Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 4300

  • Séisme et casse-tête en vue au premier tour

    Les sondages ont placé le Front national au cœur de la campagne et l’annoncent en tête dimanche soir ce qui serait une secousse politique. Mais ce scrutin, dans un contexte particulier peut réserver des surprises
    Laborieusement redécoupées sur des périmètres élargis plus ou moins admis selon que l’on soit charentais (satisfait) ou alsacien (dépité), dépouillées au Parlement des prérogatives qui leur auraient donné du poids face à l’État et une autorité réelle sur les autres collectivités, elles ont été privées d’une vraie campagne.
    Campagne éclipsée
    En sommeil pour cause de deuil, le vrai débat régional ne s’est pas réveillé sur la fin. Dans une nation traumatisée et sous état d’urgence, ferrailler sur des trains express régionaux qui arrivent à l’heure, des bourses pour les lycéens, des fonds de garantie pour la compétitivité des PME peut apparaître décalé sinon dérisoire.
    Le tam-tam télévisuel et une batterie de sondages tambourinent depuis dix jours le même refrain : le front national peut gagner des régions. Comme s’il fallait préparer le second tour avec sondages et supputations sans attendre le résultat du premier.
    L’enjeu : les écarts
    La question est donc posée : le FN sera-t-il dimanche soir, comme aux Européennes de 2014 sacré premier parti de France ? Depuis 2012 et les six millions et demi de bulletins Marine Le Pen à la présidentielle, la vie politique s’est reconstruite en trois blocs.
    - L’extrême droite survitaminée par les votes de déception s’est implantée dans les classes populaires et les territoires les plus fragiles au-delà de ses fiefs nordistes et méditerranéens où elle conforte sa position.
    - La droite rabibochée avec le centre a retrouvé une implantation d’élus locaux avec ses succès aux municipales en 2014 et aux départementales en mars dernier.
    - La gauche fissurée sur son aile écolo-communiste a été sanctionnée comme tout pouvoir en place à une élection locale depuis… 1977 !
    À l’aise dans cette actualité plombante, le Front national a durci son discours sur ses fondamentaux, l’immigration, insécurité, le sentiment anti-européen. Il a monopolisé le débat avec l’appui des sondages. Il oblige la droite à venir sur ses thèmes et la gauche à le brandir en épouvantail.  Pour limiter la casse, la majorité espère un effet post-attentats et mise sur la prime à quelques sortants bien implantés. L’alliance LR-UD I mise sur sa dynamique.
    L’enjeu de dimanche soir, dans les douze régions de métropole réside dans l’ordre du tiercé et surtout dans les écarts entre les listes.



    La clé : la participation
    Tout dépendra d’abord de la participation. L’abstention fut majoritaire au premier tour des régionales en 2010 (53,2 %). Cette année-là, les électeurs de droite avaient boudé l’urne aux deux tours, d’où la razzia rose sur la carte des régions. Le camp qui mobilisera le mieux les siens se placera en position favorable pour le 13 décembre. Des finales à trois ? Le scrutin de liste à la proportionnelle avec un second tour facile d’accès (10 % des exprimés) favorise les triangulaires. Elles risquent de devenir la règle. Sauf décision politique de retrait ou de fusion entre listes.
    La suite : deux fronts ?
    Car si les sondages sont confirmés au moins dans le Nord, en Paca, voire dans le Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté la question sera posée aux têtes de listes (seuls décisionnaires rappelons-le) de gauche et de droite. Avec deux complexités supplémentaires : Nicolas Sarkozy a annoncé ni retrait ni fusions et les socialistes seront tentées d’additionner leurs suffrages avec ceux des listes écologistes et/ou communistes pour démontrer que la gauche dispose de plus de réserves que le couple LR-UDI. Contrairement à la droite qui s’avance unie dans 11 régions sur 12, aucun accord n’a été trouvé par « la gauche plurielle ». La troisième place est donc le plus souvent promise à la majorité. Et la première ? Droite ou FN. Une victoire du parti lepéniste dimanche soir doublé d’une abstention supérieure traduirait une fracture grandissante entre une France désabusée, perdue en colère et une France qui garde foi en la politique et s reconnaît dans les partis de gouvernement. Mais dans une élection à 50 % d’abstention, promesses de vote et pronostics de sondeurs n’engagent que ceux qui les croient. Place à la vérité des urnes.

