Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 4376

  • Les tractations PS-LR commencent, l'UMPS n'est pas morte !

    Etrange réponse de François Lamy, porte-parole de Pierre de Saintignon, candidat PS dans le Nord Pas-de-Calais-Picardie :

    Quelle sera votre position si vous êtes troisième au soir du premier tour des régionales ?

    "Il y a plusieurs hypothèses. Si les partis de gauche sont derrière Xavier Bertrand, le retrait est envisagé. Mais ça serait bien que la gauche ne se retire pas complètement, et si Xavier Bertrand accepte un accord, qu'on conserve quelques élus. Mais ça, il faudra en discuter en interne."

    De même que cette phrase d'un dirigeant LR à propos du deuxième tour des régionales et de la volonté de Nicolas Sarkozy qui a tenu à faire savoir qu'il s'était entretenu au téléphone avec Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, de donner des signes à la gauche (voir affaire Morano) :

    "Nous sommes adversaires avec le PS mais nous partageons quand même des valeurs communes républicaines. Il faut le dire"

    Via Fdesouche

    Philippe Carhon

  • Maurice Gendre : « pour beaucoup d’Européens de l’Ouest la coupe est archi-pleine »

    Chroniqueur pour l’émission francophone de Radio Bandera Nera, Méridien Zéro, Maurice Gendre est un observateur averti de l'information internationale.

    RIVAROL : Que pensez-vous des effets de la crise migratoire sur l'Europe?

    Maurice GENDRE : Nous vivons ce que j'appelle la phase 2 de la submersion migratoire. La première est celle que nous avons subie au cours des quarante dernières années. Elle avait pour but de transformer le paysage humain de l'Europe de façon continue mais en partie insidieuse.

    La phase 1 a bouleversé nos modes de vie et nos mœurs, a contribué à faire exploser nos dépenses sociales, a fait surgir de nouvelles formes de délinquance et de criminalité, a permis à un grand patronat sans scrupules de pratiquer une pression salariale sournoise, a posé les bases de possibles troubles civils d'une gravité extrême.

    On peut parler d'un des crimes les plus graves jamais commis contre la France ; une trahison sans équivalent dans l'Histoire de France qui ferait passer le honteux traité de Troyes pour un modèle de dignité.

    La phase 2, elle, vise purement et simplement à transformer la France et l'Europe en un véritable vide-ordures planétaire. Contrairement à l'ineffable Francis Huster, j'ai beaucoup de mal à croire que parmi ces marées extra-européennes se trouve le nouveau Montaigne.

    Si on en croit les mises en garde du renseignement intérieur allemand, nous avons beaucoup plus de risques d'y croiser de futurs Khaled Kelkal que l'auteur des Essais.

    De plus, l'Etat islamique (El) n'a pas fait mystère de son envie d'utiliser cette déferlante migratoire pour s'infiltrer en Europe plus aisément.

    L'arrestation en Italie d'un Marocain soupçonné d'avoir participé à l'attentat du Bardo en Tunisie, et qui était arrivé sur une embarcation clandestine partie de Libye en février dernier, constitue une première alerte très sérieuse. Mais celle-ci ne sera probablement pas prise en compte. Il y a quelques semaines, un conseiller du gouvernement libyen a également affirmé à la BBC que Daesh, implanté en Libye, faisait monter sur de petits navires des djihadistes en direction de l'Europe. Mais là encore cette menace est minimisée voire est qualifiée de « fantasme de l’extrême droite » par les Amis du Désastre comme les qualifie fort justement Renaud Camus.

    Enfin, outre des associations comme SOS Méditerranée soutenue financièrement par BNP-Paribas, il ne faut surtout pas omettre de mentionner le rôle de fondations américaines comme le très libertarien Ayn Rand Institute ou celui de l'Open Society de George Soros qui affirme sans détour sur son site soutenir les associations venant en aide aux "migrants" légaux et illégaux. En effet, certains cénacles géostratégiques américains voient d'un très bon œil cette déferlante migratoire sur l'Europe, une façon comme une autre d'affaiblir un peu plus le Vieux Continent.

    R. : La prise de position de l’Allemagne est-elle la conséquence de 70 ans de culpabilisation, de rééducation et de logique libérale ?

    M. G. : Absolument. Mais désormais on a l'impression que l'Allemagne souhaite embarquer tous les Européens dans sa pulsion de mort, son désir d'auto-anéantissement et son masochisme moralisateur ; attitude désarmante qui était déjà à l'œuvre dans le cadre de la crise grecque à travers cette volonté d'humilier toujours un peu plus les Hellènes.

    Sans parler des changements continuels de la politique berlinoise dans le conflit russo-ukrainien. Un jour des sanctions contre la Russie, le lendemain les accords de Minsk II, etc.

    Une politique de Gribouille qui s'explique aussi par les divisions au sein des classes dirigeantes allemandes : l'oligarchie outre-Rhin présente un discours moins univoque que le nôtre. Les tensions sont sourdes mais réelles entre les réseaux atlantistes et les milieux russo-compatibles par exemple.

    Dans la crise migratoire, on voit bien que les obsessions du grand patronat allemand sont éloignées des inquiétudes des services de renseignement. De même, la CSU, branche bavaroise de la CDU, semble être en désaccord avec le parti-frère sur cette question.

    Semaine 1, Docteur Angela ouvre grand les frontières et propose « d'accueillir 800 000 migrants » et, semaine 2, Mister Merkel remet en cause les accords de Schengen.

