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actualité - Page 3996

  • Leur Europe, le chemin des drames

    Verdun, image de l’horreur de la Première guerre mondiale n’a pas la même résonance, le même poids des deux côtés du Rhin. 75%  des soldats français sont passés sur ce champ de bataille qui  a fait 700.000 victimes en dix mois : 163.000 Français et 143.000 Allemands  tués et disparus 216.000 Français et 190.000 Allemands blessés. Pour l’Allemagne  c’est la bataille de la Somme qui incarne le mieux toute l’horreur de conflit (450.000 soldats allemands y ont été tués et  blessés).  Ce qui est en tout cas commun  à  nos deux peuples,  ce sont les grands symboles de la réconciliation franco-allemande:  la rencontre Adenauer-De Gaulle pour la signature du traité de l’Elysée en 1963,  Helmut Kohl et François Mitterrand main dans la main à Douaumont en 1984, symbole de la paix retrouvée après les  boucheries des deux guerres mondiales, de la coopération, entre les deux  nations phares, colonne vertébrale  de la «construction européenne». Si ces images du passé, à commencer par celles des commémorations antérieures  de la terrible bataille de  Verdun,  gardaient encore toute leur dignité dans leur simplicité bienvenue, l’épure n’est plus de mise.

    La sobriété du recueillement de Mme Merkel et M. Hollande a été de courte durée. «J’avais un camarade» a vite laissé place aux  membres des Tambours du Bronx (quand on parle de symbole…) courant au milieu des tombes en compagnie de jeunes Français et Allemands poursuivis  par une incarnation de la Mort juchée sur des échasses, selon une scénographie confiée au cinéaste allemand Volker Schlöndorff. «Jogging au milieu des tombes», «spectacle  vraiment indécent», «le repos éternel des héros piétiné  au son des tam-tams», «l’honneur bafoué de nos ancêtres», «vulgarité de la gauche»… Marine Le Pen, les dirigeants et élus FN n’ont pas manqué de manifester leur indignation.

    Une mise en scène qui en dit long sur la perte élémentaire de repères d’un Hollande qui a validé cette pitoyable bouffonnerie. Elle  fait écho à la triste propagande européiste à laquelle il s’est livré en compagnie d’Angela Merkel,  comme le craignait dimanche matin Bruno Gollnisch invité de Claude Askolovitch sur i télé. Ils ont tour à tour  évoqué «l’esprit de Verdun» pour  expliquer,   qu’il ne saurait y avoir d’autres voies possibles que celle de l’Europe de Bruxelles.

    Les deux dirigeants  ne se sont pas en effet  contentés  de remettre au  maire socialiste de  Verdun, Samuel Hazard, le prix De Gaulle Adenauer, «récompensant les actions en faveur de la paix»,  pour le consoler de  l’annulation du spectacle de Black M. Leurs communicants respectifs ont expliqué que leur  déjeuner de travail à la sous-préfecture de Verdun a été l’occasion d’évoquer les préoccupations du moment : le  calamiteux  traité de commerce transatlantique, de libre échange avec les Etats-Unis  en cours de négociation,  que veut Angela Merkel  mais que François Hollande refuse (pour le moment) soucieux de ne pas braquer  encore un peu plus les électeurs français avant la présidentielle;  le referendum du 23 juin au Royaume-Uni sur la question du Brexit;  le réveil des peuples européens  refusant   l’euromondialisme , l’accueil des vagues de migrants.  Rien qu’en Allemagne ils seront d’ici la fin de l’année  1,5 million en 2016,  2,2 millions en 2017…

    La semaine dernière, dans la foulée de la présidentielle autrichienne, le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici avait estimé  « préoccupant » le niveau de résistance des Européens,  du courant  patriote . « Face au populisme et à l’extrême-droite, nous avons besoin d’Europe », avait-il assuré. Devant deux apparatchiks de tout premier plan,  de  président de la Commission européenne, le libéral  Jean-Claude Juncker et de celui du Parlement européen, le socialiste  Martin Schulz,  Mme Merkel et M. Hollande ont rappelé  qu’il était impératif, obligatoire  de continuer à accueillir les migrants.