    Pascal Jalabert

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuuAkEAEpywBDCrEPV.shtml

  • Les mots du mensonge

    Des « Français »… Des « Belges »… Ainsi sont présentés dans les média les cinglés d’Allah qui ont réalisé les massacres du 13 novembre. Pourquoi ces mots ? Parce qu’il ne faut pas dire qui ils sont vraiment, c'est-à-dire des Maghrébins. Ce serait, n’est-ce pas, stigmatiser un certain type de population et mettre à mal la tarte à la crème du « vivre ensemble », ce monument d’hypocrisie. Et puis on martèle : surtout pas d’amalgame. Les cinglés ont tué au nom d’Allah ? Il ne faut pas en conclure hâtivement que l’islam n’est pas une religion d’amour, de paix, de tolérance et de fraternité. Car, bien sûr, les cinglés sont une exception… Sauf que dans les « quartiers » les sympathiques « jeunes issus de l’immigration » considèrent comme des héros les assassins de Daech. Nier cela c’est nier la réalité et donc se faire les complices objectifs des cinglés d’Allah.

    Tout est mensonger dans le vocabulaire officiel. On appelle « migrants », « réfugiés » ceux qui sont des envahisseurs, dont les hordes ne respectent rien, tels un nuage de sauterelles, dans les pays européens qu’ils traversent et ceux où ils prétendent s’installer. En « exigeant » tout et le reste. En comptant dans leurs rangs des individus qui profitent du flot migratoire pour se glisser dans son sein, afin d’aller ensuite mettre en place des réseaux terroristes pour semer la terreur chez les Infidèles (c'est-à-dire, pour eux, tous les Blancs). Tout ceci est parfaitement connu des services de renseignement mais qui ont la consigne de se taire.

    Devant ces calamités qui s’accumulent les gens censés exercer le pouvoir nous disent qu’il faut défendre nos « valeurs républicaines ». Celles au nom desquelles a été réalisé le génocide des Vendéens et qu’invoquaient dans leur délire ceux qui guillotinaient à tout va ? Celles qui valaient un brevet de patriotisme à ceux qui tondaient des femmes lors de l’Epuration ? Celles qui couvrent pudiquement les malversations en tous genres des copains et coquins qui se partagent le butin acquis sur le dos des Français, au sein de maffias où le fauteuil de l’élu n’est jamais loin du coffre-fort ?

    Décidément, pour faire le Grand Ménage, il va y avoir du boulot. 

    Pierre Vial

    http://www.terreetpeuple.com/282-reflexion/actualite/1344-les-mots-du-mensonge.html

  • État antichrétien

    FRANCE (Présent 8496)

    8496-P1.jpgAlors que les représentants de « l’islam de France », censés condamner le terrorisme musulman le mois dernier, auront surtout dénoncé – avec l’aide appuyée des médias – une augmentation des actes prétendument « islamophobes », c’est en réalité à une inquiétante montée en puissance de la christianophobie et à une multiplication des actes antichrétiens que nous assistons aujourd’hui dans notre pays.
    241 profanations depuis le 1er janvier 2015

    Ainsi, début novembre, l’Observatoire de la christianophobie ne recensait-il pas moins de 241 lieux de culte ou de dévotion, de cimetières ou d’établissements chrétiens ayant fait l’objet de profanations en France depuis le début de l’année 2015 !
    Derniers exemples en date : le saccage du cimetière de Saint-Martin-des-Entrées, près de Bayeux, où un habitant de la commune venu se recueillir sur la tombe de son épouse a découvert mercredi 13 crucifix arrachés de leurs pierres tombales, jetés à terre ou plantés à l’envers dans le sol. Deux jours auparavant, 14 tombes du cimetière de Villers-le-Sec étaient profanées de la même manière. Deux semaines plus tôt, c’est l’église Saint-Cyprien de Poitiers qui était vandalisée, et notamment la grande statue de la vierge veillant sur son entrée…

    Une haine qui ne s’abat pas seulement sur les symboles de notre foi et nos lieux de culte, mais aussi sur nos prêtres. Comme le curé de Genay, agressé et séquestré à son domicile dans la nuit de vendredi à samedi dernier par deux « jeunes » qui, après l’avoir menotté et attaché à une chaise, l’ont tabassé à coups de crosse de pistolet.