    En fait, l'Allemagne ne sait tout simplement plus qui elle est, où elle va, comment et surtout pourquoi. Malheureusement, elle n'est pas la seule dans ce cas en Europe...

    R. : La responsabilité des gouvernements occidentaux est totale dans le phénomène avec leur rôle nocif dans la destruction de l'Irak, de la Libye et de la Syrie. Comment la « guerre pour la Démocratie » a-t-elle apporté les pires ravages aux pays qu'elle devait libérer de la dictature ?

    M. G. : C'est tout à fait exact. Rappelons d'ailleurs à l'impayable Fabius que l'EI n'a pas été créé par Bachar el-Assad mais a vu le jour en 2006 en Irak et s'appelait d'abord Etat islamique en Irak avant d'être  renommé  Etat islamique en Irak et au Levant à partir d'avril 2013, pour finalement s'appeler Etat islamique (El) après la proclamation du califat par Abou-Bakr Al-Baghdadi à l'été 2014.

    On ne dira jamais à quel point cette politique systématique de déstabilisation, ce prétendu « chaos créatif », ces interventions "humanitaires", ce funeste « devoir d'ingérence » remaquillé par quelques spécialistes de l'ingénierie sociale en « responsabilité de protéger » (la fameuse R2P) et la tarte à la crème du nation-building ont provoqué des centaines de milliers de morts, des blessés et des invalides en nombre incalculable, coûté la vie en très grand nombre à des jeunes soldats américains et européens sur ces théâtres d'opérations.

    Le bilan humain est effroyable, les résultats calamiteux. La menace terroriste n'a jamais été aussi élevée, les déplacements de populations prennent une tournure d'exode biblique et le chaos semble être installé pour un très long moment, en Libye notamment. Sauf peut-être si l'un des fils Kadhafi, Seif ai-Islam, revenait aux manettes. Et là, on est évidemment tenté de dire : tous ces massacres pour en arriver là. 

    Les Bush,Blair, Sarkozy, Cameron, Juppé, Fabius, BHL, Obama, Hollande, les Clinton, sans oublier les dirigeants israéliens successifs toujours en embuscade, sont responsables ET coupables de ces tragédies. Tous épaulés évidemment par les monarchies pétro-gazières du Golfe et les néo-ottomans Erdogan et Davutoglu.

    R. : Que vous inspire la campagne médiatique pour l’accueil des "migrants" ?

    M. G. : Tout d'abord, vous avez parfaitement raison de mettre "migrants,, entre guillemets. Utilisons les expressions qui conviennent et parlons de clandestins voire carrément d'envahisseurs. D'après la définition du dictionnaire Larousse "envahir" consiste à : « pénétrer quelque part en nombre, de manière abusive ou non autorisée ; occuper, faire irruption dans un lieu ». Le terme "envahisseur" convient donc parfaitement à la situation présente.

    La campagne médiatique à proprement parler est une opération psychologique de grande envergure. Même les promoteurs du « Je suis Charlie » et autres thuriféraires de l'introuvable « esprit du 11-Janvier » ont été littéralement enfoncés . Toutefois, cette entreprise de sidération, même si elle a partiellement fonctionné, n'a pas eu l'ampleur de celle de janvier dernier. Il faut dire que les Européens de l'Ouest, malgré 70 ans de culpabilisation intensive et une auto-flagellation de tous les instants, ont plus que goûté depuis quatre décennies aux "délices" du multiculturalisme mortifère et à son cortège de grandes misères. D'où un emballement somme toute très relatif pour une nouvelle campagne sur le thème « laissez venir à nous les petits immigrés ». Bien sûr, certains zombies subsistent (les Charlie notamment) et en demanderont toujours plus mais pour beaucoup d'Européens de l'Ouest la coupe est archi-pleine voire déborde totalement. Et depuis longtemps.

    Pour nos frères d'Europe de l'Est, leur seuil de tolérance est heureusement bien moins élevé que le nôtre et leur système immunitaire n'est pas aussi affaibli.

    C'est là un des très rares avantages qu'a pu présenter le soviétisme : le soviétisme pétrifie. Et quand celui-ci par bonheur se désagrège, il laisse à peu près intactes les structures ou permet de les faire renaître plus aisément, tandis que le libéralisme-libertaire, lui, liquéfie absolument tout. Difficile de rebâtir quelque chose de solide et de tangible après une liquéfaction.

    A propos du soviétisme, je me permets une parenthèse, il n'est pas inutile de remarquer que c'est déjà la courageuse Hongrie qui s'opposait au Moloch soviétique en 1956, et c'est encore aujourd'hui la patrie de Saint Etienne qui tente de faire face au monstre européiste et à ses diktats. Viktor Orban était d'ailleurs un opposant durant la période communiste. Difficile de ne pas faire un parallèle.

    R. : Les média du Système évoquent les théories complotistes pour attaquer les thèses dissidentes. Que vous évoque ce genre d'arguments ?

    M. G. : Difficile de ne pas y voir une forme d'embarras. Aujourd'hui pour qui se donne l'effort de fouiller et de creuser un peu, tout ou presque, peut être trouvé. Pierre Hillard a découvert des dossiers incroyables en travaillant quasi uniquement à partir de sources ouvertes !