    Il est  vital  pour la survie de l’Union européenne  «de ne pas nous renfermer sur nous-mêmes, mais d’être ouverts pour l’autre», a estimé la chancelière allemande. «La France et l’Allemagne ont des responsabilités particulières» dont celle  «d’accueillir les populations qui fuient les drames et les massacres» a renchéri  le président de la république. Le site Polemia indiquait à ce sujet que «d’ici 2020 le gouvernement allemand prévoit de dépenser quelque 93,6 milliards d’euros , soit environ 20 milliards d’euros par an an pour l’accueil des demandeurs d’asile, rapportait  samedi 14 mai 2016 l’hebdomadaire  Spiegel, citant un document émanant du ministère fédéral des Finances en vue de négociations avec les seize Länder.»

    De son côté, M. Hollande «a promis d’accueillir 24.000 réfugiés supplémentaires sur 2 ans». Selon les travaux de Jean-Paul Gourévitch, et «sur la base des coûts estimés par la Cour des comptes, le coût des 24.000 réfugiés peut être évalué à  324 millions d’euros  sur 2 ans. -Selon l’Ofpra, 79.130 demandes d’asile ont été enregistrées en 2015. Sur une base minimale du chiffre allemand de 12.500 euros  du coût d’un demandeur d’asile, J.P.Gourévitch estime le coût d’accueil de ces demandeurs à 1,3 milliard d’euros. L’auteur est convaincu que les dirigeants européens devront s’accorder sur la répartition des arrivées prévues pour 2016. Sur une base minimale de 1 million de  réfugiés  et selon les clefs de calcul de l’UE, la France devrait en recevoir 192.500. En supposant qu’elle parvienne à réduire ses délais d’instruction à 12 mois, le coût serait de 2,41 milliards d’euros  (en fait probablement 1,5 fois plus, soit 3,6 milliards d’euros) ». Bien évidemment, mais est-il besoin de le préciser, si par par malheur un candidat de la droite pro-bruxelloise comme Alain Juppé ou un Nicolas Sarkozy était élu en 2017, la promesse d’accueil de M Hollande serait reconduite.

    «Aimons notre patrie, mais protégeons notre maison commune, l’Europe»  déclarait dimanche le président de la république, utilisant comme souvent une formule assez ambiguë, car s’il n‘y a pas d’amour sans désir de protéger ce que l’on aime, il eut été loisible qu’il appelle d’abord à protéger notre patrie tout en appelant en un second temps  à aimer l’UE, ce qui certes ne va pas de soi!  Il est en effet évident que cette Europe là ,  technocratique, frileuse, sans souffle, soumise à la finance internationale, au mondialisme, à l’atlantisme, n’est qu’une mauvaise caricature, voire une ennemie résolue de l’Europe réelle, du génie de ses nations,  de ses valeurs, de ses identités enracinées. Leur Europe  emprunte le chemin des drames à venir si elle ne change pas résolument de cap, ne se réforme pas en profondeur. Toutes choses qui ne pourront  se faire  que  sous la  pression de la volonté des peuples, de leurs aspirations à une liberté retrouvée. Voilà  ce  qu’il faut le dire haut et fort quand on aime sa patrie et la civilisation européenne. 

    http://gollnisch.com/2016/05/31/europe-chemin-drames/

  • Le pouvoir réside dans les infrastructures

    A l'heure où certains critiquent les blocages, il serait bon de réfléchir à ce qui permet concrètement, et non idéalement, de lutter contre le pouvoir. Les récentes élections en Autriche démontrent qu'il est difficile de s'emparer des institutions. Mais il serait tout aussi difficile de gouverner ces institutions sans avoir le pouvoir sur les infrastructures et ceux en charge de les faire fonctionner.

    A l'ère de la mondialisation, plus encore qu'à l'époque de Georges Sorel, il convient de couper les flux.
    Les "gauchistes" ont compris que le pouvoir réside en grande partie dans les infrastructures. Avec la mondialisation et la liberté accrue des biens et des personnes, "bloquer" c'est réactiver symboliquement une frontière, poser une limite entre le globalisme et la France. Ça signifie "dans ce pays on ne veut pas de vos lois néo-libérales". Tout patriote devrait se satisfaire du blocage, qui attaque directement le rêve du libre-échange sans entrave.
    En effet, contrairement à ce qu'affirment certains qui parlent souvent trop vite d'une mondialisation hors-sol, la mondialisation est au contraire génératrice de territoires. Les flux, loin d'être abstraits, sont des traits d'union entre des territoires concrets, aménagés avec des infrastructures concrètes : un terminal méthanier, un pont, une ligne de chemin de fer, une piste d'aéroport, un centre d'affaire, une zone commerciale... les flux relient des territoires qui concentrent et polarisent des activités.
    C'est donc paradoxalement un milieu politique favorable à l'ouverture - l'ultra-gauche - qui appelle au blocage des flux, et un milieu politique favorable aux frontières, aux limites, aux murs, qui s'oppose au blocage : la droite nationale.
    Ainsi, pour mieux appréhender ce qui se passe et pour nourrir la réflexion d'une droite nationale quelque peu embourbée dans ses réflexes réactionnaires, nous vous livrons un court extrait de l'ouvrage A Nos Amis du Comité Invisible.