    Une christianophobie institutionnalisée

    Des actes qui se multiplient, donc, et ne peuvent que se multiplier dans un pays où la christianophobie a quasiment été institutionnalisée. Il y a quelques jours, c’est la très officielle Association des maires de France qui interdisait à ses membres d’installer des crèches dans leurs mairies à l’approche de Noël. Mercredi, c’est le Préfet du Rhône qui prenait un arrêté interdisant la procession des Identitaires lyonnais, prévue le 8 décembre, en l’« honneur de la Vierge Marie », au prétexte que les organisateurs véhiculeraient « des messages contraires aux valeurs républicaines » et inciteraient « au rejet, voire à la haine d’une partie de la population ».

    Forts de l’exemple donné par l’État et ses représentants, les christianophobes se lâchent. Comme ces deux « sans-culottes » de Bancourt, près de Bapaume, qui, invoquant « la stricte neutralité républicaine qui doit s’appliquer dans un bureau de vote », sont allés jusqu’à saisir le tribunal administratif pour forcer le maire de la commune à enlever le crucifix apposé au mur de la mairie depuis… 1926 ! Une mesure contre laquelle Gérard Pouillaude, maire courageux, s’est battu bec et ongles. Avant d’être contraint par le tribunal de s’exécuter.

    Franck Delétraz

    http://fr.novopress.info/

     

  • La Région Ile-de-France verse 12M€ pour les idéologues du gender

    CVUm7YRWUAAW2kiEn septembre 2011, Le Salon Beige alertait déjà sur le financement des idéologues du gender par la Région Ile de France : l'Institut Emilie du Châtelet, qui promeut l'idéologie du gender et qui avait lancé une offensive pro-gender sur les programmes scolaires, avait reçu 900 000 € de la Région Ile-de-France.

    Aujourd'hui, Vigi-Gender révèle que la même association a touché près de... 8M€ en 2014. Après 1,2 M€ en 2012 et 2,1 M€ en 2013, ça fat beaucoup.

    Michel Janva

  • Un président lamentable sur tous les plans

    C’est stupéfiant et il faut tout de même le dire. François Hollande retrouve la popularité qu’il avait eue au début de son quinquennat et, du coup, sa réélection en 2017 redevient une hypothèse plausible. Et nos commentateurs nous expliquent que les Français estiment, d’abord, qu’il a été digne de sa fonction lors des tueries parisiennes qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, qu’ils espèrent, ensuite, que sa politique de redressement de l’économie du pays et de lutte contre le chômage va commencer à porter ses fruits, et qu’ils trouvent, enfin, qu’il a acquis désormais une véritable stature sur le plan international.

    Or, qu’on le veuille ou non, 1) les carnages du vendredi 13 novembre ont démontré que le pouvoir était totalement incapable d’assurer la sécurité des Français et qu’il n’avait tiré aucune leçon de la tuerie du 7 janvier dernier, 2) les derniers chiffres du chômage, publiés hier soir, battent tous les records historiques avec 3,850 millions de chômeurs de catégorie A (+40.500 en octobre) et 5,740 millions de chômeurs toutes catégories (+13.300 le mois dernier) ce qui fait 720.000 chômeurs de plus depuis que Hollande est à l’Elysée et 3) le tournée diplomatique du président, cette semaine, de Washington à Moscou, que l’Elysée et la presse nous avaient présentée à grands renforts de trompettes s’est soldée par un « bide » complet, personne ne voulant de la « grande coalition » contre l’Etat Islamique que proposait Hollande et Poutine lui réaffirmant, une fois de plus, qu’il soutiendrait indéfectiblement son ami Bachar al Assad qu’il considère comme étant le seul capable de lutter, au sol, contre les fanatiques de l’Etat Islamique.

    Hollande s’est donc montré lamentable sur tous les plans : la sécurité des citoyens, la lutte contre le chômage et l’action diplomatique. Et les Français l’applaudissent !