    Les ploutocrates transnationaux sont comme les tueurs psychopathes. Très souvent ces derniers ne peuvent s'empêcher de revenir sur les lieux de leurs crimes, l'hyper-classe, quant à elle, ne peut s'empêcher de laisser à droite à gauche (sur internet notamment) les traces de ses méfaits. Et le tout consultable gratuitement et librement sur les sites officiels des gouvernements, des fondations, des officines et autres organisations para-gouvernementales. Peut-être faut-il aussi voir derrière ces preuves de culpabilité laissées ça-et-là, tels des Petit Poucet maléfiques, un sentiment d'impunité et de toute-puissante qui confirme, s'il en était encore besoin, que certains dirigeants sont d'authentiques sociopathes.

    L'accusation de complotisme est certes très commode, mais elle relève de plus en plus de la pensée-réflexe voire d'une diversion pure et simple qui ne vise qu'à paralyser l'empêcheur de tourner en rond. Il suffit de la balayer d'un revers de la main et de poursuivre sereinement son argumentation en renvoyant - et c'est là le point crucial - vers les sources officielles aussi souvent que cela est possible.

    R. : Autre menace majeure pour l'avenir de l'Europe, en quoi consiste le Traité Transatlantique entre l'Union Européenne et les Etats-Unis ?

    M. G. : Pour résumer en une phrase : le traité transatlantique (TAFTA) a pour objectif d'abaisser les barrières tarifaires et non-tarifaire s entre les Etats-Unis et TUE. Cela concerne donc les droits de douane (de façon secondaire), mais cela vise surtout à harmoniser (comme ils disent pudiquement) les normes sociales, sanitaires, législatives et environnementales entre les deux rives de l'Atlantique.

    Si par malheur le TAFTA venait à entrer en vigueur, il serait le pendant de l'OTAN sur le plan économique. Le TAFTA est le stade suprême d'un des segments du mondialisme, l'occidentalisme.

    Une façon pour les Etats-Unis d'arrimer de manière quasi-irréversible l'Europe et de la couper de la Russie.

    Enfin, il faut dire un mot des tribunaux spéciaux d'arbitrage (ISDS) qui présentent le risque immense de permettre aux grandes entreprises de faire condamner et plier les Etats qui auraient une législation trop protectrice à leurs yeux ; législation « trop protectrice » qui contreviendrait à la concurrence libre et non faussée, au libre-marché et entrerait donc en opposition avec l'esprit du traité. Le poids de ces tribunaux spéciaux pourrait faire disparaître le peu de souveraineté étatique qui aurait encore échappé au rouleau compresseur bruxellois.

    R. : En Ukraine, le bras de fer entre l'Occident et la Russie se poursuit. Quel est l'enjeu réel de ce conflit voilé ?

    M. G. : Je vous renvoie aux déclarations très éclairantes et très instructives (les fameuses preuves dont nous parlions plus haut) formulées par le fondateur de Stratfor (surnommée la CIA de l'ombre), George Friedman, devant le Chicago Council on Global affairs, le 4 février 2015 (la vidéo est disponible sur la Toile) : « L'intérêt primordial des Etats-Unis pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la guerre froide, a été la relation entre l'Allemagne et la Russie parce que, unis, ils représentent ta seule force qui pourrait nous menacer et nous devons nous assurer que cela n'arrive pas. [...] Ce que vous faites, si vous êtes un Ukrainien, ce qui est essentiel, c'est d'établir le dialogue avec le seul pays qui vous aidera, et ce pays, ce sont les Etats-Unis. La semaine dernière, il y a une dizaine de jours, le général Hodges, commandant de l'armée américaine en Europe, s'est rendu en Ukraine. Il y a annoncé que les formateurs américains viendraient désormais officiellement, et non plus officieusement ; il a remis des médailles aux combattants ukrainiens - ce qui est contraire au règlement de l'armée qui ne permet pas de décorer des étrangers - mais il l'a fait. Ce faisant, il a montré que c'était son armée. [...] Faisant tout cela, les Etats-Unis ont agi en dehors du cadre de l'OTAN, parce que dans le cadre de l'OTAN il doit y avoir un accorda l'unanimité et n'importe quel pays peut opposer son veto sur n'importe quoi [...]La question à l'ordre du jour pour les Russes est : vont-ils créer une zone-tampon qui serait au minimum une zone neutre, ou bien l'Occident s'introduira tellement loin en Ukraine... et s'installera à 100 km de Stalingrad et à 500 km de Moscou. Pour la Russie, le statut de l'Ukraine représente une menace pour sa survie, et les Russes ne peuvent pas laisser faire. [...]

    La question à laquelle nous n'avons pas de réponse est : Que va faire l'Allemagne ? La vraie inconnue dans l'équation européenne ce sont les Allemands. Pendant que les Etats-Unis mettent en place le cordon sanitaire entre l'Europe et la Russie, pas en Ukraine mais à l'ouest, et que les Russes essaient de trouver comment tirer parti des Ukrainiens, nous ignorons la position allemande. L'Allemagne est dans une situation très particulière : l'ancien chancelier Gerhard Schrôder est membre du conseil d'administration de Gazprom et ils ont une relation très complexe avec les Russes. Les Allemands eux-mêmes ne savent pas quoi faire : ils doivent exporter, les Russes peuvent acheter ; d'autre part, s'ils perdent la zone de libre-échange, ils doivent construire quelque chose de différent. Pour les Etats-Unis, la peur primordiale est la technologie allemande et le capital allemand, avec les ressources naturelles russes et la main-d'œuvre russe, ce qui est la seule combinaison qui a fait très peur aux Etats-Unis pendant des siècles » (sic)

    R. : L'intervention russe en Syrie sera-t-elle une aide importante pour écraser les islamistes ?

    M. G. : Depuis quelques semaines, cette intervention paraissait inévitable. Les Russes sont légitimement terrifiés à l'idée de voir les djihadistes de Daesh débarquer en masse dans le Caucase. Ils ont décidé de frapper de façon directe et officielle contre l’EI. Les Russes savent que la chute de Damas ouvrirait les Portes de l'Enfer, donc ils veulent tout faire pour éviter cette catastrophe.

