Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 3993

  • L’actuelle France : l’invasion des sous-doués & la fuite des diplômés

    Dr Bernard Plouvier

    L’État a pour première justification la protection des citoyens et de leurs biens acquis par le travail et l’épargne, parfois étalée sur plusieurs générations. « Si les individus, si les familles entrant dans la société y trouvaient, au lieu d’un soutien, un obstacle, au lieu d’une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plus à fuir qu’à rechercher » (Léon XIII,Rerum novarum, 15 mai 1891).

    Même un athée doit reconnaître que le plus grand pape des temps modernes était un penseur économique et social d’exception, sans commune mesure avec les pitres qui font semblant de nous gouverner depuis un demi-siècle.

    En 2016, les immigrés d’origine extra-européenne représentent 12 à 14 millions de la population implantée en métropole… il ne s’agit que d’estimations, puisque les honnêtes politiciens et leurs sous-fifres des bureaux ministériels cachent la vérité au peuple souverain ! Parallèlement, depuis 15 années, 50 000 Français de souche européenne, presque tous nantis de diplômes de valeur, émigrent chaque année.

    D’un côté, entre une majorité de sous-évolués, parfois analphabètes, toujours arrogants, voire agressifs, important pour l’écrasante majorité d’entre eux une religion médiévale de haine pour « l’infidèle ». En contrepartie, des Français autochtones quittent définitivement le sol national devenu insalubre à leurs yeux.          

    L’État de droit se définit par son résultat : la paix civile et sociale. Deux hommes d’État – les seuls que la France ait connus en un peu plus de deux siècles - ont écrit la même chose sur la genèse du désordre. « Le mépris des lois par le peuple et l’ébranlement de l’ordre social ne sont que les conséquences de la faiblesse des gouvernants » (Napoléon Ierà Sainte-Hélène) ; « L’anarchie administrative et sociale est la préface ordinaire des révolutions et des dictatures » (Raymond Poincaré, 1906).

    La débâcle de l’Empire romain d’occident a commencé lorsque le Princeps senatus & Imperator Marc-Aurèle a détruit une bonne part du prestige impérial en octroyant sa succession à son abruti criminel et débauché de fils, Commode. Lorsque la Constitution ou la tradition laissent au chef d’État le choix de son successeur, celui-ci a le devoir de mettre en selle un homme capable et honnête.

    De nos jours, seules les majorités électorales sont responsables de leurs mauvais choix. Et, depuis 1969, les Français ont choisi la pire collection d’incapables que l’on pouvait imaginer : un grand commis de la finance cosmopolite encourageant les bétonneurs des cités et du littoral, l’homme du regroupement familial des immigrés extra-européens, l’homme-lige de la finance internationale engageant le pays dans la globalo-mondialisation, le Président Black-Beur, l’agité qui avait des idées mais n’a jamais osé les appliquer, le vieil et ventripotent adolescent en goguette qui poursuit l’effort de destruction de la famille et de la Nation.

    À la tête de l’État, on n’aperçoit que des ambitieux, des corrompus et des adeptes de la débauche, des touristes et des parasites. Enfin, et c’est plus grave, l’on n’aperçoit aucun homme d’action ni d’homme à idée. L’État est bafoué par des islamistes, des potaches, des gauchistes issus de la bourgeoisie, des syndicalistes avides de notoriété, des fonctionnaires qui paralysent les transports et tentent de le faire avec la fourniture d’électricité. La Nation est ridiculisée par l’incurie, l’incapacité, la lâcheté des soi-disant « chefs ».

    La presse européenne se déchaîne, à juste titre, contre la chienlit française. Les Allemands feraient bien de chasser leur Chancelière devenus folle, mais pour l’instant ils s’amusent à nos dépens et comment leur donner tort ? On imagine sans peine le raisonnement des investisseurs étrangers : s’il est un pays où il ne faut pas envisager d’entrer, c’est bien la France en état de pourrissement avancé.