    On dira que François Hollande a été assez malin, voire machiavélique, pour jouer à fond, et même au-delà du supportable, le grand numéro du deuil national, avec minutes de silence à répétition, nombreux dépôts de roses blanches, drapeaux en berne (ou aux fenêtres), cérémonie aux Invalides, et même instauration de l’état d’urgence, réunion d’urgence du Congrès à Versailles et annonce de quelques mesures dites « sécuritaires ».

    Dans une telle ambiance plus personne, bien sûr, ne pouvait murmurer la moindre critique et d’autant moins que le tout était agrémenté d’un appel « vibrant » à « l’Union nationale » pour ne pas dire « sacrée ». L’opposition s’est d’ailleurs figée dans un garde-à-vous prudent allant jusqu’à observer une semaine de silence.

    Nous avons tous, bien évidemment, été horrifiés par le carnage du 13 novembre mais, en même temps, nous avons tous été sidérés de comprendre que tous nos services secrets, notre police, notre gendarmerie étaient parfaitement incapables d’empêcher un petit réseau de terroristes repérés, connus, suivis de mener une telle opération aussi meurtrière en plein Paris. Que le chef de l’Etat ait su organiser les cérémonies d’hommage aux victimes est la moindre des choses et ne peut pas faire oublier qu’il est, par définition même, « le » responsable de la sécurité publique.

    Une chance pour lui, ce drame épouvantable a « occulté », pour un temps, le chômage, la dette, les déficits, la rage des médecins, des avocats, des enseignants, des agriculteurs, des patrons de PME, des retraités, des mal-logés, etc. Mais dès que l’effroi provoqué par cette soirée du 13 novembre se sera dissipé, chacun s’apercevra que tout a continué inexorablement à s’aggraver dans le pays et pour presque tout le monde. « L’après-deuil » sera terrible.

    Enfin, sur le plan international, il est évident que l’image de la France qui s’était déjà considérablement détériorée depuis un certain nombre d’années en a pris cette fois un sérieux coup, avec ce tartarin qui sonnait du clairon pour prendre la tête d’une croisade et auquel, de la Maison-Blanche au Kremlin, on a fait comprendre qu’il ne connaissait décidément rien aux problèmes du Proche-Orient.

    Cela dit, pour Hollande l’essentiel n’est pas là mais dans les sondages. Il a –peut-être- réussi à éviter la Bérézina pour les régionales de la semaine prochaine mais pourra-t-il prolonger l’état d’urgence et surtout l’Union nationale jusqu’au premier tour de la présidentielle de 2017 ? Rien n’est moins sûr, si ce n’est qu’avec les Français, on ne sait jamais…

    Thierry Desjardins

    http://francelibre.tumblr.com/

  • LA TURQUIE ISLAMISTE MENACE LA SYRIE ET L'EUROPE

    Extrait de l'Édition du 30 novembre 2015
    Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France