    Le risque d'un désaccord russo-américain sur ce dossier pourrait être cependant lourd de conséquences si des incidents avaient lieu entre les deux superpuissances militaires.

    R. : Dans une période aussi noire, voyez-vous des raisons de garder l’espoir ?

    M. G. : Soyons honnêtes, c'est extrêmement difficile. Mais l'Espérance est au cœur même de notre foi. Nous ne pouvons donc baisser les bras. C'est un Devoir. Et comme l'a enseigné Dominique Venner, il ne faut jamais sous-estimer l'imprévu dans l'Histoire.

    Et j'ajouterai qu'en ce qui concerne la France, malgré l'acharnement de quelques-uns, sa vocation surnaturelle n'a peut-être pas été totalement engloutie. Donc sait-on jamais, il n'est pas dit que la Fille aînée de l'Eglise ait dit son dernier mot.

     

    Propos recueillis par Monika BÉRCHVOK. Rivarol du 15 octobre 2015

  • Front National: panique à l’UMPS


    Si les partis installés voulaient enrayer la montée du Front National, il aurait fallu, depuis le début, prendre en compte ses revendications politiques, ne pas considérer ses électeurs comme des citoyens de seconde zone et ses dirigeants comme de diaboliques créatures.
    Au lieu de cela, droite et gauche confondues ont cru habile de multiplier les obstacles légaux ou réglementaires pour freiner son ascension. C’est ainsi que l’on a relevé le nombre des parrainages pour postuler à l’élection présidentielle, élevé le seuil des suffrages nécessaires pour concourir au second tour des législatives et des municipales.

    En8469-Une 1998, après que le FN eut atteint plus de 14 % des voix, on abandonna la proportionnelle intégrale aux régionales au profit d’un scrutin mixte, comportant une prime en sièges pour la liste faisant la course en tête. Ainsi, pensait-on à l’UMPS, tout était verrouillé pour empêcher le Front national de conquérir une région.
    Malgré ces manœuvres de retardement, misérablement politiciennes, les idées frontistes n’ont cessé de progresser, dans les têtes, les cœurs et les urnes. Et ce qui était efficace, quoiqu’inique, avec un Front à 15 %, ne l’est plus quand il tutoie les 30 %. Pis : la machine à éliminer la droite nationale se retourne contre ses inventeurs ! Les Républicains et les socialistes s’en aperçoivent en ce moment dans la panique. Le plus embarrassé est le PS, car ses champions locaux devront très souvent se contenter de la troisième place.

    Que faire ? On a parlé de dilemme, il faudrait plutôt user du néologisme « trilemme », car il y a trois réponses possibles et autant d’inconvénients pour le PS. Se retirer purement et simplement devant le candidat LR et être absent de l’assemblée régionale pendant six ans ; fusionner avec Les Républicains et rendre encore plus ostensible la complicité entre socialistes et libéraux ; enfin, se maintenir et être accusé d’avoir permis au FN d’accéder à la présidence d’une région.
    Pour cette dernière option, le grand maître du Grand Orient vient d’intervenir pour la proscrire, au motif que « la République est en danger », c’est pourquoi « en ce qui concerne les élections à venir, le désistement républicain est le minimum à faire ». Le grand maître n’a pu que féliciter Cambadélis et Sarkozy d’avoir anticipé ses consignes en unissant leurs efforts pour empêcher Marine Le Pen de s’exprimer sur France 2, au nom de « la solidarité entre partis républicains », dixit Sarko.

    Mais les sarkozystes ne sont pas plus à l’aise. Notamment en PACA et dans le Nord, où Estrosi et Bertrand sont condamnés au grand écart. Au premier tour, ils doivent droitiser leur discours pour tenter de prendre des voix aux candidates frontistes, tandis qu’au second il leur faut conquérir des électeurs de gauche dont l’appoint leur est nécessaire. Déjà, à la vue des sondages, nos deux sarkozystes n’attaquent plus la gauche qu’à fleurets mouchetés. Que sera-ce entre les deux tours ! Ils n’iront pas jusqu’à lever le poing en chantant l’Internationale, mais leur danse du ventre pour séduire les électeurs socialistes sera un plaisant spectacle.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/

  • Maurice Gendre : « pour beaucoup d’Européens de l’Ouest la coupe est archi-pleine »

    Chroniqueur pour l’émission francophone de Radio Bandera Nera, Méridien Zéro, Maurice Gendre est un observateur averti de l'information internationale.

    RIVAROL : Que pensez-vous des effets de la crise migratoire sur l'Europe?

    Maurice GENDRE : Nous vivons ce que j'appelle la phase 2 de la submersion migratoire. La première est celle que nous avons subie au cours des quarante dernières années. Elle avait pour but de transformer le paysage humain de l'Europe de façon continue mais en partie insidieuse.

    La phase 1 a bouleversé nos modes de vie et nos mœurs, a contribué à faire exploser nos dépenses sociales, a fait surgir de nouvelles formes de délinquance et de criminalité, a permis à un grand patronat sans scrupules de pratiquer une pression salariale sournoise, a posé les bases de possibles troubles civils d'une gravité extrême.