    « La constitution et l’administration de la Société doivent procurer la prospérité publique et privée » (toujours Léon XIII). « L’État doit servir l’intérêt commun… selon la stricte justice qui veut que l’on rende à chacun son dû » (Thomas Hobbes, inLéviathan). Pour l’heure, l’État français – à la Dette pharaonique et qui ne survit qu’à coups de planche européenne à billets – dorlote immigrés et imams, gauchistes et potaches, mais tabasse les patriotes, les paysans au bord de la faillite, les défenseurs de la dignité familiale.

    On comprend qu’affluent certains indésirables, tandis que d’autres, écœurés vont voir ailleurs si la soupe sociale est moins infecte.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/tribune-du-dr-bernard-plouvier/

  • L’Arabie Saoudite a transformé le Kosovo en repaire de djihadistes

    « Après l’indépendance du Kosovo, des financements saoudiens ont permis d’implanter le wahhabisme dans le pays.

    Ces deux dernières années, 314 Kosovars sont partis rejoindre l’Etat islamique, ce qui fait du Kosovo le pays européen avec le plus de recrues de Daech en proportion de sa population. Des chiffres qui s’expliquent par l’influence de l’argent saoudien, qui «a transformé cette société musulmane autrefois tolérante… en réservoir de djihadistes», explique un article du New York Times.

    Tout a commencé en 1999, lorsque le pays est devenu indépendant après une guerre [soutenue par l’OTANT] contre la Serbie. A ce moment là, alors que des troupes américaines et des représentants de l’ONU administraient le territoire et assuraient la sécurité, des fonds venant d’Arabie Saoudite, aussi bien d’organisations caritatives, de ministères que de personnes privées ont financé la promotion du wahhabisme, une interprétation radicale de l’islam.

    En quinze ans environ, cet argent a été utilisé pour la construction de 240 mosquées dans lesquelles fleurissent des discours pro-djihad, ainsi que pour des centaines de bourses scolaires qui ont permis à des Kosovars d’aller étudier en Arabie Saoudite. Les imams qui ont suivi cette formation sont revenus avec une vision très rigoriste de l’islam. Dans les villages où ils enseignent, des jeunes femmes se sont mises à refuser de parler aux membres masculins de leur famille et des jeunes hommes sont partis faire le djihad en Syrie. »

    Source et suite : Slate

    http://www.contre-info.com/

  • Les 3 verrous à faire sauter pour débloquer l’économie française - Programme économique du FN #10

  • [Ile de France] Ingrid Riocreux au cercle de Flore Ce vendredi 3 juin, dernier cercle de Flore de l’année : comment les media fabriquent le consentement par Ingrid Riocreux ?

    Ce vendredi 3 juin, dernier cercle de Flore de l’année : comment les media fabriquent le consentement par Ingrid Riocreux ?

     

  • Compassion bien ordonnée…

    Le lamaïsme, forme tibétaine du bouddhisme, pèse d’un poids très marginal au sein des différents courants de cette religion dominante en Asie du sud-est. La figure du dalaï-lama, alias  Tenzin Gyatso, reçu officiellement quatre fois au Parlement européen entre 2001 et 2008, pour évoquer la situation du Tibet, jouit cependant d’une grande popularité, du moins médiatique, en Occident où de nombreux pipoles ont manifesté leur soutien à la cause tibétaine, à son représentant. Un bouddhisme souvent plus ou moins refabriqué sous nos latitudes, devenu branché, à la mode chez les bobos californiens, les stars hollywoodiennes, du showbiz,  les adeptes du nomadisme religieux surfant sur la vague new age, se bricolant une religiosité, une mystique, une spiritualité sur mesure, autre signe des temps… Dernière émanation ( réincarnation) en date selon ses fidèles du bodhisattva de la compassion, le dalaï-lama  a gagné le statut d’ Autorité morale, s’attirant les sympathies à l’aune de la persécution, bien réelle, du peuple tibétain depuis  l’invasion chinoise au début des années 50.