    Dans un acte insensé de guerre, la Turquie a abattu un chasseur-bombardier russe qui intervenait sur des positions islamistes, essentiellement tenues par des terroristes Ouïgours et Tchétchènes, situées en Syrie.
    La Turquie prétend que l'appareil russe a violé son territoire pendant 17 secondes… et quand bien même, il n'a jamais représenté une menace pour la Turquie. L'un des pilotes a été assassiné par les terroristes islamistes, l'autre a été secouru par une action conjointe des forces spéciales russes et syriennes.
    Cet acte de guerre, qui pourrait entraîner un conflit mondial par le jeu des alliances d'un autre-temps, comme l'OTAN, est incompréhensible pour qui se contente des annonces officielles et des discours trompeurs.
    Sur le papier, il y aurait une coalition internationale contre Daesh, l'État islamique, comprenant les États-Unis et l'OTAN dont la France, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie, des pays baltes, le Royaume Uni et la Turquie, tous alliés au Qatar et à l'Arabie Saoudite. Mais, cette coalition veut également le départ du président Bachar Al Assad, et soutient toutes les factions rebelles islamistes qui ne seraient pas liées à Daesh…
    Le régime légal syrien de Bachar-Al Assad et la Russie, eux, luttent contre toutes les factions islamistes qui, depuis plus de trois ans maintenant, ont tué plus de 200 000 Syriens, et sont liés aux mouvements terroristes qui mettent à feu et à sang, la Libye et l'Irak. La Russie et l'armée légale syrienne, composée de conscrits et de volontaires de toutes confessions, sont appuyées au sol par des unités du Hezbollah libanais et des unités de volontaires iraniens.
    De ce tableau "officiel", il ressort que tous auraient un ennemi commun : Daesh. Il n'en est rien. Le Qatar et l'Arabie Saoudite veulent la fin de la Syrie, comme entité légale, à l’exemple de la Libye, pour faire main basse sur le port de Lattaquié afin d’exporter leur production de gaz vers l'Europe. Le port libyen de Bengazhi a été annexé pour les mêmes raisons, et seul l'assassinat de Kadhafi permettait le chaos si utile à leurs desseins. Pour cela, ces pays faiseurs de guerre, que sont le Qatar et l'Arabie saoudite, soutiennent Daesh, financièrement et militairement. Il se dit dans les états-majors de la Coalition que les frappes françaises sur Racca n'ont fait que peu de dégâts, car la France informant la coalition de ses objectifs, informait du même coup le Qatar qui s'empressait d'informer le commandement de Daesh, des cibles visées…
    C'est toute la différence avec les frappes russes qui sont, elles, si efficaces. Et c’est logique, puisqu’il n'y a que la Syrie à en être tenue informée…
    Les Américains soutiennent ce plan, car il permet de lutter contre l'influence de la Russie qui grâce à GazProm, est le seul fournisseur capable pour l'instant d'alimenter l'Europe en gaz. Le chaos, créé par la fin de la Libye en tant qu'état souverain, et les tentatives répétées en Syrie, a lancé sur les chemins qui mènent à l'Europe, des millions de réfugiés dont l'impact sur les économies européennes va être catastrophique, et va finir d'achever cette civilisation européenne. Une civilisation trop contraignante, pour qui veut créer un marché mondial, sans barrière, sans nation, sans identités. Le concept de citoyen du monde, consommateur global, n'est pas compatible avec la défense de nos identités, de nos patrimoines, de notre civilisation.
    La Turquie joue aussi un double jeu. Elle rêve de renouer avec l'empire ottoman qui jusqu'au début du XX siècle contrôlait encore le Liban, la Libye, la Syrie… Officiellement membre de l'OTAN, la Turquie mène une guerre féroce contre les Kurdes d'Irak qui sont pourtant en première ligne contre Daesh. Elle arme et finance les mouvements islamistes qui combattent le régime légal syrien, qu'ils soient Al-Nostra ou Daesh. N'oublions pas que le parti au pouvoir, qui soutient Erdogan, le président turc, est un parti islamiste, visant à instaurer la Charia comme mode de constitution en Turquie. Comme le Qatar, comme l'Arabie Saoudite, comme Daesh.
    Une note des services de sécurités intérieures de la Turquie vient de révéler que la Turquie avait fourni du gaz sarin aux rebelles islamistes… un gaz mortel de combat qui soi-disant, avait été utilisé par Bachar Al-Assad, selon un rapport trafiqué des services secrets français et un article complètement bidonné du quotidien Le Monde. Aujourd'hui, ce gaz est bel et bien entre les mains des rebelles islamistes et les craintes d'un attentat au gaz, exprimées par le Premier Ministre Manuel Valls à la tribune de l'assemblée nationale, en dit long sur les ravages de notre diplomatie fabiusienne qui a tant fait pour ces rebelles…
    La Turquie tire aussi un avantage financier de sa coopération avec Daesh puisqu'elle exporte la production pétrolière, contrôlée par l'État Islamique, dont c'est la principale source de revenus. Pétrole qui est ensuite revendu… à la France, notamment.
    Les succès remportés par l'aviation russe et les coups sévères portés à Daesh menacent donc cette économie florissante.
    Il faut donc à tout prix empêcher l'aviation russe et l'armée légale syrienne de remporter des succès. Quitte à entraîner l'OTAN dans une guerre avec la Russie…
    Heureusement, il y a de très fortes dissensions au sein même du Conseil des représentants permanents de l'OTAN. Plusieurs membres ont été très prudents à l'égard des "plaintes turques",notamment sur les avertissements qu'aurait lancés la Turquie à l'avion abattu. La Russie ayant depuis rendu public le plan de vol de l'avion, qui n'a jamais survolé le territoire turc, renforce cette méfiance. Il n'y aura donc pas de confrontation OTAN/Russie.
    Premier échec pour la Turquie. Mais l'addition devrait être beaucoup plus salée pour les Turcs. Vladimir Poutine a qualifié cet acte de "coup de poignard dans le dos" et s'est ouvertement demandé quel jeu jouait la Turquie en déclarant, je cite : "Le problème ne réside pas dans la tragédie à laquelle nous avons été confrontés hier, le problème est beaucoup plus profond. Nous observons que le gouvernement actuel de la Turquie mène depuis un certain nombre d'années une politique intérieure visant à soutenir l'islamisation du pays".
    La population russe s'est mobilisée et appelle au boycott du tourisme russe en Turquie, ce qui devrait représenter un certain coût pour l'économie turque. La collaboration militaire a été suspendue par Moscou, qui va certainement aussi mettre fin au projet de gazoduc Turkish Stream, qui via la Mer Noire, devait fournir à la Turquie 63 millions de m3 via un hub à la frontière turco-grecque. Ce gazoduc aurait conféré à la Turquie un rôle stratégique dans le domaine énergétique de l'Europe du Sud et des Balkans.
    De même, la réalisation de la première centrale nucléaire turque, par l'opérateur russe Rosatom, un contrat de 22 milliards de dollars, est désormais grandement menacée.
    Sur le théâtre des opérations, outre l'arrivée d'un croiseur dans le port de Lattaquié, la Russie va déployer son redoutable système antiaérien S400 pour pouvoir abattre toute menace aérienne contre ses avions. Conséquence directe, ce système couvrant l’ensemble du territoire syrien, plus aucun avion de l’OTAN, et donc de la France, ne pourra intervenir dans le ciel syrien, sans autorisation de l’État-Major russe.
    Le radar du S400 peut acquérir 300 cibles simultanées…
    Et même si, je cite Sergeï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, "la Russie ne compte pas faire la guerre à la Turquie", il ne serait pas étonnant que les résistants kurdes, via l'Iran, touchent eux des systèmes S300. Quelques avions et hélicoptères turcs pourraient en faire les frais, sans que la Russie ne soit directement impliquée.
    La Turquie ayant clairement montré qu'elle avait choisi son camp, celui de Daesh, a inventé un incident frontalier, pour tenter d'entraîner l'OTAN, et donc la France, dans une confrontation armée, avec la Russie. Et ce avec un cynisme sans borne, puisque l'armée de l'air turque viole constamment l'espace aérien grec, en volant à basse altitude au-dessus des Îles habitées de la Mer Égée. Et n'oublions pas non plus, que l'Europe tolère que le territoire d'un de ses membres, Chypre, soit militairement occupé par l'armée turque depuis 1974, sans que cela n'émeuve le moins du monde, notre intelligentsia…
    Entre l'OTAN qui abrite des amis de Daesh, et sa souveraineté retrouvée, la France ne va pas pouvoir continuer longtemps, à faire le grand écart.