    On peut parler d'un des crimes les plus graves jamais commis contre la France ; une trahison sans équivalent dans l'Histoire de France qui ferait passer le honteux traité de Troyes pour un modèle de dignité.

    La phase 2, elle, vise purement et simplement à transformer la France et l'Europe en un véritable vide-ordures planétaire. Contrairement à l'ineffable Francis Huster, j'ai beaucoup de mal à croire que parmi ces marées extra-européennes se trouve le nouveau Montaigne.

    Si on en croit les mises en garde du renseignement intérieur allemand, nous avons beaucoup plus de risques d'y croiser de futurs Khaled Kelkal que l'auteur des Essais.

    De plus, l'Etat islamique (El) n'a pas fait mystère de son envie d'utiliser cette déferlante migratoire pour s'infiltrer en Europe plus aisément.

    L'arrestation en Italie d'un Marocain soupçonné d'avoir participé à l'attentat du Bardo en Tunisie, et qui était arrivé sur une embarcation clandestine partie de Libye en février dernier, constitue une première alerte très sérieuse. Mais celle-ci ne sera probablement pas prise en compte. Il y a quelques semaines, un conseiller du gouvernement libyen a également affirmé à la BBC que Daesh, implanté en Libye, faisait monter sur de petits navires des djihadistes en direction de l'Europe. Mais là encore cette menace est minimisée voire est qualifiée de « fantasme de l’extrême droite » par les Amis du Désastre comme les qualifie fort justement Renaud Camus.

    Enfin, outre des associations comme SOS Méditerranée soutenue financièrement par BNP-Paribas, il ne faut surtout pas omettre de mentionner le rôle de fondations américaines comme le très libertarien Ayn Rand Institute ou celui de l'Open Society de George Soros qui affirme sans détour sur son site soutenir les associations venant en aide aux "migrants" légaux et illégaux. En effet, certains cénacles géostratégiques américains voient d'un très bon œil cette déferlante migratoire sur l'Europe, une façon comme une autre d'affaiblir un peu plus le Vieux Continent.

    R. : La prise de position de l’Allemagne est-elle la conséquence de 70 ans de culpabilisation, de rééducation et de logique libérale ?

    M. G. : Absolument. Mais désormais on a l'impression que l'Allemagne souhaite embarquer tous les Européens dans sa pulsion de mort, son désir d'auto-anéantissement et son masochisme moralisateur ; attitude désarmante qui était déjà à l'œuvre dans le cadre de la crise grecque à travers cette volonté d'humilier toujours un peu plus les Hellènes.

    Sans parler des changements continuels de la politique berlinoise dans le conflit russo-ukrainien. Un jour des sanctions contre la Russie, le lendemain les accords de Minsk II, etc.

    Une politique de Gribouille qui s'explique aussi par les divisions au sein des classes dirigeantes allemandes : l'oligarchie outre-Rhin présente un discours moins univoque que le nôtre. Les tensions sont sourdes mais réelles entre les réseaux atlantistes et les milieux russo-compatibles par exemple.

    Dans la crise migratoire, on voit bien que les obsessions du grand patronat allemand sont éloignées des inquiétudes des services de renseignement. De même, la CSU, branche bavaroise de la CDU, semble être en désaccord avec le parti-frère sur cette question.

    Semaine 1, Docteur Angela ouvre grand les frontières et propose « d'accueillir 800 000 migrants » et, semaine 2, Mister Merkel remet en cause les accords de Schengen.

    En fait, l'Allemagne ne sait tout simplement plus qui elle est, où elle va, comment et surtout pourquoi. Malheureusement, elle n'est pas la seule dans ce cas en Europe...

    R. : La responsabilité des gouvernements occidentaux est totale dans le phénomène avec leur rôle nocif dans la destruction de l'Irak, de la Libye et de la Syrie. Comment la « guerre pour la Démocratie » a-t-elle apporté les pires ravages aux pays qu'elle devait libérer de la dictature ?

    M. G. : C'est tout à fait exact. Rappelons d'ailleurs à l'impayable Fabius que l'EI n'a pas été créé par Bachar el-Assad mais a vu le jour en 2006 en Irak et s'appelait d'abord Etat islamique en Irak avant d'être  renommé  Etat islamique en Irak et au Levant à partir d'avril 2013, pour finalement s'appeler Etat islamique (El) après la proclamation du califat par Abou-Bakr Al-Baghdadi à l'été 2014.

    On ne dira jamais à quel point cette politique systématique de déstabilisation, ce prétendu « chaos créatif », ces interventions "humanitaires", ce funeste « devoir d'ingérence » remaquillé par quelques spécialistes de l'ingénierie sociale en « responsabilité de protéger » (la fameuse R2P) et la tarte à la crème du nation-building ont provoqué des centaines de milliers de morts, des blessés et des invalides en nombre incalculable, coûté la vie en très grand nombre à des jeunes soldats américains et européens sur ces théâtres d'opérations.

    Le bilan humain est effroyable, les résultats calamiteux. La menace terroriste n'a jamais été aussi élevée, les déplacements de populations prennent une tournure d'exode biblique et le chaos semble être installé pour un très long moment, en Libye notamment. Sauf peut-être si l'un des fils Kadhafi, Seif ai-Islam, revenait aux manettes. Et là, on est évidemment tenté de dire : tous ces massacres pour en arriver là. 