    Patatras: déjà critiqué ces derniers temps pour des propos jugés ambiguës sur l’égalité des sexes  et les homosexuels, le dalaï-lama a commis un nouveau crime de lèse majesté à la pensée unique immigrationniste, cosmopolite et sans-frontièriste en s’inquiétant des vagues  migratoires qui déferlent  sur l’Europe. Dans un entretien au quotidien allemand Frankfuter Allgemeine Zeitung, Tenzin Gyatso n’y a pas été par quatre chemins; « Il y en a tant (de migrants, NDLR) que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L’objectif devrait être qu’ils retournent (dans leur pays d’origine) et aident à reconstruire leur pays (…). L’Europe, l’Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe. L’Allemagne est l’Allemagne. »

    Des propos salués par Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot  mais qui ont semé la consternation chez les progressistes. D’autres n’ont pas attendu cette sortie pour critiquer le représentant du gouvernement tibétain en exil. Jean-Luc Mélenchon a de longue date dénoncé en la personne du dalaï-lama une incarnation de l’obscurantisme religieux, d’un  lamaïsme féodal  qui pesait de tout son poids sur son peuple avant l’invasion communiste.  Le dirigeant du petit parti  souverainiste UPR, M. Asselineau,  prêtait au chef religieux tibétain   des sympathies avec des nazis allemands (!)  et  en faisait un agent de la CIA dans le cadre de la politique de Washington d’endiguement,  de lutte contre la montée en puissance de la Chine. Il faudrait être certes assez naïf pour ne pas voir que la cause tibétaine et son représentant, sympathique et souriant, ne puissent être utilisés,  instrumentalisés  par des adversaires, des concurrents  de Pékin ou a tout le moins par des voisins inquiets de ses velléités hégémoniques, expansionnistes, réelles ou supposées.

    Il faut d’ailleurs bien  comprendre et nous l’avons rappelé sur ce blogue il y a quelques années, que  la politique d’un Etat étant  conditionnée par sa géographie, les réalités géopolitiques  veulent  que la sinisation du Toit du monde soit menée  à son terme par Pékin,  afin d’empêcher toute tentative étrangère de s’y établir. Qui domine  le Tibet peut déferler sur la Chine, l’Inde, le  Xinjiang et la Mongolie intérieure. L’actuel gouvernement communiste est  fidèle en cela à la politique constante des dynasties chinoises  visant à dominer  le Tibet, le Xinjiang ou encore la Mongolie,  à empêcher  l’instrumentalisation politique des ethnies périphériques de l’empire –Tibétains,  Ouïghours…- par leurs ennemis. Il est impératif pour Pékin que le château d’eau de l’Asie, où ont été déployés  des missiles nucléaires tactiques,  reste sous contrôle.

    Cela état posé,  les modalités  pratiques de ce contrôle peuvent être très légitiment critiquées.  Ainsi,  cette sensibilité toute particulière du dalaï-lama aux problèmes migratoires s’explique parfaitement au regard même de l’histoire récente du Tibet. Bruno Gollnisch avait eu l’occasion de l’évoquer,   dans une intervention devant le Parlement européen en 2008,  établissant un parallèle  avec la question de l’éradication des Serbes au Kosovo. Oui disait-il,  il y a  « une identité tibétaine  différente de l’identité chinoise. Tout les distingue : la population, la langue, l’écriture, les traditions, la spiritualité. (A propos de spiritualité, nous avons raison de reconnaître l’importante influence du bouddhisme lamaïque au Tibet mais pourquoi avoir refusé ne serait-ce que de mentionner dans nos propres Chartes les racines chrétiennes de notre civilisation européenne ?) ». Or, « Dans le cas du Tibet, hélas, il n’y a pas que l’occupation militaire ou la répression policière. Il y a aussi le recours à l’immigration comme instrument de la destruction de l’identité tibétaine, et cela devrait nous faire réfléchir (…). Il y a pourtant un point commun à des questions aussi diverses que celles du Kosovo et du Tibet : ce sont les conséquences de la politique d’immigration sur les peuples indigènes. L’immigration albanaise au Kosovo a préludé à l’élimination des Serbes de ce territoire, comme l’immigration chinoise de l’ethnie Han encouragée, organisée, aujourd’hui majoritaire, dépossède les Tibétains de leur territoire et de leurs libertés. »