    "Mais lorsque les insurgés parviennent à investir les parlements, les palais présidentiels et autres sièges des institutions, comme en Ukraine, en Libye ou dans le Wisconsin, c’est pour découvrir des lieux vides, vides de pouvoir, et ameublés sans goût. Ce n’est pas pour empêcher le « peuple » de « prendre le pouvoir » qu’on lui défend si férocement de les envahir, mais pour l’empêcher de réaliser que le pouvoir ne réside plus dans les institutions. Il n’y a là que temples désertés, forteresses désaffectées, simples décors – mais véritables leurres à révolutionnaires. L’impulsion populaire d’envahir la scène pour découvrir ce qu’il se passe en coulisse a vocation à être déçue. Même les plus fervents complotistes, s’ils y avaient accès, n’y découvriraient aucun arcane ; la vérité, c’est que le pouvoir n’est tout simplement plus cette réalité théâtrale à quoi la modernité nous a accoutumés."

    La vérité quant à la localisation effective du pouvoir n’est pourtant en rien cachée ; c’est seulement nous qui refusons de la voir tant cela viendrait doucher nos si confortables certitudes. Cette vérité, il suffit de se pencher sur les billets émis par l’Union européenne pour s’en aviser. Ni les marxistes ni les économistes néo-classiques n’ont jamais pu l’admettre, mais c’est un fait archéologiquement établi : la monnaie n’est pas un instrument économique, mais une réalité essentiellement politique. On n’a jamais vu de monnaie qu’adossée à un ordre politique à même de la garantir. C’est pourquoi, aussi, les devises des différents pays portent traditionnellement la figure personnelle des empereurs, des grands hommes d’état, des pères fondateurs ou les allégories en chair et en os de la nation. Or qu’est-ce qui figure sur les billets en euros ? Non pas des figures humaines, non pas des insignes d’une souveraineté personnelle, mais des ponts, des aqueducs, des arches – des architectures impersonnelles dont le cœur est vide. La vérité quant à la nature présente du pouvoir, chaque Européen en a un exemplaire imprimé dans sa poche. Elle se formule ainsi : le pouvoir réside désormais dans les infrastructures de ce monde."

    Jean / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-conforme/

  • Grèves SNCF, RATP, Air France… La France est au fond du trou et elle se noie !

    On ne voit guère quel sera le pompier capable de la ranimer.

    Vue de l’étranger, la France n’est plus seulement « le pays des grèves » mais carrément le pays des fous.

    Le gouvernement a cédé sur tout ou presque : les taxis, les camionneurs, les intermittents du spectacle et Notre-Dame-des-Landes. Il a promis des augmentations aux fonctionnaires, rassuré les enseignants, offert un revenu minimum aux étudiants. Il a ridiculisé le patron de la SNCF et celui d’EDF lui a claqué la porte au nez. Il a vidé sa loi Travail de ce qui pouvait encore la rendre utile à l’économie et au retour de l’emploi et, mesure ultime, François Hollande a fait hier la danse du ventre devant les maires de France et diminué de moitié la baisse prévue des dotations de l’État…

    Bref, pas un jour ne passe sans que le Président le plus vilipendé de la Ve République ne distribue ses sucettes préélectorales à qui en réclame. Jovial comme une fleur de pissenlit, Hollande sème à tout vent… et récolte néanmoins la tempête !

