engagements de l’individu hypermoderne. À présent, les individus sont particulièrement critiques et réflexifs. Critiques, parce que leurs jugements de valeur reposent sur un raisonnement qui se réclame de la démonstration scientifique (de plus en plus de personnes ont le baccalauréat, font des mathématiques, des sciences dites « dures » ou humaines…). Ils réclament le droit de critique et de proposition à l’égard de toutes les normes en vigueur. Réflexifs, parce que les individus s’interrogent sans cesse et fonctionnent par tests, essais, erreurs. Ils se donnent les moyens d’une distance d’avec eux-mêmes. C’est la « prise de tête », comme disent les élèves et étudiants. Ils sont avant tout en quête de « sens », comme en témoigne la fortune du mot. Avant, ils recevaient le sens des religions et des idéologies ; aujourd’hui, ils les mettent à l’épreuve. L’encadrement communautaire laisse place au tâtonnement individuel qui prend deux formes principales : celle d’un « bricolage » au sens de Claude Lévi-Strauss et d’un « braconnage » au sens de Michel de Certeau.

    C’est en effet le règne du « bricolage » des valeurs. Dans son œuvre La Pensée sauvage, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss met en lumière la notion de « bricolage intellectuel » pour spécifier la façon dont, dans les « sociétés premières », on s’exprime par « un mouvement incident » « avec les moyens du bord », avec ce que l’on a « sous la main », c’est-à-dire « un ensemble à chaque instant fini d’outils ou de matériaux, hétéroclite ». Le résultat en est contingent et n’est pas définissable par un projet ; le bricolage se fait « avec les résidus de constructions et de destructions antérieures » (Lévi-Strauss, 1962, pp. 31-32). Cela s’applique à nos contemporains quand il s’agit de leur recherche de valeurs.

    Il existe également un « braconnage » des valeurs. Pour Michel de Certeau, le « braconnage » est une pratique culturelle qui consiste à « voyager », « circuler sur les terres d’autrui » et « ravir les biens d’autrui » en toute impunité. C’est ne pas avoir de lieu, « ne pas être ici ou là, l’un ou l’autre, ni l’un ni l’autre, à fois dedans et dehors, perdant l’un et l’autre en les mêlant », associant des éléments épars dont on est « l’éveilleur et l’hôte » mais jamais « le propriétaire » (de Certeau, 1990, p. 251). Le braconnier « esquive la loi du milieu social » et déroute, « fugue », pille et invente au gré de son bon vouloir, « ruse » et « joue » avec différents éléments et contenus culturels (ibid., pp. 252-253). Les individus braconnent ainsi leurs valeurs. Dès lors, l’engagement n’est plus de l’ordre de l’évidence communautaire, il est vécu comme une mise à l’épreuve des idées et des valeurs de chacun.

    Ce « braconnage » ou ce « bricolage » des valeurs est souvent interprété – lorsqu’il s’agit des plus jeunes générations – comme une perte de valeurs. Combien de fois entendons-nous que « les jeunes n’ont plus de valeurs », que « les jeunes n’ont plus de repères »… De fait, le diagnostic est très mal posé. En effet, il n’y a aucune perte des valeurs ou des repères. D’un point de vue sociologique, c’est exactement l’inverse qui se produit dans les sociétés occidentales. Jamais des générations n’ont eu accès à une telle palette des valeurs. Avec Internet, les groupes de pairs, la multiplication des réseaux et des connexions dans un monde globalisé… tout devient possible, car accessible. À l’heure de la remise en cause des religions institutionnalisées, des idéologies et des grands récits qui ont fait l’identité des générations antérieures, notre société connaît par contraste une effervescence axiologique, c’est-à-dire une prolifération des valeurs, une ébullition des références, celles-ci pouvant être contradictoires et déconcertantes. Dans le cadre de ce brouillage des balises de sens, l’enjeu pour les adolescents mais aussi pour les jeunes adultes est alors de hiérarchiser, de faire le tri dans le charivari des valeurs. Le problème majeur en effet n’est pas celui de la perte ou de la fin des valeurs, mais bien celui de leur profusion et de leur hiérarchisation. »

    Source : Olivier Bobineau, La troisième modernité, ou « l'individualisme confinitaire », https://sociologies.revues.org

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-conforme/