    Figure connue de l‘UDC en Suisse mais aussi en France de la mouvance identitaire,  le conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger a approuvé également les propos du chef spiritual tibétain:  « Je m’incline profondément devant sa sagesse. En tant que catholique, j’aurais attendu du pape François une réaction à la hauteur de celle du dalaï-lama. »  Notons pour notre part que le saint-père est évidemment dans son rôle en manifestant sa compassion (une vertu qui n’était pas non plus  inconnue de notre antiquité et qui est aussi éminemment chrétienne), en   appelant à la charité, notamment au regard des situation  de détresse, des naufrages meurtriers qui se multiplient en Méditerranée. Pour autant à qui la faute ? Est-il nécessaire, comme l’a souligné justement Guillaume Faye,  d’encourager les départs vers l’Europe en affirmant « nous sommes tous des migrants » ? Est-il  nécessaire de culpabiliser les Européens  en déclarant encore à propos d’un récent naufrage en Sicile   (« De janvier à mars 2016, 20.000 clandestins ont débarqué en Italie du Sud. Ce sont des Nigérians, des Gambiens et des Sénégalais ; aucun n’est réfugié du Moyen-Orient« ):« je ne peux pas évoquer les nombreuses victimes de ce énième naufrage. La parole qui me vient en tête est la honte. (…) Demandons pardon pour tant d’indifférence. Il y a une anesthésie au cœur de l’Occident » ? Or, «  qui sauve des flots et accueille ces clandestins ? Les Européens. Qui sont les passeurs avides qui les jettent sur des embarcations de fortune ? Leurs coreligionnaires africains et arabes. »

    Le Pape François  a aussi récemment prononcé cette formule : » les barrières créent des divisions et, tôt ou tard, des conflits.  La réalité est exactement l’inverse (…).  L’universalisme catholique, uniquement valable sur le plan spirituel (tous les humains fils du même Dieu, éligibles aux mêmes sacrements), est transformé en cosmopolitisme politique : abolition des frontières, libres migrations, mélange des peuples. Le problème, c’est que ce cosmopolitisme est biaisé. Car il est exclusivement dirigé, de manière suicidaire, contre la civilisation et l’ethnicité européennes. » Au delà même des  propos du pape François,  Les humanistes occidentaux qui accordent aux Tibétains, comme aux autres peuples de la terre,  le droit à conserver leur identité, leur tradition , leur culture, leur liberté de penser, seraient bien inspirés de ne pas vouloir en priver les Européens.

    http://gollnisch.com/2016/06/03/compassion-bien-ordonnee/

  • L'urgence n'est pas de décider ce que nous voulons faire mais de savoir qui nous sommes

    Elisabeth déclare au Figaro :

    "[...] Le problème de la droite, comme celui de la gauche de gouvernement, est d'abord politique: à elles deux, elles peinent à séduire plus de la moitié des électeurs. Et cela traduit bien sûr une déroute idéologique. La droite aurait dû être capable de repenser la nation, de reposer la question des frontières et, plus profondément, d'élaborer une nouvelle synthèse entre l'héritage et le nouveau pour refonder ou réaffirmer notre identité collective. Au lieu de quoi elle se contente de faire de l'accompagnement de circonstances qui lui échappent. Et tandis que certains courent après la gauche pour avoir l'air plus moderne qu'elle, d'autres croient trouver dans le seul passé les forces pour l'avenir.

    La droite est-elle complètement en décalage avec sa base?

    En tout cas, avec une partie de sa base: c'est ce que disent les urnes, non? On peut se demander si la droite, après la gauche, n'est pas en train de se terranoviser et de renoncer aux classes populaires qui, comme chacun sait, ont tendance à mal voter. Je suis allée à Béziers assister aux rencontres organisée par Ménard. J'ai été frappée par l'état de colère, d'exaspération et d'inquiétude de la salle. Or, quoi qu'en pensent mes amis qui, comme vous, cher Alexandre, souffrent peu ou prou d'économisme, ces gens peuvent supporter le chômage et l'appauvrissement, pas la perspective de la disparition comme peuple. À tort ou à raison, une partie de la France invisible décrite par Guilluy se sent menacée dans son identité collective, par l'immigration de masse et par la progression d'un islam séparatiste. [...]

    Certes, l'économie c'est important, mais les questions identitaires sont brûlantes et il faut les traiter au lieu de se payer de bons sentiments. L'urgence aujourd'hui n'est même pas de décider ce que nous voulons faire mais de savoir qui nous sommes."