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  • Enracinement, de Christy Wampole, un livre qui doit être traduit en français

    Christy Wampole,professeur adjoint au département de français et d’italien de la prestigieuse université de Princeton, aux Etats-Unis, vient de publier aux Presses de l’université de Chicago un livre important, qui mériterait d’être traduit en français : Rootedness : The Ramifications of a Metaphor(Enracinement : les ramifications d’une métaphore). Son précédent ouvrage, The Other Serious: Essays For The New American Generation (Les Autres Gravités : essais pour la nouvelle génération américaine) paru l’an dernier chez HarperCollins, mériterait lui aussi de traverser l’Atlantique.

    Rootedness-233x350.jpgSes propos nous semblent intéressants car Christy Wampole rassemble philosophie, écologie, littérature, histoire et politique pour démontrer comment la métaphore de la racine, de l’arbre généalogique, de la graine, se retrouve dans la culture populaire de l’Europe du XXe siècle. En mettant l’accent sur l’histoire de ce concept en France et en Allemagne, Wampole retrace son influence dans des domaines aussi variés que les origines mystiques de certains mots, le culte de la terre et la rhétorique patriotique. En nous donnant une relecture des œuvres de Martin Heidegger, Simone Weil, Jean-Paul Sartre, Paul Celan etc., Enracinement est une étude novatrice d’un concept dont les conséquences politiques et sociales sont d’une grande actualité.

    Pour l’auteur, les humains sont des créatures liées à un environnement et ce besoin de se sentir rattaché au monde prend des formes diverses : recherches sur les origines familiales ; fierté de sa ville natale, région ou pays et des spécificités de ces lieux qui ont marqué une enfance ; nostalgie d’un passé quand les gens semblaient avoir des destins stables, où les rôles entre les sexes, les hiérarchies sociales et « l’ordre des choses » semblaient plus clairs ; communion perdue avec la terre elle-même. Enracinement est la métaphore la plus flexible pour parler de l’être humain contextualisé. Et pour l’auteur, ce thème est tellement puissant que nous oublions que c’est une métaphore.

    Elle cite ainsi le romancier philosophique et essayiste Michel Tournier, décédé en janvier dernier, qui estimait que presque tous les conflits humains pourraient être attribués à des tensions entre les peuples nomades et sédentarisés. Il en donne de nombreux exemples dans l’essai Le Miroir des idées (Mercure de France, 1994 ; rééd. Gallimard, Folio, 1996), en commençant par le meurtre fratricide de la Genèse où l’agriculteur sédentaire Caïn tue son frère nomade Abel, un berger ; l’invention du fil de fer barbelé en Amérique dans les années 1800, qui a marqué la sédentarisation des pionniers et des massacres avec les Indiens chasseurs occupants historiques des terres ; les conflits entre les Touaregs nomades et les populations sahariennes sédentaires ; et plus récemment la diabolisation par les nazis des Juifs représentés comme « errants ».

    Chaque société, que ce soit une nation, une ethnie ou une tribu, adopte une conception distincte et linéaire de ses racines. Et nous voilà arrivés à un moment étrange dans l’histoire, où deux systèmes du monde se retrouvent en contradiction : le premier, un système racinaire plus âgé qui privilège la hiérarchie « verticale », tradition et souveraineté nationale ; et le second, le treillage globalisé « horizontal » du transfert d’information cybernétique et de la connectivité économique.

    Peut-être est-ce ce que les philosophes français Gilles Deleuze et Félix Guattari avaient prévu dans l’introduction de leur livre Mille Plateaux (éditions de Minuit, 1980), quand ils ont décrit le concept de « rhizome », un système interconnecté sans début ni fin discernables et qui fonctionne sur un principe de prolifération horizontale et imprévisible. Et si notre vie actuelle, avec la multiplication de réseaux technologiques, est devenue rhizomique, cela ne signifie pas que l’enracinement ne soit plus d’actualité. Au contraire, peut-être aujourd’hui plus que jamais, les populations ont des raisons légitimes de se sentir exclues d’un monde qui leur échappe, et plus ce niveau d’aliénation s’accroît, plus précieuses deviennent les racines de chacun.