    Les Bush,Blair, Sarkozy, Cameron, Juppé, Fabius, BHL, Obama, Hollande, les Clinton, sans oublier les dirigeants israéliens successifs toujours en embuscade, sont responsables ET coupables de ces tragédies. Tous épaulés évidemment par les monarchies pétro-gazières du Golfe et les néo-ottomans Erdogan et Davutoglu.

    R. : Que vous inspire la campagne médiatique pour l’accueil des "migrants" ?

    M. G. : Tout d'abord, vous avez parfaitement raison de mettre "migrants,, entre guillemets. Utilisons les expressions qui conviennent et parlons de clandestins voire carrément d'envahisseurs. D'après la définition du dictionnaire Larousse "envahir" consiste à : « pénétrer quelque part en nombre, de manière abusive ou non autorisée ; occuper, faire irruption dans un lieu ». Le terme "envahisseur" convient donc parfaitement à la situation présente.

    La campagne médiatique à proprement parler est une opération psychologique de grande envergure. Même les promoteurs du « Je suis Charlie » et autres thuriféraires de l'introuvable « esprit du 11-Janvier » ont été littéralement enfoncés . Toutefois, cette entreprise de sidération, même si elle a partiellement fonctionné, n'a pas eu l'ampleur de celle de janvier dernier. Il faut dire que les Européens de l'Ouest, malgré 70 ans de culpabilisation intensive et une auto-flagellation de tous les instants, ont plus que goûté depuis quatre décennies aux "délices" du multiculturalisme mortifère et à son cortège de grandes misères. D'où un emballement somme toute très relatif pour une nouvelle campagne sur le thème « laissez venir à nous les petits immigrés ». Bien sûr, certains zombies subsistent (les Charlie notamment) et en demanderont toujours plus mais pour beaucoup d'Européens de l'Ouest la coupe est archi-pleine voire déborde totalement. Et depuis longtemps.

    Pour nos frères d'Europe de l'Est, leur seuil de tolérance est heureusement bien moins élevé que le nôtre et leur système immunitaire n'est pas aussi affaibli.

    C'est là un des très rares avantages qu'a pu présenter le soviétisme : le soviétisme pétrifie. Et quand celui-ci par bonheur se désagrège, il laisse à peu près intactes les structures ou permet de les faire renaître plus aisément, tandis que le libéralisme-libertaire, lui, liquéfie absolument tout. Difficile de rebâtir quelque chose de solide et de tangible après une liquéfaction.

    A propos du soviétisme, je me permets une parenthèse, il n'est pas inutile de remarquer que c'est déjà la courageuse Hongrie qui s'opposait au Moloch soviétique en 1956, et c'est encore aujourd'hui la patrie de Saint Etienne qui tente de faire face au monstre européiste et à ses diktats. Viktor Orban était d'ailleurs un opposant durant la période communiste. Difficile de ne pas faire un parallèle.

    R. : Les média du Système évoquent les théories complotistes pour attaquer les thèses dissidentes. Que vous évoque ce genre d'arguments ?

    M. G. : Difficile de ne pas y voir une forme d'embarras. Aujourd'hui pour qui se donne l'effort de fouiller et de creuser un peu, tout ou presque, peut être trouvé. Pierre Hillard a découvert des dossiers incroyables en travaillant quasi uniquement à partir de sources ouvertes !

    Les ploutocrates transnationaux sont comme les tueurs psychopathes. Très souvent ces derniers ne peuvent s'empêcher de revenir sur les lieux de leurs crimes, l'hyper-classe, quant à elle, ne peut s'empêcher de laisser à droite à gauche (sur internet notamment) les traces de ses méfaits. Et le tout consultable gratuitement et librement sur les sites officiels des gouvernements, des fondations, des officines et autres organisations para-gouvernementales. Peut-être faut-il aussi voir derrière ces preuves de culpabilité laissées ça-et-là, tels des Petit Poucet maléfiques, un sentiment d'impunité et de toute-puissante qui confirme, s'il en était encore besoin, que certains dirigeants sont d'authentiques sociopathes.

    L'accusation de complotisme est certes très commode, mais elle relève de plus en plus de la pensée-réflexe voire d'une diversion pure et simple qui ne vise qu'à paralyser l'empêcheur de tourner en rond. Il suffit de la balayer d'un revers de la main et de poursuivre sereinement son argumentation en renvoyant - et c'est là le point crucial - vers les sources officielles aussi souvent que cela est possible.

    R. : Autre menace majeure pour l'avenir de l'Europe, en quoi consiste le Traité Transatlantique entre l'Union Européenne et les Etats-Unis ?

    M. G. : Pour résumer en une phrase : le traité transatlantique (TAFTA) a pour objectif d'abaisser les barrières tarifaires et non-tarifaire s entre les Etats-Unis et TUE. Cela concerne donc les droits de douane (de façon secondaire), mais cela vise surtout à harmoniser (comme ils disent pudiquement) les normes sociales, sanitaires, législatives et environnementales entre les deux rives de l'Atlantique.

    Si par malheur le TAFTA venait à entrer en vigueur, il serait le pendant de l'OTAN sur le plan économique. Le TAFTA est le stade suprême d'un des segments du mondialisme, l'occidentalisme.

    Une façon pour les Etats-Unis d'arrimer de manière quasi-irréversible l'Europe et de la couper de la Russie.

    Enfin, il faut dire un mot des tribunaux spéciaux d'arbitrage (ISDS) qui présentent le risque immense de permettre aux grandes entreprises de faire condamner et plier les Etats qui auraient une législation trop protectrice à leurs yeux ; législation « trop protectrice » qui contreviendrait à la concurrence libre et non faussée, au libre-marché et entrerait donc en opposition avec l'esprit du traité. Le poids de ces tribunaux spéciaux pourrait faire disparaître le peu de souveraineté étatique qui aurait encore échappé au rouleau compresseur bruxellois.