    Michel Janva

  • La Lettre d’Allemagne N°15

    Autriche : Les leçons du deuxième tour

    Ce lundi 23 mai, c’est donc d’un cheveu que Norbert Hofer a échoué aux portes de la Hofburg. Si la déception de ses partisans était palpable, il était difficile de trouver, chez ceux de son adversaire, la moindre trace de joie triomphante et d’exubérance.

    Cette modération dans la victoire, cette commune sobriété des deux camps pourrait surprendre, en particulier en France où l’on fait profession de comprendre les situations politiques étrangères après leur avoir appliqué une grille de lecture passablement manichéenne et très franchouillarde.

    Il est en fait très douteux que l’Autriche se soit réellement fait peur lors de ce deuxième tour, comme il est parfaitement improbable que l’on eût assisté à des manifestations monstres de vaillants défenseurs de la Liberté et des Droits de l’homme si Hofer l’avait emporté, n’en déplaise à nos modernes frères-prêcheurs. La réalité, c’est qu’à la déception, certaine mais relative, d’un camp, qui a montré au premier tour sa capacité à susciter l’adhésion – dans l’ensemble constitué par les suffrages en faveur du FPÖ, le vote de conviction peut désormais être considéré comme majoritaire – sans réussir, pour cette fois, à remporter l’élection, répond en écho une coalition hétéroclite ayant pour seul dénominateur commun la volonté de faire barrage aux Libéraux, dépourvue de vision politique – si tant est que le président de la République alpine ait la moindre vision à incarner, une simple accumulation de votes par défaut.

    Parmi ces votes par défaut, il faut évidemment accorder une attention particulière à ceux qui se sont exprimés par correspondance, les fameux « Briefwähler ». Dimanche soir, déjà, la perspective d’une victoire de Hofer s’était éloignée, ce que les observateurs avertis ne manquaient pas de signaler. Qui sont donc ces électeurs, qui ont choisi de s’exprimer par voie postale ? La loi électorale autrichienne ne met en réalité aucune restriction à cette pratique. Aucune justification n’est requise pour user de cette facilité. Bien plus, chaque électeur reçoit par la poste, avant l’élection, avec les bulletins et programmes ou tracts de campagne des candidats en présence, les documents nécessaires pour le faire. Libre à ceux qui le souhaitent d’opter pour ce moyen d’accomplir son devoir électoral. Seuls les Autrichiens résidant à l’étranger sont tenus d’utiliser cette procédure. Dans la pratique, ce sont donc principalement les électeurs peu ou pas mobiles qui en ont usé – pensionnaires des maisons de retraite et autres personnes âgées ou handicapées – et… les électeurs les plus mobiles, c’est-à-dire ceux qui possèdent une résidence secondaire, et passent leurs week-ends à la campagne.

    On pourra gloser à l’infini sur cette courte victoire du candidat écologiste, et sur le rôle du vote par correspondance, auquel on reproche principalement sa faible résistance aux manipulations. Il faudra se souvenir que les tricheries électorales et les bourrages d’urne ne sont pas une spécialité autrichienne, quoi qu’aient pu raconter certains après la guerre. La manière, sereine, dont le candidat du FPÖ a accueilli le résultat, devrait suffire à le confirmer.

    En revanche, le taux de participation, autour de 70%, en très forte hausse par rapport à l’élection de 2010 – +15% : cette élection, sans enjeu, avait été marquée par un effondrement de la participation après 40 années de baisse régulière – montre tout juste un retour à l’étiage de 2004 ; il n’y a pas eu de mobilisation contre la « peste brune ». Parallèlement, il est vraisemblable que nombre d’électeurs des classes bourgeoises conservatrices, orphelins de leur candidat de l’ÖVP, aient préféré s’abstenir plutôt que d’aller glisser dans l’urne un bulletin pour Hofer, même en se bouchant le nez. Enfin, la démission du chancelier Werner Faymann deux semaines avant le deuxième tour, et surtout son remplacement par Christian Kern, issu du sérail du SPÖ, président des Chemins de Fer autrichiens, sans mandat électif mais jouissant d’une bonne réputation de gestionnaire innovant – toutes choses étant égales par ailleurs, une sorte de Macron autrichien – a pu convaincre les électeurs modérés que les vieux partis de gouvernement avaient encore de la ressource, et qu’il convenait, cette fois encore, de préférer le prévisible van der Bellen.