    http://www.parti-de-la-france.fr/La-Turquie-islamiste-menace-la-Syrie-et-l-Europe_a1344.html

  • Le Medef en service commandé, réunion de la COSAC, la Turquie et l’UE

    L’actualité de la semaine vue par Bruno Gollnisch :

    • retour sur la réunion de la Conférence des Organes Parlementaires Spécialisés dans les Affaires de l’Union des Parlements de l’Union Européenne (COSAC) sur la politique migratoire,
    • le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne,
    • Pierre Gattaz et le Medef en service commandé.
  • Régionales: un sondage donne le FN en tête de peu au 1er tour devant la droite

    Le FN est donné en tête au premier tour des régionales, en hausse de 2,5 points (28,5%), devant une droite en perte de vitesse (LR-UDI-MoDem, 28%, -2,5 points) et un PS distancé (23%, inchangé), selon un sondage publié mercredi.
    L'ensemble de la gauche est en retrait (35,5%, -2,5 points), notamment en raison d'un tassement des écologistes (EELV et alliés), qui perdent 2 points (à 6,5%) par rapport aux 13 et 14 octobre derniers, selon cette étude Elabe pour Les Echos et Radio classique.
    A moins d'une semaine du scrutin, quelque 32% des électeurs pourraient cependant encore "changer d'avis d'ici au 6 décembre".
    Enquête réalisée en ligne les 1er et 2 décembre auprès d'un échantillon de 968 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