    R. : En Ukraine, le bras de fer entre l'Occident et la Russie se poursuit. Quel est l'enjeu réel de ce conflit voilé ?

    M. G. : Je vous renvoie aux déclarations très éclairantes et très instructives (les fameuses preuves dont nous parlions plus haut) formulées par le fondateur de Stratfor (surnommée la CIA de l'ombre), George Friedman, devant le Chicago Council on Global affairs, le 4 février 2015 (la vidéo est disponible sur la Toile) : « L'intérêt primordial des Etats-Unis pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la guerre froide, a été la relation entre l'Allemagne et la Russie parce que, unis, ils représentent ta seule force qui pourrait nous menacer et nous devons nous assurer que cela n'arrive pas. [...] Ce que vous faites, si vous êtes un Ukrainien, ce qui est essentiel, c'est d'établir le dialogue avec le seul pays qui vous aidera, et ce pays, ce sont les Etats-Unis. La semaine dernière, il y a une dizaine de jours, le général Hodges, commandant de l'armée américaine en Europe, s'est rendu en Ukraine. Il y a annoncé que les formateurs américains viendraient désormais officiellement, et non plus officieusement ; il a remis des médailles aux combattants ukrainiens - ce qui est contraire au règlement de l'armée qui ne permet pas de décorer des étrangers - mais il l'a fait. Ce faisant, il a montré que c'était son armée. [...] Faisant tout cela, les Etats-Unis ont agi en dehors du cadre de l'OTAN, parce que dans le cadre de l'OTAN il doit y avoir un accorda l'unanimité et n'importe quel pays peut opposer son veto sur n'importe quoi [...]La question à l'ordre du jour pour les Russes est : vont-ils créer une zone-tampon qui serait au minimum une zone neutre, ou bien l'Occident s'introduira tellement loin en Ukraine... et s'installera à 100 km de Stalingrad et à 500 km de Moscou. Pour la Russie, le statut de l'Ukraine représente une menace pour sa survie, et les Russes ne peuvent pas laisser faire. [...]

    La question à laquelle nous n'avons pas de réponse est : Que va faire l'Allemagne ? La vraie inconnue dans l'équation européenne ce sont les Allemands. Pendant que les Etats-Unis mettent en place le cordon sanitaire entre l'Europe et la Russie, pas en Ukraine mais à l'ouest, et que les Russes essaient de trouver comment tirer parti des Ukrainiens, nous ignorons la position allemande. L'Allemagne est dans une situation très particulière : l'ancien chancelier Gerhard Schrôder est membre du conseil d'administration de Gazprom et ils ont une relation très complexe avec les Russes. Les Allemands eux-mêmes ne savent pas quoi faire : ils doivent exporter, les Russes peuvent acheter ; d'autre part, s'ils perdent la zone de libre-échange, ils doivent construire quelque chose de différent. Pour les Etats-Unis, la peur primordiale est la technologie allemande et le capital allemand, avec les ressources naturelles russes et la main-d'œuvre russe, ce qui est la seule combinaison qui a fait très peur aux Etats-Unis pendant des siècles » (sic)

    R. : L'intervention russe en Syrie sera-t-elle une aide importante pour écraser les islamistes ?

    M. G. : Depuis quelques semaines, cette intervention paraissait inévitable. Les Russes sont légitimement terrifiés à l'idée de voir les djihadistes de Daesh débarquer en masse dans le Caucase. Ils ont décidé de frapper de façon directe et officielle contre l’EI. Les Russes savent que la chute de Damas ouvrirait les Portes de l'Enfer, donc ils veulent tout faire pour éviter cette catastrophe.

    Le risque d'un désaccord russo-américain sur ce dossier pourrait être cependant lourd de conséquences si des incidents avaient lieu entre les deux superpuissances militaires.

    R. : Dans une période aussi noire, voyez-vous des raisons de garder l’espoir ?

    M. G. : Soyons honnêtes, c'est extrêmement difficile. Mais l'Espérance est au cœur même de notre foi. Nous ne pouvons donc baisser les bras. C'est un Devoir. Et comme l'a enseigné Dominique Venner, il ne faut jamais sous-estimer l'imprévu dans l'Histoire.

    Et j'ajouterai qu'en ce qui concerne la France, malgré l'acharnement de quelques-uns, sa vocation surnaturelle n'a peut-être pas été totalement engloutie. Donc sait-on jamais, il n'est pas dit que la Fille aînée de l'Eglise ait dit son dernier mot.

     

    Propos recueillis par Monika BÉRCHVOK. Rivarol du 15 octobre 2015

  • En Pologne, l'extrême-gauche c'est le centre...

    Une petite information est passée inaperçue dans nos deux posts (ici et ici) relayant les élections législatives en Pologne et la nette victoire du PiS : la gauche a totalement disparu du parlement.

    "La gauche sera totalement absente du nouveau Parlement, en raison de la concurrence que se sont livrée ses deux formations. La coalition Gauche unifiée, qui obtient 7,55% des voix, n'atteint pas le seuil d'éligibilité (de 8% pour les coalitions), essentiellement en raison du succès inattendu du jeune parti Razem, qui totalise 3,62%."

    Sans-titre
    En jaune avec 22 sièges, c'est le parti Nowoczesna (Moderne) du néo-libéral Ryszard Petru qui est un parti centriste...