    S’il faut donc tirer quelques leçons, voire enfoncer quelques portes ouvertes après cette élection, la première est certainement que personne, en Autriche, n’a véritablement senti le sang, la poudre ou le vent du boulet. C’est sans doute en prenant connaissance des relations qu’en faisaient les médias et journaux étrangers que les citoyens les plus éclairés de la République alpine ont pris conscience du caractère pré-apocalyptique de leur situation…

    La deuxième leçon est que le FPÖ est aujourd’hui, sans conteste, le 1er parti autrichien. Avec plus de 35% au 1er tour de l’élection, il peut envisager sereinement la prochaine élection au Nationalrat, le parlement autrichien, en 2018. Le président Alexander van der Bellen devrait, selon toute vraisemblance, avoir l’immense plaisir d’inviter Heinz-Christian Strache à former un gouvernement. La question épineuse du moment sera celle du partenaire de coalition. Une fois tranchée, et quel qu’en soit le résultat – il y aura, selon toute vraisemblance, un « junior partner » –, on pourra se réjouir sans retenue de la perplexité mêlée de dégoût qui devrait assombrir les visages des autres chefs de gouvernement d’Europe occidentale.

    La troisième leçon est une confirmation, celle que le FPÖ est devenu le 1er parti ouvrier autrichien, raflant plus de 85% de ce potentiel électoral. Il obtient ce résultat, le fait mérite encore une fois d’être souligné, sans rien renier de son programme national-conservateur, axé sur la défense des artisans et des petits entrepreneurs. En revanche, il est à la peine dans les couches plus aisées de la population, y compris les plus conservatrices, comme le montrent ses résultats en demi-teintes dans les Länder de l’Ouest, plutôt acquis à l’ÖVP. Strache, s’il veut y asseoir son parti, va devoir partir à la recherche de ces « cœurs nobles », chez qui, selon Ernst Jünger (Sur les falaises de marbre), « la souffrance du peuple trouve son écho le plus puissant ».

    François Stecher, 26/05/2016

    http://www.polemia.com/la-lettre-dallemagne-n15/

  • Eric Zemmour : « La réalité lente et inexorable du grand remplacement »

    FRANCE (NOVOpress) : Dans Le Figaro Magazine, sous le titre « A Béziers, une défaite aux allures de prise de conscience », Eric Zemmour revient sur Le Rendez-Vous de Béziers organisé le week-end dernier par Robert Ménard. Sur les claquements de porte, sur les maladresses, sur l’« échec » – estime-t-il – de la jonction entre une tendance proche du FN et une autre proche de LR : « Béziers est venu trop tôt ou trop tard, pense-t-il. Trop tard pour influencer les programmes des candidats du FN et des Républicains à la présidentielle. Trop tôt pour éclairer l’électorat du FN et lui faire admettre que la ligne solitaire de sa patronne est une impasse. »

    Mais l’éditorialiste ne se satisfait de ce constat, qui porte après sur tout sur les aspects conjoncturels. L’essentiel est ailleurs. L’essentiel, note Eric Zemmour, est que « Béziers restera avant tout la ville où le “peuple de droite“ a fait comprendre à ceux qui ne voulaient pas le comprendre où était l’essentiel : immigration, islam. Les journalistes se moqueront ou mépriseront, mais les classes populaires française, les fameux habitants du “péri-urbain“, craignent avant tout “le grand remplacement“. Car ce grand remplacement n’est ni un fantasme paranoïaque, comme le prétendent les journalistes, ni même une manifestation ridicule du complotisme, comme en sont persuadés les leaders du FN eux-mêmes, mais la réalité, une réalité lente et inexorable que vivent ceux qu’on ne veut pas entendre. Ce n’est pas pour rien si Renaud Camus fut le personnage le plus acclamé à Béziers et si ses thèses sur la “remigration“ font peu à peu leur chemin dans les têtes. Un chemin lent et inexorable… »