    Afp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuAEFZkuZjZVHvwTy.shtml

  • Éditorial de L’Action Française 2921 - HOLLANDE : UNE PERTE TOTALE DE LÉGITIMITÉ

    Certes, il y a l’individualisme des Français, mais l’explication serait un peu courte. Le fait que nos compatriotes aient été si peu nombreux à pavoiser, comme le leur avait demandé Hollande, leurs balcons et fenêtres du drapeau tricolore, le vendredi 27 novembre, jour de l’hommage national aux victimes du terrorisme islamiste, est avant tout le signe d’une perte totale de légitimité.

    Ce n’est pas d’être récupérés par le pouvoir que les Français ont craint. Non, c’est bien plus simple que cela : Hollande parle désormais dans le vide et un hommage rendu par un gouvernement qui n’est plus ressenti que comme un pouvoir de fait est à leurs yeux nul et non avenu. Et ce n’est pas le raout écologique, la green party du Bourget à laquelle, paraît-il, la survie de la planète est suspendue, qui va les réconcilier avec leur « président normal ». Comment camper en sauveur du monde l’homme qui s’est révélé incapable de protéger ses concitoyens au cœur du XIe arrondissement de Paris ?

    « Ceux qui nous frappent savent que nous sommes vulnérables. Ils savent que la société française, que les sociétés européennes, occidentales sont fragiles parce qu’un profond malaise les étreint. Ce malaise est dans l’école, dans la culture, dans la justice, dans l’économie, dans la politique. » Comment ne pas être d’accord avec une analyse aussi lucide ? Oui, il convient de dénoncer « des décennies de renoncements, de reniements et de lâchetés collectives  », ainsi que la politique européenne, notamment l’incapacité à « réformer Schengen », ou l’obsession aveugle « à s’élargir  » sans fin. Oui, nous aussi, « nous n’acceptons pas de voir disparaître  » « la France de toujours ». Oui, « un pays n’est pas une page blanche » — Maurras évoquait un « terrain vague » — sur laquelle il n’y aurait « plus de nations, plus d’État, plus de frontières, plus d’identités, plus d’attaches, plus d’héritage  ». Et pourtant, comment le dégoût ne nous prendrait-il pas en apprenant que c’est Sarkozy qui a osé proférer de tels mensonges — dans sa bouche — à Schiltigheim en Alsace, le 25 novembre dernier ? Cherchant à se présenter non pas tant comme le chef des Républicains que comme l’ancien chef de l’Etat, évitant dès lors, pour prendre de la hauteur, de critiquer trop directement Hollande et la gauche mais désireux tout de même de (re)lancer la campagne pour les régionales, il est surtout apparu comme un ancien président en campagne pour 2017... Instrumentaliser la situation dramatique du pays pour retrouver les accents virils et patriotiques de 2007 et de 2012, quelle indécence ! Croire que les Français seront majoritairement dupes, quel aveuglement ! Lui dont la politique a précisément eu pour effet d’aggraver le malaise « dans l’école, dans la culture, dans la justice, dans l’économie, dans la politique ». Lui qui a soumis la France au délire de l’Europe ouverte à tous les vents via la forfaiture du traité de Lisbonne. Lui qui a déstabilisé la Libye, dont la situation devient chaque jour plus menaçante, et commencé d’apporter un soutien aux « rebelles » syriens avant que Hollande ne poursuive dans la même voie. Lui qui a favorisé comme jamais l’immigration et a écrit, le 31 mars 2009, dans sa lettre de mission pour le débat sur l’identité nationale, que « l’ensemble des personnes qui vivent sur le territoire de la République, quelles que soient leurs origines, qu’ils soient étrangers ou français », « tous sont appelés à être des citoyens ». « Notre Nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale. [...] La France dont nous défendons les couleurs est une France ouverte sur les autres, sur le monde, sur l’avenir. C’est une France qui évolue avec son temps. C’est une France à laquelle chaque nouvel arrivant, chaque nouveau Français apporte son histoire, les richesses de son origine, sa contribution. » Oui, pour Sarkozy, la France est bien une page blanche que chacun peut venir colorier, et ensanglanter, à sa guise.