    Philippe Carhon

  • Le Général Desportes sur l’opération Sentinelle : L’armée n’est pas un stock de vigiles à déployer devant les lieux de culte !

    Ancien élève de Saint-Cyr et général de division de l’Armée de Terre, le général Vincent Desportes s’est fait le grand défenseur de son corps d’armée dans les opérations extérieures de la France. Ses critiques de la stratégie américaine – donc française – en Afghanistan lui avaient valu d’être débarqué en 2010 du commandement du Collège interarmées de défense.

    L’armée française a-t-elle aujourd’hui les moyens de faire face aux menaces ?

    Nous sommes dans une situation extrêmement critique. D’un côté, les menaces s’accroissent, le feu a pris tout autour de l’Europe, de l’Ukraine au Sahel en passant par le Moyen-Orient. De l’autre, les capacités de notre défense sont constamment réduites : moins 25 % sous Nicolas Sarkozy et à peu près la même chose sous François Hollande…

    Lire la suite sur le site Les Echos…

    http://www.contre-info.com/

  • Socialisme soviétique et mondialisme, mêmes méthodes ?

    En 1985, Youri Bezménov, qui avait fait carrière à l’agence de presse soviétique Novosti – paravent du KGB – et était passé à l’Ouest en 1970, expliquait lors de son interview sur le sol américain le processus de mise en place du système marxiste-léniniste auquel œuvrent les gauchistes, des « prostitués politiques », selon ses dires.

    Il passe par la « subversion idéologique » qui doit infiltrer tous les secteurs de la vie : édition, journalisme, cinéma, éducation, politique et finance, unis comme en un seul pour répandre la bonne parole vantant les bienfaits d’un « paradis sur terre » qu’apportera une société socialiste ou communiste, « quel que soit le nom », précise-t-il. C’est la phase 1 de démoralisation : changer la perception de la réalité de la population afin de détruire ses mécanismes de défense à l’égard de « ses propres intérêts, ceux de sa famille, de sa communauté […] »

    Lire la suite

  • Jacques Sapir: Si la France revenait au Franc, « une baisse du chômage des 2/3 constitue une prévision robuste et crédible. «

    L’un des rares économistes français à l’esprit indépendant, Jacques Sapir, passe en revue la situation financière et économique de la France pour le cas où celle-ci quitterait l’eurozone. Les mensonges des europhiles adeptes d’une France vassale du Nouvel Ordre Mondial, tels Sarkozy ou Hollande, qui hurlent en choeur pour prédire la catastrophe pour le cas où la France reviendrait au Franc, sont mis à nu:

    La question des dettes ne pose pas de problèmes 

    Pour ce qui est des dettes, on sait aussi que la dette souveraine de nombreux pays, dont la France à 97%, est émise dans le droit de ce pays. Or, la règle, établie par la cour d’arbitrage internationale depuis la fin des années 1920, est que tout titre émis dans le droit du pays « x » doit être payé dans la monnaie du pays « x », quel que soit le nom de cette monnaie. C’est ce que l’on appelle la lex monetae. Cela veut dire que si la France décide de quitter l’euro et de revenir au franc, 97% de notre dette publique sera immédiatement et sans contestation possible, re-dénomminée en franc. De ce point de vue, le seul pays qui serait obligé de faire défaut sur sa dette souveraine serait la Grèce car plus des deux-tiers de sa dette sont émis en droit étranger. Parler soit d’une multiplication importante pour la dette française comme le font Nicolas Sarkozy et les dirigeants de l’ex-UMP, ou au contraire parler d’un possible défaut, comme le fait J-L Mélenchon, n’a aucun sens. Pour les uns, cela relève du mensonge pur et simple, et pour Mélenchon de son incompréhension du mécanisme des dettes publiques.

    Lire la suite

  • Un candidat républicain à la présidentielle veut interdire l'avortement

    Cela se passe aux Etats-Unis bien sûr :

    Proxy"Ben Carson, candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de 2016, s'est prononcé dimanche pour une interdiction presque totale de l'avortement (...) M. Carson, 64 ans, a déclaré qu'il était pour lui illogique que les femmes pensent avoir le droit de mettre un terme à la vie de leur bébé avant sa naissance.

    "Je suis une personne raisonnable, et si quelqu'un peut me donner une explication raisonnable du fait que (des femmes) veulent tuer leur bébé, j'écoute", a dit Ben Carson pendant l'émission "Meet the Press" de la chaîne de télévision NBC.

    Le neurochirurgien à la retraite, opposé à l'avortement même dans les cas de viol ou d'inceste, a précisé qu'il autoriserait les mères à interrompre leurs grossesses si leur vie ou leur santé était menacée. Mais ces cas sont "extrêmement rares", a-t-il souligné.

    M. Carson a déclaré souhaiter que la décision "Roe vs Wade" de la Cour Suprême, qui avait légalisé l'avortement aux Etats-Unis en 1973, soit annulée.

    "Pendant la période de l'esclavage, beaucoup de propriétaires d'esclaves pensaient avoir le droit de faire ce qu'ils voulaient à leurs esclaves", a déclaré M. Carson, seul candidat noir de l'actuelle course à la présidence.

    "Que se serait-il passé si les abolitionnistes avaient dit "Je ne crois pas à l'esclavage. Je pense que ce n'est pas bien, mais vous, vous pouvez faire tout ce que vous voulez"? Où en serions-nous?", s'est-il interrogé."

    Philippe Carhon