    Cette détresse protéiforme à de multiples visages : crise des « réfugiés », terrorisme islamiste, immigration, identité-dissolution de l’Union européenne, concurrence mondiale, uniformisation capitaliste ou encore solitude immersive, numérique. Ce n’est pas une simple coïncidence si tant de différents peuples ont répondu à leur manière en lançant tous un appel à l’enracinement – ou plutôt au ré-enracinement. Dans le discours de Donald Trump et de Marine Le Pen on entend le même désir de renaissance des cultures nationales. La célébration des origines est une motivation centrale pour ceux qui souhaitent garder dans le sud des Etats-Unis les symboles sudistes de la guerre de Sécession dans l’espace public.Paradoxalement, ce désir d’enracinement peut également être entendu dans la récupération de l’histoire par des minorités, des voix oubliées par l’histoire et pour le respect des victimes négligées.

    The-Other-Serious-229x350.jpgAlors que le patriotisme est généralement vilipendé comme aux antipodes du multiculturalisme axé sur la diversité, on y retrouve pourtant des désirs très similaires.Chaque groupe espère préserver ou récupérer un sentiment d’enracinement qui leur permettra de s’affirmer et d’exister en propre. Compte tenu de la grande confusion sur la façon de célébrer ses propres racines sans insulter quelqu’un d’autre, cette lutte continuera certainement dans les prochaines décennies.

    La nation, bien sûr, est encore une unité significative. Pendant des siècles, les gens sont morts et continuent à mourir, pour leur nation. Nul, en revanche, ne sera jamais prêt à mourir pour la « diversité » ou le « multiculturalisme ». En fait, le mondialisme semble contester la possibilité même d’enracinement, au moins le genre invoqué par les Etats-nations pour leur puissance symbolique. A quoi pourront se rattacher les gens dans l’avenir si les réseaux mondiaux remplacent tout ? Par des pratiques consuméristes ? Des affinités communautaristes ? Des marques commerciales ? Le nouvel enracinement deviendra-t-il un enracinement hors sol ?

    Ces questions vont de pair avec des incertitudes sur la santé de la planète. Notre relation avec la terre est lourde d’angoisse : il suffit de voir l’intérêt soutenu dans l’anthropocène qui décrit l’impact de l’humanité dans le monde naturel.

    Tout au long de l’histoire, beaucoup de philosophes – y compris, par exemple, Montesquieu, Rousseau et Heidegger – ont cru que la terre et le climat d’une région particulière donnent certaines caractéristiques à ses habitants, dont tempéraments, la langue et la production culturelle sont fortement influencées par les caractéristiques topographiques, météorologiques et botaniques du lieu. Ce biorégionalisme ressemble au concept français de « terroir », un terme utilisé dans l’agriculture et la gastronomie pour décrire la relation entre la saveur et le lieu.

    Notre système inédit de réseaux a rapetissé le monde entier mais il reste à voir comment cette connectivité sera conciliée avec des identités individuelles, avec des marques anciennes et profondes d’attachement et de nostalgie pour le premier jardin de nos origines.

    http://fr.novopress.info/201446/enracinement-de-christy-wampole-livre-etre-traduit-francais/

  • Etats-Unis : le président de la Chambre des représentants rallie Donald Trump

    Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, s'est rallié à la candidature de Donald Trump à la Maison-Blanche, après avoir émis de fortes réserves.

    «Il ne fait aucun doute que lui et moi avons nos différences. Je ne vais pas prétendre le contraire (...) Mais la réalité est que, sur les questions centrales de notre programme, nous avons plus de points communs que de divergences». 

    Le président de la Chambre se dit persuadé que «Donald Trump peut nous aider à concrétiser» une batterie de propositions que les républicains comptent présenter au Congrès à partir de la semaine prochaine, sur le système fiscal, de santé, la politique étrangères, etc.

    «Pour mettre ces idées en oeuvre, nous avons besoin d'un président républicain qui acceptera de les transformer en lois. C'est pour cela que lorsqu'il a décroché l'investiture, je ne pouvais pas offrir mon soutien à Donald Trump avant d'avoir discuté du programme et de principes de base». «Après ces conversations, je suis convaincu qu'il nous aiderait à transformer ces idées en lois qui permettront d'améliorer la vie des gens. C'est pour ça que je voterai pour lui à l'automne».

    La décision de Ryan devrait convaincre d'autres républicains jusque-là réticents à se ranger derrière le milliardaire. Aux républicains partisans du «Tout sauf Trump» qui disent préférer voter pour la candidate démocrate Hillary Clinton, Paul Ryan répond:

    «Une présidence Clinton voudrait dire quatre nouvelles années de népotisme progressiste et d'un gouvernement plus centré sur lui-même que sur les gens qu'il doit servir».