    Il lui était d’ailleurs facile de prouver sa toute nouvelle conversion à la « France de toujours » : Baroin lui en offrait l’occasion sur un plateau. Sur ordre du Grand Orient de France, le président de l’Association des Maires de France (AMF) n’a-t-il pas demandé, moins d’une semaine après les attentats islamistes contre les « croisés » et les « infidèles » et à une semaine de l’Avent, une loi interdisant les crèches dans les lieux publics ? Or Sarkozy s’est bien gardé de dénoncer cette atteinte à la « France de toujours ». Chez les Baroin, on est maçon de père en fils et l’AMF, que quittent des maires patriotes chaque jour plus nombreux, n’est plus que le vecteur de cette haine froide du christianisme qu’une définition particulièrement sectaire de la laïcité doit propager : « Une approche philosophique du vivre ensemble que l’on peut qualifier d’humaniste parce qu’elle ne se réfère à aucun dogme religieux ni à aucune vérité “révélée” et qu’elle n’est soumise à aucun appareil religieux. » Comme l’a commenté Gérard Leclerc sur Radio Notre-Dame (24 novembre), « cette définition, qui sent bon le rationalisme rabougri et le b-a ba de la rue Cadet, est tout simplement inepte  ». Et n’a évidemment rien de laïque, si être laïque, c’est simplement respecter la croyance ou la non-croyance de chacun. Oui, nos élites sont décidément indignes de la situation où leur carriérisme et les groupes de pression les ont placées. A droite comme à gauche, elles témoignent d’une coupure totale avec l’être même de la France.

    Un être qu’ignore le régime des partis, lequel transforme tout ce qu’il touche. Ainsi des élections régionales, qui n’ont plus de régionales que le nom. Comment en serait-il autrement alors que les nouvelles régions arbitrairement dessinées par le pays légal ne correspondent à rien ? On n’est même pas sûr qu’elles aient une logique économique puisque aucune étude d’impact n’a précédé leurs nouveaux contours. Ce qui ne signifie pas que l’enjeu régional n’existe pas, au contraire : fédéraliste par essence, l’Action française est peut-être la seule à proposer un projet en ce sens. Mais en attendant, il faut bien se prononcer au plan national, c’est-à-dire, car la république travestit tous les mots, au plan politicien. Un vote PS ou LR est évidemment inenvisageable. Que reste-t-il ? Les candidats qui partagent sur l’indépendance nationale, l’Europe ou l’immigration des analyses proches des nôtres. Deux listes sont donc théoriquement possibles. Mais tout est aussi fonction des personnalités, régionales ou départementales. Par exemple, dans la Somme, l’une des deux listes possibles cache, derrière un paravent patriotique, un vrai vote LGBT. Quant à l’Île-de-France, Wallerand de Saint-Just joue, pour compenser son défaut de notoriété, sur un homonyme de sinistre mémoire et ne propose aux Franciliens sur ses affiches d’autre choix qu’entre la djihadiste en bonnet phrygien de 1793 et celle, voilée, d’aujourd’hui. Avant de se faire siffler par ses éventuels électeurs pour avoir taclé les positions sociétales de Marion Maréchal-Le Pen. Manifestement, certains croient que se dédiaboliser, c’est comme s’encanailler sur le tard : il suffirait pour cela d’adopter les codes devenus ringards de l’après Mai-68, alors que le train de l’histoire, en avançant, a donné naissance à une jeunesse décomplexée qui n’a pas peur de renouer avec les fondements de la société.

    C’est cette jeunesse qui renversera tous les politiciens qui, quelle que soit l’étiquette arborée, se révéleront indignes d’incarner la « France de toujours ».

    François Marcilhac - L’Action Française 2921

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-Action-Francaise,9783

  • Analyse lucide des attentats du 13 novembre à Paris par Alain Soral

    Dans l’émission en direct du 22 novembre 2015, Alain Soral analysait, entre autres, les attentats du 13 novembre. Nous diffusons aujourd’hui cet extrait en accès libre.

    Source: Egalité & Réconciliation