    Aux Etats-Unis, la droite sait s'allier contre la gauche.

    Michel Janva

  • Le FN affûte ses armes pour la présidentielle : en ligne de mire, les femmes !

    Il était d’usage, avant LMPT, de brocarder le poids électoral supposé insignifiant de cette « droite des valeurs ». On ne le peut plus.

    C’est Europe 1 qui le rapporte : la présidente du FN est en train d’affûter ses armes pour la présidentielle. Elle n’a pas, entre autres,« complètement arrêté sa stratégie, notamment pour attirer l’électorat féminin ».

    Le Front national serait très divisé sur « les questions d’avortement et de contraception », qui provoqueraient « un véritable schisme au sein du parti ». « Marion Maréchal et, avec elle, une partie des cadres du FN »seraient « contre l’idée d’abandonner le discours traditionnel, qui exalte la famille et fustige des avortements volontiers qualifiés de confort, convaincus qu’il y aurait plus à perdre qu’à gagner à changer leur fusil d’épaule ». Florian Philippot défendrait le point de vue inverse, et voudrait que le FN le fasse savoir « publiquement » – d’où, sans doute, le ballon d’essai Sophie Montel le 1er mai dernier – « afin de rassurer l’électorat féminin ».

    On notera qu’il n’est nulle part question, ici, d’intimes convictions mais de stratégie. Ne tentons donc pas de sonder les cœurs et les reins des uns et des autres et restons cyniquement dans le registre de la stratégie.

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  • Journal du Vendredi 03 Juin 2016 : Société / Paris les pieds dans l’eau

  • La logique des partis politiques : totalitaire au sens où ils ont tendance à se prendre pour le tout

    De François Marchilac dans l'Action française 2000, à propos du rendez-vous de Béziers :

    6a00d83451619c69e201b8d1f1490c970c-250wi.png"[...] Quant au Front national, la venue de ses représentants a été plus brève que prévue. Pour une histoire, paraît-il, de marchepied : où va se nicher, chez certains, le souci du bien commun ! Descartes démontrait le mouvement en marchant. De même, il ne suffit pas de revendiquer le patriotisme : pour être crédible, il faut le pratiquer en ne rajoutant pas la division à la division.

    Le pays ne peut plus se le permettre. Mais le Front national ressemble désormais à l’ex-UMP et au Parti socialiste, le centralisme démocratique en plus – c’est son côté ringard. Doit-on s’ étonner du départ anticipé de Marion Maréchal-Le Pen, esprit libre s’il en est – ce n’est pas l’Action française qui dira le contraire ? Mais c’est la logique même des partis politiques, totalitaire au sens où ils ont tendance à se prendre pour le tout, qui est en cause. En gazouillant de façon grossière contre « l’ extrême droite » réunie à Béziers, Philippot a seulement démontré qu’ il refuse le débat avec les Français et qu’il considère toute parole libre comme un crime de lèse-Tsarine.

    Dommage, car si cette agression gratuite d’un électorat plutôt favorable ou gagnable devait désormais servir de ligne politique au Front, ses bastions acquis ces derniers années risqueraient de se transformer, en 2017, en autant de villages Potemkine. Les résultats de 2016 sont déjà en demi-teinte et, devant l’épreuve de la réalité, l’enracinement du Front se révèle souvent celle d’un château de cartes. De plus, quel manque d’élégance, en parlant d’« extrême droite », que d’user à l’ égard des patriotes de tous horizons réunis à Béziers de la même malveillance que les médias de l’oligarchie à l’égard du Front national. Syndrome de Stockholm ? Ou simple servilité à l’égard du système ? Philippot, en cherchant à marquer contre le camp patriote dans sa diversité, a surtout marqué contre le sien. Délibérément ? En tout cas, l’impatience, accompagnée de fébrilité, est mauvaise conseillère. Le Siel, en revanche, en dehors duquel le Rassemblement Bleu Marine est une coquille vide, n’a pas abdiqué sa personnalité. Marine Le Pen est-elle capable de comprendre que c’est le meilleur service que Karim Ouchikh pouvait lui rendre ? Rien n’est moins sûr. [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/06/la-logique-des-partis-politiques-totalitaire-au-sens-o%C3%B9-ils-ont-tendance-%C3%A0-se-prendre-pour-le-tout.html